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28 mar

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« La méthode du PCF et de Maurice Thorez »: Mon interview à l’Humanité.fr

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JCC humanité Europe

Le site Humanité.fr publie aujourd’hui une interview que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du Parti Socialiste répond aux questions de l’Humanité Europe sur les changements dont l’Europe a besoin et sur la politique du gouvernement français.

Humanité Europe. Le Parti socialiste vient de lancer sa campagne des élections européennes ( https://www.choisirnotreeurope.fr/) dans un contexte marqué en France par le pacte de responsabilité et la recherche de 50 milliards d’économies dans les dépenses publiques. Par ailleurs, l’Allemagne vient d’annoncer la création d’un salaire minimum national. L’Angleterre parle d’augmenter le sien de 11 %. Barack Obama centre son discours sur l’état de l’Union sur la revalorisation des bas salaires. N’est-il pas temps pour la France et l’Europe de sortir de l’austérité pour retrouver la croissance et l’emploi?

Jean-Christophe Cambadélis. Nous ne sommes pas dans l’austérité en France mais dans la lutte pour réduire le déficit et pour la reconquête productive. Les autres pays ont à créer ou augmenter le SMIC mais en France il est là. Mais vous avez raison, la décision du gouvernement de coalition en Allemagne de reprendre la mesure phare du SPD (social-démocrate) sur le SMIC est très importante. D’abord pour l’Allemagne, ensuite pour les Européens car la relance en Allemagne aura quelques conséquences pour les autres pays. Ensuite, cela ouvre la voie à un SMIC européen et à une harmonisation sociale hautement souhaitable comme nous l’avons toujours demandé.

HE. Les grands mouvements de 2008-2009 qui ont vu des millions de personnes défiler dans les rues et les huit grandes organisations syndicales françaises signer une plateforme commune avec des propositions pour combattre la crise financière ont sans doute favorisé l’élection de François Hollande trois ans plus tard. L’absence de perspective politique à gauche aujourd’hui n’explique t-elle pas l’atonie actuelle, voire une certaine désespérance sociale qui s’exprime? Comment en sortir?

J.-C. C. Les manifestations contre l’austérité pèsent toujours et les réalités budgétaires aussi. Il faut répondre à la demande des peuples qui veulent la fin de la récession et de la politique européenne « austéritaire ». Nous le faisons en nous battant pied à pied contre le chômage, pour la croissance. Mais nous le faisons sous contrainte des déficits laissés par nos prédécesseurs. La France se redresse, c’est incontestable, mais moins vite que les Français et nous le souhaitons. Il y a des impatiences, des colères que nous comprenons. Mais c’est le chemin le plus court et le plus fiable pour sortir de la crise. Demander un compromis entre les salariés et le patronat, un donnant-donnant pour relancer le pays. N’était-ce pas la méthode soutenue par le PCF de Maurice Thorez au sortir de la guerre dans le premier gouvernement du général de Gaulle? Eh bien, nous faisons la même chose.

HE. Dans son document déclinant quatorze priorités pour réorienter l’Europe, le Parti socialiste déclare dans le même mouvement: « L’Europe a besoin de croissance, pas d’austérité. Nous demandons un calendrier étendu, crédible et réaliste de réduction des déficits publics…» Où allez-vous chercher l’argent de la croissance?

J.-C. C. La question des Européens, c’est: « quelle majorité pour quelle Europe? » et « quel candidat européen pour la présidence de la Commission européenne? » Nous voulons battre la droite sortante, dont le bilan est catastrophique. Nous appelons les Européens à « choisir notre Europe  ». Une Europe qui protège, qui soit performante mais qui progresse. Nous voulons une Europe plus simple, plus solidaire, avec davantage de cohésion. Le Manifesto adopté ce week-end par les 28 partis sociaux-démocrates d’Europe est une claire rupture avec ce qui se fait en Europe depuis plus de dix ans. Alors, où trouver l’argent? D’abord dans le fonds européen, ensuite dans la taxation des transactions financières, enfin dans les euro-projets, c’est-à-dire l’emprunt pour des projets concrets de croissance car l’Europe, elle, n’est pas endettée.

Entretien réalisé par Marc Berrus

 

18 fév

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L’invité politique de Tirs Croisés sur i>Télé

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JCC itele 18022014Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Laurence Ferrari dans Tirs Croisés sur i>Télé.

Vous pouvez retrouver la vidéo ci-dessous:

07 fév

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Mon interview à Sud Ouest: Cacophonie à gauche : Cambadélis veut le « silence dans les rangs »

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Sud Ouest.fr a publié aujourd’hui une interview que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

A six semaines des municipales, Jean-Christophe Cambadélis demande aux députés PS de ne pas se tromper de priorité. L’urgence reste la croissance

Dire que Jean-Christophe Cambadélis, le député PS de Paris, n’a pas apprécié les développements politiques qui ont accompagné, à gauche comme à droite, le retrait de la loi famille est un doux euphémisme. Comme il l’a expliqué à Sudouest.fr ce vendredi, le pacte de responsabilité aux entreprises doit rester la priorité. Et ce d’autant plus qu’il redoute d’ores et déjà que le patronat ne se défausse. Interview.

Sud Ouest. La volte face du gouvernement sur la loi famille vous a laissé un goût amer. Vous parlez même de « Shadok time »…

Jean-Christophe Cambadélis. Ma colère s’adresse à l’ensemble de la classe politique. La situation est ubuesque. On manifeste contre la PMA et la GPA alors que ces deux dispositions ne se trouvent pas dans le texte famille. Celui-ci est repoussé et la gauche hurle à la capitulation sur la PMA, tandis que l’UMP crie victoire alors qu’elle n’a pas participé à la manifestation. Vous avouerez que c’est incompréhensible.

Certains députés de gauche veulent toujours déposer des amendements sur cette loi famille. À six semaines des municipales, cela vous inquiète-il d’entendre des socialistes être prêts à ferrailler contre le gouvernement ?

Absolument. J’appelle certains de mes camarades à la responsabilité. Ils savaient que dans la loi famille il n’y avait pas de PMA. Dès lors, ils ne peuvent estimer qu’il y a recul sur le sujet parce qu’on repousse ce texte. Franchement ! La France traverse une épreuve majeure. Elle a besoin de visibilité, d’efficacité et donc d’unité. Alors, à partir de maintenant jusqu’en juin, c’est silence dans les rangs, on fera les comptes après.

La gauche doit-elle réagir aux manifestations des 26 janvier et 1er février ? Ne serait-ce pas au PS de se mobiliser sur ce point ?

Je ne pense pas que ce soit au Parti socialiste de porter seul la mobilisation contre les ennemis de la République. C’est à l’ensemble des républicains et des démocrates de proposer une manifestation à laquelle le PS pourra souscrire. Car si le PS le fait aujourd’hui, au mieux on parlera de récupération et au pire, on ne voudra pas apparaître comme le soutenant à la veille des municipales.

Cette cacophonie sur la loi famille n’illustre-t-elle pas la difficulté du gouvernement à tenir un cap ?

Mais le fait de reporter le texte famille a précisément été fait pour donner la priorité au pacte de responsabilité. C’était pour éviter que la France ne s’embrase – à tort – sur un sujet qui défraye la chronique depuis un an. Et surtout pour maintenir au centre du débat français la croissance et la lutte contre le chômage. La France traverse une période troublée et il ne faut pas ajouter du trouble au trouble.

 

Avec ce nouveau couac, le pacte de responsabilité a disparu des écrans radars. N’est ce pas ça le plus inquiétant ?

On ne peut pas dire que le pacte de responsabilité est le grand perdant, puisque les négociations n’ont pas encore débuté. Mais il y a des indices inquiétants. On voit le MEDEF abandonner progressivement ce qu’il avait dit : à savoir qu’avec des allègements de charge, il pourrait créer un million d’emplois. Monsieur Gattaz avait un badge à sa boutonnière qui rappelait cela. On a l’impression que le MEDEF veut prendre son gain avec les allègements de charge sur les cotisations familiales, mais se refuse à indiquer quels seraient ses investissements en contrepartie. A partir de là les syndicats ne voient pas comment ils peuvent participer à ce faux dialogue social. Ça devient inquiétant.
François Hollande doit-il de nouveau faire pression sur le MEDEF ?

Jean-Marc Ayrault a écrit aux partenaires sociaux pour leur demander d’engager promptement ces négociations. Il faut faire pression sur les uns et les autres. Le pays ne peut attendre. Il y a urgence, non seulement pour redresser notre économie mais il y a urgence pour la croissance, l’emploi et la compétitivité. On ne peut jouer avec les difficultés épouvantables de la France. Le MEDEF doit s’engager à investir puisque l’État s’est engagé de son côté. Messieurs du MEDEF, c’est à vous de jouer, la France vous regarde.

 

07 fév

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L’invité de Christophe Barbier sur I>Télé

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Jcc itele 07022014Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Christophe Barbier sur le plateau de la matinale info d’I>Télé.

Vous pouvez retrouver l’interview ci-dessous:

04 fév

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Mon interview au JDD.fr: « Jamais un gouvernement impopulaire n’a gagné les élections intermédiaires »

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JDD 04022014Vous pouvez retrouver l’interview sur le site du JDD.fr en cliquant ici.

 

INTERVIEW – Alors que le PS vient juste de lancer sa campagne pour les Européennes, samedi à la Mutualité, Jean-Christophe Cambadélis, directeur de cette campagne, revient sur les enjeux du scrutin. Et évoque aussi les municipales avec un discours nettement moins optimiste que celui d’Harlem Désir.

Faites-vous partie de ceux qui à gauche regrettent le recul sur la loi Famille?
Nous sommes dans la grossesse nerveuse. On veut voir dans l’abandon du projet de loi Famille, une reculade du gouvernement. Mais sur quoi? La PMA et la GPA n’étaient pas, avant la manifestation de la droite catholique, dans la loi. C’est typique de notre débat national qui s’enflamme sur des symboles et des rumeurs.  Les choses sont claires : notre priorité c’est la croissance. Les problèmes de société seront traités mais en temps et en heure. Ils ne peuvent se substituer à l’urgence du moment : remettre sur pied le pays.

Pour les municipales, le PS ne cesse de répéter qu’il craint l’abstention. Le pacte de responsabilité et le recul sur la loi famille et la PMA vont-ils aider les socialistes à se mobiliser?
Les élections municipales sont des élections locales. Hors, le bilan des socialistes dans les municipalités est excellent. Les Français comprennent parfaitement que l’attention du gouvernement doit porter avant tout sur le redressement économique et social de la France.

«Les problèmes de société seront traités mais en temps et en heure.»

Harlem Désir évoque des municipales de « conquêtes ». Partagez-vous un tel enthousiasme?
C’est évidemment un discours de mobilisation mais nous savons que la situation sera difficile. Jamais un gouvernement impopulaire n’a gagné les élections intermédiaires sous la Ve République. Il faut donc se mobiliser. Nous aurons des gains et des pertes. La partie sera rude. Si deux tiers des Français voteront sur des enjeux locaux, un tiers des Français le fera à partir des évènements nationaux et de leur lecture de la politique gouvernementale. On peut craindre un abstentionnisme de masse, surtout à gauche.

Vous parlez aussi de scénario gris et de scénario noir…
Vous avez un scénario noir qui serait une défaite des socialistes sans gains significatifs aux municipales et aux européennes. Un scénario gris serait une absence de vague bleue, pas de vague noire – c’est-à-dire pas de vague Front national -, pas de vague rouge, mais des pertes et des gains et au final une confirmation pour les socialistes des positions acquises depuis de nombreux scrutins. Ce scénario est le plus probable mais il dépendra de l’abstention au premier tour.

S’agissant des élections européennes, on a l’impression que les socialistes prônent la relance en Europe et la rigueur en France. N’est-ce pas contradictoire?
Pas du tout. On ne peut  pas s’en sortir uniquement avec une politique rigoureuse en France. Cette politique est supportée difficilement par les Français. Cela se fait dans la douleur avec un peuple qui souffre. Donc c’est maintenant à l’Europe de faire sa part du travail avec une relance économique. Lors des  prochaines élections, il y a la possibilité d’une majorité progressiste emmenée par Martin Schulz. Pour la première fois, c’est cette majorité d’eurodéputés  qui pourra désigner son candidat à la tête de la Commission.

«L’électorat de Marine Le Pen ne se déplace pas aux élections européennes.»

Quel est l’objectif du PS pour ces élections. Être devant le FN?
Il est simple : faire plus que la dernière fois où nous avions 14 députés et faire en sorte que les sociaux-démocrates en Europe arrivent en tête. Aujourd’hui, Marine Le Pen fanfaronne sur les sondages mais chacun sait que son électorat ne se déplace pas aux élections européennes.

Êtes-vous favorable à une grande manifestation de gauche contre l’extrémisme de droite?
Nous ne sommes pas dans les années trente. S’il y a des résurgences fascistes, ils n’ont pas l’organisation et la puissance des ligues entre les deux guerres. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne soit pas nécessaire de les combattre.  Cela peut se faire par des manifestations mais pour cela il faut qu’elles soient d’ampleur, qu’elles réunissent toutes les gauches, et défendent la République. Ce n’est pas au Parti socialiste de l’organiser.

Samedi, Edouard Martin a clairement critiqué le pacte de responsabilité, disant qu’il fallait en faire plus pour la demande et moins pour l’offre. Le PS peut-il avoir sa tête de liste la plus emblématique qui critique l’action gouvernementale?
Ce n’est pas un problème, c’est sa position. Il défend encore la position de la CFDT. Ce n’est pas un militant socialiste. C’est un militant de la réorientation européenne  qui défendra le moment venu  le programme qui sera celui de tous.

Après cette séquence électorale, est-ce un nouveau temps du quinquennat qui doit s’ouvrir?
Ce temps nouveau a commencé le 31 décembre et le 14 janvier. Le président de la République a accéléré sa politique. Mais il n’est pas impossible qu’il y ait un temps nouveau au Parti socialiste.

Arthur Nazaret – Le Journal du Dimanche

mardi 04 février 2014