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15 Jan

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L’invité de Jean-Baptiste Boursier sur BFM TV

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Jean-Christophe Cambadélis était ce dimanche 15 janvier l’invité de Jean-Baptiste Boursier dans BFM Politique sur BFM TV.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission:

 

Primaire le débat sur BFM TV, I Télé et RMC

Ce soir, il faut que les candidats continuent à être sérieux mais qu’ils indiquent un peu plus ce qui les distingue.

Il y a des divergences mais de grandes convergences entre les candidats.
Oui j’ai un candidat préféré mais je ne peux pas le dire. Je respecte le choix des électeurs de gauche.

Le bilan du quinquennat est bon, nous avons redressé la barre. Il a fallut reconstruire notre appareil productif.

Il ne faut pas être électoraliste, il faut avoir un projet pour la France.

Il n y a pas de dynamique. Pour l’instant, ni Macron, ni le candidat putatif de la gauche, ni Mélenchon ne gagne la présidentielle. Donc, pour moi, c’est zéro. Et maintenant, parlons de la gauche. (…) Le jour où il y aura un candidat, tous ceux qui soutenaient un candidat à la primaire, ou une grande partie d’entre eux, seront derrière lui.

Je dis aux électeurs de gauche: ‘Vous avez en main la clé de la présidentielle. Si vous venez voter massivement à la primaire, pour quelque candidat que ce soit et que le candidat est désigné, massivement, nous réorganisons l’ensemble du paysage politique parce que ce sera Macron et Mélenchon qui devront se déterminer par rapport à ce candidat' »

Le vote utile c’est toujours le PS. Car il n’y a que nous qui pouvons rassembler. Macron ne rassemblera jamais Mélenchon, et nous nous gouvernons dans les régions avec les communistes. Et Mélenchon ne peut pas se rassembler avec Macron.
Au Parti Socialiste il y a un vrai projet de société, celui d’une société cohérente dans un monde qui ne l’est pas.

« Je crois que chaque candidat veut apporter sa pierre. Chacun peut improviser une nouvelle politique économique à partir du redressement.

A cette étape il n’y a pas de projet majoritaire en France.

Dans 48h, il va y avoir le vote de la présidence au Parlement Européen. Si c’est la droite qui l’emporte sur ce vote, c’est un évènement historique majeur. Je pose une question aux candidats : Quelles seront leurs propositions face au résultat du vote ?

Précariat
« On ne parle pas des gens qui sont passés de l’autre côté du bateau. Ça me semble être un projet nécessaire pour la gauche. »

Macron/ Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon ne veut pas que notre primaire soit une réussite car ça l’ennuie de ne pas en être.

On ne s’offusque pas que monsieur Macron décide tout seul qui seront les candidats dans les 577 circonscriptions. Et ça pose un problème.

N’est-ce pas aux adhérents de décider ? C’est toute la différence : nous, nous avons des primaires et ce sont nos militants qui décident qui sont les candidats aux élections législatives. Pour moi, le choix, la manière de faire, c’est aussi une indication de quel type de politique on veut faire.

Pour l’instant Emmanuel Macron est un problème pour Fillon.

Le monde est incertain. Quand vous avez face à face Trump et Poutine, il va falloir tenir la barre durant les 5 ans à venir.

Sur la santé

« Notre intérêt pour les services de santé ne s’est jamais démenti. Nous avons redressé les comptes de la sécurité sociale, nous devons continuer dans ce sens.

Débat face à Bruno Gaccio : le PS est-il mort ?

Le Parti socialiste est une réalité. C’est les militants, les gens qui vont sur le terrain. Nous avons gagné la présidentielle grâce à ces militants et ces adhérents. Si le Parti socialiste n’existait plus, la gauche ne serait plus en capacité de se rassembler. Nous avons une seule voie pour être au second tour, c’est de réussir les Primaires Citoyennes.

14 Jan

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François Fillon, l’inconstant candidat

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Dissensions et échanges peu cordiaux étaient au programme des Républicains réunis ce matin en Conseil National pour l’investiture de François Fillon. Un reflet de la campagne erratique menée par le candidat de la droite.
Cette semaine, François Fillon aura été tour à tour sarko-estrosiste sur les immigrés, vindicatif sur sa radicalité, penaud sur son programme de santé, amateur d’autoritarisme auprès des siens. Loin de la constance dont il se targuait d’être le maître.
Face à des troupes désorganisées que ses voeux guerriers n’ont pas su réunir, l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy accumule les circonvolutions pour garder le cap de cette campagne incompréhensible.
Alternant reniements et inflexibilité au gré des vents, il sème en chemin confusion et défection : délaissé par les classes populaires, ce sont désormais les centristes qui menacent de faire de même.
Son équipe, perdue, promet tout et son contraire, aux fonctionnaires sur les 39h, aux Français sur l’ouverture avec le centre.
Il ne lui reste quant à lui, que l’auto-conviction pour s’assurer de la discipline de ses rangs et des vertus de l’obstination.
Des sommets atteints pendant la primaire, François Fillon redescend « à fond » et en zigzag. Sur cette route difficile qui mène à la présidentielle, le candidat de la droite procède par à-coups et freinages forcés, et inéluctablement… dérape.

10 Jan

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Mémoire Comme Une : Un film pour restituer le travail de plusieurs mois des « Ambassadeurs de la Fraternité »

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L’histoire de 6 jeunes qui, volontaires en service civique, ont exploré la mémoire collective du 19e arrondissement.

Pendant plusieurs mois, les « Ambassadeurs de la Fraternité » ont rencontré, échangé, interrogé les acteurs de notre Histoire, qu’ils soient habitants, combattants, élus, déportés ou résistants. Un projet qui les portera de la France au camp d’Auschwitz en Pologne, puis sur les traces de l’esclavage en Guadeloupe car en effet, l’histoire de notre pays s’étend bien au-delà de nos frontières.

Un partenariat entre une élue de la Mairie du 19e arrondissement, des directeurs des centres d’animation de la Ligue de l’Enseignement fédération de Paris, un jeune réalisateur, un éducateur, auquel j’ai eu plaisir d’apporter une petite pierre, celle de la confiance et de l’espoir.

Dès le 14 janvier vous pourrez découvrir sur les réseaux sociaux le documentaire « Mémoire comme Une » .

Un projet emplit d’espoirs et d’optimisme, porté par les « Ambassadeurs de la Fraternité », écrit par Karine Gautreau, Adjointe au Maire du 19e chargée de la vie associative et de l’éducation populaire et réalisé par Cyril Lefèvre avec les jeunes ambassadeurs.

 

09 Jan

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L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique et Paris Première

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité politique de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec Paris Première.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 


« J’estime entre 1,5 million et 2 millions le… par radioclassique

Primaires citoyennes

Ça fait 30 ans que l’on dit que le PS est un cadavre à la renverse, qu’il a disparu, qu’il va disparaître. La dernière fois qu’on a pronostiqué cela, on a gagné l’élection présidentielle.

Je crois qu’il faut arrêter de spéculer sur le manque d’organisation. (…) Tout est prêt. Les primaires seront une réussite et je pense qu’il y aura des votants, pour une raison toute simple, c’est que la gauche a l’habitude des primaires

Les candidats ont tous pioché dans les cahiers de la présidentielle ce dont je me félicite. De nouvelles idées surgissent. Et dans cette primaire toutes les nuances de la gauche seront représentées

Celui qui sortira de cette primaire aura un coup de booster pour la présidentielle.

Cette présidentielle, rien n’est fait, on voit Marine Le Pen dans la difficulté, Fillon dans la difficulté, Mélenchon enfermé dans sa logique, Macron sans allié, le Parti socialiste en train de désigner son propre candidat. C’est une présidentielle assez particulière où on la joue à l’aveugle

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron est en campagne depuis juillet : pourquoi n’est-il pas à 20% . Il fait une campagne centriste, ni gauche ni droite, de renouveau, mais n’a pas encore présenté son programme. On jugera sur pièces.

Gauche
Je ne pense pas qu’il y ait une malédiction sur la gauche mais il y a un malaise face à la Ve République. La dimension monarchique de la Ve République est difficile à assumer à gauche. Et devient difficile à assumer à droite

07 Jan

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Décès de Mario Soares: un résistant face à la dictature, un promoteur de l’Europe, un acteur majeur du socialisme

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C’est avec une grande émotion que le Parti socialiste a appris la mort de Mario Soares à l’âge de 92 ans.
Aujourd’hui, c’est une des figures les plus importantes du Portugal mais aussi du socialisme européen qui s’est éteinte.
Mario Soares était un socialiste convaincu. Engagé dès ses plus jeunes années contre le régime autoritaire de « l’Estado Novo », il fonda l’action socialiste portugaise en 1964. Son engagement lui valu de nombreuses arrestations et il fut même déporté dans une colonie portugaise en 1968.
Contraint à l’exil, il s’installera alors en France où il enseignera à l’Université de la Sorbonne et de Vincennes, tout en continuant à porter l’opposition démocratique portugaise.
Il participera ainsi à la création du Parti socialiste portugais en 1973, dont il deviendra un an plus tard le secrétaire général.
Mario Soares était un militant de l’Europe. A la suite de la « Révolution des Œillets », il mettra ses convictions au service de son pays. Tout d’abord comme Ministre des Affaires étrangères où il engagera le processus d’indépendance des colonies portugaises. Puis, à la présidence du gouvernement de 1976 à 1978 et de 1983 à 1985 où il négociera avec énergie l’entrée de son pays dans le cercle européen et mènera avec succès les réformes nécessaires pour y arriver.
En 1986, il sera élu président de la République au moment même où le Portugal entre officiellement dans la Communauté Economique Européenne. Il effectuera deux mandats de Chef d’Etat.
Par la suite, Mario Soares multipliera les initiatives pour défendre son « pari européen » en prenant la présidence du Mouvement européen International ou encore en siégeant au Parlement européen en 1999.
Tout au long de sa vie, Mario Soares fut un avocat incontournable des libertés, un compagnon majeur du Parti socialiste, une personnalité essentielle de l’histoire de la construction européenne. Il fut un ami intime de François Mitterrand, avec qui il incarna ce lien fraternel entre socialistes portugais et français dans le combat pour la démocratie comme dans l’exercice du pouvoir.
Le Parti socialiste adresse ses sincères condoléances à l’ensemble du mouvement socialiste européen aujourd’hui en deuil. Il exprime, dans ce triste moment, toute son amitié aux camarades socialistes portugais ainsi qu’à la famille et aux proches de Mario Soares.

05 Jan

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L’invité de Fabien Namias sur Europe 1

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité politique de Fabien Namias sur Europe 1.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Dérapage de Vincent Peillon, primaire de la… par Europe1fr

Election présidentielle / Primaires citoyennes

« Nous sommes les derniers à nous organiser pour la présidentielle et nous serons la clé de celle-ci.

Aujourd’hui tout le monde est bloqué. Monsieur Fillon ne sait pas s’il est radical ou pas radical, s’il doit aller chercher le centre ou rester à droite. Marine Le Pen est embêtée dans sa polémique avec Marion Maréchal-Le Pen, Emmanuel Macron n’a pas d’alliés, Mélenchon est dans l’hostilité totale vis-à-vis du parti socialiste », détaille-t-il. « Personne ne gagne aujourd’hui. Il n’y a pas de désir majoritaire.

Une élection présidentielle ça se construit dans la dernière ligne droite. Pas un an avant.

La primaire intéresse les Français. On va le voir de plus en plus.

On a décidé de concentrer les bureaux de vote là où il y a forts votants de gauche.

On confond la sociologie politique de l’intention électorale. Les fonctionnaires n’ont pas encore totalement perçu le projet de François Fillon, ils ne voteront pas la réduction du nombre de fonctionnaires. »

Sur les propos de Vincent Peillon : « On fait un mauvais procès à Vincent Peillon qui est revenu sur ses propos. »

Sur la non participation d’Emmanuel Macron à la primaire de la gauche

« Emmanuel Macron s’est dérobé à une procédure démocratique. Pourquoi n’est-il pas venu ? S’il pensait être le meilleur, il l’aurait emporté et on se serait retrouvé dans une situation où tout le monde se serait regroupé autour de lui. Je ne pense pas qu’il aurait gagné, mais il aurait pu le tenter. Il en a peur, il a peur du vote des citoyens. Quelle est l’explication qui l’amène a ne pas se présenter ? D’autant qu’aujourd’hui il ne plie pas le jeu politique !

Macron, PS, Mélenchon : « Nous sommes tous les trois, Jean-Luc Mélenchon, les socialistes de la Belle Alliance populaire et Emmanuel Macron, de la même famille. C’est pour cela que j’étais favorable à une primaire qui aille de Macron à Mélenchon. Je regrette cette division. Quelle est l’explication qui les amène à ne pas se présenter à la primaire ? «

Projet de François Fillon

« Le projet de Fillon fait peur car il s’attaque à notre modèle social.

C’est sur cette orientation que François Fillon a gagné sa primaire. Il est obligé d’être fidèle au vote de la primaire. Mais il sait qu’il est trop à droite et ne peut capter le centre.

Disparition du Parti socialiste ?

« Le PS ce n’est pas un chiffre électoral ou un sondage. C’est une réalité humaine. C’est 200 villes de plus de 10 000 habitant ».

Exécutions ciblées au nom de la raison d’Etat 

« Nous sommes en guerre et la guerre nécessite parfois des actions extrêmes. (…) Le PS ne présente jamais sa deuxième joue…A partir du moment où on tue, nous sommes aujourd’hui dans un anniversaire de ce qu’il s’est passé à Charlie Hebdo, à l’Hyper Cacher et de nos policiers qui ont été assassinés, je trouve que nous sommes dans la légitime défense qui est reconnue par les Nations Unies ».

 

05 Jan

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L’invité de Questions d’info sur LCP en partenariat avec France Info, Le Monde et l’AFP

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Mercredi 4 janvier 2017, Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de Frédéric Haziza, Yaël Goosz, Françoise Fressoz et Frédéric Dumoulin dans Questions d’info sur LCP.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission:

 

Primaires citoyennes

La primaire va déverrouiller la présidentielle : Monsieur Fillon est prisonnier dans un vote de droite extrême. Marine Le Pen est prisonnière de l’extrême droite. Monsieur Macron est prisonnier de sa ligne politique, « ni de droite, ni de gauche ». M.Mélenchon est prisonnier de son offensive anti-PS avec qui il ne veut pas s’allier. Pour moi la primaire va déverrouiller la présidentielle. Je n’ai jamais vu une élection présidentielle qui soit à ce point bloquée du point de vue politique.(…) Toutes les formations politiques, tous les candidats à l’élection présidentielle sont aujourd’hui bloqués dans leur couloir.

La primaire de la gauche est une primaire pour qualifier au 2e tour de la présidentielle. Cette primaire va déverrouiller l’espace politique.

Sur les candidats à la primaire : « En tant que premier secrétaire du Parti socialiste je ne choisirai pas. J’ai décidé de garder cette position unitaire pour pouvoir rassembler l’ensemble de la gauche au lendemain de la primaire

Sur la visite de François Fillon à Emmaüs

« Vu les difficultés dans lesquelles il était sur sa politique sociale. Monsieur Fillon a décidé de manière urgente de poser le problème de la pauvreté. Il y a un désir à droite de voir François Fillon président, mais il n’y a pas de désir dans le pays, surtout qu’on vient d’apprendre que M. Fillon était maintenant un châtelain, et qu’il avait caché ceci lors du débat interne de la droite, ce qui montre la nature même de ce candidat. C’est un peu cruel que le jour où vous allez chez Emmaüs on publie dans la presse que vous avez un château caché qui vous donne une dimension de châtelain. C’est le châtelain….

Fillon, c’est simple: soit il dévisse, soit il glisse. Soit il est parjure à ce qu’il a dit lors de la primaire, en amendant son projet (…) sur la santé et auquel cas il dévisse parce que son électorat ne se reconnaît pas dans ce qu’il dit, soit il ne le fait pas et il va glisser dans les sondages, parce qu’il va libérer un espace au centre. »

Election présidentielle

Le pays s’améliore sur le plan économique, même s’il est dans le flou sur le plan politique. Dans ce flou, la gauche a toutes ses chances.

Nous sommes la seule formation à avoir zéro dette : Finances saines, bien gérées, et à l’équilibre.

Pourquoi faut-il qu’au point de départ ce soit le candidat socialiste qui soit pris en sandwich entre deux offres politiques ? Pourquoi on ne demande pas à M. Mélenchon et M.Macron de choisir entre faire perdre la gauche ou s’unir avec le candidat ?

J’observe que les candidats à la primaire ont pioché allégrement dans nos cahiers de la présidentielle ce qui est une réussite pour le PS

La même détermination que nous avons mise dans le redressement économique, il faut le mettre aujourd’hui dans le domaine du précariat.

François hollande en renonçant à se présenter à la présidentielle a fait un choix courageux et politique. Ce faisant, il a fait tomber le Hollande-bashing, et a permis à la France de regarder en face son bilan.

Tout le monde est conscient des enjeux. Il y a une prise de conscience, de l’urgence. L’urgence c’est la primaire et de créer de la dynamique autour de notre candidat-e au 2e tour de la présidentielle. C’est le meilleur moyen d’éliminer Marine Le Pen.

Nous demanderons à l’ensemble des candidats aux législatives de soutenir le candidat issu des primaires.

Face à l’orientation de la droite et les risques de l’extrême droite, ns devons rassembler le centre gauche et la gauche de la gauche pour gagner.

Je ne fais pas une croix sur la présidentielle. On peut se battre et on peut l’emporter. Rien n’est fait. Ceux qui sont dans l’après sont déjà dans la capitulation. Moi je suis dans le moment. Et j’encourage tout le monde à se rassembler à mener ce combat.

04 Jan

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Voeux à la presse – Mercredi 4 janvier 2017

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Ce mercredi 4 janvier 2017, Jean-Christophe Cambadélis présentait ses voeux à la presse que vous pouvez retrouver en intégralité ci-dessous :


Vœux à la presse 2017 de Jean-Christophe… par PartiSocialiste

Crédit photos: Mathieu Delmestre

Vœux à la presse de Jean-Christophe Cambadélis

4 janvier 2017

(seul le prononcé fait foi)

 

L’année 2017 sera politique. Pas simplement parce que c’est le centenaire de la révolution russe, mais parce que c’est une situation très politique, tant à l’échelle internationale qu’au niveau national.

Au niveau international, nous allons vivre une époque toute nouvelle. D’abord, avec l’expansionnisme russe, qui est à l’œuvre dans de nombreux pays et qui s’exprime de nombreuses façons ; les dernières polémiques ont été à ce niveau très impressionnantes. Une nouvelle époque aussi avec le nouveau président des états-Unis, un isolationnisme américain s’exprime sur le plan économique, avec les mises en demeure au secteur de l’automobile, renationaliser le développement économique, la volonté de protéger le marché américain. Et puis, malheureusement, une année qui va être encore celle de l’immobilisme européen, dû tout à la fois aux difficultés économiques de la zone euro, aux difficultés économiques de l’ensemble de l’Europe, au fait qu’on ne sache pas encore à cette étape la manière dont le Brexit va s’opérer, et puis surtout parce que nous allons vivre une époque d’élections : Pays-Bas, évidemment, France, Allemagne, peut-être Italie, tout en sachant que la situation est instable en Espagne, en Autriche et dans la plupart des pays d’Europe centrale.

Enfin, ce qui marque la situation de l’année 2017, c’est la montée dans l’ensemble du monde occidental du national populisme. C’est maintenant une donnée incontournable à laquelle l’ensemble des représentants politiques, et particulièrement de la gauche, est confronté. Le combat sera frontal entre cette forme de régression, qui est due à la hantise du métissage, à la hantise de la situation faite au monde occidental dans ce nouveau partage international, où sa position dominante est remise en cause. Et ceci a des conséquences, tant au niveau social, économique, que, évidemment, au niveau électoral. Nous en reparlerons.

Deuxièmement, la marque de l’année 2017 sera malheureusement aussi celle du terrorisme. Nous avons vu comment, en Allemagne, celui-ci a frappé. Nous avons vu comment, en Turquie le terrorisme a une nouvelle fois tué. Si l’EI recule là-bas, il frappe ici. Je crois, sans faire de pronostics macabres, que plus les défaites seront fortes, plus les répliques seront fortes. Le président de la République, présent courageusement sur le terrain, en a donné une indication puisqu’il nous a dit avant l’été : « Mossoul pourrait être repris ». Il est évident que, pour tenter de desserrer l’étau de cette pression de l’ensemble de la coalition, il y a pour l’EI nécessité de frapper l’ensemble des démocraties européennes.

Il faut y ajouter la situation syrienne, qui est source d’inquiétudes et de malheurs. Alep fut une tragédie. Mais il est illusoire de croire qu’une paix russo-Bachar peut s’imposer. L’Iran vient de se rappeler aux bons souvenirs des russes. Pourquoi c’est important au-delà des morts, des bombardés, et des enfants devenus orphelins ? C’est que cela crée les conditions à nouveau d’un flux de réfugiés au niveau de l’Europe. La pression migratoire d’une manière générale, sera une des données que nous allons vivre dans l’année 2017.

Enfin, sur le plan économique, je ne vais pas m’y attarder, mais il faut avoir ceci en tête. Nous pouvons dire que le cycle de la baisse des taux qui a permis de soutenir les économies européennes va s’arrêter et s’inverser. Ce qui va, je crois, amener à de nouvelles difficultés pour l’Europe, et peut-être même des situations contraintes pour les politiques économiques en France. Et cela me permet une agréable transition sur la situation politique française.

La France va économiquement mieux, mais politiquement mal. Nous avons, nous la gauche, avec le président de la République François Hollande et les gouvernements de Jean-Marc Ayrault et de Manuel Valls, défendu le modèle social. Nous l’avons préservé, nous l’avons affiné, donc nous l’avons affirmé. Et je crois que ce modèle social est consubstantiel à la nature de la France. La France n’est plus la France si elle remet en cause son modèle social. Je dirai à Monsieur François Fillon que ce n’est pas le modèle social qui est responsable de la précarité, ce n’est pas en le liquidant que l’on fera reculer la précarité. Monsieur Fillon s’est rendu hier chez Emmaüs. Je partage le diagnostic d’Emmaüs : le projet de Monsieur Fillon est une attaque extrêmement violente contre notre modèle social. Sa remise en cause part d’un préjugé idéologique : la responsabilité de la situation de crise sociale est due, non pas à l’absence de croissance mais est due principalement à notre modèle social. Ce que nous avait déjà vendu Nicolas Sarkozy lors de sa première campagne présidentielle, ce n’est pas étonnant puisque Monsieur Fillon était déjà à l’œuvre comme directeur de campagne de Nicolas Sarkozy. La responsabilité de tous les maux de la société française serait donc notre modèle social. Je pense que ce modèle social doit être affiné. Il doit permettre de répondre à ce pour quoi il a été constitué, à savoir un filet de protection sociale. Mais ce n’est pas lui qui est responsable de la situation telle que nous la connaissons. C’est l’absence de croissance. Et l’absence de croissance est due à des politiques économiques menées en Europe et à des déficits publics laissés par la droite. Monsieur Fillon a décidé de mener campagne sur ce thème. Il l’a réaffirmé hier soir sur une chaîne de télévision à 20 heures. Il a indiqué qu’il restait sur son programme de rupture avec notre modèle social. Ce qui gêne Monsieur Fillon dans le modèle social français, c’est plus le social que le modèle. Nous sommes donc face à une attaque frontale contre ce qui nous constitue, contre ce qui constitue la France. Le modèle social est la base de notre conception de la République. Nous avons là un combat central.

Voilà sur la situation politique française. J’évoquerai maintenant mon troisième point, la question des primaires, qui nous occupe et vous préoccupe. Ce qui va se passer pour la gauche est décisif, et pour longtemps. Ce qui se joue pour la France est historique. Nous sommes à un moment où le destin de la gauche et le destin de la France ne font qu’un. La situation présidentielle est verrouillée, et seule la primaire de la gauche peut déverrouiller la situation présidentielle. Monsieur Fillon est prisonnier du vote de droite lors des élections primaires de la droite, et il est enfermé dans un vote de droite extrême. Monsieur Emmanuel Macron est prisonnier de son « ni droite ni gauche ». Jean-Luc Mélenchon est prisonnier de son refus de toute alliance avec le Parti socialiste, et Marine Le Pen est prisonnière de sa logique d’extrême droite. Si vous regardez les candidats actuels à l’élection présidentielle, personne ne peut dire qui peut l’emporter. Il n’y a pas de désir majoritaire dans cette première étape de la présidentielle. Donc, cela veut dire que la primaire de la gauche, par sa puissance, je le souhaite, par sa force, je le crois, peut dénouer cette situation et créer un nouveau choc dans l’opinion, qui permettra une nouvelle donne dans la présidentielle.

Si je reprends : Monsieur Fillon, soit il dévisse, soit il glisse. Soit il est parjure aux propositions, aux mesures, à la ligne, à l’orientation qu’il a déployées lors de la primaire, et évidemment, l’électorat de droite qui l’a plébiscité se dérobera à lui et peut rejoindre Marine Le Pen. Soit il reste sur la même orientation, et cela semble être ce qu’il a dit hier. Et les centristes se trouveront dans la plus grande difficulté. Il suffit d’écouter ce que dit Monsieur Jean-Christophe Lagarde, ou d’autres acteurs centristes, voire Monsieur Bayrou qui reproche l’extrême violence sociale du projet Fillon. Donc, d’un certain point de vue, Monsieur Fillon n’entraîne pas la France, il n’entraîne qu’une partie de la droite, et il est prisonnier du couloir dans lequel il s’est mis.

Monsieur Macron, qui a fait une percée remarquable et remarquée au centre de l’échiquier politique, l’a faite sur le thème du « ni droite ni gauche ». Mais il indique par là même au pays qu’il n’a pas d’alliance majoritaire, ni à droite ni à gauche. Il est aujourd’hui enfermé dans cette logique. Il ne peut, à lui tout seul, réorganiser l’ensemble du champ politique. Il est donc dans une situation d’une non-cristallisation politique intermédiaire entre la droite et la gauche, sans pour autant être un vecteur de recomposition politique.

Jean-Luc Mélenchon a choisi lui une tout autre orientation, encore que, dans ses propos, on le sent hésitant, soit pour se substituer au Parti socialiste et devenir la nouvelle force de gauche, soit pour entonner les chants de Beppe Grillo contre la classe politique et pour défendre la France insoumise.

En tout état de cause, même si je respecte ses propos, il est dans un splendide isolement. Personne ne peut croire que la France peut se réorganiser, la gauche s’organiser autour de son propos.

Donc, nous sommes dans une situation tout à fait nouvelle qui est due aux conséquences du tripartisme, où chacun est dans son couloir : Personne ne l’emporte. C’est le « Match point » : la balle ne dit pas encore de quel côté elle va tomber, pour les admirateurs de Woody Allen.

Et si, comme je le pense, les primaires intéressent, si, comme je le souhaite, elles seront massives, début février, comme nous l’avions prévu, c’est donc une nouvelle époque qui commence. Parce que c’est à partir de cette nouvelle donne que les uns et les autres auront à se déterminer.

La primaire, encore une fois, déverrouille une présidentielle qui, à cette étape, n’a pas trouvé son chemin.

Il ne faut pas juger la présidentielle à l’aune de la réalité telle qu’elle est posée : une offre multiple. Et dans cette situation, quel que soit ce que l’on pense du Parti socialiste, de son avenir, de sa situation. L’élection présidentielle est tout à fait jouable pour un candidat ou une candidate propulsé par une primaire réussie. Parce que c’est le nouvel « effet » dans la présidentielle.

Il faut, pour cela, que la primaire soit une réussite en termes de votants, évidemment, mais aussi en termes de qualité d’interventions et de propositions.

Nous vivons une nouvelle phase de la présidentielle. L’intervention du président de la République aura été décisive. Se dérobant au « Hollande bashing », il a permis que l’on mesure justement le bilan du gouvernement et des gouvernements. Il a fait tomber ce qui était, quelque part, le prétexte à ne pas vouloir analyser réellement ce qui avait été fait.

Ce faisant, il a redonné des chances à la France et à la gauche. Nous n’aurions pas été dans la même situation si le président de la République avait été candidat à la primaire. Tout le débat se serait concentré sur sa personnalité, et on n’aurait même pas discuté du bilan. Regardez aujourd’hui comment les candidats à la primaire de la gauche sont aujourd’hui complètement orientés vers l’avenir et pas vers le passé. Nous aurions été défensifs. Nous sommes offensifs.

La phase précédente s’est arrêtée le 1er décembre, quand le président de la République a décidé de ne pas se présenter. Nous sommes maintenant rentrés dans une toute nouvelle phase.

Autre chose, une nouvelle génération se présente à vous, une nouvelle génération politique, ce qui fait sens, ce qui fait distinction de la droite. A droite, ils avaient tous été. A gauche, ils peuvent tous être. A gauche, c’est un nouveau paysage politique, c’est une nouvelle image, de nouveaux visages qui sont en train de s’affirmer. Donc, le renouveau de la gauche est dans la primaire.

Le peuple de gauche va intervenir pour donner du sens et faire en sorte que nous envoyions directement notre candidat ou notre candidate au deuxième tour de la présidentielle. Par la force de son investissement dans la primaire, le peuple de gauche déverrouille cette présidentielle et propulse son candidat ou sa candidate directement au deuxième tour de la présidentielle et, par là même, élimine le Front national. C’est vous dire que la primaire a une importance à la fois politique et stratégique.

J’observe avec contentement, Guillaume Bachelay aussi, je suppose, que l’ensemble des candidats à la primaire ont pioché allégrement dans les Cahiers de la présidentielle. Ils ont fait leur marché pour le programme qu’ils vont présenter à l’ensemble des électeurs. Voilà qui montre que notre travail, discret, il faut bien le reconnaître, n’a pas été vain. Il a été repéré par les candidats, et c’est une grande réussite pour le Parti socialiste.

Avec une primaire en passe d’être réussie, et je remercie Christophe Borgel et Rachid Temal, et des Cahiers de la présidentielle utilisés, je crois que le Parti socialiste a joué modestement son rôle dans la situation politique. Mais je continue… Le président de la République et les primaires déverrouillent une nouvelle offre générationnelle… il nous faut intégrer aussi le fait que le Premier ministre a sa part dans cette situation nouvelle où le Président s’élève et le Premier ministre apaise.

Vous avez remarqué que l’ensemble des socialistes a voté la confiance au gouvernement Cazeneuve. Personne ne s’est prononcé contre le Premier ministre. Et je crois que c’est un des effets non soulignés de la primaire.

Et à tous ceux qui spéculent sur le Parti socialiste, son histoire, je voudrais leur dire que la primaire réussie va clore le débat sur ses scissions, ses divisions, etc. Pourquoi ? Parce que le candidat ou la candidate qui va sortir de la primaire aura l’onction non pas d’un congrès mais du peuple de gauche. Ce ne sera pas telle ou telle orientation qui sera jugée. Le fait que le peuple de gauche aura choisi Ce candidat, donc Cette orientation s’imposera à tous.

Et ceci fait tomber tous les arguments que nous avons jusque-là connus. Un président qui se représidentialise, un Parti socialiste qui débat sans combat, un Parti socialiste et des candidats à l’élection de la primaire au-delà du Parti socialiste, comme les écologistes ou le parti radical ou l’UDE de Monsieur Bennahmias, donc toutes les nuances de la gauche. Tout cela me semble de bon augure pour 2017.

Nous avons là une situation pour le moins positive.

Alors, je terminerai en vous parlant du Parti socialiste. Le Parti socialiste peut perdre l’élection présidentielle, avoir un revers aux élections législatives. Il peut aussi les gagner, les deux. Car la situation électorale n’est pas à l’aune de la situation sondagière. C’est beaucoup plus complexe. Je vous ai fait la démonstration sur l’élection présidentielle. On pourrait le faire sur l’élection législative, où la multiplication des candidatures, en tous les cas, le fait que les trois grandes formations politiques aient leur propre candidat, conduira à des situations que l’on n’a pas obligatoirement prévues.

Mais ce n’est pas le sens de mon propos. Mon propos est de dire que, quel que soit le résultat des élections présidentielles et législatives, le Parti socialiste sera là et bien là. Il continuera sa stratégie de rassemblement, au-delà de ce qu’il est lui-même, à savoir 113 635 adhésions. Je répète : 113 635 adhésions. Il ne s’agit pas d’un clic sur une mailing liste mais d’adhésions. Deux cent soixante-douze députés, 11 députés européens, 110 sénateurs, ce qui fait 393 parlementaires, qui président cinq régions. Il a 28 présidents de département, 982 Conseillers départementaux. Et administre 200 villes de plus de 10 000 habitants. C’est une force. Et ce n’est pas parce que quelques sondages sont mauvais que cette force disparaît.

La primaire va faire taire les scissions. L’existence du Parti socialiste, et sa stratégie de dépassement, perdurera quel que soit le résultat, positif ou négatif, de l’élection présidentielle.

J’ajoute que le Parti socialiste a zéro dette, Les Républicains en ont 40 millions, et le Front national cherche quelques subsides dans des banques de l’Est. Donc, nos finances sont saines. Notre budget est exactement le même qu’en 2010, et à l’époque, on ne parlait pas de la faillite du Parti socialiste, comme j’ai pu le lire dans quelques journaux.

Nous donnerons 8 millions d’euros à notre candidat au premier tour et 4 millions d’euros au deuxième tour. C’est-à-dire que nous avons, du point de vue du Parti socialiste, 12 millions d’euros à offrir à notre candidat à la présidentielle. Je fais remarquer que Monsieur Macron vient d’emprunter 8 millions d’euros car il a épuisé déjà ses soutiens financiers.

Et ceci a été possible parce que notre parti est bien administré, parce que nous avons réduit la voilure, parce que les fédérations du Parti socialiste ont fait un effort parce que notre encadrement de Premiers fédéraux fait un travail considérable de structuration du Parti socialiste. Enfin, nous avons des militants remarquables, fidèles, enthousiastes et conscients des enjeux. Cela me permet de vous dire que le Parti socialiste est en état de marche pour mener la bataille de la présidentielle et des législatives, et pour peser de manière significative dans le débat, maintenant et demain.

Je vous remercie.

 

 

02 Jan

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Décès de François Chérèque : le mouvement progressiste est en deuil

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C’est avec une profonde tristesse que le Parti socialiste a appris le décès de l’ancien secrétaire général de la CFDT François Chérèque.

Cet éducateur spécialisé de formation exerça tous les échelons de responsabilités au sein de la CFDT avant d’en devenir le secrétaire général en 2002.

Homme de convictions mais aussi de dialogue, François Chérèque porta la voix pendant une décennie de la centrale syndicale. Il marqua de son empreinte de nombreuses réformes notamment celle de la représentativité syndicale dans notre pays.

Militant réformiste et moderne, il prolongea son engagement en s’impliquant dans le suivi du plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté puis à la tête de l’agence du service civique dont il fut président de 2013 à juin 2016.

Constamment animé d’une curiosité intellectuelle et de l’amour du débat d’idées, il présida le Conseil d’administration de la fondation Terra Nova, en lien avec Thierry Pech.

C’est donc l’ensemble du mouvement progressiste qui est en deuil aujourd’hui. Le Parti socialiste adresse ses sincères condoléances à ses proches et à sa famille, ainsi qu’aux militants de la CFDT et à leur secrétaire général Laurent Berger.

02 Jan

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Faisons de 2017 l’année du recul des précarités !

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Retrouvez la tribune de Jean-Christophe Cambadélis publiée dans le Huffington Post :

 

Faisons de 2017 l’année du recul des précarités !

J’aimerais qu’il y ait un réveil, un sursaut, j’aimerais que nous soyons en pensée avec celles et ceux qui sont sans: sans logement, sans protections, sans projets, sans espoir.

Je sais que le moment est un peu particulier pour parler d’une question aussi sérieuse que les précarités. Nous nous remettons à peine du réveillon que nous avons passé auprès des nôtres, en famille, entre amis, à faire la fête et à refaire le monde, à repasser en revue cette odieuse année 2016 et à faire des plans sur la comète pour 2017.

Je formule d’ailleurs ici des vœux chaleureux pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers. Je vous souhaite plein de réussite dans vos projets, plein de joies et plein d’espoir aussi pour 2017. Vous pouvez en avoir car vous habitez un beau pays, la France, avec une histoire magnifique et un avenir qu’il nous reste encore à écrire.

En évoquant les précarités, je ne veux pas gâcher l’esprit de fête, encore moins donner mauvaise conscience. Je veux simplement parler de nos compatriotes qui n’ont justement pas pu participer pleinement à la joie générale du réveillon alors même que nous vivons dans le même pays, que nous partageons le même destin moral et politique.

Ainsi, après le réveillon, j’aimerais qu’il y ait un réveil, un sursaut, j’aimerais que nous soyons en pensée avec celles et ceux qui sont sans: sans logement, sans protections, sans projets, sans espoir. J’aimerais que nous pensions à ces vies brisées et surtout que nous agissions pour que tous les précaires reprennent peu à peu la maîtrise de leur propre existence, ce droit humain inaliénable.

Car on peut agir, la précarité n’est ni une maladie, ni une fatalité: c’est un terrible enchaînement mais que l’on peut enrayer, c’est une mise à l’écart effroyable mais qui n’est pas irrémédiable, c’est une perte de dignité insupportable mais que l’on peut réparer. Oui, on peut agir, des associations formidables en font la démonstration au quotidien sur le terrain, en matière de logement, de santé, d’emploi et de culture. Ces associations font un travail remarquable et difficile. Elles doivent lutter contre l’indifférence et parfois contre les préjugés entretenus à l’endroit des pauvres. Les municipalités du Front national en ont fait une spécialité, démontrant qu’elles sont non seulement xénophobes mais aussi pauvrophobes.

J’ai voulu donner la parole à certaines associations dans mon dernier ouvrage consacré précisément au précariat (Brissy-sous-Bois ou les oubliés de la République ; Éditions de la Fondation Jean-Jaurès). J’ai voulu qu’elles nous parlent de leur engagement, de leurs actions, de leurs idées aussi pour faire reculer les injustices et les misères de tous ordres.

Contre les précarités on peut agir, le gouvernement l’a aussi démontré depuis 2012. Insuffisamment, c’est une évidence et je n’ai pas écrit cet ouvrage comme un fascicule de propagande électoral. Oui, il devra faire plus, beaucoup plus, mais il a fait de nombreuses choses, personne ne peut le nier: plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, Prime d’activité, Garantie jeunes, revalorisations des minima sociaux, amélioration de l’accès aux soins grâce à la généralisation progressive du tiers payant, renforcement de la couverture complémentaire santé pour les ménages les plus modestes, développement de places d’hébergement d’urgence…

Il faudra faire plus. Il faut aller plus loin et reconsidérer nos priorités. Je propose de faire de la question du précariat, la question centrale du prochain quinquennat. Certains, comme monsieur Fillon, ont d’autres plans : ils veulent mettre l’État social au régime sec, réduire drastiquement les aides, réduire considérablement le nombre de fonctionnaires, alors même que c’est le cœur de notre modèle français et que les plus faibles n’ont que les services publics comme patrimoine et que les aides sociales comme revenu.

Certes, on pourrait se dire que tout cela ce n’est que de « l’assistanat » car les précaires seraient tout de même un peu responsables de leur sort. Certes, on pourrait dire que la France ne peut pas réduire toute la pauvreté de la France. Oui, on pourrait. Mais, on peut aussi s’indigner, se révolter, se dire que la situation ne peut plus durer, que des millions de nos concitoyens – 20% pour être exact – sont touchés par au moins une forme de précarité, soit de revenu soit de conditions de vie (logement insalubre, alimentation pas équilibrée, incapacité à se soigner…). Il y a beaucoup d’autres statistiques qui témoignent de cette montée de la précarité – j’en cite dans mon ouvrage pour introduire chaque entretien avec les dirigeants des associations – des statistiques discutables par nature, mais qui dressent un très triste tableau.

La précarité touche de plus en plus de personnes et atteint de plus en plus de domaines de l’existence. Les précarités enchaînent et s’enchaînent : les individus sont rongés de l’intérieur par le stigmate social et le sentiment d’inutilité et se retrouvent entraînés en marge de la société. Ces femmes, ces hommes et ces enfants ont pourtant droit à la dignité, ils ont le droit de penser et de diriger leurs vies, de développer des projets et non pas simplement des angoisses, de penser à l’avenir et non plus simplement au prochain repas.

Je vous le dis, les précarités sont un énorme gâchis, un gâchis de vie et un gâchis pour notre pays. Dans le monde qui est le nôtre, où la créativité est le moteur de l’économie, où les idées sont le carburant de l’avenir, la France a besoin de tous les siens. Et donc tous les siens doivent pouvoir compter sur la France.

C’est pourquoi j’en appelle aussi dans ce livre à un « nouveau nous Français », à un nouveau sentiment d’appartenance collectif et inclusif. Riches ou pauvres, nous partageons le même destin. Alors, prenons conscience de ce lien qui nous unit au-delà de nos conditions. Toutes et tous, nous sommes la France. Et si nous en sommes conscients et en sommes fiers, 2017 sera à nous et les années qui suivront seront nos obligées. Alors, bonne année 2017, faite de vos beaux projets et de nos belles luttes contre les précarités !