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28 jan

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Incidents à Audincourt: Quand on veut être respecté, il faut être respectueux

par

logops160

Les coupures de courant, les invectives, les tentatives pour interrompre un meeting politique sont inadmissibles en démocratie.

On ne peut tout à la fois réclamer un pays exemplaire sur les principes républicains et se comporter comme des antirépublicains.

Et si l’on veut être respecté, il faut être respectueux.

La volonté d’interrompre un meeting renoue avec des méthodes que l’on croyait disparues en Europe.

26 jan

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« Un raz de marée contre l’austérité », Interview dans Le Parisien

par

logoparisien

Le Parisien publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

La nette victoire de Syriza en Grèce vous a-t-elle surpris ?

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS : C’est un raz-de-marée contre l’austérité. Le peuple grec ne supportait plus la politique menée depuis des années qui a abouti à ce que 25% de la population vive sous le seuil de pauvreté. Il était illusoire de croire que les Grecs plébisciteraient dans les urnes cette politique qui les vidait de leur sang.

Jean-Luc Mélenchon promet le même avenir au PS français qu’à son homologue grec, le Pasok. Que lui répondez-vous ?

Qu’il faut être à la hauteur du moment plutôt que de se lancer dans des querelles subalternes qui laisseraient à penser que le seul but du vote grec est de voir le Parti socialiste  disparaitre.

Quelle va être la conséquence de ce vote en Europe ?

Alexis Tsipras (NDLR : le leader de Syriza), appuyé par le peuple grec, va renforcer le camp de ceux qui veulent réorienter la construction européenne et mettre définitivement fin à l’austérité. La nouvelle politique européenne doit maintenant faire plus pour la croissance et l’emploi.

Le PS va-t-il appuyer la demande de Syriza de renégocier la dette grecque ?

Le PS n’est pas pour étrangler le peuple grec. Les socialistes français ont toujours estimé que la troïka (BCE, FMI, Banque mondiale) était illégitime et qu’elle appliquait à la Grèce des solutions insupportables. Tout ce qui peut soulager le fardeau du peuple grec doit être envisagé, discuté et négocié.

Vous donnez l’impression de soutenir Syriza alors que jusque-là le PS était plus proche de son homologue grec, le Pasok ?

Le Pasok a été défait en novembre 2011 lorsque Mme Merkel et M. Sarkozy ont interdit au Premier ministre Georgios Papandréou (leader du Pasok) d’organiser un référendum sur l’euro. Le peuple grec a été blessé de se voir imposer par la France et l’Allemagne les modalités de son action. Peu après, le Pasok en a payé le prix. Dans le même temps, Syriza s’est recentré, acceptant de rester dans l’euro et prenant ses distances avec les positions extrêmes. Il était logique que le parti de Tsipras occupe la place du Pasok avec les thèmes qui étaient les siens en 1974. (NDLR: fin de la dictature) Toutefois le Pasok fait mieux que les 3% qu’on lui promettait. C’est toute la gauche qui progresse.

Jean-Luc Mélenchon rêve d’une fédération de toute la gauche de la gauche incluant les écologistes pour balayer le PS…

La Grèce n’est pas la France. L’histoire du PS est différente de celle du Pasok et celle de Mélenchon n’est pas identique à celle de Tsipras. Ce n’est pas un meeting à Japy (à Paris) qui fonde une plate-forme commune et des candidats communs. Je fais observer qu’à la différence de la Grèce il y a en France un parti d’extrême-droite qui est aujourd’hui à près de 30%. Parier sur la destruction du PS créerait les conditions d’un débat droite – extrême droite et marginaliserait pour longtemps les gauches et les écologistes.

Quel rôle peut jouer François Hollande à partir de cette nouvelle donne ?

Cette élection place François Hollande en intercesseur. Il peut parler aux deux camps : les tenants de l’austérité et ceux qui s’y opposent. Dans le nouveau statut qui est le sien depuis les événements dramatiques du 7 janvier, il a là un nouveau rôle en Europe, difficile mais possible.

 

Propos recueillis par Philippe Martinat

 

25 jan

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Carnet de route – deuxième étape du 22 au 23 janvier 2015

par

PDC

Jean-Christophe Cambadélis poursuit son tour de France entamé mi-janvier. Cette semaine, il s’est déplacé dans le  Nord – Pas-de-Calais.

Le périple a débuté à Lens, le 22 janvier, par un déjeuner de presse avec plusieurs parlementaires socialistes comme le jeune député Nicolas Bays, les députées Brigitte Bourguignon, également secrétaire nationale aux sports, Jacqueline Maquet, ainsi que Yann Capet, député de Calais et Premier secrétaire fédéral. Déjeuner au cours duquel les journalistes ont pu interroger les dirigeants locaux du PS ainsi que le Premier secrétaire sur leur appréciation de la situation politique, notamment dans un département ouvrier où le vote FN est fort.

Dans l’après-midi, le marathon a débuté par la visite de l’usine Aquarese de Billy Berclau dans la zone industrielle la plus importante du département, et qui doit beaucoup à l’ancien député-maire socialiste, Marce Cabiddu, disparu en 2004. Ce fleuron de l’innovation française est une illustration des possibilités de reconversion de ces
régions qui ont été marquées par la désinsdustrialisation et la fin des mines. Aquarese est spécialiste de la découpe de toutes sortes de matériaux par jet d’eau abrasif. Cette entreprise réalise 80% de son chiffre d’affaires dans l’aéronautique et l’automobile. L’apport de fonds européens a été déterminant.

La suite de l’après midi a été consacrée à la rencontre avec le réseau d’aide de la ville de Wingles. Ce qui a permis de rappeler l’importance du mouvement associatif dans l’action publique et l’ampleur des enjeux sociaux dans la région en matière de pouvoir d’achat pour les gens qui ont des petits retraites – certains doivent faire vivre quatre à cinq personnes avec une seule retraite de 400 euros – ou en matière de logement. Ce réseau d’aide compte une quarantaine de bénévoles et il regroupe la municipalité, le centre
communal d’action sociale et quelques associations. Il agit pour plus de cent soixante familles, parfois, jusqu’à Lilles ou Arras.

La journée s’est terminée après une rencontre avec les cadres de la fédération socialiste du 62 à Wingles par les voeux de la Douzième circonscription du Pas-de-Calais où Nicolas Bays et Jean-Christophe Cambadélis ont pu intervenir devant 6oo personnes.

La deuxième journée a débuté tôt par un petit déjeuner à Denain avec la députée-maire Anne-Lise Dufour et les candidats socialistes du secteur. Jean-Christophe Cambadélis était accompagné de Gilles Pargneaux, le Premier secrétaire de la fédération du Nord et député européen, ainsi que Pierre de Saintignon, Premier-adjoint à Lille et candidat socialiste à la présidence de la future Grande région Nord – Pas-de-Calais – Picardie.

Après la visite de la médiathèque l’Odysée à Lommes en compagnie des candidats socialistes aux départementales pour les secteurs de la métropole lilloise, Jean Christophe Cambadélis a visité avec Pierre de Saintignon le complexe Euratechnologies, une plate-forme qui favorise le développement économique et social par le transfert de technologies et l’innovation grâce au rapprochement des mondes de la recherche, de l’enseignement supérieur et de l’économie. Cet équipement bénéficie amplement de fonds européens. Il ensuite a retrouvé la maire de Lille, Martine Aubry.

Dans les locaux de la fédération, les deux dirigeants ont tenu une conférence de presse avec Gilles Pargneaux, Pierre de Saintignon, le Président du Conseil général, Didier Manier et plusieurs parlementaires socialistes du Nord.

Après le déjeuner, le Premier secrétaire du Parti socialiste a visité Réussir en Sambre à Maubeuge, un regroupement de plusieurs structures dont une mission locale et d’une maison de l’emploi qui se propose d’accompagner porteurs de projets et d’initiatives économiques et de l’économie sociale et solidaire, demandeurs d’emploi, salariés souhaitant se former ou se ré-orienter, ou encore des entreprises qui recrutent.
L’étape maubeugeoise s’est terminée par une rencontre avec les candidats socialistes et les militants autour du député Rémy Pauvros.

La dernière étape a conduit Jean-Christophe Cambadélis sur la route d’Orchies où il a retrouvé le sénateur maire Dominique Bailly pour une rencontre avec les militants du Douaisis puis les habitants aux vœux de Dominique Bailly où le Premier secrétaire a remis devant cinq cents habitants d’Orchies la médaille de la ville au premier adjoint Guy Derache.
Cet ancien équarrisseur, pompier professionnel, et délégué syndical FO, est en charge des travaux et de la voirie. Engagé depuis 50 ans PS, autant d’années au service de ses concitoyens.

Prochaines étapes, dans la Vienne et le Loiret, les 29 et 30 janvier.

Retours en photos sur ces deux jours de déplacement dans le Nord-Pas de Calais
(crédits photos Olivier Clément)

 

 

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19 jan

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Carnet de route – Premières étapes du 15 au 17 janvier 2015

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Jean-Christophe Cambadélis entame un tour de France depuis la mi-janvier. Il a démarré par le Rhône, l’Ardèche et la Drôme.

Jeudi 15 janvier, après un déjeuner de presse à Lyon entouré de David Kimelfeld, Maire du 4ème arrondissement de Lyon, premier fédéral PS du Rhône, d’Annie Guillemot, Maire de Bron, Sénatrice du Rhône, et d’Hélène Geoffroy, Maire de Vaulx-en-Velin, il a visité l’immeuble Woopa à Vaulx-en-Velin et rencontré les entrepreneurs de l’immeuble sur le thème de la transition énergétique et de l’économie sociale et solidaire. Durant l’après midi, il s’est notamment entretenu avec les socialistes de Vénissieux et ceux du « Nouveau Rhône ».

La fin de l’après midi a été consacrée à la rencontre d’un jeune entrepreneur, grossiste en téléphonie et multimédias, qui emploie plus de 20 salariés, et à celle d’un épicier du 3éme arrondissement de Lyon (depuis 1929), véritable personnalité du quartier. M. Bahadourian lui a fait apprécier sa « caverne d’Ali Baba ».

Le Premier secrétaire du PS en Rhône-Alpes et Jean-Christophe Cambadélis, ont présenté leurs voeux à la fédération et lancé les élections départementales. La journée s’est conclue, tard, par un dîner très convivial avec les candidats aux prochaines élections départementales, mais aussi David Kimelfeld, Pierre-Jean Zannettacci, Maire de l’Abresle, Florence Perrin, Conseillère régionale, Jean-Louis Touraine, député, Sylvie Guillaume, Vice-Présidente du Parlement Européen…

Jean-Christophe Cambadélis a repris la route et était ce 16 vendredi janvier en Ardèche. Après un déjeuner avec la presse en présence du Président du Conseil Général de l’Ardèche Hervé Saulignac, de Philippe Finiels, Premier secrétaire fédéral de l’Ardèche, de Barnabé Louche, secrétaire de section de Privas, 1er fédéral adjoint.
Ils ont d’abord visité le domaine de Cheylus, tenu par Gerben Tonkens, viticulteur de Saint-Julien-en-Saint-Alban et Falviac. Jean-Christophe Cambadélis a ensuite inauguré les locaux entièrement rénovés de la Fédération d’Ardèche qui débordaient de militants et sympathisants à Privas, et revu l’exposition «Jaurès, le parcours» de la Fondation Jean Jaurès, avant de présenter ses voeux aux militants ardéchois, en présence de Sabine Buis, députée de la 3ème circonscription de l’Ardèche, du Président du Conseil Général, notamment.

Samedi 17 janvier, le Premier secrétaire du Parti socialiste a inauguré les nouveaux locaux de la Fédération de la Drôme, à Valence, en présence entre autres de Didier Guillaume, Président du Groupe SRC au sénat, Béatrice Frécenon, Première Secrétaire fédérale du PS de la Drôme, Adjointe au Maire à Bourg-de-Péage, Jean-Yves Dupriez, secrétaire de la section de Valence et de très nombreux militants et élus de la Drôme. Avant de reprendre le TGV à Valence, Jean-Christophe Cambadélis a déjeuné avec les élus de la Drôme.

Prochaines étapes, dans le Pas-de-Calais et le Nord, les 22 et 23 janvier

Retours en photos sur ces 3 jours de déplacement dans le Rhône, l’Ardèche et la Drôme
(crédits photos Mathieu Delmestre)

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18 jan

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L’invité du Grand Rendez-vous d’Europe 1 – I télé – Le Monde

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Grand RDV 18012015

 

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité du Grand Rendez-vous d’Europe 1 – I>Télé – Le Monde.

 

Vous pouvez retrouver ci-dessous les vidéos de l’interview:

 


Le Grand Rendez-Vous avec Jean-Christophe… par Europe1fr


Le Grand Rendez-vous avec Jean-Christophe… par Europe1fr

16 jan

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Réaction de Jean-Christophe Cambadélis aux propos de Jean-Marie Le Pen

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logops160

Les propos de Jean-Marie Le Pen portent atteinte à l’honneur de la France

Les propos de Jean-Marie Le Pen qui sous-entendent que les « services » français seraient à l’origine de la tuerie de Charlie Hebdo doivent être condamnés comme une provocation dérisoire qui porte atteinte à l’honneur de la France.

Au moment où la France se rassemble pour lutter contre le terrorisme, ces propos intolérables dépassent l’entendement.

14 jan

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Mon discours lors des voeux à la presse – Mercredi 14 janvier 2015

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Jean-Christophe Cambadélis présentait ce mercredi 14 janvier 2015 ses voeux à la presse.


J-C Cambadélis présente ses voeux 2015 à la… par PartiSocialiste

Retrouvez ci-dessous le discours qu’il a prononcé à cette occasion:

 

Discours de Jean-Christophe Cambadélis
Vœux à la presse – Mercredi 14 janvier 2015
(seul le prononcé fait foi)

Mes vœux à vous et à vos proches !
Mes vœux à votre profession qui a été endeuillée !
La liberté d’expression n’est pas un vain mot.
Les milliers de crayons brandis depuis une semaine en sont l’image.

Mesdames, Messieurs,

La France, pendant trois jours durant a subi une attaque terroriste.
La France a été attaquée pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle fait.
La France fait bloc autour des valeurs de la République.
La France a défendu la liberté avec les armes de l’égalité et de la fraternité.

Pour le Parti socialiste, le message hier soir unanime du bureau national fut le suivant : « Face à une attaque sans précédent, il faut une réponse sans précédent ».

Il faut de la lucidité, du discernement et du courage. Vous comprendrez que je commence par souligner l’action de l’exécutif.

Le Président de la République a su avec une économie de mots mais pas de gestes, incarner la nation. Chaque geste était des mots justes qui renvoyaient chacun à ses devoirs.

Le Président de la République a non seulement fait un sans faute mais il a permis à chacun de se transcender dans l’épreuve.

Rien n’était écrit au début du drame, au moment de la présence du Président sur les lieux du drame.

Les terroristes voulaient nous effrayer et nous diviser. Ils ont malheureusement tué et ensanglanté la France. Mais ils ne nous ont ni effrayés, ni divisés. Et le Président de la République a montré l’exemple permettant à la France d’être exemplaire.

Le gouvernement, autour de Manuel Valls, dans ses fonctions régaliennes Police-Justice-Affaires étrangères – Défense ont été à la hauteur des défis.

Et si la politique et l’action gouvernementale est un art d’exécution, on peut dire que le gouvernement l’a, à ce moment, maîtrisé.

Le Parti socialiste a joué son rôle à sa place, et je veux remercier d’abord le Parti communiste, les Verts, les radicaux, le MRC puis tous les autres UDI, Modem, UMP, d’avoir facilité chacun à leur manière l’union nationale permettant aux Français de faire bloc.

Car dans les quatre jours qui ébranlèrent le spleen français, les Français ont fait bloc. Tout le monde fut Charlie même si la France n’est pas, loin s’en faut, Charlie.

Les manifestations furent dignes, fraternelles, silencieuses et en même temps totalement audibles.

Un immense mur de poitrines pour dire « vous ne toucherez pas à la liberté, à notre désir d’égalité, de fraternité. Vous n’ébranlerez pas notre mode de vie laïque ».

Les Français ont écrit une belle page de l’histoire. Il y a un avant un après le 11 janvier 2015.

Le fanatisme religieux ne passera pas !

Nous sommes dans l’unité nationale, et depuis la séance d’hier après-midi à l’Assemblée nationale, quasiment dans l’union sacrée.

L’unité nationale, c’est faire que la hauteur de la politique soit fidèle à la grandeur du peuple.

L’unité nationale, c’est savoir, sur l’essentiel, c’est-à-dire la République, être capables de marcher, de se parler, d’imaginer.

L’unité nationale, ce n’est pas le renoncement aux différences politiques – la démocratie, c’est la pluralité des convictions et c’est le débat, nous la chérissons d’ailleurs pour cela-, c’est le refus, dans un moment exceptionnel de notre histoire, pour lutter contre le terrorisme et faire vivre les valeurs républicaines, de dépasser les habitudes pour avoir une commune attitude.

L’unité nationale, pour reprendre un mot juste du Général de Gaulle, c’est le refus par chacun de « cuire sa petite soupe, à petit feu, dans son petit coin » quand l’Histoire l’exige et que l’intérêt national le commande.

Tel est notre état d’esprit, à nous les socialistes, tel est le mien en leur nom à tous.

Lundi matin, pour faire vivre le message du 11 janvier, dans cet esprit d’unité nationale qui est notre devoir, j’ai proposé aux autres partis républicains une discussion sur les enjeux de sécurité des Français.

Tous les partis politiques ont marqué leur disponibilité pour cette démarche.

Le Premier ministre dans son discours à l’Assemblée nationale a donné les premiers éléments de réponses concrètes.

Les pistes semblent faire l’unanimité.

Nous appelons donc de nos vœux un pacte national de combat contre le terrorisme dans le respect républicain.

Républicain dans le sens français du terme, pas américain.

Nous ne voulons pas, et je crois que c’est partagé, de « Patriot Act », mais un pacte national. Il doit répondre à trois défis :
• Hausser le niveau des moyens contre le terrorisme
• Hausser le niveau de défense de la République
• Hausser le niveau de la réponse européenne

Sur ces trois sujets, le Bureau national a constitué hier des groupes de travail : le premier sera animé par Marie-Pierre de la Gontrie, le second par Laurent Dutheil et le troisième par Philip Cordery.

Il s’agit d’affronter toutes les questions en face.

Les questions autour des causes et de la réalité du terrorisme en France.

Les questions autour de l’intégration républicaine, de la situation des quartiers, du communautarisme, du rôle de l’école, de l’Etat et des familles.

Les questions autour de la montée de l’antisémitisme, pas seulement dans des quartiers, de l’Islam des lumières et l’islamisme terroriste.

Les questions autour de l’arsenal législatif et des moyens financiers pour lutter contre le terrorisme.

Ce lundi 12 janvier, plusieurs mesures – d’ordre non législatif- ont été annoncées par le Gouvernement :

– La nomination d’un préfet chargé de coordonner la sécurité des sites religieux, déjà considérablement renforcée ;
– L’envoi en renfort dans les 48 heures de 4 700 policiers et gendarmes afin de protéger les 717 écoles et lieux de culte juifs de France ;
– La mobilisation de 10 000 militaires pour « assurer la sécurité des points sensibles » ;
– Le maintien du plan Vigipirate de protection antiterroriste à son plus haut niveau.

Pour rappel, le Parlement français vient tout juste d’adopter, début novembre, une loi « lutte contre le terrorisme », qui instaure notamment une interdiction de sortie du territoire pour entraver les départs de Français candidats au djihad en Syrie et en Irak, avec la possibilité de les priver de leur carte d’identité et de leur passeport.

Cette nouvelle loi crée par ailleurs un « délit d’entreprise terroriste individuelle » pour cibler ceux qui se radicalisent individuellement et autorise un blocage des sites internet faisant l’apologie du terrorisme. Elle prévoit un renforcement des moyens pour les renseignements, dont 400 agents de plus pour la DGSI d’ici à 2017.

La « loi du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme » renforçait déjà l’arsenal juridique français, avec, notamment : une généralisation de la vidéosurveillance dans les lieux publics ; un renforcement du contrôle des communications ; l’autorisation pour les autorités administratives à accéder à ces informations sous le patronage d’un haut fonctionnaire de police ; l’autorisation pour les forces de l’ordre à faire feu sur un véhicule qui forcerait un barrage ; la possibilité de gardes à vue prolongées jusqu’à six jours ; des peines encourues plus lourdes.

En 2008, la loi avait été encore complétée : contrôles d’identité sur les lignes ferroviaires internationales au-delà de 20 kilomètres de la frontière, procédures de réquisition administrative des données techniques de connexion, accès par les services de lutte antiterroriste à certains fichiers administratifs…

Au-delà de ces premières pistes formulées lors du G10 le débat chez les spécialistes s’oriente autour de trois axes : les moyens et les outils à disposition des services de renseignements, le type de peine prononcée en justice et la vie en prison.

Manuel Valls fait de nouvelles propositions dans une partie de ces domaines : en donnant plus de moyens aux services de renseignement en milieu carcéral et en généralisant l’isolement en prison des détenus islamistes radicaux, en contrôlant sur Internet les réseaux sociaux pour y limiter les contenus « appelant à la haine ».

Mais il faudra dans le même temps passer de la défense passive de la République, à la défense active.

Dans notre pays, le débat autour de la République n’a pas été assez présent tant on a fait de la place à ceux qui ont la hantise du grand remplacement et ceux qui veulent la grande séparation des musulmans des valeurs républicaines. L’un nourrissant l’autre.

Le débat sur la République doit retrouver sa place première et la question économique doit lui être subordonnée.

Il faut le faire sans angélisme, mais sans alarmisme.

La réponse au terrorisme c’est plus de République partout et pas moins de République.

C’est une véritable bataille de reconquête républicaine qui commence.
Dans l’école, il faut qu’elle redevienne un lieu d’instruction et non d’animation.

Après la charte de la laïcité, les heures d’enseignement civique et moral prévues pour la rentrée 2015, de l’école élémentaire au lycée, devront être portées par tous.

L’esprit républicain doit retrouver son hégémonie, ses réflexes, ses lignes jaunes.

Dans les quartiers, au-delà du contrat pour réduire les trafics, il faut isoler les « haineux de la République » en réanimant le tissu associatif républicain.

Mais on aurait tort de de ne voir dans les quartiers, que la base des terroristes, 20% de ceux qui partent sont des convertis et l’un des égorgeurs de Daech vient de Normandie.

On n’échappera pas non plus à la nécessité de casser les ghettos.

Dans la société, il faut être respectueux des religions, protéger les cultes. Défendre des idées toutes simples : que l’antisémitisme n’est pas une opinion mais un délit, qu’il ne faut être ni islamophile, ni islamophobe mais républicain.

Il faut enfin hausser le niveau de réponse européenne.

J’ai signé avec Sigmar Gabriel, le patron du SPD, un appel européen. Je vous rappelle que le PSE était présent dans la marche de dimanche.

L’Europe doit se rendre compte qu’elle ne peut plus vivre comme une grande Suisse. En Allemagne, les manifestations contre les musulmans, qui sont maintenant reproduites en Norvège, sont l’expression des défis.

L’Europe doit ouvrir les yeux. Après le Djihad land au Sahel, Boko Haram land au Nigéria, Al-Qaïda contrôlant le nord du Yémen ou l’Etat islamique du levant en Irak et Syrie, la menace métastase…

Le terrorisme percute les sociétés occidentales et le fanatisme religieux veut porter la guerre sur le sol des démocraties.

L’Europe doit prendre des mesures de sécurité collective.

Le Ministre de l’Intérieur a réuni, dès dimanche, le G10. Ce groupe rassemble dans un cadre informel de coopération et d’échanges les ministres de l’intérieur des pays européens les plus touchés par le phénomène dit des « combattants étrangers » : l’Allemagne, le Royaume-Uni ; l’Italie, la Pologne, l’Espagne, la Belgique, la Suède, les Pays-Bas, le Danemark, l’Autriche.

Deux points ont été soulevés : les moyens destinés à contrecarrer les déplacements des « combattants étrangers » et la lutte contre les facteurs et les vecteurs de radicalisation, notamment sur Internet.

Au sujet des déplacements des combattants étrangers, une difficulté existe jusqu’à présent pour permettre une véritable coopération, dans la mesure où les pays diffèrent sur la définition même de « combattant étranger ».

De même, les règles diffèrent en matière de fichage, de collectes de preuves de l’engagement des islamistes radicaux, etc.
Il a cependant été proposé de :

– Mieux échanger les informations entre les différents pays, notamment sur les déplacements et les soutiens, y compris financiers. Solliciter plus encore les enceintes multilatérales, « de coopération policière, mais aussi judiciaire, auxquelles nos pays appartiennent » : Europol, Eurojust, Interpol.

– Renforcer, à droit européen inchangé, les contrôles des ressortissants européens lors du franchissement des frontières extérieures de l’Union : « nous devons faire aboutir très rapidement les travaux engagés sous la responsabilité de la Commission ». « Nous sommes tous d’accord, en effet, pour mettre en place les contrôles approfondis sur certains passagers, sur la base de certains critères objectifs, et naturellement dans le respect des libertés fondamentales, des exigences de sécurité, et avec la volonté de garantir la fluidité des passages frontaliers ».

– D’acter la modification des règles du Code de frontières Schengen : « pour permettre de consulter de façon plus étendue le système d’information Schengen lors du passage des frontières extérieures par les personnes jouissant du droit à la libre circulation ».

– Progresser rapidement dans l’établissement d’un PNR européen, « cet outil qui permet l’échange des données concernant les passagers aériens entre les Etats membres ». Sur cette proposition réclamée par Nicolas Sarkozy, il faut souligner que les travaux sur un PNR européen construit sur le modèle de ceux conclu avec les Etats-Unis, le Canada et l’Australie, sont bloqués depuis 2011. Le Parlement européen réclame, pour avancer sur le PNR, l’adoption d’une législation européenne sur la protection des données.

Au sujet de la lutte contre les facteurs et vecteurs de communication, il est proposé de :
– Mieux coopérer les entreprises de l’internet, « pour garantir le signalement et le retrait, quand il est possible, des contenus illicites, notamment des contenus faisant l’apologie du terrorisme, ou appelant à la violence ou à la haine. Des initiatives ont été lancées par la Commission dans cette perspective, et nous attendons qu’elles débouchent rapidement sur des engagements et des résultats concrets ».

– Développer des messages positifs, « sous forme de contre-discours facilement accessibles, destinés au public jeune, qui est particulièrement exposé à la propagande des organisations terroristes ».

Enfin, la question de la lutte contre le trafic et la détention d’armes a aussi été évoquée lors de cette rencontre. Toutes ces mesures seront discutées par les ministres de l’Intérieur et de la Justice de l’UE lors de leur réunion informelle les 29 et 30 janvier à Riga, en Lettonie. L’urgence leur impose toutefois de se réunir plus tôt et une rencontre extraordinaire pourrait avoir lieu dès vendredi à Bruxelles.

Voilà les réponses que le Parti socialiste souhaite travailler dans les jours qui viennent.

Le 1er février, le Parti socialiste réunira les secrétaires de section. Nous sommes contraints de modifier l’ordre du jour. Nous nous réunirons pour l’unité et la défense de la République sous le titre « Faire vivre la République ».
Les trois groupes de travail rapporteront devant les secrétaires de sections.
Nous rendrons compte parallèlement des rencontres avec les formations politiques.

Des experts et personnalités seront invités et le Premier ministre prendra la parole.

Permettez-moi, en guise de conclusion, de lancer un appel aux forces de gauche et aux écologistes.

Nous sommes entrés dans une autre époque, qui doit être lue avec d’autres lunettes. Nous avons été le fer de lance de l’union nationale. Les problèmes qui existaient hier n’ont pas disparu mais nous pouvons les aborder d’une autre façon car il y a eu le 11 janvier 2015.

Je lance un appel pressant aux gauches et aux écologistes. Trouvons les moyens de l’unité pour affronter la situation comme nous avons trouvé les moyens de répondre à l’agression.

Nous sommes sur une ligne de crête. La volonté d’exclure, de stigmatiser, de discriminer, n’a pas disparu parce que trois millions de Français ont manifesté. Ils attendent leur heure, espérant capitaliser sur la peur et la xénophobie. Là aussi, il va falloir faire face même si c’est un autre débat

Madame, Monsieur,

Vous avez compris que l’ordonnancement de notre année a été percuté par les événements dramatiques que nous avons traversés.

Le Parti socialiste veut, dans cette année, continuer à être un acteur majeur : solidaire au gouvernement mais spécifique.
Il veut être utile à la France.