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07 Mar

Commentaires fermés sur Juncker sera le candidat conservateur: Schulz est le candidat du changement

Juncker sera le candidat conservateur: Schulz est le candidat du changement

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jean claude junckerL’élection de Jean-Claude Juncker comme candidat du PPE n’est pas une surprise.

Désavoué dans son propre pays après les élections luxembourgeoises de 2013, l’ancien président de l’Eurogroupe devra assumer le programme austéritaire et conservateur de la CDU et le bilan de quinze ans de majorité conservatrice dans toutes les instances de l’Union européenne.

Avant la crise et depuis qu’elle se déroule, le PPE a fait le contraire de ce qu’il promet aujourd’hui.

L’accouchement de « Juncker candidat » n’aura pas été sans douleur. Juncker est le candidat dont Angela Merkel ne voulait pas car elle ne voulait pas de candidat du tout. Juncker est le candidat qui ne voulait pas lui-même être président car il déclarait lui-même que le poste de Président de la Commission est « trop fatigant, trop contraint« .

Juncker est un candidat malgré lui avec un programme qui le lie, déjà plombé par un bilan que personne n’oublie.

Face au candidat conservateur qui a été pendant 20 ans le chef de gouvernement d’un paradis fiscal et qui doit assumer la démocratie bafouée d’Orban, la négation des droits des femmes par Rajoy ainsi que l’hystérie de l’austérité de toute la droite européenne, l’alternative existe. C’est le candidat de la social-démocratie européenne, Martin Schulz qui est le seul capable de rassembler une majorité nouvelle pour bâtir une Europe qui protège, une Europe performante et une Europe qui progresse.

L’Europe ne peut avoir comme président un homme qui symbolise l’évasion fiscale l’austérité et le conservatisme.

06 Mar

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Hommage à Maurice Faure

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Maurice FaureMaurice Faure était le dernier signataire du Traité de Rome à être encore en vie. Cet homme de gauche, plusieurs fois ministre, avait d’ailleurs succédé à François Mitterrand au poste de ministre des affaires européennes.

C’est un pionnier de la cause européenne qui s’en va. Un de ceux qui construisirent les premiers pans de la communauté européenne.

Cet « Européen fervent » comme l’a définit le Président de la République ne fut pas qu’un des signataires du Traité de Rome, il en fut aussi un des négociateurs.

En 2007, à l’occasion des cinquante ans de la signature du Traité de Rome, Maurice Faure avait déclaré dans un entretien à l’Expansion « Elle est devenue le mauvais élève de l’Europe, après avoir été le pays le plus prometteur et avoir pris toutes les initiatives ».
Même si cela a changé avec François Hollande, il est juste de penser que la France a un rôle moteur à jouer dans la construction européenne telle qu’elle, pour promouvoir une certaine idée de l’Europe : parachever l’union politique, réaliser l’union sociale et rendre plus juste l’union économique.

Avec le décès de Maurice Faure, il s’agit de dépoussiérer l’idéal européen. Même si l’Union d’aujourd’hui c’est la CEE multipliée par quatre et demi, on voit bien que l’ambition européenne, le désir de solidarité, la promesse de prospérité ont été divisées d’autant.

Voilà pourquoi, le meilleur hommage que l’on puisse rendre aux pères fondateurs consiste à poursuivre leur œuvre en construisant une Europe qui protège, une Europe performante, une Europe qui progresse.

06 Mar

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Un pas vers l’Europe sociale des travailleurs

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logops160Les Etats membres de l’Union européenne ont approuvé hier mercredi 5 mars à une très large majorité, l’accord obtenu par la France et ses partenaires au conseil des ministres du travail de l’Union européenne du 9 décembre dernier à Bruxelles sur la réglementation du détachement des travailleurs dans l’Union.

Cet accord montre qu’il est possible, contre tous les pessimismes européens, d’avancer vers une Europe sociale respectueuse du droit des travailleurs et renforçant l’intégration du marché unique européen.

La France avait d’ailleurs anticipé et validé cet accord, par le vote à l’Assemblée nationale de la proposition de loi Savary sur la sous-traitance et la lutte contre le dumping social et la concurrence déloyale.

Cette loi introduira dans le droit français la responsabilité conjointe et solidaire des donneurs d’ordre avec les sous-traitants qui frauderaient, et ce dans tous les secteurs (non plus seulement le bâtiment), ainsi que l’extension de l’obligation de vigilance de l’entreprise à l’exécution du contrat conclu avec un prestataire de services établi hors de France.

Une « liste noire » des entreprises et des prestataires de services condamnés à au moins 15 000 euros d’amende pour des infractions constitutives de travail illégal sera créée. Une nouvelle peine complémentaire à l’encontre d’une personne morale condamnée pour travail dissimulé ou emplois d’étrangers sans titre de travail sera créée. Elle consistera en une interdiction de percevoir toute aide publique sur une période pouvant aller jusqu’à 5 ans. En outre, les entreprises de transport routier, qui ont largement recours aux travailleurs détachés, seront obligées de loger leur chauffeur pendant le temps de repos hebdomadaire ou à le remplacer, sous peine de sanctions. Enfin, les associations, les syndicats professionnels et les syndicats de salariés de branche pourront se constituer partie civile en cas de travail illégal de nature à fausser la concurrence.

La France est à la pointe de la lutte contre le travail illégal et le dumping social. La social-démocratie européenne a un rôle primordial à jouer en Europe, c’est le message que la Parti socialiste entend envoyer aux citoyens français qui auront à se prononcer fin mai lors des élections européennes.

Le projet de directive doit désormais être adopté par le Parlement européen lors de la session d’avril. Le Parti socialiste français, aux côtés du Parti socialiste européen et du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen, pèsera de tout son poids afin de traduire dans les faits cette avancée politique majeure.

 

06 Mar

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Congrès du PPE : Deux conservateurs pour un titre

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logo ppeLe Parti populaire européen aurait pu choisir un candidat à la présidence de la Commission en faisant confiance à la démocratie. Il a préféré laisser les chefs d’État et de gouvernement choisir à sa place.

Le PPE aurait pu proposer un projet européen qui tire les conséquences de 15 ans de domination conservatrice qui a abouti à la crise. Il a choisi Dublin, la capitale d’un pays, l’Irlande où l’impôt sur les sociétés est passé de 50 à 12 % « grâce » à Charles McCreevy, ministre des finances conservateur qui fut le prédécesseur de Barnier comme Commissaire en charge du marché intérieur.

L’Irlande c’est aussi ce pays où la forte implantation des conservateurs explique, outre la dérégulation sans frein, l’absence de lois justes en faveur de l’avortement.

Qui sont les deux ?

L’ancien Premier ministre letton Valdis Dombrovskis, limogé par le Président de Lettonie a fini par retirer sa candidature…

Le plus soutenu : l’ancien président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker qui, bien que « centre droit », devra assumer le programme de la CDU-CSU et des partisans de l’austérité. Celui qui fut pendant 19 ans premier ministre d’un paradis fiscal prétend donc diriger la Commission européenne. Pas le meilleur candidat pour mettre en place la taxation des transactions financières qui est au cœur du programme du PSE.

Le plus isolé : l’actuel commissaire au marché intérieur Michel Barnier qui n’est soutenu que par son parti l’UMP et… excusez du peu le Fidesz, le parti de Viktor Orbán qui sévit en Hongrie et qui, avec le soutien de l’extrême droite a mené les pires régressions démocratique dans un État-membre de l’Union européenne depuis que celle-ci existe.

Pour succéder à Barroso, la droite européenne choisira donc un candidat plus impuissant que ne l’est l’actuel président de la Commission ou encore plus éloigné des préoccupations sociales, économiques et démocratiques des citoyens européens.

 

05 Mar

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Mon interview au Figaro.fr: « Je suis favorable à un gouvernement de combat»

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logofigaro

Le Figaro.fr a publié aujourd’hui une interview que vous pouvez retrouver ici ou lire ci-dessous:

LE FIGARO. – Quand le remaniement devrait-il intervenir?

Jean-Christophe Cambadélis. – Une fois que le peuple aura parlé, autrement dit quand les échéances électorales seront terminées. Alors le président pourra, s’il le souhaite, ajuster le gouvernement au message des Français et à la nécessité de l’action. On a mieux à faire qu’à spéculer sur la date du remaniement qui interviendra bien un jour ou l’autre. Il faut qu’il ait la plus grande lisibilité possible.

Êtes-vous favorable à un «gouvernement resserré», comme le préconise Jean-Marc Ayrault?

Dans la période que nous traversons, il faut avant tout rechercher l’efficacité. Si cela passe par un gouvernement de combat pour appliquer le pacte de responsabilité, la réduction des déficits, la relance de la croissance voire la modernisation de notre industrie, j’y suis favorable. Mais ne nous enfermons pas dans des chiffres. Regardons ce qui fonctionne le mieux.

Le premier ministre a-t-il besoin d’être défendu?

Je remarque qu’il a été passablement attaqué. Il n’est pas anormal que les socialistes le défendent parce qu’à travers lui, c’est toute l’architecture de la gauche que l’on attaque. Et il ne faut pas être naïf. Derrière tout cela, l’homme à abattre reste François Hollande. La clé de voûte de nos institutions, c’est le président de la République, pas le premier ministre. Je ne pense pas que les spéculations sur le départ du premier ministre fassent avancer le combat que l’on mène aujourd’hui. Les socialistes en particulier, la gauche et les écologistes en général, doivent parier sur la réussite de François Hollande car son échec aurait des conséquences dramatiques pour des années. N’oublions pas que nous sommes entrés dans un tripartisme où l’un des partis est d’extrême droite et pourrait être présent au second tour de la présidentielle. Si nous étions battus voire éliminés, ce serait au choix le chaos ou le K.-O., et on mettrait au mieux une décennie à s’en remettre.

Faut-il faire entrer de nouvelles personnalités au gouvernement?

Je goûte peu cette tendance au sponsoring de personnalités qui devraient, en fonction de leur immense talent, présumé ou réel, prendre la place de ministres sortants qui ne sont pas sortis. Tout cela est une perte de temps, l’utilisation de l’espace médiatique à des fins délétères.

Les Verts vont-ils trop loin dans leurs critiques?

Les écologistes n’ont pas la même culture politique que les socialistes. Il faut donc faire des compromis avec eux et vivre ensemble avec nos différences. Parfois, ils jouent avec le feu mais il faut dire aussi que parfois on agite le chiffon rouge devant eux, par exemple en remettant en cause l’engagement sur le gaz de schiste.

Le PS n’est-il pas trop absent dans la campagne des municipales?

Le jugement est sévère. Je trouve qu’il n’y a pas de campagne municipale. Aucun parti n’organise de campagne nationale sur les élections municipales. La gauche, parce qu’elle ne veut pas nationaliser l’enjeu, et la droite parce qu’elle ne veut pas réveiller la gauche. Il y a donc «des» campagnes municipales. Harlem Désir laisse aux candidats le soin de mener leurs campagnes.

Quel est l’enjeu des européennes?

Les 28 partis socialistes européens ont désigné le social-démocrate Martin Schulz, le président du Parlement européen, comme candidat à la présidence de la Commission. Et pour la première fois, le Parlement européen aura son mot à dire sur le futur président de la Commission. C’est donc une élection continentale au niveau des Vingt-Huit. Je pense que les socialistes et les sociaux-démocrates peuvent l’emporter sur les conservateurs.

Le «pacte de responsabilité» est par avance critiqué à l’aile gauche du PS. Qu’en pensez-vous?

Personne, à cette étape, ne sait ce qu’il y a dans le pacte de responsabilité. À moins d’avoir des préjugés absolus, on ne pourra se prononcer sur sa nature que le jour où il nous sera présenté. Il n’est pas interdit de souhaiter qu’il soit équilibré. Les critiques a priori n’ont pas de raison d’être.

05 Mar

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Ça bouge à Berlin

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drapeau allemand 2Les élections européennes du 25 mai seront historiques.

Pas seulement parce que le futur Président de la Commission sera élu dans les urnes et non pas désigné dans un couloir.

Ce qui sera historique, c’est aussi et surtout, la réorientation de la politique économique européenne qui s’annonce en cas de victoire de Martin Schulz et des sociaux-démocrates.

Pour preuve, le mouvement du Gouvernement allemand qui, aujourd’hui, dans une note du ministère de l’Économie, reconnaît que « des déséquilibres excessifs et durables » de la balance commerciale sont « dommageables à la stabilité de la zone Euro ». En clair, Berlin admet que son gigantesque excédent commercial de 200 Milliards se fait grâce à une demande intérieure atone qui pénalise les travailleurs allemands mais aussi ses voisins forcés de surenchérir dans la déflation salariale.

A travers cette note, Berlin reconnaît donc discrètement qu’en voulant exporter à tout prix, l’Allemagne exporte également sa politique d’austérité et que cela freine la reprise économique sur notre continent. Le Gouvernement allemand a compris qu’il doit soutenir davantage sa demande domestique pour augmenter ses importations et booster l’économie de ses voisins.Ca bouge donc à Berlin, où l’on semble déjà préparer le changement de majorité en Europe.

Voter progressiste le 25 mai est donc essentiel pour doter notre continent d’une politique économique favorable à la croissance.

Le 25 mai nous devons choisir une Europe qui va de l’avant et tourne le dos à l’Europe des conservateurs et des marchés, une Europe qui tend la main aux Européens. Notre Europe en somme.

 

05 Mar

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Dassault, Copé, Buisson, ça fait beaucoup !

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logoumpEntre les achats de voix, les sur-facturations et les écoutes, on se dit rien n’est prouvé mais cela flingue dur au sein de l’UMP.

On est perplexe, qui balance en Essonne ? Qui avait accès aux comptes de l’UMP ? Qui accable Patrick Buisson sans impliquer Nicolas Sarkozy ? Décidément, on sulfate tout azimuth à droite !

C’est dire le climat épouvantable entre les conseillers de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, ceux de la direction de l’UMP et les adversaires du propriétaire du Figaro.
C’est inquiétant.

La décomposition de la droite milite pour Nicolas Sarkozy, en tout cas pour un recours. En tout cas le pari est incertain car le principal bénéficiaire sera le parti de l’abstention et voie de conséquence, le Front National.

Cette situation ne devrait pas s’arrêter, car entre ceux qui balancent et ceux qui fuitent pour se protéger, on a pas fini de suivre un feuilleton délétère. La droite est dans ses sommets au bord du KO technique et physique. C’est impressionnant mais pas rassurant quand le Front National rôde.

 

 

03 Mar

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Les européennes c’est parti !

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jcc conférence de presse européennes 03032014Pendant que Jean-François Copé faisait des ronds dans l’eau lors de sa conférence de presse  aggravant le malaise dans sa formation politique, le Parti socialiste lançait sa campagne pour les européennes.

Des listes bouclées, un candidat à la présidence de la commission désigné, un manifeste commun adopté, un slogan de campagne présenté.  Les socialistes des 28 partis socialistes européens sont prêts. La campagne sera citoyenne, interactive et européenne.

La campagne municipale occupant l’espace et laissant peu de temps, le PS a décidé de mener campagne sur le net. D’abord autour de Martin Schulz, candidat des sociaux démocrates. Ensuite avec un projet progressiste pour changer l’Europe autour de 3 thèmes : une Europe qui protège, une Europe performante, une Europe qui progresse. Nous voulons la simplification européenne, plus de solidarité, et plus de cohésion.

Enfin une plate-forme interactive (http://www.choisirnotreeurope.fr/elections) répondant concrètement aux questions que se posent les citoyens et en proposant qu’un million de sympathisants (c’est-à-dire 1 tiers de ceux qui ont participé aux primaires) s’adressent à Martin Schulz pour dire ce qu’ils veulent faire de la présidence européenne.

Au lendemain des municipales, premier grand meeting à Paris le 17 avril puis un dans chaque circonscription.

Les premiers sondages mettent les sociaux démocrates en tête. Rien n’est fait mais la dynamique est là, entre leur Europe, celle des sortants et la nôtre. C’est parti !

02 Mar

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Calmer le jeu sans baisser la garde

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imageLa fuite de Viktor Ianoukovytch, sorte de fuite à Varennes du Président ukrainien a provoqué sa destitution. Celle-ci a privé la Russie de tout point d’appui en Ukraine. Alors Vladimir Poutine a sécurisé ses bases en Crimée une fois de plus, comme il y a un siècle.
Cette répudiation est inacceptable pour les ukrainiens. C’est l’intégrité du pays qui est en jeu. D’autant que des explosions sporadiques interviennent ici ou là dans le pays. L’engrenage est en marche. Tout le monde est monté au cocotier. Très bien… on va où ?
La Crimée dépend en terme d’eau et en approvisionnement de l’Ukraine. Cela demande un corridor depuis la Russie. Cela avant Kharkov ou Donetsk, la partition est en marche. Comme le souligne le président Hollande : il y a eu un précédent en Géorgie.
Le pari de Poutine est simple : l’Europe n’a pas les moyens de sa réprobation. Les États-Unis sont préoccupés mais que peuvent-ils faire ? D’autant que cela ne représente pas l’urgence stratégique de l’administration Obama.
Ce que sous-estime Vladimir Poutine c’est le peuple ukrainien héritier des cosaques et des anarchistes de Nestor Ivanovitch Makhno qui firent trembler le pouvoir soviétique en1917. Il s’en est fallu de rien pour que l’armée rouge de Trotski soit battue.
C’est la guerre civile aux portes de l’Europe qu’il faut éviter. Il est nécessaire d’engager la désescalade sans baisser la garde.