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29 Mai

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L’invité de Jean-Michel Aphatie sur France Info

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce matin aux questions de Fabienne Sintès, Guy Birenbaum, Gilles Bornstein et Jean-Michel Aphatie.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations.

Pour réécouter l’interview cliquez ici.

 

Visite de Vladimir Poutine

Je trouve normal que l’on respecte le président de la Russie, même si on met, parfois, un peu trop les petits plats dans les grands, mais il faut essayer de maintenir le dialogue avec lui. (…) La position de la France est le fait que nous avons des désaccords sur de nombreux sujets, mais que nous respectons ce pays, donc il faut, dans la communication diplomatique, tenir les deux bouts.

Présidence Macron / Elections législatives

Je suis fasciné de la fascination suscitée par la présence d’Emmanuel Macron au G7. Ce qu’il a fait n’était pas irréalisable. Qu’est-ce qu’il pouvait se passer de mal dans ces jours ?

La diplomatie à coup de poignées de main je n’y crois pas trop. C’est le problème de Trump. C’est d’un ridicule achevé.

Emmanuel Macron a théorisé la verticalité du pouvoir: on donne un ordre et il est appliqué. Il estime que le problème de la société française, de la société politique et du blocage politique, c’est le fait qu’il n’y ait plus de possibilité de verticalité, c’est-à-dire qu’on donne un ordre et qu’il est appliqué. Je crois qu’en France ce n’est pas comme cela qu’on règle le problème d’une société fragmentée. Et je crois qu’il va essayer de construire toute une communication et toute une action, c’est la volonté, pour laquelle il veut d’ailleurs, une majorité à l’Assemblée nationale, pour pouvoir décider, et l’homme qui décide seul. Cette dimension du pouvoir personnel, vous verrez que dans quelques mois, ou même dans quelques années, reviendra en boomerang.

Tous les candidats « macronistes » n’ont qu’une seule chose en tête, donner la majorité au président de la République, c’est-à-dire conforter le président de la République. Nous, nous voulons représenter les Français.

Dans la modernité, dans l’évolution, il faut être capable de dialoguer avec ses oppositions, il y a une opposition de droite, il y a une opposition de gauche, et il faut pouvoir faire en sorte que l’Assemblée nationale se saisisse des sujets et qu’on arrive à des compromis. Le président de la République ne veut pas de cohabitation, il ne veut pas de coalition, il veut simplement gouverner seul.

Je ne crois pas qu’il y aura de cohabitation. Emmanuel Macron veut une majorité à l’Assemblée pour qu’il n’y ait pas de contestation à ses décisions.

Je n’ai pas d’avis sur la circonscription de Manuel Valls car nous n’avons pas de candidat socialiste sur cette circonscription.

J’attends de voir ce que seront les appels à voter du 2e tour. La République En Marche et France Insoumise n’ont pas de réserve de voix. Quoiqu’il en soit le PS aura son mot à dire.

Propos de Jean-Luc Mélenchon sur Bernard Cazeneuve

L’action en justice est nécessaire et je la soutiens. Enfin franchement, qu’est-ce que c’est que ces propos ? On accuse le Premier ministre d’avoir assassiné ? Mais on est où là ? Enfin, il faut à un moment donné que Jean-Luc Mélenchon redescende sur terre. Et puis on est dans une démocratie, on ne peut pas dire des choses comme cela. Je suis extrêmement sévère avec cette formule. Extrêmement sévère.

On peut avoir des désaccords politiques, et en même temps respecter les personnes. Et ce n’est pas parce que Jean-Luc Mélenchon n’arrive pas à se dépêtrer de son deuxième tour de l’élection présidentielle, qu’il doit être dans cette violence-là. Et dans ces anathèmes. Il faut qu’il retire ses propos.

Affaire Ferrand

C’est terrible, parce que c’est mot à mot ce que disait monsieur Fillon il y a de cela quelques semaines. On nous a rabattus les oreilles sur le fait que les Français ne supportaient plus ces situations. Il doit prendre en compte que cette situation est intenable, et – regardez – on passe plus de temps à discuter de cela que de la réforme sur le Code du travail.

On demande aux Français de voter pour des députés qui vont porter un texte sur le travail dont on ne sait rien. On va avoir une majorité à l’Assemblée qui ne sait même pas sur quoi elle va travailler

Tout ce qui permet la transparence et la moralisation de la vie politique est souhaitable mais qu’en est-il de m. Ferrand?

Interview de Thierry Mandon à l’Opinion 

La première des propositions c’est qu’il n’y a pas de refondation s’il n’y a pas de retour à l’esprit collectif, les génies de village qui font des déclarations dans leurs coins pour leurs pommes alors qu’ils ne sont pas candidats devront quand même prendre en compte l’esprit collectif et le deuxième élément c’est que maintenant les militants doivent pouvoir intervenir dans ce qui sera la refondation, il n’y aura pas de refondation sans les militants ou dans des petits comités à part les militants, donc il faut un processus collectif et je m’y emploierai.

24 Mai

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L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec Paris Première

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce mercredi 24 mai aux questions de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec Paris Première.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


« Le Parti Socialiste n’est pas réductible à sa… par radioclassique

 

Sur l’avenir du Parti socialiste

Le Parti socialiste n’est pas réductible simplement à sa représentation parlementaire. Le Parti socialiste, c’est cinq régions, 40 présidences de conseils départementaux, des maires… C’est une réalité sur le terrain qui n’a pas disparue.

Nous allons nous refonder, il faut mettre toutes les questions sur la table, et il n’y a pas de question taboue. A partir de là, il faut un processus collectif, il faut s’interroger sur le Parti socialiste, sa nature, sa stratégie, son organisation…

On ne s’en sortira pas avec des boucs émissaires. Le problème n’est pas simplement celui du Parti socialiste, même si ça existe, c’est le problème de tout le courant progressiste à l’échelle internationale. (…) Le PSOE est en crise, le Parti démocrate italien est en crise, le parti travailliste anglais est en crise, le SPD ne réussit pas. Ce que nous avons vu aux Etats-Unis, entre Mme Clinton et M. Sanders a amené à une défaite. Donc il y a un problème franco-français, évidemment, mais il y a un problème beaucoup plus large, sur ce qu’est le courant progressiste d’une manière générale.

Les primaires de la gauche avaient permis à François Hollande d’être candidat aux élections présidentielles et de la gagner. Les primaires ne sont pas un problème en soi, c’est le contexte par rapport aux primaires.

Il faut bien que quelqu’un garde la vieille maison et la tienne jusqu’au bout, ce que je ferai avec une certaine dignité, ça me semble nécessaire, parce qu’il y a des idées, des idéaux à défendre.

Elections législatives / Gouvernement Edouard Philippe

Nous avons défini notre position, nous disons que par exemple sur le régalien, puisque c’est dans la continuité de ce que nous avons fait au pouvoir, nous soutiendrons. Il y a une loi sur la transparence (…) La transparence doit s’appliquer à tous. La situation de Richard Ferrand n’est pas claire.

Je demande solennellement au Premier ministre et au Garde des Sceaux, qui nous a dit qu’il faisait de la transparence la question de son accord avec Emmanuel Macron, de s’exprimer sur ce sujet. (…) De même on voudrait connaître le contenu des ordonnances avant les élections législatives. Il n’est pas normal que le texte emblématique du quinquennat ne soit pas connu des Français au moment où ils vont voter.

Emmanuel Macron a une conception verticale du pouvoir. Il ne veut pas prendre en compte les corps intermédiaires. (…) Nous sommes pour des coalitions par pour des redditions.

Sur l’incident avec LCP

Je protestais contre l’inégalité de traitement. Pas d’interview sauvage alors que mes concurrents avaient le choix.

Elections législatives à Marseille

Christophe Madrolle est le candidat qui est soutenu par le Parti socialiste.

 

22 Mai

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L’invité de Patrick Cohen sur France Inter

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Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 22 mai au micro de Patrick Cohen dans le « 7/9 d’Inter ».

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations.

Pour réécouter l’interview cliquez ici

Élections législatives

Nous espérons avoir le maximum de députés pour que les valeurs de justice sociale soient représentées et défendues à l’Assemblée nationale.

Il y a 150 candidats partenaires du PS. Une petite quinzaine de candidats qui s’affichent avec la formule majorité présidentielle, ce qui n’est pas la position du Parti socialiste.

Le Bureau national a eu une position unanime: nous ne serons pas dans la majorité présidentielle. D’ailleurs Monsieur Macron ne le souhaite pas.

Nous sommes, 10 jours après l’élection présidentielle, avec le début de l’inquiétude. Le Gouvernement Philippe commence à inquiéter. Nous verrons comment cela va évoluer. (…) Dans des fonctions régaliennes, on a mis des gens de gauche. Mais, dans les fonctions économiques et sociales, on a mis des gens de droite. Ça veut dire que la politique économique et sociale de ce gouvernement est quand même marquée. Il faut un contrepoids. Il faut qu’il y ait des députés socialistes forts dans l’Assemblée nationale car il faut qu’il y ait un dialogue à l’intérieur de l’Assemblée.

Sur les questions régaliennes nous allons partager évidemment l’action du président de la République et de son gouvernement parce qu’ils s’inscrivent dans la continuité de ce que nous avons fait. Mais sur les questions économiques et sociales, on ne peut pas partager à cette étape ce qui est dit et proposé. Nous ne partageons pas ce qui est engagé sur le code du travail, sur la pénibilité, la réduction des fonctionnaires etc.

Nous sommes des candidats socialistes. Ce pays a besoin de gauche. On ne peut pas passer en force sur les questions économiques et sociales. (…) Je dis discutons! Je suis pour la modernisation et l’évolution mais discutons d’abord.

Après avoir voulu à l’Assemblée nationale réduire les formations politiques qui pourraient contester le pouvoir en place, on veut réduire aussi les organisations syndicales. Je trouve que là, on avance vers une forme politique qui est un peu dangereuse pour notre pays.

Il n’y a jamais eu d’explications d’En Marche! sur le fait qu’ils ne présentaient pas de candidats face au PS dans certaines circonscription.

La position du Parti socialiste ce sont les candidatures autonomes. Nous ne sommes pas dans la majorité présidentielle.

Jean-Luc Mélenchon n’est pas pour l’alliance des gauches mais pour un clivage « élite/peuple ». L’orientation de Jean-Luc Mélenchon est une orientation de témoignage, protestataire mais aujourd’hui il faut être capable de mettre les mains dans le cambouis.

La plateforme Parti socialiste pour les législatives a été adoptée à l’unanimité  du Bureau national.

Sur le Parti socialiste

Le PS va se reformuler, se restructurer et je serai au milieu ce travail. (…) Il y a une reformulation du progressisme à inventer. (…) Aujourd’hui, on voit bien qu’il faut tout à la fois une continuité et qu’il faut incarner. Le PS ne peut plus vivre comme la SFIO, c’est à dire avec une verticalité, nous laissons ça à Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron ou à Marine Le Pen. Il faut faire vivre plus fortement les mouvements associatifs, être en interaction avec la société civile et les mouvements citoyens, il faut trouver une nouvelle formule d’agrégat politique. (…) Je serai partie prenante du renouvellement mais il ne consiste pas à faire table rase, il faut conserver sa mémoire.

Gouvernement d’Edouard Philippe

Sur la nomination de Nicolas Hulot au Gouvernement « Entre Areva et Ushuaïa il va falloir choisir! »

Le clivage gauche/droite est important sur des questions comme la réforme du travail ou la suppression des fonctionnaires. (…) Le libéralisme porté par la droite n’est pas la ligne de la gauche qui veut de la modernité mais aussi la protection des salariés.

10 Mai

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L’invité de Laurence Ferrari sur CNews

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Jean-Christophe Cambadélis était mercredi 10 mai l’invité de Laurence Ferrari sur CNews.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis invité de Laurence… par CNEWS

Manuel Valls n’est pas humilié par son parti. Je pense que Manuel Valls est un peu humilié par En Marche! qui se comporte de manière un peu étonnante. C’est quoi les conditions de Jean-Paul Delevoye? Adhérer à En Marche! ?

À ma connaissance une poignée de socialistes ont sollicité une investiture En Marche!

La Belle Alliance Populaire c’est une méthode qui est déployée par d’autres: l’appel d’Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira va dans ce sens là. Il s’agira demain de multiplier ce type d’initiatives pour les fédérer un jour dans un grand mouvement à gauche.

 

Aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon ne se réclame plus de gauche et Emmanuel Macron n’est ni de droite ni de gauche. Il incombe donc au Parti Socialiste d’incarner toute la gauche

Mouvement de Benoît Hamon: il s’agit de reconstruire un NPS avec ceux qui ne veulent pas venir au PS.

Il faut s’élargir, se dépasser faire une véritable fédération de la gauche j’encourage tous ces mouvements

 

J’ai invité François Hollande à Solferino après la passation de pouvoir. Il viendra comme le fit François Mitterrand à l’époque.

J’ai lancé un appel hier pour faire alliance avec FI ou En marche! dans les circonscriptions où le FN a fait plus de 60% à la présidentielle. La logique du 2e tour de la présidentielle  voudrait que nous puissions nous entendre, faire alliance pour battre le FN même si Jean-Luc Mélenchon n’est plus aujourd’hui pour battre le FN.

J’irai soutenir Patrick Mennucci à Marseille face à Jean-Luc Mélenchon s’il me le demande

Election d’Emmanuel Macron 

Le PS tient à garder sa nature sociale démocrate, respectant le rôle des corps intermédiaires. Nous sommes pour le dialogue et le compromis pas pour un parti unique où un homme décide de tout. On ne réglera pas les problèmes de la France, la fragmentation de notre pays avec un Parti unique. Cela ne fonctionnera pas.

J’ai vu que Laurent Berger demandait à Emmanuel Macron de partager le pouvoir, je ne suis pas sûr qu’il soit entendu.

J’appelle le nouveau Président, s’il veut réussir, à prendre en compte que la France est diverse et ne peut pas être absorbée par un Parti unique.

Les ordonnances court-circuitent le dialogue. Envisager une réforme du code du travail par ordonnance est clairement une erreur comme l’ont dit tous les syndicats

Elections législatives

Nous renouvelons par 60% de nouveaux candidats. Et nous renouvelons par une plateforme qui dit ce que nous voulons, ce que nous discuterons, ce que nous refusons. La démarche est claire.

Quinquennat de François Hollande

Un Président empêché qui a été contraint d’emblée de faire face à des problèmes non traités. La politique de redressement nous a coûté car nous n’avons pas pu redistribuer comme nous le souhaitions.

C’est un Président qui a essayé de garder une forme de cohésion nationale et qui n’a jamais voulu passer en force. On verra dans quelques temps que ce n’était pas si mal.

 

10 Mai

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L’invité de « L’actu c’est toi » sur Beur FM

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité d’Adile Farquane et Nacer Kettane dans l’émission « l’Actu c’est toi » sur Beur FM.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations (et pour revoir l’émission cliquez ici):

Situation du Parti socialiste

Notre démocratie mérite mieux que de petits enfantillages, il faut travailler au redressement de la France.

Oui les idées des socialistes doivent encore être représentées en France.

Je plaide depuis longtemps pour le dépassement du PS c’est pour cela que l’on a créé la Belle Alliance populaire.

Elections législatives

Les socialistes avec leur idée de justice sociale et de cohésion sociale seront présents aux législatives.

Le PS n’est pas mort, il sera présent dans plus de 400 circonscriptions.

Le jour où les socialistes se mettent d’accord sur une plateforme commune on titre sur 3 candidats qui ont décidé de sauter sur le porte-bagage de M. Macron!

Nous présentons 60% de candidats nouveaux, 50% de femmes et 10% de nos candidats sont de ce que l’on appelle pudiquement « la diversité ». Nous sommes le seul parti à le faire !

Situation de Manuel Valls : Il y a une procédure en cours. C’est-à-dire qu’il est devant la commission des conflits. Je ne veux pas peser sur la commission des conflits, elle va prendre sa décision en toute indépendance. Au PS ce n’est pas comme au Front National à En Marche! ou France Insoumise: ce n’est pas le chef qui décide le matin d’exclure. Il y a des procédures.

Sur le Front national

Partout les partis nationalistes existent. Cela a des conséquences terribles pour nos démocraties. Il faut y répondre et travailler ensemble. Un Parti unique ne peut y faire face.

Dans les régions des Hauts-de-France et de PACA, le Parti socialiste s’est sacrifié aux régionales pour faire barrage au FN.

Je propose une candidature commune avec France Insoumise ou En Marche! là où le FN a terminé à plus de 60%.

Je pense que Marion Maréchal Le Pen avait peur d’être battue aux législatives. Elle préfère se mettre de côté pour mieux revenir. (…) Le FN a pris conscience du barrage républicain contre eux.

Election d’Emmanuel Macron et campagne des législatives

Le pays demande du renouvellement. Emmanuel Macron va devoir y répondre autrement que par du recyclage de personnalités. Aujourd’hui c’est le rendez-vous avec la réalité.

Nous voulons la réussite de la France. Et cela passe par la gauche au Parlement. Ce pays a besoin de gauche. Et il faut que la gauche soit fortement représentée au Parlement et donc que le PS soit présent.

En Marche! s’est construit contre le PS avec l’envie de le détruire. Non, En Marche! n’est pas l’héritier du Parti socialiste.

Notre plateforme pour les élections législatives permet de répondre aux problèmes des Français. (…) Les socialistes ont besoin de clarté et d’unité. Arrêtez de vous chamailler! Pensez aux Français.

La justice sociale d’abord! sera notre slogan aux élections législatives.

Emmanuel Macron ne veut pas d’alliance. Je pense qu’il a tort. Jean-Luc Mélenchon n’en veut pas non plus. Les socialistes avancent. Nous sommes une gauche constructive avec qui veut et vigilante sur un certain nombre de points.

Je dis aux candidats socialistes aux législatives: Soyez fiers, ayez confiance, restez groupés, défendez vos valeurs! La bataille sera rude mais nous serons prêts !

Palestine/ Israël: « Nous sommes pour deux États sur des frontières sûres et reconnues.  Il y a un mouvement pour une double reconnaissance et je veux l’encourager ».

 

02 Mai

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L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

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Jean-Christophe Cambadélis a répondu ce matin aux questions de Frédéric Rivière sur RFI.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


J-C Cambadélis (PS) : « Marine Le Pen ne… par rfi

 

Campagne présidentielle

Je ne pense pas que Marine Le Pen puisse gagner dimanche prochain. Marine Le Pen sera battue. Mais le problème qui est posé c’est l’ampleur de sa défaite. Il faut la mettre le plus bas possible.  On l’annonce à 40% ! Imaginez ce que ça représente dans la société française. Il faut se mobiliser.

La xénophobie très présente, une blessure sociale évidente et la montée du nationalisme. La combinaison de ces 3 phénomènes explique la dynamique de Marine Le Pen.

Débat Macron/ Le Pen Je ne pense pas que les gens se détermineront par rapport à un débat. Je crois qu’Emmanuel Macron est très compétent et très présidentiable et Marine Le Pen connaît moins bien ses dossiers que l’ancien ministre de l’Economie.

Le FN se nourrit à la fois des peurs, des insatisfactions, des crises, des colères mais c’est un phénomène qui n’est pas franco-français. C’est un phénomène qui est présent dans toute l’Europe et qui dépasse la question de la fracture sociale.

Nous sommes sur le terrain dans un combat contre Marine Le Pen. Ce soir nous serons en meeting à Dijon avec Bernard Cazeneuve et François Rebsamen et appeler à la mobilisation.

L’élection présidentielle a tourné autour de « Qui peut battre Marine Le Pen ? » et on a jugé que seul Emmanuel Macron pouvait le faire. Cette présidentielle n’a pas tourné sur les véritables problèmes des Français, elle s’est complètement articulée autour de cette seule question.

Il est paradoxal de vouloir le renouvellement la vie politique et d’avoir des que partis entreprises autour d’un homme ou d’une femme.

Elections législatives

Nous n’allons pas attendre un congrès de refondation. Dès les élections législatives, nous allons renouveler profondément à la fois notre plateforme et surtout les candidats que nous présenterons dans cette élection. On ne reconnaîtra plus le Parti socialiste. Il y aura des nouveaux candidats partout.

Il ne faut pas que ces élections législatives se terminent avec une majorité de droite et un fort Front national. Pour cela il faut que la gauche se mobilise et se regroupe.

Le Parti socialiste portera cette campagne des législatives. Bernard Cazeneuve sera notre meneur de jeu. C’est cela l’esprit d’équipe. Il n’y a pas qu’une personnalité mais tout le monde sur le pont.

Je crois que l’on ne peut pas faire de pronostic, dans chaque circonscription il y aura des situations différentes.

Après le 18 juin il est clair qu’il faudra une reconstruction voire une refondation du Parti socialiste. Le parti d’Epinay est mort et bien mort.

Maison commune entre les écologistes et les socialistes ?  C’était la Belle Alliance Populaire, c’était ce que j’avais commencé à faire, donc tout ce qui permet de construire la social-écologie me semble positif. C’est l’avenir. Rassembler l’ensemble de la gauche, faire émerger un projet social-écologiste ça me semble nécessaire pour le pays qui est bien fracturé aujourd’hui.

 

30 Avr

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L’invité de Frédéric Haziza sur Radio J

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Jean-Christophe Cambadélis était dimanche 30 avril 2017 l’invité de Frédéric Haziza dans le Forum de Radio J.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations et pour réécouter l’émission cliquez ici.

 

Election présidentielle

Sur le Front national: Marine Le Pen a plus pensé le second tour que le premier. (…) Pour l’instant, elle n’a pas encore gagné. Elle a réussi à enrôler Mme Boutin, M. Dupont-Aignan quelques personnalités. Elle a cherché à montrer qu’il y avait une dynamique autour d’elle. Ça ne grandit pas monsieur Dupont-Aignan mais ça ne m’étonne pas !

Il n’y a pas de changement européen chez Marine Le Pen, il y a simplement l’idée d’essayer de rassurer une partie des Français qui pourraient se laisser abuser.

La vision du FN de la France du FN tourne le dos à ses fondamentaux, il n’y aurait plus l’égalité entre les Français mais entre les Français de souche et les Français de papier. Il y a à partir de là, la vision de l’Etat, de la Sécurité sociale des relations sociales avec une France qui rassemblerait les moyens plus sur les Français de souche et pas les Français de papier et ensuite, il y a la grande sortie de l’Europe, donc c’est la sortie de la République et la sortie de l’Europe.

Le FN est un parti politique dans la démocratie mais ce n’est pas un parti républicain puisqu’il met en cause l’élément fondamental de la République qui est l’égalité des citoyens.

L’élection présidentielle n’est pas « pliée ». Il y a la droite qui fait des déclarations publiques mais qui ne milite pas sur le terrain. Il y a les responsables de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon qui ne militent pas sur le terrain. A part le PS et le PCF voire quelques militants d’En Marche, personne …

L’idée de la droite, c’est : plus faible sera le score d’Emmanuel Macron plus il sera possible de faire la cohabitation, c’est-à-dire une majorité de droite au Parlement. C’est une erreur parce qu’on ne transige ou on ne calcule pas avec la démocratie, c’est l’inverse : il faut mettre Marine Le Pen en dessous des 40% parce que sinon, la dynamique peut se faire et avec une abstention forte, elle peut tutoyer la victoire.

Il y a beaucoup de gens qui ne comprennent pas qu’il faut un vote républicain dans cette élection, que le problème n’est pas l’orientation de la France, celle-ci viendra lors des élections législatives, que c’est la nature de la France qui est en jeu, c’est-à-dire la République.

Sur le silence de Jean-Luc Mélenchon : Jean-Luc Mélenchon met un signe égal entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron

dans sa dangerosité. Non, il y a d’abord un cadre à fixer. Ce cadre, c’est la République et puis

après il y a une majorité à construire dans les élections législatives. (…) Je crois qu’il faut respecter Jean-Luc Mélenchon et ses électeurs, c’est indispensable, ce n’est pas en les insultant qu’on les fera venir voter contre Marine Le Pen, il faut simplement dire que ça devrait être pour un homme pour une femme de gauche un réflexe inné. On ne crée pas les conditions d’un succès de l’extrême droite.

La France n’est que l’expression française d’une vague nationaliste qu’il y a dans toute l’Europe et on pourrait dire dans l’ensemble du monde dit occidental.

C’est une rhétorique populiste classique d’opposer le peuple aux élites ; c’est une stratégie de division de la France qui va nous conduire et qui nous conduirait au chaos, je n’ai jamais défendu cette thèse. (…) Je suis pour qu’il y ait des représentants du peuple français et non pas un bloc du peuple contre les élites.

Élections législatives

Pour l’instant, Emmanuel Macron est défavorable à toute coalition avec le Parti socialiste.

Pour l’instant, c’est le combat contre le Front national, il me semble essentiel. Tout le monde doit s’y mettre quel que soit son vote du premier tour. Après, il y a une élection législative et il faudra que les uns et les autres se définissent. A partir du moment où M. Macron ne veut pas de coalition avec le Parti socialiste, le PS doit affirmer son autonomie. Jean-Luc Mélenchon ne veut pas d’alliance à gauche, Emmanuel Macron ne veut pas d’alliance avec le PS, donc c’est au Parti socialiste de rassembler l’ensemble des hommes et les femmes de gauche et les progressistes pour avoir une majorité de gauche au Parlement, sinon ça sera une majorité de droite.

Premier secrétaire du Parti socialiste, je dis à tout le monde : affirmons notre autonomie, c’est ce qui nous permettra de faire en sorte qu’il y ait une majorité de gauche au Parlement. Le Parti socialiste doit être lui-même, il ne doit pas se comporter comme une formation politique adjacente à des personnalités qui ont fait des scores non négligeable aux élections présidentielles.

Le PS n’est pas en voie de disparition, le PS a perdu une élection, il ne faut pas confondre. Si nous avions dû disparaître, nous aurions disparu en 2002 alors que nous n’étions pas au deuxième tour de l’élection présidentielle.

Accord entre EELV et la France Insoumise ? « C’est proprement incompréhensible et inacceptable parce que les écologistes ont un accord avec nous, nous avons retiré des candidats pour qu’ils puissent avoir les leurs et une fois cet accord passé. (…); j’attends qu’il y ait une clarification chez les Verts ».

Il faut construire une majorité progressiste, vraiment progressiste à l’Assemblée nationale ; je suis un candidat pour cela.

27 Avr

Commentaires fermés sur L’invité de Jean-Michel Aphatie sur France Info

L’invité de Jean-Michel Aphatie sur France Info

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce matin aux questions de Jean-Michel Aphatie, Fabienne Sintès, Gilles Bornstein et Guy Birenbaum sur France Info.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis « satisfait » qu… par franceinfo

Election présidentielle

Je crois que Monsieur Macron est véritablement entré dans la campagne difficile.

Entre ceux qui à droite estiment qu’il faut faire l’abstentionnisme révolutionnaire parce que si Monsieur Macron est mal élu c‘est bon pour les législatives et ceux qui à gauche estiment qu’il ne faut pas donner de consigne de vote parce qu’il ne faut pas donner trop de pouvoirs à Monsieur Macron, à la fin, on est dans une situation où Marine Le Pen peut passer les 40, les 42, les 43% et elle pèse sur la situation du pays.

Je suis inquiet depuis dimanche soir parce que j’ai trouvé que le discours de Monsieur Macron, qui était qualifié – et il pouvait en être content évidemment – ne prenait pas en compte la gravité de la situation, parce que le résultat de ce premier tour c’est quand même que Marine Le Pen fait un million de plus, 800.000 de plus qu’aux élections régionales.

Je dis à tout le monde : « arrêtez de critiquer, il faut aider, parce que c’est la République qui est en jeu ». Au PS nous faisons campagne en ce moment, partout où il y aura des meetings, des réunions, nous diffusons des tracts, nous en appelons à la population. Hier moi-même j’étais dans le 19e arrondissement et je tractais dans une gare…

Je suis sévère avec Emmanuel Macron car je voudrais qu’il se bouge. Il l’a fait hier et j’en suis très satisfait.

Jean-Luc Mélenchon a suffisamment mené de combats politiques contre Marine Le Pen. Pourquoi ne pas dire d’emblée de voter pour Emmanuel Macron? (…) Je l’appelle à redevenir celui qu’il était.

C’est un candidat qui prend des idées à gauche, prend des idées à droite. C’est un centriste. C’est très nouveau d’ailleurs dans notre paysage politique, il faudrait l’analyser, que le centrisme s’émancipe de la droite et refuse la gauche. C’est un élément nouveau dans la situation politique. Je le prends en compte mais je ne vais pas le transformer en homme de gauche : il ne le veut pas. Ce n’est pas parce que j’ai caractérisé Macron que je vais pour autant paver le chemin du pouvoir à Marine Le Pen.

Emmanuel Macron a l’étoffe pour être Président de La République. Je ne change pas de discours parce que je suis dans le deuxième tour. Je prends en compte ce qu’il est, je pense qu’il a l’étoffe mais, ceci dit, je reste en distance vis-à-vis de son projet.

Je pense que chacune des familles doit être mobilisée sur son propre projet. C’est-à-dire que Les Républicains doivent, à partir de ce qu’ils sont, pouvoir voter pour Emmanuel Macron. Les Radicaux pouvoir voter pour Emmanuel Macron. Les socialistes pouvoir voter pour Emmanuel Macron. Les communistes pouvoir voter pour Emmanuel Macron. On ne fait pas un chèque en blanc, on dit : “Nous défendons la Républiqueˮ et c’est, croyez-moi, motivant. La preuve ? Pour la première fois, le Parti socialiste a pris une décision à l’unanimité. J’en suis très fier.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas voulu faire d’union avec Benoît Hamon car son problème ce n’est pas l’union de la gauche mais le peuple contre les élites.

Sur la loi d’habilitation pour légiférer par ordonnances si je suis réélu? Je voterai contre.

Elections législatives

Des nouvelles têtes, un nouveau projet et une nouvelle organisation de la campagne. Dans cette bataille, nous serons en capacité de dire ce que nous voulons pour le pays et ce que nous regardons dans le programme des autres. Un PS ouvert mais un PS clair.

Emmanuel Macron a dit clairement qu’il ne voulait pas d’alliance avec le PS. Je ne vais pas jouer de la mandoline sous son balcon! (…) S’il y a 577 candidats En Marche, 577 candidats Mélenchon et 577 candidats PS il y aura une majorité de droite.

Emmanuel Macron a un projet politique qui est de remodeler entièrement le paysage duquel doit disparaître les corps intermédiaires et particulièrement les partis politiques dits traditionnels. C’est son objectif.

Ce n’est pas parce que des formations qui tournent autour d’une personnalité arrivent en tête à la présidentielle que je vais remettre en cause les partis pluriels

Je travaille avec la commission d’investiture au renouvellement des candidats PS aux législatives. (…) Je crois qu’il faut un groupe socialiste qui combine le renouvellement et l’expérience. (…) J’ai demandé à Bernard Cazeneuve de s’impliquer et il aura une place importante dans cette campagne

26 Avr

Commentaires fermés sur L’invité de Caroline Roux dans « Les 4 Vérités » sur France 2

L’invité de Caroline Roux dans « Les 4 Vérités » sur France 2

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Caroline Roux dans « Les 4 Vérités » sur France 2.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Actu – Les 4 vérités : Jean-Christophe Cambadélis par telematin

Sur Emmanuel Macron

Je crois que quand on veut être président de la République, il faut avoir de la détermination, mais il faut aussi avoir de l’écoute parce que on peut très facilement ne plus entendre ce que dit le peuple, ou les autres. (…) Ce n’est pas ce que je pense est juste et ce que disent les autres est faux. Quand vous n’êtes pas capable d’écouter, il est clair que vous n’écouterez pas les Français

Emmanuel Macron doit être dans l’écoute et déterminé face à Marine Le Pen.

Le niveau de Marine Le Pen même battue est aussi important: Je crois qu’Emmanuel Macron a pensé qu’il était déjà élu (…). Ce n’est pas si simple que cela et je crois que le niveau de Marine Le Pen, si elle est battue, est aussi important que le fait d’être battue. Si elle est à plus de 40% cela pèsera sur la vie politique demain

Marine Le Pen peut difficilement gagner. Il y a une banalisation du Front national mais aussi une banalisation de la lutte anti FN. Mais sur le terrain les gens de gauche qu’ils aient voté Hamon, Macron ou Mélenchon nous disent « Nous serons là pour lui faire barrage »

Campagne du Parti socialiste contre le FN

Beaucoup de responsables ne voulaient pas coller ou diffuser la tête de Marine Le Pen mais nous aurons tout de même un tract avec la photo de la République qui sera massivement diffusé dans toute la France.

Sur Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon a mené de nombreux combats contre le FN. Quand on est de gauche on ne biaise pas face au FN.  Pour moi, la lutte contre le Front national, quand on est de gauche, est un réflexe spontané, ce n’est pas une introspection, une interrogation, une consultation, c’est le combat de tous temps, des hommes et des femmes de gauche.

Ce que je crains, moi, lors du second tour, c’est une espèce de situation d’abstention générale et c’est très mauvais parce que c’est ce qui fait monter le FN.

Elections législatives

Emmanuel Macron n’a pas ouvert  le guichet. Il n’est pas dans la coalition, même pas dans un processus unitaire. (…) Pour les législatives Macron résume son programme: c’est lui ou rien. Il n’acceptera des hommes ou des femmes de gauche que la corde au cou. Pourtant s’il y a 577 candidats de chez Macron, 577 candidats Mélenchon et 577 candidats socialistes, eh bien c’est très simple, c’est la droite qui va gouverner.

Il veut que les socialistes soient les bourgeois de Calais, ça ne se passe pas comme cela. Le PS est sortant dans 270 circonscriptions, donc une implantation politique, une histoire politique

Nous ouvrons nos bras à tous les progressistes, à tous ceux qui veulent une majorité de gauche à l’assemblée

Le pays à besoin des socialistes et d’une majorité de gauche

Défaite de Benoît Hamon: « Nous avons tous à voir quelque chose dans cette histoire, évidemment. Il y a bien longtemps que le Parti socialiste aurait du se rénover, se refonder, se restructurer, nous l’avons tenté, c’était difficile, mais je préfère toujours des partis politiques qui ont des courants et des discussions, à des partis politiques qui n’ont qu’un seul responsable qui décide tout. Alors, c’est plus difficile au Parti socialiste, parce qu’il faut faire des synthèses, parce qu’il faut écouter les uns et les autres. (…) Le sujet c’est quand même quel type de formation politique, parce que cela indique quel type de pouvoir vous allez avoir. Quand vous n’êtes pas capables d’écouter, il est clair que vous n’écouterez pas les Français.

Parti socialiste

Le PS va redevenir un Parti d’avenir.  Il peut et doit se reconstruire

 

25 Avr

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L’invité d’Elizabeth Martichoux sur RTL

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Jean-Christophe Cambadélis était ce mardi 25 avril l’invité politique d’Elizabeth Martichoux sur RTL.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de RTL par rtl-fr

Résultats du premier tour de l’élection présidentielle

On a un deuxième tour et une extrême droite qui menace. Dans une majorité de localités, Marine Le Pen est arrivée en tête.

Le score de Benoît Hamon ? « Extrêmement décevant, déroutant, cruel pour les socialistes.  Nous aurons à discuter. Le temps des explications aura lieu. Mais pas maintenant ».

C’est la fin d’un cycle politique, la fin d’une histoire. C’est la fin d’Epinay. C’est ce que je dis depuis maintenant 3 ans. (…) Le Parti socialiste doit s’interroger sur sa nature, sur son organisation, sur ce qu’il est. Est-ce qu’il est un parti social-démocrate ou est-ce qu’il est un parti à vocation macroniste ou mélenchoniste ? Pour moi, c’est un parti social-démocrate à colonne vertébrale social-écologique.

Score du Front national

Je trouve que l’on a eu pendant 48h une sous-estimation du résultat de Marine Le Pen. Aujourd’hui on nous annonce dans les sondages qu’elle est à 40 %, quand on pense au pourcentage que faisait son père à l’époque de Jacques Chirac, c’est quand même une progression d’un million de votants. Elle est en marche, si je puis dire, Marine Le Pen. Donc il faut peut-être s’en occuper. Et je n’ai pas trouvé que les 48h du candidat républicain étaient à un niveau tel qu’il repoussait l’attaque.

Je pense que Jacques Chirac avait une certaine gravité face à Jean-Marie Le Pen. Jean-Marie Le Pen était évidemment qualifié, les Français étaient surpris, saisis, on va dire. A cette époque là on était instruit, et pourtant, elle est au second tour, malgré une campagne dont tout le monde a dit – à juste raison – qu’elle n’était pas terrible. Donc cela veut dire quand même que le nationalisme en France reçoit des soutiens de plus en plus importants.

Il y avait un certain manque de gravité dans le discours du candidat républicain dimanche. Il était satisfait, il pensait à tort que c’était fait, ce n’est pas fait. Y compris pour Emmanuel Macron, que Marine Le Pen soit en-deçà ou au-delà de 40%, c’est un élément d’importance pour l’ensemble de son quinquennat. Il a mis à côté de la plaque comme avait dit le Général de Gaulle.

Marine Le Pen construit briques par briques. C’est à chaque fois un peu plus. Elle réduit l’écart à chaque élection.

Il faut caractériser et se mobiliser contre le Front National, son danger pour la France et pour la République.

Je crois que Jean-Luc Mélenchon commet une faute politique. Quand on est de gauche, on n’hésite pas face à l’extrême droite, et il faut d’emblée dire que ce combat-là, c’est le nôtre, et on fait barrage. Je ne pense que ça ne remettait pas en cause Jean-Luc Mélenchon et son score.

Entre deux tours et élections législatives

Je vote Emmanuel Macron parce que c’est le dernier candidat républicain en lice face à l’extrême droite.

Le score du Parti socialiste sera beaucoup plus haut aux législatives et il sera très utile pour rassembler tous les progressistes.

Pourquoi voulez-vous qu’on propose un accord législatif à Emmanuel Macron qui le refuse ? Il le refuse. Il a dit qu’il présenterait 577 candidats dans 577 circonscriptions exactement comme Jean-Luc Mélenchon, se préparant ainsi à une situation du quitte ou double. Soit il a la majorité absolue tout seul, soit c’est une cohabitation, soit, il sera obligé ou contraint à une coalition.