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30 nov

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Jean-Christophe Cambadélis invité de Mardi politique sur RFI

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Au cours de cette émission, Jean-Christophe Cambadélis est interrogé, entre autres, sur la candidature de Ségolène Royal aux primaires socialistes, le nouveau gouvernement de François Fillon et la situation économique française par Florent Guignard, journaliste au Service en charge de la politique (RFI), Gaël Desgrées du Lou, rédacteur en chef, (20 Minutes), Michel Revol (Le Point), Stefan Simons (Der Spiegel).

(19:29)

29 nov

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A propos des révélations du site Wikileaks

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Sur Canal + dans la chronique de Nicolas Domenach, Jean-Christophe Cambadélis réagit aux révélations du site Wikileaks: « C’est à l’image de notre époque, la « transparence est sans limite et l’irresponsabilité aussi. Tout doit être vu, révélé, amplifié, déformé. La tyrannie de la transparence est sans limite. Peu importe que les révélations sur le coup d’état voulu par la CIA, avec l’aide de l’opposition iranienne soit le prétexte rêvé pour le régime. Ils vont pouvoir torturer, emprisonner sous ce prétexte lâché en pâture. L’Iran ne devrait pas être troublée par la caractérisation de fasciste. Il n’avait pas échappé à Mahmoud Ahmadinejad que la France était aux avant-postes. Par contre, la révélation sur le fait que l’Arabie Saoudite voulait bombarder l’Iran révèle les raisons du sur-engagement français. Pour faire plaisir non pas à Israël mais à l’Arabie Saoudite pour obtenir des marchés, principalement d’armes » .

29 nov

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RMC: JC Cambadélis interrogé ce matin par Jean-Jacques Bourdin

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« Il faut arrêter le flipper socialiste sur les primaires. Ce n’est pas la question que se posent les Français. Ils nous disent « qu’est-ce que vous proposez concrètement à nos problèmes concrets ? (…) Martine Aubry est dans son rôle de première secrétaire qui fait travailler le PS et veut le succès des primaires, c’est à dire qu’un million de français nous aide à désigner le meilleur (…).

Petit à petit DSK s’impose comme le meilleur pour nous sortir de la crise et battre Nicolas Sarkozy (…) Laissons le travailler à surmonter la crise de l’euro. Ne le pressons pas. (…)Sortir de l’euro c’est passer en deuxième division. C’est l’instabilité monétaire avec les dévaluations monétaires sans fin. On ne peut pas s’en sortir avec la politique d’austérité renforcée que Merkel et Sarkozy font subir à l’Europe. (…) La lutte contre les déficits, sans croissance, sans politique économique concertée est un puits sans fond qui a comme limite la patience des peuples ».

25 nov

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L’exaspération française

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Ce que je retiens de mes virées en province, c’est d’abord l’extraordinaire dichotomie entre la France et le bocal parisien. Rien de ce qui occupe la presse parisienne n’a de prise. A force d’anticiper nous sommes dans la virtualisation de l’information. Ce qui accentue la coupure avec les élites.

Ensuite l’exaspération est palpable comme ces personnes m’arrêtant dans la rue: « mais dites leur qu’on n’en peut plus… ». Le précariat hante nos provinces. Chômage, temps partiels, petits boulots, les français n’y arrivent plus. Entre amertume et scepticisme, les français sont exaspérés par la facture sarkozyste. Les jeunes n’ont aucune visibilité et les plus âgés vivent dans la peur du lendemain. Bref la « France d’en bas » a des problèmes, extrêmement quotidiens. Ils souhaitent l’alternance mais doute de l’alternative. Et pour peu que celle-ci soit perceptible, le mouvement sera irrésistible.

C’est à cela qu’il faut s’attacher !

24 nov

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Giscard ouvre le chemin à l’éviction de Sarkozy au profit de Fillon

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L’ex-président Valéry Giscard d’Estaing s’exprime peu. Mais quand il se déplace, ce n’est jamais pour rien.

Il répondait hier sur la chaîne Public Sénat aux questions de Jean Pierre Elkabbach. Il n’a, non seulement, pas apprécié le remaniement, mais, pas du tout non plus, la marginalisation des centristes dans le dispositif sarkozyste.

Alors, il promet à François Fillon un avenir présidentiel et frappe avec une précision chirurgicale sur l’affaire Karachi : « Si on ne lève pas le secret défense, c’est que l’on cache les rétro-commissions. » La bataille des droites a commencé comme la nomination de Fillon l’induisait. Comme les sondages en rafale démontrent que la gauche peut l’emporter dans 500 jours. La question de l’éviction du résident de l’Elysée ne fait que commencer. Voilà pourquoi nos stratèges qui veulent accélérer le calendrier à gauche devraient y réfléchir à deux fois.

23 nov

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Cambadélis: il faut tourner la page des régionales titre Midi Libre

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Alès pour soutenir nos candidats aux prochaines cantonales, Nathalie Bouvet et Benjamin Matheaud, puis Nîmes pour présenter son livre. Deux nouvelles étapes dans son tour de France, interview dans la presse sur le désarroi politique de la droite et sa force due à la division de la gauche; Interview sur France 3 sur l’austérité européenne Merkel / Sarkozy qui créer une véritable récession sociale. La presse locale voulait surtout connaitre l’avis du Secrétaire national sur els exclusions consécutives aux élections régionales dans le Languedoc Roussillon. plaidant l’apaisement il s’est félicité du processus en cour de réconciliation qui porte ses fruits. Après s’être longuement entretenu avec le Président du Conseil Général, Damien Alary, il a été reçu à la fédération pour présenter son livre en présence de nombreux socialistes gardois, exclus ou pas, du député William Dumas et du nouveau premier fédéral, Alain Taissère.

22 nov

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Strauss-Kahn n’est toujours pas candidat… Et ils en ont peur !

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Si à l’Elysée on affecte une certaine distance pour se rassurer: il ne viendra pas… On déploie même le décorum des chefs d’état. Histoire sans doute de lui dire, pourquoi chercher ce que vous avez déjà. A l’UMP Jean-François Copé nous fait sa tête d’énarque pour nous dire doctement et un brin sentencieux: « DSK, vous rigolez, il n’est pas de gauche, c’est la deuxième droite… » Et à l’extrême gauche on répond en coeur « on est d’accord ».

Michel Rocard le trouve tellement utile qu’il faut qu’il reste au FMI, le baptisant au passage « roi du monde ». D’autres le pressent de se déclarer, tout en trouvant normal que Nicolas Sarkozy le fasse dans plus d’un an. D’autres enfin estiment que tant que la question n’est pas tranché, les socialistes sont handicapés. Oubliant que Nicolas Sarkozy est dans les cordes et que son camp a, à l’évidence, des pratiques contestées mais pas de programme à présenter.

Bref DSK est partout, alors qu’il n’est nulle part en France. Pourquoi s’énerver alors qu’il n’a pas parlé ? Pourquoi se gausser s’il est si facile à battre ? Pourquoi s’offusquer alors que son réformisme ouvrait un champ inespéré à la gauche de la gauche ? Pourquoi vouloir en faire le maître du jeu du temps alors qu’il est au FMI à plein temps ? Nul doute que s’il ne venait pas, les mêmes crieraient au génie tellement ils ont peur qu’il vienne ! Mais dans ce cas ils ont tort de sous estimer Martine Aubry. La gauche de la gauche n’aurait plus d’argument. Et la droite, contrairement à ce que disent les éditorialistes moutonniers, n’aurait qu’un bilan miteux contre le projet de « faire mieux ».

Décidément, ils ont raison d’avoir peur !

20 nov

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J-L Mélenchon, en congrès, plaide pour le « néo-communisme »

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Jean Luc Mélenchon mérite beaucoup mieux que de jouer les « Chavez du Boulevard Saint Germain ». Je le connais depuis le début des années 70, où il était leader étudiant.

Il pense la politique qu’il pratique. Ce n’est pas seulement un bon orateur, c’est aussi un politique voir un idéologue et dans le monde impressionniste où nous vivons, ils ne sont pas légion.

Il a été poussé en dehors du PS, par un dédain énarchique. Tout autant parce qu’il pensait que Ségolène Royal allait s’imposer à la tête du PS.

Ce tournant était sa nuit du 4 août ( le jour ou la Social-démocratie vota la guerre en 1914) et lui donnant LE prétexte historique (la social-démocratie est passée avec armes et bagages du côté du social-libéralisme).

Il n’en a rien été. Mais le coup était parti. Alors il a créé son parti ! Avec un PCF finissant, un NPA n’y arrivant pas, Arlette Laguiller se retirant, Jean-Pierre Chevènement en pré-retraite , François Bayrou ayant raté son coup et Jean-Marie Le Pen passant la main.

Le delta protestataire était libre.

Jean-Luc a décidé de l’occuper via un OPA amicale sur le PCF. L’objectif était de tenter de fédérer l’ancien espace du « non » au traité constitutionnel européen. Jean-Luc Mélenchon avait déjà tenté de se porter candidat des comités pour le « non ». Ce qui déclencha le sourire du PCF et les éclats de rire de l’ex LCR. Ils vont le regretter car « Méluch » n’est pas du genre a pardonner les offenses.

Depuis Il a compris que l’appartenance au PS rendait sa tâche difficile. Et il s’est donc donné les moyens de sa rêverie. Restait la ligne, il a d’emblée choisi, en cette période de crise, le filon classique des protestataires. Cela tombe bien il le pense. Il a été ministre, sénateur, dirigeant du PS et a épuisé les affres de la fréquentation des puissants.

Alors il va tonner et se réclamer du peuple contre la trahison des élites, que ce soit économiquement, culturellement, ou le libéralisme sur les sujets de société .

Olivier Besançenot c’était le gavroche médiatique chouchouté comme le fut Arlette Laguiller en son temps par Alain Souchon. Jean-Luc Mélénchon joue les accusateurs publics.

« Qu’ils s’en aillent tous » et à commencer par les journalistes. La partie visible de l’iceberg qui nous gouverne. Très bien ! Le retour sur investissement est assuré.

Passons à la « popol » comme on disait dans notre jeunesse. Là c’est plus compliqué. Jean-Luc Mélenchon doit convaincre le PCF mais tout le PCF. La base ne demande que ça ! Mais les dirigeants dont les circonscriptions dépendent du PS ? Le « on s’en fout » est un peu court. Car Jean-Luc Mélenchon, par l’outrance, prends le risque du splendide isolement. Voire la création d’un axe PS-Europe-écologie / Les Verts flirtant avec quelques centristes rendant inopérante la protestation électorale. Quant au rêve de voir le PS s’installer au centre et le Front de gauche de prendre sa place, « que nenni » comme dirait Jean-Luc Mélenchon ! Le PS n’est pas suicidaire et ne passera jamais par dessus bord sa filiation historique, malgré quelques demandes. Donc impasse ou reniement ? Car il faudra bien au bout battre Nicolas Sarkozy.

Le peuple de gauche sera, tout le monde le sait, au second tour inconditionnellement pour la défaite de Nicolas Sarkozy. Si le PS gagne sans le soutien du PCF, c’est la fin d’une histoire comme me disait André Lajoinie. Et la base idéologique dans tout cela ?

Un néo-communisme plutôt conservateur tendance Jacques Duclos « blanc bonnet bonnet blanc », mais ni un eurocommunisme ou un communisme rénovateur, et la révolution républicaine ne changera rien à l’affaire. C’est le « défi démocratique » de Georges Marchais qui voulait dépasser le capitalisme par la démocratisation de la République avec le succès que l’on sait.

La France n’est ni Cuba ni le Vénézuela et la Grèce démontre que le mouvement social ne créé pas un mouvement électoral. Il y a certes une résistance sociale mais un réalisme électoral.

La droite c’est pire que tout et la protestation c’est le néant. Le pire et le néant offre à la social-démocratie un champ du possible pourvu qu’elle ait un projet de sortie de crise et non d’accompagnement de celle-ci. En fin de compte nous avons un talent au service d’un monde englouti. Le dernier rejeux des années 70. Lorsqu’on lit ou écoute Jean-Luc Mélenchon, on ne perçoit qu’une nostalgie. Il n’y ni renouveau de la radicalité que l’on trouve dans les mouvements anti-consommation ou écologiques radicaux. Ni stratégie de conquête du pouvoir, puisqu’il fait l’impasse sur l’alliance. Son néo-communisme n’est qu’une protestation contre la fin d’une époque. Même si les Français serrent les poings devant le Sarkozysme appuyé sur une oligarchie financière.

Espérons que ceci n’est que passager car nous aurons besoin de tous pour les battre !