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15 Sep

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Un accord prometteur

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onuL’accord conclu entre les USA et la Russie est prometteur car il met sous séquestre l’armement chimique du dictateur syrien. Personne ne peut s’en plaindre. Le recours aux frappes a été évité mais la menace a fait bouger. Juger cette détermination inefficace parce que elle n’a pas débouché est un peu particulier. C’est confondre le moyen et la fin. La fin c’était de sanctionner Bachar-Al-Assad en lui interdisant l’utilisation de l’arme chimique. Cela va être le cas. L’Histoire retiendra que cela fut possible parce que la France fut dès le début intraitable. Et que Barak Obama a donné du temps à la négociation en passant par le congrès. Evitant ainsi d’humilier Poutine au G20 et d’utiliser les frappes. Pendant que les Etats-Unis et la Russie s’occupaient des armes chimiques de la Syrie, la France s’occupait de l’opposition modérée recevant les ambassadeurs arabes pour qu’ils intensifient le soutien au camp de la rébellion. Car si la route de la prolifération a été coupée, la paix n’est pas au rendez vous. D’ailleurs les médias, pas à un revirement près, s’offusquent maintenant de la barbarie du régime sur le terrain. Et tout indique que le rapport de l’ONU va être accablant. Donc cet accord en étant contraignant fait de fait de Bachar-al-Assad l’homme à contraindre. Et cela légitime l’action de la France. Notons que à aucun moment les terroristes d’Al Nostra ne sont évoqués par les Russes dans l’accord. Ce qui est une autre indication. S’ouvre la route pour un Genève 2 qui devra déboucher sur un gouvernement provisoire de transition doté de tous les moyens exécutifs. On en est pas là, mais un premier pas est là.

14 Sep

Commentaires fermés sur Quand Barroso démontre lui-même qu’il doit partir

Quand Barroso démontre lui-même qu’il doit partir

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drapeaueurope160Le discours de José Manuel Barroso sur l’Etat de l’Union, européenne, fut prononcé le 11 septembre dernier lors de la séance plénière du Parlement européen à Strasbourg.

Cet exercice qui passe trop inaperçu dans les médias nationaux, est pourtant important : c’est l’occasion pour le président de la Commission de présenter sa vision de l’Europe. Au delà de l’exercice formel du bilan et des perspectives, il y a là l’opportunité de délivrer un projet politique, de démontrer que les préoccupations des citoyens sont prises en compte.

Dans cet exercice, Barroso a raté son oral alors qu’il s’agissait de la dernière fois qu’il prononçait un tel discours. Il n’y aura donc pas d’oral de rattrapage.

Tout au long de la quinzaine de pages d’un discours prononcé sans inspiration, le président conservateur de la Commission européenne est apparu comme un homme seul. Pas un seul commissaire n’est cité, comme s’il ne s’agissait que de figurants.

Pas un mot sur la place de l’Europe dans le monde face à des émergents qui entrent en crise et des Etats-Unis qui veulent que l’UE s’engage plus.

Pas un mot sur la situation des printemps arabes, à part une brève allusion à la Syrie, qui aurait permis de savoir ce que l’Europe a à dire aux peuples des deux rives de la Méditerranée – notamment à ceux qui croient que l’Union européenne peut jouer un rôle déterminant dans la résolution du conflit israélo-palestinien.

Pas un mot sur la situation sociale de l’Europe, les tensions au sein d’Etats-membres qui, sous le coup de la crise sont menacés de dislocation… Et pour cause, pour Monsieur Barroso, la crise est finie. La plupart des indicateurs pour lui, sont au vert. Reste qu’à ses yeux, la montée des populismes, la question des Roms ou les situations d’injustice que vivent les travailleurs détachés par exemple, tout cela n’existe pas.

Pour lui, les marchés ne sont pas un problème, donc la question de leur régulation ne se pose pas et l’Accord de libre échange avec les Etats-Unis ne représente que des opportunités !

Le mot « marché » revient tellement souvent dans le texte, qu’on a l’impression que Barroso veut rayer Delors de l’Histoire. L’Europe politique et sociale est pour lui inexistante. C’est parce que sous sa présidence, elle a été inopérante.

Barroso n’a jamais pu s’imposer à Merkel et Sarkozy et à part tancer la France, après l’élection de François Hollande, il n’a jamais défendu la Commission et en faire un véritable exécutif articulé avec le Parlement européen.

Monsieur Barroso est le maillon faible des dirigeants européens, mais il demeure indéfectiblement soutenu par le PPE.

En 2014, il faudra plus qu’une alternance en Europe. Il faudra une véritable alternative aussi bien en termes de ligne politique car le bilan des conservateurs est leur boulet, et en termes de leadership avec un président de la Commission déterminé et doté d’une vision de l’Europe dont les peuples ont besoin.

13 Sep

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François Fillon est condamné soit à l’alliance soit au front républicain

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fillonsarkozyL’ancien premier ministre met un parti xénophobe, anti républicain sur le même plan que le Parti Socialiste. C’est peu glorieux mais surtout intenable. Car demain l’UMP sera confrontée à un choix incontournable. Soit le front républicain, soit l’alliance. Et mettre le PS sur le même plan que le FN c’est banaliser un parti anti républicain et donc préparer les esprits à l’alliance.

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13 Sep

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Front national: la grande peur

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lepenLes sondages confirment ce que nous évoquions sur ce blog depuis juin. Les élections de l’Oise et du Lot ont révélé au grand jour ce que la campagne présidentielle de Sarkozy avait permis. En coupant le cordon sanitaire, le diable est sorti de sa boîte. Maintenant il n’est pas prêt d’y rentrer.

La crise économique, la xénophobie ambiante et le bougé lexical de Marine Le Pen ont fait le reste. On est pas contre les arabes mais contre l’Islam. On est pas xénophobes mais laïques voire féministes. On est pas contre l’Europe mais contre l’Euro. On déplace le clivage gauche/droite vers un clivage haut/bas. La triangulation servie par l’image de Marine Le Pen a pour but de faciliter l’adhésion à la xénophobie. Il s’agit de rendre la haine de l’autre et singulièrement des musulmans, assumable. Pour toute personne qui fait du porte à porte, on ne peut qu’être frappé par la réhabilitation du vieux discours de Stirbois à Dreux: la xénophobie et la stigmatisation de la communauté musulmane voir des Roms. Tous les maux de la société française ont pour 30% de l’électorat ce viatique. L’insécurité vient des quartiers, les hausses d’impôts qu’il faut payer et le chômage parce qu’ils sont là. Marine Le Pen y a ajouté une touche anti-euro. Ce national poujadisme va trouver son débouché électoral. Les médias vont l’installer comme François-Henri de Virieu installa Jean-Marie Le Pen en 1983 avec « l’heure de vérité ». Nous sommes entrés dans une séquence longue de tripartisme et de dynamique frontiste. Cela nécessite pour la gauche de s’unir et de tenir le front républicain et pour l’UMP de trancher sur sa stratégie de sursaut républicain. Car ce que ne montrent pas les sondages c’est que l’UMP va être pris entre la dynamique du Front et le remembrement du centre orchestré par Jean-Louis Borloo. Les élections municipales avec une abstention probable seront une nouvelle semonce. Les élections européennes offriront à Marine Le Pen une tribune et une marge de progression.

Mais l’objectif stratégique du Front national dans la marche à la présidentielle ce sont les régionales. Elles seront le rendez-vous des droites. Quant à la gauche il faut l’union nous l’avons dit. Dire « où va la France ? » mais aussi tout à la fois assécher le Front – chômage, insécurité, relance européenne – et mobiliser la gauche – inégalités, pouvoir d’achat, écologie. Ceci dans une bataille pour la croissance sans qui rien n’est possible. Autant dire que le Président, le Gouvernement, la gauche en général et le PS en particulier sont à la croisée des chemins. Car la résistible ascension du Front national ne sera pas sans conséquence pour la France.

12 Sep

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Budget: la trajectoire est bonne

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budgetComme tous les budgets celui-ci est perfectible mais la trajectoire est bonne. D’abord l’ampleur à opérer pour les finances est considérable. Mais il n’est juste que s’il est partagé. L’Etat réduit son train de vie en terme de masse salariale. Les collectivités voient leur dotation se réduire. Les dépenses de l’Etat sont réduites. Ce coup de frein sur la dépense publique n’est pas une doctrine mais une urgente nécessité.

Ensuite la hausse des prélèvements obligatoires sera contenue. La décote permettant aux plus modestes d’être exonérés d’impôts sur 2014 va dans le bon sens. La fiscalité des entreprises ainsi que le coût du travail, seront allégés grâce au C.I.C.E, mais les entreprises seront mises à contribution avec un nouveau prélèvement assis sur l’excédent brut d’exploitation. Nous avons donc un budget en période de disette de croissance et de fort déficit orienté vers la croissance et l’emploi. Et dans ce budget sont sanctuarisées la refondation de l’école, la justice, la sécurité. Pas de quoi pavoiser, mais pas de quoi trépigner de colère. La trajectoire est bonne dans un univers contraint.

Restent trois questions: quid de l’assurance maladie ? Certes ce sera pour le PLFSS mais ce n’est pas neutre. Les mesures pour le soutien au pouvoir d’achat des plus démunis: il ne s’agit pas d’une mesure globale mais ciblée. Enfin la fiscalité écologique qui, pour qu’elle soit durable, doit être fiable et ne saurait se réduire au symbole du diesel !

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11 Sep

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Salvador Allende, presente ahora y siempre

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allendeCe 11 septembre toute la gauche se souvient de ce jour où il pleuvait sur Santiago, ce jour où « Valparaiso ne répond plus ». Il y a quarante ans, le gouvernement d’Unité populaire (UP) de Salvador Allende était renversé par un coup d’Etat militaire, soutenu par les Etats-Unis.

En 1938, le Chili avait été l’unique pays d’Amérique latine à expérimenter un front populaire comme en Espagne ou en France. Trente années durant, il avait été un exemple de stabilité démocratique dans un continent où on ne comptait plus les juntes. Cette exemplarité c’était encore vérifié avec la formation de la coalition de gauche « UP » qui gagna les élections de 1970.

La gauche latino-américaine avait eu avec Allende une voie démocratique vers le socialisme qui n’était ni la révolution armée de Castro ni le romantisme guevariste. Elle qui fut bercée par les ballades de Victor Jara et inspiré par les vers de Pablo Neruda. Elle qui dansa la cueca dans les usines, fut ainsi fusillée par une dictature militaire dont le caudillo mourut dans son lit, malgré le fait que la justice cherchât à lui faire rendre des comptes.

A l’instar de ce à quoi travaillait la gauche française en 1971-1972, les socialistes chiliens s’étaient alliés en 1968 aux communistes, à la gauche de la démocratie chrétienne et aux radicaux (parti social-démocrate). Leur victoire avait de quoi inquiéter les Etats-Unis engagés dans la Guerre froide.

Depuis le renversement de Jacobo Arbenz au Guatemala en 1952 et l’intervention en République dominicaine, si on mettait de côté l’échec de la Baie des Cochons, la démocratie sur le continent américain s’arrêtait là où commençaient les intérêts des Etats-Unis.

Henry Kissinger qui obtint le Prix Nobel de la Paix en 1973 pour avoir réussi à sortir son pays du bourbier de la Guerre du Vietnam avait donné très tôt des instructions pour que la CIA et les agents américains présents dans les firmes ITT aident à la déstabilisation du pays en sapant les bases de l’économie et en organisant la pénurie.

Les manifestations des classes moyennes savamment orchestrées par la droite et l’extrême droite se faisaient avec le bruit des casseroles –Ces cacerolazos importés des manifestations « Algérie française ».

La dictature de Pinochet a réussi parce qu’elle a bénéficié du soutien de l’Occident guerre froide oblige. Il valait mieux dans ces années, une dictature fascisante qu’une démocratie dans laquelle la gauche pouvait gagner les élections. De plus, c’est bien connu, le Chili des années 70-80 fut le laboratoire des Chicago boys, dont le frère de l’actuel président Piñera, les disciples de Milton Friedman, le pape du néo-libéralisme dont Thatcher et Reagan allaient devenir les missionnaires.

Le Chili a réussi sa transition démocratique. L’alternance fonctionne. La réconciliation du pays n’a pas effacé les blessures d’autant que la Constitution en vigueur est toujours celle que Pinochet fit adopter en 1980 et que la justice chilienne elle vient de le reconnaître – n’a pas aidé à établir la vérité sur les milliers de disparus, de personnes torturées et exécutées.

Il faut comprendre que le coup d’Etat au Chili a marqué durablement la gauche française. Il y avait quelques similitudes. Une union de la gauche, une dynamique de victoire. Une droite qui faisait tellement corps avec le pouvoir qu’elle était prête à tout pour le garder…

La victoire de l’UP avait démontré aux socialistes français que l’Union de la gauche pouvait l’emporter dans les élections et que le changement pouvait intervenir rapidement s’il existait un soutien populaire. Le premier voyage de François Mitterrand, premier secrétaire du PS d’Epinay est en novembre 1971 au Chili pour y rencontrer Allende.

En 1973, c’était les « années de plomb » en Europe de l’Ouest. La gauche française venait de proclamer le Programme commun. Dans l’après mai 68, face à une droite détenant tous les pouvoirs, allait-on, en cas de victoire aux élections, connaître un scénario à la chilienne ?

Ce fut l’honneur de la France et des socialistes d’aider les Chiliens. Avec les parlementaires et les diplomates, je pense à nos camarades Claude Estier, François Nicoulleaud ou encore Antoine Blanca.

Depuis, il n’y a pas une section socialiste en Ile-de-France, comme dans le 19e arrondissement, sans ses militants chiliens, dignes et engagés, qui transmettent intacte cette mémoire.

Personne dans la gauche française n’a oublié ces ultimes paroles d’Allende qui résonnent encore, si actuelles : « Ils ont la force, ils pourront nous asservir mais nul ne retient les avancées sociales avec le crime et la force. L’Histoire est à nous, c’est le peuple qui la construit. »

10 Sep

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En mémoire d’Anna Lindh

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Jean-Christophe Cambadélis écrit aux sociaux-démocrates suédois:

annalindtChers amis chers camarades,

Le 10 septembre est un jour qui marque tous les progressistes du monde et je sais que pour vous, c’est un jour particulièrement triste.

A l’occasion du dixième anniversaire de l’assassinat d’Anna Lindh, je souhaite vous adresser ce message d’amitié et de fraternité.

Cette femme représentait un exemple de l’engagement social-démocrate. Dès ses jeunes années, cette militante a été une figure de tous les combats de notre famille politique et le rôle qu’elle a joué dans l’affirmation de la Suède sur la scène internationale était d’autant plus essentiel que ce pays a toujours été un repère pour tous ceux qui croient que les idées progressistes peuvent changer la société et le monde.

Le Parti social-démocrate suédois a toujours été une source d’inspiration pour la gauche française et les relations entre nos deux partis sont importantes pour notre famille politique européenne.

L’engagement d’Anna Lindh pour la paix au Proche-Orient a, au regard des événements de ces dernières années, une actualité très importante car nous croyons tous que l’Europe a un rôle a jouer dans l’établissement de la paix et la capacité des peuples de cette région à reconstruire des sociétés démocratiques où la justice sociale est la principale préoccupation des dirigeants politiques.

Très souvent, nous faisons de nos camarades trop tôt disparus des figures qui peuvent dépasser ce qu’ils étaient, mais nous avons la responsabilité historique de réaliser le rêve et de poursuivre l’œuvre d’Olof Palme, François Mitterrand ou Pierre Mauroy. Que l’exemple d’engagement que fut la vie d’Anna Lindh inspire nos jeunes générations pour longtemps.

Amitiés,

Jean-Christophe Cambadélis

09 Sep

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Syrie : L’aveu de Sergueï Lavrov

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50613syrieEt voilà ! La Russie découvre maintenant que le stock chimique de Bachar-El-Assad pose problème au point que celui doit être urgemment détruit. Même si l’intervention de Sergueï Lavrov intervient utilement juste avant le débat américain et la restitution du rapport des Nations Unis. En voulant sauver Bachar-El-Assad la diplomatie russe fait un aveu de taille. Car pourquoi détruire le stock si on est sûr que Bachar-El-Assad ne l’utilise pas. Et donc l’argument de François Hollande la sanction pour la non prolifération se trouve paradoxalement validée. Reste à voir si Bachar-El-Assad accepte ? Quand est-ce que cela pourrait se faire? Qui contrôle ? Ceci exclu t-il de déférer Bachar-El-Assad devant le TPI ? Et donc il faut prendre cette déclaration comme la démonstration que la fermeté paye et vérifier qu’elle ne soit pas un moyen de gagner du temps et troubler l’opinion.

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09 Sep

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Au revoir François Bayrou et à bientôt !

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bayrouLe Président du Modem a l’art rare de cacher un esprit politicien derrière le paravent de la vertu de la hauteur de vue. Jamais avare de faire la leçon à la classe politique pour sa faiblesse, il nous administre ces jours-ci une des plus belles leçon de politique politicienne pour tenter de trouver un siège de député européen voire la mairie de Pau. Après avoir critiqué la tentative de Jean-Louis Borloo de rassembler les centres, pour l’ancien ministre de Jacques Chirac, Jean-Louis Borloo ramassait les centres pour Nicolas Sarkozy. Après avoir campé sur sa colline, inspiré à équidistance de la droite et de la gauche, François Bayrou a fait « ami ami » avec le leader de l’UDI. Comme cette alliance pour les élections européennes valait bien une messe, il a donné des gages en tonnant contre la volonté de François Hollande de rendre inopérant le dispositif d’armes chimiques du clan Bachar en Syrie. Puis par touches successives, il glisse vers l’opposition mais constructive rassurez-vous ! Bon François Bayrou a besoin d’un mandat après avoir tout perdu en faisant exploser sa famille politique. Mais il reviendra car pour François Bayrou le centre c’est lui ! Et donc pas question de l’abandonner à Jean-Louis Borloo. Les élections européennes passées il fera à nouveau mouvement vers François Hollande – on ne sait jamais – Mais toujours au nom des grands principes. Au-delà de cette pantalonnade électoraliste, un front est en construction qui ne dit pas son nom. Alain Juppé / François Fillon / Jean-Louis Borloo / François Bayrou ne veulent pas du retour de Nicolas Sarkozy. La faiblesse de ce front c’est que chacun de ses acteurs pense que le recours c’est lui. Et une fois élu François Bayrou le fera sentir !

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