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05 Mai

Commentaires fermés sur Interview dans La Voix du Nord: « Le PS lutte contre la lecture hémiplégique des traités »

Interview dans La Voix du Nord: « Le PS lutte contre la lecture hémiplégique des traités »

par

lavoixdunord

La Voix du Nord publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez lire ci-dessous ou retrouver ici:

 

Jean-Christophe Cambadélis sera ce lundi soir au Théâtre du Nord de Lille pour la campagne des européennes. Le nouveau premier secrétaire du PS compte sur un succès le 25 mai pour desserrer l’étau bruxellois autour du gouvernement.

 

Vous critiquez la règle des 3%. Pourtant le gouvernement s’apprête à s’y plier. Comment fait-on campagne contre l’austérité à Bruxelles quand on l’applique à Paris ?

Le gouvernement respecte les traités signés après le vote des Français et le Parti socialiste lutte contre leur lecture hémiplégique. Les traités nous disaient qu’il fallait la stabilité qui s’est transformée en austérité et la croissance qui est absente. Nous pensons que les 3 % ont été adoptés dans une période de croissance et que les appliquer dans la situation actuelle ne correspond pas à ce qui serait nécessaire. Nous voulons changer le rapport de forces pour une lecture plus axée sur la croissance.

Pourtant votre candidat à la présidence de la Commission européenne, Martin Schulz, prône un respect de ces 3 %.

Il n’est pas sur un respect des 3%. Il souhaite que les dépenses d’investissements ne soient pas comptabilisées dans les déficits. Il a entièrement raison. On peut avoir une autre lecture que l’ordo-libéralisme de nos élites de Bruxelles, qui sont des libéraux et qui utilisent le traité pour faire appliquer leur politique.

Le gouvernement n’aurait-il pas pu attendre avant de remplir ses engagements ?

Tous les gouvernements doivent rendre fin mai leurs programmes de façon à ce que la Commission puisse juger de leur trajectoire budgétaire. Nous avons des déficits. L’Allemagne a des excédents. Les deux pays doivent respecter une démarche solidaire. La France doit faire des efforts, l’Allemagne aussi.

« Ce n’est pas Bruxelles qui nous le demande, ce sont nos enfants »

S’il y a victoire des sociaux démocrates le 25 mai, le programme de 50 milliards d’économies connaîtra-t-il une inflexion ?

Il y aura une inflexion en Europe. Plus l’Europe se tournera vers la croissance et non pas sur l’austérité qui conduit à la récession, plus on pourra desserrer les politiques et les trajectoires financières des pays qui sont confrontés à des difficultés.

Pourtant, le gouvernement assure ne pas agir sous la pression de Bruxelles mais pour libérer la France de la pression des marchés financiers.

Dans la trajectoire budgétaire, il y a d’abord le fait que nous respectons nos engagements. Mais en même temps, ce n’est pas Bruxelles qui nous le demande, ce sont nos enfants. Nous ne pouvons pas laisser aux générations futures des déficits publics dus à un laxisme dans notre gestion. Ou plutôt dans la gestion de la droite puisqu’elle nous a laissé ces déficits.

Interprétez-vous les 41 abstentions sur le programme de stabilité comme une défiance à l’égard de Manuel Valls ?

J’observe d’abord qu’il y a eu une majorité de gauche sur le plan. Ensuite, je suis très étonné des lectures que l’on peut avoir sur le sujet. On ne tarit pas d’éloge sur M. Renzi qui n’a pas de majorité au Parlement italien et on critiquerait Manuel Valls parce qu’il en aurait une au Parlement français.

Une majorité moins nette que Jean-Marc Ayrault sur d’autres textes.

Sur l’ANI (sur la sécurisation de l’emploi, ndlr), 37 parlementaires s’étaient abstenus.

 

«Il y avait un appel de 100 députés, 41 seulement ont suivi la consigne d’abstention»

 

Avec les abstentions de l’UDI, assiste-t-on à une redéfinition de la majorité ?

Absolument pas, puisque nous avons une majorité de gauche. Yves Jégo a tordu le cou lui-même à toute interprétation. Il a indiqué que s’il constatait à nouveau des défections dans nos rangs sous la forme d’abstention, il demanderait la dissolution de l’Assemblée nationale.

Avez-vous été étonné que cette part d’abstention s’élargisse – au delà de l’aile gauche du PS – aux aubrystes?

Il y avait un appel de 100 députés, 41 seulement ont suivi la consigne d’abstention. Par ailleurs, les huit parlementaires PS du Nord ont voté ledit texte. La fédération du Nord a adopté une résolution soutenant le plan de Manuel Valls après les évolutions intervenues dans la lettre du Premier ministre aux parlementaires.

 

« Les députés socialistes ne veulent pas ajouter la crise à la crise »

 

Faut-il envisager des sanctions pour les abstentionnistes ?

Il faut surtout travailler à surmonter les problèmes et faire converger l’ensemble des socialistes. S’il y a des interrogations, il faut les lever. Maintenant que le texte a été adopté, il faut travailler tous ensemble dans ce cadre.

Ce n’est que le premier obstacle sur un long parcours, avec, dans les prochains mois le collectif budgétaire, le budget 2015, le projet de loi de financement de la Sécu… Craignez-vous d’autres épisodes de tensions ?

Je ne le souhaite pas. L’affaiblissement du Parti socialiste et de la majorité, texte après texte, aurait des effets désastreux pour la conduite du pays et pour la suite des élections (sénatoriales, régionales voire présidentielle). Je travaillerai à ce que les convergences puissent se mettre en place afin que nous n’ayons plus de souci de ce type.

Il n’y a pas de risque de scission au sein du PS ?

Non. Les députés socialistes ne veulent pas ajouter la crise à la crise.

 

Par MATTHIEU VERRIER

 

 

04 Mai

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L’invité de Maïtena Biraben dans Le Supplément politique sur Canal +

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JCC Le Supplément 04052014Jean-Christophe Cambadélis a répondu ce midi aux questions de Maïtena Biraben dans l’émission Le Supplément politique sur Canal +

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’émission en cliquant ici ou bien ci-dessous:

 

 

04 Mai

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L’invité du Grand Rendez-Vous d’Europe 1 en association avec Le Monde et i

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Le Grand RDV 04052014Jean-Christophe Cambadélis était l’invité ce dimanche de Jean-Pierre Elkabbach pour le Grand Rendez-Vous politique sur Europe 1 en partenariat avec i<Télé et Le Monde.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’émission ci-dessous:

 

03 Mai

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Appel à la solidarité avec le peuple afghan

par

logops160

Le Parti Socialiste exprime sa solidarité envers le peuple afghan, durement touché par une terrible catastrophe naturelle. Après plusieurs centaines de victimes d’inondation la semaine dernière, un glissement de terrain dans le nord-est du pays a fait plusieurs milliers de victimes.

Il demande la mobilisation sans délai de l’aide internationale pour venir au secours des familles qui ont tout perdu dans ce drame et pour reconstruire les villages dévastés.

29 Avr

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Interview dans Le Monde: Cambadélis aux députés PS : « Calmons-nous ! »

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logolemondeLe Monde publie une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ici ou lire ci-dessous:

 

Un mois après le séisme des élections municipales, le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste publie le 30 avril L’Europe sous la menace national-populiste. Un cri d’alarme : Jean-Christophe Cambadélis décrit la France comme « le maillon faible » et pronostique une course à trois PS-UMP-FN pour le second tour de la présidentielle de 2017.

 

Le soir du premier tour des municipales, Marine Le Pen annonçait l’avènement du tripartisme en France, un tripartisme PS-UMP-FN. Or, c’est aussi la thèse que vous défendez dans votre livre. Qu’est-ce qui vous pousse à dire cela ?

Jean-Christophe Cambadélis : De scrutin en scrutin, le FN s’installe dans la vie politique, porté par l’idéologie dominante qui consiste à prôner l’identité plutôt que l’égalité, la purification culturelle et la chasse à l’anti-France. Cette idéologie imprègne toute la droite. On voit bien que l’UMP est tenaillée entre l’idée de voler le feu national-populiste au FN et celle de rester sur des principes classiquement républicains voire gaullistes.

Les questions d’identité, d’insécurité, d’immigration ont pris le pas sur tout le reste. Elles sont au coeur de la concurrence qui se joue à l’intérieur de ce parti et entre ce parti et le Front national. J’ajoute que cette idéologie dominante gangrène tout le pays : pour se développer, le FN a produit et se nourrit de l’idée d’une France dépassée, dépressive, dépravée. Plus le FN progresse, plus il déploie la ligne mortifère d’une France qui s’effondre.

Vous annoncez « une lutte à mort » en 2017 entre les trois partis…

Oui, car l’un d’entre eux ne sera pas au second tour de la présidentielle et cela conduira dans les trois cas à un séisme politique. Si c’est le FN, on dira que la stratégie de la banalisation voulue par Marine Le Pen a conduit à son élimination. Si c’est l’UMP, le choc sera terrible et le débat féroce entre ceux qui voudront se rapprocher de Marine Le Pen et les autres. Si c’est le PS, avec un président sortant, les tensions que nous vivons aujourd’hui autour du plan d’économies seront démultipliées et comme il reste encore dans le pays une force radicale à gauche, le PS se retrouvera dans la même situation que la SFIO moribonde.

Il y a une vingtaine d’années, vous étiez à l’origine du « Manifeste » contre le FN. Désormais, vous actez un tripartisme installé. N’est-ce pas le signe de l’échec de la gauche face au FN ?

Si, l’échec est total. Nous avons surestimé la scission intervenue en 1999 au FN, sous-estimé la banalisation et nous n’avons pas compris le phénomène national-populiste sur le continent européen. Plus grave, nous continuons de commettre une erreur d’interprétation : le FN n’est pas un parti fasciste voire nazi comme il en existait dans les années 1930, même si on trouve des points communs comme la haine de l’immigré. Le FN n’est pas hors les murs de la démocratie, il est en marche. C’est un parti médiatique, une petite entreprise familiale qui dispose d’une certaine hégémonie sur le Net et dont l’ambition est de démolir la République en créant l’apartheid. Son projet est beaucoup plus dangereux qu’un fascisme sépia. Revendiquer la préférence nationale, demander la purification culturelle, exiger que « les Français de souche » soient supérieurs aux « Français de papier », c’est créer les conditions d’une guerre civile entre les communautés.

Pourquoi le PS est il autant sur la défensive ?

Il n’a pas pris la mesure de notre époque. Il fonctionne toujours sur de vieux logiciels. Du coup, il est incapable de faire le récit de ce qu’il fait et d’en donner le sens. Notre sémantique est devenue effroyablement technocratique. Nous donnons l’impression d’un entre-soi qui écrase la politique. Franchement, que signifie pour les Français la politique de l’offre et de la demande ? Il faut faire redescendre la gauche dans le peuple car aujourd’hui le Parti socialiste donne l’impression de ne s’occuper que de lui-même.

Vous décrivez, plus largement, une Europe rongée par « le national-populisme ». Sur quoi vous appuyez-vous ?

J’ai été estomaqué d’entendre Geert Wilders, le chef du PVV d’extrême droite aux Pays-Bas, répéter par trois fois à la fin d’une réunion publique : « Vous trouvez qu’il y a trop de Marocains ? On va s’en occuper ! » C’est mot à mot ce que disait Goebbels des juifs ! Ce national-populisme s’appuie sur la xénophobie d’un monde occidental qui constate qu’il a perdu son hégémonie sur le reste de la planète.

Il se nourrit aussi de « l’ordo-libéralisme » de Berlin et de Bruxelles, cette lecture hémiplégique des traités européens. La stabilité s’est transformée en austérité, jetant des milliers de gens dans la rue et des centaines de milliers dans la plus extrême pauvreté. Continuer comme ça est totalement suicidaire.

Vous appelez à revoir les critères de Maastricht, vous contestez la règle du 3 % de déficit public au moment où Manuel Valls affirme au contraire s’y conformer. La gauche n’est-elle pas devenue complètement schizophrène ?

Pas du tout, nous sommes complémentaires. Le gouvernement respecte les traités, c’est bien le moins ! S’en émanciper provoquerait une crise qui ne résoudrait rien. Mais le PS doit se battre pour pousser une nouvelle majorité au Parlement qui les dépassera. Ce chiffre de 3 %, arrêté avant les années de crise, a perdu toute pertinence dans la situation actuelle.

Comment espérez-vous vous faire entendre après le désastre des élections municipales ?

Je pense que les Français ne se tromperont pas de colère. Le sujet de l’élection européenne n’est pas Paris, mais Bruxelles. Si la majorité devient progressiste au Parlement européen, alors le président de la Commission européenne sera progressiste. Les électeurs peuvent changer le cours de l’Europe.

Comment expliquez-vous l’extrême tension qui se manifeste entre le gouvernement et le PS ?

Le traumatisme post-municipal a été très brutal. En outre, la fronde se nourrit de multiples facteurs, certains politiques, d’autres organisationnels. Les socialistes ont besoin que le gouvernement les écoute. Et ils veulent retrouver le sens de leur action.

De nombreux rendez-vous délicats sont prévus cette année : vote du collectif budgétaire cet été, vote du budget à l’automne, faut-il s’attendre à une fronde perpétuelle contre la politique économique ?

Le rôle du PS n’est pas d’être la courroie du gouvernement mais de peser pour la sortie de crise… Donc, à chaque étape, il faudra du dialogue mais du dialogue pour converger car nous sommes condamnés à réussir : si nous échouons, c’est le PS et la gauche qui seront remis en cause.

Plusieurs milliers de militants socialistes ont signé ces derniers jours un appel « pour une autre politique ». Comprenez-vous cette fronde ?

Ne commençons pas à nous envoyer des pétitions à la figure. C’est médiatiquement intéressant mais politiquement nuisible. Nous avons des instances, utilisons-les pour débattre.

Comptez-vous sanctionner les députés PS qui voteront contre ou s’abstiendront mardi 29 ? Demandez-vous leur exclusion ? Leur démission ?

Je ne veux pas brandir de menace mais j’insiste : personne n’a intérêt à s’enfermer dans une posture qui deviendrait une impasse. Si à chaque vote, des élus socialistes votent contre, on n’est plus dans une défiance plus ou moins organisée, mais dans une sécession. Or, personne n’avance d’arguments qui laisseraient présager l’envie d’un rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon. Donc calmons-nous. Je suis persuadé que nous pouvons surmonter le trauma municipal et retrouver un certain plaisir d’être de gauche.

Quelle est votre ambition à la tête du PS ?

Lui redonner une identité lisible mais pas dans des débats académiques, dans un dialogue avec notre électorat, à travers les états généraux. Egalité réelle, liberté ordonnée, fraternité laïque. Dès qu’on identifiera le PS à ces trois questions, nos électeurs ne nous bouderont plus.

 

Propos recueillis par Françoise Fressoz et Bastien Bonnefous

 

 

29 Avr

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« Les députés PS ne veulent pas provoquer de crise », Interview dans le Nouvel Observateur

par

nouvelobsLe Nouvel Observateur publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

A quelques heures d’un vote à haut risque, à l’Assemblée, sur le plan d’économies du gouvernement, le premier secrétaire du PS se veut confiant. A la veille d’un vote qui s’annonce périlleux pour Manuel Valls, le Parti socialiste, réuni en Bureau national extraordinaire, a adopté, lundi 28 avril au soir, une résolution de soutien au programme de stabilité gouvernemental. Ce mardi, son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, se rend devant les députés du groupe, nombreux à avoir fait part de leur mécontentement face à ce plan d’économies de 50 milliards d’euros. Hier matin, le Premier ministre a concédé des inflexions, en direction des plus modestes. Ce qui n’a pas empêché certains « frondeurs » de persister. « Les dernières difficultés vont être levées », veut toutefois croire Jean-Christophe Cambadélis. Interview.

 

Des députés ont confirmé qu’ils ne voteraient pas le programme de stabilité demain, à l’issue des modifications annoncées par Manuel Valls ce matin. Dans quelle ambiance s’est déroulé ce Bureau national ?

– Plus de 20 intervenants se sont succédé, ce qui est rarissime pour un Bureau national du PS. Le tout s’est déroulé dans une ambiance d’écoute, malgré quelques petits moments de tension et des formules développées par les uns qui ont pu ne pas plaire aux autres. Un sentiment de solennité s’est dégagé, et avec lui l’impression que le parti était dans la boucle, qu’il jouait pleinement son rôle, avec la capacité de peser sur l’action du gouvernement. Au bout du compte, le vote est sans appel : la résolution a été adoptée à 31 voix contre 15.

Certains députés évoquent jusqu’à 80 « frondeurs » susceptibles de s’abstenir dans les rangs socialistes. Comment envisagez-vous le vote de ce mardi ?

– Les députés socialistes sont responsables et n’ont pas l’intention de provoquer une crise mais d’y répondre. Ils ont entendu les ajouts annoncés par le Premier ministre et mesurent ce qu’ils représentent en termes de décisions budgétaires. Les dernières difficultés vont être levées, même si quelques-uns maintiennent un désaccord avec la logique globale.

Vous avez déclaré qu’il fallait « savoir terminer une fronde ». Bruno le Roux a, lui, estimé qu’il n’y avait « pas de vote sans conséquence ». Pour les députés qui ne respecteraient pas la position officielle du parti, que pourrait-il se passer ?

– J’attends de voir, nous ne fonctionnons pas à la menace. Mais si, vote après vote, certains s’enferment dans un vote d’opposition « à priori », il faudra envisager de se réunir pour réfléchir à la manière de lever cette posture. Il y a aujourd’hui un besoin de converger. S’il n’y a pas cette possibilité, cela finira par poser problème au groupe.

Vous intervenez ce matin devant le groupe socialiste à l’Assemblée. De quelle manière entendez-vous convaincre les récalcitrants ?

– En expliquant notamment que ce plan d’économies ne représente que 4% de la dépense publique. Le dispositif qu’il prévoit va permettre d’investir et surtout d’embaucher plus. C’est autour de cela qu’il faut juger la trajectoire budgétaire. Le gouvernement s’est inscrit dans une logique de dialogue avec le parti socialiste et les parlementaires, et a intégré à son plan d’économies des avancées que tout le monde juge importantes.

Malgré les aménagements annoncés du plan d’économies, son montant reste inchangé : 50 milliards d’euros de coupes dans les dépenses publiques. Se situe-t-on à un tournant pour la gauche ?

– Le tournant, pas seulement pour la gauche, mais pour l’ensemble des Français, serait qu’on ne réduise pas le chômage. Nous ne nous situons pas sur un simple débat entre droite et gauche. Il s’agit de stimuler la croissance et les embauches.

Quel rôle entendez-vous impulser au parti, en lien avec l’exécutif et les parlementaires ?

– Le Parti socialiste doit être utile dans le débat autour de la politique gouvernementale et en capacité de présenter une vision, des valeurs et une identité propre. Ses Etats généraux, qui se tiendront à l’automne, seront pour les militants, au sein des sections, le moment de réfléchir aux réponses que l’on peut apporter aux questionnements des Français. Ils seront l’occasion d’une reformulation de ce qu’est le Parti socialiste, pour, ensuite, préparer en temps et en heure notre prochain congrès. En ce qui concerne l’exécutif, nous nous situons dans ce que j’ai qualifié de « solidarité exigeante ». Je n’imagine pas que le parti fasse défaut à l’exécutif, mais je n’imagine pas non plus qu’il ne soit pas écouté.

Rafika Rezgui, accusée de conflits d’intérêts par « Le Point », a démissionné de ses fonctions de porte-parole. Craigniez-vous l’impact de cette décision sur l’image du parti ?

– Non, puisqu’elle n’est effectivement plus en fonction. Rafika Rezgui m’a fait part, dans sa lettre de démission, de sa décision de vouloir se défendre contre une campagne injuste et de répondre à une polémique alimentée, notamment via les réseaux sociaux, par l’extrême droite.

 

Recueilli par Audrey Salor

 

26 Avr

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Après l’insulte de Berlusconi, le PPE doit en tirer toutes les conséquences

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logops160A la veille du jour de commémoration des déportés dans les camps nazis, l’ancien Président du conseil, Silvio Berlusconi qui est connu pour ses déclarations racistes et insultantes, a récidivé en salissant Martin Schulz une nouvelle fois. En déclarant que « pour les Allemands, les camps de concentration n’ont jamais existé« , le dirigeant historique de la droite italienne a ajouté le négationnisme au populisme.

Berlusconi jette ainsi l’opprobre sur toute la droite européenne, celle du Parti populaire européen, qui doit désormais en tirer toutes les conséquences.

Cette nouvelle provocation d’un homme parvenu au pouvoir en s’alliant à l’extrême droite, indique combien le vent mauvais du national populisme souffle en Europe, contaminant jusqu’au centre droit.

Le combat des socialistes européens pour une nouvelle majorité au Parlement européen et à la Commission avec Martin Schulz est aussi un combat acharné contre les salisseurs de mémoire, le national populisme et la haine de l’autre.

Je demande solennellement à Jean-Claude Juncker, candidat du PPE à la présidence de la commission européenne et à Jean-François Copé de se désolidariser de ces propos scandaleux.

26 Avr

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Et de 4 !

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TEddy riner

Teddy Riner a une nouvelle fois démontré tout le talent et la pugnacité dont il sait faire preuve lors des championnats d’Europe de judo ce samedi à Montpellier.

Malgré une blessure qui l’a tenu éloigné des tatamis pendant 8 mois, Teddy Riner a remporté cet après-midi sa 4e médaille d’or, conservant son titre de champion d’Europe dans la catégorie des plus de 100 kilos.

Bravo Champion !

 

 

25 Avr

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Enfants en situation d’exclusion sociale : Question à Madame la Ministre des affaires sociales

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façade-AN

 

Question publiée au JO le : 08/04/2014 page : 3125

 

M. Jean-Christophe Cambadélis alerte Mme la ministre des affaires sociales sur la dernière étude de l’Unicef qui livre un constat inquiétant selon lequel un enfant sur six (17 %) se trouverait dans une situation d’exclusion sociale jugée préoccupante et que 7 % d’entre eux souffriraient d’une exclusion dite extrême. Cette étude livre également d’autres données alarmantes sur les réponses apportées par les enfants sondés quant au respect de leurs droits ou au harcèlement dont ils pourraient être victimes. Elle évoque le fait que 5 % des enfants interrogés affirment ne pas manger trois repas par jour. Elle démontre aussi le lien évident qui existe entre les différentes dimensions de l’intégration sociale des enfants et les conditions d’existence de ces enfants et leurs familles. Il souhaiterait donc connaître les données dont dispose le ministère quant à l’intégration et les conditions de vie des enfants ainsi que les mesures qui sont envisagées pour le Gouvernement pour lutter contre l’exclusion sociale des enfants et combattre une forme de reproduction sociale.