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31 Mar

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AFP: « Le Gouvernement devrait changer de trajectoire »

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afp

PARIS, 31 mars 2014 (AFP) – Le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis a déclaré lundi qu’à la suite de la déconvenue des socialistes aux élections municipales, le gouvernement devrait « changer de trajectoire ».

« Le problème n’est pas de changer le cap mais de modifier la trajectoire » et allier l' »efficacité de la politique » à l’usage de « marqueurs de gauche », a assuré M. Cambadélis sur i>TELE.

« Si vous n’avez ni l’un ni l’autre c’est très difficile de gagner les élections », a constaté le député de Paris.

« La politique que nous menons depuis deux ans vise à redresser les comptes, faire en sorte que les entreprises soient plus compétitives: où sont les marqueurs de la gauche d’en bas, celle qui gagne 1.000 à 1.500 euros? » a demandé M. Cambadélis.

Selon le député de Paris, les « marges de manœuvres » sont « nombreuses » et le coup de barre à gauche du gouvernement pourrait se résumer à cinq points.

Il demande une « pause dans les problèmes de société », avec l’abandon des réformes de la famille et de la politique pénale. « Il faut aussi des actes de solidarité dans le pacte de responsabilité », et il faut que « la trajectoire budgétaire » soit « socialement supportable ».

Concernant la politique européenne, il faut « indiquer à nos partenaires européens que la politique d’austérité telle qu’elle est menée n’est plus supportable », a indiqué le directeur de la campagne des élections européennes au PS.

Enfin, « il faut se ressaisir collectivement, et reconstruire une union moderne de la gauche et des écologistes », a adressé M. Cambadélis aux socialistes.

En prévision d’un remaniement, « il faut que le président soit en capacité d’écouter et de prendre en compte ce qui a été dit, avant de dire qui sera le capitaine » a-t-il expliqué.

« Ce qui me poserait un problème, c’est que la gauche se délite dans un remaniement (…) ce serait un drame si les Verts quittaient ce gouvernement », a averti M. Cambadélis.

Pour le vice-président du Parti socialiste européen, le débat se joue maintenant « entre la droite européenne et la gauche européenne ». Si le socialiste Martin Schulz était élu président de la Commission européenne à la suit des élections du 25 mai, « ça changerait tout le climat politique en Europe », a-t-il assuré.

 

31 Mar

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L’invité de Bruce Toussaint et Christophe Barbier sur I Télé

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JCC itele31032014

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité ce matin de Bruce Toussaint dans la matinale d’i<Télé.

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

 

28 Mar

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« La méthode du PCF et de Maurice Thorez »: Mon interview à l’Humanité.fr

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JCC humanité Europe

Le site Humanité.fr publie aujourd’hui une interview que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du Parti Socialiste répond aux questions de l’Humanité Europe sur les changements dont l’Europe a besoin et sur la politique du gouvernement français.

Humanité Europe. Le Parti socialiste vient de lancer sa campagne des élections européennes ( https://www.choisirnotreeurope.fr/) dans un contexte marqué en France par le pacte de responsabilité et la recherche de 50 milliards d’économies dans les dépenses publiques. Par ailleurs, l’Allemagne vient d’annoncer la création d’un salaire minimum national. L’Angleterre parle d’augmenter le sien de 11 %. Barack Obama centre son discours sur l’état de l’Union sur la revalorisation des bas salaires. N’est-il pas temps pour la France et l’Europe de sortir de l’austérité pour retrouver la croissance et l’emploi?

Jean-Christophe Cambadélis. Nous ne sommes pas dans l’austérité en France mais dans la lutte pour réduire le déficit et pour la reconquête productive. Les autres pays ont à créer ou augmenter le SMIC mais en France il est là. Mais vous avez raison, la décision du gouvernement de coalition en Allemagne de reprendre la mesure phare du SPD (social-démocrate) sur le SMIC est très importante. D’abord pour l’Allemagne, ensuite pour les Européens car la relance en Allemagne aura quelques conséquences pour les autres pays. Ensuite, cela ouvre la voie à un SMIC européen et à une harmonisation sociale hautement souhaitable comme nous l’avons toujours demandé.

HE. Les grands mouvements de 2008-2009 qui ont vu des millions de personnes défiler dans les rues et les huit grandes organisations syndicales françaises signer une plateforme commune avec des propositions pour combattre la crise financière ont sans doute favorisé l’élection de François Hollande trois ans plus tard. L’absence de perspective politique à gauche aujourd’hui n’explique t-elle pas l’atonie actuelle, voire une certaine désespérance sociale qui s’exprime? Comment en sortir?

J.-C. C. Les manifestations contre l’austérité pèsent toujours et les réalités budgétaires aussi. Il faut répondre à la demande des peuples qui veulent la fin de la récession et de la politique européenne « austéritaire ». Nous le faisons en nous battant pied à pied contre le chômage, pour la croissance. Mais nous le faisons sous contrainte des déficits laissés par nos prédécesseurs. La France se redresse, c’est incontestable, mais moins vite que les Français et nous le souhaitons. Il y a des impatiences, des colères que nous comprenons. Mais c’est le chemin le plus court et le plus fiable pour sortir de la crise. Demander un compromis entre les salariés et le patronat, un donnant-donnant pour relancer le pays. N’était-ce pas la méthode soutenue par le PCF de Maurice Thorez au sortir de la guerre dans le premier gouvernement du général de Gaulle? Eh bien, nous faisons la même chose.

HE. Dans son document déclinant quatorze priorités pour réorienter l’Europe, le Parti socialiste déclare dans le même mouvement: « L’Europe a besoin de croissance, pas d’austérité. Nous demandons un calendrier étendu, crédible et réaliste de réduction des déficits publics…» Où allez-vous chercher l’argent de la croissance?

J.-C. C. La question des Européens, c’est: « quelle majorité pour quelle Europe? » et « quel candidat européen pour la présidence de la Commission européenne? » Nous voulons battre la droite sortante, dont le bilan est catastrophique. Nous appelons les Européens à « choisir notre Europe  ». Une Europe qui protège, qui soit performante mais qui progresse. Nous voulons une Europe plus simple, plus solidaire, avec davantage de cohésion. Le Manifesto adopté ce week-end par les 28 partis sociaux-démocrates d’Europe est une claire rupture avec ce qui se fait en Europe depuis plus de dix ans. Alors, où trouver l’argent? D’abord dans le fonds européen, ensuite dans la taxation des transactions financières, enfin dans les euro-projets, c’est-à-dire l’emprunt pour des projets concrets de croissance car l’Europe, elle, n’est pas endettée.

Entretien réalisé par Marc Berrus

 

26 Mar

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Le remaniement à droite

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Alain JuppéC’est parti ! Alain Juppé va devenir la coqueluche de la droite.

Nicolas Sarkozy l’a compris et c’est une des raisons de sa sortie épistolaire. Rester coûte que coûte dans le jeu. Alors que les décideurs de droite ont choisi Alain Juppé.

François Bayrou ne cache plus son désir de reformuler la politique à partir du terrain. L’UDI ne tarit pas d’éloges pour l’ancien Premier ministre. Les Fillonistes dans le « tout sauf Sarkozy » lui tendent déjà la main. Nicolas Sarkozy ayant imprudemment ouvert la porte. « Le seul qui ait le niveau c’est Juppé » pour cornériser François Fillon.

Le voilà maintenant face à un obstacle plus redoutable. Bien réélu à Bordeaux, bien noté pour son double passage au quai d’Orsay. Recentré et crédibilisé par la mission avec Michel Rocard sur les finances publiques. Voilà l’homme qui fut « droit dans ses bottes » propulsé – peut-être un peu trop tôt – comme leader de fait de la droite.

Jean-François Copé « out » à cause de son affaire, François Fillon qui ne fait pas l’affaire, les autres qui ne savent pas comment faire et Nicolas Sarkozy qui ne peut faire. C’est le moment Juppé.

On parle beaucoup de remaniement à gauche. Il a commencé à droite. Quelque chose me dit que Nicolas Sarkozy après les avoir combattus va finir par être favorable aux primaires. Comme un certain François Hollande en son temps.

26 Mar

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Egypte : le Parti socialiste condamne la dérive totalitaire du régime égyptien

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logops160Lundi 24 mars, la justice égyptienne a condamné à la peine capitale en première instance 529 partisans de l’ex-président islamiste déchu, Mohamed Morsi, en raison des violences de l’été 2013, commises lors du coup d’Etat militaire.

Le Parti socialiste dénonce vigoureusement cette décision judiciaire arbitraire et inique au service du pouvoir militaire en place, tout comme les procès intentés aux journalistes et membres de la société civile.

Le Parti socialiste exprime sa vive inquiétude sur l’élection présidentielle de ce printemps qui pourrait parachever ce retour du régime déchu en 2011. Il est solidaire des forces démocratiques égyptiennes qui se battent pacifiquement à la réalisation des objectifs de la révolution.

 

25 Mar

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Perte de repères

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boussoleUne poignée de militants préfère le déshonneur de faire passer le faux nez du Front national à Béziers au prétexte qu’il n’aurait pas accès aux délibérations municipales. Et si on a bien compris parce-que l’UMP du coin ne s’était pas désisté aux élections cantonales face au Front national. Et puis Robert Ménard est un vieux pote ! Alors il vaut mieux un labélisé FN qu’un UMP.

L’invraisemblable c’est que le PS qui applique le barrage frontiste est critiqué parce qu’un déserteur se rebiffe. Et l’UMP qui refuse de faire barrage est loué pour sa fermeté dans le « ni-ni ». Et pourtant, dans plusieurs villes dont Villeneuve-Saint-Georges la fusion FN/UMP est là.

La perte de repère est totale. Le Front national arrachera un maigre butin municipal au regard des milliers de municipalités gagnées par le PS et l’UMP. Il n’empêche qu’il fut haut au premier tour. Et le sera au second. Il y a en France comme un renoncement. Une étrange lassitude qui le dispute au vertige jubilatoire de cette progression.

Pour les historiens qui s’étonnent de la passivité française pour Pétain, il suffit d’ausculter ces journées faites de querelles subalternes, de calculs politiciens et d’analyses à courtes vues. L’UMP croit trouver son salut stratégique en mettant un signe égal entre un parti légal certes, mais antirépublicain, et le Parti socialiste ! A force d’induire le pareil au même et d’insulter les électeurs de gauche, il y aura un jour un « Béziers national ».

En attendant, laissant jour après jour le FN s’implanter pour qu’en retour l’électorat frontiste vote pour lui, il y a un jour où aux élections régionales par exemple il le regrettera.

Quant à ceux qui pour toutes les raisons du monde ne veulent pas voir la montée du national-populisme, ils se réveilleront un peu tard comme nos amis aux Pays-Bas où un Geert Wilders dont le parti, le PVV est devenu seconde force du pays, s’écrira « vous trouvez qu’il y a trop de Marocains dans votre ville ? On va s’en occuper ! »

 

25 Mar

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Le tripartisme est en marche

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H Désir M Le Pen JF CopéLes élections partielles après l’élection présidentielle nous avait donné une indication. Le vote frontiste avait muté d’un vote protestataire voire « tribunitien » à un vote d’adhésion à la xénophobie, à la préférence nationale.

La campagne de Nicolas Sarkozy adoubant le triptyque frontiste Identité-Insécurité-Immigration a ouvert le chemin à la banalisation du Front National. Marine Le Pen en substituant l’islamophobie au racisme anti arabes entre autres.

La séquence qui s’ouvre avec les élections partielles, les municipales, demain les européennes, c’est l’installation d’un FN acteur à chaque scrutin, quelqu’en soit la forme. Et donc c’est bien une forme de tripartisme dont l’un des partis est d’extrême-droite qui s’impose.

Ce n’est pas un phénomène franco-français, Geert Wilders en Hollande vient de s’imposer clairement dans le jeu municipal. La gauche a perdu Amsterdam et Rotterdam. Et c’est le même phénomène au Danemark.

Ce qui veut dire que le Parti Socialiste va devoir lutter sur deux fronts avec la droite contre le libéralisme et la défense de l’Etat social modernisé et avec le Front National en refusant la tentation xénophobe comme réponse à la crise.

La crise qui dure, la crise qui déchire le contrat social, la crise qui est le mode de fonctionnement du capitalisme, jette dans la pauvreté, la relégation et le désarroi de pans entiers de la société qui répondent soit par la fracture civique, soit par le vote xénophobe.

Il y a donc une faille sur laquelle le Front National s’est posé. Et cela ne va pas s’arrêter en France. Car demain aux élections européennes ou aux élections régionales, le Front National aura une offre sur tout le territoire. Et l’UMP qui a profité que le FN ne présente que 550 listes car dans les autres villes l’électorat frontiste s’est en partie porté sur l’UMP. L’UMP va être confrontée à une concurrence globale. On voit bien que nous sommes entrés dans une nouvelle donne tripolaire. Et à la fin il n’en restera que deux à la prochaine élection présidentielle.

En attendant le pays s’affaisse dans ses réflexes, ses références et ses valeurs. Le Front National en dynamique contamine tous les discours par proximité ou imitation. La lepénisation d’une partie des esprits est en marche, et ceci pour le plus grand bien du marché.

Ceux qui veulent faire du gauche/Front National le centre de la vie publique ont tort. Ceux qui veulent oublier le Front National au nom du clivage central UMP/PS sont en retard d’un combat. Nous sommes entrés dans un autre monde.