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23 Sep

Commentaires fermés sur Juppé/Sarkozy ça va mal finir !

Juppé/Sarkozy ça va mal finir !

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Qui croire ? Il y a le Alain Juppé du Monde qui flatte son monde, et puis le Juppé de Valeurs actuelles qui flatte l’extrême droite. Côté cour, il s’agit de se présenter comme le rempart au Front national. Coté jardin il s’agit de montrer à la droite extrême ce qu’il avait dit avant Nicolas Sarkozy. Ce que Nicolas Sarkozy veut faire en deux temps, Alain Juppé veut le faire en même temps.

Il s’agit bien du problème stratégique de la droite : occuper le centre sans laisser d’espace à Marine Le Pen. Nicolas Sarkozy avec violence et constance a étiré la droite à droite. Il a piégé cette dernière et emporté avec, la nappe droitière et la vaisselle centriste. Le calcul pour probant qu’il fut – il remonte dans les sondages – affole Alain Juppé. Cette stratégie a des conséquences incalculables pour la France.

Si Nicolas Sarkozy échoue, il ouvre un espace sans précédent à la présidentielle pour Marine Le Pen. Cette dernière pariant sur l’échec de Nicolas Sarkozy se met en situation d’une OPA amical sur l’électorat sarkozyste. Elle rit sous cap des propos tenus dans les primaires des Républicains, il va être difficile à la droite de la diaboliser ! Elle va dans ces conditions atteindre dans les sondages des niveaux insensés.

Si Nicolas Sarkozy l’emporte, il sera prisonnier de ses déclarations et pourra difficilement se présenter comme le bouclier face au FN. Dans les deux cas si les candidats de droite remportaient la présidentielle, l’électorat de droite électrisé par la primaire, se réassurera aux législatives votant Front national pour être sûr que la droite classique applique son programme. C’est peu de dire que la droite classique, trop sûre de l’emporter, s’est piégée. Lorsqu’on voit Laurent Wauquiez manifester sur les mêmes thèmes que Steeve Briois à propos du démantèlement de la jungle de Calais, on imagine sans peine ce qui se prépare dans ce pays.

Voilà pour la tactique électorale. Mais pour le fond, l’ultra libéralisme thatchérien qui s’est emparé des Républicains sous l’impulsion de François Fillon et Bruno Le Maire, rend la droite incapable de combattre le Front national et surtout de rassembler le pays. D’autant que le phénomène n’est pas franco-français. Un tsunami national populiste plus ou moins xénophobe se prépare dans le monde occidental : de Trump au Brexit, des régionales en Allemagne à la présidentielle en Autriche. Partout la tendance est à un mélange de xénophobie autoritariste et au souverainisme nationaliste. Ce n’est pas le réveil des nations mais le nationalisme d’un occident éberlué de ne plus dominer la planète comme depuis le XIVème siècle. Il serait temps que la gauche sorte de son aigreur pour certains et de sa torpeur pour d’autres.

 

23 Sep

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L’invité de Brigitte Boucher sur LCP

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Capture d’écran 2016-09-23 à 11.26.18

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Brigitte Boucher dans « Politique Matin » sur LCP.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission (00’30’11):

 

Primaire citoyenne

« Le Conseil national a voté à l’unanimité la tenue d’une primaire. Le prochain CN finalisera les modalités d’organisation.

Je suis impartial mais je ne suis pas neutre. J’ai depuis longtemps estimé que le président de la République est notre meilleur atout à gauche vu les drames que nous sommes en train de vivre, la montée du nationalisme xénophobe dans tout le monde occidental et les difficultés économiques que l’on connait. Je prends parti parce que je pense que c’est la solution. Maintenant, c’est aux électeurs de choisir.

S’ils veulent un responsable politique qui n’affiche pas ses idées, il faudrait en choisir un autre mais c’est trop tard. Et puis M. Patrice Prat, pour pouvoir me donner des leçons, devrait rester au Parti socialiste, ce qui n’est plus son cas.

Tout le monde sait que la primaire sera massive, transparente et loyale. Tout le monde le sait. Il y a un discours côté jardin et un discours côté cour. J’observe que dans les réunions de préparation de la primaire il y a les représentants de M. Montebourg.

Quand vous demandez au PS des moyens pour votre campagne, c’est que vous êtes déjà dans la primaire. Nous ferons en sorte que chacun puisse participer dignement à la primaire.

Le parti radical a suspendu sa participation mais n’a pas quitté la Belle Alliance populaire. Ils sont plus que bienvenus au sein de la primaire.

Emmanuel Macron

L’objectif d’Emmanuel Macron n’est pas de renforcer la gauche puisqu’il est ni de droite ni de gauche.

Europe / montée des nationalismes

Notre génération n’est pas prête à affronter le nationalisme xénophobe qui hante l’Europe et particulièrement la France

Il y a urgence, il y a nécessité à se reprendre, j’appelle la gauche et l’ensemble des progressistes à se rassembler.

Les Républicains

J’observe qu’avec Nicolas Sarkozy c’est la trumpisation des primaires.

Nicolas Sarkozy propose un pacte d’assimilation! Jean-Marie Le Pen lui-même ne l’avait jamais dit.

Nous réglons les problèmes. Il suffit de voir la sécurité sociale que nous sauvons et que la droite veut détruire.

Calais

Ne serait-on pas capables de repartir 10 000 réfugiés alors que l’Allemagne en accueille des millions ?

Élections législatives

Je dis à tous les socialistes: quand un homme quitte son poste de député c’est une femme qui sera candidate. Je tiens à la stricte parité aux législatives.

Je suis confiant. Il y aura une grande et large unité aux élections législatives

20 Sep

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L’invité de l’Épreuve de vérité sur Public Sénat avec AFP, Radio Classique et Les Echos

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L'épreuve de vérité 20092016

Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de Michel Grossiord, Michaël Szamès, Lucile Malandain et Jean-Francis Pécresse dans L’Epreuve de vérité sur Public Sénat avec Radio Classique, AFP et Les Echos.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission:

Sur les propos de Nicolas Sarkozy sur « Nos ancêtres les gaulois »

Ça fait un peu l’histoire pour les nuls. On a retrouvé le Nicolas Sarkozy d’avant, il nous fait une rechute !

Nicolas Sarkozy propose un pacte d’assimilation, sous-entendu il y aurait des Français qui ne seraient pas « de souche » et c’est exactement ce que prône le Front national. Et même ça, Jean-Marie Le Pen n’a jamais osé le dire, dans aucune de ses déclarations.

Nicolas Sarkozy construit un programme commun entre une droite extrême et l’extrême droite

Sarkozy est critiqué sur la formule sur les gaulois mais sur le reste, tout le monde s’aligne sur ce qu’il propose. Je n’entends aucune nuance. Sarkozy et Juppé, ce sont les frères siamois de la même politique.

La France marche au mélange et elle marche bien.

Présidentielle 2017

On n’est pas candidat, ou pas, à cause des sondages, on l’est pour un dessein pour la France. (…) Les discours de François Hollande infusent. Je pense que c’est plus ouvert qu’on ne le dit.

La fraternité laïque c’est la possibilité du vivre ensemble. (…) La société n’est pas apaisée car elle a été percutée par le terrorisme. Nous voulons une France fraternelle, nous voulons une France sans césure entre les Français.

Le bilan du quinquennat je veux le confronter au projet de la droite. On a pas réussi sur tout, mais on a réussit à redresser la France. Nous pouvons prétendre avoir réussi à avoir remis la France sur les rails.

Je serais impartial mais je crois que le Président peut se présenter et qu’il doit se présenter. Ceci est nécessaire pour la France.

Gauche irréconciliable? 

La gauche est irréconciliable depuis 1920 ce qui ne l’empêche pas de s’unir. L’histoire montre que quand la gauche est unie, elle travaille bien ensemble comme dans les collectivités locales.

Sur les primaires: « Je n’ai pas peur de la confrontation et je pense qu’elle peut être salutaire »

Dans la primaire de La Belle Alliance Populaire nous aurons toutes les positions de la gauche et nous trancherons sur qui sera le candidat.

La primaire est un moyen de rassembler.

Si Arnaud Montebourg n’y est pas, nous ne serons pas présent au 2e tour de l’élection présidentielle. Certains ont une stratégie punitive vis-à-vis du président de la République. Pour eux il ne s’agit pas d’avoir un candidat face à la droite mais de faire trébucher François Hollande.

Je propose que l’on concentre les bureaux de vote dans des endroits où il y a un fort taux de vote à gauche.

Emmanuel Macron

Il n’est ni de droite ni de gauche, il ne peut donc pas participer à une primaire de la gauche.

Front national/ Les Républicains

La droite revient et en plus elle prévient sur un programme violent pour le corps social et irréalisable.

Les Républicains ne sont pas raisonnables parce qu’ils sont dans une primaire. Avec eux c’est « plus à droite que moi tu meurs »

Les quatre Dalton de la droite – et je ne vous dirais pas qui est Joe –  sont dans la surenchère. Ils finissent par dépasser dans les mots Marine Le Pen.

Marine Le Pen dit que le Front national est « et droite et de gauche » moi je dis qu’il est d’extrême droite! Ce qui fonde le FN , ce qu’elle ne peut gommer, c’est le souverainisme xénophobe

Alain Juppé est friable en campagne: On le voit, il s’énerve vite, on l’a vu récemment à Strasbourg. (…) Il est très rapidement droit dans ses bottes. Il est aussi attaquable que Nicolas Sarkozy.

Il est possible que la gauche ne soit pas au second tour de l’élection présidentielle c’est pour cela qu’il faut tout faire pour la rassembler et apaiser les tensions.

Réfugiés 

Le gouvernement cherche à régler le problème. L’accueil s’impose à tout le monde. Ce n’est pas de l’autoritarisme mais de la solidarité nationale.

17 Sep

Commentaires fermés sur « À Rouen, Jean-Christophe Cambadélis veut engager « la belle alliance » pour 2017 », interview à Paris Normandie

« À Rouen, Jean-Christophe Cambadélis veut engager « la belle alliance » pour 2017 », interview à Paris Normandie

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Paris Normandie publie une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ci-dessous ou en cliquant ici:

 

Vous présiderez ce dimanche à Rouen la deuxième des dix universités de l’engagement du PS. Mais de quel engagement parle-t-on? Celui des militants pour le parti socialiste, ou celui du PS pour la France?

Jean-Christophe Cambadélis : Eh bien les deux : il s’agit de s’engager pour défendre une certaine vision de la France qui soit tout à la fois fraternelle, laïque, égalitaire et bien sûr garante des libertés, mais aussi de s’engager dans la Belle Alliance Populaire, c’est-à-dire le rassemblement de toutes les forces progressistes, écologistes, réformistes de notre pays.

Sur quelles bases construire la « convergence à la présidentielle et aux législatives» que vous appelez de vos vœux?

Je crois qu’il y aura tout d’abord un rejet de ce que propose la droite tant sur le plan des libertés et de la remise en cause de notre état de droit, que du programme inégalitaire qu’elle veut soumettre au pays. C’est-à-dire, en fin de compte, un programme commun entre une droite extrémisée et l’extrême droite. Ensuite il y aura ce nouveau quinquennat, donc de nouvelles propositions et de nouvelles possibilités de converger non pas sur la critique de ce qui a été fait, mais sur ce qui doit être fait.

Selon vous, le PS a perdu énormément de temps à s’efforcer d’organiser une primaire de toute la gauche. Vous le regrettez? N’était-ce pas une tentative nécessaire?

C’était une tentative nécessaire. Nous avons constaté que pour des raisons que je respecte mais qui sont pour moi sectaires, on n’a pas voulu que les socialistes et en tout état de cause le président de la République, participe à cette primaire au prétexte qu’il était critiqué par une partie radicale de la gauche. Nous en avons beaucoup débattu de janvier à juin où les congrès des partis communiste et écologiste ont fermé la porte à ces primaires de toute la gauche. Donc maintenant, il faut construire une primaire de la Belle Alliance Populaire dans laquelle, de toute façon, les idées défendues par la gauche de la gauche et les positions écologistes seront représentées, ainsi que celles de la majorité du parti socialiste et sa social-écologie.

Quel regard portez-vous sur la primaire de la droite?

C’est une primaire en trompe-l’œil dans laquelle Nicolas Sarkozy a imposé ses thèmes et son calendrier. Aujourd’hui il y a un programme de la droite qui a été adopté en juillet. C’est la colonne vertébrale de ce que les candidats défendront dans la campagne présidentielle. Certes, il y a des différences d’attitude entre les candidats mais, pour les deux principaux, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé ce sont les frères siamois d’une même politique.

Mais n’est-ce pas cette primaire qui, implicitement, règle le calendrier du PS et celui du presque candidat François Hollande?

La droite a son calendrier. Elle désignera son candidat mais j’ai toujours pensé que cette primaire ne réglera pas son problème stratégique, à savoir faut-il être dans une position classique de centre droit ou faut-il aller plus à droite sur les terres du Front National ? Les questions resteront pendantes, même si son représentant sera désigné et donc, il y aura un deuxième candidat de droite. Pour sa part, le Parti socialiste fera sa primaire au mois de janvier. Donc la désignation de notre candidat ne dépendra pas de la primaire de la droite…

Non mais la position de François Hollande peut-être?

La position de François Hollande, je crois, se déterminera par rapport au pays, pas par l’espace politique qui serait offert par l’un ou par l’autre candidat de la droite.

C’est compliqué aujourd’hui d’être le chef d’une famille aussi divisée alors que le chef de l’État développe l’idée d’une France fraternelle?

Eh bien nous essayons d’être fraternels au sein du PS, en respectant les personnes, les idées… Cela demande de la patience, de l’attention et c’est ce que je tente de faire tant au bureau national que dans les universités de l’engagement que nous organisons dans toutes les régions de France.

Cela demande de la sévérité aussi: on vous sait très remonté contre l’ancien ministre de l’Économie Emmanuel Macron, au point d’envisager d’exclure d’éventuels soutiens. C‘est une position difficile à tenir?

Non, je ne fais que redire les règles du Parti socialiste parce que nous ne pouvons pas vivre ensemble si nous ne respectons pas les statuts que nous nous sommes donnés. C’est très simple, et valable pour ceux qui seraient amenés à soutenir Emmanuel Macron s’il était candidat, ou toute autre personne, contre le candidat désigné par la primaire et soutenu le PS.

Pour la première fois, si l’on en croit les sondages, la gauche court le risque de ne pas être présente au second tour de l’élection présidentielle. Vous y croyez?

C’est une possibilité, comme celle que Les Républicains n’y soient pas ou le Front National. Aujourd’hui, les Français ne connaissent ni les candidats, ni les programmes pour la présidentielle. Donc je crois que les sondages sont hors sol. Ils ne seront sérieux et intéressants qu’au mois de février, où tout sera sur la table.

Quel est votre plan d’action, d’ici là?

Trois choses. Tout d’abord défendre le bilan du gouvernement qui est bien meilleur que ce que l’on dit. Ensuite indiquer l’enjeu de la présidentielle – qui est quasiment un enjeu de société – et dire dans quelle République nous voulons vivre. Enfin explorer ce que serait un prochain quinquennat. Il existe les cahiers de la présidentielle, présentés et animés par Guillaume Bachelay, et il y aura des propositions faites à l’ensemble des Français le moment venu. Dans ces universités de l’engagement, nous ébauchons des discussions sur ce que pourrait être une école refondée, une fraternité républicaine, une justice territoriale à laquelle nous tenons beaucoup…

Comprenez-vous le désarroi des Français face à des mœurs et manœuvres politiques qui offrent parfois un spectacle assez peu reluisant?

Tout à fait : nous sommes en voie de déstructuration de l’espace politique avec une multiplication des candidatures à l’élection présidentielle. Tout le monde se lève le matin en se disant : pourquoi pas moi ? Une phase de décantation est nécessaire, car les Français méritent un débat digne sur les problèmes et enjeux auxquels nous sommes confrontés.

On parle beaucoup d’un besoin de clarification, y compris parmi les militants du PS qui peinent parfois à s’y retrouver dans les déclarations des uns et des autres. Comment faire?

La primaire de la Belle Alliance sera là pour ça : les thèses des uns et des autres seront présentées, il y aura des débats et, à partir de là, les citoyens de gauche voteront. Ensuite, tout le monde pourra se rassembler.

Pour construire l’avenir, avez-vous déjà des pistes?

En cette étape, je ne voudrais pas rajouter au brouhaha ambiant. Il faut construire un paysage politique, donner aux Français des points de repère. C’est ce que nous faisons dans les universités de l’engagement. C’est aussi ce que fait le président de la République qui ne s’est pas jeté dans la mêlée mais éclaire les enjeux pour le pays.

 

Propos recueillis par Franck Boitelle

17 Sep

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« Les idées qui existent dans la gauche s’exprimeront dans les primaires de la Belle alliance populaire », interview à La Voix du Nord

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La Voix du Nord

La Voix du Nord publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Les “universités de l’engagement” qui commencent à Lomme sont-elles une façon de faire campagne sans candidat?

Un peu. C’est une manière de réfléchir ensemble aux enjeux. C’est une façon agréable de ne pas peopliser la pré campagne présidentielle. C’est une façon efficace de fixer les repères de l’élection.

Et de faire campagne pour François Hollande?

D’abord de faire campagne pour les idées progressistes dans ce pays, avant de trouver un candidat, à travers la primaire. D’indiquer que la présidentielle sera fortement marquée par un débat autour de la nature de la République que nous voulons, par la nécessité ou pas de continuer l’oeuvre européenne et enfin quelles solidarités nous voulons construire dans un monde ouvert. Après que ces enjeux soient fixés, il s’agira de trouver le candidat le mieux à même de diriger la France dans les années à venir.

Est-ce que le PS a les moyens humains et financiers pour organiser une primaire aussi large qu’en 2011?

Il a les moyens humains. Tenir entre 8000 et 10 000 bureaux de vote, c’est encore dans ses capacités. Il a les moyens financiers. C’est peut-être le parti qui a les finances les plus saines. Nous n’avons pas été obligés de déposer le bilan comme Les Républicains, après l’affaire Bygmalion. Nous n’avons pas les difficultés financières comme les communistes ou les Verts. Nous n’avons pas la nécessité de nous financer dans les banques russes comme le FN. Nous avons une gestion saine et les économies fortes.

Cette primaire est-elle une façon de relégitimer Hollande ou est-elle vraiment une compétition équitable?

C’est une manière de légitimer le candidat qui sortira de la primaire, dans une situation où il y a beaucoup de fragmentations dans notre pays, particulièrement à gauche. Le peuple de gauche s’interroge sur le sens, les compromis à faire, la manière d’aborder les problèmes. Le débat permettra d’y voir plus clair et de trancher sur la couleur du candidat de la gauche à l’élection présidentielle.

Et de trancher entre le gouvernement et les frondeurs?

Il y aura encore des congrès pour le faire. Il ne faut pas confondre une élection présidentielle et un congrès. Une présidentielle c’est tout à la fois un passé pour les candidats, une pratique, une présidentiabilité et des propositions faites aux Français, ce n’est pas un débat de congrès.

Le périmètre peut-il évoluer pour aller au-delà du PS et des écologistes réformistes?

Nous l’avions souhaité dès le mois de janvier. J’avais osé cette formule: une primaire de Macron à Mélenchon. Emmanuel Macron s’en est allé sur d’autres rives. Jean-Luc Mélenchon a refusé de sauter dans le bain. Le Parti communiste et les Verts ont décliné l’offre en congrès. Nous faisons une primaire de la Belle alliance populaire, qui dépasse le Parti socialiste. Nous ouvrons à des syndicalistes, des associatifs, des écologistes, des républicains et des militants du terrain. Nous espérons que ce sera le plus large possible. Les idées qui existent dans la gauche s’exprimeront dans les primaires de la Belle alliance populaire.

Quel rôle doit jouer Martine Aubry dans cette primaire?

Elle est une grande voix de la gauche, un repère pour de nombreux citoyens. Elle dira le temps venu ce qu’elle pense. Elle le fera à sa façon, qui est comme toujours exigeante. Ce que je peux souhaiter c’est que Martine Aubry, quand elle l’estimera nécessaire, éclaire les enjeux.

Vous ne lui dites pas qu’il faut soutenir celui que surnommiez en 2009, quand vous souteniez Martine Aubry, “pervers pépère”?

Je n’intime d’ordre à personne. Pas plus à Martine Aubry qu’à Christiane Taubira. Chacun doit se prononcer en fonction de ce qu’il estime nécessaire pour la France.

Christian Paul veut lancer un nouveau parti en 2017 avec le PCF et EELV. Vous même avez lancé la Belle alliance populaire. Le PS passera-t-il l’hiver?

Je le crois. Parce que nous soutiendrons tous le même candidat à la présidentielle. Parce que nous nous présenterons tous sous les mêmes étiquettes aux législatives. Et que nous savons qu’il ne peut pas y avoir de recomposition de la gauche sans que le PS en soit le vecteur. Il y a beaucoup de moulinets pour la primaire, mais nous serons tous dans le même bateau après la présidentielle.

Vous parlez d’investiture. Peut-il y avoir un accord avec les communistes s’ils ne participent pas à la primaire?

Les communistes ne sont pas disposés à passer un accord. Les écologistes encore moins. Mais, vu la violence de l’attaque de la droite contre la République et notre modèle social, la raison l’emportera. Il faut, face au bloc réactionnaire, un front des progressistes.

La droite est votre meilleur argument.

Dans une élection, il y a la droite, la gauche, l’extrême droite et l’extrême gauche. Il faut choisir son camp. Dans les sondages, on fait état de ses sympathies, dans une élection, on élimine.

Vous espérez l’élection d’un président par défaut?

On est toujours un peu élu par défaut. Depuis la naissance de la Ve République, c’est la difficulté de nos institutions. Mais je ne crois pas qu’il y ait un candidat qui épuise tous les débats. Il n’y a pas d’homme providentiel. Donc les électeurs seront contraints de faire des choix: “j’ai des désaccords avec untel, mais je ne peux pas accepter que la France tombe dans les mains de tel autre.

 

Propos recueillis par Matthieu Verrier

16 Sep

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L’invité de Jean-Michel Aphatie sur France Info

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Capture d’écran 2016-09-16 à 10.35.36

Jean-Christophe Cambadélis à répondu aux questions de Jean-Michel Aphatie, Fabienne Sintes, Guy Birenbaum et Gilles Bornstein sur France Info.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Cambadélis sur Hinkley Point : « Je suis depuis… par franceinfo

Retour sur la prestation de Nicolas Sarkozy dans L’Emission politique

Sur la rétention des fichés S : « Ce qui est discutable, c’est la formule sur les fichés S. Nicolas Sarkozy la redéploie à chaque émission alors qu’il sait que le Conseil d’Etat nous a indiqué qu’il n’était pas possible sur la base d’un simple renseignement d’interner les personnes inscrites sur ces fichiers »
Sur le terrorisme, nous voulons maintenir l’Etat de droit. Nicolas Sarkozy veut s’émanciper de l’Etat de droit

Alain Juppé est sur tous les thèmes le frère siamois de Nicolas Sarkozy. Il ne se distingue de Nicolas Sarkozy que sur l’identité, qu’il souhaite « heureuse ». Pour le reste, le regroupement familial, les fichiers S, toute une série de choses, il avait pensé et dit avant Nicolas Sarkozy ce que ce dernier dit. C’est une question de posture, pas de fond

Présidentielle 2017
On est dans une phase particulière avec un pays en colère. Dans les sondages on choisit, dans les élections on élimine.
Je trouve que François Hollande au pouvoir s’est bonifié: il a toujours son sang-froid mais il a une gravité qu’il n’avait pas auparavant.

Alstom

Il y a à la fois une attention et une action du gouvernement pour trouver des marchés pour l’entreprise. Il faut trouver une solution viable. Je ne crois pas que la nationalisation soit une réponse.

Evacuation de la ZAD de Notre-Dame des Landes

La situation à Nantes est explosive. M. Retailleau pousse au crime si je puis dire. De toute façon il faudra appliquer ce qui a été voulu par nos concitoyens. On évacue dans les conditions où cela peut se faire.

Situation des migrants
Je note que Marion Marechal Le Pen emploie les mêmes termes que M.Wauquiez sur ce sujet.

Les associations sur place le disent : la situation n’est pas viable. On traite le problème.

Démission d’Emmanuel Macron
Une partie de la droite se porte sur Emmanuel Macron car elle n’est pas satisfaite de l’offre politique à droite. C’est Emmanuel Macron qui a décidé de partir. Il y avait un désaccord politique ? Non. Il est parti car il y avait un espace politique à occuper. Mais ça il ne l’a pas dit. C’est lui qui s’est coupé de nous pour servir une ambition personnelle. La politique gouvernementale, y compris ses aspects les plus contestables, il en est co-auteur.

Primaire citoyenne
Dans la primaire de la Belle Alliance Populaire il y aura toutes les couleurs de la gauche. Tout le monde pourra juger et à la fin tout le monde se rassemblera derrière le gagnant.

16 Sep

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Sang-froid, détermination et conviction, interview à Cap Finistère

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ITW Cap Finistère

Cap Finistère publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

A qui s’adresse l’université de l’engagement qui se tiendra le 24 septembre à Brest ?

A tous les militants bien sûr, sympathisants et électeurs de gauche qui refusent de voir notre pays tomber aux mains d’une droite extrême et d’une extrême droite.

Sur quels sujets plancheront les socialistes pendant cette journée ?

Sur les sujets qui préoccupent les Français : l’emploi d’abord et toujours, la sécurité collective de notre pays, l’Europe mal en point avec la montée des nationalistes xénophobes. Nous débattrons aussi de la Belle Alliance Populaire, cette stratégie qui pour la première fois cherche à unir hommes et femmes de gauche, écologistes, démocrates, républicains mais aussi syndicalistes, associatifs et bien sûr citoyens. Enfin, nous aborderons l’organisation concrète des primaires. Après les débats, ateliers et controverse tout au long de la journée, nous terminerons par un grand meeting qui nous permettra de fixer les enjeux face à la droite et l’extrême droite.

A ton avis, quelles devront être les principales qualités des militants socialistes durant les 6 mois qui viennent ?

Du sang-froid, de la détermination et de la conviction. Sang-froid car les milieux financiers veulent créer les conditions de l’éviction des socialistes du paysage politique des présidentielles. De la détermination à défendre le redressement de la France et à comparer ces premiers résultats aux programmes réels de la droite, qui a un véritable projet de société autoritaire et inégalitaire. La conviction enfin que les Français n’ont pas encore fait un choix alors qu’ils ne connaissent ni les candidats de la droite ou de la gauche et encore moins leur programme.

 

Propos recueillis par Jean-Yves Cabon

 

14 Sep

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Le Rendez-vous de la Rentrée : La fête des associations, de la culture et de la citoyenneté !

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Affiche FACC 2016

 

La Fête des Associations, de la Culture et de la Citoyenneté c’est samedi !

Une belle occasion de découvrir ou redécouvrir le tissu associatif qui fait la richesse de nos quartiers.

Dans une ambiance conviviale et chaleureuse, vous rencontrerez les habitants, associations, acteurs culturels pour un temps privilégié d’échange et de partage.

Tout au long de la journée, vous pourrez profiter de nombreux ateliers et animations, ainsi que des 3 espaces de découvertes : le « Village Associatif », le «Village Culturel » et le « Village citoyens ».

Une journée ainsi placée sous le signe de la solidarité, en présence de François DAGNAUD, Maire de l’arrondissement, d’Halima JEMNI, première adjointe et déléguée sur le quartier Place des fêtes, de Karine GAUTREAU, adjointe au maire en charge de la vie associative, Mahor CHICHE, chargé de la démocratie locale, Eric THEBAULT, chargé de la culture et d’Olivier NASSO, Directeur de la maison du Combattant et des Associations.

Gratuit et ouvert à tous, l’évènement vous offrira de belles découvertes !

Rendez-vous : samedi 17 septembre de 11h à 18h – Place des fêtes. Pour plus d’informations cliquez ici.

14 Sep

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Conférence de presse sur le bilan du quinquennat – Oui ça va mieux ! La preuve en chiffres dans nos départements – Mercredi 14 septembre 2016

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2016-09-14 - Conférence de presse bilan du quinquennat département par département-11

Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste, Bruno Le Roux, président du groupe socialiste, écologistes et républicain (SER) à l’Assemblée nationale et Didier Guillaume, président du groupe socialiste et républicain au Sénat ont tenu une conférence de presse commune sur le bilan du quinquennat département par département.

2016-09-14 - Conférence de presse bilan du quinquennat département par département-15

 

Retrouvez la vidéo de la conférence de presse ci-dessous:


Conférence de presse : le bilan départemental… par PartiSocialiste

 

Crédit photos: Mathieu Delmestre

12 Sep

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L’invité de Caroline Roux dans « Les 4 vérités » sur France 2

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Les 4 vérités 12092016

 

Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 12 septembre 2016 l’invité de Caroline Roux dans « Les 4 vérités » sur France 2.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

 


Actu – Les 4 vérités, Jean-Christophe Cambadelis par telematin

 

 

Primaire de toute la gauche

« En janvier, j’ai déjà dit que j’étais personnellement pour une primaire de Macron à Mélenchon. Entre temps, Emmanuel Macron est parti vers d’autres rivages, Jean-Luc Mélenchon a refusé, le parti communiste veut une primaire des anti-gouvernementaux, les écologistes ont fait leur propre primaire donc il reste au Parti socialiste à organiser une primaire de la gauche de gouvernement, c’est ce que nous faisons.

Je tends la main à toute la gauche. Si elle n’est pas unie, elle ne sera pas présente au second tour de l’élection présidentielle. Nous serons éliminés et ça durera longtemps. La gauche doit se rassembler.

Primaire de toute la gauche ? C’est un peu tard mais pas désespéré. Cela ne doit pas être une formule pour cacher la division des frondeurs.

Nous avons bataillé, on a perdu beaucoup de temps pour faire en sorte qu’une partie qu’il y ait une primaire de toute la gauche (…) mais une partie de la gauche estimait ne pas pouvoir faire de primaire avec une autre partie de la gauche.

Election présidentielle

Il ne faut pas se fixer sur les sondages : on ne connaît ni les candidats ni les programmes.

« Marine Le Pen paraît tellement apaisée qu’elle pourrait participer à la primaire des Républicains! Et pendant ce temps là Nicolas Sarkozy surfe sur les thèmes du Front national ».

Gauche

Je crois que la gauche a besoin de toutes ses voix y compris de celle de Christiane Taubira.

Il faut essayer de créer une convergence à l’élection présidentielle et aux législatives. Il faut barrer la route à une droite qui s’extrémise et à une extrême droite qui se banalise. Il ne faut pas désespérer. Il faut mener la bataille contre la droite.
C’est ce que nous allons faire au Parti socialiste à travers nos universités de l’engagement. Il faut dire ce qu’est le programme de la droite et se rassembler.

Quand on voit la minorité du PS s’émietter entre 4 candidats je dis « rassemblons nous »

Sécurité / Terrorisme

« Le gouvernement fait ce qu’il y a à faire. Je n’aime pas cette manière de stigmatiser l’action de nos forces de sécurité. Il faut raison garder. Nous sommes dans une société démocratique. L’action menée par nos forces de sécurité est efficace. Nous faisons tout ce qui est possible là bas et ici pour réduire les risques. Tout est perfectible mais nous avons les instruments pour lutter ».