Vous êtes dans: Expressions

13 nov

Commentaires fermés

Dans Le Point: « La synthèse Camba »

par

L’hebdomadaire Le Point publie dans son édition du jeudi 8 novembre une critique de  « La troisème gauche ». Retrouvez là ici:

Jean-Christophe Cambadélis est, à gauche, l’un des plus fins analystes de la vie politique et de ses rapports de forces. On ne façonne pas sans talent la gauche plurielle de Jospin ni les « reconstructeurs », cette alliance qui a porté Martine Aubry à la tête du PS. On dira que le député de Paris a échoué à lui succéder lors du congrès de Toulouse, mais cet insuccès est presque un bâton de maréchal puisque les ministres de poids l’ont écarté par crainte de son influence. Ecrit bien avant la récente bataille pour Solférino, « La troisième gauche » avance quelques idées fortes. L’ex-trotskiste, pour qui « la pensée politique a toujours été la dame d’honneur de l’action », tente de préparer la synthèse entre la première et le deuxième gauche, toutes deux dépassées à ses yeux. Il entend imposer « l’hégémonie culturelle » de la gauche, fondée sur la « social-écologie », « le juste échange » ou encore « la société décente », et construite sur une alliance qui va des centristes à la gauche des socialistes. Un essai instructif et, comme souvent avec Camba, intelligent. M.R

09 nov

1 Comment

Jean-Vincent Placé après le PCF ? Le comité de liaison vite !

par

S’interroger est légitime, s’en aller ne l’est pas. Qui ne s’interroge pas ! Que faire ? Comment faire ? Où se situe le compromis ? Comment être utile ? Tout cela est bien normal lorsqu’on est confronté à la plus grande crise financière, industrielle, d’après guerre d’autant que celle-ci se double d’une crise de modèle.  Faut-il en conclure qu’il faut quitter le gouvernement, claquer la porte ? C’est un peu court. Et cela ne fait pas avancer. Après le coup de gueule du PCF et du Front de gauche votant contre le budget au Sénat, cela démontre l’extrême fébrilité d’une partie de la gauche. Il ne faut pas, même si ces réactions sont minoritaires, laisser s’installer l’idée d’une distance. Voilà pourquoi il faut un comité de liaison des gauches et des écologistes. Cela permettrait échanges, informations, et pourquoi pas confrontation. Mais rien n’est pire que laisser s’installer le silence, l’amertume ou le ressentiment. On en est pas là. Mais Il faut prévenir car la période est rude. Le PS n’a rien à perdre à prendre cette initiative et la gauche a tout à gagner.

08 nov

Commentaires fermés

Xi Jinping va prendre les commandes de la Chine

par

L’homme est affable, aime le basket et sa femme une star de la pop. Ce n’est pas le perdreau de l’année. Il fut vice-président et a subit la révolution culturelle. Il fut exilé en province ou il devint instituteur. Le 18ème congrès annonce d’emblée que la Chine doit devenir une puissance maritime, voilà Hanoï, Tapeï et Tokyo prévenus. Cette annonce de Hu Jintao avant de partir démontre que le PCC en ce 18ème congrès est confronté à la recherche d’un deuxième souffle. Le président sortant chinois a demandé la relance de la croissance interne et la modération de la corruption. Il a aussi souligné dans son discours que des régions échappaient au contrôle central. La Chine est confronté à une crise de croissance. Les couches moyennes qui se sont enrichis demandent hôpitaux, écoles qui correspondent à leurs nouveaux standard de vie. L’aménagement du territoire est devenu une urgence car la Chine risque la coupure du développement inégal. Ceci provoque une forte demande énergétique alors que l’armée ou le parti réclame sont dû. La société harmonieuse objectif du XVIIème congrès n’a pas été atteinte. La Chine superpuissance refuse les responsabilités que cela implique. Diplomatique ( Syrie), économie (Yuan), etc… Le nouveau chef d’état sera donc confronté à ces contradictions.

07 nov

Commentaires fermés

Le mariage pour tous, une avancée pour tous !

par

Malgré la mobilisation de la droite et de l’Eglise, le gouvernement a adopté le mariage pour tous. C’est une avancée que de pouvoir choisir quelque soit son inclinaison sexuelle, le mode de vie ensemble. Le mariage est une convention sociale qui ne saurait être interdite au prétexte de son inclinaison sexuelle. Comme hier le Pacs, le mariage rentrera demain dans les mœurs. En attendant ce texte va être le prétexte à une confrontation entre progressistes et conservateurs. Le point de jonction, comme le droit de vote aux étrangers ou hier les 35 heures voire aujourd’hui la compétitivité, de toutes les droites, extrêmes, catholiques, classiques, etc… pour contester le pouvoir socialistes dans sa vocation à conquérir des droits, élargir les libertés et affermir l’égalité.

07 nov

2 Comments

OBAMA, on a échappé au pire !

par

Mitt Romney était prisonnier de la droite républicaine et du Tea party. Cela était particulièrement vrai en politique étrangère. Ses déclarations sur le Moyen-Orient étaient inquiétantes, sur l’Afrique affligeantes et sur l’Europe insignifiantes. Au fond le candidat républicain voulait un nouveau retour à l’hégémonisme américain, style Bush père. Il reste que Obama est confronté à un Congrès républicain, ces mêmes républicains sous la pression du Tea party. Une économie sans rebond. Une situation au Moyen Orient explosive. Deux défis historiques qui font de ce deuxième mandat où Obama est lui libre, un tournant dans ce début de siècle.

06 nov

1 Comment

La gauche adopte une politique de l’offre

par

« La France est mal placée dans la compétition mondiale ». Ce n’est pas le MEDEF qui le dit mais deux tiers des français, selon un sondage de l’IFOP publié ce week-end par Ouest-France.

Comme pour la dette, une prise de conscience s’est opérée dans l’opinion. La compétitivité est désormais considérée comme un sujet majeur par une large majorité de l’opinion qui n’aurait pas compris que François Hollande et Jean-Marc Ayrault restent dans l’ambiguïté.

Le constat fait consensus. L’industrie française atteint aujourd’hui un seuil critique au-delà duquel elle est, selon Louis Gallois, « menacée de destruction ». Elle est « prise en étau » avec d’un côté des pays « haut de gamme » comme l’Allemagne, qui « ont su se différencier par l’innovation, la qualité, le service, la marque » et, de l’autre côté, « des pays émergents mais aussi certains pays d’Europe du sud ou de l’est qui bénéficient de coûts de production plus faibles ». L’analyse est juste et ne souffre d’aucune contestation.

L’exécutif devait donner un cap. Il le fait avec courage et détermination.

Au-delà des mesures saluées par tous comme un « small business act » à la française pour les PME, le doublement des contrats en alternance, le renforcement des filières, les nouvelles priorités industrielles centrées sur les technologies génériques, la santé et la transition énergétique ou l’aide à l’export, il propose :

– D’une part une nouvelle réduction de 10 milliards d’euros des dépenses publiques à étaler sur 2013 et 2014 qui s’ajoute à celles déjà programmées sur la législature, à laquelle les collectivités locales seront appelées à concourir,

– d’autre part, de financer 20 milliards d’euros de baisse des prélèvements sur les entreprises sous forme de crédits d’impôts par une augmentation modérée du taux normal de TVA qui passerait de 19.6 à 20 %, un relèvement plus conséquent du taux intermédiaire qui passerait de 7 à 10 ou 12 %, mais une diminution de 5,5 à 5 % pour les produits de première nécessité

Exit donc une augmentation de la CSG. La gauche a satisfaction sur ce point.

Comme le disent les organisations internationales, tel le FMI, ou la droite allemande épaulée par l’ancien chancelier Schröder, « c’est au tour de la France d’agir ».

La France n’a-t-elle donc d’autre choix que de s’engager dans la stratégie allemande d’une course-poursuite à la compétitivité, sachant que celle-ci n’a guère produit d’effets positifs au niveau de la zone euro ?

Faut-il réduire encore la dépense publique, alors que de nombreux économistes tels J. Stiglitz ou Paul Krugman, prix Nobel, mais aussi Daniel Cohen ou Philippe Aghion, peu suspects de laxisme, considèrent que la faiblesse des économies occidentales et la stagnation en Europe sont largement dues à la rétractation de la demande ?

Pourquoi les entreprises appelées à investir davantage le feraient-elles si le marché intérieur est atone et que le marché européen n’offre pas suffisamment de débouchés ?

Est-il bien certain que la baisse des prélèvements sur les entreprises sera bien orientée vers la relance de l’investissement productif et la création d’emplois plutôt que sur une augmentation, même partielle, des dividendes des actionnaires ?

Doit-on imposer une cure d’amaigrissement aux collectivités locales par des réductions de dotations d’Etat alors que ces dernières tirent l’investissement national et contribuent ainsi à éviter la récession qui guette ?

Notre pays est-il condamné et pour combien d’années à la modération salariale dans le privé et au gel des rémunérations dans la fonction publique ?

Gageons que ces hypothèques seront progressivement levées pour retrouver le chemin de la compétitivité, de la croissance et de l’emploi.

Pour l’instant le gouvernement refuse la voie préconisée par le grand patronat, mais accepte d’aider les entreprises tout en repoussant à 2014 une hausse de la TVA sous une forme lissée et réformée. C’est équilibré et astucieux. Mais évidemment cela provoque des réactions qui ne sont que des postures. La feuille de route est trop déséquilibrée vis-à-vis des salariés et pas assez boostant pour les entreprises pour d’autres. Pour autant c’est ce chemin de crête qui permet d’avancer de façon équilibrée. L’économie doit être traitée dans des conditions telles que le consensus social ne soit pas ébranlé. Il y a là des mesures transitoires qui, sans faire consensus, sont praticables et marquent un tournant.

06 nov

1 Comment

Crédit d’impôts ? Astucieux !

par

En décidant de baisser massivement les impôts des entreprises sans faire peser immédiatement sur les salaires, le gouvernement réussit dans l’annonce la quadrature du cercle: satisfaire les uns sans mécontenter les autres. Maintenant le patronat est au pied du mur. En 2014 si la croissance n’est pas là, on lui devra la TVA qui n’est pas sans poser problème. En attendant la décision est astucieuse.

04 nov

1 Comment

André Vingt-Trois n’aurait pas dû !

par

Interrogé sur RTL,  j’ai réagi a l’interpellation de André Vingt-Trois contre le mariage pour tous.
« Depuis 1905 il y a la séparation de l’église et de l’Etat. Je ne conteste pas que l’Eglise catholique s’exprime. Je réprouve la stigmatisation du mariage pour tous par cette dernière. Ceci au prétexte qu’il s’agirait d’une supercherie car deux hommes ne peuvent pas avoir d’enfant. Comme si cela était l’enjeu et à qui faire croire cela ? Il eut été plus sain de le dire pendant la campagne présidentielle et laisser les Français trancher. Quant à l’appel à moitié déguisé à manifester, apportant ainsi son soutien à l’UMP, c’est pour le moins étonnant. Il me semblait que l’église défendait l’amour de son prochain, pas l’hostilité à ses choix de vie. Qu’aurait-on dit si un Imam avait prononcé ces mots ? Je suis triste que les évêques aient cru bon d’attaquer une décision possible de la représentation nationale ». Après l’UMP, les patrons du Cac 40, c’est maintenant l’Eglise qui appelle à contester le pouvoir socialiste. J’appelle la communauté socialiste à réagir, à se mobiliser pour défendre le vote des Français. Le mariage pour tous doit être défendu ».