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12 Nov

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L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

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JCC RFI 12112015

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Frédéric Rivière sur RFI.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 


J.-C. Cambadélis: «J’appelle tous les… par rfi

 

Sommet de Malte

« Ce sommet avec l’Afrique c’est le bon sens. On ne peut pas régler le problème à coups de barbelés ou de murs. Il faut aider au développement et à la sédentarisation. (…) Le Parti socialiste avait proposé une conférence mondiale sur le sujet.

Droit de vote des étrangers 

Les socialistes et l’ensemble de la gauche doivent se battre pour cette mesure

Amendement Ayrault-Muet 

Jean-Marc Ayrault propose un pas de plus vers la grande réforme. (…) S’il s’agit d’engager le débat sur la réforme fiscale nécessaire, on ne peut être que pour.

Elections régionales / Front républicain

Je n’ai pas l’habitude de mettre mon caleçon après mon pantalon. Il faut faire les choses dans l’ordre. Il y a un premier tour et un deuxième tour. J’appelle l’ensemble des socialistes à se concentrer sur le premier tour. Je dis à tous les socialistes « Trop de confidences nuit à la cohérence ». La cohérence, c’est de battre la droite et l’extrême-droite dès le premier tour.

Je pense que dans le Nord – Pas-de-Calais – Picardie, Pierre de Saintignon sera devant Xavier Bertrand au 1er tour et que la question sera posée à la droite et pas à la gauche. En tous les cas je me bats pour ça, je ne me mets pas dans la situation où Marine Le Pen aurait gagné les élections régionales. Je ne suis pas un défaitiste, je suis un combattant
Il faut gagner et sortir le plus haut possible au 1er tour.

Il y a treize régions et nous sommes plus souvent en combat avec la droite qu’avec l’extrême droite. Donc d’abord le premier tour, il faut sortir en tête et sortir le plus haut possible pour après rassembler l’ensemble des forces de gauche.
On met le Front national trop au centre. La bataille centrale est avec la droite. Et il faut tout faire pour battre l’extrême droite.

Propos de Jean-Christophe Lagarde

Jean-Christophe Lagarde est inféodé à Nicolas Sarkozy. (…) Je suis très étonné des propos de Jean-Christophe Lagarde. Il n’a rien dit de tel quand Nicolas Sarkozy mettait sur le même plan le Parti socialiste et le Front national. Comme d’habitude avec Jean-Christophe Lagarde, il y a des vérités à géométrie variable. »

10 Nov

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Décès de Helmut Schmidt

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logops160

La mort de l’ancien chancelier et ancien président du groupe SPD au Bundestag, notre camarade Helmut Schmidt nous plonge dans une profonde tristesse.

C’est une très grande perte pour la social-démocratie et pour l’Europe. Il était un grand ami de la France. Nous lui devons beaucoup.

Successeur de Willy Brandt, il a gardé jusqu’au bout un esprit vif et une pensée toujours acérée. Il avait eu lui aussi à affronter le terrorisme et les tensions de la guerre froide, mais il avait aussi renforcé la crédibilité du SPD à gouverner.

Son discours au congrès du SPD en 2011 avait très fortement marqué les esprits car il incitait à construire non pas une Europe allemande, mais une Allemagne européenne.

Le Parti socialiste adresse ses sincères condoléances au peuple allemand qui perd un de ses plus grands chanceliers.

09 Nov

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Conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis et Christophe Borgel – Lundi 9 novembre 2015

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JCC conf presse 09112015

Jean-Christophe Cambadélis et Christophe Borgel ont tenu un point presse à l’issu du Bureau national de ce lundi 9 novembre 2015 afin de présenter le nouveau tract national dévoilant le programme caché de la droite aux élections régionales: logements sociaux bloqués, suppression de la gratuité des transports scolaires, baisse du budget à la formation professionnelle, subventions aux associations culturelles diminuées … Voici le « programme caché » de la droite !

 

la-droite-casse-reseau-2

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de cette conférence de presse:

9 novembre 2015 : Point presse de Christophe… par PartiSocialiste

9 novembre 2015 : Point presse de Jean… par PartiSocialiste

08 Nov

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L’invité de C Politique sur France 5

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JCC C Politique 08112015

Jean-Christophe Cambadélis était ce dimanche 8 novembre l’invité de Caroline Roux dans C Politique sur France 5.

Retrouvez ci-dessous des extraits de l’émission ainsi que les principales déclarations de Jean-Christophe Cambadélis:

 




 

Unité de la gauche aux élections régionales

Je n’ai pas échoué. Cette campagne pour l’unité a amené tous nos partenaires à dire qu’ils étaient favorables à l’union au 2nd tour.
La mélenchonisation de l’écologie a échoué. Vous avez un meeting commun mais vous aurez l’unité partout.

Il n’y aura pas de désunion de la gauche au 2ème tour.
Ces élections régionales s’annoncent difficiles mais elles ne sont pas perdues. Nous pouvons gagner pas mal de régions.

La droite est divisée et n’a pas de programme, si ce n’est défaire tout ce que la gauche a réalisé. (…) Les Républicains sont ceux qui sont en difficulté. Le total des voix de la gauche est supérieur au total de la droite.

Le gouvernement nous aide car il commence à réussir, parce que la croissance revient et parce que les propositions de modernisation sont positives.

Les Français se rendent compte que l’extrême droite est dangereuse et pas qu’en France.
La droite ne va pas s’abstenir quand elle va commencer a remettre en cause les acquis mis en place par la gauche
Le problème n’est pas de faire rêver mais de transformer la réalité qui est difficile pour nos concitoyens. Oui, nous sommes critiqués, mais c’est parce qu’on attend beaucoup de nous.

COP 21
La COP21 est une chance pour l’humanité. La France s’est engagée très tôt. J’observe que c’est le seul sujet sur lequel nous ne sommes pas critiqués.

La France démontrera quelle est une grande puissance d’influence. C’est important pour le moral des Français. Le pessimisme ambiant se transformera peut être en optimisme raisonné.

Elections régionales

Je ne suis pas dans le catastrophisme. Je veux qu’on se batte. Il ne faut pas prendre les gens pour des gugusses, ils savent réfléchir. Les Français comprennent les enjeux et mesurent nos efforts.

Je ne sais pas si le pire est passé mais je sens la différence du rapport des Français au PS et à la gauche. J’ai été surpris par la grosse mobilisation lors du meeting de Claude Bartolone. Il y a l’effet Bartolone mais aussi l’effet PS

Le Parti socialiste aurait pu disparaitre, mais nous sommes dans une nouvelle phase. Et bientôt, dans une nouvelle dynamique.

Réformes
Pourquoi voulez-vous que le fait de prendre des mesures pour l’emploi chiffonne le Parti socialiste ?
Réformer est un mot-valise. Je préfère le terme : améliorer. Faire en sorte que notre société soit plus juste
On continue les réformes?  « Si on arrête de pédaler, on tombe. Si on arrête d’améliorer, la France s’effondre »

Il faut mobiliser la société pour le droit de vote des étrangers. (…) Le jour où nous serons en condition pour le droit de vote de étrangers, Manuel Valls ne s’y opposera pas.

Sur le chômage : Si Nicolas Sarkozy avait eu les solutions pour combattre le chômage, il aurait fallu qu’il le dise !

Sur le Front national : « Oui, il y aura une poussée frontiste mais il y a un plafond de verre. Les Français, à plus de 70%, ne veulent pas que le Front national gouverne leurs régions ou la France. Je ne pense pas que le FN gagnera une région.

Il existe une « pauvrophobie » au FN. Le FN chasse les pauvres. (…) M. Briois a interdit le Secours populaire de marché de Noël. C’est une chasse aux pauvres. On veut une France bien peignée au FN.

Il n’y a pas que le Front national dans cette élection. Dans la plupart des cas, le débat, il est entre le Parti socialiste et les Républicains, donc ne décentrons pas le débat. Le FN est notre ennemi. Les Républicains sont nos adversaires

Gauche
Pouria Amirshahi vise toutes les représentations politiques. Je ne suis pas pour mettre tout le monde sur le même plan. C’est la base du populisme. Je demande à ce qu’il y ait des clarifications sur ce que le Mouvement commun critique.

Je ne suis pas cool je suis clair. Quand je dis qu’on rassemble la gauche, on rassemble la gauche. (…) Je parle du rassemblement de la gauche qui veut porter des réformes et gouverner ce pays.

Après les élections régionales, je veux lancer un appel de personnalités politiques, syndicalistes, artistiques pour un rassemblement populaire

Lucette Brochet
François Hollande dialogue directement avec les Français et les médias n’aiment pas cela.

Myriam El Khomri
Myriam El Khomri, une femme, en prend plein la gueule pour un oubli. C’est de la misogynie.

Cop 21
Il ne faut pas se mettre dans la spirale de l’échec mais dans celle du succès.

 

08 Nov

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Un mouvement pour le mouvement ou contre un mouvement

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Un mouvement pour le mouvement ou contre un mouvement

J’ai lu le texte appelant à lancer un Mouvement Commun. Le premier mot de l’appel est République. Tout comme la révolution de 1789 dans la lignée de laquelle elle s’inscrit, la République est inachevée et donc encore porteuse d’espoir. C’est tout l’objet de cet appel : redonner du mouvement à une France en panne d’espérance, mais pas en panne d’idées, ni en manque de forces vives que le Mouvement Commun veut attirer et rassembler.

Pour ce faire, le texte prône une « autre parole politique ». Ainsi, « il est temps de dire « nous ». Le « nous » de l’égalité, sans aucune distinction entre les citoyennes et les citoyens. »

Le pronom personnel à la première personne du pluriel vient scander le texte de l’appel et se fait même anaphore :

« Le « nous » des causes communes », pour dire qu’il ne faut pas désespérer, que les citoyennes et les citoyens épaulés par les sciences et les connaissances peuvent s’offrir un monde meilleur, un « avenir heureux ».

« Le « nous » des audaces démocratiques, sociales et écologiques », pour s’inspirer des exemples concrets partout dans le monde où un modèle alternatif de développement se cherche, contre les dominants, les possédants, les dirigeants.

« Ce « nous », seul capable d’enrayer la machine infernale qui met la France en guerre contre elle-même, en inventant des boucs émissaires », pour dénoncer les divisions et en appeler à des « causes communes » qui redonneront espérance.

« Ce « nous » qui fera enfin barrière aux divisions à travers lesquelles se perpétuent la domination d’une minorité et la dépossession de la majorité », pour dénoncer aussi les inégalités et les atteintes à l’environnement.

Et, cet appel dans l’appel : « Nous refusons la relation restrictive, aussi pauvre que dangereuse, de gouvernants à gouvernés et appelons à remettre la démocratie à l’endroit, les citoyens au centre. »

Ce texte est dans l’ensemble plutôt constructif, positif, à une exception près, et elle est de taille, limpide, dirigée contre les membres actuels de l’exécutif : « Nous n’acceptons plus la désinvolture, le mensonge et le cynisme de ceux qui s’affranchissent de leur propre parole, négligeant ainsi le vote des citoyennes et des citoyens. »

Inévitablement, le Mouvement commun se situe dans l’entre-deux, il se veut politique mais non-électoral, et pourtant, le texte évoque un „nouveau projet politique, pour une France d’après“, un programme donc. Rassurons-nous, le MC s’inscrit dans „la délibération collective, plutôt que dans l’aventure personnelle“.

Que dire de ce texte ? Pouria Amirshahi a sans doute lu mon dernier livre qui finit sur ces quelques lignes : « Regardons la réalité en face : sans progressistes, pas de progrès. Oui, cela ne tient qu’à nous. « Nous »… Quel joli mot, ce pronom personnel au pluriel, identifiant et engageant, à la fois collectif et inclusif. C’est notre programme pour une belle France et pour notre avenir. C’est le mot idéal pour achever ce court périple au pays de nos valeurs. Oui, à gauche, les valeurs décident de tout. Et, tout dépend de nous. »

Que dire de cette démarche ? Elle est à saluer. Courageuse, car le succès est loin d’être assuré, car oui, la désespérance sociale est forte, le désengagement politique est profond. Courageuse et ambitieuse car il s’agira de ne pas commettre à nouveau les erreurs passées : le Front de Gauche, simple cartel pris dans des querelles partidaires ou encore Nouvelle donne, trop obnubilée par la revanche de ses dirigeants envers leurs anciens partis.

Le texte a déjà 1600 signataires, dont certains à souligner : Pierre Laurent, Benoît Hamon, Cécile Duflot, Aurélie Filippetti, Marie-Noëlle Lienemann, Laurent Baumel, Pascal Cherki, Laurent Grandguillaume, Julien Bayou, Sergio Coronado, Noël Mamère.

Vais-je signer cet appel ? Il y a quand même cette phrase clairement dirigée contre l’exécutif. Mais, sur le fond, le Mouvement Commun est l’exemple type d’initiative qui peut s’agréger au sein de l’alliance populaire que nous proposons. Avec ce petit bémol : l’idée est de faire un nouvel Épinay pas un nouvel ATTAC.

 

 

08 Nov

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« Je trouve la théorie d’une alliance du PS avec le centre un peu dangereuse », Interview à Atlantico

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AtlanticoAtlantico publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou bien lire ci-dessous:

 

Dans la tribune que vous avez publiée dans Le Monde, vous abordez la question du Front Républicain. Jusqu’alors les socialistes ne l’avaient jamais remis en question, vous le faites aujourd’hui. Est-ce à dire que le FN est moins dangereux qu’avant ? Que la démocratie n’a plus besoin de s’en prémunir en unissant ses forces ?

Non, pas du tout. Le FN est beaucoup plus dangereux qu’avant. Avant, il était dirigé par un faluchard, Jean-Marie Le Pen. Aujourd’hui, il s’est fixé comme but d’accéder au pouvoir et il s’appuie sur un mouvement qui n’est pas seulement franco-français. Dans toute l’Europe, on assiste à la montée d’un souverainisme xénophobe qui constitue un phénomène politique majeur. Dans la période qui vient il faudra donc être en capacité de le combattre et pas seulement au second tour mais au premier tour et je dirais même tous les jours.

Mais alors, si le Front national est aussi dangereux qu’avant, pourquoi ouvrir le débat sur le Front Républicain ?

C’est l’occasion de préciser quelque chose : qu’est-ce que le Front Républicain ? Le Front Républicain ce serait un accord entre la droite et la gauche, sur la base d’un programme, comme dans l’histoire de la République française cela a pu exister pour combattre un extrémisme qui menaçait la République. Aujourd’hui, il ne s’agit pas de cela. Au second tour, il y aura différentes possibilités. La première : la gauche est largement majoritaire auquel cas il n’y a aucune raison de se retirer. Il y aura d’autres scénarios bien évidement mais je crois qu’il n’y a pas de risque que le FN l’emporte. Je pense qu’il sera haut au premier tour mais ne l’emportera pas au second parce qu’il y a 70% de la population qui ne veut pas du Front national. Je m’appuie, pour dire cela, sur deux exemples : celui des législatives d’abord. Marine Le Pen a fait 40% au premier tour ce qui ne l’a pas empêchée d’être battue au second. Deuxièmement, les élections départementales : tout le monde nous annonçait la victoire des candidats du FN dans l’Aisne. Or, ils ont été battus. Le Front national a un problème, c’est l’extrême mobilisation du second tour contre lui. Au second tour, les abstentionnistes viennent car ils redoutent l’extrême droite. Je crois donc que la situation est beaucoup plus ouverte qu’on veut bien le dire. De plus, enfermer les partis républicains dans le débat : allez-vous ou non vous désister mettrait le focus sur deux ou trois régions et surtout cela ferait du FN la question centrale de l’élection régionale alors que la question centrale c’est de savoir qui, de la droite ou de la gauche, va emporter le maximum de régions.

Vous ouvrez quand même une porte au ni-ni lorsque vous mettez dans le même sac Xavier Bertrand, Christian Estrosi et le FN.

Je suis halluciné par la campagne de Monsieur Estrosi et par celle de Monsieur Bertrand. Monsieur Estrosi a quand même déclaré qu’il y avait, en France, une cinquième colonne et qu’il existait des Français « de souche » et des Français « de papier ». Il mène, en outre, une campagne pour le moins islamophobe. Ça ne le qualifie pas comme le candidat le mieux à même de combattre Madame Marion Maréchal Le Pen. Quant à Xavier Bertrand, il a fait cette déclaration hallucinante : « Marine parle, moi j’agis » comme s’ils étaient, tous deux, sur le même registre. L’extrême droitisation de la droite rend peu crédible sa prétention à combattre le Front national. Certains de ses candidats veulent siphonner les voix de l’extrême droite en étant sur les thèmes de l’extrême droite et ça c’est dommageable.

Associer FN et droite républicaine, cela ne banalise-t-il pas le Front national alors que vous le déclariez récemment en voie de débanalisation?

Moi, ma crainte c’est que se constitue, élection après élection, un bloc réactionnaire où l’extrême droite banalisée rejoindrait une droite extrémisée.

N’avez-vous pas le sentiment d’être en train de perdre la bataille des idées quand vous voyez que Philippe de Villiers ou Eric Zemmour vendent leur livre à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires ?

Le populisme est évidemment plus vendeur que le réalisme.

Ça n’a pas toujours été le cas…

La gauche a, en effet, perdu son hégémonie. La droite identitaire a pris le pas sur la gauche égalitaire, ce combat là a été perdu. Il faut lancer la reconquête. Et de ce point de vue là, il y a un débat au sein de la gauche entre ceux qui pensent que la reconquête doit se faire par la protestation et ceux qui préfèrent reconquérir par la preuve.

La montée en puissance de cette droite là vous paraît-elle dangereuse ?

Elle est inquiétante car, au fond, cette droite veut une alliance avec le FN. Qu’est-ce qu’un Zemmour, un Villiers, un Buisson regrettent ? C’est qu’il n’y ait pas un Mitterrand à droite qui fasse cette alliance pour attirer les couches populaires vers la droite classique. Or le Parti communiste ça n’est pas le FN mais surtout, ce qui est extrêmement dangereux, c’est que cette fusion se fasse sur les bases du FN. François Mitterrand avait fait cette alliance sur les bases du PS qui étaient loin de la rupture souhaitée par le PC. A droite, l’alliance s’organise sur la thématique de la préférence nationale qui est une des thématiques de l’extrême droite. Il faut faire attention à ce qui est en train de se passer dans les tréfonds de la société : il y a un doute démocratique, un doute sur le fait que le politique soit en capacité d’améliorer la vie quotidienne et enfin un doute sur le fait que nos valeurs pourraient perdurer. Si vous coagulez l’ensemble de ces doutes cela donne une offre politique qui tourne le dos à la République.

Selon vous, l’unité à gauche est le seul paravent contre le FN. Ceux qui n’ont pas voulu cette unité notamment dans le Nord – Pas-de-Calais – Picardie seront-ils tenus pour responsables si Marine Le Pen était élue ? Y aura-t-il des leçons a en tirer pour 2017 ?

L’arrivée du FN dans une région serait une blessure sur le visage de la démocratie française et tout le monde porterait une part de responsabilité. Il ne s’agit pas de décerner, ici ou là, de mauvais points. Mais, encore une fois, je n’y crois pas. Aujourd’hui, Xavier Bertrand tourne le dos à la tradition démocrate chrétienne du Nord – Pas-de-Calais – Picardie. Il est trop à droite et donc je pense que Pierre de Saintignon peut, tout à la fois, rassembler la gauche et réunir une partie des électeurs qui se reconnaissent dans cette tradition démocrate chrétienne, comme le faisait Pierre Mauroy.

Certes mais la liste EELV/Front de Gauche peut être en situation de se maintenir. Cécile Duflot a menacé de le faire pour protester contre la reprise des travaux de Notre Dame des Landes. Est-ce un risque ?

Oui, je comprends qu’ils soient mécontents mais je pense qu’ils jugeront que la victoire est possible. Ensuite, il s’agit d’une élection régionale et non du débat national. Enfin et surtout, ils ne voudront pas être ceux qui, part une bouderie, permettront à Marine Le Pen de s’installer dans le Nord- Pas-de-Calais – Picardie.

Quelles conclusions en tirez vous pour 2017 ? Pensez-vous que l’union de la gauche sera indispensable pour que le candidat du PS ait une chance d’être présent au second tour ?

L’union de la gauche est toujours nécessaire pour gagner. Mais il faut poser le problème autrement. Tout d’abord, je ne crois pas que Marine Le Pen sera à l’élection présidentielle aussi haut qu’on le prétend aujourd’hui. Deuxièmement, je ne crois pas que la primaire réglera le problème stratégique de la droite. Si Nicolas Sarkozy l’emporte, nous aurons la candidature de François Bayrou. Si Alain Juppé l’emporte, on voit bien qu’est en train de se constituer une droite dure qui pourrait s’exprimer alors. Elle s’exprime d’ailleurs déjà par la voix de Nicolas Dupont-Aignan qui est entre 7% et 10% des intentions de vote en Île-de-France. Donc, ce que nous observons actuellement dans les régions, c’est-à-dire une droite en tête devant le FN, ne se reproduira pas à la présidentielle car il y a aura un deuxième candidat de droite qui affaiblira le candidat désigné lors des primaires des Républicains. La droite est aujourd’hui confrontée à un problème stratégique: doit-elle aller à droite, courir derrière le FN, comme le font Xavier Bertrand et Christian Estrosi ou bien faut-il être plus classiquement au centre droite pour réunir la droite ? Cette question ne sera pas définitivement tranchée par la primaire. Et puis, dernier élément, la politique du gouvernement portera enfin ses fruits, les efforts commenceront à être récompensés. Une nouvelle période s’ouvre donc à partir de 2016.

Vous êtes finalement, à gauche, prisonniers de la même difficulté. Si vous vous tournez vers votre aile modérée, vous prenez le risque de voir émerger des candidatures à votre gauche et si vous tendez la main à votre aile gauche, les plus modérés du PS pourraient fuir vers le centre. N’êtes vous pas devant le même dilemme ?

Moins qu’on veut bien le dire parce que nous avons fait notre aggiornamento lors du dernier congrès. Nous sommes sur une orientation sociale et écologique. Les débats qui ont animé l’année 2014 sont en train de s’estomper. Le PS se rassemble et pas uniquement en son sein. Nous allons devoir unir autour de nous, c’est toute notre stratégie d’alliance populaire qui consiste à dépasser le PS afin de construire une nouvelle donne dans le paysage politique français qui soit à la fois sociale et écologiste et qui permette de préparer la présidentielle.

Que pensez-vous de la théorie des réformateurs qui souhaitent que, pour être cohérent avec le cap emprunté durant son quinquennat, François Hollande réfléchisse à une coalition avec le centre ?

Je reste Mitterrandien. Pour moi, le centre reste à droite, il n’a pas manifesté de volonté de s’émanciper. Je trouve même cette théorie un peu dangereuse car si le PS accréditait l’idée que le centre est fréquentable, il contribuerait à le renforcer. Or moi, je ne suis pas pour un Parti socialiste subordonné au centre mais pour un PS au centre du débat politique, rassemblant. Ce n’est pas tout à fait la même chose. Je crois donc que cette analyse est une mauvaise interprétation de la situation politique.

En affirmant, à Sciences Po, qu’il enterrait le projet de donner le droit de vote aux étrangers, Manuel Valls abandonne un des totems de la gauche. Vous vous êtes d’ailleurs opposé à lui. Est-ce que cette évolution du PS, cette vallsisation, vous inquiète ?

D’abord, je fais la différence entre ce que le gouvernement pense et ce que le PS pense. D’ailleurs, Manuel Valls le fait aussi puisqu’il dit que le sujet ne peut pas être remis à l’ordre du jour du gouvernement vu la composition des deux assemblées. Mais il a voté, comme moi, lors du congrès, un texte qui défend l’idée du droit de vote des étrangers comme perspective politique. Donc, je crois qu’il n’y a pas de vallsisation du Parti socialiste comme il n’y a pas de cambadélisation du gouvernement.

Propos recueillis par Christelle Bertrand

04 Nov

Commentaires fermés sur Pour Rabin, pour la paix.

Pour Rabin, pour la paix.

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hommage à Yitzhak Rabin

 

Le Huffington Post publie une tribune de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Pour Rabin, pour la paix. 

 

Ils ont tué Rabin. Il y a vingt ans de cela. Ils lui ont tiré dans le dos, lui qui dans sa vie a toujours su faire face. Lui, le Prix Nobel de la paix qui ne connaissait que trop bien le prix cruel de la guerre.

Ils ont tué Rabin, parce qu’il avait emprunté le chemin du dialogue avec les Palestiniens, parce qu’il avait voulu extirper son peuple de la spirale de la guerre promise. Qu’il est dur de se souvenir de ce jour, car c’est rouvrir une plaie profonde, c’est aussi constater un manque immense.

Ils ont tué Rabin, à Tel Aviv, à l’issue d’un rassemblement pour dénoncer la haine qui tenait la rue depuis des mois, organisant de violentes manifestations. Le 6 octobre 1995, ils allèrent jusque sous les fenêtres du domicile d’Yitzhak Rabin à Jérusalem, le grimant en officier SS et en appelant littéralement au meurtre.

« Surveille tes pensées », nous dit la sagesse rabbinique, « car elles préfigurent tes paroles. Maîtrise tes paroles, car elles précèdent tes actes ». Le 4 novembre 1995, la haine est passée à l’action. Avant que l’irréparable soit commis, Rabin entonna le « Chant de la Paix », à l’unisson de la foule. Il prit la parole, jugeant le moment historique, propice au rapprochement, ajoutant que cela n’avait pas toujours été le cas, qu’il avait « combattu, tant qu’il n’y avait aucune chance pour la paix ».

Rabin avait signé les accords d’Oslo pour permettre la paix avec les Palestiniens. Il était prêt à aller plus loin, à abandonner le Golan pour obtenir la paix avec les Syriens. L’extrémisme religieux renaissant ne pouvait le tolérer.

Ceux qui ont guidé la main de son assassin sont toujours là. Ils continuent de répandre la haine et de ronger les fondements démocratiques de l’État Israël. Mais, pour aborder l’Orient complexe, il faut être complet, alors n’oublions pas qu’après la mort de Rabin, le terrorisme au nom d’un islam pris en otage a lancé sa vague d’attentats, visant les civils dans les bus, dans les cafés et les universités.

Aujourd’hui, Rabin repose en paix. La guerre, elle, rode tout autour. Les faucons se sont emparés de la région, même le Hamas est dépassé, en lutte à Gaza contre la présence de Daech. Les temps ont changé, ils ont empiré. L’islamisme ultra est ultra-dominant. Le messianisme juif progresse comme jamais, colonisant la Palestine et la société israélienne, voulant reconstruire le Temple sur les ruines d’al-Aqsa. 20 ans après la mort de Rabin. Mahmoud Abbas a prononcé à la tribune des Nations Unies l’acte de décès d’Oslo, déclarant que les Palestiniens ne peuvent « continuer à être engagés par ces accords ».

Aujourd’hui, le sentiment prédomine qu’il n’y aurait qu’un miracle pour sauver l’esprit de paix, pour soigner ce que Rabin appelait le « cancer » des colonies. A sa mort il y avait 150.000 colons, aujourd’hui ils sont 400.000. Il faudrait un miracle pour que les jeunes générations palestiniennes qui ont été élevées dans la détestation de cette occupation, se départent de la haine du juif trop souvent entretenue, héroïsant les attaques au couteau.

Oui, il faudrait un miracle. Mais, au Proche-Orient, tout est possible. La paix des braves reste pensable, la solution à deux États réalisable, à condition de ne pas voir en Yitzhak Rabin seulement une icône mais avant tout une politique, courageuse, humaniste et volontaire. Il faut que les fous de la paix osent enfin relever la tête et affronter les fous de dieu, ces soldats du chaos, ces serviteurs aveugles d’illusions meurtrières.

Aujourd’hui, il faut donc se souvenir de ce jour funeste qui arracha nos larmes et une partie de l’âme israélienne. Pour rendre hommage à la grandeur de Rabin, être à la hauteur de l’histoire et pour préparer enfin le règne de la raison. Se souvenir pour construire, pour que Rabin ne soit pas mort pour rien. Pour que la jeunesse de cette belle partie du monde cesse de mourir pour rien et vive enfin en paix, cette plus belle chose au monde. Pour que l’espoir revive, pour que le sang cesse enfin de couler, pour que ne coulent que le lait et le miel.

 

 

Jean-Christophe Cambadélis

04 Nov

Commentaires fermés sur Vous avez dit Front républicain ?

Vous avez dit Front républicain ?

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Le Monde publie une tribune de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou bien ci-dessous:

 

Vous avez dit Front républicain ?

Par Jean-Christophe Cambadélis

 

Il était mort, enterré, inutile, inefficace.

Le parti « Les Républicains » lui a substitué un « ni-ni » : Ni Parti socialiste, ni Front national.

Chacun y allait de sa sentence jusque dans les rangs de la gauche : Ça ne marche plus ! Si cela a marché un jour…

Seuls l’UDI et le Parti socialiste maintenaient le cap, dans la réprobation générale. Seuls le Parti socialiste et la gauche refusaient la banalisation frontiste, refus jugé au mieux d’un autre âge ou le plus souvent une instrumentalisation pour se sauver.

Nous avions beau dire : « Il y a le feu au lac », on récoltait un haussement d’épaules.

Comme souvent en France, il a suffit d’un sondage alarmiste et alarmant et d’une déclaration sur la dérive droitière pour qu’on intime l’ordre au Parti socialiste de se prononcer pour le Front républicain. Tout à coup l’élection régionale se réduisait à deux régions menacées par l’extrême droite. Et le Parti socialiste devait choisir : Aider la droite ou laisser passer l’extrême droite. D’ailleurs remercions Monsieur Le Maire qui ce samedi a confirmé sans ambages, dans ces mêmes colonnes, cette stratégie.

La vague nationaliste surfe sur les flux migratoires en Autriche, en Allemagne, en Pologne, en France ou encore en Suisse. Conscient de ce risque, le Parti socialiste a lancé son référendum pour l’unité. L’unité à gauche c’est le meilleur barrage à la droite et à l’extrême droite qui veut faire des régions, des laboratoires de son souverainisme xénophobe. Et l’extrême droite – FN  ne se combat pas au second tour mais dès le premier tour en attaquant son programme menaçant le social et la cohésion nationale.

Nous ne voulons pas comme 70% des Français, de régions au Front national. Mais non plus des régions à une droite qui veut défaire les régions solidaires construites par la gauche, unies depuis plus de quinze ans. Et dire que les déclarations de Christian Estrosi ne sont pas gaullistes et que celles de Xavier Bertrand rompent avec la tradition démocrate-chrétienne de la droite du Nord, c’est dire une vérité.

Comment pourrions-nous critiquer le Front national si nous passions sous silence les mêmes formules dans la bouche d’hommes ou de femmes de la droite classique ?

Cette dérive n’a t-elle pas conduit Nicolas Sarkozy à se séparer de Nadine Morano comme tête de liste ? La droite croit que face à la montée du FN, il faut le siphonner en reprenant ses mots. Et nous devrions cautionner ?

Enfin refuser le débat sur le 2e tour avant le premier est-ce une hérésie ? Mais si le Parti socialiste s’engageait dans la voie indiquée, il mettrait le FN au centre et réduirait  la campagne dans treize régions à deux donnant ainsi un coup de pouce au Front national dans les autres régions. Il faciliterait l’offensive du Front national contre le PS et le parti « Les Républicains ». Il indiquerait à la gauche que le vote utile contre le Front national est le vote à droite. Il induirait ainsi que l’avenir dans les pays se jouera entre la droite parfois extrême et l’extrême droite. Et tout cela sur la foi de sondages ! Alors qu’ils ont démontré leur  vacuité dans le pronostic de victoire frontiste aux élections départementales dans l’Aisne ou le Vaucluse ?

Désolé ! Dans le tricampisme, le PS et ses alliés assument leur combat au premier tour pour des régions solidaires et écologiques. Nous nous battrons pour créer la surprise dès le premier tour. Puis nous analyserons la situation. L’unité de la gauche maintenant acquise, nous prendrons nos responsabilités pour gagner au second tour. Sachant que la droite refusera le Front républicain et qu’il ne lui en sera jamais fait grief.

02 Nov

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L’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV

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JCC BFM 02112015

Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 2 novembre l’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV.

 

Retrouvez ci-dessous un extrait de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 

Air cocaïne

« Dans cette histoire tout est surréaliste »

Élections régionales

Dans onze régions sur treize en métropole, nous serons en face à face avec le parti Les Républicains. Dans deux régions, cela se jouera peut-être à trois.
Je ne vais pas faire comme si le FN était le juge de paix des élections !

Si le FN l’emportait dans deux régions : « Ce serait un échec collectif de toutes les formations, des Républicains jusque l’extrême gauche »

Nous allons être unis avec les écologistes au 2ème tour.

Il faut tout faire pour empêcher le FN de l’emporter et la bataille se mène au 1er tour.

Tout le monde devra faire son examen de conscience. Nous, nous avons mené la bataille contre l’extrême droite et pour l’unité de la gauche.

Dans les sondages, on confond la volonté de protester avec le FN et la volonté de voter.

C’est la haine de l’autre que cherche à instrumentaliser le FN. Il a atteint son niveau maximal et ne progresse plus aujourd’hui.

 

François Hollande

#Lucette « Quand c’est maîtrisé c’est trop maîtrisé et quand c’est pas maîtrisé c’est la cacophonie

Je préfère que François Hollande soit présent plutôt qu’absent. Il cherche à écouter, répondre, être présent

02 Nov

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Déclaration franco-chinoise sur le changement climatique : un pas en avant décisif avant la COP21

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logops160

Le Parti socialiste se félicite du succès diplomatique que représente la déclaration commune sur le changement climatique signée aujourd’hui à Pékin entre le président de la République François Hollande et son homologue chinois Xi Jinping.

A moins d’un mois de la Conférence Paris Climat (COP21), la France a su convaincre un partenaire incontournable d’accepter deux revendications portées par notre pays : le principe d’un accord « ambitieux et juridiquement contraignant » et l’idée « qu’une revue complète ait lieu tous les cinq ans sur les progrès accomplis », afin de réviser à la hausse les engagements de tous les Etats pour lutter contre le réchauffement climatique.

Le Parti socialiste soutient également l’idée capitale d’un « dialogue facilitateur en 2017-2018 afin de recenser les progrès accomplis et d’explorer la possibilité de renforcer encore l’action et le soutien avant 2020 ». Face au réchauffement climatique, le coût de l’inaction est tel qu’il est essentiel de ne pas attendre 2020 avant d’entamer la transition vers des économies décarbonées.

C’est le chemin sur lequel se sont engagés les socialistes avec la loi de transition énergétique et dont ils se feront l’avocat lors de la COP21.