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16 sept

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L’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV

par

JCC BFM RMC 16092014

 

 

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

 


Bourdin Direct: Jean-Christophe Cambadélis – 16/09 par BFMTV

15 sept

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Interview dans El País : « Je crois que toute la gauche européenne saura s’unir pour qu’Angela Merkel fasse marche arrière »

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JCC ITW EL Pais 15092014

Le quotidien espagnol El País a publié une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire en français ci-dessous:

El País : Qu’est-ce qu’être socialiste aujourd’hui ? Vous-mêmes vous vous êtes appelés «sociaux-démocrates», «sociaux-libéraux», «socialistes» tout court…

Jean-Christophe Cambadélis : Nous sommes en train de définir ce qu’est le socialisme moderne, ce qu’est notre carte d’identité face à la mondialisation, au nouveau modèle économique, à la situation internationale complexe et à la montée d’un Front national en France qui se prépare à accéder au pouvoir. Nous devons définir le nouveau progressisme.

Manuel Valls a déclaré que la gauche pouvait disparaître. Pensez-vous également qu’elle peut se dissoudre ?

Toutes les gauches européennes ont perdu le combat culturel. Auparavant, l’égalité était le point focal du débat. Comment l’élargir ? Comment la renforcer ? Désormais, c’est l’identité qui est passée au premier plan. L’identité de « mon peuple », de « ma région », « mon pays » … Tout cela contre l’Europe, la mondialisation, la nation. Ce qui se passe en Catalogne ou au Pays Basque sont des exemples. La grande difficulté pour les partis progressistes européens consiste à se recentrer sur la question de l’égalité, alors que les circonstances rendent la redistribution difficile.

Redistribution de la richesse alors que nous sommes dans une période de récession où l’économie stagne…

En effet, afin de distribuer, il faut d’abord pouvoir produire.

Et sur la base de ce principe vous proclamez :  » Réinventons-nous ! « .

Dans les années 1970, François Mitterrand fonda la rénovation socialiste sur une rupture avec le système capitaliste. Maintenant, il n’y a pas un socialiste en faveur de cette rupture. Bien sûr, il y a une critique du système, mais nous savons que nous devons agir dans ce cadre du capitalisme pour une plus grande justice.

Le courant critique dans le PS « Vive la gauche » – reproche aux réformes gouvernementales de donner 41 mille millions d’euros d’aides aux entreprises et seulement 5 000 aux ménages…

Nous sommes en face d’un désaccord majeur car le PS est au pouvoir. Mais jamais les désaccords n’ont été si faibles. Avec François Mitterrand et Michel Rocard ils portaient sur la nature du socialisme dans sa totalité : renforcer la société civile, les nationalisations, porter la République jusqu’au bout… C’étaient des désaccords politiques et idéologiques majeurs. Maintenant le débat porte sur ce que nous donnons aux entreprises et aux ménages. Ce désaccord entre l’offre et la demande prend une dimension très importante parce que nous sommes au pouvoir. Et parce qu’il est dit que le gouvernement pourrait tomber à cause de ce désaccord.

Certains députés socialistes pourraient voter contre le gouvernement dans la motion de censure le 16 septembre prochain ?

Je ne le pense pas. Voter « contre » signifierait que ceux-ci doivent quitter le PS.

Les rebelles, comme de nombreux militants affirment que François Hollande n’a pas rempli ses engagements électoraux…

Nous nous sommes adaptés au déficit public, qui était beaucoup plus élevé que nous le pensions, à la régression de la production industrielle, qui a coulé, au ralentissement de la croissance … Mais le gouvernement s’est adapté en évitant les risques. Nous n’avons pas d’Indignés en France. Et nous n’en avons pas parce que nous avons maintenu le lien social. Nous ne sommes pas si pauvres. Oui, nous avons 3,5 millions de chômeurs, mais ils reçoivent tous les mois – pendant 10 mois – 80% du salaire qu’ils avaient, puis cela diminue. Nous réformons sans confrontation sociale.

  1. N’y a-t-il pas lieu de s’inquiéter un peu à propos de la relation entre Paris et Berlin ?

C’est vrai.  La relation entre François Hollande et Angela Merkel est correcte mais il est vrai qu’il y a une double irritation. D’une part, on nous dit que nous devons faire des réformes et de l’autre, on s’oppose à des politiques visant à relancer l’économie. Je demande à la droite allemande de ne pas dire du mal de la France et qu’elle ne se comporte pas de mauvaise manière à notre égard. Ils ne peuvent pas dire que nous ne faisons pas de vraies réformes. Si on avait l’impression que l’Allemagne nous oblige à faire des réformes, cela susciterait des sentiments négatifs chez les Français contre l’Allemagne. Il faut être plus prudent.

Vous faites référence aux mots d’Angela Merkel appellant la France à poursuivre les réformes ?

Ils n’ont pas eu de commentaires sympathiques. Ils ont créé des frictions.

Y a-t-il un accord entre les dirigeants socialistes européens à mettre un terme à la politique d’austérité ?

Oui. Jean-Claude Juncker s’est engagé à agir. Angela Merkel, cependant, reste très prudente. Je pense que toute la gauche européenne saura s’unir pour que Madame Merkel fasse marche arrière.

Manuel Valls a déclaré que le Front national « est aux portes du pouvoir… »

Ce serait le chaos. Une catastrophe. L’élection présidentielle est à deux tours. Il y a trois forces concurrentes : l’extrême droite avec le FN, la droite avec l’UMP (Union pour un mouvement populaire) et le PS. Selon tous les sondages, le candidat socialiste serait éliminé au premier tour. Avec la tension croissante entre l’UMP et le PS, il serait impossible que les socialistes soutiennent l’UMP si elle faisait face au FN au second tour. Mais si l’on parvenait au second tour, l’UMP hésiterait aussi à soutenir notre candidat. Alors imaginez : nous sommes en 2017 et, Marine Le Pen face à François Hollande ou face à Nicolas Sarkozy l’emporte et devient présidente de la France. Ce serait une catastrophe pour la France, pour l’Europe … et, ça la jamais la gauche ne l’acceptera.

Quelle est la différence entre le FN des années 1990 avec Jean-Marie Le Pen et celui de sa fille aujourd’hui ?

Le FN d’avant était un front de contestation solitaire, sans aucune chance de remporter le pouvoir. Aujourd’hui il veut le pouvoir. Et il rassemble bien sûr de nombreux malheureux et des xénophobes. Marine Le Pen a dit que « l’immigration était un problème de sécurité sanitaire ». On a dit la même chose durant la Seconde Guerre mondiale sur les Juifs. Mais Marine Le Pen exploite également le souverainisme qui veut restaurer les frontières et le franc – et capte de nombreuses critiques de Europe. Ils ne sont pas seulement eurosceptiques, ils sont europhobes. Maintenant, il y a 30% des Français qui disent qu’ils veulent quitter l’Europe et dont elle recueille le soutien.

Mais dispose-t-elle d’une équipe pour former un gouvernement ? Ou un programme de gouvernement ?

Non, son père l’a reconnu, mais elle dit qu’elle est prête à prendre le pouvoir. C’est une forme d’aventure, une forme de péronisme. C’est du national-populisme.

Pour compléter ce panorama complexe, il y a des leaders qui ont appelé à la dissolution de l’Assemblée. D’autres, à la démission de François Hollande. Certains parlent de «crise de régime». D’autres, de la nécessité d’aller vers une VIème République

La dissolution de l’Assemblée n’apportera pas la reprise économique, mais elle apportera le chaos. Des députés FN y entreront. Peut-être même trouveront-ils une majorité. La démission du président ? Ceux qui le demandent sont irresponsables car ils savent que la droite n’est pas prête et que la gauche est divisée. Autant donner les clés du pouvoir au Front national.

Par conséquent, la seule solution pour vous est de faire des réformes et de gagner la confiance qui donneront des résultats positifs ?

Exactement.

15 sept

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Interview dans Efsyn, Le journal des rédacteurs grecs

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Le journal des rédacteurs grecs (Efsyn) publie une interview que vous pouvez retrouver en cliquant ici (version originale) ou lire en français ci-dessous:

 

Vous avez lancé des « Etats généraux » des socialistes lors de l’Université d’été. Est-ce un moyen de recoller les morceaux, vous qui parliez de « vaisselle cassée », à La Rochelle ?
Non ! Ces Etats généraux sont ceux du Parti Socialiste. Nous estimons nécessaire de nous réinventer de fonder un nouveau progressisme. D’abord la mondialisation a percuté les partis socialistes et sociaux-démocrates en Europe et dans le monde. Ensuite, le modèle de production issu du keynésianisme et du toyotisme a lui-même été percuté par les nouvelles inventions technologiques ; nous sommes dans la révolution de l’immatériel, ce qui a des conséquences sur l’organisation sociale. Enfin, plus modestement, en France, le paysage politique s’est modifié : jusqu’à présent, et depuis les années 70, régnait une espèce d’alternance entre la gauche et la droite ; aujourd’hui, une troisième force, le Front National, est venue supplanter les formations traditionnelles. Nous sommes donc passés d’un bipartisme à un tripartisme, ce qui modifie la manière dont nous devons intervenir. Nous devons donc nous réinventer. Et puis, depuis longtemps, les forces de gauche (écologistes, communistes, radicaux…) sont divisés. Or, toute tendance confondue, la gauche fait moins que 30%, c’est-à-dire moins que le FN seul. Il était donc nécessaire de recommencer à se parler droit dans les yeux, quitte à casser un peu de vaisselle.

 

Mais il y a aussi de la vaisselle cassée au sein du PS. Deux courants s’opposent désormais, l’un « pro-gouvernemental », l’autre « frondeur ». Il semble qu’il y ait un travail de restructuration du PS à effectuer…
Je n’ai pas cette lecture. Les désaccords actuels dans le PS ne sont pas globaux, comme entre le rocardisme, le chevénementisme et le mitterrandisme, ceux sur le traité de Maastricht ou la sortie du serpent monétaire européen. Nous avons des divergences sur l’ampleur de la politique d’aide aux entreprises pour qu’elles retrouvent leur compétitivité. Certains estiment qu’il faut limiter cette politique, et soutenir plus fortement la demande. D’autres estiment qu’il faut un choc de confiance et pour cela il n’est pas nécessaire de cibler les aides aux entreprises dans une première étape. Ce désaccord, certes fort, ne porte que sur un aspect de la politique économique. Il n’y a pas d’autres contestations sur d’autres sujets. Ceci prend de l’importance à partir du moment où nous sommes au pouvoir et administrons le budget. Les tensions sont parfois grandes. Mais pas au point de remettre en cause la majorité du parti, ni celle au Parlement.

 

Même chez des ténors du PS la politique gouvernementale ne satisfait pas. Martine Aubry a demandé des « inflexions dans la politique économique ». Or, Manuel Valls, répond : « elle est où, l’alternative ? » Le gouvernement s’inscrit clairement dans le libéralisme économique…
Je ne pense pas. Un rapport parlementaire va sortir, indiquant si l’argent a été utilisé à bon escient ou non. Ce débat est donc bientôt obsolète. Quand le Premier ministre parle d’alternative, il ne parle pas d’économie. Il dit : « regardez le résultat du Front de Gauche, des écologistes » : nous sommes tous dans le même bateau et ne pesons pas lourds dans les résultats électoraux et les sondages. Arrêtons de nous critiquer pour nous critiquer. En outre, Martine Aubry a toujours eu, une position d’apaisement et de propositions. elle ne se situe pas dans la contestation globale de la gauche du Parti socialiste ou du Parti communiste français.

 

Le gouvernement applique une politique de rigueur, n’est-ce pas ?
Rigueur oui, austérité non…

 

En Grèce, le Pasok a aussi commencé par appliquer une politique de rigueur. Et au fur et à mesure, l’économie a été plombée. Finalement, en Grèce, la crise est totale. N’avez-vous pas peur que le PS soutienne un gouvernement qui suive cette logique ?
Le drame de la Grèce réside dans la purge libérale qu’elle n’était pas en capacité de supporter. Nous avons eu à l’égard de la Grèce une attitude dogmatique, due à l’ordo-libéralisme bruxellois qui s’est révélé catastrophique : il a brisé tous les ressorts d’une économie qui était faible même si l’on a mis en exergue des gens qui ne payaient pas d’impôt, pas de taxe et un Etat faible. Nous ne sommes pas la Grèce ! En France, le gouvernement et le Président de la République ont cherché à éviter deux drames. Le premier, appliquer une politique par trop austéritaire qui aurait conduit à ce que les Français descendent dans la rue. Il fallait faire des réformes mais pas au point qu’elles soient génératrices d’explosions sociales. De l’autre côté, ne point faire de réforme, ne point avancer dans la réduction de la dette aurait conduit à ce que les marchés financiers sanctionnent l’économie française. Le loyer de l’argent emprunté aurait été de plus en plus en plus cher. Là, nous serions arrivés à une situation à la grecque, c’est à dire à une incapacité à nous financer sur les marchés. Cette stratégie du bouclier visait à protéger la France de ces deux risques. S’il y a toujours trois millions de chômeurs – et c’est trop – ils sont indemnisés ; pas assez, mais ils le sont. Il existe toujours un régime du minimum vieillesse, un SMIC, des bourses pour les étudiants, un système de protection sociale qui doit se réformer mais à un rythme que nous estimons supportable. L’économie française est aujourd’hui sous-productive ; elle a perdu des parts de marché dans l’industrie – nous sommes derrière l’Italie et l’Espagne ; nous sommes effondrés en terme industriel – il faut reconstituer notre potentiel industriel.

 

Les frondeurs annoncent pourtant qu’ils s’abstiendront lors du vote de confiance au gouvernement…
Je le regrette mais c’est ainsi. Je ferai simplement observer: le pilier de la contestation portait sur le respect des « critères de convergence » à 3%. Nous allons être à 4% et l’assumer devant Bruxelles et Berlin. Cela aurait mérité d’être enregistré comme il eut été judicieux de soutenir le gouvernement lorsqu’il refusa l’augmentation de la TVA ou de déverrouiller les 35h.  C’est ainsi que je vois une opposition constructive dans le PS. Par contre je ne partage pas leur idée d’une majorité alternative PCF-VERT- PS. Le Parti socialiste est majoritaire à lui seul, il n’y a aucune raison d’aller se subordonner au PCF qui préconise – et c’est son droit –  de ne pas se préoccuper de la compétitivité et de nos déficits.  Nous devons être  nous-mêmes, ni sociaux-libéraux, ni néo-communistes,  unitaires mais pas soumis. La majorité de la gauche du PS partage d’ailleurs cet avis.

 

En Grèce, c’est ainsi qu’a commencé l’effondrement du Pasok : des députés qui se sont d’abord abstenus, puis qui n’ont plus soutenu la politique contraire à leurs principes…
Désolé de vous contredire, l’effondrement du Pasok a commencé le jour où, convoqué à Nice par Madame Merkel et Monsieur Sarkozy lors d’un sommet européen, le chef du gouvernement grec a renoncé à son référendum sur l’appartenance à l’Europe. J’observe que le parti de gauche Tsipras qui participa à la campagne du « PC »  européen veut renégocier la dette mais ne la nie pas et soutien le plan de relance de Monsieur Juncker ce que la gauche néo-communiste française ne fait pas. Enfin je forme le vœu que les trois partis de gauche en Grèce puissent s’allier pour conjurer la montée des néo-nazis et battre la droite.

 

Michel Sapin affirme qu’il n’y a pas de relation directe entre embauches et Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Le CICE était pourtant censé favoriser la reprise et l’emploi.
Cette déclaration de Michel Sapin est plutôt une réponse à une critique qu’une position politique. La critique consiste à dire les politiques de l’offre sont utilisées pour les dividendes des actionnaires au lieu de soutenir les entreprises et ne créent pas  d’emploi. Michel Sapin répond : c’est une dynamique qui doit produire l’emploi mais il n’y a pas de relation mécanique : accorder un soutien aux entreprises crée l’emploi. Nous ne sommes pas dans l’économie administrée ou le plan décide le soutien contre l’emploi.

 

Mais les mesures pour stimuler la compétitivité, pour augmenter la marge des entreprises n’ont jamais été « de gauche ».
Tout à fait !

 

Alors, finalement, ce gouvernement est-il encore de gauche ?
Oui !

 

Mais vous venez de répondre « tout à fait » !
Pour distribuer il faut produire, sinon c’est de la monnaie de signe.  Quand nous sommes arrivés aux responsabilités, il y avait une augmentation de 600 milliards de la dette et un effondrement de notre industrie avec des plans sociaux multiples. Que pouvions nous faire ? Nationaliser les entreprises ? Non, car la dette très élevée. Il restait donc à l’entreprise de « se refaire de la compétitivité ». Comment ? En baissant les salaires ? Non en permettant l’investissement dans les machines outils, la recherche, d’où la BPI, le CICE etc. Le débat a été focalisé sur le thème suivant : faut-il donner de l’argent aux entreprises sans contreparties ? Le PS a demandé la commission de suivi parlementaire sur le CICE ou un observatoire des contreparties par le pacte de responsabilité. Si ceux qui critiquent ont raison, la mesure sera rectifiée. Dans quelque temps, ce débat sera derrière nous. D’autant que la situation économique change : nous ne respectons pas les 3%, nous aidons les ménages en baissant les impôts, nous maintenons le périmètre de la fonction publique, nous allons faire un grand plan d’investissement, obtenons de l’Europe 300 milliards, nous avons une BCE qui de fait créer de l’inflation et fait baisser l’euro. C’est la réalisation d’une inflexion politique majeure.

 

Au sein du PS, un certain nombre de cadres n’ont-ils pas décidé de suivre coûte que coûte les politiques européennes quand d’autres veulent s’en libérer ?
Il n’y a dans le PS qu’une infime minorité qui veut suivre coûte que coûte les « recommandations libérales de Bruxelles »  et il y a qu’une infime minorité qui veut sortir de l’Europe et de ses contraintes. Les socialistes pensent que l’Europe n’est pas un lapsus de l’Histoire, que la coordination – c’est-à-dire une politique complémentaire – est nécessaire pour défendre notre modèle dans la mondialisation. Enfin, tous les socialistes pensent que face à la déflation qui vient, l’Europe doit mettre sur pied un plan de relance et nous nous réjouissons ensemble du cour actuel de la BCE.

15 sept

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« Le rassemblement est là », interview dans Direct Matin

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Direct Matin publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

Pensez-vous que Manuel Valls obtiendra une majorité ?

Une majorité, oui. Une unanimité, non. Le rassemblement est là. Les socialistes comprennent qu’il y a une campagne insidieuse visant à faire démissionner François Hollande ou dissoudre l’Assemblée nationale. La pression politique est maximale : la dynamique du FN est forte et Nicolas Sarkozy va revenir. Dans ces moments-là, il faut avoir le sens de l’intérêt général.

Une fronde vous semble donc improbable ?

Je n’ai pas de pronostics à faire. Certains parlementaires ne veulent pas accorder leur confiance, mais ils n’ont pas décidé de voter contre le gouvernement. Je milite pour la désescalade car il s’agit simplement d’un arbitrage entre ce que l’on donne aux entreprises et ce que l’on donne aux ménages. Il n’y a pas de quoi créer un schisme.

L’affaire Thévenoud a-t-elle mis en lumière le manque de contrôle des députés ?

Il n’a pas passé plus de 9 jours au gouvernement, qui l’a renvoyé sans états d’âme, et le PS lui a indiqué la voie de la sortie, même si je regrette qu’il n’ait pas démissionné de l’Assemblée nationale. C’est la preuve que le système marche bien. Après, on peut toujours le perfectionner.

Autre affaire : le livre de Valérie Trierweiler. Participe-t-il de la désacralisation du chef de l’Etat ?

Ce livre, dans ses mensonges, a blessé François Hollande en portant atteinte à ce qui est son engagement de toujours, en laissant penser qu’il n’est pas un homme de gauche. Mais ce n’est pas simplement la Présidence qui est désacralisée, c’est tout notre système politique. Aujourd’hui, on se moque de tout, tout est remis en cause.

Comment expliquer cette crise de confiance globale vis à vis de la politique ?

Il y a une crise de confiance car il y a une crise de résultats. Les Français sont en droit de se demander à quoi servent les politiques à partir du moment où la politique se résume à la gestion, et ne suscite plus d’espoir ni la volonté de transformer les choses.

N’est-elle pas aussi due à un problème de communication à gauche ?

Il y en a toujours, mais le mécontentement a une origine tout à fait compréhensible : le chômage, l’absence de croissance, les inégalités salariales, territoriales ou de destin. Tout ceci, cumulé aux affaires, de gauche comme de droite, produit un climat délétère.

Dans ce contexte difficile, quel est le rôle du leader du PS ?

D’abord, réduire la fracture entre les socialistes. Puis, redéfinir la carte d’identité du PS. Enfin, mener une vigoureuse campagne contre le thatchérisme qui vient avec la droite et contre le national-populisme porté par Marine Le Pen, qui ferait prendre des risques épouvantables à notre pays.

La menace de la montée du FN est donc réelle ?

Il suffit de regarder les résultats électoraux. Marine Le Pen a gagné les élections européennes. Elle pourrait arriver au 2e tour de l’élection présidentielle. Et comme le front républicain a été remisé par l’UMP, je vois mal l’UMP voter pour la gauche, tandis que la gauche aura des difficultés à se reporter sur Nicolas Sarkozy. Il est donc indispensable de recréer de la dynamique pour le PS.

Par quels moyens ?

On poursuit une politique volontariste pour avoir des résultats économiques, on se bat pour que l’Europe change de cap et on continue à essayer de moderniser notre pays. Enfin, avec ses Etats Généraux, le PS revisite sa carte d’identité pour le rendre de nouveau attractif. Il faut ouvrir un débat avec l’ensemble des forces de gauche et les écologistes. Car si nous ne sommes pas unis, à la fin nous serons marginalisés.

N’est-il pas risqué d’engager des Etats Généraux alors même qu’il existe des tensions au sein du parti ?

Les tensions internes sont réduites au débat budgétaire. Elles ne touchent pas à la totalité des politiques des socialistes. Il n’y a pas de tension autour de la politique éducative, la justice ou l’analyse géopolitique, et il n’y en a plus autour de la sécurité. Ce n’est pas parce qu’il y a un désaccord réel mais partiel qu’il est impossible de discuter entre nous.

La presse a souligné, il y a quelques mois, la baisse du nombre d’adhérents au PS. Avez-vous des chiffres?

On pourra donner les chiffres au mois de décembre. Mais ce qui est d’ores et déjà inquiétant pour le PS, c’est qu’il y a un énorme turn-over. En deux ans, 25 000 militants n’ont pas repris leur carte, et le même nombre a adhéré. Ce qui veut dire que nous n’arrivons pas à fidéliser nos adhérents. Il faut donc travailler là-dessus et comprendre pourquoi ils ne restent pas dans nos sections.

C’est d’autant plus crucial que des élections approchent, notamment les régionales…

Tout à fait. Ce sont des élections importantes, dans le cadre d’une réforme territoriale que nous avons voulu et qui modernise notre pays. Actuellement, les pronostics ne sont pas favorables, mais nous avons la volonté de les faire mentir.

13 sept

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« Une conjoncture qui n’est pas si simple », interview au Télégramme

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Le Télégramme publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ci-dessous:

 

Député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis a succédé à Harlem Désir au poste de premier secrétaire du Parti socialiste. Grâce à son savoir faire et son sens politique salué au-delà même des rangs du PS, il crédibilise aujourd’hui la parole du PS, même si la majorité traverse une crise sans précédent.

 

L’affaire Thévenoud n’est-elle pas l’affaire de trop ?
C’est une affaire grave. Le fait de ne pas déclarer ses revenus au fisc, quand on est un responsable politique renvoie à l’éthique et à la façon dont les parlementaires doivent se conduire. Cette affaire choque l’opinion à juste raison.

 

Combien de temps un pouvoir aussi fragilisé que celui de François Hollande et Manuel Valls peut-il tenir ?
Il peut tenir jusqu’à la fin du quinquennat. Personne ne devrait souhaiter provoquer une nouvelle élection dans le temps présent, alors que la gauche est diminuée et que Marine Le Pen est aux portes de l’Elysée, voire de Matignon. Et cela, personne ne peut le souhaiter.

 

Manuel Valls affirme que Marine Le Pen est « aux portes du pouvoir », mais tous les présidentiables de l’UMP l’emporteraient contre la présidente du Front national, contrairement à François Hollande. Comment pensez-vous éviter un nouveau 21 avril ?
Il faut tordre le cou à cette idée que la droite ferait mieux que nous face à Marine Le Pen. Les options très thatchériennes préconisées par l’UMP sur le plan économique et social (100 milliards d’économie, la réduction du nombre de fonctionnaires) tout cela ne fait pas un programme susceptible de faire face au Front national. Nicolas Sarkozy n’est pas dans une forme qui lui permette de combattre efficacement Marine Le Pen. La gauche reste la formation politique la plus efficace pour mener ce combat.

 

Les sondages n’en sont pas moins désastreux pour votre camp…
Je me souvient que les sondages donnaient Edouard Balladur élu en 1995. Il faut relativiser les choses. Quand on est à deux ans d’une échéance électorale, il y a des phénomènes de contestation qu’on ne retrouve pas dans les urnes, le moment venu. Je rappelle que Nicolas Sarkozy était très bas au début de la campagne de 2012. Il a terminé à quelques longueurs de François Hollande.

 

Vous serez dimanche en Bretagne. Trois départements de notre région sont renouvelables au Sénat. Quelles sont vos espérances à la veille de ce scrutin sénatorial ?
J’espère que nous ferons le maximum dans une conjoncture qui n’est pas simple pour les socialistes. Mais les grands élus savent qu’ils peuvent compter sur nous pour être défendus. La droite, elle, sera très divisée, notamment sur la question de la présidence du Sénat. La droite sénatoriale est affaiblie alors que la gauche sénatoriale est plutôt bien portante.

 

Propos recueillis par Philippe Reinhard

12 sept

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L’invité de « Parlement hebdo » sur LCP et Public Sénat

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Parlement hebdo

Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de Michael Szamès et Kathia Gilder dans l’émission « Parlement hebdo » diffusée sur les chaînes parlementaires.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

12 sept

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Forum des associations et des sports du 19e

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Forum des associations et sports 2014

Les associations font aussi leur rentrée ! Samedi, venez participer au forum des associations du 19ème, de 11h à 18h sur la Place des Fêtes.

Des animations sportives et des démonstrations seront proposées tout au long de la journée par plus de 180 associations de l’arrondissement.

L’équipe municipale sera présente pour accompagner Monsieur François Dagnaud, maire du 19ème arrondissement et notamment Karine Gautreau, adjointe au maire chargée de la vie associative et de l’éducation populaire et Sergio Tinti, conseiller délégué chargé des sports.

Cette journée sera aussi l’occasion de venir à la rencontre de Pauline Véron, conseillère de Paris et adjointe chargée de toutes les questions relatives à la démocratie locale, la participation citoyenne, la vie associative, la jeunesse et l’emploi. Elle viendra lancer la campagne parisienne du budget participatif sur le stand de la démocratie locale, dont la votation à la mairie et à la maison des Associations et du Combattant du 19ème se tiendra à partir du 24 septembre jusqu’au 4 octobre.

Plusieurs ateliers rythmeront cette journée. Ainsi la mairie du 19ème  poursuit sa réflexion sur la mutualisation des locaux et des bonnes pratiques associatives avec un atelier « mutualis’action » à partir de 15h sur le stand de la MdCA en partenariat avec l’association ICI (Innovons la Concertation par Internet).

Rendez-vous incontournable de notre arrondissement, ce forum des associations et des sports sera à nouveau l’occasion de mettre en lumière le dynamisme et la richesse de notre tissu associatif.

Plus de détails : http://www.mairie19.paris.fr/mairie19/jsp/site/Portal.jsp?document_id=3537&portlet_id=99&comment=1&current_page_id=11

12 sept

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« Nous avons à reformuler le socialisme », interview au Populaire du Centre

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Le Populaire du Centre publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ci-dessous:

 

"Nous avons à reformuler le socialisme", interview au Populaire du Centre 12092014

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, vient à la rencontre des militants haut-viennois à l’occasion du traditionnel repas des socialistes.

Élu le 15 avril dernier premier secrétaire du parti socialiste auquel il est entré en 1986 après quinze ans de militantisme d’extrême-gauche, Jean-Christophe Cambadélis est l’invité d’honneur du rendez-vous annuel des socialistes. A la veille de sa venue à Limoges, il a répondu à nos questions.

Dans le contexte actuel, compliqué pour le PS, quel accueil vous est réservé dans les fédérations ? Il est plutôt chaleureux. Les militants sont toujours contents de voir leur premier secrétaire. Le lancement, à la Rochelle, d’états généraux qui vont donner aux militants la possibilité de s’exprimer, est perçu de façon positive.

Quel sera votre message aux militants haut-viennois, après la perte de la ville par le PS aux municipales ? Je comprends l’état de sidération dans lequel doivent être les militants socialistes de Limoges et de la Haute-Vienne et le ressentiment qu’ils peuvent nourrir. Je leur conseillerai de rassembler leurs énergies pour repartir, aller de l’avant, car c’est la seule chose à faire.

Le cas de Thomas Thévenoud, débarqué du gouvernement pour n’avoir pas payé ses impôts, empoisonne l’atmosphère… Il a annoncé  qu’il siégerait désormais chez les non-inscrits à l’Assemblée Nationale. Il s’exclut donc, de fait, du PS, mais les conséquences politiques et morales sont considérables.

Vos adversaires affirment que son maintien à son poste vous permet de conserver une courte majorité… La majorité à l’Assemblée nationale ne tient pas à cette unique voix. Il y a les radicaux, les écologistes…

Le début de votre mandat de premier secrétaire est particulièrement mouvementé. Comme le vivez-vous ? C’est passionnant. Nous avons à reformuler le socialisme et l’idéal progressiste, dans un esprit d’indépendance du parti mais avec un devoir de solidarité envers le gouvernement.

Quelle est l’actuelle priorité du PS : sa survie ou le pouvoir ? Le parti socialiste n’est pas menacé d’explosion, mais d’atonie. Il doit retrouver une force propulsive, comme la gauche en générale à l’impérieux devoir de se renouveler. Je compte beaucoup, dans cette optique, sur les contributions des militants à l’occasion des états généraux qui se poursuivront dans toutes fédérations jusqu’en décembre.

Pensez-vous que les députés voteront la confiance au gouvernement, le 16 septembre ? Il y a certes des désaccords dans les rangs socialistes, sur l’équilibre à trouver dans les rangs socialistes, sur l’équilibre à trouver entre la contribution des entreprises et celle des ménages. Je pense toutefois que la majorité fera bloc en cette circonstance.

 

Propos recueillis par Marcel Oudot

11 sept

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L’invité de Laurence Ferrari sur i télé

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JCC itele 11092014

Jean-Christophe Cambadélis était aujourd’hui l’invité politique de Laurence Ferrari dans Tirs Croisés sur i<télé.

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

 

11 sept

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« Nous sommes confiants pour le vote du 16 septembre », interview au magazine Décideurs

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Le magazine Décideurs publie une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant sur lien ci-après (http://www.leadersleague.com/news/view/id/43367f151c8ac9bd6f0c512ff6b1821c)  ou lire ci-dessous:

 

Plus que quelques jours au premier secrétaire du PS pour contenir les députés frondeurs au sein de son camp.
Décideurs. Comment envisagez-vous le vote de confiance du 16 septembre prochain ?

Jean-Christophe Cambadélis. Tant le parti socialiste, que son premier secrétaire que je suis, sont confiants. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de contestations ici ou là, qui se traduiront par de l’abstention lors du vote.

Décideurs. Avez-vous, ces derniers jours, rencontré les députés frondeurs ?

J.-C. C. Je discute constamment avec eux. Certains sont en effet décidés à ne pas voter la confiance. Mais beaucoup, qui se positionnaient initialement contre les cinquante milliards du pacte de responsabilité, contre sa répartition entre les entreprises et les ménages, qui étaient favorables à une alliance avec les Verts et le Parti communiste ou qui étaient sceptiques quant à l’obligation de ramener les déficits à 3 % du PIB, ont évolué.

Décideurs. Que leur avez-vous dit ?

J.-C. C. Avant tout, je ne leur demande bien sûr pas de renoncer à leur pensée, mais de la maîtriser. Je ne fais pas la morale, mais de la politique.
Je leur ai rappelé en premier lieu que pour la famille socialiste, la notion de confiance va de soi. Surtout face aux tensions politiques actuelles et à la position à venir de Bruxelles et Berlin face au critère des 3 %.
Je leur ai rappelé également les pressions de l’opposition et des réseaux de Nicolas Sarkozy pour faire tomber le Président Hollande. Et qu’enfin, rode aux portes du pouvoir la menace d’un Front national.