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22 fév

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Timochenko, l’Eltsine ukrainienne

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Timochenko 22022014Elle fut aux cotés de Viktor Youchenko, devenu Président de l’Ukraine, l’égérie de la Révolution Orange, puis devint la Première ministre avant d’être embastillée pour raisons politiques.

Il y a trois ans de cela, recevant avec d’autres députés de la Commission des Affaires étrangères le représentant parlementaire de Viktor Ianoukovich, je leur disais que leur entêtement à maintenir cette femme en prison en ferait le point d’appui et la solution de la contestation comme Nelson Mandela l’avait été contre l’apartheid.

Mais Ianoukovich n’est pas De Klerk. Il aura fallut un bain de sang ! Et Loulia Timochenko se pose en garante de la révolution, comme Boris Eltsine le fit au lendemain de l’arrestation de Gorbatchev par un quarteron de staliniens momifiés et passablement dépassés.

La voilà incontournable ! Capable de présenter ses excuses au nom de la classe politique pour les morts de la Place de l’Indépendance. Ianoukovich quittant Kiev, Timochenko y arrivant, la dictature est tombée comme l’a déclarée l’ancienne détenue en arrivant dans la capitale du pays.

Voilà qui ouvre une nouvelle époque pour l’Ukraine mais aussi pour la Biélorussie, la Moldavie voire la Géorgie voisines.

Les marches de la Russie se tournent vers l’Ouest. Même s’il ne faut pas dicter aux Ukrainiens leur avenir et humilier la Russie de Poutine, le mouvement est inexorable comme hier le dépeçage de l’URSS.

L’Europe en crise ne sachant comment régler ses problèmes se voit contrainte d’accélérer son partenariat oriental, elle qui ne se sent pas capable de gérer la Turquie.

Vladimir Poutine vient de subir un revers alors qu’il triomphait à Sotchi. Le pouvoir oligarque va désormais s’interroger sur le meilleur moyen de prévenir la contamination.

Sale temps pour le Président russe et voie dégagée pour Timochenko, d’autant que la présence de nationalistes d’extrême-droite dans la révolution donne à cette combattante une posture de garante de la Constitution revue. Comme Eltsine le fut.

Même charisme, même opportunité, même destin contrasté et contrarié.

 

21 fév

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Ukraine : le Parti socialiste salue l’accord de sortie de crise

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logops160Le président ukrainien Viktor Yanoukovitch et les représentants de l’opposition ont signé aujourd’hui un accord qui devrait permettre à l’Ukraine de revenir sur une voie démocratique pour résoudre la crise violente et meurtrière qui la secoue.

Le Parti socialiste se félicite de l’engagement conjoint des ministres des Affaires étrangères allemand, français et polonais sans qui cet accord n’aurait pas pu voir le jour. Les menaces de sanction prononcées hier par le Conseil européen ont également contribué à cette résolution et témoignent d’un engagement total de l’Europe pour sauver l’Ukraine du chaos.

Le Parti socialiste appelle de ses vœux et sera vigilant dans l’observation du respect de la feuille de route conclue, laquelle prévoit une réforme constitutionnelle, la formation d’un gouvernement d’union nationale, une élection présidentielle anticipée mais aussi des enquêtes sur les violences qui ont causé la mort de plus de 80 personnes cette semaine.

20 fév

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Elections européennes : une victoire socialiste en Europe est à portée de main

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logopseUn sondage ne fait pas une élection, mais il donne toujours une indication. Il est l’expression d’une intention à un moment donné.

Ainsi, les récents sondages, depuis celui publié par El Pais en novembre dernier à celui de Pollwatch publié aujourd’hui, indiquent une majorité sociale-démocrate au Parlement européen.

Pollwatch compile des sondages fait dans tous les Etats-membres et cela donne l’image d’une majorité de gauche à portée de main au Parlement européen. Le PPE passerait des 271 actuels à 202 sièges et le PSE lui passerait devant en gagnant 31 sièges pour atteindre 221 députés.

Vers une bipolarisation parlementaire ? C’est la confirmation d’une tendance que l’on observe à travers plusieurs signes.

D’abord, le choix de Martin Schulz pour incarner les propositions des sociaux-démocrates européens a donné un visage à un projet. Cela donne chair à l’idée que l’Europe peut changer. Voilà pourquoi Angela Merkel traîne des pieds et pourquoi elle rechigne à laisser le PPE se donner un candidat car elle sait que pour les conservateurs la bipolarisation serait fatale. Leur bilan sera un boulet et alors qu’ils avaient tous les pouvoirs – étant majoritaires dans toutes les instances européennes, y compris les gouvernements – ils n’ont fait qu’aggraver la crise et durcir le divorce entre les Européens et l’Europe.

C’en est fini depuis longtemps du « compromis historique » entre démocratie-chrétienne et social-démocratie. Le temps est venu d’assumer une bipolarisation jusqu’au sein du Parlement européen et un affrontement démocratique entre un projet de droite et un projet de gauche.

Il faut aussi s’attendre à une percée de la gauche radicale qui ne pourra rien faire seule. Les centristes et les écologistes font les frais de cette bipolarisation du champ européen qui voit s’affronter la gauche et la droite.

Quant aux europhobes  qu’il faut cesser de qualifier d’eurosceptiques, voter pour eux est un acte stérile. Ils ne peuvent ni bloquer, ni empêcher, ni même détruire l’outil européen.

La campagne ne bat pas encore son plein, mais en se mobilisant sans relâche, avec une détermination sans faille et une motivation sans limite, nous pouvons convaincre les électeurs que l’Europe peut changer et que nous pouvons la changer avec une nouvelle majorité.

C’est manifeste, le PSE a le vent en poupe car il capte ceux qui croient en une alternative crédible à l’austérité. Et François Hollande en est le point d’appui. Voilà ce que personne ne vous dira. Une majorité de gauche en Europe est possible.

19 fév

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Ukraine : le Parti socialiste appelle à un engagement plus ferme de l’Union européenne

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logops160L’assaut donné par les forces de l’ordre ukrainiennes sur la place de l’Indépendance de Kiev pour y déloger les manifestants a causé cette nuit la mort d’au moins 25 personnes, dont un journaliste et neuf policiers, et blessé près de 250 autres.

Le Parti socialiste condamne fermement la violence disproportionnée exercée par le pouvoir tout autant que les violences commises par les factions radicales de l’opposition ukrainienne.

Le Parti socialiste appelle à la reprise immédiate du dialogue entre le pouvoir et les représentants de l’opposition démocratique et pacifique. Il réclame de l’Union européenne une pleine implication pour soutenir les revendications démocratiques légitimes de la majorité du peuple ukrainien, pour rappeler le pouvoir ukrainien à ses promesses de concessions et pour dialoguer avec la Russie, afin que Moscou contribue aussi à apaiser définitivement les tensions.

 

 

18 fév

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Ukraine : le Parti socialiste déplore la mort de manifestants

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logops160 La police ukrainienne reconnaît la mort d’au moins cinq civils tués aujourd’hui par les forces de l’ordre lors d’une manifestation à Kiev appelant à la démission du président Viktor Ianoukovich.

Le Parti socialiste déplore vivement ces morts et adresse ses condoléances à leurs proches. Il note que cette escalade de la violence est le résultat de la politique du Président ukrainien lequel reste sourd aux aspirations européennes et légitimes de son peuple.

Le Parti socialiste appelle toutes les parties à la retenue et à la responsabilité pour éviter une dégradation supplémentaire de la situation. Il souligne que l’apaisement doit passer par la nomination d’un gouvernement le plus large possible et par une réforme constitutionnelle. Il réitère son soutien et sa grande solidarité avec les forces démocrates et pacifiques de la place Maïdan.

 

18 fév

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L’invité politique de Tirs Croisés sur i>Télé

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JCC itele 18022014Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Laurence Ferrari dans Tirs Croisés sur i>Télé.

Vous pouvez retrouver la vidéo ci-dessous:

16 fév

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Syrie : négociations dans l’impasse, la faute à Bachar al Assad

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guerre syrie 15022014Le second cycle de discussions entre l’opposition et le gouvernement syriens – qui aurait dû déboucher sur une solution politique impliquant la mise en place d’un gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs – s’est achevé hier avec un constat d’impasse, de l’aveu même du médiateur de l’ONU, Lakhdar Brahimi.

Le Parti socialiste dénonce vigoureusement l’attitude délétère de la délégation du gouvernement syrien venue à Genève pour n’y appliquer que la politique de pourrissement voulue par Bachar al Assad. Même la Russie se rend compte de l’impasse vers laquelle son allié mène la Syrie et la communauté internationale.

Le Parti socialiste ne se satisfait pas de la légère percée humanitaire réalisée à l’occasion de l’évacuation de civils de Homs. Elle ne fait pas illusion, et l’autorisation accordée à cette opération par les autorités syriennes restent largement disproportionnée par rapport aux besoins et aux drames quotidiens du peuple syrien.

16 fév

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Liban : formation d’un gouvernement rassembleur

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syrie-refugies-liban_4676508Le Premier ministre libanais, Tammam Salam, a annoncé hier la formation d’un gouvernement rassemblant les principales parties rivales du Liban.

Le Parti socialiste se félicite que des compromis aient pu être réalisés pour parvenir à former un tel gouvernement, alors que le Liban traverse une situation des plus tendues. L’afflux massif de réfugiés syriens et la recrudescence d’attentats font en effet peser des risques lourds sur une économie en plein marasme et sur la stabilité du Liban.

Le Parti socialiste souhaite que ce nouveau gouvernement puisse œuvrer à écarter les dangers d’une guerre civile et contribuer ainsi à la paix dans la région.

15 fév

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Arrêtons le massacre !

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drapeaubbrflotantLa France s’est engagée dans une spirale dangereuse. Une opposition déchainée, une presse acharnée, un pays passablement énervé.

Notre débat national tourne au massacre à la tronçonneuse pour Jean-Marc Ayrault.

La détestation de la droite pour le pouvoir de la gauche accède à des niveaux jamais atteints. Le jeu de démolition de la presse c’est du jamais vu. Au sein même de la gauche le tir à vue est devenu un « must ». Tout est à ce point systématique que le débat est inaudible.

Dès 18h s’abat sur le paysage audiovisuel un déluge de critiques ou de préjugés. Et pour alimenter ce climat délétère, chacun y va de son irresponsabilité, dans l’espoir un peu vain de devenir « reine » de la minute médias.

Un véritable concours de méchanceté, d’approximations, critiques ou de colères feintent envahit la France. On ne peut pas continuer comme cela. L’overdose guette et les Français vont tirer le rideau.

Mais au-delà, la France a besoin d’un débat serein et argumenté sur son avenir. Et non d’un chapelet d’anathèmes plus ou moins argumentés. Le gouvernement Ayrault est sûrement critiquable, mais pas à ce point. On finira par trouver ce qu’on cherche : Le crash.

Pas sûr que ceux qui le souhaitent se trouvent récompensés à la sortie. La désescalade devient une urgence. Car au bout tout deviendra ingérable !

13 fév

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West Side Story

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photo hollande obama 4Les Etats-Unis ont maintenant leur histoire à l’ouest dans le pacifique vers l’Asie.

C’est un « au revoir » empreint de nostalgie pour le vieux monde qu’ils ont fêté lors de la visite officielle de la France.

Dans cette quête de l’ouest, l’Amérique a besoin d’assurer ses arrières. Et dans ce rôle la Grande Bretagne n’est plus totalement fiable depuis la dérobade syrienne. L’administration américaine ne pense pas que cela est conjoncturel. Le peuple anglais depuis le mensonge irakien est durablement échaudé. L’Allemagne est une puissance commerciale, mais se refuse à enfiler le costume de la puissance échaudée, elle par la barbarie qu’elle avait enfanté en s’y essayant. Reste la France, seule puissance nucléaire capable de projeter des troupes.

Elle est intervenue en Libye ou en Côte d’Ivoire. Elle a réussi au Mali. Elle n’a pas tremblé en Centrafrique. Elle a accompagné la voie tunisienne dans les révolutions. Elle est au mieux avec le Maroc. Elle a « rentabilisé » ses relations en Algérie. Elle peut parler aux israéliens tout en étant l’ami des palestiniens. Elle est légitime à défendre le Liban. Et pouvait frapper en Syrie, après avoir soutenu l’opposition et condamné le régime. Elle est au mieux avec les monarchies du Golfe. Elle n’a pas de contentieux avec les sunnites, et entretient des relations anciennes et complexes avec les chiites ou l’Iran. Elle défendit les kurdes qui ne l’ont pas oublié. Et elle a su utiliser les faiblesses internes turques, pour encourager la réunification chypriote et le soutien au Liban sans se couper des arméniens.

Elle va là où elle peut devenir LA force de sécurité avec l’Europe en méditerranée. D’autant que l’Allemagne ne peut laisser la France jouer seule. Elle qui a besoin de la France dans sa nouvelle politique vis-à-vis de la Russie.

Voilà qui nécessitait que Barack Obama souligne l’entente. Lui qui prenant acte de la fin de l’hyper puissance, veut une politique étrangère modeste, faite de coalitions se substituant à son action directe. Mais il n’y a pas que cela.

Le pacte de libre échange transatlantique est pour lui une nécessité stratégique dans la bataille des normes, qui oppose le monde occidental aux émergents et leurs milliards d’individus. Et il n’a pas échappé à Barack Obama que le Président chinois  Xi Jinping va visiter d’ici peu l’Europe.

La Chine sait que l’Allemagne est la puissance commerciale mais que l’Europe c’est aussi la puissance politique de la France. Pour les chinois l’un ne va pas sans l’autre. Et c’est la raison pour laquelle l’empire du milieu rachète beaucoup de dettes françaises. Pour la Chine qui sent le souffle de l’oncle Sam sur sa nuque avec les tensions japonaises, l’Europe devient un enjeu majeur.

Nous voilà donc au centre d’un enjeu stratégique mondial. Cela nécessiterait quelques réflexions pour l’avenir de notre propre continent. Mais qui s’en inquiète ?

A l’époque où il est tellement plus important de connaitre qui a dîné à la gauche de Barack Obama en absence de la première dame !