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08 Juil

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« Il y a la place pour une opposition de gauche et responsable », interview au Monde

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Le Monde publie ce  jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Demain vous mettez en place la direction collégiale. Quelle va être son architecture ?

Le Parti socialiste doit se réorganiser avant de se refonder et pour cela il doit construire une nouvelle gouvernance avec une direction provisoire de 14 membres sur une centaine de candidatures. Parmi ces membres, six rapporteurs, trois hommes et trois femmes. Il y aura aussi quelques membres de droits (présidents de groupe, Fédération nationale des élus socialistes et républicains ou autre porte-parole…). Donc c’est une direction extrêmement resserrée. La feuille de route sera élaborée dans l’été et présentée devant un séminaire des directions (parlementaires, Bureau national et Premiers fédéraux) dans le dernier week-end d’août.

Un congrès suivra ?

Cette feuille de route sera votée par les militants la deuxième semaine de septembre et à partir de là, la direction provisoire collégiale sera légitimée. Il est vraisemblable que la question du congrès soit réglée à cette occasion. Je préconise qu’il se tienne au mois de février 2018, ni trop tôt ni trop tard. Cela permettra de trancher les problèmes importants: d’abord la question politique, c’est-à-dire notre rapport avec le pouvoir d’une part et Jean-Luc Mélenchon de l’autre. Il faudra aussi se pencher sur la question européenne, ainsi que sur les questions organisationnelles parce que la forme partidaire est datée. Elle remonte à 1905 pour le PS et il faut vraisemblablement muter…

Parmi la direction collégiale, y aura-t-il des partisans de Benoît Hamon ?

C’était prévu jusqu’au moment où Benoît Hamon a décidé de quitter le Parti socialiste. Mais comme on est dans un moment incertain où quelques uns ont décidé de le suivre et d’autres pas, je préfère que cette question ne soit pas posée dans la direction.

Il ne peut pas y avoir de double appartenance au mouvement du 1er juillet ?

Ce sont les statuts du parti. Il faut être clair. Pas de double appartenance vis-à-vis de La République en marche, ni du mouvement du 1er juillet.

Vous n’avez pas un sentiment de solitude après les départs de MM. Valls et Hamon ?

Il faut respecter les choix de chacun. Mais il faut clarifier.

Benoît Hamon dit qu’il n’a pas été soutenu par le PS pendant la campagne présidentielle et que c’est lui qui clarifie…

Ce n’est pas vrai. Le PS a apporté 12 millions d’euros à sa campagne. Ce n’est pas un soutien ça ? Et les 2039 parrainages c’est du sabotage ? Il est vrai que sa campagne a créé de l’abstentionnisme ou de l’hostilité, mais le PS, en tant que structure, a suivi. Par contre, je n’ai jamais vu un candidat à l’élection présidentielle refuser de venir devant le Bureau national avant et au lendemain de l’élection.

Je crois en outre que le double départ de Manuel Valls et de Benoît Hamon clôt le débat. Les deux dirigeants de la droite et de la gauche du parti ont décidé de ne plus être dans le PS. Ce qui donne, par cette clarification par le vide, une chance inattendue de ne pas être dépendant de leurs demandes.

L’avenir idéologique du PS, c’est ce qu’il y a entre Manuel Valls et Benoît Hamon ?

Je ne le présenterai pas comme cela ! Je dis que ça nous offre une opportunité de définir une ligne claire de ce que nous voulons être. La refondation idéologique est nécessaire. Cette question recouvre des aspects français mais aussi la grande crise du courant progressiste à l’échelle internationale. Regardez ce qui se passe aux Etats-Unis, en Espagne, en Italie et en Angleterre. Partout nous avons un débat entre les tenants du centre et ceux de la gauche. Entre l’adaptation et la résistance.

C’est toujours possible, quand on est socialiste, de discuter avec Jean-Luc Mélenchon ?

C’est de plus en plus difficile. Il m’a l’air de filer vers le gauchisme autoritaire et le populisme le plus échevelé.  Nous sommes en désaccord avec ce qu’il préconise sur  l’Europe et sur le plan économique. Mais le cœur de son dispositif, qui est la démocratie plébiscitaire, est pour nous une ligne de fracture majeure.

Est-ce plus envisageable de se tourner vers Emmanuel Macron ?

C’est aussi difficile. Mais entre l’opposition frontale de la France insoumise et la subordination totale à La République en marche, il y a la place pour une opposition de gauche et responsable. Emmanuel Macron a dit dans son discours au Congrès lundi que la France “n’était pas réformable”. Cela explique sa verticalité et son centralisme technocratique. C’est une erreur par rapport à la demande profonde du pays. Plus les décisions seront centralisées, tomberont d’en haut, plus on s’attaquera aux corps intermédiaires, plus le pays va se cabrer. L’hypercentralisation débouchera sur l’hypercontestation.

Ce “ni Macron ni Mélenchon”, n’est-ce pas aussi la ligne de Benoît Hamon ?

C’est pour cela qu’il ne fallait pas qu’il quitte le PS. A partir du moment où celui-ci reste une formation avec quatre présidents de région, des présidents de conseils départementaux, 1000 maires de villes de plus de 10 000 habitants et qu’aucun ne le suive… Son chemin, c’est une partie de la jeunesse et l’alliance avec Yannick Jadot et Cécile Duflot. Mais ça ne fait pas un Parti socialiste refondé, c’est un gros PSU [parti socialiste unifié]. Il est en train de refonder EELV.

Si les Verts sont en partie avec Hamon, que Mélenchon ne veut pas parler avec vous, avec qui le PS va s’allier ?

La gauche s’est majoritairement abstenue aux élections législatives. Mais il faut sortir de cela, c’est la vieille politique telle que nous l’avons connue au congrès d’Epinay, quand le champ politique était structuré par les partis dominants à gauche. Chacun contrôlait son petit espace politique et l’alliance de tous faisait une dynamique et la majorité. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Diriez-vous que votre bilan à la tête du PS est globalement positif ?

Je ne vais pas dire cela, à partir du moment où le candidat du PS a fait 6,4 % des voix à la présidentielle…

Globalement négatif alors ?

Je ne dirais pas cela non plus. C’est un bilan entravé.

Entravé par quoi ?

Par l’état du pays à notre arrivée, par les pesanteurs de l’appareil, par la compétition pour la future présidentielle, par un individualisme qui a pris des proportions rarement vues dans le mouvement socialiste. Et puis les socialistes avaient tendance à se faire la leçon et à faire la leçon.

Vous parlez, sans les nommer de Manuel Valls et Benoît Hamon…

J’ai fait preuve de respect vis-à-vis des deux, parfois au-delà du nécessaire.

Mais ils sont à l’image de ce qu’il nous est collectivement arrivé : des démarches individualistes et des stratégies personnelles.

Vous ne citez pas le quinquennat de François Hollande comme une entrave…

Cela viendra. On fera le bilan en temps voulu. Il y a des éléments critiquables et je le dirai. Ils tiennent plus de la méthode que de la réalisation. Mais n’oublions pas que François Hollande a dû faire face au terrorisme, à des crises internationales. Il faut toujours être honnête si on veut faire de bons bilans.

ll y a  bien d’autres entraves comme le retard pris dans la reformulation des socialistes qui se sont endormis sur leurs lauriers puis se sont affaissés et divisés. En 2012, nous avions tous les pouvoirs. Cinq ans plus tard, nous n’en avons plus aucun. A un moment donné, il faudra se confronter à cette réalité.

Qu’allez vous faire dans les prochains mois ?

Je partirai en septembre après le vote des militants. Il faut laisser la place à une nouvelle génération. J’essaierai d’être un des sages du Parti socialiste, j’aiderai à la refondation. Je continuerai à peser dans la vie politique française. Je serai une voix des socialistes et ne refuserai rien de ce qu’il me sera présenté.

Comment se porte financièrement le PS ? Vous allez vendre le siège ?

C’est une question qui se pose mais elle est plus politique que financière. On pourrait vendre des locaux de fédérations, nous avons un patrimoine très important. Mais la question que je poserai, c’est plutôt : « Peut-on peut penser que l’on peut construire le nouveau Parti socialiste à Solférino, dans le 7e arrondissement de Paris ? ». Symboliquement, je suis davantage pour quitter Solférino que de quitter le terme « socialiste ».

Justement, le PS doit-il changer de nom ?

Cela sera sur la table. J’ai tendance à penser : le problème est moins “socialiste” que “parti”.

Il y aura un plan social ?

Nous n’avons pas de dettes, on peut emprunter justement en gageant Solférino. S’il y a un plan social, il n’est pas annoncé pour l’instant. Le PS doit réorganiser son appareil permanent en investissant par exemple dans le numérique. Il vaut mieux des portails Internet dans chaque section que des locaux.

Donc il faut vendre les locaux pour faire des sites web ?

Je ne peux pas résumer ainsi, parce que je vais me faire appeler Arthur. Mais il faut muter. Donc il y a un gros travail de reformulation, de réorganisation, d’offre politique et de constitution d’un nouveau leadership.

Y-a-t-il une hémorragie de militants ?

Personne n’en sait rien. Vu les remontées des fédérations, on tourne autour de 80 000 militants.

C’est un chiffre qui semble énorme…

Les gens étaient prêts à partir. Ils nous laissent une dernière chance.

Le PS n’est donc pas mort ?

En fin de compte, le PS s’est affaissé après sa déroute parlementaire mais il ne s’est pas disloqué. Le climat a changé. Les adhérents voient qu’il n’est pas mort. Fortement affaibli certes, mais pas effondré.

Le PS joue un quitte ou double ?

Je crois que c’est cela. Si on retombe dans les errements des deux dernières années, je crois que les militants et les électeurs se diront que nous sommes incorrigibles.

Le PS éclaterait ?

Si la refondation ne fonctionne pas, oui. Pour l’instant, tout le monde retient son souffle. Les grands élus n’ont pas décidé de partir, les militants nous ont donné une dernière chance. Les parlementaires veulent faire du bon travail. Les dirigeants affectent de vouloir travailler ensemble. Cela donne un peu d’espoir.

 

Propos recueillis par Enora Ollivier et Abel Mestre

 

 

24 Juin

Commentaires fermés sur « Le PS n’est pas mort, c’est sa force propulsive qui l’est », interview à Libération

« Le PS n’est pas mort, c’est sa force propulsive qui l’est », interview à Libération

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Libération publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Allez-vous demander à vos députés de voter “contre” la confiance au gouvernement?

Nous présenterons une résolution ce samedi en conseil national qui clarifiera notre position par rapport à la majorité présidentielle et dira que nous ne voterons pas la confiance.

Vous laissez donc la porte ouverte à des abstentions pour vos députés…

Nous ne votons pas la confiance, donc nous sommes clairement dans l’opposition. Mais, comme toujours, je laisse la porte ouverte aux délibérations des groupes, ça a toujours été le cas dans notre histoire. Mais, pour moi, il faut une double clarification si nous voulons une refondation : vis-à-vis du bonapartisme social-libéral d’Emmanuel Macron et vis-à-vis du gauchisme autoritaire de Jean-Luc Mélenchon. Cela ne veut pas dire que nous ne serons pas amené à voter des lois de Macron ou de combattre des textes avec Mélenchon, mais nous devons le faire à partir de ce que nous sommes : socialistes, écologistes et européens.

Quand allez-vous quitter votre poste de premier secrétaire?

J’avais trois solutions : rester, partir dès dimanche soir ou organiser la transition. J’ai choisi la dernière option. Une direction provisoire sera installée lors d’un conseil national le 8 juillet, un séminaire sera ensuite organisé fin août pour adopter une feuille de route soumise début septembre aux militants. La direction collective sera ainsi légitimée. A ce moment, je pourrais alors m’en aller le cœur léger. Mais vous allez continuer à m’entendre car je compte bien participer au débat en toute liberté.

A quel moment avez-vous choisi de partir?

Je me suis posé cette question deux fois : la première à Noël 2015, après l’annonce de François Hollande d’inscrire la déchéance de nationalité dans la Constitution; la deuxième, le jour où l’ex-Président m’a appelé pour me dire qu’il ne se représentera pas, j’étais dans un hôtel, à Prague pour le PSE. Ce soir-là, J’ai compris que nous ne gagnerions pas l’élection présidentielle, et j’ai commencé à préparer les conditions de mon départ pour que la refondation s’amorce.

La génération qui va prendre les commandes peut-elle y arriver?

Elle peut et doit le faire car le parti n’est pas mort. C’est sa force propulsive et attractive qui l’est, à cause de la crise du courant progressiste et social-démocrate mondial; de la dégénérescence de la culture de gouvernement en “bonne gouvernance”; de l’individualisme arrogant qui s’est emparé des socialistes. Je suis convaincu que le PS se refondra en répondant à ces questions tout en portant une nouvelle république décentralisée et parlementaire via la proportionnelle.

Vous n’avez pas peur que cette direction collégiale se transforme en compétition pour prendre le parti ?

Il faut faire confiance à l’intelligence collective. Lorsque Podemos ou Syriza émergent ce sont avec des directions collectives. Leurs leaders respectifs se sont constitués dans le mouvement. Une direction collégiale préfigurerait le type de démocratie que nous voulons construire. Je vais conseiller de garder pendant un temps la collégialité. Si on repart avec un premier secrétaire, il y aura une majorité et une minorité. Et on recommencera comme avant…

Mais il faut bien qu’une personne s’installe dans votre bureau non?

Ils le transformeront en espace de coworking!

A l’époque, vous avez critiqué Manuel Valls lorsqu’il a parlé de “dépassement” et de changer de nom du PS. Vous proposez la même chose aujourd’hui non?

Il ne s’agissait pas d’une refondation de sa part mais d’une tentative d’exclure les frondeurs. Ce que je propose, c’est une refondation globale pour dépasser toutes les gauches.

Avec une stratégie d’union de la gauche?

Pour l’instant, nous n’avons pas de partenaire. Peut-être le Parti communiste… Il ne faut pas penser en terme partidaire, c’est l’ancien monde, il faut penser une gauche multiforme : des intellectuels, des syndicalistes, des associations, des citoyens… Il faut déclencher un mouvement pour déboucher sur un nouveau parti.

C’est un peu ce que compte faire Benoît Hamon dès le 1er juillet à Paris…

Je crois que la religion de Benoît n’est pas faite : je pense que cela passe par un PS reformulé, lui hésite entre cette perspective et une entité extérieure. Ses partenaires devraient le pousser à clarifier plus rapidement qu’il ne le pense. J’ai quelques expériences des rassemblements de 15 000 personnes. J’en ai fait des dizaines dans ma vie. A la fin, c’est toujours le PS qui fait le résultat électoral. Lutte ouvrière est toujours capable de rassembler 30 000 personnes à la Pentecôte, ça donne quoi sur le plan électoral? Il ne faut pas confondre la force militante qui existe, et que Hamon a su cristalliser, en force électorale dans une société qui n’est pas mûre pour une orientation radicale rose-verte. Nous l’avons vu avec le score à la présidentielle. Benoit Hamon peut apporter sa pierre à cette reformulation, comme beaucoup d’autres. Mais exclure d’emblée le PS serait une erreur.

François Hollande a-t-il un rôle à jouer dans le futur?

Je pense qu’il a encore envie de jouer un rôle. (Sourire)

 

Propos recueillis par Rachid Laireche et Lilian Alemagna

08 Juin

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L’invité de France 3 Île-de-France

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Jean-Christophe Cambadélis était jeudi 8 juin l’invité politique de France 3 Île-de-France.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations en cliquant ici.

08 Juin

Commentaires fermés sur L’invité d’Elizabeth Martichoux sur RTL

L’invité d’Elizabeth Martichoux sur RTL

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité d’Elisabeth Martichoux sur RTL.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

Affaire Ferrand : « Il faut se mettre de côté… par rtl-fr

 

Elections législatives

Faut-il donner au Président Macron les moyens d’agir ou faut-il l’équilibrer l’Assemblée nationale?

La centralisation autour d’Emmanuel Macron dans tous les domaines de la vie va créer des tensions, des contre-pouvoirs, des volontés de voir le pays respirer autrement.

Trop de pouvoir tue le pouvoir.  À partir du moment où on a tous les pouvoirs on les perd tous. (…) Je ne crains pas la centralisation du pouvoir par le Président Macron, je la vois!

Je crains une Assemblée nationale qui vote au canon, l’absence d’opposition et donc un pouvoir jupitérien. A partir du moment où il n’y pas d’opposition à l’Assemblée nationale, elle sera soit dans les médias, soit dans la rue.

C’est la verticalité du pouvoir contre les pouvoirs intermédiaires

Je suis pour que la France réussisse mais pour cela il faut être dans la coproduction de ce qui est bon pour la France.

Il a été élu au second tour avec l’alliance de tous les partis démocratiques. Il n’y a pas eu d’accord de projet avec le pays, il y a eu un accord de rejet. Donc cela nécessite que tous ceux qui ont participé à ce rejet doivent pouvoir discuter du projet ». « Il devrait composer avec l’ensemble des forces qui au 2e tour l’ont porté au pouvoir

Loi Travail

À 3 jours des Législatives, personne ne sait sur quoi on va se prononcer. (…) J’ai entendu les organisations syndicales elles ne sautent pas de joie sur la remise

Parti Socialiste

Les idées socialistes, le socialisme resteront. C’est la maison socialiste qui est à reconstruire.

L’unité est nécessaire dans un pays fragmenté. Il faut rassembler les positions divergentes sinon elles risquent  de se retourner contre vous.

Affaire Ferrand

Richard Ferrand aurait dû se mettre de côté des le départ

Le gouvernement s’interroge sur le Tiers payant généralisé ?

« C’est assez scandaleux. J’attends la réaction de Marisol Touraine qui se revendique Majorité présidentielle  à cette décision d’évaluation.

 

05 Juin

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L’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur C News

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce lundi aux questions de Jean-Pierre Elkabbach sur C News.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


L’invité de Jean-Pierre Elkabbach du 05/06/2017 par CNEWS

Attentat de Londres

Toutes les démocraties sont touchées et j’appelle au renforcement de la coopération antiterroriste européenne. Dans ce contexte il faut sécuriser au maximum nos élections mais aussi nos autres événements. Il faut être vigilants, prudents et mobilisés.

Dans le domaine de la lutte contre le terrorisme nous sommes pour la task force mais nous avons aussi nos propres propositions. (…) S’il y centralisation au niveau de l’Elysée il doit y avoir à l’Assemblée une commission permanente qui traite du terrorisme.

Rupture entre l’Arabie Saoudite, ses alliés et le Qatar

Concernant la rupture entre l’Arabie Saoudite, Bahreïn avec le Qatar, j’y vois surtout la pression des États-Unis contre l’Iran.

Parti Socialiste

Ma part de responsabilité c’est de n’avoir pas réussi à maintenir l’unité des socialistes. Le Parti Socialiste a su un temps contenir ses divisions. Il n’en est plus capable aujourd’hui. Il faut construire une nouvelle maison. (…) Dans la reconstruction nécessaire, il faudra l’unité du PS mais aussi de l’ensemble de la gauche. Aujourd’hui comme demain, s’il n’y a pas l’unité de l’ensemble des socialistes et de la gauche ns ne redresserons pas.

Nous n’avons pas de dettes contrairement aux autres formations politiques.

Mounir Mahjoubi ne fait pas campagne sur son nom. Tout comme la candidate France Insoumise, il est caché derrière une effigie: Emmanuel Macron pour l’un et Jean-Luc Mélenchon pour l’autre.

Elections législatives

Les sondages actuels ne seront pas à l’image de ce qui sortira des urnes.

Code du travail : « Je demande que le Gouvernement nous dise vite où il souhaite aller avant le vote pour que les Français décident »

Il faut faire attention, une majorité absolue conduit souvent à l’absolutisme. Il existe en cela un déséquilibre dans notre démocratie, il n’est pas souhaitable que nous votions les lois au canon. Emmanuel Macron est un démocrate mais il peut avoir la tentation de l’exercice solitaire du pouvoir

Face à une France fragmentée c’est par le compromis que l’on peut avancer.

Je veux incarner si je suis réélu, une opposition raisonnable c’est-à-dire qui se détermine au cas par cas par rapport aux sujets présentés.

Jean-Luc Mélenchon / Bernard Cazeneuve

Jean-Luc Mélenchon ne s’emporte pas simplement à cause de Bernard Cazeneuve mais parce qu’il voit qu’il a beaucoup perdu dans les sondages.

 

02 Juin

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L’invité de Fabien Namias sur Europe 1

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Fabien Namias sur Europe 1.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis : « La décision de… par Europe1fr

Accords de Paris

La décision de Donald Trump est une agression contre ce bien commun qu’est notre planète et on ne peut pas laisser passer cela.

Je suis plus proche de la caractérisation de Nicolas Hulot que celle du Président de la République. (…) Ce n’est pas une faute mais une agression et il faut prendre des mesures

Il faut que l’Europe prenne des mesures et mène une véritable campagne pour le retour des Etats-Unis dans l’accord de Paris.

Moralisation de la vie publique

Nous approuvons le projet de loi sur la moralisation de la vie publique. Il est dans la lignée de ce que nous avons fait.

Ferrand / loi moralisation C’est une contradiction majeure. Il devrait lui-même quitter sa responsabilité car il obscurcit le débat public.

Réforme du travail

C’est la réforme majeure du quinquennat et nous ne connaissons rien du contenu de ce texte. Il semble que nous en prendrons connaissance 8 jours après l’élection, c’est un déni de démocratie.

Avant de dire si l’on votera des textes, il faudrait savoir ce qu’il y a dedans.

Il faut changer au Parti socialiste mais ce n’est pas simplement une question de changement de nom.

Le pilote est là, rue de Solférino et croyez  moi heureusement qu’il est là.

31 Mai

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L’invité de Questions d’info sur LCP avec France Info, AFP et Le Monde

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Jean-Christophe Cambadélis était mercredi 31 mai l’invité de « Questions d’info » sur LCP, France Info, AFP et Le Monde.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission (à partir de la 22e minute):

 

Sur l’affaire Richard Ferrand

Il aurait déjà dû partir, on connait tous ces histoires, à partir du moment où il y a un soupçon, les journalistes creusent, une concurrence s’organise à celui qui en sortira le plus, le pouvoir manifeste sa solidarité, ça exaspère les Français et à la fin on est obligé de constater qu’on doit démissionner. (…) Quand il y a une mise en cause il faut se mettre en retrait pour revenir après.

Nous sommes dans la nouvelle donne politique, dans une recentralisation du pouvoir

Liste des eurodéputés dénoncés par le FN

C’est une manœuvre de diversion du Front national qui a frappé large.

Election présidentielle

Benoît Hamon est arrivé en fin de cycle où le pouvoir socialiste était contesté de toutes parts.

Sur les mouvements lancés par Anne Hidalgo et Benoît Hamon

J’encourage la multiplication des initiatives permettant de refonder le PS. C’est ma thèse puisque je trouve que dans le courant progressiste il n’y a plus de synthèse entre ceux qui veulent accompagner la mondialisation, pour la maîtriser, et ceux qui veulent résister.

Elections législatives

Tout le monde a constaté que le Premier ministre était de droite et que les ministres de l’Economie et du Budget étaient de droite ainsi que le ministre de l’Education nationale, donc ils ne vont pas faire une politique de gauche, ils vont faire une politique de droite ! Donc il faut évidemment à l’Assemblée nationale des hommes et des femmes qui protègent les Français de cette dérive droitière !

Le Parti Socialiste est encore une formation majeure dans le paysage politique et notamment au niveau local. (…) On peut avoir un échec électoral pourquoi cela serait-il synonyme de disparition?

C’est le 2e tour qui va être important: que ce soit France Insoumise ou La République en Marche, ils n’auront pas de réserves de voix. Vers qui vont-ils se tourner ?

J’observe que le Parti Socialiste progresse dans les sondages et que Jean-Luc Mélenchon est en chute libre.

Beaucoup de socialistes vont accéder au second tour et ils sont en situation de gagner.

Propos de Jean-Luc Mélenchon sur Bernard Cazeneuve

Ses mots ont dépassé sa pensée mais il ne veut pas le dire. C’était des propos inacceptables. (…) Il y a une volonté de durcir le ton pour capter la lumière et attirer l’attention des Français.

Benoît Hamon en soutien au candidat PC à Evry et à Caroline de Haas dans le 18e arrondissement

Je pense qu’il a tort, il peut le faire contre Manuel Valls parce qu’il n’y a pas de candidat socialiste et nous avons adopté une résolution sur ce sujet, vis-à-vis de Caroline de Haas c’est quelque chose qui n’est pas acceptable, voilà, c’est tout !

Rénovation du Parti Socialiste

e crois qu’il faut une étude, une réflexion approfondie sur les raisons de notre échec ! Les raisons historiques, structurelles, conjoncturelles, organisationnelles. Il faut que les socialistes se mettent au travail. Ce n’est pas simplement en disant, en sautant sur sa chaise, et en disant « je vais être le premier des rénovateurs », ou « le premier des refondateurs » que l’on y arrivera. C’est un processus collectif qui va prendre du temps. (…)

Nous devons être prêts pour une nouvelle donne aux municipales. Il faut organiser un processus qui mènera à la refondation. Tout le monde pourra, et tout le monde devra mener la bataille de la refondation ! On aura besoin de tous les cerveaux, de toutes les intelligences ! Il s’agit de reformuler une culture politique qui est indispensable à la République.

Emmanuel Macron

L’hyper-présidence qu’on nous propose va se heurter à un pays fragmenté. D’ailleurs, on le voit déjà dans les sondages, où le président de la République n’a pas le succès escompté.

29 Mai

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L’invité de Jean-Michel Aphatie sur France Info

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce matin aux questions de Fabienne Sintès, Guy Birenbaum, Gilles Bornstein et Jean-Michel Aphatie.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations.

Pour réécouter l’interview cliquez ici.

 

Visite de Vladimir Poutine

Je trouve normal que l’on respecte le président de la Russie, même si on met, parfois, un peu trop les petits plats dans les grands, mais il faut essayer de maintenir le dialogue avec lui. (…) La position de la France est le fait que nous avons des désaccords sur de nombreux sujets, mais que nous respectons ce pays, donc il faut, dans la communication diplomatique, tenir les deux bouts.

Présidence Macron / Elections législatives

Je suis fasciné de la fascination suscitée par la présence d’Emmanuel Macron au G7. Ce qu’il a fait n’était pas irréalisable. Qu’est-ce qu’il pouvait se passer de mal dans ces jours ?

La diplomatie à coup de poignées de main je n’y crois pas trop. C’est le problème de Trump. C’est d’un ridicule achevé.

Emmanuel Macron a théorisé la verticalité du pouvoir: on donne un ordre et il est appliqué. Il estime que le problème de la société française, de la société politique et du blocage politique, c’est le fait qu’il n’y ait plus de possibilité de verticalité, c’est-à-dire qu’on donne un ordre et qu’il est appliqué. Je crois qu’en France ce n’est pas comme cela qu’on règle le problème d’une société fragmentée. Et je crois qu’il va essayer de construire toute une communication et toute une action, c’est la volonté, pour laquelle il veut d’ailleurs, une majorité à l’Assemblée nationale, pour pouvoir décider, et l’homme qui décide seul. Cette dimension du pouvoir personnel, vous verrez que dans quelques mois, ou même dans quelques années, reviendra en boomerang.

Tous les candidats « macronistes » n’ont qu’une seule chose en tête, donner la majorité au président de la République, c’est-à-dire conforter le président de la République. Nous, nous voulons représenter les Français.

Dans la modernité, dans l’évolution, il faut être capable de dialoguer avec ses oppositions, il y a une opposition de droite, il y a une opposition de gauche, et il faut pouvoir faire en sorte que l’Assemblée nationale se saisisse des sujets et qu’on arrive à des compromis. Le président de la République ne veut pas de cohabitation, il ne veut pas de coalition, il veut simplement gouverner seul.

Je ne crois pas qu’il y aura de cohabitation. Emmanuel Macron veut une majorité à l’Assemblée pour qu’il n’y ait pas de contestation à ses décisions.

Je n’ai pas d’avis sur la circonscription de Manuel Valls car nous n’avons pas de candidat socialiste sur cette circonscription.

J’attends de voir ce que seront les appels à voter du 2e tour. La République En Marche et France Insoumise n’ont pas de réserve de voix. Quoiqu’il en soit le PS aura son mot à dire.

Propos de Jean-Luc Mélenchon sur Bernard Cazeneuve

L’action en justice est nécessaire et je la soutiens. Enfin franchement, qu’est-ce que c’est que ces propos ? On accuse le Premier ministre d’avoir assassiné ? Mais on est où là ? Enfin, il faut à un moment donné que Jean-Luc Mélenchon redescende sur terre. Et puis on est dans une démocratie, on ne peut pas dire des choses comme cela. Je suis extrêmement sévère avec cette formule. Extrêmement sévère.

On peut avoir des désaccords politiques, et en même temps respecter les personnes. Et ce n’est pas parce que Jean-Luc Mélenchon n’arrive pas à se dépêtrer de son deuxième tour de l’élection présidentielle, qu’il doit être dans cette violence-là. Et dans ces anathèmes. Il faut qu’il retire ses propos.

Affaire Ferrand

C’est terrible, parce que c’est mot à mot ce que disait monsieur Fillon il y a de cela quelques semaines. On nous a rabattus les oreilles sur le fait que les Français ne supportaient plus ces situations. Il doit prendre en compte que cette situation est intenable, et – regardez – on passe plus de temps à discuter de cela que de la réforme sur le Code du travail.

On demande aux Français de voter pour des députés qui vont porter un texte sur le travail dont on ne sait rien. On va avoir une majorité à l’Assemblée qui ne sait même pas sur quoi elle va travailler

Tout ce qui permet la transparence et la moralisation de la vie politique est souhaitable mais qu’en est-il de m. Ferrand?

Interview de Thierry Mandon à l’Opinion 

La première des propositions c’est qu’il n’y a pas de refondation s’il n’y a pas de retour à l’esprit collectif, les génies de village qui font des déclarations dans leurs coins pour leurs pommes alors qu’ils ne sont pas candidats devront quand même prendre en compte l’esprit collectif et le deuxième élément c’est que maintenant les militants doivent pouvoir intervenir dans ce qui sera la refondation, il n’y aura pas de refondation sans les militants ou dans des petits comités à part les militants, donc il faut un processus collectif et je m’y emploierai.

24 Mai

Commentaires fermés sur L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec Paris Première

L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec Paris Première

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce mercredi 24 mai aux questions de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec Paris Première.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


« Le Parti Socialiste n’est pas réductible à sa… par radioclassique

 

Sur l’avenir du Parti socialiste

Le Parti socialiste n’est pas réductible simplement à sa représentation parlementaire. Le Parti socialiste, c’est cinq régions, 40 présidences de conseils départementaux, des maires… C’est une réalité sur le terrain qui n’a pas disparue.

Nous allons nous refonder, il faut mettre toutes les questions sur la table, et il n’y a pas de question taboue. A partir de là, il faut un processus collectif, il faut s’interroger sur le Parti socialiste, sa nature, sa stratégie, son organisation…

On ne s’en sortira pas avec des boucs émissaires. Le problème n’est pas simplement celui du Parti socialiste, même si ça existe, c’est le problème de tout le courant progressiste à l’échelle internationale. (…) Le PSOE est en crise, le Parti démocrate italien est en crise, le parti travailliste anglais est en crise, le SPD ne réussit pas. Ce que nous avons vu aux Etats-Unis, entre Mme Clinton et M. Sanders a amené à une défaite. Donc il y a un problème franco-français, évidemment, mais il y a un problème beaucoup plus large, sur ce qu’est le courant progressiste d’une manière générale.

Les primaires de la gauche avaient permis à François Hollande d’être candidat aux élections présidentielles et de la gagner. Les primaires ne sont pas un problème en soi, c’est le contexte par rapport aux primaires.

Il faut bien que quelqu’un garde la vieille maison et la tienne jusqu’au bout, ce que je ferai avec une certaine dignité, ça me semble nécessaire, parce qu’il y a des idées, des idéaux à défendre.

Elections législatives / Gouvernement Edouard Philippe

Nous avons défini notre position, nous disons que par exemple sur le régalien, puisque c’est dans la continuité de ce que nous avons fait au pouvoir, nous soutiendrons. Il y a une loi sur la transparence (…) La transparence doit s’appliquer à tous. La situation de Richard Ferrand n’est pas claire.

Je demande solennellement au Premier ministre et au Garde des Sceaux, qui nous a dit qu’il faisait de la transparence la question de son accord avec Emmanuel Macron, de s’exprimer sur ce sujet. (…) De même on voudrait connaître le contenu des ordonnances avant les élections législatives. Il n’est pas normal que le texte emblématique du quinquennat ne soit pas connu des Français au moment où ils vont voter.

Emmanuel Macron a une conception verticale du pouvoir. Il ne veut pas prendre en compte les corps intermédiaires. (…) Nous sommes pour des coalitions par pour des redditions.

Sur l’incident avec LCP

Je protestais contre l’inégalité de traitement. Pas d’interview sauvage alors que mes concurrents avaient le choix.

Elections législatives à Marseille

Christophe Madrolle est le candidat qui est soutenu par le Parti socialiste.