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30 Déc

Commentaires fermés sur La « libysation » du Liban ?

La « libysation » du Liban ?

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attentat-beyrouthN’en déplaise à nos médias nationaux, le Président de la République n’est pas allé en Arabie Saoudite pour soutenir le ministre de l’Intérieur Manuel Valls contre l’humoriste « tendance quenelle », le Très anti-juif Dieudonné.

Au-delà des accords commerciaux, fond souverain, et autre centrale nucléaire. Ce dernier point n’étant pas secondaire dans la géopolitique de la région. La rencontre avec l’ancien Premier ministre libanais Saad Hariri et la déclaration de François Hollande et du  roi Abdallah soulignant la convergence de vue  sur les problèmes de la région, la présence de l’opposition syrienne à Genève et l’intégrité du Liban – cette dernière précédée par une annonce du « royaume » d’un soutien financier massif à l’armée libanaise.

Tout indique que le Liban était bien à l’ordre du jour, car la situation se détériore dans ce pays. Hassan Nasrallah, leader du Hezbollah, qui combat au côté de Bachar el-Assad en Syrie tonne à tous les vents. Il a averti les forces du 14 mars tout en menaçant Israël et l’Arabie Saoudite. Il veut éliminer l’éventualité du renouvellement du Président libanais, Michel Sleiman. Ni le Hezbollah ni le commandement des Pasdarans iraniens ne veulent être les perdants de la désescalade irano-occidentale.

Il y a à cela des raisons géopolitiques mais aussi économiques car la fin de l’embargo contre l’Iran ruinerait l’économie du marché noir aux mains des conservateurs iraniens. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre l’assassinat de Mohamed Chatah, à quelques centaines de mètres de l’endroit où fut assassiné Hariri père.

Le fait que le Wall Street Journal révèle une correspondance entre ce dernier et le Président iranien, le modéré Rohani qui a récupéré le dossier nucléaire, en dit long sur les raisons de cet attentat mortel, mais surtout du climat qui règne tout à coup au Liban. Bachar el-Assad anticipe l’impossible victoire en Syrie et les supputations sur une partition. Il veut un Liban chiite ou tout du moins suffisamment divisé pour pouvoir exister.

Les conservateurs iraniens et le Hezbollah cherchent à élargir la guerre au Liban pour réduire toute marge de manœuvre du Président Rohani en Iran. Le Guide de la révolution iranienne, Ali Khamenei, campe quant à lui sur une grande prudence.

Tout indique que des forces pour des raisons domestiques ont décidé d’exporter la violence au Liban. La France, de passage en Arabie Saoudite, a signifié qu’elle ne laisserait pas faire, d’autant que le ministre israélien de la défense, Moshe Yaʿalon a déclaré que la patience de l’Etat hébreu avait une limite. Tout semble réuni pour un embrasement au Liban avec comme toile de fond la tentation de la « lybisation » du Liban ! La France, amie du Liban, se veut vigilante et nous devons l’être aussi  !

29 Déc

Commentaires fermés sur « Le programme de l’UMP est thatchérien » mon entretien au Parisien

« Le programme de l’UMP est thatchérien » mon entretien au Parisien

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logoparisienLe chômage a augmenté en novembre. François Hollande a-t-il perdu son pari, comme le clame l’UMP ?

Je suis choqué de voir que l’UMP critique les chiffres lorsqu’ils sont bons et se réjouit lorsqu’ils sont mauvais ! Une politique de redressement national, après les déficits que la droite nous a laissés, cela prend du temps et cela mérite de la persévérance.

Le gouvernement n’aurait-il pas dû reconnaître que les chiffres étaient mauvais ?

Non, la vérité nous oblige à dire que les chiffres ne sont pas décevants. Ils sont encourageants pour les jeunes et ils marquent une tendance à la décélération du chômage. Pour autant, il n’y a pas encore nettement d’inversion de la courbe. C’est à portée de main !

Le président a-t-il commis une erreur en s’enfermant dans un objectif chiffré ?

Pour réhabiliter la politique, il faut se fixer des objectifs, pas être dans le flou et les faux-semblants.

La réforme fiscale est-elle un bon signal aux entreprises, qui hésitent déjà à embaucher ?

Avec la réforme de la paperasse administrative, c’est au contraire un signe envoyé pour qu’elles recommencent à investir. J’ai cru comprendre que l’objectif du gouvernement n’était pas l’augmentation des impôts, mais l’équilibre financier de la Nation et la simplification de notre système fiscal.

La TVA va augmenter au 1er janvier, au risque d’alimenter la grogne fiscale…

Nous avons voté cette disposition il y un an. Les ménages savent donc depuis longtemps que ça va intervenir. La preuve, ils ont anticipé leurs achats. Et cette mesure permettra aux entreprises de faire face à leurs demandes de financement en abondant le CICE (NDLR crédit d’impôt compétitivité emploi).

Quel bilan tirez-vous de 2013, celui d’une année horrible pour le gouvernement ?

C’était une année de transition. Quand on fait changer de cap au bateau France, il y a forcément quelques clics et quelques couacs…

La France va-t-elle entrer en 2014 dans la « deuxième phase » du quinquennat chère à François Hollande, plus redistributive ?

Non, j’ai toujours pensé que 2013 et 2014 seraient des années de transition dans le redressement productif, économique et moral de la France. Ce sont les années les plus difficiles du quinquennat.

Manuel Valls ferait-il un bon Premier ministre ?

Oui, mais il n’est pas le seul. Et celui qui est en place n’est pas mauvais.

L’exécutif n’a-t-il pas un gros problème de com’ ?

En cette période de vœux, disons qu’on peut effectivement améliorer la communication…

Le président est-il suffisamment soutenu par le PS ?

Le Parti socialiste a parfois quelques ratés, mais globalement il se tient à ses côtés.

La majorité tire parfois à hue et à dia. Le président doit-il faire acte d’autorité ?

Elargissons le champ de l’analyse : à droite, le retour de Nicolas Sarkozy bouscule l’UMP, et l’UDI s’autonomise de l’UMP. Le Front de gauche est au bord de la scission entre Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent, et les écologistes ont baissé d’un ton depuis leur congrès. Le FN est, lui, sur un faux plat. On ne peut pas dire que les syndicats appellent à la grève générale, et le Medef n’a pas encore trouvé la bonne posture avec le gouvernement. Sur un plan strictement politique, le président est donc loin d’être dans les cordes !

Mélenchon est-il encore audible ?

Il se marginalise jour après jour. Et plus il s’agite, plus il s’enfonce. C’est regrettable.

Quel est votre pronostic pour les municipales et les européennes ? Va-t-on vers un choc FN ?

Je ne suis pas pessimiste, car je pense que les Français répondront aux deux questions posées : quel est le meilleur maire pour leur ville et qui peut réorienter la construction européenne ? Pour les municipales, je vois un FN à la hausse, s’implantant dans un certain nombre de villes, mais sans gain significatif, et un PS résistant mieux qu’on le croit. Aux européennes, le résultat sera sans doute différencié : je ne pense pas que le FN sera en tête nationalement, mais il peut l’être dans certaines régions. Quant au PS, s’il réussit à installer le véritable enjeu, c’est-à-dire le risque national populiste et la fin de l’ère Barroso marquée par une droite conservatrice immobile, il peut sortir son épingle du jeu.

Pour les municipales, Manuel Valls alerte contre une possible abstention sanction à gauche.

Le grand risque étant l’abstention, il ne faut en effet pas le nourrir par une victoire annoncée, qui n’est pas encore réalisée. Il faut se battre ville par ville et ne pas être dans un optimisme béat.

L’Espagne veut quasiment supprimer le droit à l’avortement, avec les félicitations de Jean-Marie Le Pen.

Cette décision illustre bien le vent réactionnaire qui souffle sur l’Europe. Les gouvernements de droite ont tendance à prendre le tapis roulant de l’histoire à l’envers ! Quant à Jean-Marie Le Pen, il est fidèle à ses idées depuis trente ans et voit avec satisfaction la droite classique venir sur ses positions.

L’UMP a présenté ses « mesures d’urgence » : retraite à 65 ans, contrat unique, dégressivité des allocations chômage…

C’est un programme thatchérien, mais je ne vois pas de majorité dans le pays pour l’appliquer. Faisons attention, la France est dans un état socialement inflammable. Au nom de rodomontades sur le papier, on peut tout faire exploser !

La France est-elle en train de s’enliser en Centrafrique, avec le risque que son intervention dure ?

Dans ce genre d’opération, il ne faut pas s’enfermer dans des délais trop stricts. Mais ce n’est pas la présence française qui crée la guerre civile, c’est la guerre civile qui a créé la présence française. Il faudra des renforts africains, via l’ONU, pour apaiser les tensions.

27 Déc

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Le parti socialiste condamne le retour de la violence au Liban

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Après le lâche attentat qui a frappé Beyrouth ce 27 décembre, le PS exprime sa solidarité avec le Liban qui ne doit pas devenir un second front de la guerre civile qui ensanglante la Syrie.

Le Parti socialiste condamne l’exportation de la violence au Pays du Cèdre qui a déjà payé le prix du sang, notamment en 2005 avec l’assassinat de Rafic Hariri.

Le Parti socialiste appelle une fois encore l’Union européenne et la communauté internationale à œuvrer pour le règlement pacifique des conflits du Proche-Orient.

20 Déc

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Les nouvelles couleurs de François Hollande

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160513hollandeIl y a d’abord le double succès européen sur l’emploi des jeunes et sur l’union bancaire. Cela illustre que le Président a trouvé ses marques et indique que « Merkel 3  » sera sous l’impulsion des sociaux-démocrates allemands plus régulatrice.

La crise de l’euro est passée, même si elle n’est pas dépassée. Il suffirait que les progressistes l’emportent en juin au Parlement Européen et propulsent Martin Schulz à la présidence de la Commission, et un nouveau cycle commencerait, plus centré sur la croissance et l’emploi.

Ajoutons le maintien de la politique de la Fed d’investir des liquidités dans l’économie américaine et le retour des investisseurs en Europe et en France. La Chine est attentive à la France, le Qatar et l’Arabie Saoudite aussi. La présence des sociaux-démocrates au pouvoir en Allemagne renforce la stabilité et la lisibilité du couple franco-allemand.

Ensuite il y a la sortie des mouvements poujadistes de l’automne qui se sont cristallisés sur la mauvaise formule du ras-le-bol fiscal. Puis les chiffres du chômage, l’accord sur la formation professionnelle, le vote de la loi sur les retraites, le démarrage du CICE malgré les critiques.

Enfin en politique aussi cela s’éclaircit. Quelques signes dans les sondages qui sanctionnent les premiers résultats économiques et sociaux et les percées dans le domaine international où le couple Hollande / Fabius a réinstallé la France au rang d’interlocuteur incontournable, voire de facteur d’ordre.

Un indice ? Le retour de Nicolas Sarkozy ! Hier ce dernier l’étalonnait sur l’échec de François Hollande mais aussi de l’UMP tout en pariant sur la percée du Front National en juin. Mais aujourd’hui il se hâte car il lui faut contester à François Hollande la séquence qui s’ouvre. Ce retour précipité bouscule l’UMP, les prétendants et l’UDI. Voilà qui est aussi un signe positif pour le chef de l’Etat. Car ce « come-back » va être source de divisions.

On n’évoque plus chez les sondeurs et analystes la déroute aux élections municipales. Les élections européennes sont souvent vues comme un moment d’éclat du Front National. Mais rien n’indique que le Parti socialiste fasse moins que lors des précédentes élections européennes. Et la victoire des sociaux-démocrates en Europe est possible. Ce qui changerait un peu le rapport de force entre François Hollande/Merkel. Le Front National est haut mais sur un faux plat. Sûr de sa pénétration mais pas certain de ses gains.  Le Front de gauche lui est au bord de la scission. Chez les écologistes c’est le post-congrès donc moins dans la surenchère. Et les syndicats ne sont pas mécontents d’être sortis des retraites et du poujadisme rampant. Et le Medef n’a pas trouvé ses marques et évite les critiques frontales.

Certes le mécontentement est là ! Mais les éclaircies aussi. Un scénario gris-rose est donc envisageable avec prudence pour les mois à venir. Venant après les orages de l’automne. C’est déjà mieux. Tout cela est fragile. D’autant que le pugilat fait rage entre cabinets et ministres pour une hypothétique succession du Premier ministre qui arrivera bien un jour. C’est un peu triste. D’autant que cela ne s’accompagne pas d’une autre politique. Ce qui n’est pas impossible mais pas présenté.

Une rechute est donc possible tant les couacs sont devenus une deuxième nature socialiste. Et le redressement de la France est moins rapide que l’impatience des Français. On aurait tort de passer par pertes et profits l’abstentionnisme dû à la perte de crédibilité du politique. Ainsi que la grande séquence nationale populiste en Europe. Pour autant il y a un bouger qui donne de nouvelles couleurs à François Hollande. Le mieux serait de ne pas trop le contrarier. En attendant, je vous souhaite de Bonnes Fêtes !

20 Déc

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L’union bancaire : un pas à gauche

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drapeaueurope160Les contribuables ne payeront plus pour les crises bancaires. Voilà un engagement de François Hollande qui vient d’être honoré.

Depuis 18 mois la France socialiste bataillait ferme pour une supervision bancaire permettant de maitriser la spéculation financière. Si les mesures sont complexes, la philosophie est simple. Le capitalisme financier, l’argent fou, l’économie casino, les capitaux fictifs voir flottants doivent être régulés. C’est maintenant fait en Europe.

Ce qu’on appelle la résolution dans ce texte, permet même de casser les banques qui vont hors du chemin. Cela veut dire que celles-ci vont retrouver leur vocation principale à savoir financer l’économie réelle.

Ce pas dans la régulation est à l’image de la promesse du climat nouveau qui règne en Europe. La bonne gestion n’est pas une fin en soi. Elle s’accompagne de mesures structurelles pour maîtriser le capitalisme financier. Elle doit aussi déboucher sur des mesures de soutien à l’emploi comme l’aide à la jeunesse obtenu par François Hollande au sommet de Paris. Mais aussi de mesures concrètes de soutien à la croissance.

C’est un paquet réorientation qui change la donne en Europe. C’est un pas à gauche régulateur qui contredit la caractérisation sociale-libérale.

18 Déc

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Pourquoi Edouard Martin ?

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edouard martin 2La venue d’Edouard Martin sur les listes socialistes aux élections européennes provoque à droite trépignements et indignation. On les comprend, c’est quand même mieux que Nadine Morano comme dirait Bernard Accoyer.

Quel mépris pour les ouvriers quand même ! Laissons cela ! Le fait qu’un syndicaliste qui a ferraillé et durement contre le Parti socialiste vienne sur ses listes est la manifestation que l’enjeu n’est pas national mais européen. Edouard Martin garde ses colères, ses engagements, mais il veut les porter là où cela se décide : au Parlement Européen.

Pour la première fois le Parlement Européen va décider qui sera président de la Commission. Pour la première fois les citoyens d’Europe ne vont pas être spoliés de leur vote. Pour la première fois la majorité parlementaire va peser sur le destin de l’Europe.

Edouard Martin veut en être avec le PS, parce qu’il sait que seul le PSE a une chance d’être suffisamment fort pour propulser l’un des siens à la présidence de la Commission et mettre fin à dix ans de règne conservateur. Il n’abandonne ni ses colères, ni ses combats. Il cherche à les poursuivre par d’autres moyens.

Pour le PS, c’est au-delà du symbole le moyen de faire saisir l’enjeu de cette élection.  Il ne s’agit pas d’un débat national mais d’un enjeu continental, européen. Cette venue est une arme anti abstention.  Elle veut dire ne vous laissez pas faire, votre destin va se jouer dans cette élections ! On a des désaccords, mais on a un intérêt commun, une majorité progressiste au Parlement Européen qui en finisse avec les conservateurs qui ont ruiné l’Europe et précariser les peuples.

18 Déc

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MERKEL 3 : Une chancelière sous influence

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merkelUn grain de sable a enrayé la machine Merkel. Il s’appelle le FDP.

Le parti libéral syphoné par Angela Merkel super star, a raté son entrée au Parlement allemand  privant par la même cette dernière d’une majorité de droite. Et voilà le climat européen changé.

Ce que ni les grecs, ni les portugais, espagnols voir néerlandais ou autres bulgares ou roumains n’ont obtenu, à savoir qu’elle ouvre son porte monnaie, et bien les sociaux-démocrates allemands l’ont fait. Il fallait cela pour que la base du SPD très rétive à une grande coalition accepte cet accord. Alors smic, petites retraites et dépenses pharaoniques pour l’infrastructure allemande, Angela Merkel a dépensé sans compter pour charmer la base du SPD.

Non seulement Angela Merkel relance la demande interne en Allemagne, au grand dam de la droite allemande qui hurle à la dérive social-démocrate, mais elle indique qu’elle veut prendre des initiatives pour relancer la zone Euro. Angela Merkel pragmatique a constaté l’essoufflement du moteur allemand en partie étouffé par la récession qu’elle a provoqué en Europe. La grande coalition lui donne un prétexte pour infléchir sa politique aux yeux d’un peuple rétif aux largesses vis-à-vis des Etats qui ne font pas d’effort.

Le Président Sigmard Gabriel avec le SPD a réussi son pari d’infléchir la chancelière.  Il espère conclure l’essai en plaçant un social-démocrate à la tête de la commission tenant ainsi Angela Merkel en tenaille. La chancelière a bataillé jusqu’au bout pour éviter que l’élection européenne ne conduise à une élection continentale parlementaire entre le PPE conservateur et le PSE socialiste.  Mais c’est dans l’accord. Elle devra non seulement défendre un conservateur à la tête du Parlement européen, mais accepter celui qui arrivera le premier.

Merkel 3 c’est une chancelière sous contrainte social-démocrate en Allemagne et peut-être demain en Europe.

16 Déc

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Tunisie : l’élection d’un nouveau premier ministre, un pas vers la mise en oeuvre du Dialogue national

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logops160Dans le cadre d’une feuille de route pour le Dialogue national, les différents partis politiques tunisiens ont élu, samedi 14 décembre, Mehdi Jomaa, ancien ministre de l’Industrie, une personnalité réputée pour son indépendance vis-à-vis des partis et ses compétences, au poste du premier ministre. Il a pour tâche de former, dans les semaines qui viennent, un gouvernement provisoire pour préparer les prochaines élections présidentielle et législative.
Le même jour, l’Assemblée nationale constituante a adopté la loi sur la justice transitionnelle, très attendue. Ce sont deux événements politiques importants qui vont contribuer à la résolution de la crise politique que la Tunisie connait depuis plusieurs mois.
Le Parti socialiste se réjouit de cette avancée et souhaite la formation rapide du nouveau gouvernement, l’adoption de la nouvelle Constitution et l’organisation des élections présidentielle et législative dans les meilleures conditions.

13 Déc

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Elections européennes: Etat des lieux

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logopseLors de la réunion de la présidence du PSE, nous avons évoqué le futur Manifeste du Parti socialiste européen pour les élections de mai prochain, mais aussi l’état des lieux des candidats à la Présidence de la Commission.

 Le PSE a pris un temps d’avance en ayant choisi un processus démocratique innovant pour se doter d’un candidat en la personne de Martin Schulz.

Martin Schulz, depuis qu’il est président du Parlement européen, a constamment mis le pied dans la porte, défendant la seule institution élue par les peuples – dans une « tension amicale » pourrions-nous dire avec la Commission.

Le choix du PSE a fait éclater au grand jour les contradictions du PPE. En effet, les conservateurs rechignent à choisir un chef de file de manière aussi démocratique, préférant s’arranger entre chefs de gouvernements – signe que pour eux l’intergouvernemental doit être la règle pour la direction des affaires de l’Europe.

Les conservateurs ne tiendront leur congrès qu’en mars, à Dublin. Joseph Daul est devenu le nouveau président du PPE le 12 novembre dernier, mais sa volonté d’avoir un candidat commun a été bloquée par Angela Merkel et Herman Van Rompuy. Tout est dit !

Alors qu’en France, l’UMP rechigne à soutenir Michel Barnier, que Viviane Reding s’avance sans que Jean-Claude Juncker ait perdu ses soutiens, que les Polonais rêvent de Donald Tusk, on imagine que le candidat conservateur ne sera pas le résultat d’une volonté, mais plutôt d’une contrainte. Dans les noms qui circulent, il y a tellement de premiers ministres en exercice qu’on se demande s’il y a pas un vent de panique dans certains Etats membres comme par exemple la Suède où il y aura en septembre 2014 des élections législatives.

Signe de la droitisation du PPE, les conservateurs britanniques pourraient devenir membre du groupe parlementaire.

A l’extrême-droite du champ politique, le morcellement des nationaux populistes à l’échelle européenne ne bloquera pas leur poussée aux élections. L’Alliance libre européenne (ALE), créé en 2010 s’est réunie à Vienne, pas pour un bal néo-nazie, mais cette fois pour envisager la marche sur Strasbourg et Bruxelles lors des élections. Il s’agit du Front national, du FPÖ (l’ancien parti de Jorg Haider), du Vlaams Belang de Belgique, des Démocrates de Suède, de la Ligue du Nord et du Parti national slovaque. L’axe des nationalistes français et néerlandais est scellé et il sera renforcé par le Parti du peuple danois et certains membres de UKIP, les eurosceptiques britanniques. Pas de nom de candidat commun, mais une entente entre nationaux-populistes qui vont des eurosceptiques aux ultranationalistes.

Les libéraux, quant à eux, ont déjà adopté leur manifeste lors de leur congrès à Londres à la fin du mois de novembre. Ils choisiront leur candidat début février.

Deux candidats possibles. Olli Rehn, actuel commissaire aux affaires économiques et monétaires. C’est l’homme qui est responsable de la confiscation aux yeux du Parlement de tout ce qui concerne une gestion démocratique de la crise de l’euro. L’autre nom qui circule, sans surprise est l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt dont le profil fédéraliste et social est le meilleur atout des centristes européens.

Du côté des écologistes, le choix fut d’organiser des primaires pour choisir le candidat. Leur manifeste sera adopté une semaine avant le congrès du PSE. Quatre candidats se sont démarqués qu’il faudra départager. José Bové, soutenu par les Belges, les Luxembourgeois, les Espagnols, les Hongrois, les Ecossais et les Chypriotes, l’Allemande Rebecca Harms, la co-présidente du groupe des Verts au Parlement européen, sa compatriote Franziska Keller et l’Italienne Monica Frassoni, la co-présidente des Verts européens. C’est en boitant que les Verts européens entreront de plain pied dans l’ère post Cohn-Bendit.

Enfin, la gauche européenne qui tient son congrès ce week-end à Madrid. Elle devrait choisir Alexis Tsipras, le leader de Syriza. Mais expérience gouvernementale, la gauche radicale est condamnée à rester dans un corner protestataire…