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19 Oct

Commentaires fermés sur Présentation du 5e cahier de la présidentielle – Conférence de presse – Mercredi 19 octobre 2016

Présentation du 5e cahier de la présidentielle – Conférence de presse – Mercredi 19 octobre 2016

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Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste, Guillaume Bachelay, secrétaire national chargé de l’animation, de l’expression et de la coordination des pôles et Nawel Ouwer, secrétaire nationale à la justice et aux libertés publiques ont présenté le cinquième cahier de la présidentielle intitulé « Renforcer et protéger la démocratie »

 

Retrouvez la vidéo ci-dessous:


Présentation du cinquième Cahier de la… par PartiSocialiste

Crédit photos: Mathieu Delmestre

18 Oct

Commentaires fermés sur L’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV

L’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV

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19h Ruth Elkrief 18102016

 

Jean-Christophe Cambadélis était ce mardi 18 octobre l’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

Manifestation des policiers sur les Champs Elysées

Les agressions multipliées contre les policiers sont inadmissibles et intolérables, mais quand on est responsable de l’ordre public on ne peut pas s’émanciper de l’ordre public.

Primaire de la droite

En août lors la parution du livre de Nicolas Sarkozy j’ai été le premier à dénoncer son discours autoritaire et inégalitaire. Maintenant je m’attaque à Alain Juppé. Sarkozy, Juppé… ils sont tous d’accord pour fracasser notre modèle social.

Il y a un programme commun à droite, ils sont d’accord sur tout. Le désaccord porte sur des postures.

Sur le livre « Un président ne devrait pas dire ça »

Je conçois vouloir la transparence mais je n’excuse pas les petites phrases.

La présidence gaullienne, la colline inspirée, les yeux dans les yeux des Français comme le veut Alain Juppé ne correspond pas à notre modernité.

Il y a un certain nombre de propos de table, dont certains blessants, qui ont été révélés.

Présidentielle de 2017

Le président va décider ou non d’être candidat avec l’ouverture des candidatures en décembre. La balle est dans son camp. C’est au président de décider s’il pense que sa candidature est nécessaire au vu de la situation de la France. On a mis en place un dispositif à gauche qui permettra de choisir notre candidat. Le président décidera en temps et en heure.

Les uns et les autres doivent dire le soir du résultat « Je soutiens celui qui a remporté la primaire ».

Mon rôle c’est de faire en sorte que notre candidat soit capable de l’emporter, que la gauche reste centrale ou suffisamment haute pour être le 1er groupe d’opposition à l’Assemblée nationale.

Il y a un problème stratégique avec Emmanuel Macron: Il veut rassembler la droite et la gauche ce qui fait progresser l’extrême droite et l’extrême gauche.

Il faut combattre la droite et faire en sorte que le Front national n’entre pas dans l’espace républicain.

Plébiscite de Jean-Luc Mélenchon ? « Il n’a pas encore choisi : la gauche « classique » ou Beppe Grillo? « .

15 Oct

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« Condamnés à nous rassembler ou à disparaître », interview à La Provence

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ITW La Provence 15102016

La Provence publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

L’université de l’engagement qui aura lieu dimanche à Marseille est-elle faite pour le PS ou au-delà?
Nous l’avons faite avec Martine Aubry à Lille, avec des frondeurs et des proches d’Emmanuel Macron en Bretagne, avec Gérard Collomb à Lyon. On cherche à rassembler tout le monde. A Marseille, ce sera le cas.

Les députés marseillais avaient boudé Manuel Valls lors de sa venue en septembre…
Je ne pense que personne ne me boudera. Nous nous connaissons bien. Et puis il s’agit de préparer la primaire, de dialoguer avec les militants, de faire des mises au point après le débat de la droite.

Qu’en avez-vous pensé?
Très long, très techno. Chacun était dans son couloir. Ce qui surgit, c’est que la droite est très à droite. Personne ne peut le nier sur le plan économique. Ils sont tous dans des programmes thatchériens. Sur l’identité, ils ne sont pas en désaccord, mais ils formulent différemment leur proximité avec le Front National.

Vous venez dans une région où la gauche est réduite à portion congrue… L’exemple à ne pas suivre au niveau national?
Vous voulez dire le laboratoire de l’horreur? Malgré l’enthousiasme, la combativité et le dévouement à notre cause, elle est réduite à témoigner et à soutenir une droite qui se distingue de moins en moins de l’extrême-droite. Pour les militants et les cadres socialistes, c’est insupportable. C’est cette situation que je veux conjurer au niveau national.

Que peut espérer le PS à la présidentielle et aux élections législatives?
Au-delà de la présidentielle qui n’est pas jouée, la législative dessinera un paysage jamais vu en France. Il n’y aura pas de communistes dans l’Assemblée, très peu d’écologistes, un groupe frontiste. Nous allons assister à une nouvelle époque. La question à gauche est de savoir si on constate les bras ballants ou si on fait en sorte qu’on ait encore un mot à dire sur l’avenir de la France.

Comment conjurer le sort?
D’abord en se rassemblant. La primaire le permet autour d’une personnalité. Ensuite nous ferons l’unité des progressistes en comparant ce que nous avons fait avec ce que la droite veut faire. Il ne s’agit plus de ressasser ses colères. Nous sommes condamnés à nous rassembler ou à disparaître.

Les confidences de François Hollande, qui passent mal à gauche, ne vont pas vous aider…
Le président de la République voulait faire une mise au point à travers une série d’interview et des livres. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne s’est pas facilité le travail. Les extraits présentés sont contradictoires à la mise au point.

Avez-vous, comme Claude Bartolone, des doutes sur sa volonté d’être candidat ?
On peut s’interroger sur sa démarche. Mais moi je n’ai aucun doute. C’était une mise au point avant le grand départ. Je partage l’interrogation sur la méthode, mais je n’en tire pas les mêmes conclusions. Cela s’inscrit dans une volonté de remonter sur son cheval. On en discutera car je suis loyal, mais aussi lucide.

Faudra-t-il remettre le curseur à gauche pour retrouver votre électorat?
Ce qui est fait n’est plus à faire. Qui dit nouveau quinquennat dit nouveaux objectifs. Ils se déclinent en cinq idées simples: reconstruction européenne, une France pour tous, une croissance verte, la sécurité collective et la lutte contre le précariat. La droite parle d’identité, mais jamais de la fracture sociale.

 

Propos recueillis par François Tonneau

14 Oct

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L’invité de Benjamin Sportouch sur RTL

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Jean-Christophe Cambadélis était ce vendredi 14 octobre 2016 l’invité politique de la matinale de RTL. Il répondait aux questions de Benjamin Sportouch.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

Primaire de la droite / débat
« Il n’y avait pas de gagnants hier soir: c’était très barbant sur la forme et sur le fond ils sont tous d’accord. Ils ont un programme commun, qui est une régression sociale sans précédent, un programme libéral qu’on n’a pas vu depuis 30 ans, et les propositions sont datées et à contre cycle économique. Franchement ça fait beaucoup pour des candidats à l’élection présidentielle.

Avec un condamné, un mis en examen et un délateur, la droite n’a pas de leçon à donner à François Hollande »

Sur la sortie du livre  Un président ne devrait pas dire ça

« On est excessif avec le président de la République, ça devient maladif mais il ne se protège pas de cet excès.

Il y a un devoir de silence mais aussi un devoir de transparence. Il aurait été plus juste d’écrire son propre livre.

Je suis étonné mais pas déboussolé par les confidences de François Hollande. Se confier à ce point, il y a de quoi s’étonner mais je pense que François Hollande voulait clarifier les choses.

Il y a une volonté de François Hollande de mettre au clair, de faire une mise au point de son quinquennat.
François Hollande a toujours la volonté d’être candidat mais il ne se facilite pas la tâche.

Aujourd’hui le président de la République est encore en situation de rassembler l’ensemble de son camp ce qui n’est pas le cas d’autres. »

Primaire de la la Belle alliance populaire

« Je suis un acteur engagé, je suis impartial mais pas neutre ».

11 Oct

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L’invité de Mardi politique sur RFI et France 24

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Jean-Christophe Cambadélis était ce mardi 10 octobre 2016 l’invité de Roselyne Febvre et Frédéric Rivière dans Mardi Politique sur RFI et France 24.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

 

 

Attaque de policiers à Viry-Châtillon

Sur les propos de Bernard Cazeneuve : « On cherche querelle sur des mots qui n’ont pas vocation à absoudre les faits. Tout le monde est d’accord sur le fait que c’est un acte inqualifiable et qu’il y avait une intention du tuer ».

« La police est présente partout où il y a nécessité. Les policiers faisaient leur travail et cela visiblement gênait.

Je ne crois pas que la légalisation du cannabis soit la clé magique à l’arrêt des problèmes dans les quartiers.

Notre société est devenue de plus en plus violente. Le passage à l’acte est de plus en plus clair.

Cette violence dans notre société est verbale, symbolique et réelle ».

Report de la visite de Vladimir Poutine / Syrie

« François Hollande a dit que si le président Poutine venait en France, il le recevrait mais pas lors de l’inauguration initialement prévue.

Pour François Fillon la question de la Russie est réglée : il faut être dans le camp de la Russie. (…) Quand on discute avec Poutine faut-il être de son avis ou dire qu’il faut cesser les bombardements d’Alep? Je suis de ceux qui veulent faire cesser les bombardements. »

Montée des nationalismes

« Le niveau de popularité de Trump est inquiétant. Malgré toutes ses déclarations, une partie des américains partage sa vision. (…) C’est une des manifestations de la montée du nationalisme xénophobe dans le monde occidental et de la peur du « Grand remplacement » ».

Primaire de la Belle alliance populaire

« Je ne fais que rappeler les statuts du Parti socialiste: les socialistes ne peuvent soutenir que le candidat issu des primaires de la Belle alliance populaire. Sinon ils seront exclus du PS.

Aujourd’hui la stratégie de Monsieur Macron est que François Hollande ne se représente pas.

Primaire de la droite

« Je suis dans le « ni-ni »: ni Sarkozy, ni Juppé! J’ai attaqué Nicolas Sarkozy en août à la sortie de son livre et maintenant Alain Juppé. On ne choisit pas son adversaire. On les cogne tous les deux.

Je constate que Marine Le Pen n’attaque jamais Alain Juppé, elle le pense trop centriste. Mais elle attaque Nicolas Sarkozy car ils sont sur les mêmes thèses.

On ne peut pas combattre le Front national en étant sur ses thèses sur l’identité et en étant très libéral sur le social.

En pavant le chemin à Marine Le Pen en la dédiabolisant, en étant plus à droite quelle sur certains sujets, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy lui ramènent des électeurs.

Election présidentielle de 2017

Candidature de François Hollande « Le bilan ne peut à lui seul fonder une candidature pour un nouveau quinquennat. C’est par rapport à la France et aux Français qu’il doit se déterminer. »

Arnaud Montebourg a reconnu qu’il avait commis une erreur.

En février nous aurons le paysage réel de la présidentielle. Aujourd’hui les sondages sont hors-sol. Car il n’y a que des inconnues.

Les gens ne seront plus dans la supputation mais dans le choix.

11 Oct

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« La France a besoin d’un chemin équilibré », interview à Nice Matin

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Nice Matin publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou bien lire ci-dessous:

 

Arnaud Montebourg a décidé de participer à la primaire socialiste. C’est un soulagement pour vous ?
Oui, parce que cette primaire peut démarrer. Elle sera je pense un grand succès populaire et permettra de dégager le représentant ou la représentante de la gauche de gouvernement.

En 2011, 2,7 millions de Français y avaient pris part. L’objectif est d’en avoir autant en janvier ?
Si c’est possible, évidemment. Mais nous partons tardivement. Même si nous mettons les bouchées doubles. Il nous avait fallu plus d’un an pour préparer la précédente, là nous n’avons que trois mois. Mais nous ferons tout pour qu’elle soit attractive, transparente et représentative.

Il vous reste à convaincre Emmanuel Macron d’y participer…
C’est à lui de décider. Mais je conçois que ce soit pour lui compliqué, à partir du moment où il estime n’être ni de droite ni de gauche. Donc participer à une primaire de la gauche, même de gouvernement, lui posera un problème.

En même temps, un premier tour de la présidentielle mettant aux prises François Hollande, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon serait un suicide collectif pour la gauche…
Tout à fait. C’est pour cela que j’appelle au rassemblement de l’ensemble de la gauche, car le programme de la droite est très à droite sur les questions d’identité et très libéral sur les questions sociales. Si demain la gauche était par malheur éliminée, nous aurions un pays très à droite avec des conséquences sociales incalculables.

Vous avez déclaré que l’avenir du PS était en jeu. N’est-il pas déjà mort, écartelé entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon ?
Non. Pour l’instant, il y a un effet d’optique, dans la mesure où le candidat de la gauche de gouvernement n’est pas encore connu. Le jour où nous aurons désigné notre candidat, tout le monde le soutiendra, toutes les nuances de rose seront là et ça changera le paysage.

La raison ne commande-t-elle pas à François Hollande, très impopulaire, de renoncer, pour le bien du PS justement ?
La question du désamour sera posée à tout gouvernement. Aujourd’hui, vous avez environ 30 % de citoyens pour le Front national, 35 % pour les Républicains et 10 à 12 % pour l’extrême gauche. Dans ces conditions, la popularité est très difficile à obtenir. Ceci étant, le débat doit porter non pas sur la popularité, mais sur la personne qui doit diriger la France dans les cinq années à venir et pour quoi faire. Et ça changera complètement la réflexion des Français lorsqu’ils auront devant eux un choix clair.

Si vous deviez exercer un droit d’inventaire, qu’est-ce qui a été raté et réussi durant ce quinquennat ?
Ce qui a marché, c’est le redressement du pays, sans être sanctionné par les marchés ni par une explosion sociale. La France a besoin d’un chemin équilibré pour se redresser, pas des oukases, des anathèmes et de l’exclusion. Cette touche-là, cette Hollande touch, qui est un sens de la mesure sur toutes les questions, a été mal perçue, mais elle est le seul moyen pour sortir la France de l’ornière.

Vous tapez beaucoup sur Alain Juppé en ce moment. Vous rêvez que Nicolas Sarkozy gagne la primaire ?
Moi je suis dans le ni-ni, ni Sarkozy ni Juppé. J’estime que Nicolas Sarkozy est trop à droite pour la France, tandis que Alain Juppé est nulle part et en même temps je le trouve trop à droite sur le social, mal préparé, daté et peu maîtrisé. Par rapport aux défis posés à la France, la droite n’a ni les réponses, ou quand elle les a, elles sont celles d’hier. Mais encore moins les hommes ou les femmes capables de s’inscrire dans ce juste équilibre qui est en revanche porté par François Hollande.

Vous avec vraiment le sentiment que plus on va approcher de la présidentielle, plus les Français vont prendre conscience de la radicalité des projets de la droite ?
Oui. On va passer du jugement sur le moment au jugement sur le prochain quinquennat. A ce moment-là, les Français vont comparer les programmes. Or, pour des raisons internes à sa primaire, la droite a été très violemment à droite sur l’identité, et plus encore de manière incroyable sur les questions sociales. C’est un programme autoritaire et d’exclusions, d’inégalités. D’un seul coup, les Français vont se dire « Qui ? Pour quoi faire ?». Cela va modifier totalement la donne de la présidentielle.

 

Propos recueillis par Thierry Prudhon

08 Oct

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Visite à la société WeillRobert

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Le 19ème arrondissement est riche d’entreprises à la pointe de leur métier. Chaque semaine je rends visite à ces entrepreneurs.

Ce vendredi, j’ai eu le plaisir de découvrir les dernières innovations de la société WeillRobert, spécialisée dans la Publicité sur Lieu de Vente (PLV). img_0179

De la conception à la fabrication de matériel de markeing et de merchandising visuel, le Président Pierre-Alain Weill imagine depuis 40 ans les présentoirs de demain. Son entreprises compte 42 salariés, et développe ses compétences au cœur de ma circonscription.

De belles découvertes et un grand bravo à ce visionnaire qui depuis des années n’a cessé de se réinventer pour devancer les tendances !

Un véritable trésor dissimulé dans les hauteurs des Buttes-Chaumont!

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Crédit photos: Mathieu Delmestre

08 Oct

Commentaires fermés sur «Pour une nouveau quinquennat rose», interview au Figaro

«Pour une nouveau quinquennat rose», interview au Figaro

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Le Figaro publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Emmanuel Macron est de plus en plus candidat. Diriez-vous comme Nicolas Sarkozy qu’il est un «donneur de leçon» ?

Pourquoi voudriez-vous que je soutienne, ou que je m’intéresse à un candidat qui ne veut, ni du soutien de la gauche en général, ni de celui du PS en particulier et qui refuse la primaire… Emmanuel Macron a fait sa carrière à gauche et il se veut un avenir à droite. Un jour, il sera rattrapé par cette absence de choix. Mais je ne veux pas faire de caractérisation personnelle comme le fait Nicolas Sarkozy, car j’aurai dû le faire quand Emmanuel Macron était à gauche.

Pourquoi ne l’avez-vous pas fait à ce moment-là ?

Le problème avec Emmanuel Macron, n’est pas un problème personnel, il est éminemment politique. Qu’est ce qu’il
cherche à part lui? Nul ne le sait ? Au fond, il veut faire échouer la gauche, empêcher le président de la République, se substituer à Alain Juppé et à François Bayrou, battre Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, tout en renouvelant de fond en comble l’espace public. On doit appeler cela l’ambition, en tout cas le manque d’inhibition.

Son succès dans les sondages, n’est-il pas le signe d’un éclatement du PS, du rejet des appareils ?

Je ne le crois pas. Pour l’instant, Emmanuel Macron a plus de soutien dans l’électorat de droite qu’à gauche, même s’il y est soutenu par quelques parlementaires. Il profite d’un moment particulier où la gauche ne sait pas si François Hollande sera candidat et où la droite ne sait pas qui sera son candidat. Dans ce moment incertain, ambigu et flottant , il crée l’illusion d’être le substitut aux deux solutions. Quant au rejet des partis, il a toujours existé avant une présidentielle. François Bayrou a utilisé ce créneau jusqu’à la corde. C’est un grand classique de la vie politique française… Lecanuet, Servan-Schreiber, Tapie, Bayrou, ils ont tous joué de ce registre.

Vous êtes samedi à Lyon avec Gérard Collomb pour l’une de vos universités de l’engagement. Emmanuel Macron ne vous oppose-t-il pas désormais ?

Nous sommes assez amis et nous avons assez cheminé ensemble pour pouvoir nous retrouver dans un meeting contre la droite, et particulièrement contre Laurent Wauquiez. Le maire de Lyon estime que les sondages vont faire le travail : selon lui si Emmanuel Macron s’impose dans les sondages, les socialistes suivront. Mais il ne dit pas que si François Hollande s’imposait, il ne le suivrait pas…

Les cadres du PS viennent de lancer un appel à soutenir la candidature de François Hollande. Peut-il seulement se présenter au vu des sondages ? «Vous risquez pire que moi», n’est-ce pas déprimant ?

François Hollande, dans ce quinquennat, je l’ai vu tomber amoureux de la France et des Français. Un malentendu s’est installé. Il a compris que les Français sont intraitables mais qu’ils voulaient être traités, il a cherché à les rassembler, parfois au détriment de son propre camp. Ce sont les institutions de la Ve République qui veulent cela. On a voulu voir dans cette volonté de trouver un chemin de rassemblement, une indécision, alors qu’il faut beaucoup de sang-froid, une grande volonté, une capacité d’écoute.

Le problème posé à François Hollande s’il était candidat serait le suivant : un deuxième quinquennat, pour quoi faire ? Il ne s’agit pas de choisir le meilleur défenseur de la gauche, mais le meilleur à gauche pour défendre la France. Car je crois que les Français choisiront un président de temps de guerre. Cela présuppose une capacité à l’assumer. Pour le reste, je souhaite que le prochain quinquennat soit un quinquennat rose. Après avoir redressé la France, il doit reposer sur un socle de cinq idées simples : la reconstruction européenne, une France pour tous, une croissance verte, une sécurité collective et surtout, la lutte contre le précariat. Cela fait 20 ans que tous les politiques de gauche et de droite ont mis au cœur du débat la question nécessaire mais non suffisante de l’économie et de l’entreprise. Il est temps de revenir au débat sur la société, de s’attaquer à cette plaie française qui est une France à plusieurs vitesses. Cette fracture non traitée par le discours politique, est un impensé, elle mine la cohésion nationale et sociale. Elle est la source de la colère française.

Cette plaie est-elle vraiment impensée au FN ou chez Jean-Luc Mélenchon ?

Le Front national tente de substituer à cette question éminemment sociale une question identitaire, censée expliquer les raisons sociales de cette précarité. S’il y a fracture sociale, elle serait due à l’immigration voire aux français de culture musulmane. Or les exclure, les reléguer ou les raccompagner aggraverait la crise nationale sans régler la crise sociale. Jean-Luc Mélenchon a saisi cette faille dans notre société mais il en a tiré d’autres conclusions: il faut opposer la France d’en bas à celle d’en haut pour qu’enfin ce problème soit résolu. Ce faisant, il ouvre une nouvelle fracture dans notre cohésion nationale, qui n’est pas de même nature que celle du FN.

Vous souhaitez des primaires apaisées mais la haute autorité est déjà saisie pour absence d’impartialité de la direction du PS.

Je ne dirais pas cela. La gauche est fragmentée, divisée, émiettée et elle ne se rend pas compte du danger. Ce danger n’est pas spécifique à la France. Il parcourt toutes les démocraties occidentales. Elles s’interrogent sur la fin de l’hégémonie de leur civilisation, elles ont peur du «grand remplacement», ce qui provoque un courant de plus en plus massif souverainiste, nationaliste, xénophobe. Quand on voit les États-Unis, l’Angleterre, l’Autriche, la France, l’Allemagne, la Hongrie, on voit bien que c’est le sujet du jour. C’est face à cela qu’il faut se rassembler. Pour ce qui est du cas du PS, il ne faut pas confondre le rassemblement nécessaire et la liberté de chacun d’appeler au soutien de son candidat préféré. Que l’on n’utilise pas l’appareil du PS pour tel ou tel candidat, je l’accepte. Mais que l’on interdise à des dirigeants de souhaiter un candidat, c’est de l’intolérance.

François Hollande ne va-t-il pas avoir besoin de toutes les voix dès le premier tour ?

Les candidatures sont libres et doivent permettre d’animer le débat. Avec un candidat venant du MoDem comme Jean-Luc Bennahmias ou des écologistes comme François de Rugy, c’est une manière de montrer que cette primaire va au-delà du PS. Et honnêtement, je n’ai pas l’impression que le président de la République, s’il est candidat, soit menacé par qui que ce soit. Dans les sondages sur les primaires, de droite ou de Gauche, on fait intervenir soit un vote de gauche dans la droite, soit un vote de droite dans la gauche.

Certains appellent pourtant à voter aux deux primaires pour empêcher un nouveau duel Hollande-Sarkozy. Vous n’y croyez pas ?

Alain Juppé n’est pas à ce point menacé qu’il déclenche une avalanche de parjures abjurant les valeurs de la gauche pour le sauver. Et puis Alain Juppé aux primaires, c’est Marine Le Pen aux législatives… Car si Nicolas Sarkozy est trop à droite pour la France, Alain Juppé est nulle part. Trop centriste sur l’identité pour la droite, trop ultra-libéral sur le social pour la gauche. Et je comprends que Marine Le Pen, dans ces conditions, l’épargne. Quant aux électeurs de droite et d’extrême droite, je ne les vois pas venir arbitrer un débat dans une gauche dont on dit dans les sondages qu’elle ne sera même pas au second tour. Pas plus que je ne vois les mélenchonistes ou les duflotistes soutenir un candidat qui serait obstacle au leur. Donc tout cela est construction.

 

Propos recueillis par Sophie de Ravinel

03 Oct

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L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique et Paris première

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce matin aux questions de Guillaume Durand sur Radio Classique et Paris Première.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

 


« Les offres politiques à droite sont… par radioclassique

 

Election présidentielle et éventuelle candidature de François Hollande

Quand on a mis le pays en guerre contre le terrorisme, on ne l’abandonne pas au moment où les Français doivent voter.

L’objet de la prochaine présidentielle ce n’est pas l’actuel quinquennat mais celui à venir.

On ne part pas en campagne sans y réfléchir avant.

Le président regarde le paysage politique se mettre en place.  Il a vu les sorties de Nicolas Sarkozy et d’Alain Juppé. Ces deux offres politiques l’une autour de la question de l’identité, l’autre autour de la remise en cause de notre modèle social sont dangereuses pour notre pays.

Il faut fonder la présidentielle par rapport à un objectif. Il faut se déterminer par rapport à la France et aux Français.

 

Il y a à gauche une recherche d’équilibre budgétaire. (…) Faire reculer le chômage c’est une bataille de tous les jours

Primaire de la Belle alliance populaire / élection présidentielle de 2017

Je pense qu’Emmanuel Macron ne se présentera pas à la primaire de la Belle alliance populaire puisqu’il se dit « ni de gauche ni de droite ».  (…) Il fait sa vie comme il l’entend, ce n’est pas mon sujet.

La stratégie de Macron? Si François Hollande ne se présente pas: centre gauche, si Alain Juppé est battu : centre droit.

Si la gauche est sèchement battue à la présidentielle et si nous n’avons pas un groupe parlementaire massif à l’Assemblée, nous serons condamnés à soutenir les Républicains dans leur confrontation avec le Front national et donc à disparaitre. (…) Les autres offres politiques de la gauche ne seront pas pour autant une alternative et donc il y aura pour des années et des années de marginalisation de la gauche dans ce pays.

Arnaud Montebourg a fait un pas très important hier en déclarant qu’il était contre la fragmentation et qu’il soutiendrait le gagnant de la primaire.

Dans mon combat pour le remembrement de l’ensemble a gauche, hier est une pierre blanche.

La primaire de la Belle alliance populaire sera la primaire de toute la gauche par procuration. C’est à dire que toutes les idées de la gauche seront représentées dans la primaire même si tous les acteurs de la gauche ne seront pas présents.

 

02 Oct

Commentaires fermés sur Conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis à l’issue du Conseil national – dimanche 2 octobre 2016

Conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis à l’issue du Conseil national – dimanche 2 octobre 2016

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2016-10-02 - Conseil National-117

Retrouvez la vidéo de la conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis à l’issue du Conseil national du Parti socialiste le dimanche 2 octobre 2016:

 


Conseil national 2 octobre : conférence de… par PartiSocialiste

Crédit photos: Mathieu Delmestre