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21 Juil

Commentaires fermés sur Vivement le prochain Tour Froome !

Vivement le prochain Tour Froome !

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logotdf2013Mieux que Armstrong, Ullrich, Bjarn Riis, Pantani, Michael Rasmussen, Floyd Landis et bien sur Contador. Son accélération dans le Ventoux restera dans les annales comme cette image de Armstrong après une accélération phénoménale dans les Pyrénées, s’arrêtant, se retournant et d’un regard jaugeant Ullrich avant d’écraser la course.

Bon, Froome n’est pas pour autant dopé. C’est tellement évident que la salle de presse a explosé de rire à son coup de force. Quand à son lieutenant Richie Porte, son aller-retour jusqu’à sa voiture sur l’Alpe d’Huez pour surmonter une fringale de son leader m’a fait rire. Alors évidemment Christian Prudhomme a raison: les organisateurs du Tour ne sont pas des truands. Ils sont des organisateurs de spectacle. Et dans un spectacle on ne s’interroge pas à savoir si les chanteurs sont shootés. Mais pour moi qui n’aie pas raté un tour depuis 1959, où à 8 ans je découvrais au bord de la route les forçats de la boucle, moi qui suis capable de me réveiller dans la nuit pour regarder à Shanghai l’arrivée d’une étape, je n’ai pas aimé ce centenaire où Froome fut lui aussi hors norme. L’année du déclassement de Armstrong et le refus de donner la victoire à ses seconds, voir Froome faire son numéro, puis ralentir à l’oreillette parce-qu’il en faisait trop, je n’ai pas aimé. Voir Quintana gagnant grâce aux Sky sur un Contador n’ayant pas trouvé viande à son goût, cela n’a pas retenu mon attention malgré l’envie de raconter la légende du petit colombien allant à l’école à 10 km en vélo dans la montagne.

Bon attendons le match Wiggins – Froome l’année prochaine dans un tour « propre » évidemment. Je serais là ! Rigolant aux déclarations de Prudhomme mais excité à la bagarre tactique, stratégique, humaine et surhumaine à venir.

20 Juil

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Affrontements à Trappes: attention danger

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drapeaubbrflotantCe qui se passe à Trappes et que l’on nomme pudiquement d’échauffourées est plus signifiant qu’on ne le croit. Peu importe le prétexte vrai-faux.

Le port du niqab est une provocation qui doit être traitée comme telle. Mais contrôle musclé ne règle rien à l’affaire. Provocation / répression / mobilisation. On connait ! Non? Par contre ce qui court sur la toile illustre la dérive des continents entre une partie de la jeunesse d’origine musulmane qui ne supporte plus l’ignorance, la stigmatisation, et une partie de la France qui refuse de se reconnaître dans le métissage. La surmédiatisation des méfaits en marge du drame de Brétigny est illustratrive du climat français sur lequel prospèrent le Front national et quelques extrémistes. Demain selon les cas on verra dans cet affrontement la main des salafistes ou la police petit blanc. Très bien, il ne s’agit d’excuser personne mais tout cela est le symptôme d’une France qui craque. La cohésion française abîmée par le sarkozisme est achevée par la relégation urbaine. Il faut bien sûr en appeler à la République mais s’interroger sur ce qu’elle a à offrir à ses enfants comme modèle d’intégration donc d’égalité. Je crains que les discours de fermeté ne soient que des cautères sur une jambe de bois. Certes il faut être ferme mais juste. Et cela demande du courage de la vision et des moyens. Par petites touches les rivets du cerceau qui maintiennent le tonneau de la cohésion nationale sautent. Aujourd’hui les banlieues, demain les universités? La jeunesse se désespère. Attention danger.

18 Juil

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Interview dans l’Opinion sur les déclarations de Charles de Courson

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lopinion

Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de l’Opinion dans une interview que vous pouvez retrouver ci-dessous

Jean-Christophe Cambadélis, vous êtes député PS de Paris. A votre avis, est-ce que Charles de Courson est sorti de son rôle en affirmant que «c’est François Hollande qui était le mieux informé» sur Jérôme Cahuzac ?

Charles de Courson n’ayant rien trouvé ni dans l’enquête, ni dans la série des auditions et notamment celle des ministres, il a tenté de sauver ses accusations en inventant une soi-disant preuve de l’implication du Président. Je crois qu’il cherche à être connu et reconnu. Mais au-delà de sa juridiction, c’est assez grave parce que c’est un précédent qui remet en cause l’équilibre même des commissions d’enquête, où on a un président de la majorité ou un rapporteur de l’opposition, et vice versa. A l’évidence, si chacun exprime avant la fin de l’enquête son préjugé, ce qu’à fait Monsieur de Courson, les commissions d’enquête parlementaires qui sont essentielles pour l’indépendance et la force de l’Assemblée nationale, seront amenées à être remise en cause. C’est lamentable !

Est-ce que, Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, doit procéder à un rappel à l’ordre vis-à-vis de Charles de Courson ?

C’est à la commission elle-même de réagir en revenant au droit et non au doigt mouillé comme l’a fait Charles de Courson. Il y avait un travail très sérieux des parlementaires, à partir d’une initiative gouvernementale qui a laissé s’installer une commission d’enquête. Tout fonctionne en totale transparence, et Monsieur de Courson a voulu kidnapper les travaux de cette commission à son profit. C’est lamentable vis-a-vis de l’enquête elle-même et des commissions d’enquête en général. Je ne veux pas préjuger de l’impact de M. de Courson dans l’opinion qui n’est pas excessive, mais à l’évidence, ce genre d’attitude solitaire ne va pas grandir le travail parlementaire. Il doit y avoir un rappel à l’ordre musclée pour cette initiative déplorable.

Mais si Charles de Courson avait la preuve de ce qu’il avance, à savoir que François Hollande connaissait dès la fin 2012 la réalité des mensonges de Jérôme Cahuzac, qu’en serait-il ?

Je rappelle une évidence: il n’y a pas de preuve ! C’est l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours, c’est le systeme accusatoire de Monsieur de Courson. Il n’y a pas de preuve en tant que tel sur le sujet qu’il évoque, à savoir que François Hollande aurait su.

17 Juil

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Le jeu dangereux de Charles de Courson

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charles de courson bis

Le député UDI de Courson vient de mettre en cause le Président de la République l’accusant de mensonge voir de forfaiture. Mécontent de n’avoir pu coincer les ministres, le président de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Cahuzac se venge en prétendant détenir les preuves que le Président Hollande était informé du comportement fiscal de Cahuzac. Le député vient de commettre une triple faute. D’abord vis-à-vis de la commission qu’il préside, tirant des conclusions avant que la dite commission ait conclu ses travaux. Ensuite vis-à-vis des faits, en basant son raisonnement sur la méthode de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours. Enfin vis-à-vis de la représentation nationale en accusant le Président de la République de forfaiture sans preuves réelles et hors du cadre juridique qui régit son mandat.
La situation française n’est déjà pas marquée par une grande sérénité. Prononcer de tels propos mensongers ne peut que la dégrader. Je me demande si Monsieur De Courson a bien la neutralité nécessaire pour faire jaillir la vérité. A la commission de statuer, mais le statut du président est entaché.

15 Juil

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Le tournant allemand

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merkelLes sondages pour Merkel donnent le tournis. Sa popularité est de type Ve République dans un régime parlementaire. Avec 42% elle gagne sans majorité. Le SPD à 22% perd même avec le soutien des Vert à 14%. D’autant que les libéraux alliés de la CDU dépasseraient les 5%. Il faudrait 6 points de plus au SPD dans son alliance avec les Verts pour l’emporter si le FDP ne faisait pas 5%.

Irréalisable? Pas tout à fait. Cela se jouera début septembre. L’AfD « anti euro  » va progresser car Merkel paraît sûre de l’emporter. Le pays a fait mordre la poussière aux listes Merkel dans les régions. Mais là n’est pas l’essentiel. Après avoir régné en maître, Madame Merkel sera sous contrainte. Soit elle gagne et évite avec le FDP la grande coalition. Elle sera alors freinée voir contestée par le Bundesrat où elle a perdu la majorité. Soit elle doit passer par une grande coalition et elle devra infléchir sa politique puisqu’elle aura le SPD au gouvernement. D’ailleurs elle s’y prépare. Soit elle est battue au finish et le débat est réglé. Et si elle est élue et en cohabitation, il lui faudra impérativement maîtriser les élections européennes pour éviter un Président de la commission moins favorable que Barroso. Mais les conditions économiques vont mettre l’Allemagne sous contrainte. L’activité économique fléchit au point de flirter avec la croissance 0. La récession en Europe combinée au fort ralentissement de la croissance des Bricks va prendre de revers le modèle tout export. D’où d’ailleurs son forcing sur le traité de libre échange transatlantique.

En septembre va s’ouvrir un tournant allemand. Il faudra en profiter pour infléchir l’Europe vers la croissance car les conditions d’une explosion populiste et sociale s’accumulent.

13 Juil

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L’invité de Médiapolis sur Europe 1

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Jean-Christophe Cambadélis était samedi 13 juillet l’invité de Michel Field et Olivier Duhamel dans l’émission Médiapolis sur Europe 1. Vous pouvez écouter l’émission ici.

12 Juil

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Irak: rencontre avec le Ministre des affaires étrangères d’Irak, Hoshyar Zebari

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rencontreirakjccMa rencontre avec le ministre des affaires étrangères d’Irak, Hoshyar Zebari, est venu confirmer mes craintes sur les conséquences potentielles du conflit syrien en Irak. Celles-ci pourraient se traduire par une exacerbation du conflit entre les composantes sunnite et chiite du pays, qui est déjà marqué par une rude confrontation entre ces communautés. La guerre en Syrie, ses conséquences sécuritaires, humanitaires et économiques déjà visibles au Liban ou en Jordanie, le soutien de l’Iran au tyran syrien, l’insécurité vécue par Israël, l’incapacité des acteurs de la région (Turquie, pays du Golfe) à prendre des décisions déterminantes pour y mettre fin, tout fait craindre le pire pour l’avenir de l’Irak. Pourtant, en dépit d’un système politique incomplet en Irak et d’une Constitution pas appliquée dans sa demande essentielle, soit l’établissement d’un système fédéral, il ne faut pas désespérer de la capacité du peuple irakien à poursuivre la consolidation de sa démocratie. En dépit des extrémistes de tous bords qui cherchent à bénéficier du chaos qui s’installe dans la région, il ne faut pas douter de la volonté du peuple irakien à œuvrer en faveur de sa cohésion nationale. Pour aider la stabilité de l’Irak et sa démocratie, imparfaite mais dynamique, l’urgence est de mettre fin au conflit syrien et d’empêcher qu’un conflit généralisé n’entraîne dans toute la région une lutte inter-confessionnelle et des bouleversements aux conséquences innombrables et dramatiques.

11 Juil

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Ras le bol de l’affaire Tapie

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tapisTrop c’est trop ! Bernard Tapie en fait trop et on en fait trop sur l’affaire Tapie.

Depuis 1o jours on veut installer le feuilleton de l’été. Un Dallas des temps modernes ou Tapie serait tout à la fois JR et son frère. Franchement le pays est au bord de la récession, les déficits publics sont abyssaux, la compétitivité s’effondre, le Front national rôde, l’Europe joue son destin dans l’élection allemande pendant que les peuples du sud migrent vers le nord. La rive sud de la Méditerranée flirt avec la guerre civile. La planète est au bord du break écologique et la France s’enflamme sur un trop perçu .Certes il y a là matière à scandale mais pas à feuilleton. Certes Bernard Tapie tape comme dans les vieux guignols sur tout le monde. Certes Marine Le Pen en trépigne de plaisir. Mais de grâce revenons à l’avenir du pays et de l’Europe. Il se joue quand même en ce moment le destin d’un continent. Ras le bol !

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10 Juil

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Interview sur le figaro.fr

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logofigaroJean-Christophe Cambadélis a répondu à une interview pour le figaro.fr que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou ci-dessous:

LE FIGARO – Le PS se réunit mercredi pour évoquer les municipales à venir. Comment les abordez-vous, à neuf mois de l’échéance?

JEAN-CHRISTOPHE CAMBADÉLIS – Avec une grande inquiétude. L’abstentionnisme est galopant, le FN est en dynamique, l’UMP est sans le sou et la gauche sens dessus dessous. Il ne faut pas être un grand analyste pour comprendre ce qui risque de se passer, avec des conséquences politiques majeures si la gauche et les écologistes se présentent désunis à ces élections municipales.

Quelle stratégie le PS doit-il adopter dans ce contexte aussi défavorable?

Le PS doit déconnecter les municipales des enjeux nationaux. L’union (entre le PS et ses alliés, NDLR) qui existe dans les collectivités ne doit pas subir le contre-coup des désaccords réels et latents qui existent dans la vie politique nationale. La gauche gère bien les collectivités, les Français en sont contents. Il ne faudrait pas que nous venions disloquer ce socle, très important pour le pays. Voila pourquoi tout le monde doit être placé devant ses responsabilités. L’union est une urgence.

Les résultats des récentes législatives partielles annoncent-elles une débâcle électorale pour le PS aux prochaines municipales?

Ces partielles, notamment les dernières de Villeneuve-sur-Lot, sont extrêmement inquiétantes: le PS a été éliminé au premier tour et l’UMP n’a pu gagner qu’avec le PS. Ni le Front de gauche, ni les Verts, ne sont une alternative pour les électeurs. Le pays est dans une bouderie de ses représentations, quelles qu’elles soient. Et donc, tout est possible aux municipales.

Comment répondre au désarroi des électeurs de gauche? Faut-il changer ou infléchir la ligne politique du gouvernement, comme certains le préconisent au sein de la majorité?

L’orientation visant à réduire massivement les déficits publics n’est contestée par personne. La question qui fait souvent débat c’est: qui doit porter cet effort? Le rôle de la gauche, c’est d’être équilibré dans la justice. Le gouvernement travaille en ce sens mais la visibilité de cet équilibre n’est pas toujours au rendez-vous. Ce qui conduit souvent les Français à ne voir que le verre à moitié plein.

Comment faire pour convaincre vos alliés de faire liste commune avec le PS aux municipales?

Il faut sans relâche dialoguer avec nos partenaires municipaux. Leur dire qu’il n’y a pas, dans le moment présent, d’espace pour se compter. Leur indiquer qu’il y aura de toutes façons plus d’alliances que de divisions. Car la gauche d’en bas est plus unitaire que celle d’en haut. On ne peut pas prendre le risque d’affaiblir un premier tour, car il créera une dynamique au second. Personne ne peut jouer sur une percée frontiste dans de nombreuses municipalités; cela réduirait d’autant la marge de manœuvre des écologistes et de nos alliés. C’est donc un mauvais calcul.

La popularité du couple exécutif est en chute libre. Comment peut-il faire pour remonter la pente?

C’est malheureusement inéluctable quand on mène une politique de redressement des comptes publics et des comptes sociaux. Mais nous ne donnons pas assez de visibilité à nos marqueurs. Nous n’indiquons peut-être pas assez où nous allons, ce qui donne l’impression que la rigueur est devenue une fin en soit, un modèle de société. Or la gauche veut une autre France, créer les conditions d’un pays plus juste, plus stable, plus écologiste.

Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, est-il de taille pour conduire le parti dans les prochains rendez-vous électoraux?

Ségolène Royal a eu, en ce domaine, des paroles définitives: il fait ce qu’il peut.

09 Juil

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L’Egypte entre stabilisation et radicalisation

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egyptemanifL’armée a déposé Morsi car le mouvement du peuple était tel qu’il risquait d’emporter tout, y compris ses privilèges. Le gouvernement légitime, Morsi est tombé car il était impopulaire, incapable de juguler la crise, intolérant vis à vis des laïcs et la modernité d’une partie du peuple égyptien. Les frères musulmans viennent d’appeler à l’insurrection car ils ont été durement réprimés par l’armée.

Une course de vitesse est engagée entre la mise en oeuvre de la feuille de route annoncée par l’armée et la guerre civile qui menace. La fragilisation de la feuille de route par la contestation salafiste pouvait tout faire basculer.

Le fait que ces derniers acceptent Hazem el Beblawi comme Premier ministre et même El Baradei comme vice président, permet elle de reprendre la main trop tôt pour le dire. Le retour à une stabilité est une nécessité. Personne ne peut souhaiter la guerre civile. D’autant que la situation se détériore dans le Sinaï ou des cellules pro Al-Qaïda se constituent et alors que la situation économique est épouvantable. Ces événements de Damas au Caire de Tripoli à Tunis et Rabat démontrent combien les révolutions ont été pacifiques dans l’après chute du mur de Berlin.

Mais c’est tout un ensemble qui semble malgré d’évidents soubresauts converger sur les deux rives de la Méditerranée. Voilà une donnée géopolitique qui devrait nous occuper. Car l’alliance possible de l’Europe et du Monde méditerranéen est une potentialité pour la vieille Europe qui s’abîme dans la récession. Raison de plus pour se montrer disponible, comme l’a fait Laurent Fabius devant l’Assemblée, à aider la révolution Égyptienne à se stabiliser.

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