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08 Juil

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« Il y a la place pour une opposition de gauche et responsable », interview au Monde

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Le Monde publie ce  jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Demain vous mettez en place la direction collégiale. Quelle va être son architecture ?

Le Parti socialiste doit se réorganiser avant de se refonder et pour cela il doit construire une nouvelle gouvernance avec une direction provisoire de 14 membres sur une centaine de candidatures. Parmi ces membres, six rapporteurs, trois hommes et trois femmes. Il y aura aussi quelques membres de droits (présidents de groupe, Fédération nationale des élus socialistes et républicains ou autre porte-parole…). Donc c’est une direction extrêmement resserrée. La feuille de route sera élaborée dans l’été et présentée devant un séminaire des directions (parlementaires, Bureau national et Premiers fédéraux) dans le dernier week-end d’août.

Un congrès suivra ?

Cette feuille de route sera votée par les militants la deuxième semaine de septembre et à partir de là, la direction provisoire collégiale sera légitimée. Il est vraisemblable que la question du congrès soit réglée à cette occasion. Je préconise qu’il se tienne au mois de février 2018, ni trop tôt ni trop tard. Cela permettra de trancher les problèmes importants: d’abord la question politique, c’est-à-dire notre rapport avec le pouvoir d’une part et Jean-Luc Mélenchon de l’autre. Il faudra aussi se pencher sur la question européenne, ainsi que sur les questions organisationnelles parce que la forme partidaire est datée. Elle remonte à 1905 pour le PS et il faut vraisemblablement muter…

Parmi la direction collégiale, y aura-t-il des partisans de Benoît Hamon ?

C’était prévu jusqu’au moment où Benoît Hamon a décidé de quitter le Parti socialiste. Mais comme on est dans un moment incertain où quelques uns ont décidé de le suivre et d’autres pas, je préfère que cette question ne soit pas posée dans la direction.

Il ne peut pas y avoir de double appartenance au mouvement du 1er juillet ?

Ce sont les statuts du parti. Il faut être clair. Pas de double appartenance vis-à-vis de La République en marche, ni du mouvement du 1er juillet.

Vous n’avez pas un sentiment de solitude après les départs de MM. Valls et Hamon ?

Il faut respecter les choix de chacun. Mais il faut clarifier.

Benoît Hamon dit qu’il n’a pas été soutenu par le PS pendant la campagne présidentielle et que c’est lui qui clarifie…

Ce n’est pas vrai. Le PS a apporté 12 millions d’euros à sa campagne. Ce n’est pas un soutien ça ? Et les 2039 parrainages c’est du sabotage ? Il est vrai que sa campagne a créé de l’abstentionnisme ou de l’hostilité, mais le PS, en tant que structure, a suivi. Par contre, je n’ai jamais vu un candidat à l’élection présidentielle refuser de venir devant le Bureau national avant et au lendemain de l’élection.

Je crois en outre que le double départ de Manuel Valls et de Benoît Hamon clôt le débat. Les deux dirigeants de la droite et de la gauche du parti ont décidé de ne plus être dans le PS. Ce qui donne, par cette clarification par le vide, une chance inattendue de ne pas être dépendant de leurs demandes.

L’avenir idéologique du PS, c’est ce qu’il y a entre Manuel Valls et Benoît Hamon ?

Je ne le présenterai pas comme cela ! Je dis que ça nous offre une opportunité de définir une ligne claire de ce que nous voulons être. La refondation idéologique est nécessaire. Cette question recouvre des aspects français mais aussi la grande crise du courant progressiste à l’échelle internationale. Regardez ce qui se passe aux Etats-Unis, en Espagne, en Italie et en Angleterre. Partout nous avons un débat entre les tenants du centre et ceux de la gauche. Entre l’adaptation et la résistance.

C’est toujours possible, quand on est socialiste, de discuter avec Jean-Luc Mélenchon ?

C’est de plus en plus difficile. Il m’a l’air de filer vers le gauchisme autoritaire et le populisme le plus échevelé.  Nous sommes en désaccord avec ce qu’il préconise sur  l’Europe et sur le plan économique. Mais le cœur de son dispositif, qui est la démocratie plébiscitaire, est pour nous une ligne de fracture majeure.

Est-ce plus envisageable de se tourner vers Emmanuel Macron ?

C’est aussi difficile. Mais entre l’opposition frontale de la France insoumise et la subordination totale à La République en marche, il y a la place pour une opposition de gauche et responsable. Emmanuel Macron a dit dans son discours au Congrès lundi que la France “n’était pas réformable”. Cela explique sa verticalité et son centralisme technocratique. C’est une erreur par rapport à la demande profonde du pays. Plus les décisions seront centralisées, tomberont d’en haut, plus on s’attaquera aux corps intermédiaires, plus le pays va se cabrer. L’hypercentralisation débouchera sur l’hypercontestation.

Ce “ni Macron ni Mélenchon”, n’est-ce pas aussi la ligne de Benoît Hamon ?

C’est pour cela qu’il ne fallait pas qu’il quitte le PS. A partir du moment où celui-ci reste une formation avec quatre présidents de région, des présidents de conseils départementaux, 1000 maires de villes de plus de 10 000 habitants et qu’aucun ne le suive… Son chemin, c’est une partie de la jeunesse et l’alliance avec Yannick Jadot et Cécile Duflot. Mais ça ne fait pas un Parti socialiste refondé, c’est un gros PSU [parti socialiste unifié]. Il est en train de refonder EELV.

Si les Verts sont en partie avec Hamon, que Mélenchon ne veut pas parler avec vous, avec qui le PS va s’allier ?

La gauche s’est majoritairement abstenue aux élections législatives. Mais il faut sortir de cela, c’est la vieille politique telle que nous l’avons connue au congrès d’Epinay, quand le champ politique était structuré par les partis dominants à gauche. Chacun contrôlait son petit espace politique et l’alliance de tous faisait une dynamique et la majorité. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Diriez-vous que votre bilan à la tête du PS est globalement positif ?

Je ne vais pas dire cela, à partir du moment où le candidat du PS a fait 6,4 % des voix à la présidentielle…

Globalement négatif alors ?

Je ne dirais pas cela non plus. C’est un bilan entravé.

Entravé par quoi ?

Par l’état du pays à notre arrivée, par les pesanteurs de l’appareil, par la compétition pour la future présidentielle, par un individualisme qui a pris des proportions rarement vues dans le mouvement socialiste. Et puis les socialistes avaient tendance à se faire la leçon et à faire la leçon.

Vous parlez, sans les nommer de Manuel Valls et Benoît Hamon…

J’ai fait preuve de respect vis-à-vis des deux, parfois au-delà du nécessaire.

Mais ils sont à l’image de ce qu’il nous est collectivement arrivé : des démarches individualistes et des stratégies personnelles.

Vous ne citez pas le quinquennat de François Hollande comme une entrave…

Cela viendra. On fera le bilan en temps voulu. Il y a des éléments critiquables et je le dirai. Ils tiennent plus de la méthode que de la réalisation. Mais n’oublions pas que François Hollande a dû faire face au terrorisme, à des crises internationales. Il faut toujours être honnête si on veut faire de bons bilans.

ll y a  bien d’autres entraves comme le retard pris dans la reformulation des socialistes qui se sont endormis sur leurs lauriers puis se sont affaissés et divisés. En 2012, nous avions tous les pouvoirs. Cinq ans plus tard, nous n’en avons plus aucun. A un moment donné, il faudra se confronter à cette réalité.

Qu’allez vous faire dans les prochains mois ?

Je partirai en septembre après le vote des militants. Il faut laisser la place à une nouvelle génération. J’essaierai d’être un des sages du Parti socialiste, j’aiderai à la refondation. Je continuerai à peser dans la vie politique française. Je serai une voix des socialistes et ne refuserai rien de ce qu’il me sera présenté.

Comment se porte financièrement le PS ? Vous allez vendre le siège ?

C’est une question qui se pose mais elle est plus politique que financière. On pourrait vendre des locaux de fédérations, nous avons un patrimoine très important. Mais la question que je poserai, c’est plutôt : « Peut-on peut penser que l’on peut construire le nouveau Parti socialiste à Solférino, dans le 7e arrondissement de Paris ? ». Symboliquement, je suis davantage pour quitter Solférino que de quitter le terme « socialiste ».

Justement, le PS doit-il changer de nom ?

Cela sera sur la table. J’ai tendance à penser : le problème est moins “socialiste” que “parti”.

Il y aura un plan social ?

Nous n’avons pas de dettes, on peut emprunter justement en gageant Solférino. S’il y a un plan social, il n’est pas annoncé pour l’instant. Le PS doit réorganiser son appareil permanent en investissant par exemple dans le numérique. Il vaut mieux des portails Internet dans chaque section que des locaux.

Donc il faut vendre les locaux pour faire des sites web ?

Je ne peux pas résumer ainsi, parce que je vais me faire appeler Arthur. Mais il faut muter. Donc il y a un gros travail de reformulation, de réorganisation, d’offre politique et de constitution d’un nouveau leadership.

Y-a-t-il une hémorragie de militants ?

Personne n’en sait rien. Vu les remontées des fédérations, on tourne autour de 80 000 militants.

C’est un chiffre qui semble énorme…

Les gens étaient prêts à partir. Ils nous laissent une dernière chance.

Le PS n’est donc pas mort ?

En fin de compte, le PS s’est affaissé après sa déroute parlementaire mais il ne s’est pas disloqué. Le climat a changé. Les adhérents voient qu’il n’est pas mort. Fortement affaibli certes, mais pas effondré.

Le PS joue un quitte ou double ?

Je crois que c’est cela. Si on retombe dans les errements des deux dernières années, je crois que les militants et les électeurs se diront que nous sommes incorrigibles.

Le PS éclaterait ?

Si la refondation ne fonctionne pas, oui. Pour l’instant, tout le monde retient son souffle. Les grands élus n’ont pas décidé de partir, les militants nous ont donné une dernière chance. Les parlementaires veulent faire du bon travail. Les dirigeants affectent de vouloir travailler ensemble. Cela donne un peu d’espoir.

 

Propos recueillis par Enora Ollivier et Abel Mestre

 

 

25 Juin

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Démenti officiel de la vente du siège de la fédération PS des Bouches-du-Rhône

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Face aux allégations mensongères tentant de faire croire que le Parti socialiste vendrait ses locaux, Jean-Christophe Cambadélis dément tout acte de vente du siège de la fédération PS des Bouches-du-Rhône.

D’abord, ces locaux sont majoritairement détenus par le PS national, or celui-ci n’a pas encore pris de décision de vente. Ensuite, les prix évoqués sont fantaisistes ou volontairement sous-évalués, ce qui n’est pas sans poser la question de l’éthique de ceux qui ont fait ces déclarations.

Il est nécessaire de rappeler que le PS n’a aucune dette et de nombreux biens immobiliers. Sur la gestion de ce patrimoine, il déterminera seul ce qu’il convient le mieux de faire en fonction de ses intérêts et de ses militants.

Ces allégations sont sans fondement et le Parti socialiste y voit des manœuvres spéculatives. Le cas échéant, il n’hésitera pas à saisir la justice si ces allégations devaient perdurer.

24 Juin

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« Le PS n’est pas mort, c’est sa force propulsive qui l’est », interview à Libération

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Libération publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Allez-vous demander à vos députés de voter “contre” la confiance au gouvernement?

Nous présenterons une résolution ce samedi en conseil national qui clarifiera notre position par rapport à la majorité présidentielle et dira que nous ne voterons pas la confiance.

Vous laissez donc la porte ouverte à des abstentions pour vos députés…

Nous ne votons pas la confiance, donc nous sommes clairement dans l’opposition. Mais, comme toujours, je laisse la porte ouverte aux délibérations des groupes, ça a toujours été le cas dans notre histoire. Mais, pour moi, il faut une double clarification si nous voulons une refondation : vis-à-vis du bonapartisme social-libéral d’Emmanuel Macron et vis-à-vis du gauchisme autoritaire de Jean-Luc Mélenchon. Cela ne veut pas dire que nous ne serons pas amené à voter des lois de Macron ou de combattre des textes avec Mélenchon, mais nous devons le faire à partir de ce que nous sommes : socialistes, écologistes et européens.

Quand allez-vous quitter votre poste de premier secrétaire?

J’avais trois solutions : rester, partir dès dimanche soir ou organiser la transition. J’ai choisi la dernière option. Une direction provisoire sera installée lors d’un conseil national le 8 juillet, un séminaire sera ensuite organisé fin août pour adopter une feuille de route soumise début septembre aux militants. La direction collective sera ainsi légitimée. A ce moment, je pourrais alors m’en aller le cœur léger. Mais vous allez continuer à m’entendre car je compte bien participer au débat en toute liberté.

A quel moment avez-vous choisi de partir?

Je me suis posé cette question deux fois : la première à Noël 2015, après l’annonce de François Hollande d’inscrire la déchéance de nationalité dans la Constitution; la deuxième, le jour où l’ex-Président m’a appelé pour me dire qu’il ne se représentera pas, j’étais dans un hôtel, à Prague pour le PSE. Ce soir-là, J’ai compris que nous ne gagnerions pas l’élection présidentielle, et j’ai commencé à préparer les conditions de mon départ pour que la refondation s’amorce.

La génération qui va prendre les commandes peut-elle y arriver?

Elle peut et doit le faire car le parti n’est pas mort. C’est sa force propulsive et attractive qui l’est, à cause de la crise du courant progressiste et social-démocrate mondial; de la dégénérescence de la culture de gouvernement en “bonne gouvernance”; de l’individualisme arrogant qui s’est emparé des socialistes. Je suis convaincu que le PS se refondra en répondant à ces questions tout en portant une nouvelle république décentralisée et parlementaire via la proportionnelle.

Vous n’avez pas peur que cette direction collégiale se transforme en compétition pour prendre le parti ?

Il faut faire confiance à l’intelligence collective. Lorsque Podemos ou Syriza émergent ce sont avec des directions collectives. Leurs leaders respectifs se sont constitués dans le mouvement. Une direction collégiale préfigurerait le type de démocratie que nous voulons construire. Je vais conseiller de garder pendant un temps la collégialité. Si on repart avec un premier secrétaire, il y aura une majorité et une minorité. Et on recommencera comme avant…

Mais il faut bien qu’une personne s’installe dans votre bureau non?

Ils le transformeront en espace de coworking!

A l’époque, vous avez critiqué Manuel Valls lorsqu’il a parlé de “dépassement” et de changer de nom du PS. Vous proposez la même chose aujourd’hui non?

Il ne s’agissait pas d’une refondation de sa part mais d’une tentative d’exclure les frondeurs. Ce que je propose, c’est une refondation globale pour dépasser toutes les gauches.

Avec une stratégie d’union de la gauche?

Pour l’instant, nous n’avons pas de partenaire. Peut-être le Parti communiste… Il ne faut pas penser en terme partidaire, c’est l’ancien monde, il faut penser une gauche multiforme : des intellectuels, des syndicalistes, des associations, des citoyens… Il faut déclencher un mouvement pour déboucher sur un nouveau parti.

C’est un peu ce que compte faire Benoît Hamon dès le 1er juillet à Paris…

Je crois que la religion de Benoît n’est pas faite : je pense que cela passe par un PS reformulé, lui hésite entre cette perspective et une entité extérieure. Ses partenaires devraient le pousser à clarifier plus rapidement qu’il ne le pense. J’ai quelques expériences des rassemblements de 15 000 personnes. J’en ai fait des dizaines dans ma vie. A la fin, c’est toujours le PS qui fait le résultat électoral. Lutte ouvrière est toujours capable de rassembler 30 000 personnes à la Pentecôte, ça donne quoi sur le plan électoral? Il ne faut pas confondre la force militante qui existe, et que Hamon a su cristalliser, en force électorale dans une société qui n’est pas mûre pour une orientation radicale rose-verte. Nous l’avons vu avec le score à la présidentielle. Benoit Hamon peut apporter sa pierre à cette reformulation, comme beaucoup d’autres. Mais exclure d’emblée le PS serait une erreur.

François Hollande a-t-il un rôle à jouer dans le futur?

Je pense qu’il a encore envie de jouer un rôle. (Sourire)

 

Propos recueillis par Rachid Laireche et Lilian Alemagna

18 Juin

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Résultats du 2e tour des élections législatives – Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – dimanche 18 juin 2017

par

Déclaration de Jean-Christophe CAMBADÉLIS
Premier secrétaire du Parti socialiste
Paris, siège du Parti socialiste
Dimanche 11 juin 2017
Seul le prononcé fait foi

Françaises, Français, mes chers compatriotes,

Ce soir, malgré une abstention alarmante, le triomphe d’Emmanuel Macron est incontestable. La défaite de la gauche est incontournable. La déroute du Parti socialiste, sans appel. La droite fait face à un véritable échec. Enfin, les populistes de tous bords sont relégués aux marges.

Les électeurs ont voulu « donner sa chance » au nouveau Président. Ils n’en ont laissé aucune à ses adversaires.
Ce soir, le Président a tous les pouvoirs : un Gouvernement à sa main et un Parlement aux ordres.

Pour autant, ce triomphe a un côté artificiel. Car tous les problèmes de notre pays ne se règleront pas d’un coup de balais magique. Car chacun devine que cette imposante majorité ne correspond pas à la réalité sociale et politique de notre pays. Un pouvoir absolu et concentré, exercé en toute verticalité se heurtera à cette contradiction.

Monsieur le Président, la France a besoin d’écoute pour affronter ses défis et de confiance pour faire valoir ses atouts. Elle a donc besoin de dialogue social et d’intelligence collective, de ses corps intermédiaires comme de ses territoires.
Oser plus de démocratie ! Voilà ce dont la France a besoin. Voilà le programme de travail qui doit désormais occuper la gauche.

La gauche doit tout changer, la forme comme le fond, ses idées comme ses organisations. La gauche doit ouvrir un nouveau cycle. Il s’agit de repenser les racines du progressisme, car ses deux piliers – l’État providence et l’extension continue des libertés – sont remis en cause. Il s’agit donc de repenser l’action publique, en mêlant principe d’efficacité et demande citoyenne. C’est le socle indispensable d’une nouvelle offre politique à gauche pour contrer à la fois le néolibéralisme et le nationalisme.

Il s’agit d’un immense défi, d’une tâche de longue haleine. J’y participerai avec humilité mais je souhaite le faire en étant libre de ma parole. J’accompagnerai ce combat décisif avec volonté mais je ne le ferai pas en tant que Premier secrétaire du Parti socialiste.

Ainsi, une direction collective va se mettre en place dans les plus brefs délais. Elle devra associer à ses travaux les militants, les sympathisants et les forces vives de la gauche et bien entendu les consulter démocratiquement et de manière régulière. Il ne s’agit pas pour moi d’organiser une retraite mais de permettre une renaissance dans l’ordre. Je prends cette décision sans amertume ni colère, conscient de mon devoir et du moment crucial que traverse la gauche. J’assume simplement et tranquillement ma part de responsabilité.
Je voudrais saluer et remercier toutes celles et tous ceux qui m’ont aidé pendant ces trois années, au cours desquelles nous aurons sans cesse couru contre la montre.

À tous les militants socialistes, je dis : le brouillard va se dissiper plus vite que vous croyez. Nous avons perdu une bataille électorale mais la guerre contre les inégalités ne s’arrêtera jamais. Dans l’adversité ne cédons rien de nos valeurs.

Quant à vous, mes chers compatriotes : ne laissez personne vous dire que l’esprit de justice sociale est un obstacle sur le chemin de la prospérité. Car c’est le cœur de la France, sa force et sa fierté.

Je vous remercie.

 


J-C.Cambadélis : « Ne laissez personne vous dire… par PartiSocialiste

11 Juin

Commentaires fermés sur Résultat du 1er tour des législatives – Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – dimanche 11 juin 2017

Résultat du 1er tour des législatives – Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – dimanche 11 juin 2017

par

Déclaration de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Paris, siège du Parti socialiste

Dimanche 11 juin 2017

Seul le prononcé fait foi

 


Françaises, Français, mes chers compatriotes

Avec 50%, l’abstention atteint ce soir un niveau historique, jamais observé depuis 1958. Cette abstention record est le signe d’une immense fatigue démocratique. Le brouillage intentionnel des clivages et la promesse appuyée de renouvellement n’ont pas pu endiguer ce désengagement civique aggravé.

Le premier tour des élections législatives est également marqué par le recul sans précédent de la gauche dans son ensemble et notamment du Parti socialiste.

Ce soir, tout indique que la majorité absolue est d’ores et déjà acquise pour La République En Marche.

En conséquence, le second tour de dimanche prochain sera soit celui de l’amplification, soit celui du pluralisme. Car si cette majorité absolue est encore amplifiée, elle sera quasiment sans opposition réelle et nous aurons donc une Assemblée nationale sans véritable pouvoir de contrôle et sans débat démocratique digne de ce nom.

Dans un monde instable voire inflammable, notre démocratie ne peut se permettre d’être malade. Notre pays doit affronter de multiples défis et nous savons que les désaccords sont nombreux.

Il n’est ni sain ni souhaitable qu’un Président ayant rassemblé seulement 24% des suffrages au premier tour de la présidentielle et qui a été élu au second par le seul rejet de l’extrême droite, bénéficie du monopole de la représentation à l’Assemblée nationale. Cette profonde contradiction démocratique pèserait sur tous les actes du quinquennat.

Car nous le savons : l’unanimisme est le terreau de l’aveuglement et le ferment des tensions.

Ce soir, le Parti socialiste salue tous ses candidats qui se sont battus avec conviction et avec courage dans une conjoncture souvent désespérée après notre lourde défaite de la présidentielle. Le tourbillon était trop puissant. C’est un fait, les deux scrutins étaient beaucoup trop rapprochés pour permettre un véritable sursaut.

Je salue très amicalement celles et ceux qui n’ont pas pu se qualifier ce soir. Pour le second tour, nous voulons faire le choix de la clarté.

Comme toujours, fidèles à notre engagement républicain viscéral, nous ferons barrage au Front national là où il peut l’emporter. C’est le désistement pour la République.

Sans surprise, attachés à la valeur cardinale de Justice sociale, nous nous opposerons à la droite.

Dans tous les autres cas, nous continuerons à défendre nos positions énoncées au premier tour : le refus des ordonnances de la loi travail et de l’augmentation de la CSG pour les retraités, la priorité à l’éducation et à l’écologie, le soutien à l’innovation et à la recherche pour la réussite de l’industrie du futur et enfin la défense de l’Europe.

Nous appellerons nos électeurs à voter soit pour notre programme, soit pour ceux qui sont le plus proches de ses exigences.

Mes chers compatriotes, dimanche prochain, face aux défis et notamment celui du désengagement civique, je vous appelle à faire vivre notre démocratie, à laisser une chance au débat et à donner de l’espace au compromis.

Je vous appelle à vous mobiliser au second tour pour donner à la gauche et au Parti socialiste les moyens de vous défendre.

Je vous remercie.

 

Jean-Christophe Cambadélis


« Dimanche prochain, je vous appelle à faire… par PartiSocialiste

09 Juin

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L’édito politique de Jean-Christophe Cambadélis

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Chaque lundi, Jean-Christophe Cambadélis dans une vidéo dresse une analyse de la situation politique actuelle.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité des épisodes de son #EditoHebdo :


"Je vous appelle à vous battre jusqu'au bout… par PartiSocialiste


L’Edito de Jean-Christophe Cambadélis #38… par PartiSocialiste

L’Edito de Jean-Christophe Cambadélis #37 – « La… par PartiSocialiste

L’Edito de Jean-Christophe Cambadélis #36… par PartiSocialiste

L’Edito de Jean-Christophe Cambadélis #35… par PartiSocialiste

L’Edito de Jean-Christophe Cambadélis #34 : Je… par PartiSocialiste

L’Edito de Jean-Christophe Cambadélis #33… par PartiSocialiste

L’Edito de Jean-Christophe Cambadélis #32… par PartiSocialiste

L’Edito de Jean-Christophe Cambadélis #31… par PartiSocialiste


L’Edito de Jean-Christophe Cambadélis #30… par PartiSocialiste

L’Edito de Jean-Christophe Cambadélis #29 – Les… par PartiSocialiste


L’Édito de Jean-Christophe Cambadélis #28… par PartiSocialiste

L’Édito de Jean-Christophe Cambadélis #27… par PartiSocialiste

L’Edito de Jean-Christophe Cambadélis #26… par PartiSocialiste

L’Édito de Jean-Christophe Cambadélis #25 – « La… par PartiSocialiste


L’Édito de Jean-Christophe Cambadélis #24… par PartiSocialiste


L’Édito de Jean-Christophe Cambadélis – #22… par PartiSocialiste


L’Edito de Jean-Christophe Cambadélis – Episode… par PartiSocialiste


L’Édito de Jean-Christophe Cambadélis – Épisode… par PartiSocialiste


L’Édito de Jean-Christophe Cambadélis – Episode… par PartiSocialiste


L’Édito de Jean-Christophe Cambadélis – Épisode… par PartiSocialiste


L’Édito de Jean-Christophe Cambadélis – Épisode… par PartiSocialiste


L’édito de Jean-Christophe Cambadélis – épisode… par PartiSocialiste


L’édito de Jean-Christophe Cambadélis – épisode… par PartiSocialiste


L’édito de Jean-Christophe Cambadélis – épisode… par PartiSocialiste


L’édito de Jean-Christophe Cambadélis épisode… par PartiSocialiste


L’édito de Jean-Christophe Cambadélis – épisode… par PartiSocialiste


L’Édito de Jean-Christophe Cambadélis – Episode 11 par PartiSocialiste


L’Édito de Jean-Christophe Cambadélis – Episode 10 par PartiSocialiste


L’édito Jean-Christophe Cambadélis – Épisode 9 par PartiSocialiste


L’édito Jean-Christophe Cambadélis – Épisode 8 par PartiSocialiste


L’édito Jean-Christophe Cambadélis – Épisode 7 par PartiSocialiste


L’édito Jean-Christophe Cambadélis – Épisode 6 par PartiSocialiste


L’Édito de Jean-Christophe Cambadélis – Épisode 5 par PartiSocialiste


L’Édito de Jean-Christophe Cambadélis – épisode 4 par PartiSocialiste


L’Édito de Jean-Christophe Cambadélis – épisode 3 par PartiSocialiste


L’Édito de Jean-Christophe Cambadélis – épisode 2 par PartiSocialiste


L’édito Jean-Christophe Cambadélis – Épisode 1 par PartiSocialiste


Crédit photos : Mathieu Delmestre

08 Juin

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L’invité de France 3 Île-de-France

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Jean-Christophe Cambadélis était jeudi 8 juin l’invité politique de France 3 Île-de-France.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations en cliquant ici.

08 Juin

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L’invité d’Elizabeth Martichoux sur RTL

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité d’Elisabeth Martichoux sur RTL.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

Affaire Ferrand : « Il faut se mettre de côté… par rtl-fr

 

Elections législatives

Faut-il donner au Président Macron les moyens d’agir ou faut-il l’équilibrer l’Assemblée nationale?

La centralisation autour d’Emmanuel Macron dans tous les domaines de la vie va créer des tensions, des contre-pouvoirs, des volontés de voir le pays respirer autrement.

Trop de pouvoir tue le pouvoir.  À partir du moment où on a tous les pouvoirs on les perd tous. (…) Je ne crains pas la centralisation du pouvoir par le Président Macron, je la vois!

Je crains une Assemblée nationale qui vote au canon, l’absence d’opposition et donc un pouvoir jupitérien. A partir du moment où il n’y pas d’opposition à l’Assemblée nationale, elle sera soit dans les médias, soit dans la rue.

C’est la verticalité du pouvoir contre les pouvoirs intermédiaires

Je suis pour que la France réussisse mais pour cela il faut être dans la coproduction de ce qui est bon pour la France.

Il a été élu au second tour avec l’alliance de tous les partis démocratiques. Il n’y a pas eu d’accord de projet avec le pays, il y a eu un accord de rejet. Donc cela nécessite que tous ceux qui ont participé à ce rejet doivent pouvoir discuter du projet ». « Il devrait composer avec l’ensemble des forces qui au 2e tour l’ont porté au pouvoir

Loi Travail

À 3 jours des Législatives, personne ne sait sur quoi on va se prononcer. (…) J’ai entendu les organisations syndicales elles ne sautent pas de joie sur la remise

Parti Socialiste

Les idées socialistes, le socialisme resteront. C’est la maison socialiste qui est à reconstruire.

L’unité est nécessaire dans un pays fragmenté. Il faut rassembler les positions divergentes sinon elles risquent  de se retourner contre vous.

Affaire Ferrand

Richard Ferrand aurait dû se mettre de côté des le départ

Le gouvernement s’interroge sur le Tiers payant généralisé ?

« C’est assez scandaleux. J’attends la réaction de Marisol Touraine qui se revendique Majorité présidentielle  à cette décision d’évaluation.

 

05 Juin

Commentaires fermés sur L’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur C News

L’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur C News

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce lundi aux questions de Jean-Pierre Elkabbach sur C News.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


L’invité de Jean-Pierre Elkabbach du 05/06/2017 par CNEWS

Attentat de Londres

Toutes les démocraties sont touchées et j’appelle au renforcement de la coopération antiterroriste européenne. Dans ce contexte il faut sécuriser au maximum nos élections mais aussi nos autres événements. Il faut être vigilants, prudents et mobilisés.

Dans le domaine de la lutte contre le terrorisme nous sommes pour la task force mais nous avons aussi nos propres propositions. (…) S’il y centralisation au niveau de l’Elysée il doit y avoir à l’Assemblée une commission permanente qui traite du terrorisme.

Rupture entre l’Arabie Saoudite, ses alliés et le Qatar

Concernant la rupture entre l’Arabie Saoudite, Bahreïn avec le Qatar, j’y vois surtout la pression des États-Unis contre l’Iran.

Parti Socialiste

Ma part de responsabilité c’est de n’avoir pas réussi à maintenir l’unité des socialistes. Le Parti Socialiste a su un temps contenir ses divisions. Il n’en est plus capable aujourd’hui. Il faut construire une nouvelle maison. (…) Dans la reconstruction nécessaire, il faudra l’unité du PS mais aussi de l’ensemble de la gauche. Aujourd’hui comme demain, s’il n’y a pas l’unité de l’ensemble des socialistes et de la gauche ns ne redresserons pas.

Nous n’avons pas de dettes contrairement aux autres formations politiques.

Mounir Mahjoubi ne fait pas campagne sur son nom. Tout comme la candidate France Insoumise, il est caché derrière une effigie: Emmanuel Macron pour l’un et Jean-Luc Mélenchon pour l’autre.

Elections législatives

Les sondages actuels ne seront pas à l’image de ce qui sortira des urnes.

Code du travail : « Je demande que le Gouvernement nous dise vite où il souhaite aller avant le vote pour que les Français décident »

Il faut faire attention, une majorité absolue conduit souvent à l’absolutisme. Il existe en cela un déséquilibre dans notre démocratie, il n’est pas souhaitable que nous votions les lois au canon. Emmanuel Macron est un démocrate mais il peut avoir la tentation de l’exercice solitaire du pouvoir

Face à une France fragmentée c’est par le compromis que l’on peut avancer.

Je veux incarner si je suis réélu, une opposition raisonnable c’est-à-dire qui se détermine au cas par cas par rapport aux sujets présentés.

Jean-Luc Mélenchon / Bernard Cazeneuve

Jean-Luc Mélenchon ne s’emporte pas simplement à cause de Bernard Cazeneuve mais parce qu’il voit qu’il a beaucoup perdu dans les sondages.