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27 fév

Commentaires fermés sur C’est au tour de la Bulgarie

C’est au tour de la Bulgarie

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bulgarie

Il souffle le vent de la colère sur l’Europe et la Bulgarie en est l’exemple. La démission du gouvernement bulgare la semaine dernière, suite à de violentes manifestations contre les augmentations de l’électricité, n’a pas apaisé la colère contre l’austérité qui frappe le pays le plus pauvre de l’Union européenne.

Alors que la crise politique n’est pas résolue, la crise sociale s’est aggravée. plus de 10 000 personnes dans les rues de Sofia, des affrontements et maintenant trois immolations en 10 jours.

La cible qui était la politique économique du gouvernement est devenue le gouvernement lui-même et l’ensemble de la classe politique.

L’austérité, la règle pour la droite européenne à laquelle appartenait le parti de B. Borissov (le GERB) qui a démissionné le 20 février, est désormais un noeud coulant qui étrange les peuples.

On a vu comment en Espagne, la protestation a connu une rare violence, comment en Grèce le climat s’est dégradé au point où les sondages donnent l’extrême droite en forte hausse. On sait ce qui se passe en Italie, en Tchéquie, en Autriche etc… Et maintenant c’est la Bulgarie, un état qui n’est pas dans l’euro.

Petit à petit l’Europe du PPE, des conservateurs, se désagrège. C’est un signe que partout en Europe, les peuples veulent secouer le joug de la droite européenne dont les solutions, – toujours plus d’austérité – aggravent une situation qu’elles étaient sensées résoudre.

La colère des Bulgares emporte avec elle les dernières illusions pour qui en avait sur la capacité de la droite à répondre à la crise. Elle a démontré sa surdité dans le débat sur le budget européen.

Plus que jamais, il faut changer de politique et faire advenir le changement non seulement à Rome et à Sofia, mais partout en Europe.

26 fév

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L’Italie introuvable

par

piereluigibersani

Tout le monde semble avoir gagner et l’Italie est éperdue. La courte victoire de nos amis du Parti démocrate – qui avaient réussi à rassembler la gauche, socialistes et socialistes écologistes de Nicky Vendola -, les rends majoritaire à la Chambre, mais pas au Sénat.

Ils devancent de peu le PDL de Berlusconi qui était majoritaire dans l’assemblée sortante. Monti est très loin derrière. La troisième force est celle du populo-amuseur Bepe Grillo qui, avec le PD et le PDL sont aussi  très hauts. Le pays a tranché mais se cabre et se cherche devant l’austérité.  Le parti anti-système a réussi à troubler la fête et cela oblige Bersani à trouver un ou plusieurs alliés pour construire sa majorité.

La stabilité d’un futur gouvernement ne semble pas acquise même si l’Italie a une culture de coalition alors que déjà les marchés se sont mêlés de l’élection…
Berlusconi a réveillé une droite populaire sur une ligne « nationale tribunicienne » prenant Monti comme cible : le parti de l’étranger responsable de l’austérité. Ce qui en dit long du rejet d’Angela Merkel et sa politique.

On dit souvent que la situation politique italienne préfigure toujours ce qui peut se passer ailleurs. Pour le coup, l’irruption d’un parti anti-système qui n’est que l’expression d’une désaffection, alors que les peuples ont besoin de solutions, est une configuration qui pourrait exister en Autriche où le duel permanent SPÖ – ÖVP risque d’être perturbé par un homme d’affaires qui recycle des anciens cadres du BZÖ, l’ancien parti de Haider, par exemple.

La troisième économie de la zone euro entre donc dans une zone de turbulences dont les élections devaient l’éloigner.

Ce qui ne sera pas sans conséquence pour l’Europe et l’Euro. On peut  parler ce matin de imbroglio européen et d’une Italie introuvable.

 

25 fév

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Le Kurdistan attend la France

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kurdistan2

Pendant que l’Europe se débat dans la récession et la montée des nationalismes, entre manifestations à Madrid et déclassement de la Grande Bretagne, le Kurdistan est en plein développement à la chinoise. Riche de pétrole, de gaz, et de réserves naturelles d’eau, destination de villégiature de toute la région, Ebril sa capitale, voit hôtels de luxe, aéroports internationaux se multiplier et Souleimaniyé la capitale culturelle n’est pas en reste. Cette région autre fois persécutée par M Khemal en Turquie, ayant vécu un génocide dans l’Irak de Saddam Hussein, réprimée en Iran, cette région qui se vit comme une nation issue du Califat de Saladin d’origine Kurde, est aujourd’hui un enjeux géopolitique majeur. Sur le plan économique, le revenu par habitant était de 100 dollars en 2003, il est maintenant de 1500 dollars, sur le plan géographique voisin de la Syrie déchirée par la guerre civile, l’Irak qui peine à se stabiliser après le départ des américains, l’Iran qui est au bord de l’asphyxie, et la Turquie qui vient d’ouvrir des négociations avec l’ancien chef du Kurdistan Turque, le Kurdistan est la rue tranquille de la région.

François Mitterrand avait eu un vision stratégique en intervenant humanitairement au Kurdistan au début des années 1990. Une grande route porte son nom. Madame Mitterrand est ici la grande référence du monde occidental. C’est dire que la France y est appréciée. Pourtant notre présence, malgré un consulat, n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Le Parti socialiste entretient les meilleures relations avec l’UPK de Talabani, Président de l’Irak et Vice-Président de l’International Socialiste, le PDK de Barzani veut se rapprocher de la social-démocratie européenne et principalement du Parti socialiste.

Pendant ces 48h, nous allons rencontrer tous ce que cette région compte comme dirigeants. Et nous avons été reçus ce soir à Ebril par « la France est bienvenue si elle le veut elle sera ici la première » puis deux heures de débat sur la région. Cela s’annonce passionnant.

22 fév

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La fin du cumul c’est demain !

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hemicycle102012

Évidemment les socialistes, enfin ceux qui sont défavorables au cumul des mandats, auraient aimé une loi « couperet ». Mais le Conseil d’Etat estime que l’on ne peut décider d’appliquer le non cumul dans la mandature. En effet, le Conseil Constitutionnel sanctionnerait un dispositif où les suppléants viendraient se substituer aux députés ayant décidé de choisir leur mandat local. Il ne reste que la mini dissolution comme l’indiquait Claude Bartolone. Donc nous passons d’une loi « couperet » à une loi lissée. Certes on peut en appeler au peuple. J’ai préconisé un référendum à questions multiples. Cela permet de trancher plusieurs questions sans que le Président prenne la réponse en boomerang. Mais cela ne changera pas la date d’application. Il ne faut donc pas se battre sur les moyens mais sur la fin. Il doit y avoir soit par la loi, soit par référendum, la fin du cumul des mandats sous la mandature de la gauche. La date difficilement praticable est secondaire. J’imagine mal le Parti socialiste voter contre le texte gouvernemental au prétexte qu’il ne s’appliquerait pas avant les municipales. Le fétichisme des dates ne fait pas le changement. C’est le changement qui fait le changement. Attention de ne pas confondre forme et fond. Il serait paradoxal de voir le verre à moitié vide. La fin du cumul c’est demain et ce sera grâce au Parti socialiste.

20 fév

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Le quinquennat se joue maintenant

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francoishollande

Le quinquennat se joue tous les jours, mais il y a des moments où se cristallisent l’attention et les décisions. Tout fait sens en même temps que les attitudes et les choix engagent le pays. Le budget européen, honorable compromis, mais déception sur la croissance européenne. L’impossibilité d’atteindre cette chimère nécessaire des 3% maintenant. Les pronostics de croissance qui tangenteront zéro. La montée vertigineuse du chômage, la sarabande de la Cour des comptes pour nous engager dans l’austerité renforcée. Sans parler de l’exigence de toutes parts de réduire la dépense publique au-delà du nécessaire, lever le pied et la France a le destin de l’Argentine. D’autant que les déficits sociaux vont nécessairement augmenter. L’austérité renforcée, ce nouveau tour de vis qu’on nous demande ici ou là. C’est – au-delà de son caractère socialement difficilement supportable – prendre le chemin du couple infernal réduction des dépenses / récession, visible en Grèce, au Portugal ou en Espagne. Il faut donc avoir beaucoup de sang froid et maintenir la ligne de redressement autour de la compétitivité, l’effort justement réparti, la maitrise des dépenses initialement promis autour de 60 milliards d’euros. Il faut réaffirmer que la trajectoire est bonne. On a jamais désendetté à ce point dans ce pays. Il faut continuer à agir en France et plaider en Europe pour les instruments de la croissance. L’Allemagne est confrontée au mur de son idéologie. Le théorème Merkozy « de l’austérité jaillira la croissance » a conduit – sous les applaudissements des conservateurs européens – à la récession qui pénalise les exportations allemandes. Barack Obama défend une vigoureuse politique de relance. Jour après jour, hommes politiques, décideurs, économistes, s’élèvent contre l’absence de relance européenne.

Il serait paradoxal alors que nous nous sommes fixés un objectif de 3% irréalisable, de constater que celui non réalisé nous conduit à approfondir l’austérité. Donc les décisions dans les jours qui viennent seront décisives pour le quinquennat.

19 fév

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20e anniversaire du PSE : plus d’Europe, plus de social-démocratie

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logo_PSE-K-copie-239x3002

J’ai assisté à la réunion de la présidence du PSE qui se tenait ce lundi.

Ce fut l’occasion de dire à Peer Steinbrück, qui était exceptionnellement présent: « Madame Merkel n’avait pas préparé l’avenir de l’Allemagne et qu’elle pénalisait le présent. Il suffit de regarder les salaires et le pouvoir d’achat de la classe moyenne en Allemagne ou de voir qu’en ayant asséché l’Europe, l’Allemagne trouve moins de débouchés pour ses produits. L’automobile en Allemagne en recule de 3 points. Aussi l’idée de nos amis allemand de changer le quotidien pour garantir l’avenir est-elle très importante pour nous tous, car c’est bon pour les salariés allemands et c’est bon pour la relance européenne. »

J’ai plaidé ensuite pour que le Parlement européen marque sa différence vis-à-vis du projet de budget pluriannuel. Le budget doit progresser dans le domaine du programme alimentaire, les fonds sociaux, le fonds d’ajustement à la mondialisation ou la garantie jeunesse. Il faut aussi avancer sur une clause de révision – Ce qui fut la position finale du praesidium.

Puis ce fut la cérémonie du 20e anniversaire du parti socialiste européen. Si l’événement ne fait pas la « une » des journaux européens, il n’en est pas moins l’occasion de mesurer le chemin parcouru depuis ces années où il ne s’agissait que de « coordonner » les socialistes en Europe.

C’est une belle histoire que celle de la social-démocratie européenne. Elle fit s’unir les socialistes français, elle construisit la République allemande et la République autrichienne, elle combattit le fascisme en Europe centrale comme en Espagne, et elle se reconstruisit dans la Résistance.

C’est la social-démocratie européenne qui imposant avec un succès durable un Etat providence qui changea en profondeur la civilisation en faisant de la puissance publique un instrument au service de la justice sociale. Des libertés syndicales aux protections sociales, de la démocratie à l’émancipation, la social-démocratie assuma son choix d’une autre voix vers le socialisme que celle empruntée par le modèle soviétique. Et l’Histoire lui donna raison car jamais, elle ne transigea avec la liberté.

Les sociaux-démocrates ont façonné l’Europe que les conservateurs sont aujourd’hui en train de démanteler.

C’est en 1953, que pour la première fois, socialistes européens décident de s’organiser au sein de l’embryon communautaire européen. A cet époque, les socialistes français y faisaient figure de poids lourd. Vingt ans plus tard, le groupe devient une confédération, et la politisation de la CEE en Union européenne en 1992 au moment du Traité de Maastricht, les sociaux-démocrates européens décidèrent de former un Parti des socialistes européens qui devint plus part le Parti socialiste européen. A ce moment, l’effondrement du bloc soviétique ouvre de nouvelles terres de conquête pour la social-démocratie européenne de Varsovie à Budapest, de Sofia à Bucarest…

Retrouver une social-démocratie conquérante

Dans ses premières années, le PSE était dominant eu Europe.

Après les présidences de Willy Claes, de Rudolf Scharping puis du regretté Robin Cook, le PS fit le choix de Poul Nyrup Rasmussen. Il nous apparaissait que l’ancien leader syndical danois, puis premier ministre représentait la meilleure voie pour la social-démocratie européenne. Un parti plus politique qui ne se contenterait que simplement de « coordonner », mais d’ordonner la feuille de route des socialistes en Europe dans un moment où libéraux et conservateurs avaient le vent en poupe.

Depuis le PSE a cessé d’être un parti de dirigeants européens pour devenir de plus en plus un parti de militants européens.

« L’européanisation » des partis sociaux-démocrates est un défi permanent. Dépasser le carcan national pour monter le niveau de jeu à l’échelle continentale, voilà le but pour que le PSE redevienne la première force européenne.

20 ans c’est jeune et cet un bel âge. C’est aussi l’entrée dans l’âge adulte. Le PSE n’est pas n’importe quel parti. Quand il a fallu moderniser de jeunes démocraties sorties de la dictature en Grèce, en Espagne ou au Portugal, ce sont les socialistes qui ont été au pouvoir. Des personnalités comme Brandt, Palme, Kreisky, Mitterrand, Papandreou dont il ne faut pas oublier les réformes, sont nos « grands ancêtres ».

Cette année, après s’est doté d’une belle Déclaration de principes, le PSE va se doter d’un Programme fondamental pour dessiner le monde dans lequel nous voulons vivre et tracer le chemin pour y parvenir. Mais celui, le PSE ne peut le faire seul. Il a besoin de chacun et chacune d’entre nous.

L’Europe a changé. Le PSE est en train de changer. La fin du compromis historique entre chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates a créé les conditions durables d’un affrontement entre conservateurs devenus de plus en plus conservateurs et néo-libéraux et socialistes qui doivent devenus de plus en plus progressistes et déterminés à ne pas céder face aux populistes et aux forces de la finance. Le PSE ne veut pas attendre vingt ans avant de remporter le combat de la réorientation de l’Europe pour une intégration solidaire et une vie meilleure. C’est Elio di Rupo qui a trouvé la bonne formule : « face à une droite européenne décomplexée, il faut une gauche européenne décomplexée ».

18 fév

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Un casse tête et une solution

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rubikscube

Le casse tête c’est où faire porter la rigueur ? Après la Cour des comptes qui joue le rôle de chasse-neige en s’inventant un rôle politique, la Commission de Bruxelles va constater les efforts et les résultats dans une situation de faible croissance. Au delà de la demande à la perversité jubilatoire portée par certaines élites : il faut que ça saigne. La France doit éviter la Grèce ou l’Argentine. Autant dire qu’il faut rester sur la même trajectoire, les 3% le plus rapidement possible. Mais pas un tour de vis brusque. Nous avons désendetté comme jamais, il ne faut pas déraper. Continuer à désendetter tout en maintenant les derniers moteurs de croissance. Il faut jouer « fin guidon » comme on dit dans le cyclisme. Le PS doit dire : il faut continuer mais pas d’embardée ! Le PS doit appuyer le Parlement européen dans sa demande de réévaluation du budget européen. Pas simplement instaurer une clause de revoyure à meilleure fortune, mais augmenter les budgets sociaux et d’ajustement à la mondialisation. Nous devons évidemment marquer la responsabilité de l’UMP en France et du PPE en Europe.

Il y a un autre casse-tête, le cumul et le droit de vote des étrangers. On ne peut pas trainer cela pendant des mois. Harlem Désir a raison de porter ses aspirations. Le PS devrait porter un projet de référendum institutionnel. Une modernisation de nos institutions en demandant aux Français de trancher le statut du Président de la République, sur le cumul des mandats et sur le droit de vote des étrangers aux élections locales. Nous devons prendre l’initiative pour dénouer la situation, sinon elle nous sera imposée dans tous les domaines.

 

16 fév

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Interview pour le Nouvel obs: NKM « est une candidate de 3e choix »

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logonouvelobs

Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé sa candidature à la Mairie de Paris. Selon vous a-t-elle ses chances ?

– Je ne pense pas qu’elle ait un logiciel qui lui permettre d’être populaire à Paris. Elle incarne plutôt une droite conservatrice, qui n’est pas adaptée pour répondre à cette triple sociologie qui caractérise Paris, avec sa population à la fois bourgeoise, populaire et bobo. Celle qui peut apporter un nouveau souffle à Paris, c’est Anne Hidalgo, pas Nathalie Kosciusko-Morizet, qui est une candidate de 3e choix après les refus de François Fillon et de Jean-Louis Borloo.

Le manque de notoriété d’Anne Hidalgo ne constituera-t-il pas un handicap ?

– 15 jours de campagne suffiront pour le combler… Car Anne Hidalgo n’est pas une image, comme NKM, elle a un ancrage à Paris, un vécu. Elle répondra mieux aux besoins de modernité et dans le même temps de protection des Parisiens. Par ailleurs, NKM se lancera dans la campagne avec un handicap : Paris est une ville rétive au sarkozysme. Comme elle a été son porte-parole pendant la campagne présidentielle, elle devra en permanence se justifier.

Y aura-t-il une primaire à gauche ? En faut-il une ?

– Le conseil fédéral a entériné cette idée mais encore faut-il qu’il y ait plusieurs candidats ! Si c’est nécessaire, pourquoi pas, mais si on peut l’éviter, c’est mieux.

Ne craignez-vous pas un vote sanction à l’égard de la politique nationale ?

– Je pense que les élections municipales seront déconnectées entre le local et le national. Et ce même à Paris.

Interview de Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris par Estelle Gross – Le Nouvel Observateur (le 15 février 2013)

 

14 fév

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On peut mourir à 13 ans parce qu’on est roux

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college

On peut mourir à 13 ans parce qu’on est roux. Le ministre de l’éducation devrait se saisir de la question. Le suicide de Matteo souffre-douleur d’un collège fait suite au suicide de Myriam, Pauline ou Sophia. C’est inadmissible, intolérable, insupportable. Comment accepter qu’un enfant en but à la haine identitaire puisse être maltraité sans que la communauté éducative réagisse ? Mais il faut quoi pour réagir ? D’autant que le rectorat nous dit : le conseiller d’éducation savait. Tout le personnel dont l’infirmière essayait de l’accompagner. Mais le problème n’était pas de l’accompagner. Tout du moins pas seulement, mais de traiter la souffrance à la racine. C’est à dire ceux qui utilisent un détail physique pour faire souffrir autrui.

C’est le moment d’aller dans ce collège pour parler de morale civique et punir ceux qui ont conduit à la mort du jeune Matteo qui chantait « pas besoin de souffrances, pas besoin de haine, pas besoin d’insultes, juste du bonheur ». Si on est pas révolté de la mort injuste de cet enfant c’est à désespérer.