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07 nov

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Le 2ème plan d’une série de plans de rigueur à venir !

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C’est parti ! les plans vont se multiplier. Aujourd’hui pour garder le triple A, demain pour le reconquérir, tant il est vrai que la finance a déjà tranché, infligeant à la France des taux d’emprunt encore plus élevés qu’à l’Allemagne. Et ce n’est pas fini, exigeant toujours moins d’état, moins d’acquis, moins de pouvoir d’achat, les marchés étanchent leur soif à l’eau salée de l’austérité. Et ils n’ont pas fini d’exiger. Nous courrons à la catastrophe, faute de croissance. Car l’orthodoxie du jour conduit à brider toute possibilité de croissance. Madame Merkel bat la mesure de cette valse mortifère. Sans que Nicolas Sarkozy ne puisse rien dire, lié au pacte allemand qui protège encore notre économie. Alors François Fillon annonce fièrement le plan le plus dur depuis la 2ème guerre mondiale. Un plan qui ne touche ni aux niches fiscales, ni au bouclier fiscal, mais s’attaque à la TVA, durcissant la réforme des retraites etc. etc. L’austérité imbécile et injuste pour tenter vaille que vaille de tenir une ligne « réalisto-merkeliste » dans la présidentielle. Affligeant ! Et cela ne fait que commencer.

06 nov

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Papandreou prend date

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Conspué par la classe médiatico-politique européenne, bousculé par son peuple, contourné par son opposition de droite, Georges Papandreou sort de l’épreuve par le haut. Il obtient le plan de soutient à la Grèce, obtenant au passage la diminution de 5o% de la dette grecque. Il a vu sa proposition de référendum refusée par d’autres que lui (Nicolas Sarkozy et l’opposition de droite grecque). Il a obtenu le vote de confiance. Et maintenant en se sacrifiant, il oblige la droite à prendre en charge le plan d’austérité, la privant de l’argument massue pour les prochaines élections législatives. Et ramène via l’union nationale un calme relatif. Gageons qu’ainsi il prend date. La crise va maintenant passer à l’Italie.

05 nov

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Papandreou obtient la confiance pour partir !

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La situation à Athènes n’est pas stabilisée. Tout simplement parce que le gouvernement est pris en tenaille entre le peuple et le directoire Merkel-Sarkozy. Georges Papandreou tente d’obtenir le soutien de l’un et l’accord de l’autre. Le référendum visait tout à la fois un débouché politique à la colère du peuple et à contraindre le PPE à faire pression sur la Nouvelle démocratie, l’opposition parlementaire de droite. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’en voulaient pas et dictaient les limites du référendum, tout en assortissant leur refus d’un chantage au chèque. En contrepartie le Premier ministre grec obtenait l’abandon de la posture démagogique de la droite parlementaire sur les plans d’austérité. S’ouvrait alors la voie à un gouvernement d’union nationale. La classe politique ne peut l’accepter que si Georges Papandreou démissionne. Il s’agirait d’un gouvernement de transition adoptant le nouveau plan d’austérité et qui toucherait son chèque de l’europe. La manœuvre de Papandreou est transparente: interdire à son opposition de partir aux élections législatives avec l’avantage du refus des plans d’austérité. Et si celle-ci refuse l’union nationale lui en faire porter la responsabilité. Reste que le peuple grec n’en peut plus et qu’il a l’impression de ne rien avoir à perdre. Et Georges Papandreou – c’était le fond de son discours hier – veut lui faire comprendre que si ! La représentation politique grecque danse sur un volcan… celui de l’Italie voisine s’allume.

04 nov

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A BAS LE DIRECTOIRE SARKOZY-MERKEL

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La tendance à substituer l’intergouvernemental à la commission et la commission au Parlement vient de déboucher sur la prise de pouvoir du directoire franco-allemand court-circuitant la commission, le Parlement européen et maintenant même l’intergouvernemental. Comme dans le couple franco-allemand, le Président français n’interroge jamais le Parlement, nous sommes devant un système inédit de pouvoir personnel en Europe. L’incident entre David Cameron et Nicolas Sarkozy il y a quelques jours, le thème de la « convocation » de Papandreou à Cannes, la décision de suspendre le dernier versement pour la Grèce, etc… Tout démontre la dérive.

Cette prise de pouvoir en Europe a une ligne, c’est l’exigence allemande de l’austérité renforcée. Tout se passe comme si Nicolas Sarkozy, incapable d’être contrepoids ou partenaire de l’Allemagne vu nos déficits, était devenu le porte parole de l’axe pour faire oublier nos déficits et obtenant la mansuétude allemande et préservant ainsi notre triple A. Les raisons électorales sont évidentes: la présidentielle approche. Ce faisant Nicolas Sarkozy combine tout à la fois une fausse route et une mauvaise conduite. La question clé et politique en Europe est le directoire sur l’axe allemand. Il est temps de changer de méthode et de ligne économique.

03 nov

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Le PS dénonce un « chantage » exercé sur la Grèce

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Le Monde a publié un article en date du 4 novembre sur la Grèce. Vous trouverez ci-dessous un extrait dans lequel la réaction de Jean-Christophe Cambadélis est reprise:

(…) Alors que le premier ministre, François Fillon, a regretté, mercredi, que la décision d’organiser un référendum ait été prise « de façon unilatérale » par M. Papandrédou, c’est un autre unilatéralisme que condamnent les socialistes. « Ce sont Mme Merkel et M. Sarkozy qui se comportent aujourd’hui de façon unilatérale en imposant aux autres des mesures vexatoires qui ne règlent pas les problèmes de fond », estime Jean-Christophe Cambadélis.

Pour le député de Paris, secrétaire national du PS à l’international, « c’est une chose de demander aux Grecs d’être clairs pour réduire leur dette, mais c’en est une autre de faire du chantage en revenant sur une parole donnée par l’Europe il y a huit mois ». A ses yeux, c’est « un véritable crédit revolver » que le « directoire franco-allemand » impose aujourd’hui à la Grèce (…).

02 nov

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L’invité de Pascale Clarke sur France Inter

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Pascale Clarke sur France Inter. Ils sont principalement revenus sur la situation politique en Grèce et sur l’annonce d’un référendum par M. Papandréou sur le plan de sauvetage européen. Vous pouvez (ré)-écouter l’interview ci-dessous.

La vidéo:


Jean-Christophe Cambadélis par franceinter

 

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02 nov

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Attentat contre Charlie Hebdo: inadmissible et inquiétant

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L’incendie criminel contre Charlie Hebdo s’il est confirmé n’est pas tolérable. Il vise à terroriser la liberté d’expression. Mais il est aussi inquiétant dans le sens où il indique qu’au nom de leur foi des gens peuvent passer à l’acte. Cet attentat contre la liberté d’expression – quoique l’on pense du journal – doit être condamné mais aussi élucidé.

01 nov

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Les trois raisons du choix de G. Papandreou

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D’abord la situation du pays, après 13 grèves générales, à un moment où le mouvement social vire à la violence, comme on l’a vu lors des fêtes nationales. On allait aux dérapages de la rue. Les Grecs n’en peuvent plus. Ils ne veulent pas de l’austérité tout en sachant qu’ils ne peuvent y échapper.

Ensuite l’opposition parlementaire la nouvelle démocratie, liée aux droites européennes de Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, multiplie les déclarations démagogiques, indiquant qu’elle reviendrait sur tous les plans d’austérité voté depuis 18 mois. Ce qui conduit à la nouvelle démocratie de caracoler à plus de 60 % dans les sondages.

Enfin, le climat en Europe se dégrade sous la férule du directoire Merkel – Sarkozy. On se souvient de l’incident entre Nicolas Sarkozy et David Cameron, Premier ministre britannique. On se rappelle que le Président sortant avait évoqué l’erreur d’avoir accepté la Grèce dans l’euro. La Grèce multipliait les votes au Parlement. Mais l’Europe, particulièrement l’Allemagne, se faisait tirer l’oreille (ni eurobond ni plan de relance). On connait le peu de considération de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel pour les autres membres de l’Europe qui font antichambre. Alors G. Papandreou a décidé de mettre tout le monde devant ses responsabilités. Alors que déjà les marchés étaient sceptiques sur l’accord européen. Il suffit de voir comment l’Italie et même la France étaient attaquées. Cette décision a mis le feu aux Bourses. La zone euro paye sa gouvernance erratique trop tard, trop peu, trop dur ! Le directoire Sarkozy – Merkel de l’Europe est pris au piège de ses demi-mesures presentées comme définitives dues à l’intransigeance allemande et l’impossibilité française de faire entendre raison vu ses déficits.

01 nov

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Grèce: la Bourse ou le pays

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Et voilà que la décision de George Papandréou d’en appeler au peuple grec à propos des plans d’austérité fait chuter les valeurs bancaires. C’est dire si la Bourse a confiance dans l’adhesion des peuples aux mesures d’austérité qu’elle impose. Abordons les raisons de cette décision. De nombreuses fois j’ai mis en garde face à l’humiliation des grecs. La mise sous tutelle, la stigmatisation allemande, l’attente insupportable, les conditions d’austérité invraisemblables à un rythme insurmontable, le débordement des syndicats, la démagogie de la nouvelle démocratie, les fautes psychologiques du couple franco-allemand. Tout concourait a l’initiative référendaire de Papandréou. Le chef du gouvernement ne pouvait plus être le naïf de la farce, coincé entre un peuple qui n’en peut plus et un directoire franco-allemand qui ne sait plus.

G. Papandréou a voulu reprendre la main, son pays échappant à son contrôle, en bas avec les grèves à répétition, et en haut avec la mise sous tutelle de chaque ministère par le couple franco-allemand.

Un leader du PASOK me disait il y a peu:

« Prépares toi car c’est vos soldats qui feront respecter vos mesures ». C’est dire l’exaspération !! Rien ne dit la nature du référendum, ni la réponse du peuple grec. Mais le résultat est là. George Papandréou joue son va-tout et l’avenir de la zone euro à la roulette russe… Mais lui a t-on laissé le choix ? Le leader du PASOK a choisit son pays plutôt que la Bourse. Mais rien ne dit qu’il ira jusqu’au bout. Nous entrons donc dans une phase d’instabilité généralisée. Entre la montée des nationalismes, l’instabilité des marchés et le refus des indignés. Nous sommes entré dans la période des tournants brusques.