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13 nov

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Jean-Christophe Cambadélis répond à Claude Guéant à propos du nucléaire sur Europe 1.

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Claude Guéant a remis cela a propos du nucléaire sur Europe 1. Il faut croire que l’UMP redoute un accord qui va créer la dynamique du renouveau en France. (…) Décidément l’UMP est défaitiste, ni croit plus puisque ses dirigeants disent que le programme PS/EELV va s’appliquer (…). Monsieur Copé a trop de problème avec Monsieur Fillon d’une part, et la droite populaire de l’autre, cette dernière veut se rapprocher du FN. Alors il tente une petite diversion vis-à-vis du PS (…) l’alliance est nécessaire et je l’a souhaite. Les écologistes veulent des engagements clairs, les socialistes ont une démarche réformiste sur le nucléaire, le compromis est nécessaire.

12 nov

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L’extrême droite dans le gouvernement de coalition nationale grecque: le choc !

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La bataille pour l’union nationale grecque fut longue et agaça les commentateurs. Elle a une raison: la guerre civile grecque est toujours vivace dans la mémoire collective. Entre 1946 et 1949 elle opposa la droite soutenue par les Anglais et la gauche soutenue elle par Tito. Elle fit des victimes dans toute la Grèce et dans chaque famille. Il y a au tréfond du peuple grec cette blessure jugée insurmontable par beaucoup. Alors que Georges Papandreou ait réussi à contraindre la droite de la nouvelle démocratie à entrer dans l’union nationale relève d’un exploit.

Mieux il a réussit à mettre le pays devant ses responsabilités et faire sortir la nouvelle démocratie de sa démagogie quasi « sortiste » de l’euro. Aujourd’hui 7o % de la population refuse de sortir de l’euro. Ce qui ouvre le chemin au consensus pour les efforts nationaux. Le nouveau premier ministre est à la mode des experts dépolitisés exigée par la doxa financière.

Papademos fut gouverneur de la banque centrale Grècque entre 1994 et 2002. C’est à dire au moment même où la Gréce entra dans l’euro avec des comptes truqués paraît-il. Mais passons ! Le dit gouverneur ami de M. Trichet était le point commun entre Georges Papandreou pour le PASOK et E. Venizelos son opposant -partenaire, A. Samaras patron de la droite de la nouvelle démocratie et … C’est là où le problème commence, G. Kadatzaferis leader du parti d’extrême droite LAOS. Cet homme aux accents antisémites, ce leader qui estimait le Mossad responsable du 11 septembre. Bref, cet animateur de la droite extrême est l’ancien responsable des jeunesses des colonels qui renversèrent le grand père de G. Papandreou pour établir une dictature. Disons le, cette présence interpelle et choque de nombreux grecs. Nicolas Sarkozy a salué le gouvernement Papademos en connaissant cette présence. Cela ne nous étonne pas. Mais même pour 12 semaines, il est vraiment peu probable que les socialistes français et européens le fasse.

12 nov

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Jean-Christophe Cambadélis réplique sur LCI à Jean-François Copé

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 » M. Copé ne reprend pas l’argument de M. Proglio mais tente de faire oublier les querelles internes de l’ump. (…) Il est plus utile pour la france de discuter avec les Verts que d’entretenir une proximité avec le Front National comme le fait la droite populaire de l’UMP. L’alliance avec Les Verts est nécessaire au renouveau de la France. La proximité avec le Front National c’est le déclin. »

11 nov

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Réponse à Jean-François Copé

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Il est plus utile pour la France de dialoguer avec les Verts qu’avec le Front National. Le patron de l’UMP a lancé un appel solennel au nom de la France à cesser les négociations avec les Verts à propos du nucléaire. M. Copé, entravé dans sa polémique sans fin avec le Premier ministre, qui n’était même pas invité à l’inauguration du musée de Meaux ce jour, donne le change. Mais M. Copé devrait plutôt s’occuper de faire cesser le discours de proximité de la droite populaire vis-a-vis du Front National. Il devrait se prononcer clairement: ni le Front National ni ses idées. Par contre l’alliance PS-EELV est l’avenir de la France car elle est source du renouveau Français.

catégorie Ecrits, Expressions

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10 nov

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La Bombe Iranienne

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Nous pouvons avoir de vives préoccupations après la publication du dernier rapport de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) portant sur le programme nucléaire de l’Iran, et qui évoque de « sérieuses inquiétudes concernant une possible dimension militaire du programme nucléaire iranien ».

Dans une région en proie à de grandes tensions et des conflits armés, un Iran doté de l’arme nucléaire ne violerait pas seulement les engagements pris pour la non-prolifération. Mais il deviendrait également un grave facteur de déstabilisation et de menace pour la stabilité de ses voisins et pour l’Etat d’Israël, dont l’existence même est contestée par les dirigeants extrémistes du régime actuel à Téhéran.
L’Iran, en tant que pays signataire du traité de la non-prolifération bénéficie d’un droit légitime à l’énergie atomique, dans le cadre d’un programme strictement civil. Le peuple iranien, épris de liberté et de démocratie, a droit à la prospérité et au développement culturel et scientifique. Mais, en s’engageant dans un programme nucléaire militaire, le régime iranien va à l’encontre des intérêts de son peuple et de la stabilité dans la région.

Le Parti socialiste est opposé à une option militaire contre l’Iran qui, loin d’empêcher ce pays de se doter de l’arme nucléaire, pourrait avoir de graves répercussions sur tous les peuples de la région. Il soutient  la ligne de conduite du Conseil de sécurité qui a déjà adopté plusieurs résolutions, assorties d’un régime de sanctions, pour obtenir de l’Iran qu’il fasse  la pleine lumière sur ses activités nucléaires et qu’il accepte de négocier un dispositif de contrôles visant à pleinement rassurer la communauté internationale sur ses intentions. Ces négociations doivent s’engager à présent plus sérieusement et sans plus de retard.

10 nov

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Montebourg ou l’acharnement à démontrer l’impossible rénovation du PS

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Vous êtes nombreux à me demander ce qui s’est passé au Bureau National entre Arnaud et moi. A la fin du BN, dans ce no man’s land où la présence est réduite, Arnaud qui ne s’est exprimé ni sur le rapport de Michel Sapin sur le G20, ni la crise grecque ou italienne, ni sur mon rapport sur les risques de conflit « nucléaire » qui monte entre Israël et l’Iran. Notre muet du sérail demande la parole pour un point divers. Et il réitère ses propos sur la limite d’âge à 68 ans. Il ne demande pas de vote, comme dans les « Tontons flingueurs » « il évoque ». J’ai pris la parole pour dire ceci:
D’abord il est insupportable de dresser des listes, des listes, vous avez bien lu, de militants âgés à abattre. Le procédé c’est l’homme. Ensuite c’est lui qui avait refusé l’amendement sur la date limite à 70 ans dans la convention sur la rénovation. (Roberto Romero de la motion C le confirmera quelques minutes plus tard). Enfin, autant on peut réfléchir au cumul dans le temps, autant fixer un âge de retraite politique est malvenu. Ceci aurait interdit à François Mitterrand de se présenter en 1981 et je n’évoque pas le Général De Gaulle.
Alors quel sens peut avoir cette mise en demeure à dix jours du dépôt de candidature ? Alors qu’à aucun moment dans la campagne des primaires l’ami Arnaud, écrasant l’infâme et faisant feu de tout bois, n’a évoqué ce sujet. Une piqure de rappel au candidat pour qu’il ne l’oublie pas ? Une tentative de faire vivre son mouvement -micro parti- qui vient de voir le jour dans une grande indifférence ? Ou plutôt s’acharner à démontrer que la rénovation est impossible au PS ? Au moment même où la direction obtient de tous les parlementaires atteint par le cumul, une lettre signée indiquant le mandat qu’ils quitteront en cas d’élection. Au moment où nous aurons presque la parité. Au moment où nous parviendrons enfin à promouvoir des jeunes issus de l’immigration. Son intervention, inutilement blessante dans la forme, inacceptable dans le fond, est politiquement désastreuse pour nous tous dans la présidentielle. Il fallait que ceci fut dit dans le PS et les yeux dans les yeux, ce fut fait.

09 nov

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Et maintenant Silvio Berlusconi !

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Après Gordon Brown, Yves Leterme en Belgique, Seguei Stanichev en Bulgarie, Lokke Rasmussen au Danemark, Ferenc Gyurscany en Hongrie, Brian Cowen en Irlande, Jan Peter Balkenende au Pays-Bas, José Socrates au Portugal, Robert Fico en Slovaquie, Georges Papandreou en Grèce ou Luis Zapatero contraint à ne pas se représenter, c’est au tour de Silvio Berlusconi d’être emporté par la vague de la crise et des dettes en Europe !

Là où les gouvernements avaient résisté aux manifestations, pétitions, grèves et autres mobilisations, les marchés ont tourné le pouce manifestant la fin de partie pour les gouvernants. Le parlement ou l’électeur finissant le travail. Nous sommes non seulement dans l’instabilité économique dû aux dettes souveraines et à la fébrilité des marchés. Mais l’instabilité ministérielle est venue se rajouter aux crises. Loin de moi de défendre ce satrape de Silvio Berlusconi mais constatons que même Angela Merkel et Nicolas Sarkozy dans les élections intermédiaires subissent des revers après les critiques de la Bourse. On comprend pourquoi dans ces conditions Nicolas Sarkozy s’accroche à son triple A.

08 nov

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Cambadélis: «Cet incident de séance est très freudien»

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Libération publie une interview de Jean-Christophe Cambadélis après les propos de François Baroin à l’Assemblée Nationale:

Jean-Christophe Cambadélis est député PS de Paris. Il revient, pour Libération, sur l’incident survenu ce mardi après-midi à l’Assemblée nationale.

Avez-vous pris le « pouvoir par effraction » comme François Baroin vient de le dire à la tribune de l’Assemblée nationale?

C’est tout l’inconscient de la droite qui est ressorti dans cette formule: la gauche est illégitime au pouvoir. Pour monsieur Baroin comme pour ses amis, la démocratie impose la gauche par effraction car le pouvoir leur appartient de toute éternité. Cet antienne est aussi vieille que la droite dans ce pays: on l’a entendue sous Jaurès, Blum et Mitterrand.

Est-ce pour François Baroin une façon de tuer son père politique -Jacques Chirac- dont la décision de dissoudre l’Assemblée a permis le retour de la gauche en 1997?

C’est effectivement Chirac et Juppé -lequel avait l’air contrit au banc du gouvernement- qui ont dissous l’assemblée. Cet incident de séance est très freudien car à l’époque ils avaient légitimé la nécessité de dissoudre pour renforcer leur majorité afin de faire face à la situation budgétaire et financière. Et, aujourd’hui, comme ils n’arrivent pas à faire face à la crise, le spectre de la gauche revient.

C’est un incident anecdoctique?

Les déparages actuels issus des rangs de la majorité sont dus à une campagne électorale qui ne dit pas son nom. Désormais, le gouvernement ne gouverne plus, il mène campagne pour Nicolas Sarkozy. Il utilise ses positions ministérielles pour bombarder la gauche. Et profite des tribunes que la crise lui procure pour construire des procès en légitimité. Bref, derrière un incident dans un hémicycle, il y a toute une logique qui n’est pas sans poser de problème du point de vue de la démocratie.

07 nov

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Le 2ème plan d’une série de plans de rigueur à venir !

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C’est parti ! les plans vont se multiplier. Aujourd’hui pour garder le triple A, demain pour le reconquérir, tant il est vrai que la finance a déjà tranché, infligeant à la France des taux d’emprunt encore plus élevés qu’à l’Allemagne. Et ce n’est pas fini, exigeant toujours moins d’état, moins d’acquis, moins de pouvoir d’achat, les marchés étanchent leur soif à l’eau salée de l’austérité. Et ils n’ont pas fini d’exiger. Nous courrons à la catastrophe, faute de croissance. Car l’orthodoxie du jour conduit à brider toute possibilité de croissance. Madame Merkel bat la mesure de cette valse mortifère. Sans que Nicolas Sarkozy ne puisse rien dire, lié au pacte allemand qui protège encore notre économie. Alors François Fillon annonce fièrement le plan le plus dur depuis la 2ème guerre mondiale. Un plan qui ne touche ni aux niches fiscales, ni au bouclier fiscal, mais s’attaque à la TVA, durcissant la réforme des retraites etc. etc. L’austérité imbécile et injuste pour tenter vaille que vaille de tenir une ligne « réalisto-merkeliste » dans la présidentielle. Affligeant ! Et cela ne fait que commencer.