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10 juin

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Interview pour 20minutes.fr

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INTERVIEW – Le député de Paris trouve les résultats «intéressants» en vue du second tour…

Quelle est votre première analyse du scrutin?

François Hollande et Jean-Marc Ayrault sont confirmés dans l’effort qu’ils font pour redresser la France. Les résultats sont intéressants et nous donnent confiance pour le second tour. On voit bien que la droite ne réussit pas à inverser la tendance de la présidentielle. Ils n’ont même pas présenté de programme d’ailleurs.

Les ministres font particulièrement de bons scores…

C’est un encouragement pour que le changement continue. Les premiers pas de François Hollande sur la scène internationale et les premières mesures sur la scène nationale ont été bien vus.

Le point noir, ça reste l’abstention très forte. Comment l’analyser?

Il est très difficile de mobiliser après une élection présidentielle. Et il y avait énormément de candidatures, ce qui a amené de l’éparpillement et de la confusion pour les électeurs. Beaucoup, de gauche comme de droite, ont pu se dire que c’était joué pour le candidat qu’ils souhaitaient et donc ils ne se sont pas déplacés. Mais au second tour, ce sera beaucoup plus clair: soit le retour de la droite, des sarkozystes et de leur politique, soit conforter le changement et la majorité présidentielle. Mécaniquement, avec un débat plus clair, il y aura plus d’électeurs au second tour.

Quel doit être le message pour le second tour? Faut-il en appeler particulièrement aux abstentionnistes?

Il ne faut pas de message pour tel ou tel. Mais un message clair sur notre volonté de redresser la France. On doit dire qu’il faut continuer et amplifier le changement. La majorité absolue est possible et souhaitable pour avoir plus de force pour mettre en place le changement. Mais la majorité de gauche doit aussi être importante pour que nous puissions discuter avec nos partenaires.

Propos recueillis par Maud Pierron

10 juin

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Un premier tour encourageant pour le changement !

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Le résultat du premier tour est clair, la gauche progresse, le Parti Socialiste s’affirme. La droite n’a pas réussit à inverser la tendance des élections présidentielles. Et François Hollande et Jean-Marc Ayrault voient leurs premiers pas confortés. Il faut maintenant confirmer, car au second tour le face à face UMP/PS sera clair. C’est le retour des Sarkozystes ou continuer le changement !

 

 

08 juin

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Interview de la semaine pour jdd.fr

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Retrouvez l’interview sur le site jdd.fr en cliquant ici.

INTERVIEW DE LA SEMAINE – A deux jours du premier tour des élections législatives, Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions du JDD.fr. Le député de Paris se dit « confiant et déterminé ». Et refuse pour l’heure d’officialiser sa candidature à la succession de Martine Aubry à la tête du Parti socialiste. Même s’il se dit « intéressé ».

Dans quel état d’esprit êtes-vous à 48 heures du premier tour des élections législatives?

Confiant et concentré. Confiant parce que je ne vois pas le pays redonner une majorité à une droite qui n’a pas fait le bilan du sarkozysme. Et concentré parce que la mobilisation à gauche est déterminante et déterminée.

Si vous n’obtenez pas la majorité absolue, le gouvernement socialiste devra composer avec le Front de gauche et les écologistes. Est-ce un handicap?

Un handicap, non. Une entrave, oui. Dans le sens où nous n’avons pas le même projet. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle le Front de gauche se présente de manière autonome, contestant le programme du président François Hollande. Il faudra donc pour chaque sujet, trouver les voix du compromis. Ceci entrave l’action alors qu’elle devrait être déterminée et rapide.

Redoutez-vous le pouvoir de nuisance de Jean-Luc Mélenchon et du Front de gauche à l’Assemblée?

Pas du tout. Le Front de gauche a des convictions mais ils ont balisé le terrain. A savoir, ne rien faire qui permette à la droite de se réinstaller pour défendre leurs idées. Ceci doit nous amener à travailler en bonne intelligence.

Envisagez-vous le scénario d’une cohabitation?

Il ne faut jamais rien exclure en politique. D’autant que les sondages ont démontré que tout n’était pas fiable. Mais ça serait tellement désastreux pour la France que je n’ose y penser.«Mélenchon s’est laissé tirer vers le bas»

Considérez-vous que l’objectif d’une majorité absolue à l’Assemblée est à portée de main?

Elle est possible et souhaitable. Une majorité nette permettrait un changement clair.

Jean-François Copé a recadré un élu UMP qui estimait que FN et UMP seraient amenés à « se côtoyer » pour les législatives. Selon vous, la position de l’UMP sur ce sujet est-elle claire?

Nicolas Sarkozy, dans sa campagne, a fait tomber des barrières psychologiques et politiques alors que jusqu’à présent, le Front national était hors les murs de la République. Je pense que la ligne de Jean-François Copé, celle de mettre sur le même plan le Front national et le Front de gauche, est une préparation à une possible alliance. En disant cela, il induit l’idée suivante : « les socialistes ont fait alliance avec le Front de gauche. Pourquoi ne ferions nous pas alliance avec le Front national? ».

L’affrontement entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen à Hénin-Beaumont donne-t-il une bonne image de la politique, et particulièrement des législatives?

Le combat contre le Front national est toujours une chose bien vue. Mais je regrette que dans son enthousiasme à battre Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon se soit laissé tirer vers le bas dans une campagne qui l’abîme tout autant qu’elle abime la démocratie.

Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault se sont affiché main dans la main durant cette campagne. Peut-on dire qu’il n’y a plus de rancune du côté de la première secrétaire?

Martine Aubry n’avait pas de rancune. Depuis longtemps, elle pressentait le choix de François Hollande. Elle a été totalement loyale et efficace pendant la présidentielle, puis pendant les législatives.

Pensez-vous qu’elle le fait par devoir ou par envie?

Je ne sonde pas les cœurs, je ne peux commenter que les faits. Or, dans les faits, à aucun moment on n’a pu prendre Martine Aubry en défaut de solidarité, de combativité lors de la campagne des élections présidentielle et législatives.

«Aubry aura été tout à la fois»A plusieurs reprises, Martine Aubry a laissé planer le doute sur son départ à la tête du parti. Comment l’interprétez-vous?

Je crois qu’elle veut achever un cycle pour le moins vertueux au Parti socialiste, où elle aura été tout à la fois : celle qui a redressé le PS, gagné les élections régionales, municipales, sénatoriales, permis des primaires magnifiques et fait en sorte que François Hollande ait pu gagner la présidentielle et peut-être les législatives. Quand on se souvient de l’état du Parti socialiste au lendemain du Congrès de Reims, on s’imagine qu’elle a envie de terminer ce cycle positivement par une rénovation de l’équipe de direction.

Vous avez déjà manifesté votre intérêt pour reprendre la tête du parti. En quoi êtes-vous plus légitime qu’un autre cadre du PS?

S’intéresser, ce n’est pas se précipiter. Je suis évidemment intéressé à partir du moment où Martine quittera la direction du Parti socialiste. Je reste concentré sur les élections législatives et on verra tout cela plus tard.

Harlem Désir, numéro deux du parti, a déjà officialisé sa candidature. N’avez-vous pas peur de prendre du retard?

Chacun agit comme il l’entend. Harlem Désir a répondu à une question.

François Hollande aurait exprimé sa préférence pour François Resbamen à la tête du parti….

Je ne suis pas certain que ce choix vienne de la bouche même du président de la République. Il va falloir que l’on prenne l’habitude de ne pas le faire trop parler.

C’est-à-dire?

Quand d’autres disent que François Hollande pense que… Je serai très étonné, non pas par le nom de son choix, mais par le fait qu’il l’ait exprimé.

L’absence de Martine Aubry au gouvernement a-t-elle été pour vous une déception?

Une déception, non. Parce que je trouve que ce gouvernement est équilibré, rajeuni, féminisé. Il donne une place non négligeable aux femmes de la diversité. Tout cela fait souffler le vent du changement au sein même de l’équipe gouvernementale. Martine Aubry a fait son choix. Je le respecte. Ce n’est pas tous les jours qu’on voit des dirigeants politiques préférer rester au sein leur formation plutôt que d’aller dans un ministère.

Cécile Duflot a créé la polémique sur la question du cannabis. Etait-ce le risque à prendre en choisissant une ministre, la patronne d’Europe Ecologie-Les Verts?

C’est toujours la difficulté, surtout en période d’élections législatives. A partir du moment où les écologistes ont des candidats, le responsable du parti est pris dans une tenaille entre la solidarité gouvernementale et la solidarité à sa formation politique. C’est difficile à tenir. D’ailleurs, Dominique Voynet, sur le même sujet, avait fait la même chose au moment de la gauche plurielle.«La droite a peut-être un bilan caché»

L’un des principaux dossiers du gouvernement Ayrault est celui des retraites. Jean-François Copé a dénoncé les « cadeaux électoraux ». Qu’en pensez-vous?

Venant d’un parti qui a gouverné pendant cinq ans pour les plus riches de notre société, c’est assez amusant de se voir reprocher de faire un effort en direction des plus pauvres. On répare une injustice, on reste fidèle à nos engagements. Et on est budgétairement bordé.

La droite accuse aussi le gouvernement d’avoir un « programme caché », notamment quant à une hausse d’impôts, évoquée cette semaine par Martine Aubry…

La droite a peut être un bilan caché qui lui fait dire que la situation sera difficile. Nous attendons de voir ce que va dire la Cour des comptes mais en tout état de cause, nous aurons à gérer la facture de Sarkozy dans les mois qui viennent. Nous avons construit un équilibre budgétaire qui permet de répondre à la fois au désendettement et à une politique sociale. Mais s’il y a une facture cachée dans les comptes de la Nation, nous allons nous en apercevoir et à ce moment là, nous le dirons.

Avec la crise européenne, peut-on s’attendre à un nouveau plan de rigueur dans les mois à venir?

La clé de l’évolution de la situation est européenne. C’est pour cela, que François Hollande propose à juste titre des discussions qui placent au cœur de la réflexion la question de la croissance. Les marchés assaillent les pays majeurs de la zone euro mais les peuples sont assaillis par les conséquences de la politique d’austérité. Donc il faut faire un choix. Soit on gouverne pour les marchés, soit on gouverne pour les peuples.

Qu’avez-vous pensé des premiers pas de François Hollande sur la scène internationale?

Ce sont des premiers pas encourageants même s’ils ne sont pas encore concluants. On peut avoir une politique autonome et indépendante sur un certain nombre de sujets comme l’Afghanistan ou l’attitude vis-à-vis de certains pays, par exemple avec la Russie, sans pour autant faire la leçon aux autres. Cette attitude, à la fois ferme et respectueuse, redonne une nouvelle image à la France, l’image qu’elle n’aurait jamais du perdre.

05 juin

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La matinale de Canal +: « Il faut redresser la France et cela nécessite une force de frappe à l’Assemblée nationale »

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Jean-Christophe Cambadélis était mardi 5 juin l’invité de la matinale de Canal +, il a répondu aux questions de Caroline Roux. Vous pouvez voir l’émission ci-dessous:

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04 juin

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L’invité politique de Radio J

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Le député socialiste de Paris, Jean-Christophe Cambadélis, qui ambitionne de succéder à Martine Aubry à la tête du PS, a affirmé dimanche qu’il était « impossible » que le parti désigne « un premier secrétaire hostile au président de la République ».

Invité du « Forum » Radio J, M. Cambadélis était interrogé sur l’éventuelle succession de Mme Aubry.

A ce propos, il a prévenu qu’il attendait pour sa part que la maire de Lille « s’exprime » sur ses intentions. Pour lui, « il est impossible que le premier secrétaire soit hostile au président de la République ».
Questionné sur le numéro 2 du parti, Harlem Désir, qui a fait part ouvertement de son intention de briguer le poste de premier secrétaire du parti, M. Cambadélis a déclaré: « Harlem a le droit d’y penser, mais y penser sans s’exprimer ».

La règle édictée par François Hollande selon laquelle il ne s’entourerait pas de personne « jugée et condamnée » doit-elle s’appliquer au premier secrétaire du PS? « Moi, je pense que le problème qu’il faut poser est celui de l’inéligibilité », a répondu M. Cambadélis, ajoutant qu’il fallait aussi se demander s’il y avait eu « détournement de fonds publics ».

MM. Cambadélis et Désir ont été condamnés par le passé pour « emploi fictif », a-t-on fait remarquer au député de Paris. « Défaut de contrat de travail, ce qui est tout à fait secondaire et tout à fait privé », a rectifié pour ce qui le concerne Jean-Christophe Cambadélis.

Ecoutez ou réécoutez l’émission ci-dessous:

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31 mai

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Le Commission creuse son déficit avec les peuples

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La Commission européenne a adopté ses recommandations spécifiques par pays, exercice annuel concernant la réalisation des réformes favorables à l’équilibre des comptes publics et le soutien à la croissance et évaluant le bilan du gouvernement sortant. Son diagnostic ? Il faut aller encore plus fort !

Conçu initialement pour concilier la mise en œuvre de la stratégie européenne de croissance, la stratégie UE 2020, et le respect des engagements budgétaires nationaux à l’égard du Pacte de stabilité. Ce document recommande l’affaiblissement des dispositifs du droit du travail pour lutter contre le chômage, tout en soulignant la nécessité de contenir toute augmentation du salaire minimum français, mais on croit rêver !

Ces recommandations, fondées sur le Programme National de réforme envoyé par le gouvernement Fillon avant l’élection de François Hollande, s’inscrivent dans l’esprit du pacte « Europlus » conçu par la droite conservatrice européenne. Le Commission jouant pleinement la carte d’une concurrence exacerbée des modèles économiques et sociaux plutôt que celle de la solidarité et de la croissance. les remèdes préconisés en Grèce, au Portugal et en Irlande mènent à l’impasse. Mais nos « Thomas Diafoirus » de la finance n’en ont cure. Ils appliquent et sur quel ton, des recettes d’une orthodoxie libérale confondante: obnubilés par le seul rétablissement des comptes publics, la mise en oeuvre des programmes d’ajustement macroéconomique plonge la zone euro dans une récession qui compromettra la résorption des déficits. la réalité économique et sociale apporte chaque jour un désaveu cinglant des politiques d’austérité élaborées par la Commission Européenne. Alors même que l’instabilité financière persistante est une menace directe pour l’intégrité de la zone euro, la Commission maintient ses oeillères libérales. Par contre les objectifs de la stratégie de croissance et d’emploi européenne EU 2020 ne font l’objet d’aucune recommandation spécifique. Or, seule une initiative forte en faveur de la croissance et de l’économie de la production, fondée sur le développement d’euro obligations, des euro projets et l’instauration d’une taxe sur les transactions financières permettra de sortir durablement l’Union Européenne de l’ornière du marasme économique, financier et social actuel. On mesure le combat qu’il faut mener pour réorienter la construction européenne. La social démocratie européenne devrait engager la bataille contre la Commission qui applique les projets de la droite européenne et dont le mandat démocratique est insignifiant.

catégorie Ecrits, Europe, Expressions

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