Vous êtes dans: Expressions

07 Fév

Commentaires fermés sur L’invité de Christophe Barbier sur I>Télé

L’invité de Christophe Barbier sur I>Télé

par

Jcc itele 07022014Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Christophe Barbier sur le plateau de la matinale info d’I>Télé.

Vous pouvez retrouver l’interview ci-dessous:

06 Fév

Commentaires fermés sur RDC : le Parti socialiste déplore la partialité de la loi d’amnistie

RDC : le Parti socialiste déplore la partialité de la loi d’amnistie

par

logops160L’Assemblée nationale congolaise a adopté cette semaine une loi d’amnistie concernant uniquement des opposants armés et particulièrement les membres de la rébellion du M23, suspectés de crimes graves et de violations massives des droits de l’homme.

Le Parti socialiste déplore vivement que le projet de loi initial du Sénat ait été vidé de son esprit inclusif et non discriminatoire. En incluant les représentants politiques pacifiques qui sont poursuivis et harcelés par le pouvoir, ce projet de loi correspondait pourtant aux recommandations des concertations nationales organisées à l’automne 2013 au nom de la nécessaire cohésion nationale.

Le Parti socialiste réclame l’amnistie de tous les prisonniers politiques et d’opinion pacifiques. Il réitère son appel à la libération immédiate de Eugène Dioumi Ndongala, président du parti Démocratie chrétienne – et allié de l’opposant historique Etienne Tshisekedi – qui non seulement est victime depuis juin 2012 de harcèlement politique et judiciaire injustifié mais dont l’état de santé s’est gravement dégradé en détention.

 

06 Fév

Commentaires fermés sur Nous sommes tous des Taubira !

Nous sommes tous des Taubira !

par

christiane taubiraVas-y Christiane défends-toi ! On est avec toi ! L’UMP défend ses copains nommés sous l’ère Sarkozy. Non mais qu’est-ce que c’est que ce procès en sorcellerie ?

Voir Georges Fenech, ancien responsable du syndicat de droite dans la magistrature, syndicat qui faisait la chasse aux gauchistes et au Syndicat de la Magistrature. Voir ce très droitier et peu regardant, devenu député, faire la leçon au nom de l’UMP on croit rêver.

Jean-François Copé et Christian Jacob qui, du plat de la main, indiquaient hier dans l’hémicycle qu’il fallait « la taper » après la question de Georges Fenech. Voir les dirigeants de l’UMP avec leur cortège de « fadettes » et autres Courroye se draper dans un scandale d’Etat. On se dit qu’ils ne manquent pas d’air.

Les mêmes qui refusent de couper le cordon entre le pouvoir et la magistrature, sautent comme des cabris sur leur chaises parce-qu’un magistrat réputé de droite selon la presse, nommé sous Nicolas Sarkozy, a été convoqué par le cabinet du ministre comme c’est l’usage.

A quinze mois de la retraite, il n’était pas inconvenant de préparer sa succession. Ce n’est quand même pas une vache sacrée. En tout cas cela ne mérite pas le tumulte du jour, surtout de la part de l’UMP.

Cette petite manœuvre de déstabilisation est pour le moins louche. La droite n’a toujours pas digéré le mariage pour tous et compte discréditer la ministre par tous les moyens. Hier on l’accusait de relâcher les délinquants. Puis on évoquait une politique pénale laxiste. Et maintenant ce serait sa partialité. La ficelle est un peu grosse.

La gauche ne doit pas se laisser intimider. Elle doit faire bloc !

 

05 Fév

4 Comments

Quel bordel !

par

photo jour de colère 3En France on défile contre une loi pour ce qu’elle n’est pas. Et le gouvernement la retire non pour ce qu’elle contient mais pour les amendements qu’elle pourrait induire… C’est Shadok Time !

Mieux ! La droite qui n’a pas participé à la manifestation de dimanche, voire a estimé qu’elle n’était pas utile alors que le texte mariage pour tous avait été voté (Christian Jacob)… L’UMP s’applaudit d’avoir gagné.

La gauche qui savait que la PMA et la GPA n’étaient pas dans le texte, s’offusque du retrait du texte. Mais ne trouvait rien à redire que le dit texte ne comporte ni la PMA ni la GPA.

Les mêmes qui à droite, à gauche, s’insurgeaient de la ligne « sociétale » au détriment du social, s’apprêtaient subrepticement à déposer des amendements rallumant le feu et se préparaient joyeux à un bras de fer avec le gouvernement et à une belle division à 6 semaines des élections municipales.

Mais il y a encore mieux, la gauche suffoque de voir ce débat symbolique se dérober mais se sent incapable d’organiser une manifestation unitaire contre les manifestations pré-fascisantes du 26 janvier et réactionnaires du 1er février.

Dans le même temps, le débat sur le pacte de responsabilité patine. Le Medef estime que l’exonération est son dû et toute demande de contrepartie est incongrue. Les syndicats, même la CFDT, s’agacent et dans ces conditions ne voient pas ce qu’ils iraient faire dans cette galère. Pendant que les ministres sont pris de vertige lorsqu’ils envisagent les coupes budgétaires.

Et pour couronner le tout, Madame Angela Merkel a bien l’intention de ne pas aller au-delà des concessions qu’elle a du faire au SPD sur la relance interne et le regrette déjà.

Tout cela va mal finir ! Un peu de sens des responsabilités ne serait pas superflu.

04 Fév

Commentaires fermés sur Mon interview au JDD.fr: « Jamais un gouvernement impopulaire n’a gagné les élections intermédiaires »

Mon interview au JDD.fr: « Jamais un gouvernement impopulaire n’a gagné les élections intermédiaires »

par

JDD 04022014Vous pouvez retrouver l’interview sur le site du JDD.fr en cliquant ici.

 

INTERVIEW – Alors que le PS vient juste de lancer sa campagne pour les Européennes, samedi à la Mutualité, Jean-Christophe Cambadélis, directeur de cette campagne, revient sur les enjeux du scrutin. Et évoque aussi les municipales avec un discours nettement moins optimiste que celui d’Harlem Désir.

Faites-vous partie de ceux qui à gauche regrettent le recul sur la loi Famille?
Nous sommes dans la grossesse nerveuse. On veut voir dans l’abandon du projet de loi Famille, une reculade du gouvernement. Mais sur quoi? La PMA et la GPA n’étaient pas, avant la manifestation de la droite catholique, dans la loi. C’est typique de notre débat national qui s’enflamme sur des symboles et des rumeurs.  Les choses sont claires : notre priorité c’est la croissance. Les problèmes de société seront traités mais en temps et en heure. Ils ne peuvent se substituer à l’urgence du moment : remettre sur pied le pays.

Pour les municipales, le PS ne cesse de répéter qu’il craint l’abstention. Le pacte de responsabilité et le recul sur la loi famille et la PMA vont-ils aider les socialistes à se mobiliser?
Les élections municipales sont des élections locales. Hors, le bilan des socialistes dans les municipalités est excellent. Les Français comprennent parfaitement que l’attention du gouvernement doit porter avant tout sur le redressement économique et social de la France.

«Les problèmes de société seront traités mais en temps et en heure.»

Harlem Désir évoque des municipales de « conquêtes ». Partagez-vous un tel enthousiasme?
C’est évidemment un discours de mobilisation mais nous savons que la situation sera difficile. Jamais un gouvernement impopulaire n’a gagné les élections intermédiaires sous la Ve République. Il faut donc se mobiliser. Nous aurons des gains et des pertes. La partie sera rude. Si deux tiers des Français voteront sur des enjeux locaux, un tiers des Français le fera à partir des évènements nationaux et de leur lecture de la politique gouvernementale. On peut craindre un abstentionnisme de masse, surtout à gauche.

Vous parlez aussi de scénario gris et de scénario noir…
Vous avez un scénario noir qui serait une défaite des socialistes sans gains significatifs aux municipales et aux européennes. Un scénario gris serait une absence de vague bleue, pas de vague noire – c’est-à-dire pas de vague Front national -, pas de vague rouge, mais des pertes et des gains et au final une confirmation pour les socialistes des positions acquises depuis de nombreux scrutins. Ce scénario est le plus probable mais il dépendra de l’abstention au premier tour.

S’agissant des élections européennes, on a l’impression que les socialistes prônent la relance en Europe et la rigueur en France. N’est-ce pas contradictoire?
Pas du tout. On ne peut  pas s’en sortir uniquement avec une politique rigoureuse en France. Cette politique est supportée difficilement par les Français. Cela se fait dans la douleur avec un peuple qui souffre. Donc c’est maintenant à l’Europe de faire sa part du travail avec une relance économique. Lors des  prochaines élections, il y a la possibilité d’une majorité progressiste emmenée par Martin Schulz. Pour la première fois, c’est cette majorité d’eurodéputés  qui pourra désigner son candidat à la tête de la Commission.

«L’électorat de Marine Le Pen ne se déplace pas aux élections européennes.»

Quel est l’objectif du PS pour ces élections. Être devant le FN?
Il est simple : faire plus que la dernière fois où nous avions 14 députés et faire en sorte que les sociaux-démocrates en Europe arrivent en tête. Aujourd’hui, Marine Le Pen fanfaronne sur les sondages mais chacun sait que son électorat ne se déplace pas aux élections européennes.

Êtes-vous favorable à une grande manifestation de gauche contre l’extrémisme de droite?
Nous ne sommes pas dans les années trente. S’il y a des résurgences fascistes, ils n’ont pas l’organisation et la puissance des ligues entre les deux guerres. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne soit pas nécessaire de les combattre.  Cela peut se faire par des manifestations mais pour cela il faut qu’elles soient d’ampleur, qu’elles réunissent toutes les gauches, et défendent la République. Ce n’est pas au Parti socialiste de l’organiser.

Samedi, Edouard Martin a clairement critiqué le pacte de responsabilité, disant qu’il fallait en faire plus pour la demande et moins pour l’offre. Le PS peut-il avoir sa tête de liste la plus emblématique qui critique l’action gouvernementale?
Ce n’est pas un problème, c’est sa position. Il défend encore la position de la CFDT. Ce n’est pas un militant socialiste. C’est un militant de la réorientation européenne  qui défendra le moment venu  le programme qui sera celui de tous.

Après cette séquence électorale, est-ce un nouveau temps du quinquennat qui doit s’ouvrir?
Ce temps nouveau a commencé le 31 décembre et le 14 janvier. Le président de la République a accéléré sa politique. Mais il n’est pas impossible qu’il y ait un temps nouveau au Parti socialiste.

Arthur Nazaret – Le Journal du Dimanche

mardi 04 février 2014

 

04 Fév

Commentaires fermés sur Interview dans Le Figaro: « L’UMP est prise en étau entre Jean-Pierre Raffarin et Marine Le Pen »

Interview dans Le Figaro: « L’UMP est prise en étau entre Jean-Pierre Raffarin et Marine Le Pen »

par

logofigaroLe Figaro a publié une interview que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

INTERVIEW- Jean-Christophe Cambadélis, concepteur de la gauche plurielle à l’époque du gouvernement Jospin, décrypte les difficultés actuelles de l’opposition.

Jean-Christophe Cambadélis est un homme politique français. Il fut président de l’Union nationale des étudiants de France – Indépendante et démocratique (UNEF-ID) dans les années 1970 et 1980, puis député socialiste de Paris de 1988 à 1993, puis de 1997 à aujourd’hui.


En tant que principal théoricien de la gauche plurielle, vous avez contribué à redéfinir le logiciel politique du PS. Quel regard portez-vous sur le camp adverse? Alors que l’UMP peine à se reconstruire après la défaite de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle, comment analysez-vous le positionnement idéologique de la droite actuelle?

Jean-Christophe Cambadélis: Aujourd’hui, la droite, empêtrée dans la posture de gardien du «temple Sarkozy», n’a plus de stratégie et pas ou peu d’idées nouvelles. Sa conception du monde est datée. La cohabitation entre un gaullisme éculé et un libéralisme échevelé ne fait pas une identité, d’autant plus que sur le terrain, les élus hésitent entre les thèmes mis à la mode par le FN et leur réprobation. Pour résumer, sans idées, sans chef, sans stratégie, c’est la droite sans intérêt!

Certains ténors du PS s’inquiète de la droitisation de l’UMP. Partagez-vous cette inquiétude? Pourquoi?

Le mal est fait et les dégâts sont considérables. La droite sarkozyste a perdu son âme sans gagner l’élection présidentielle. C’est un scénario dangereux, non seulement parce qu’il a ouvert la porte au FN, mais aussi parce que l’UMP n’est plus une force d’équilibre dans la République. L’UMP qui devait rassembler toute la droite est prise en étau entre un courant frontiste et un courant centriste incarné aussi bien par l’UDI qu’en interne par certains cadres de l’UMP, comme Alain Juppé ou François Baroin.

Dans ce contexte, la droite républicaine a-t-elle vocation à gouverner avec le FN?

Ce sera à elle de répondre à cette question. Néanmoins, on peut noter que Nicolas Sarkozy est déjà sur le retour. La jeune génération de l’UMP n’a pas su être l’alternative. Il n’est pas certain que Sarkozy emprunte la voie qui fut la sienne lors de la dernière présidentielle. Il est probable qu’il cherchera à surgir comme l’ «l’homme providentiel» au centre de l’échiquier politique plutôt qu’apparaître comme le stratège de l’union des droites et de l’extrême droite, ce qui le condamnerait. Voilà qui va contrarier la Droite forte dans l’UMP qu’il a contribué à fonder.

Dans les années 70-80, le RPR tenait déjà des positions très à droite, notamment en matière d’immigration et d’intégration. Plus qu’à un phénomène de droitisation, n’assiste-ton pas tout simplement à la renaissance d’une droite qui s’assume?

Dans les années 70-80, le RPR regroupait toutes les droites contre les «socialo-communistes» à l’exception notable de l’UDF qui avait gagné l’élection présidentielle avec Valéry Giscard d’Estaing. Aujourd’hui, nous sommes dans une logique de tripartisme ou l’un des partis est d’extrême droite.

Le positionnement de la gauche de gouvernement, plus particulièrement encore depuis le virage social-démocrate de François Hollande n’oblige-t-il pas la droite à se radicaliser?

La droite hésite entre deux stratégies: aller plus à droite, comme le préconise Jean-François Copé, quitte à se marginaliser ou se recentrer, avec Allain Juppé ou Jean-Pierre Raffarin, mais surtout l’UDI, quitte à paraître adouber les socialistes comme sur le pacte de responsabilité de François Hollande. La vision exclusivement électoraliste et tactique des dirigeants de l’UMP ces dernières années la disloque aujourd’hui.

On constate néanmoins de véritables fractures idéologiques au sein de la droite. D’ailleurs, l’UMP s’organise désormais en courants. Dans son mode d’organisation la droite se rapproche-t-elle finalement du PS?

Depuis François Mitterrand jusqu’à François Hollande en passant par Lionel Jospin et Martine Aubry, il y a toujours eu une colonne vertébrale à gauche pour faire la synthèse des différentes sensibilités. La colonne vertébrale de l’UMP s’est brisée lors de son dernier congrès et pour l’instant, personne à l’UMP n’est capable de faire la synthèse.

Quelle peut-être l’influence d’un mouvement comme la Manif pour tous sur la droite? Finalement est-ce l’UMP qui se radicalise ou la société française qui se droitise?

Une forme de «street party», où la radicalisation se fait par les manifestations, se développe à droite. Mais les manifestations ne sont pas la base électorale des partis politiques. Dans les années 70 et au début des années 80, l’extrême gauche était puissante dans la rue. François Mitterrand a toujours pris soin de se délimiter d’elle.

 

 

04 Fév

1 Comment

Le délire !

par

SEANCE DES QUESTIONS AU GOUVERNEMENT A L'ASSEMBLEE NATIONALE.Personne ne peut dire ce qu’il y a dans la loi sur la famille. Mais tout le monde sait qu’elle ne comporte par la PMA et la GPA.  Cette réforme prévue en avril est reportée.  Et c’est une capitulation gouvernementale. Pourquoi ? Parce-que le gouvernement recule sur la PMA.

Wouah une loi sans la PMA repoussée est un recul sur la PMA. Bonjour la prise de tête !

Imaginez le niveau du débat français : la droite catholique appelle à manifester contre la PMA et la GPA qui ne sont pas dans un texte qui, repoussé, devient soit une victoire sur la PMA et la GPA, soit une capitulation sur la GPA et la PMA.

A part cela la société française va parfaitement bien. Si on veut arrêter le délire !  Ce n’est pas le sujet, ce n’est pas le moment!

Il n’y a pas une reculade puisque la PMA n’était pas dans le texte et que le gouvernement s’y opposait. Ce n’est pas une manœuvre puisque le texte sans la PMA préexistait à la manifestation anti-PMA.

Bref, cette grossesse nerveuse est une polémique qui ne le mérite pas. Ce n’est pas la priorité…

02 Fév

1 Comment

Le street party se nourrit de la rumeur

par

manif pour tous 02022014L’hypapante, la présentation du christ au temple 40 jours après Noël, est donc la date choisie par le courant catholique anti-mariage pour tous pour manifester contre un fantasme. La GPA et la PMA.

Inutile de dire que ni l’un ni l’autre, n’est présent dans le texte qui sera présenté au Parlement. Mais comme il y a quelques jours la théorie du genre mobilisait d’autres familles, la rumeur « boostée » par internet surfe sur la crédulité des gens. Pourquoi ?

Tout simplement parce-que le préjugé anti-socialiste légitime les hantises. Ces familles profondément inquiètes voire choquées par la modernité de la société se mobilisent. C’est un mouvement, au sens étymologique du terme, réactionnaire. Préjugés, peur, réaction, une partie non négligeable de la droite catholique s’enferme dans la négation du monde.

Ce mouvement veut remettre en cause la liberté. Celle de vivre sous la forme de son choix. C’est une tentative d’ériger une forme de famille contre toutes les autres. Il faut défendre la liberté qui est notre bien le plus cher.

Comment combattre cette dérive ? Rassurer, dénoncer, mobiliser. Rassurer, nous n’irons pas plus loin que le mariage pour tous. Rassurer, la famille telle qu’ils la conçoivent n’est pas mise en cause. Elle continuera à vivre des siècles. D’autres formes de familles existent, existeront. Il y a eu le droit au divorce. Il y a eu le droit à l’avortement. Il y a eu le concubinage et le PACS. Cela n’a rien enlevé au mariage.

Il faut dénoncer. D’abord « on » instrumentalise les peurs et les rumeurs. Et ce « on » c’est l’extrême-droite, catholique ou pas. Il ne faudrait pas non plus que le mariage catholique devienne la norme au-delà duquel il n’y a pas de société.

Enfin mobiliser, contre des mesures qui ne sont pas dans un texte. Cela s’appelle de la manipulation. Il devient nécessaire que la gauche, les démocrates, les humanistes, les républicains, manifestent qu’il y a des limites à la réaction.

Nous ne voulons pas que le modèle français de fraternité laïque soit mis en cause par des peurs artificielles. Il est temps de manifester pour le défendre, il est temps de manifester pour la fraternité !

 

01 Fév

Commentaires fermés sur Les européennes, « un scrutin historique ! » , mon entretien au Point

Les européennes, « un scrutin historique ! » , mon entretien au Point

par

logolepoint160Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux question de Michel Revol pour une interview publiée ce jour sur le site lepoint.fr:

 

Alors que les Français se désintéressent des élections européennes prévues fin mai, le député PS lance samedi la campagne de son parti.

Jean-Christophe Cambadélis, député PS de Paris, est directeur de cette campagne. Il s’explique sur le choix d’un départ précoce et sur sa stratégie pour mobiliser les électeurs.

Le Point.fr : Vous organisez, dès samedi 1er février, une réunion des secrétaires de section PS autour des deux prochaines échéances électorales, les municipales et les européennes. N’est-ce pas trop tôt pour démarrer la campagne des européennes ?

Jean-Christophe Cambadélis : Non. Il faut l’entamer maintenant, parce que nous estimons que ce scrutin est historique. Pour la première fois, tout citoyen européen peut participer, via le Parlement, à la désignation du futur président de la Commission. Cette avancée fait suite au Traité de Lisbonne, qui dispose que cette personnalité doit être choisie au regard de la composition du Parlement. Jusqu’alors, les chefs d’État et de gouvernement décidaient, et au vu du rapport des forces actuel, l’ultralibéral Barroso occupe le poste. Il ne faut donc pas manquer cette occasion historique. À majorité progressiste, président progressiste.

Le scrutin européen intéresse peu. Vous auriez pu attendre la fin des municipales pour gagner en impact !

Je ne pense pas. Cette élection se termine le 30 mars, deux semaines après commencent les vacances de Pâques, qui durent jusqu’au 11 mai. Il reste donc deux semaines « ouvrables » pour faire campagne, puisque le scrutin européen a lieu le 25 mai. C’est trop peu. Et c’est pourquoi il faut commencer tôt. Il faut marteler l’enjeu, historique pour tous les Européens.

Quelle est votre stratégie ?

Samedi, Édouard Martin, le syndicaliste tête de liste dans l’Est, et Martin Schultz, le candidat des socialistes européens pour la présidence de la Commission, interviendront. Nous lancerons aussi l’opération « Un million de cartes postales à Martin Schultz ». Les citoyens français pourront y inscrire leur choix pour l’Europe, et quel programme ils défendent. Cette campagne sera accompagnée d’un site internet dédié. Son objectif, c’est de mobiliser l’ensemble des réseaux, notamment les 3 millions d’électeurs de la primaire présidentielle. Enfin, à la fin du mois de février à Rome, Martin Schultz officialisera sa candidature lors du congrès des sociaux-démocrates. Je présenterai pour ma part le manifeste des sociaux-démocrates dont j’avais la charge. Pour résumer, pendant les municipales, les européennes continuent !

Pourquoi avoir écarté, comme l’UMP l’a aussi fait, plusieurs eurodéputés chevronnés, alors que l’influence d’un pays à Bruxelles est déterminée par l’expérience de ses représentants ?

Le scrutin de liste oblige à un équilibre entre expérience, renouvellement, parité et ouverture. Les listes socialistes correspondent très bien à cet équilibre, avec notamment l’expérience de Catherine Trautmann et la nouvelle figure que représente Édouard Martin.

Les sondages vous donnent troisième, derrière le FN et l’UMP. Pensez-vous inverser la tendance avec ces cartes postales et un congrès à Rome ?

Attendons que les Français soient dans l’élection. Ils n’ont pas encore mesuré l’enjeu, ils sont dans la politique française, alors que c’est une tout autre dimension qui sera proposée au vote le 25 mai. Néanmoins, il n’est pas impossible que le courant europhobe, produit des politiques conservatrices, se taille la part du lion partout en Europe. Raison de plus pour mobiliser partout !