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13 oct

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Madame Le Pen découvre l’économie

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Madame Le Pen, le nouveau devin de l’économie internationale, est capable d’anticiper les conséquences de la sortie de la France de l’Euro, comme si cela n’avait aucune conséquence sur l’économie européenne et internationale.

Sans doute, ce plan de sortie de l’euro s’appuie-t-il sur la lex monetae qui voudrait que les dettes françaises contractées en euros en droit français soient remboursées dans la devise et le taux de change souhaités par la France. Mais rien n’est moins sûr.  Et de cette prémisse dépend toute l’analyse de Mme Le Pen.

Quelles seraient les conséquences d’une sortie de l’Euro sur l’économie française et européenne ? Mme Le Pen assure que le « nouveau Franc français » serait couplé à un euro « monnaie commune ». Quel serait cet euro ? Avec quel consensus politique européen, quel Etat partenaire ?

Mme Le Pen souhaite dévaluer la devise nationale de 20% , afin de gagner en compétitivité. Cela sera le cas dans un premier temps, mais au prix d’une hausse des prix des biens importés, c’est-à-dire au prix d’une baisse du pouvoir d’achat des Français. Au-delà, quels effets cela aura-t-il sur l’importation des biens intermédiaires nécessaires à la production française ? Cela nécessitera-t-il une seconde dévaluation ? Qu’en sera-t-il des politiques monétaires de nos partenaires commerciaux ?

Mme Le Pen soutient que les créanciers garderont confiance en la France. Mais le crédit et la confiance se gagnent, lentement, ils ne se décrètent pas !

Pourquoi un créancier accepterait-il de se faire rembourser dans une devise fragile, qui peut être dévaluée du jour au lendemain ?

Madame Le Pen préconise une voie incertaine et dangereuse, qui pose plus de problèmes qu’elle n’en résout.

Le Parti socialiste préfère s’attaquer aux dangers de la déflation en Europe, en travaillant concrètement à un plan de relance européen et en insistant sur la nécessaire coordination des politiques fiscales et sociales en Europe. Incontestablement, la politique monétaire joue son rôle, mais c’est maintenant au niveau politique européen qu’il faut avancer. C’est tout l’objet de l’action et du travail de conviction auprès de nos partenaires européens conduits depuis maintenant des mois par le gouvernement et le Président de la République, à l’heure où pour la première fois les institutions financières internationales reconnaissent le besoin d’une relance de l’investissement public et les conséquences catastrophiques de leurs recommandations passées sur le développement économique.

 

 

13 oct

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L’invité de Jean-François Achilli sur France Info

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France Info 13102014

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Jean-François Achilli dans la matinale de France info.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:


Cambadelis sur Macron : une formule « dommageable » par FranceInfo

06 oct

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« La vie politique a plus d’imagination que les sondages », interview dans la Tribune de Genève et 24heures

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La Tribune de Genève  et 24heures publient ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez  lire ci-dessous:

 

Pour le premier secrétaire du Parti socialiste français, Jean-Christophe Cambadélis, un retour en grâce du président n’est pas impossible.

Le mot est à la mode, mais Jean-Christophe Cambadélis ne veut pas être l’homme providentiel du PS. Non, il se définit comme un militant soucieux de la rénovation du socialisme et attentif à ce que sa formation traverse au mieux «les événements terribles» qu’elle a vécus. Le premier secrétaire du PS, en baroudeur de la politique (63 ans) qui a connu bien des retournements – il a été le bras droit de Dominique Strauss-Kahn – a attendu que le bateau traverse la tempête d’une rentrée très chahutée avant de nous répondre.

 

Le retour de Nicolas Sarkozy, c’est la meilleure chose qui soit arrivée au PS ces derniers temps? Nicolas Sarkozy a tout fait pour être élu. Les Français n’en ont pas voulu. Il reste un redoutable compétiteur mais sa stratégie a un seul slogan: «Moi». Sa tactique a un seul paramètre, «moi», et son programme se réduit à un seul mot d’ordre, «moi». C’est un peu court pour séduire les Français.

Pensez-vous un retour de popularité possible pour François Hollande? La situation politique française est volatile. On disait, dix-huit mois avant la présidentielle, Edouard Balladur imbattable et quelques années plus tard, Lionel Jospin, PS, gagnant d’avance. Pourtant, dans les deux cas, ils ont été éliminés. La vie politique a beaucoup plus d’imagination que les sondages!

Etes-vous favorable à des primaires au sein du PS pour désigner le candidat de 2017? Les statuts le permettent, mais pour l’instant je n’ai ni des demandes ni des candidats.

Et quid des candidatures sauvages? Arnaud Montebourg ou Martine Aubry par exemple… Sûrement pas! Si notre candidat ne fait pas le plein des voix de gauche au premier tour de l’élection présidentielle, il sera éliminé. On aura donc une bataille au deuxième tour: droite – extrême droite. Dans ces conditions, personne ne prendra le risque soit de faire perdre la gauche, soit d’être ultramarginalisé par le vote utile.

Le gouvernement de Manuel Valls ne dispose au Parlement que d’une majorité relative. Est-ce suffisant pour tenir trois ans? Il y a au Parlement une majorité relative pour Manuel Valls. Il n’y a pas de majorité contre Manuel Valls. Les opposants du PS à la ligne économique du gouvernement ont indiqué qu’ils ne voteraient jamais contre le gouvernement car «ce serait synonyme de dissolution et d’exclusion».

Les «frondeurs» sont-ils dans le vrai quand ils disent ne pas avoir été élus sur le programme appliqué aujourd’hui? Les «opposants» ont été «élus candidats» par les militants du PS. La tradition du PS n’est pas la remise en cause des partis. Le lien direct entre les députés et les électeurs, c’est une culture bonapartiste qui n’est pas la nôtre. Leur mandat est de redresser économiquement la France dans la justice. J’observe enfin que le désaccord ne porte pas sur les 50 milliards d’économies mais sur la répartition entre les ménages et les entreprises.

En quoi le tournant social-démocrate du gouvernement français est-il comparable à ceux de Blair et Schroeder? Je pense que cette inflexion de politique n’est que conjoncturelle face à une trop faible croissance. Elle n’a rien à voir avec le blairisme qui théorise la neutralité de l’économie… J’ai dit et je vous le répète, le social libéralisme n’est ni notre culture ni notre vocabulaire.

Alors en quoi ces réformes, la Britannique et l’Allemande, sont-elles différentes de la Française? Blair avait théorisé une troisième voie entre le socialisme étatique et la social-démocratie avant d’arriver au pouvoir. Schroeder, lui, s’est attaqué à certains acquis sociaux au cours de son mandat. Tout simplement parce que l’économie allemande était à cette époque sous-compétitive vis-à-vis de la France. Il a obtenu de l’Europe et grâce à la France une autorisation pour aller au-delà de 4% de déficit et ses réformes se sont étalées sur dix ans.

Le cap économique du pacte de responsabilité semble désormais évident pour le gouvernement. L’est-il pour le Parti socialiste? Le gouvernement a un cap clair. Le PS, lui, redéfinit sa carte d’identité qui ne se veut ni sociale-libérale ni néocommuniste. Il s’agit de fonder un nouveau progressisme où nos valeurs et nos principes retrouveront leur pertinence et leur efficacité dans la «nouvelle économie» et sa révolution de l’immatériel.

Ce travail de mise à jour n’aurait-il pas dû être fait pendant les dix années d’opposition (depuis 2002)? Le PS a travaillé pendant les dix dernières années. La preuve en est que le programme du candidat Hollande n’était pas une rêverie. Il indiquait que l’on ne pouvait distribuer que ce que l’on avait produit. Et il soulignait l’urgence de la remise à flot budgétaire de la France. Ce que nous avions sous-estimé, ce sont les plans sociaux cachés ou retardés à l’après élection et l’état réel de la production industrielle française qui était en chute libre. Retrouver des marges de compétitivité pour les entreprises tout en asséchant les déficits sans pour autant tomber dans l’austérité ni casser notre modèle social fut notre problème en arrivant au pouvoir.

Social-démocrate; social-libéral, n’est-ce pas pour les politologues? Vos électeurs n’attendent-ils pas simplement des résultats – du pouvoir d’achat, de l’emploi, des perspectives d’avenir? C’est parce que les salariés s’intéressent à leur pouvoir d’achat ou à l’emploi qu’ils ne sont pas indifférents à une politique qui favorise la production, l’industrie; et une politique qui favorise la rente. Ne sous-estimez pas la capacité du peuple de faire le lien entre une «offre» théorique et ses conséquences pratiques.

La parenthèse du sénat à gauche n’aura duré que trois ans. La gauche n’est-elle pas en train de rater une occasion historique de changer la France? Était-elle suffisamment préparée à prendre le pouvoir? Le Parti socialiste a perdu les élections municipales. Et comme le Sénat dépend de ces élections, il était certain que nous allions perdre le Sénat. Constatons quand même que tous les analystes disent que le PS a mieux résisté que prévu. Ce qui indiquerait que le PS, deuxième parti de la haute assemblée avec 112 élus, n’est pas sans ressource. Non seulement nous étions préparés à prendre le pouvoir, mais rien ne dit que nous allons dans deux ans et demi le perdre.

Toujours à propos du pacte de responsabilité, n’avez-vous pas le sentiment de faire le sale boulot de la réforme? Vous tirez les marrons du feu pour la droite? On peut, au nom de l’électoralisme, différer ou refuser des réformes. C’est tourner le dos à l’intérêt général et pousser des réformes devant soi qui deviennent ingérables et se retournent contre ceux qui professent l’immobilisme.

Le MEDEF a fait, en matière de réglementation du travail, des propositions radicales mais peut-être nécessaire. Provocation ou nécessité de faire bouger les lignes politiques? Je trouve que le MEDEF manque d’imagination. Depuis près de trente ans, il avance les mêmes revendications. Revendications elles-mêmes assorties des mêmes promesses d’emplois. Il n’y a rien de nouveau.

Vous avez lancé les Etats généraux du socialisme en France. L’ADN du socialisme à la française semble en péril?
Notre carte d’identité est périmée. Elle a été éditée dans les années 1970 sur la base de réflexion des années 1960. Depuis le monde a changé, le modèle de production a changé, la manière de faire de la politique a changé.

Sur le site du PS, dans votre message, vous parlez du besoin d’une carte d’identité socialiste pertinente à l’époque. Elle ne l’est plus donc? Oui. Un exemple: dans les années 1970, la gauche avait mis au centre des débats la question de l’égalité. Aujourd’hui cette notion est supplantée par l’identité. Voir le monde à travers la nécessaire égalité et l’obligation de l’identité ne provoque pas la même chose dans le combat social ou l’opinion.

Le mot rassemblement revient souvent: le PS est-il à ce point divisé, en proie aux doutes? Le rassemblement est nécessaire. D’abord parce que l’individualisme contemporain fait des ravages dans la gauche. Ensuite parce que les formes nouvelles de communication – chaînes d’infos, l’Internet, Twitter etc. – poussent au chacun pour soi. Enfin parce que la multiplication des propos en tous sens brouille le message.

En fait, comment va la base du PS? Que vous disent les élus sur le terrain qui vous interpellent? La base va bien merci. C’est surtout l’encadrement qui s’interroge, qui doute ou qui conteste. Ce n’est pas anormal. Les militants, eux, ne sont pas dans ce registre. Ils veulent tout à la fois des marqueurs de gauche et de l’unité.


Propos recueillis par Xavier Alonso

 

06 oct

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L’invité de Bruce Toussaint sur I télé

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JCC Bruce Toussaint 06102014

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Bruce Toussaint dans la matinale d’I Télé.

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

 

04 oct

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L’Aïd El Kébir: retrouvez mon message sur Beur FM

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En ce jour de la grande fête de l’Islam, L’Aïd El Kebir, je veux adresser à tous les musulmans de France mes vœux les plus sincères. Cette fête est l’occasion pour chacune et chacun d’entre vous de partager un moment familial, de joie et de bonheur.

C’est l’occasion pour moi de réaffirmer que, pour les socialistes, la religion de l’Islam, comme les autres religions, est partie prenante de notre pays et de notre République. Et que nous sommes vigilants à ce que la concorde fraternelle et laïque s’impose à ceux qui cherchent à provoquer, à amalgamer et à fracturer

Bonne fête à tous !

 

02 oct

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« Pour enclencher les réformes, il faut lever les conservatismes », Interview dans Le Progrès

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Le Progrès

 

A l’occasion du déplacement de Jean-Christophe Cambadélis à Bron dans le cadre des Etats généraux du PS, Le Progrès publie ce jour une interview que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

 

Vous êtes en déplacement aujourd’hui à Bron, dans le Rhône, dans le cadre des Etats généraux du PS. De quoi s’agit-il?

Il s’agit de reconstruire la carte d’identité du PS. Le monde a changé, nous le voyons dans la guerre que nous venons de déclarer au terrorisme. Par ailleurs, notre modèle social a changé, nous devons en parallèle faire face à nos déficits. Enfin, nous sommes passés à une forme de tripartisme avec la présence du FN. Le PS doit être en capacité de s’adapter à  toutes ces évolutions.

 

Le PS a perdu son identité?

Nous devons faire un travail de refonte et de réorganisation du parti. Le PS doit être plus moderne, nous conservons les structures depuis la SFIO avec un fonctionnement de haut en bas. Or, la communication aujourd’hui est horizontale. Il nous a fallu intégrer les nouveaux vecteurs de la communication. Bref, en décembre, le PS fera peau neuve !

 

Il y a beaucoup de voix discordantes au sein même du PS. Il est possible de retrouver une unité?

L’unité a toujours été nécessaire. Qu’il y ait des avis divergents n’est pas un problème en soi. Nous devons nous interroger : comment le PS veut-il changer la société, qu’est-ce que son progressisme. Il nous faut retrouver une force propulsive.

 

Le programme du PS n’était-il pas le programme de François Hollande ?

Le programme de François Hollande était un programme pour la France. Le PS doit penser la société à venir, cela ne se résume pas à un programme présidentiel.

 

Comment va se dérouler la consultation auprès des militants?

Nous avons posé douze questions aux militants qui couvrent le champ culturel, social, international. Sept réunions vont se tenir et nous allons collecter des milliers de contributions. Nous opérerons une première synthèse le 13 octobre puis une seconde en novembre. Nous établirons enfin une charte des Etats généraux qui sera soumise au vote des militants. Et le 6 décembre, date des Etats généraux, nous fonderons un nouveau progressisme, une nouvelle gauche.

 

Entre les contributions de Gérard Collomb et celles de Martine Aubry, vous parviendrez à une synthèse?

Gérard Collomb et Martine Aubry partagent des valeurs et des principes communs. C’est cela qu’il va falloir mettre en exergue.

 

Le PS a connu un nouveau revers électoral avec les sénatoriales. Rythmes scolaires, baisse des dotations, réforme territoriale… Les élus ont été secoués ces derniers mois…

C’est vrai mais il faut réformer le pays. La nécessité de la réforme se confronte parfois à la préservation des positions électorales acquises. Si vous ne faites rien, c’est le pays qui perd. Pour enclencher cette réforme, il faut lever les conservatismes. Mais si vous voulez une France plus juste, plus efficace et plus forte, il faut agir pour le bien commun.

 

 

Propos recueillis par Geoffrey Mercier

 

 

25 sept

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Nicolas Sarkozy ébauche un programme de combat contre notre modèle social

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Après avoir appelé Alain Juppé et François Fillon à travailler, sous-entendant que ces derniers s’occupent d’eux et pas de l’UMP. Passant sur les primaires en oubliant d’en fixer le périmètre.

Ne citant jamais le mot « UMP » au profit de « ma famille politique ». L’ex-président, qui fait de la démolition de François Hollande un viatique, a ébauché un programme de combat contre notre modèle social.

Fonctionnaires, chômeurs, immigration, tout y passe. Nicolas Sarkozy fait revivre tous les poncifs de la droite dure. On finit par se demander pourquoi ce programme n’a pas été appliqué pendant son quinquennat.

Nicolas Sarkozy propose une France de droite à la France. Cet anti-rassemblement des Français complaisant avec Madame Merkel et dur avec notre modèle, démontre que Nicolas Sarkozy a choisi son chemin : il persiste et signe sur sa ligne de 2012. Orientation qui a été repoussée par les Français.