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16 Jan

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« Je n’ai jamais fermé la porte aux primaires », interview à La Montagne

par

Lamontagne

 

La Montagne publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire dans son intégralité ci-dessous:

 

Divisée au premier tour, la gauche a perdu la région Auvergne-Rhône-Alpes. Cela vous conforte dans la nécessité de l’union des forces de gauche?

Dans le tripartisme actuel, face à la réelle dynamique du FN et le mécontentement, non moins réel, sur lequel surfe la droite, il ne s’agit pas de rassembler au second tour, il faut déjà y être. Et pour y être, oui, la gauche doit être unie au premier tour. Unie, la gauche est devant la droite et le FN. Quand elle est divisée entre gauche critique et gauche gouvernementale, elle ne l’est pas.

C’est que vous appelez « l’alliance populaire » à gauche?

C’est plus que ça. L’alliance populaire, c’est dépasser le Parti socialiste. Pour réaliser l’union, il faut impliquer les associations, les syndicats, les citoyens surtout.

Les responsables politiques de gauche ont besoin des citoyens car ils ne sont pas capables de s’entendre entre eux?

Tout à fait. La gestion des boutiques est plus forte que l’unité. C’est pour cela que nous avons besoin d’une démarche citoyenne d’union de la gauche.

Si la gauche s’unit, c’est autour de valeurs. Or le projet de déchéance de nationalité la divise profondément…

L’unité nationale est nécessaire contre le terrorisme et il faut réussir à faire converger les points de vue. C’est-à-dire faire rentrer l’édredon dans la valise : respecter les engagements du Président de la République devant le Parlement, les exigences de la droite et les inquiétudes de la gauche. On y travaille. La formule qui fait débat, c’est l’inscription dans la Constitution de la déchéance de nationalité pour les binationaux.

La porte de sortie ne serait-elle pas de déplacer le curseur de la nationalité à une peine de déchéance des droits civiques?

Je ne veux pas donner ici qu’elle serait ma formule, car le débat médiatique actuel est si tendu sur ce sujet que toute proposition est immédiatement démontée. Sur le fond, il est normal que l’on ne souhaite pas voir dans la communauté nationale ceux qui l’attaque ainsi. Mais il ne faut ni discrimination entre Français, ni apatridie.

2016 est une année sans élection mais la Présidentielle est dans toutes les têtes. La primaire est inscrite dans les statuts du PS mais vous la jugez « peu probable ». Pourquoi?

Ce qui est dans les statuts c’est de discuter de la primaire, un an avant l’élection présidentielle. C’est ce que nous ferons, en mai. Ce qui est peu probable, à l’heure actuelle, c’est une primaire de toute la gauche, pour désigner un candidat unique de la gauche et des écologistes. Et ce en raison des divergences et des ambitions des uns et des autres. Si c’est une primaire pour critiquer l’action du gouvernement que nous soutenons, il n’est pas évident que nous socialistes souhaitions y participer. Si l’objectif est le rassemblement, nous sommes prêts à l’étudier.

François Hollande est-il pour vous le « candidat naturel » de la gauche, comme le dit le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian?

Je n’ai jamais fermé la porte aux primaires, mais il est clair qu’un Président de la République sortant est en position de force, car si François Hollande décide de se représenter, il est peu probable que Manuel Valls, Martine Aubry ou encore Emmanuel Macron lui fassent obstacle. Qui s’y opposerait alors ? La minorité du PS ? Le résultat ne ferait pas de doute. Par contre, discuter de l’orientation du prochain quinquennat, organiser le dialogue avec les Français, analyser succès, échecs, oui. Mais si François Hollande n’est pas candidat, la primaire s’impose.

Une victoire de la gauche est-elle conditionnée à une baisse du chômage en 2016?

Les Français ne jugeront pas la politique gouvernementale sur un aspect mais dans sa globalité : chômage, réduction des inégalités, refondation de l’école, sécurité et lutte contre le terrorisme. Je n’ai personnellement jamais conditionné une réélection aux résultats sur le chômage car on ne peut oublier le contexte : une croissance “molle” même si elle est de retour, l’automatisation de la production industrielle, et une démographie inégale par rapport à d’autres pays, c’est-à-dire une France qui voit plus de jeunes arriver sur le marché du travail. Le pari du Président n’est pas facile, mais je souhaite bien sûr qu’il réussisse.

Vous êtes aujourd’hui dans l’Allier, quel message allez-vous adresser aux militants socialistes du département?

Je leur rappellerai d’abord que l’Allier est une terre de gauche, et d’union. Je sais que les socialistes de l’Allier ont traversé récemment des moments de division interne et je les invite à se rassembler, à dépasser ces divergences.

 

Propos recueillis par Julien Bigay

 

 

14 Jan

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L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique

par

JCC radio classique 14012016 bis

 

Jean-Christophe Cambadélis était jeudi 14 janvier 2016 l’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis, invité politique… par radioclassique

Réforme constitutionnelle

« Si on est pour l’union nationale contre le terrorisme, il faut faire en sorte que tout le monde rentre dans l’union nationale.

Il faut faire rentrer l’édredon dans la petite valise.

Les juristes travaillent pour essayer de trouver une formulation, pas floue, qui satisfasse la représentation nationale.

Ce n’est pas parce que nous sommes dans la sécurité des Français que nous sommes les ennemis des libertés. Il faut un équilibre »

Christiane Taubira

« En quoi Christiane Taubira a pêché dans son action? En quoi son bilan n’est pas en phase avec le Gouvernement ? »

Primaires à gauche

« Des primaires de toute la gauche pourquoi pas ? Mais est-ce que ce sont des primaires pour désavouer François Hollande ou pour trouver un candidat unique ? »

Kippa/ Laïcité

« C’est intolérable, inacceptable, inadmissible que l’on puisse en France être inquiété parce que l’on croit. Tout le monde a le droit de croire ou de ne pas croire et l’Etat de droit doit être le garant de cette liberté publique »

Sondages

« Les Français répondent aux questions. Ils font confiance à François Hollande pour les protéger face au terrorisme.

Après la phase terroriste on revient au tripartisme et donc à trois tiers dans l’opinion.

Comment peut on croire que Manuel Valls, Martine Aubry et Emmanuel Macron seraient candidats face à François Hollande ? Ça na pas de sens.

De qui se moque t-on ? François Hollande et Nicolas Sarkozy seraient disqualifiés et Alain Juppé serait la modernité incarnée ? On ne voudrait pas de deux hommes aux affaires mais l’arrière grand-père. C’est ça la modernité ?

13 Jan

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Le Parti socialiste salue la mémoire de Siméon Salpétrier

par

logo social écologie

C’est avec une très grande émotion que nous avons appris la disparition de notre camarade Siméon Salpétrier, ancien Premier secrétaire de la fédération de la Martinique.
Dans la lignée de Joseph Lagrosillière qui avait été un des acteurs de la fondation de la SFIO, Siméon Salpétrier fut une figure importante du Parti socialiste et de la vie politique martiniquaise des années 80-90. Il avait  avec d’autres, fondé la fédération socialiste dans l’île après le congrès d’Épinay. Dirigeant de premier plan, cet élu du Lorrain fit beaucoup pour la région Martinique notamment en matière de transports. C’était, comme Aimé Césaire et Camille Darsières, un homme de convictions.
Grand militant aux colères mémorables, il avait aussi été un proche de Jean Poperen lorsqu’il était Premier secrétaire. Il était aussi une mémoire des luttes des paysans du nord de la Martinique, conseiller général du Lorrain, il avait oeuvré avec force – avant d’autres – pour la baisse des prix des billets d’avion avec l’hexagone. Il avait publié en 2006 « La France et ses Dom : la grande imposture », un livre dans lequel il consacra une large place à l’histoire de sa Martinique.
Au nom de tous les socialistes, j’adresse mes sincères condoléances aux proches de Siméon et aux Martiniquais.

12 Jan

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Vœux à la presse – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – Mardi 12 janvier 2016

par

voeux presse JCC 12012016

 

Jean-Christophe Cambadélis présentait ce mardi 12 janvier 2016 ses vœux à la presse.

 

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de son discours:


2016 – Voeux à la presse de Jean-Christophe… par PartiSocialiste

 

Vœux à la presse de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Paris, mardi 12 janvier 2016

Seul le prononcé fait foi

 

Commençons par le commencement : Permettez-moi de vous souhaiter une bonne année 2016, ainsi qu’à l’ensemble de votre profession. Au cours de l’année passée, certains de vos collègues sont morts en l’exerçant. Le Parti socialiste pense à eux, salue leur mémoire et n’oublie pas que la France est devenu le troisième pays le plus touché après l’Irak et la Syrie. Alors, je vous souhaite de pouvoir exercer votre beau métier dans les meilleures conditions, au service de vos lecteurs et de vos auditeurs, au service de la liberté et de la République.

L’année 2016 sera une année de transition. 2016, c’est la fin de l’insouciance et le début des années de sang. La fin des élections intermédiaires et le début de la présidentielle. La fin du débat sur le pacte de responsabilité et le début de celui sur la fléxisécurité. La fin de la COP21 et le début de sa mise en application. C’est aussi la fin du Parti socialiste à l’ancienne, à la papa et le début d’une nouvelle donne à gauche : un pôle à vocation majoritaire, renouvelant les contenus et les contenants, une gauche sociale, écologique et républicaine.

         Au cours de cette année 2016, nous serons confrontés à des crises conjointes, lourdes de potentialités dangereuses :

  • La crise du terrorisme tout d’abord. Daech recule là-bas mais frappe ici. Il faut le combattre là-bas avec la coalition internationale et ici avec notre cohésion nationale.
  • La crise du chômage ensuite. Le chômage ne recule pas encore assez, la précarité progresse trop. Les inégalités sont trop marquées, il faut persévérer et mieux cibler.
  • La crise écologique ensuite. La signature de la COP21 n’a pas mis un terme au saccage de notre planète mais à notre inconséquence coupable. Il faut désormais agir au quotidien pour éviter que notre planète se meure.
  • La crise des réfugiés. L’Europe est en première ligne et doit défendre à la fois ses frontières et ses racines humanistes. Le défi est immense.
  • La crise de l’Europe enfin, après le Grexit nous allons vivre le Brexit sur fond de tentation nationale populiste sur tout le continent.

Dans ce contexte complexe et périlleux, je demanderai au Parti socialiste de défendre la République réelle, la République jusqu’au bout, la République sociale et solidaire. Il ne s’agit pas de défendre la IIIème, la IVème République mais LA République moderne, celle de la liberté ordonnée, de l’égalité réelle et de la fraternité laïque. Il faut la défendre en assurant la sécurité de nos concitoyens en garantissant notre cohésion sociale en agissant pour la concorde nationale. Pour les socialistes, la France sans la République ce n’est plus la France. C’est ce contrat, ce contrat social qui doit être renouvelé, défendu et promu.

La réforme constitutionnelle doit s’inscrire dans cette bataille pour la République réelle. Elle constitutionnalise l’état d’urgence et va contenir une mesure sur la déchéance nationale qui doit respecter quatre critères essentiels :

  • Montrer la détermination de la nation face aux Français qui portent atteinte aux autres Français
  • Assurer la cohésion de la nation, ce qui est la meilleure mesure antiterroriste qui soit
  • Empêcher toute forme de stigmatisation, notamment vis-à-vis des binationaux
  • Empêcher que la Patrie des Droits de l’Homme crée des Hommes sans patrie, donc éviter l’apatridie

Je ne suis ni aveugle, ni sourd. Etant socialiste, je vois les hésitations des socialistes, j’entends des protestations de socialistes mais aussi ceux que cela ne choque pas et qui veulent aller vite. De fait, nous travaillons, avec des experts, pour trouver une position équilibrée qui s’appuie sur les principes évoqués à l’instant. Nous travaillons à une formulation qui respecte la parole présidentielle, qui tient compte aussi de la parole des socialistes et qui parle en outre à la droite dite républicaine afin que la réforme constitutionnelle puisse être votée par les deux Assemblées.

Le Parti socialiste a aussi travaillé sous l’égide de Laurent Azoulai à la refonte du service civique. Nous nous félicitons donc que le président de la République ait décidé de faire de cette question la pierre angulaire de l’engagement.

Nous ajoutons une nouvelle disposition politique : la création d’une garde nationale. Après les attentats du 13 novembre 2015 et l’urgence, il faudra trouver un moyen pour épauler nos forces de sécurité. Rappelons que le territoire est soumis à Vigipirate depuis vingt ans sans interruption. Les forces de sécurité ne peuvent être mobilisées sans arrêt. Il nous semble opportun de faire appel au civisme et à l’esprit patriotique de nos concitoyens. Et de renouer avec une tradition issue de la Révolution française jusqu’en 1870 : les gardes nationaux. Comment ? La garde nationale pourrait mobiliser toutes les réserves des forces armées, la gendarmerie nationale, la police nationale et les unifier dans un dispositif unique. C’est plusieurs dizaine de milliers de concitoyens mobilisables.

Au cours de cette année, le Parti socialiste doit également travailler à l’émergence de la société décente pour tous. Il n’y a pas de République réelle sans société décente. Société décente cela veut dire une société qui respecte la dignité de chacun, qui permet de maitriser des destins individuels, une société qui ne laisse personne sous la ligne de flottaison, qui refuse le précariat, la relégation et l’exclusion. Dans cette perspective, il faut continuer le combat frontal contre le chômage et entamer la lutte centrale contre la précarité. J’ai demandé une inflexion en ce sens et le Parti Socialiste a travaillé : vous allez avoir le pré-rapport d’Emeric Bréhier, intitulé « la Justice au cœur » et qui ouvre un certain nombre de pistes. Oui, en cette année 2016, je demanderai au Parti socialiste d’être fidèle à sa source, de retrouver le chemin de la lutte contre les inégalités et les exclusions. Contre la précarité, beaucoup reste à faire. Même si beaucoup a été fait malgré une marge de manœuvre budgétaire étriquée : le compte social universel, le compte pénibilité, le compte personnel d’activité, le plan pauvreté etc.

         Pour le Parti socialiste enfin, l’année 2016 sera l’année du dépassement. Avant d’aborder ce dépassement, il faut évoquer succinctement la situation politique dans lequel il se fera. Je ne parle pas ici des sondages mais des votes aux régionales. Le Front national a viré en tête mais il n’est pas parvenu à prendre la tête d’exécutifs régionaux. Le « ni-ni » de la droite a volé en éclat et les primaires sont entrées dans la phase de l’impeachment, voire de l’éviction de Monsieur Sarkozy. Enfin les gauches qui perçoivent la nécessité de s’unir dès le premier tour, explorent des chemins. Ils ont raison parce que le tripartisme nécessite non pas le rassemblement au deuxième tour mais d’être au deuxième tour. C’est le grand changement stratégique. Le Parti socialiste fait une lente remontée électorale, 14% aux élections européennes, 22% aux élections départementales, plus de 23% aux élections régionales malgré l’élimination dans des régions entières, ce que je n’oublie pas. La gauche est trop divisée. Elle est frappée par la cacophonie. Elle est plus dans la désignation du candidat à la prochaine présidentielle que dans le nouveau projet pour celle-ci. Paradoxal, lorsqu’on se réclame pour certains de la VIe République. Certains évoquent l’idée d’une primaire. Il faudrait quand même préciser de quel type de primaire on parle. Si c’est une primaire de la contestation, si elle se limite à la gauche de la gauche, le Parti socialiste ne se sent pas concerné. Si c’est une primaire de la refondation, si elle concerne toute la gauche pour la ressouder et la renforcer, si elle est ouverte sans exclusive, d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon, alors, oui, pourquoi pas. Mais, cette primaire devra être sincère et unitaire jusqu’au bout, c’est-à-dire qu’elle engagerait, une fois passée, tous les candidats malheureux à soutenir l’heureux élu. Il faudrait demander aux heureux candidats potentiels s’ils sont ouverts à cette option.

Indépendamment de cette hypothèse de la primaire, le Parti socialiste préparera cette échéance présidentielle sur le fond, avec notamment les « Cahiers de la Présidentielle » qu’animera Guillaume Bachelay. Il s’agira ici de redonner du sens et non de rédiger une somme, de faire le point sur nos actions mais surtout d’ouvrir un horizon.

Je l’ai dit, 2016 sera l’année du dépassement, donc l’année de la mise en place de l’Alliance Populaire, de la Belle Alliance. Il faut sans doute ici préciser les choses et lever un malentendu : il ne s’agit pas d’une gauche plurielle bis, ou de la seule union de la gauche. La stratégie mise en place est claire : il s’agit d’abord de rassembler autour du Parti socialiste toutes celles et tous ceux qui refusent le Front national et la droitisation de la droite dans les solutions économiques et sociales, ceux qui veulent prendre à bras le corps la question écologique et qui souhaitent enfin une renouveau européen. Nous le ferons sachant que sur notre gauche, des responsables et des individus ne sont pas d’accord pour nous accompagner dans cette première phase. C’est respectable. Le Parti socialiste refuse de les traiter en surplomb, mais puisqu’il règne la division et voire la confusion, nous entrons nous dans l’action. L’alliance populaire est tout à la fois une stratégie et un but. Elle commence par la fédération des écologistes, des socialistes, des démocrates, des radicaux et surtout de citoyens pour un rassemblement social, écologique et républicain. Elle s’achèvera quand toutes les forces de gauche seront rassemblées. Le Parti socialiste doit se dépasser pour répondre à cette équation nouvelle. Puisque la voie du haut est fermée, nous rassemblerons par le bas, puisque les appareils coincent, nous en appelons directement aux citoyens, aux associations et aux personnalités. Nous le ferons pour renforcer la grande alliance entre le peuple progressiste et les valeurs progressistes, ce sera aussi la meilleure manière pour créer le mouvement dès le premier tour de la présidentielle. Rendez-vous fin février, début mars pour l’appel et à l’automne pour la Convention sur la Belle Alliance-Alliance Populaire. Entre temps nous installerons dans chaque département des collectifs unitaires qui se coordonneront à l’automne dans la convention.

Enfin, l’année 2016 sera marquée par un certain nombre de commémorations. Il y aura le centenaire de la naissance de François Mitterrand. Il y aura aussi le 1er mai qui sera l’occasion de saluer la mémoire de Léon Blum, comme je le fais chaque année depuis mon entrée en fonction, mais aussi, cette année, de commémorer le Front Populaire (1936-2016). Le Front Populaire ce n’est pas seulement la référence d’une gauche unie, c’est aussi celle d’une gauche qui agit, un esprit auquel il nous faut être fidèle aujourd’hui.

Voilà, j’en ai finis pour le tableau de cette année dont les contours exacts dépendront avant tout de nous.

Je vous souhaite à nouveau une bonne année 2016, une année qui vous donne l’occasion d’aimer la vie, une année bien évidemment pleine de questions pointues et de relances précises. Je suis donc tout ouïe.

 

Crédit photos: Mathieu Delmestre

11 Jan

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L’invité de Jean-François Achilli sur France Info

par

JCC France info 11012016

 

Jean-Christophe Cambadélis répondait ce lundi 16 janvier 2016 aux questions de Jean-François Achilli sur France Info.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Une primaire à gauche pour Cambadélis, « peu… par FranceInfo

 

Primaire à gauche

« Tout ce qui permet d’unir la gauche et les écologistes est positif.

Cette primaire n’est pas impossible mais peu probable.

Soit c’est la primaire de toute la gauche, on va dire d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon – c’est la seule qui fonctionne, celle qui permet de gagner l’élection – mais je suis pas sûr que tous les acteurs soient d’accord. Soit c’est une primaire pour départager Cécile Duflot, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon et vous comprendrez que les socialistes n’en soient pas. Donc il faut travailler à l’union mais ce n’est pas la bonne manière
Les choses sont ouvertes mais si le Président est candidat, le plus probable est que nous soyons rassemblés derrière lui.

Je n’ai pas fermé la porte.  Mais comment dirait France Info? « Cambadélis laisse la porte entrouverte ».

Quand il y a le tripartisme, l’équation ce n’est pas de rassembler au deuxième tour, c’est d’être au deuxième tour. La belle alliance c’est la stratégie de dépassement du Parti socialiste pour être présent au 2e tour.

 

Réforme constitutionnelle / déchéance
Christiane Taubira doit continuer à travailler.

Si elle avait été dans une émission en disant qu’elle était favorable au texte, vous nous diriez à ce moment là « Mais enfin tout le monde sait qu’elle est en désaccord, un peu de transparence ». Elle dit ce qu’elle pense, tant mieux

Pourquoi vous n’avez pas demandé la démission de M. Macron? Ça me paraît extraordinaire (…) Quand c’est M. Macron qui s’exprime sur les 35 heures ou sur la remise en cause du Code du travail, c’est formidable et ça au moins c’est de l’intelligence, c’est le vent frais, etc, etc. Est-ce que j’ai demandé la démission de M. Macron? Non. Donc pourquoi voulez-vous que je la demande pour Mme Taubira?
Nous travaillons à une formulation qui puisse satisfaire tout le monde, à la fois les exigences de la droite qui ne veut pas voter l’introduction dans la Constitution de l’état d’urgence s’il n’y a pas le mot déchéance, à la fois évidemment ce que l’exécutif a dit et à la fois la prise en compte de ce que pense une large partie de la gauche militante, à savoir que si vous introduisez dans le texte les binationaux, vous ouvrez le chemin de la remise en cause du droit du sol ».

 

Proposition du patronat pour une « loi d’urgence pour l’emploi »

Les Français sont concentrés sur la question du chômage, ils ont raison. Il faut faire en sorte que le chômage baisse dans une croissance molle.

Les propositions du Medef sont intéressantes sur le diagnostic mais inquiétantes sur les solutions. On nous empile la flexibilité sans penser à la sécurité des employés. Le contrat de travail n’est pas responsable du chômage en France. Tentons une nouvelle voie que celle proposée par le Medef: moins de précariat, plus de salariat.

 

Elections présidentielles
Je souhaite la victoire de la gauche pas celle de Nicolas Sarkozy ou de la madone des sondages Alain Juppé.

08 Jan

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Hommage à François Mitterrand – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – Jarnac, vendredi 8 janvier 2016

par

Discours de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Hommage à François Mitterrand

Jarnac, vendredi 8 janvier 2016

Seul le prononcé fait foi

 

Cher-e-s camarades, cher-e-s ami-e-s,

François Mitterrand. Immense François Mitterrand.

Mitterrand, un homme d’histoire dans l’Histoire pour l’histoire. On ne sait pas comment le résumer. Il a tant vécu, il a tant accompli, il a tant de facettes. Et quand on pense pouvoir éclairer un de ses versants, de fait les autres restent dans l’ombre. C’est que sa vie fut trop riche, trop féconde, pour pouvoir l’embrasser d’un seul regard. Comme la France, si belle, si variée, si grande de sa diversité, Mitterrand est un roman. C’est peut être ce qu’avait voulu dire François Mauriac.

Oui, Mitterrand fut un grand homme. Cela se reconnait au fait que sa propre histoire se confond avec celle de la France. Mitterrand avait la passion de la France. De sa langue, qu’il maitrisait à l’infini. De sa littérature, qu’il côtoyait au quotidien avec gourmandise et qu’il pratiquait occasionnellement avec brio. A un tel niveau d’ailleurs, qu’il aurait très bien pu choisir d’aller chercher les faveurs des lecteurs plutôt que celles des électeurs.

Mais, Mitterrand fut pris par l’histoire, par la vie politique de la France, qu’il aimait par dessus tout. Mitterrand aimait toute la France et l’Europe. Il ne fut jamais rassasié de la France, de ses paysages. Il aimait Jarnac, le berceau de sa famille, sur ses terres dont il garda toujours la mémoire. Je tiens d’ailleurs à saluer son maire, François RABY. Merci également à Martine PINVILLE, Secrétaire d’Etat, Mohamed HADJ-BOAZA, le Premier Fédéral de Charente, merci au Député David COMET ainsi qu’au Président de l’agglomération, Jean-François DAURÉ, de nous accueillir ici en Charente.

Il existe une Charente presque immuable, me permettra-t-on de dire- c’est celle là que je garde en permanence dans mon cœur écrire François Mitterrand en 1994. Mitterrand resta toujours un peu ce jeune charentais, cinquième enfant d’une famille de huit. Il aimait sa famille. Elle s’est élargie depuis la rue Abel Guy. Elle est parmi nous aujourd’hui. J’en salue affectueusement tous les membres ici présents.

*        *        *

Mes chers amis, je voudrais aussi dire quelques mots rapides après les mots éclairants et touchants d’Hubert Védrine, que je salue chaleureusement. Oui, Mitterrand aimait la France plus que tout. Et quand on aime la France, comment ne pas aimer Mitterrand ? Nombreux, surtout à droite, sont ceux qui n’aiment pas vraiment Mitterrand. Ils veulent réduire ce géant à une caricature. Il a tant de replis dans son existence, que ces esprits mal intentionnés vont y loger leurs exégèses apocryphes et leurs controverses stériles.

Je me suis toujours interrogé sur la détestation des élites pour François Mitterrand. Elle tient à son parcours, à sa réussite, à sa culture qu’ils ne pouvaient nier. Elle tient surtout au fait que c’est le peuple français qui leur a imposé cet homme tout autant que cet homme s’est imposé au peuple de France.

Quant à la droite, que retiennent-ils de Mitterrand ? Que disent-ils de Mitterrand : que c’est l’ambition pure, « le » pouvoir pur et dur. Mais, Mitterrand, ce n’est pas l’incarnation du pouvoir ! Ce n’est pas le pouvoir, c’est la gauche au pouvoir. C’est ce que la droite déteste par dessus tout car la droite n’est pas avare de responsables qui aiment le pouvoir. Non, pour elle, Mitterrand a dérobé son bien. Souvenez-vous de la formule d’Alain Peyrefitte en 1970 : « Nous sommes au pouvoir pour trente ans si nous ne faisons pas de bêtises ». C’est ainsi, pour la droite, la gauche arrive toujours au pouvoir par effraction.

Pour Mitterrand, le pouvoir n’était qu’un outil, un outil indispensable pour changer les choses. Il a toujours exercé ses fonctions avec gravité, pour être à la hauteur de la confiance des Français. Alors oui, Mitterrand était un maître du pouvoir, car il était un maître du temps. Il faut suivre les mouvements du réel si l’on veut le chevaucher, un réel mouvant, où rien n’est blanc ou noir, où tout est gris clair et gris foncé. Mais surtout si le vainqueur de 1981 était un stratège qui savait « troubler l’eau pour pêcher », il savait que la politique est l’art de l’exécution. Mitterrand était parfois dur, comment le nier ? Mais il faut le dire, dans ce monde, le cœur se brise ou se bronze. Et il fallait avoir une détermination totale, tempérament trempé pour faire face au talon de fer du pouvoir gaulliste. On l’oublie souvent.

Très tôt, il est vrai, sous François, pointait déjà Mitterrand. Le charisme de Mitterrand précéda celui du Président. Il connaissait sa force de caractère et la force du charisme en politique. Jeune militant, il me dit un jour : « Vous êtes fumeur ? » «Non » lui répondis-je. « Et bien vous vous serez imposé le jour où rentrant dans une salle, on éteindra sa cigarette ». Le charisme c’est cela ! Je ne peux malheureusement le vérifier car il est maintenant interdit de fumer.

Mes chers amis, la droite ne déteste pas seulement Mitterrand parce qu’il incarne la gauche au pouvoir. C’est qu’il incarne aussi la gauche unie, ce que la droite craint par dessus tout. Mitterrand fut le refondateur du Parti Socialiste et en même temps l’artisan de l’union de la gauche. Il ne sépara jamais complètement les deux. L’unité est le talisman de la gauche, son origine disait-il. Homme de rassemblement plus que de synthèse, il chercha sans cesse ce qui renforçait la gauche.

Comment oublier que l’anniversaire que nous fêtons est en 2016, date anniversaire du Front populaire, rassemblement des gauches s’il en fut. Oui, avant 1981, il faut voir Épinay, ce travail de titan pour apprivoiser les ambitions, pour aligner les volontés.

Mitterrand était pragmatique pour trouver le point d’ouverture sur le réel, un bout par lequel l’agripper, pour l’orienter dans le sens de nos valeurs.

Mitterrand, quel bilan ! Le pouvoir, il ne l’a pas seulement conquis, il l’a exercé au service de nos valeurs. Je me souviens de ce soir du 10 mai 1981, où nous avons repris la Bastille. Je me souviens ensuite des mesures historiques, sur la peine de mort, sur les retraites, sur le temps de travail, sur la décentralisation, sur la liberté des ondes.

En quinze ans, François Mitterrand, l’homme qui aimait la France d’avant, inventa la France d’après. Comment oublier le choix visionnaire sur les SS-20, la réunification allemande ou les avancées européennes jusqu’à l’euro ?

Alors, oui, il y a eu 1983, car il y avait la mondialisation qui s’accéléra. Mais François Mitterrand pensait au-delà de 15 jours. Il fallait tenir pour inscrire la gauche dans la durée. Il fallait tenir pour s’inscrire dans l’alternance. Il fallait réussir pour que la France accepte enfin la gauche pour destin à défaut de dessein. Il faut reconnaître que les réformes sociales initiales n’ont pas été remises en cause. Il nous faut reconnaître le bilan de cette dette immense. Disons les choses : 1981 a permis 1997, a permis 2012. Alors, bien entendu, la critique est permise. Certains peuvent avoir la mémoire courte, nous, nous avons la mémoire vive. Il ne me revient pas de faire un inventaire, chacun a son Mitterrand. Nous connaissons les replis de son parcours mais pour nous, socialistes, François Mitterrand est un bloc. Et c’est moi qui le dit alors que j’avais inventé et revendiqué, jeune parlementaire, le droit d’inventaire.

Oui, mes chers amis, François Mitterrand fut un grand homme. Ce qui se reconnait au fait qu’il continue de nous parler alors qu’il nous a quitté. Homme de gauche et homme d’État, il est pour nous un homme de référence. Une figure tutélaire, qui nous a beaucoup appris. Que l’Égalité n’est jamais acquise, qu’elle est toujours un combat. Que lorsque la France rencontre une grande idée, elles font ensemble le tour du monde. Regardez aujourd’hui la COP 21 ! Que gouverner, ce n’est pas plaire, que l’Histoire est tragique, que le France est notre patrie et l’Europe notre avenir.

Oui, se souvenir de Mitterrand c’est toujours regarder vers l’avenir. Ses axiomes doivent nous animer au quotidien : assumer le pouvoir et assurer l’unité. Le Président de la République François Hollande connaît bien la pertinence actuelle de ces vérités éprouvées mais ô combien fragiles. On dit que François Hollande s’inspire de son illustre prédécesseur. Mais, enfin, quel homme de gauche ne le fait pas ! Par sa densité, Mitterrand exerce une attraction sur nous tous. Mais, ce n’est pas une obsession. Après tout, on peut réussir sa vie sans être François Mitterrand ! Je me dis que François Mitterrand qui a connu bien des flux et reflux de l’Histoire, aurait aimé être dans celle que nous vivons. Guerre, terrorisme, réfugiés, panne européenne, question de la Grèce dans la zone euro, montée du nationalisme en Europe et du Front national en France, crise de modèle, crise climatique, que de défis dans lesquels il aurait aimé plonger, que de changements, de métamorphoses qu’il aurait aimé accompagner.

« L’ivresse de la métamorphose » pour paraphraser Stefan Zweig dont il m’avait longuement entretenu. Au delà de l’homme, il tenait son livre, Le monde d’hier, comme un livre magnifique, ce qu’il est. Mais il me disait « on ne fait pas de la politique avec de la nostalgie, et lorsqu’on s’enferme dans hier, on finit par se couper de la vie ».

Oui, il faut avancer dans l’Histoire la torche à la main pour paraphraser Chateaubriand que Mitterrand aimait moins que Lamartine, la torche de ceux qui nous ont précédé nous éclaire. Mais elle ne remplace pas la nécessité de marcher nous-même. Et le plus grand enseignement de François Mitterrand réside dans le fait que la politique ce n’est pas la gestion boutiquière des choses en attendant les élections, mais de peser sur les événements.

Peser sur les événements, pour faire vivre ses valeurs c’est essentiel. Mais ne pas faire des valeurs un refuge pour éviter de peser sur les événements c’est indispensable.

Mes chers amis,

Commémorer Mitterrand, c’est commémorer la victoire du peuple de gauche tout entier. Il le disait lui-même, le 10 mai 1981, c’est l’espoir qui l’a emporté. C’est ainsi, le mitterrandisme est une aventure collective même si François Mitterrand est unique. Il ne faut pas attribuer au seul Mitterrand la responsabilité des succès de la gauche.

Je tiens d’ailleurs ici à saluer ses anciens ministres qui sont présents parmi nous aujourd’hui et qui ont été des artisans fiers et persévérants.

Chers camarades, chers amis,

Aujourd’hui, nous pensons très fort à François Mitterrand. Je sais que toutes et tous, nous nous retrouvons dans ce géant, qui nous donne encore sa force, qui anime encore nos esprits. Mémoire et Histoire sont intimement liées. Alors souvenons-nous, pour pouvoir avancer dans le temps, sur les mers déchainées du présent. Nous ne sommes pas seuls dans ce périple.

François Mitterrand croyait aux forces de l’esprit.

Il a tenu parole : il ne nous a pas quitté.

Je vous remercie.

 

 

Jean-Christophe Cambadélis

Premier secrétaire du Parti socialiste

 

06 Jan

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L’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1

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JCC europe 1 06012015

Jean-Christophe Cambadélis était ce mercredi 6 janvier 2016 l’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Sécurité et déchéance de nationalité : Jean… par Europe1fr

Projet de loi sur la sécurité : 

« C’est un débat bizarroïde : Un texte tronqué, pas encore examiné par le Conseil d’Etat, au conseil des ministres en février, au Parlement après et on nous dit déjà que nous sommes dans l’état policier !
Je l’ai dit lundi au Bureau national : Il faut être vigilant. Le respect des libertés et la sécurité ne sont pas incompatibles.
On ne peut pas vivre constamment dans l’état d’urgence.  La fin de l’état d’urgence ne veut pas dire la fin de la sécurité. La sécurité ne veut pas dire tout le pouvoir à la justice administrative
Nous sommes en guerre contre le terrorisme. Notre rôle c’est de faire de la sécurité pour les Français sans porter atteinte aux libertés.

On s’emballe sur des débats qui ne sont pas encore stabilisés parce qu’on est dans la polémique permanente ! Ça suffit ! »

Déchéance de la nationalité :

« Le feuilleton doit cesser. Il faut prendre une décision.
Faut-il l’union nationale contre le terrorisme? Réponse: oui. Faut-il mettre dans la constitution l’état d’urgence? Réponse: oui. Faut-il dénier le droit d’être Français aux terroristes qui nous dénient le droit d’être Français? Réponse: oui. Faut-il qu’il y ait des discriminations entre Français? Réponse: non, pas de discrimination entre les Français. Faut-il qu’il y ait des apatrides ? Réponse: non. Avec ces cinq items, on fait un texte de trois lignes et on se met d’accord à l’Assemblée nationale et au Sénat pour se débarrasser de cette question parce qu’il faut qu’il y ait l’état d’urgence dans la Constitution. »
Les parlementaires doivent prendre leurs responsabilités sur un texte stabilisé. On va arrêter le concours Lépine sur ce qu’il faudrait faire ou ne pas faire.

Nous avons eu un premier débat au Bureau national. Nous en aurons d’autres mais une fois que nous aurons pris une décision, il faudra s’y tenir »
Réforme constitutionnelle :

« Je crois qu’il faut arrêter de finasser à droite, il faut arrêter les arguties. »

 Corée du Nord :

« Je suis très inquiet vu la nature du régime. (…) Il faut que l’ensemble de la communauté internationale soit d’accord sur le fait que c’est dangereux, ensuite, il faut trouver le moyen de « casser le bras », si je puis dire, à ce dictateur. »

 

 

04 Jan

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L’invité d’Arlette Chabot sur LCI

par

LCI 04012016

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité politique d’Arlette Chabot sur LCI.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 

Je suis d’accord avec l’orientation du Président de la République. Il faut combattre l’EI par la coalition et le terrorisme par la cohésion.

Le président préconise des mesures pour combattre le terrorisme et rassembler les Français. Moi, vous me trouverez toujours aux côtés des Français pour la défense de leur sécurité, quand ces questions seront posées, en sachant que, je le ferai dans le respect du droit, des valeurs et de l’efficacité.

L’état d’urgence est indiscutable la déchéance de la nationalité est discutable. Discutable parce que ce n’est pas une ce n’est pas une valeur ou un principe ou une proposition qui vient de la gauche. Mais ce n’est pas indigne, parce que c’est déjà dans notre code civil (…).

Il faut dans ce débat raison garder. J’appelle la gauche et les socialistes à prendre de la hauteur vis-à-vis de ce débat. Je les appelle à discuter, à se respecter. Il n’y a pas les enfants de Pétain d’un côté et les protecteurs des terroristes de l’autre.  Il y a simplement des hommes et des femmes, des parlementaires, puisque c’est eux qui vont travailler sur le sujet, qui ont à trouver une solution pour rassembler l’ensemble des Français sur leur sécurité.

La discussion doit se mener. Je m’inscris dans le débat parlementaire. (…) Il y a plusieurs pistes, l’indignité nationale, la déchéance des droits civiques. Sur la déchéance de nationalité dont je vous ai dit ce que j’en pensais, il y a l’ouverture à tous les Français. Il y a à discuter à partir de l’orientation fixée.
A l’avenir il faut que les socialistes portent la bataille du droit du sol dans l’article 34 de la constitution car j’ai peur que petit à petit on en vienne à remettre en cause le droit du sol.

Dans l’esprit de concorde nationale, nous débattrons  sur la déchéance de la nationalité dès le 18 janvier, après les commémorations.
La droite aujourd’hui est dans le flou. Elle ne dit pas ce qu’elle veut. Elle est aujourd’hui dans l’hésitation par rapport à la réponse que l’on doit porter à ce problème récurrent et important, qui est la sécurité des Français face au terrorisme.
Alain Juppé c’est la vieille droite qui a les mêmes réflexes depuis tous temps quand on veut être en capacité de protéger les Français ; pour lui c’est un coup politique.

La déchéance de la nationalité n’est pas une idée de gauche. Le Président a choisi cette voie pour ouvrir la possibilité de l’union nationale car la droite fait ce préalable pour voter la réforme constitutionnelle. Donc le président de la République a choisi la formule a minima, qui est celle du Conseil d’Etat mais qui finit par poser plus de problèmes qu’en résoudre. C’est une piste qui est posée aux socialistes, à l’ensemble de la gauche, à savoir si l’union nationale vaut ce type de mesure. Sinon, quel type de mesure nous pouvons mettre en place pour garantir la cohésion nationale.

2016: Il faudra combattre le chômage, nous n’y sommes pas encore, même s’il y a ici ou là des chiffres qui sont positifs, même si la croissance est plus importante que d’aucun le pensaient. Il y a aussi le volet de la lutte contre la précarité auquel je tiens et nous ferons des propositions au cours du mois de janvier sur ce sujet, pour tous les gens qui sont déclassés et hors de notre système aujourd’hui. Et puis, il y a la dimension politique : rassembler l’ensemble de la gauche.

 

 

24 Déc

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Le Parti socialiste salue la mémoire d’Hocine Aït Ahmed

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C’est avec une grande émotion que nous apprenons la disparition de notre camarade Hocine Aït Ahmed, révolutionnaire algérien. Ce militant socialiste avait été un des principaux dirigeants du FLN et un défenseur acharné du pluralisme démocratique dans son pays, ce qui le conduisit à rompre avec le FLN et à fonder le Front des forces socialistes, le parti frère du PS en Algérie.

Emprisonné, évadé, exilé, Cet homme à la silhouette élancée et longiligne, toujours serein avait la noblesse des grands dirigeants, patients mais déterminés.

C’était le dernier d’une génération de fondateurs de l’Algerie indépendante, sincèrement attaché au développement de la démocratie et de la concorde civique. Il a représenté un courant important du socialisme démocratique au Maghreb.

Le Parti socialiste salue sa mémoire et il adresse ses condoléances au peuple algérien et aux militants du FFS qui perdent une grande figure.