Vous êtes dans: Dans les médias

31 Oct

Commentaires fermés sur « Se battre contre le projet de la droite », interview à Le Quotidien de la Réunion

« Se battre contre le projet de la droite », interview à Le Quotidien de la Réunion

par

Logo le quotidien de la Réunion

Le Quotidien de La Réunion publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:


Venir à la Réunion, le jour de la fête des défunts… Ne craignez vous pas de conforter l’idée que le PS est mort ?

On peut avoir toutes les interprétations. Ça peut aussi être le moment de la résurrection. Ce voyage devait être fait. J’étais déjà venu avec Martine Aubry quand elle était première secrétaire et je viens aujourd’hui dans une situation qui a beaucoup changé depuis. Nous sommes au pouvoir et nous avons fait évoluer beaucoup de choses pour l’égalité réelle outre-mer.

Vous faîtes actuellement la tournée des fédérations. Quel message allez vous faire passer aux dirigeants et militants socialistes réunionnais ?

Il faut se battre, il faut cesser de spéculer sur les chances de tel ou untel, mais se battre contre un projet réel : celui de la droite et de l’extrême droite qui veulent remettre en cause ce que nous avons fait et revenir à ce qu’ils faisaient hier.

La fédération réunionnaise s’est montrée très loyale pendant ce quinquennat, s’illustrant par une absence de frondeurs et même de reproches. C’est la fédé idéal pour un premier secrétaire national ?

Toutes les fédérations sont idéales parce que les socialistes adorent à la fois discuter, polémiquer, donner leur avis, mais en même temps, ils sont très légitimistes. La fédération a été au rendez-vous parce que nous l’avons été nous-mêmes en travaillant dans ce domaine avec d’abord Victorin Lurel, puis George Pau-Langevin et aujourd’hui avec Ericka Bareigts que vous connaissez bien.

François Hollande a réalisé un score record à la Réunion en 2012 (72%). Dans ce département, le plus peuplé d’outre-mer, que répondez-vous à tous les déçus du quinquennat ?
Je crois qu’à la Réunion moins qu’ailleurs il y a des raisons d’être déçu. Nous avons lancé ce plan d’égalité réelle outre-mer, nous avons des plans de convergence Etat-Région comme jamais, nous avons mis en place des dispositions nationales d’évaluation des politiques de l’Etat outre-mer, nous avons aussi le fait que les chambres régionales des comptes examineront ces stratégies de convergence. Bref, il y a un plan pour l’égalité tant sur le plan social que sur le plan économique et le rattrapage que nous avions promis est en cours.

Le projet de loi égalité réelle, n’aurait-il pas du être lancé en début de quinquennat pour ne pas donner l’impression qu’on s’intéresse à l’outre-mer juste avant l’échéance électorale ?

Sûrement, il aurait fallu faire au plus vite. Mais il fallait quand même qu’il y ait un certain nombre de concertations, de discussions. Si on l’avait fait tout de suite, on nous aurait dit que nous ne prenions pas en compte les demandes réelles de l’outre-mer. Tout le monde comprendra que ce qui compte, ce n’est pas le moment où ça intervient, mais que ça intervienne.

Des indicateurs s’améliorent mais la situation sociale et économique reste désastreuse. En quoi ce quinquennat a-t-il changé les choses en profondeur, comme promis en 2012 ?

Nous avons commencé ce travail qui est un travail de longue haleine. Il ne fallait pas sacrifier le court-terme, c’est-à-dire le filet social qui a évidemment progressé, du long terme, c’est-à-dire faire en sorte qu’il y ait un décollage sur le plan économique. Je crois que nous avons engagé une politique qui, dans ce domaine, va dans le bon sens.

Pour la première fois, s’il est bien candidat à un second mandat, un président de la République sortant devra se soumettre à une primaire en janvier. Cette primaire de la Belle alliance populaire n’est-elle pas à hauts risques pour François Hollande ?

Gouverner est toujours à hauts risques. Parce que vous prenez des décisions, que celles-ci ne font pas toujours l’unanimité. Je trouve plutôt sain qu’à la fin d’un parcours, le président ait la possibilité sous la forme d’une primaire de faire un compte-rendu de mandat et de laisser aux citoyens de gauche le droit de choisir s’il peut être à nouveau ou pas le futur candidat de la gauche à la présidentielle.

Considérez-vous effectivement, comme vous l’avez déclaré, Manuel Valls comme le meilleur candidat de la gauche à la présidentielle si François Hollande décidait de ne pas se représenter ?

C’est en tout cas le premier, enfin celui qui a le grade le plus élevé. Mais je ne doute pas qu’il y aura d’autres candidats, j’entends évoquer : Ségolène Royal, Christiane Taubira, voire d’autres. C’est une situation qui découlerait de la non-présence du Président. Il faut être capable de la maîtriser et je crois que les primaires permettront de le faire.

Allez-vous rencontrer Patrick Lebreton, qui est en marge de la fédération, a quitté le groupe PS à l’Assemblée, a durement critiqué la loi Travail et qui se rapproche d’Arnaud Montebourg, dans la perspective de la primaire ?
Nous nous étions rencontrés la dernière fois que je suis venu à La Réunion. J’ai été le voir dans sa mairie et nous avions sympathisé. Moi je l’aime bien, c’est une forte personnalité, tout le monde le sait. Ne pas soutenir le président de la République mais un autre candidat à la primaire, c’est une manière de ne pas se détacher des socialistes.

Propos recueillis par Stéphane Fontaine

30 Oct

Commentaires fermés sur «Nous sommes confrontés à la gauche la plus irresponsable du monde», interview à La Dépêche du Midi

«Nous sommes confrontés à la gauche la plus irresponsable du monde», interview à La Dépêche du Midi

par

logo dépêche du midi

La Dépêche du Midi publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Compte tenu du trouble actuel chez les socialistes, une nouvelle candidature de François Hollande à la présidentielle est-elle encore appropriée ?

La question lui est posée. Mais ce ne sont ni les sondages ni les états d’âme qui fondent une candidature. Une candidature doit s’examiner par rapport à l’utilité pour la France et pour les Français. Est-ce que le Président estime qu’il doit faire un deuxième quinquennat ? Et pour quoi faire ? Voilà les deux questions qui se posent. Ensuite, aux Français de juger !

Et que répond le Premier secrétaire du PS à ces deux questions ?

Je m’étais prononcé au mois de mars pour le président de la République. Mais dans le moment présent, préparant les primaires, je peux seulement dire que c’est au Président de prendre sa décision. Et s’il n’était pas candidat, nous avons la primaire pour trancher et rassembler.

Cette primaire ne risque-t-elle pas de devenir une primaire de règlements de comptes lorsqu’on voit que Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Emmanuel Macron refusent la main du rassemblement que leur tend Manuel Valls ?

Nous sommes confrontés à la gauche la plus irresponsable du monde. Nous avons un Front national à 30 % qui progresse partout, un national-populisme qui se développe également dans tout les pays, et une droite autoritaire et inégalitaire en France qui n’a jamais été aussi à droite. Pendant ce temps-là, tels des enfants, la gauche se chamaille en termes de parts de marché avec comme seul objectif de devancer le voisin. Je pense que la gauche en ce moment n’est pas au rendez-vous de l’Histoire.

 Le PS n’est-il pas menacé d’éclatement quel que soit le vainqueur de la primaire ?

Non. Parce que la primaire, c’est justement un moyen d’éviter l’éclatement en laissant la possibilité au peuple de gauche de trancher. C’est aussi un moyen de trouver une forme commune minimale de soutien de tous à celui qui l’emporte. Et tout le monde est d’accord là-dessus. La primaire se passe plutôt bien en ce moment. Il faut que cela continue car plus on sera malveillant les uns envers les autres, plus il sera difficile de rassembler ensuite.

Si François Hollande n’est pas candidat ne risque-t-il pas d’y avoir un trop-plein de candidatures puisqu’on parle de Manuel Valls, de Ségolène Royal voire d’autres ?

Si François Hollande n’est pas candidat – je n’y crois pas trop – une nouvelle situation se crée. Le Premier ministre peut être candidat, mais on évoque aussi d’autres noms. En ce qui me concerne, je ne souhaiterais pas l’émiettement. Il faudrait donc  prendre la mesure du fait qu’un Président en exercice ne vienne pas défendre son bilan et présenter un  projet. Aucun d’entre nous ne connaît la conséquence d’une telle décision. Il ne faudra donc pas ajouter le désordre au désordre. Il faudra trouver les moyens d’un rassemblement ‎

En cas de défaite à la présidentielle, les législatives ne s’annoncent-elles pas alarmantes pour la gauche ?

En cas de défaite à la présidentielle, ce qui n’est pas écrit, il faudra être suffisamment haut pour avoir des législatives qui ne conduisent pas à la marginalisation totale de la gauche. Le Front national aura un groupe à l’Assemblée avec comme objectif de s’ériger en opposition à la droite classique.

Pour ne pas laisser s’installer ce paysage, je réaffirme qu’il est nécessaire – au-delà de la présidentielle – que département par département la gauche s’unisse. C’est le bon échelon pour obtenir des accords car la gauche à la base est plus unie qu’au sommet. Si la droite l’emportait à la présidentielle, j’ose espérer que les gauches et les écologistes auraient, au minimum,  un pacte de non-agression aux législatives.

Le clivage droite-gauche qui sera au centre de la réunion en Haute-Garonne aujourd’hui est-il encore pertinent ou bien a-t-il évolué ?

Oui. En effet, 49 % des Français savent se situer à gauche. Donc pour eux, il est pertinent. S’il y a des évolutions sur l’économie de marché, sur la fracture sociale, il existe deux manières de faire fonctionner le pays. C’est la droite, par la violence de ses propositions, qui vient de redonner de la visibilité à ce clivage.

 

Propos recueillis par Jean-Pierre Bédéi

29 Oct

Commentaires fermés sur « Cette présidentielle n’est pas jouée », interview à Sud Ouest

« Cette présidentielle n’est pas jouée », interview à Sud Ouest

par

logo sud ouest

 

Sud Ouest publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Est-ce que les militants socialistes y croient encore pour l’an prochain ?

Ils veulent y croire, parce qu’ils ne veulent pas du projet de la droite et de l’extrême-droite. Ils constatent avec effarement que ce projet autoritaire et inégalitaire, défaisant ce que nous avons fait et refaisant ce qu’ils avaient fait entraineraient quelques méfaits.

Est-ce que vous comprenez ces électeurs de gauche qui veulent aller voter à la primaire de droite ?

Je n’y crois pas. D’abord parce qu’Alain Juppé serait d’après les sondages élu dans un fauteuil et les électeurs de gauche n’ont pas besoin de se parjurer en allant signer une déclaration d’adhésion aux valeurs de droite. D’autre part, le débat à droite n’a pas été si passionnant pour qu’il soulève les électeurs de gauche. Si ces électeurs allaient quand même voter en croyant participer au choix du prochain président (parce que la gauche serait éliminée du second tour), ils auraient tort parce que la droite va quand même choisir un candidat trop centriste (Juppé) par rapport au bloc identitaire de droite et trop libéral pour la gauche : il sera donc très friable pendant la campagne. Et si c’est Nicolas Sarkozy, qui a extrémisé la droite, il libérerait des électeurs centristes déçus. Donc cette présidentielle n’est pas jouée.

François Hollande peut-il encore se représenter ?

Il le peut toujours, puisque c’est à lui – et non aux sondages – de le décider. Et je suis à peu près persuadé que s’il est candidat, presque toute sa famille politique se retrouvera derrière lui et qu’il l’emporterait à la primaire. S’il décidait de ne pas se représenter, de nombreuses personnalités socialistes peuvent relever le gant et gagner la primaire car la gauche du parti socialiste n’est pas en état de gagner. Je crois à un candidat social-écologiste, c’est-à-dire réformiste, qui aura toutes les chances de participer à l’élection présidentielle, voire de l’emporter.

J’ai porté, contre vents et marées, l’idée d’une primaire, parce qu’elle permet de trancher et de rassembler. Le PS a sa feuille de route : les cahiers de la présidentielle pour proposer, la primaire pour trancher, la Belle-Alliance pour rassembler et la convention du 3 décembre (au lendemain de la primaire à droite) pour s’opposer.

On a récemment senti un mouvement de votre part vers Manuel Valls…

Manuel Valls est Premier ministre. Après on parle dans ce cas d’autres candidats. Nous verrons bien. Mais je veux que nous soyons rassemblés et capables d’unir notre camp.

Ne serait-ce pas au premier secrétaire du PS de prendre position ?

Je l’ai fait très tôt ! Dès le mois de mars, pour François Hollande. Je ne regrette pas de l’avoir fait, mais aujourd’hui je dois me consacrer au rassemblement de tous.

Et d’être lui-même candidat ?

Certains le susurrent, mais je les rassure : mon objectif n’est pas de compliquer une situation déjà difficile, mais de rassembler.

Et votre inquiétude porte sur les élections législatives…

En effet. La présidentielle, c’est très important : il faut tenter de la gagner, ou de la perdre dans des conditions qui permettent à la gauche de préparer la suite. Et la suite, ce sont les élections législatives. Or la gauche court le risque de se présenter émiettée, incapable de se rassembler et de finir quasiment marginalisée à l’Assemblée nationale : plus de parti communiste, ni d’écologistes, un PS faible à un moment où le Front national sera en dynamique. J’appelle donc l’ensemble de la gauche à la responsabilité et je propose pour les législatives à une alliance à la base : que dans chaque département, les responsables des différentes formations se réunissent et essaient de trouver la meilleure solution pour faire élire le maximum de députés de gauche. Puisque l’unité n’est plus possible au sommet, ce que je regrette, faisons-là à la base.

Qu’est-ce qui pourrait remobiliser la gauche d’ici six mois ?

Trois choses. D’abord la perception claire d’un bilan qui n’est pas mauvais et même excellent dans plusieurs domaines. Ensuite, le programme de la droite qui n’a jamais été aussi libéral et autant à droite. Enfin, il faut que la gauche balise l’avenir. Il faut, après un quinquennat de redressement, un quinquennat rose : reconstruction de l’Europe, une France pour tous, une croissance verte, une sécurité collective et la priorité à la lutte contre la fracture sociale. Autour de ces cinq questions, il y a un rassemblement majoritaire possible.

 

Propos recueillis par Bruno Dive

27 Oct

Commentaires fermés sur L’invité de Questions d’info sur LCP avec AFP, Le Monde et France Info

L’invité de Questions d’info sur LCP avec AFP, Le Monde et France Info

par

QDI 26102016

Jean-Christophe Cambadélis était ce mercredi 26 octobre l’invité de Questions d’info sur LCP en partenariat avec AFP, Le Monde et France Info.

 

Il répondait aux questions de Frédéric Haziza, Frédéric Dumoulin, Françoise Fressoz et Julien Langlet.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission:

 

Sur les chiffres du chômage

Cette baisse est constante depuis plus de 6 mois avec des hauts et des bas. Oui c’est une bouffée d’air pour la France.

Il n’est jamais trop tard pour réduire le chômage.

Sur le livre « Un président ne devrait pas dire ça »

Nous sommes dans un paradoxe: Le Président vit un moment sondagier et médiatique le plus difficile de son quinquennat et il a les résultats les plus probants de son quinquennat!

Candidature de François Hollande ? « François Hollande doit apprécier la situation, la balle est dans son camp. »

Les Français verront-ils les propositions autoritaires et inégalitaires de la droite et les décisions gouvernementales positives ?

Centenaire de la naissance de François Mitterrand

« Là où il a une volonté il y a un chemin », cette formule résume bien François Mitterrand. Il n’a jamais plié.

Cette élection est plus ouverte qu’on ne le dit! Le FN n’a pas été capable de réunir sa convention sur l’économie faute d’accord. C’est donc une crise. A droite, il y a deux positions: celle de Sarkozy qui veut l’emmener très à droite et celle de Juppé qui la tire au centre. Cela provoquera des craquements. Le PCF est dans une situation difficile: trouver un candidat ou soutenir Jean-Luc Mélenchon? Et Jean-Luc Mélenchon oscille entre Beppe Grillo ou une position de substitution au PS.
Cette présidentielle commencera en février quand on connaîtra l’ensemble des candidats

Le problème d’incarnation sous la Ve République est le produit d’une situation, pas d’un caractère.

Il faut dialoguer avec les Français, en indiquant les résultats obtenus, en disant où l’on va.

S’il fallait fixer la politique de la France à l’aune des sondages et des humeurs des journalistes on ne ferait rien.

J’essaie d’incarner l’intérêt général de la gauche et du PS.

C’est au Président de décider d’y aller ou pas. S’il n’y va pas il y a d’autres personnalités dont le premier ministre. Mais il ne m’a pas échappé que l’on évoque d’autres noms : Ségolène Royal, Christiane Taubira… Moi je me déterminerai le cas échéant en fonction du rassemblement.

Il faut laisser au Président le choix des armes, ne pas s’émietter, se rassembler.

Je ne suis pas dans la sur réaction. Je pense qu’il faut construire une offre politique qui batte la droite et l’extrême droite.

NDDL / Ségolène Royal
Ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement se retrouve confronté à un ministre qui dit qu’il n’est pas d’accord. (…) Il n’est pas anormal que Ségolène Royal à la veille de la COP22 réagisse ainsi.

Sur les primaires EELV

Cécile Duflot a payé une erreur d’analyse sur ce qu’est l’électorat écologiste. Par l’orientation qu’elle a déployée, elle a donné une connotation « extrême gauche » à sa campagne.

Les écologistes sont plus proches d’un François de Rugy, d’un Jean-Vincent Placé ou d’une Emmanuelle Cosse qui gouvernent avec nous.

Unité de la gauche

Si le PCF et les écologistes n’ont pas d’accord avec le PS ils ne seront pas présents à l’Assemblée en 2017. La question est veulent-ils être sur l’unité ou dans leur propre couloir ? Ça sert à quoi d’être devant les socialistes dans les sondages si on se retrouve avec une poignée de parlementaires ?

Moi je trouve  qu’il y a une très grande irresponsabilité partout dans la gauche. On ne veut pas voir ce qui vient, on fait comme si le national populisme n’existait pas en Europe, on fait comme si le Front national n’était pas en train de progresser, on fait comme s’ils n’étaient pas à 30 %. Alors évidemment, on se dit : « ils ne seront pas gagnants lors de l’élection présidentielle », mais dans les élections législatives, comment ça va se passer ? La radicalisation de la droite leur a ouvert un champ politique comme jamais à l’extrême droite. Et donc on est face à ce problème-là, et les historiens seront extrêmement sévères par rapport à tous les dirigeants de gauche qui aujourd’hui ne voient pas le danger qui s’ouvre.

Voilà pourquoi je me bats du matin jusqu’au soir en disant à l’ensemble de mes camarades : « nous avons une méthode, nous avons les primaires pour trancher, nous avons la belle alliance populaire pour rassembler, nous avons les cahiers de la présidentielle pour proposer, et nous avons le 3 décembre pour nous opposer », pourquoi je leur dis : « ne vous précipitez pas, laissez le président trancher et après rassemblez-vous » ? Parce que ce qui m’importe, c’est bien sûr de gagner la présidentielle, mais qu’à la fin des fins, ce ne soit pas le Front national qui tire les marrons du feu d’une droite trop à droite sur une ligne trop libérale et d’une gauche émiettée.

Aujourd’hui il ne s’agit pas de rassembler au 2e tour mais d’ y être. Il faut se rassembler dès le 1er tour. Si vous affaiblissez le rôle central du Parti socialiste, vous affaiblissez l’ensemble de la gauche. J’appelle à la responsabilité, au rassemblement.

Sur la primaire LR

Je n’y crois pas! Les électeurs de gauche n’iront pas voter à la primaire de la droite

Si François Hollande n’est pas capable, si c’est foutu pour la gauche pourquoi on s’acharne contre lui ?

Nicolas Sarkozy je l’ai attaqué dès le mois d’août: il a commis une faute en entraînant la droite vers l’extrême droite. Il a perdu sa présidentiabilité et sa position gaulliste.

Alain Juppé est trop centriste par rapport à une droite identitaire et trop libéral face à une gauche sociale. Donc il n’est pas en capacité de rassembler le pays. Alain Juppé, l’homme qui marche sur l’eau des sondages, est totalement friable

Il y a une aveuglément collectif : On ne juge pas les candidats sur ce qu’ils ont fait ou ce qu’ils ont dit mais sur ce qu’ils pourraient faire dans une élection.

Situation des policiers

Je comprends la grogne des policiers avec la masse de travail à faire, l’exaspération face à ceux qui veulent tuer des flics , les conditions de travail. Je suis solidaire. Je vois aussi qu’il y avait Rodolphe Schwartz (présent sur la liste du FN en 2014 à Paris) qui prenait la parole dès le premier soir au Trocadéro.

Sur le Front national

Les représentations politiques, sondagières et journalistique sont tétanisées par rapport au FN. Personne ne veut dire quelque chose. On baisse les bras…Et bien pas moi !

Je dis chaque week-end dans les universités de l’engagement que nous sommes entrés dans une décennie de montée du national-populisme dans le monde occidental

Démantèlement du camp de Calais

C’est une victoire de la France. C’est tout à son honneur d’être capable de démanteler le camp de Calais de manière humanitaire.

A titre personnel je pense qu’il serait bon de revisiter les accords du Touquet

Mouvement de grève à I Télé

Il faut que le CSA intervienne et règle la situation au mieux car l’entêtement de la direction abîme la chaîne.

On a décidé stratégiquement de faire venir certaines personnes pour donner une certaine tonalité à la chaîne qui ne passe pas.

Je suis surpris de la 5e UNE de l’Express sur Emmanuel Macron! Pourquoi cet engouement pour Macron à chaque fois qu’il chute dans les sondages, c’est étonnant !

25 Oct

Commentaires fermés sur Présentation du 6e cahier de la présidentielle – Conférence de presse – Mercredi 25 octobre 2016

Présentation du 6e cahier de la présidentielle – Conférence de presse – Mercredi 25 octobre 2016

par

2016-10-25-presentation-du-sixieme-cahier-de-la-presidentielle-e%cc%82tre-franc%cc%a7ais-au-xxieme-siecle-11

Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste, Guillaume Bachelay, secrétaire national chargé de l’animation, de l’expression et de la coordination des pôles, Laurent Dutheil, secrétaire national chargé du pôle préparation de l’avenir, Corinne Narassiguin porte-parole du Parti socialiste et Alain Bergounioux, directeur des études politiques ont présenté ce midi à la presse le sixème cahier de la présidentielle intitulé: « Être français au 21ème siècle« .

2016-10-25-presentation-du-sixieme-cahier-de-la-presidentielle-e%cc%82tre-franc%cc%a7ais-au-xxieme-siecle-16

Retrouvez ci-dessous la déclaration de Jean-Christophe Cambadélis :

Être français, c’est défendre des droits et partager des devoirs.
Être français c’est partager une volonté de vivre ensemble et de faire vivre ensemble.
Être français c’est une mémoire et un projet toujours renouvelé.

Bref notre conception c’est la nation républicaine et non pas la nation supérieure à la République.
Notre conception c’est la nation intégratrice par la laïcité et non pas la nation forteresse ethnique.
Notre conception, c’est la France vivante et non la France musée.
Notre conception c’est la France projet et non la France rejet.

La belle France c’est celle qui fait vivre ses valeurs. La belle France voilà ce qui est en jeu!

Mon discours est celui de la méthode: Nous avons les primaires pour trancher, la Belle Alliance populaire pour rassembler, les cahiers de la présidentielle pour proposer et notre convention nationale du 3 décembre pour nous opposer à la droite.

Quand aux candidatures: la balle est dans le camp de François Hollande. Si François Hollande y va, et bien la primaire tranchera. S’il n’y va pas, il y aura d’autres candidats. En attendant feu sur la droite !

 

La vidéo de la conférence de presse:


Présentation du 6ème Cahier de la… par PartiSocialiste

Crédit photos: Mathieu Delmestre

24 Oct

Commentaires fermés sur L’invité de Patrick Cohen sur France Inter

L’invité de Patrick Cohen sur France Inter

par

Jean-Christophe Cambadélis répondait ce lundi 24 octobre aux questions de Patrick Cohen et des auditeurs sur France Inter.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:


Jean-Christophe Cambadélis : « Citez-moi un… par franceinter


Jean-Christophe Cambadélis : « J’entends toutes… par franceinter

 

Élection présidentielle de 2017
Candidature Hollande ? Je crois que le président de la République réfléchit à cette question, pour l’instant il n’est pas candidat et je crois qu’il faut s’en tenir là. Moi, j’appelle les socialistes au calme. Dans le moment présent nous n’avons pas de candidat à gauche, Parti socialiste compris, qui soit au second tour. Donc il faut prendre en compte cette situation. Pourtant,  le programme de la droite ne passe pas, il est rejeté par une majorité de Français ; et personne ne veut que Marine Le Pen soit présidente. Donc il y a une contradiction dans la situation qu’il faut gérer avec un peu de temps, puisque nous avons des primaires pour le faire.

Quand on sera dans la présidentielle, les Français se détermineront par rapport au programme.

Il y a un risque que nous soyons très bas à la présidentielle de 2017 si nous ne nous rassemblons pas.(…) On peut avoir en 2017 une Assemblée nationale toute particulière, avec un groupe frontiste et sans communistes ni Verts.
Il y a beaucoup de personnalités, pas énormément, mais il y a quatre ou cinq personnalités qui peuvent se présenter à la place de François Hollande. La principale vous le savez bien, c’est Manuel Valls mais on n’en est pas là. Pour l’instant on ne sait pas si le président de la République se représentera
Manuel Valls est Premier ministre et c’est l’un de nos présidentiables. C’est celui sûrement qui a aujourd’hui le plus de possibilités. Mais il y a d’autres candidats possibles. (…) Manuel Valls est controversé, mais comme tout socialiste dans la période actuelle.
Je suis pour respecter le temps que nous nous sommes donné. La balle est dans le camp du président. La décision lui appartient. Tout le monde sait, au fond, que c’est le président de la République qui décidera s’il se présente ou s’il ne se présente pas.

Nous avons un moyen de nous rassembler: à travers la Belle Alliance populaire et les primaires. (…) Les primaires permettront de trancher et de rassembler.

Sur le livre « Un président ne devrait pas dire ça »
Il y a avait des préventions avant. Ce livre les a cristallisé. Ce livre est un catalyseur des interrogations que se posent les français

Manifestation des policiers
J’ai dit qu’il y avait la patte du Front national dans la récupération du malaise policier .

Situation en Espagne
La question qui se pose en Espagne c’est quelle stratégie pour les sociaux démocrates ? En Espagne, il faut affirmer la social démocratie et non pas se subordonner au libéralisme ou à l’extrême gauche.

Démantèlement du camp de Calais
La question des réfugiés et des migrations va nous occuper de nombreuses années.

Le démantèlement de la « jungle « de Calais est une décision humanitaire et salutaire.

Au Parti socialiste nous réclamons depuis plusieurs mois une conférence internationale sur les réfugiés et les migrants.

Primaires citoyennes
Je ne sanctionne pas a priori. Donc si Gérard Collomb soutenait un autre candidat que celui issu de la primaire , il faudrait se séparer.

Si Emmanuel Macron veut se situer dans le cadre de la Gauche, il peut se présenter aux primaires. (…) Un rassemblement de Hamon à Macron, ce serait intéressant dans la perspective l’élection présidentielle.

Parti socialiste
Le gouvernement a posé des conditions sur le CETA et le Bureau national du Parti socialiste continue d’être interrogatif sur le compromis qui est passé.

Nous travaillons d’arrache-pied: cahiers de la présidentielle, universités de l’engagement… Ce travail paiera le moment venu.

Changer le nom du PS ? « Aujourd’hui le Parti socialiste est une marque et il faut la garder ».

Aux électeurs de gauche tentés de voter à la primaire des Républicains je dis « Regardez le programme au lieu de regarder les têtes ! »

22 Oct

Commentaires fermés sur « Une primaire pour surmonter les désaccords », interview à La Nouvelle République

« Une primaire pour surmonter les désaccords », interview à La Nouvelle République

par

La nouvelle république bis

 

La Nouvelle République du Centre Ouest publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver dans son intégralité en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

La gauche s’est-elle remise de la déflagration du livre de confidences de François Hollande ?

(Il cherche ses mots) C’est toujours sensible. Mais la violence de la droite et les menaces de l’extrême droite demeurent l’élément central de la mobilisation de la gauche.

Est-ce que cela a cassé quelque chose ?

Cassé n’est pas le terme. Il y avait des interrogations avant, elles continuent maintenant. Elles sont globales sur les chances pour les socialistes, et la gauche, de l’emporter à la présidentielle. Car à cette étape aucun candidat putatif, quel qu’il soit, ne semble pouvoir battre la droite. Et même passer le premier tour. C’est grave !

Où en est la Belle alliance populaire et l’unité de la gauche ?

La Belle alliance populaire continue son chemin. Les universités de l’engagement en sont la démonstration. Nous en sommes à la sixième. Nous publions régulièrement les cahiers de la présidentielle. Nous aurons des réunions au niveau national avec le mouvement associatif, les syndicalistes et une grande convention anti-droite le 3 décembre à Paris. L’alliance des socialistes, des radicaux, des écologistes et des syndicalistes et associatifs créée l’espace politique nécessaire, pour être au deuxième tour de la présidentielle préparé par la primaire.

Vous venez sur les terres d’un député frondeur. Le PS peut-il surmonter ses désaccords avec Christian Paul et les députés qui l’entourent ?

Je suis le Premier secrétaire de tous les socialistes. J’étais avec Martine Aubry à Lille, avec Gérard Collomb à Lyon, je serai avec Laurent Baumel et Manuel Valls à Tours. Je crois l’unité nécessaire malgré les désaccords. Nous aurons une primaire pour surmonter tout cela. Elle permettra de se rassembler autour d’un candidat ou d’une candidate qui soit capable de diriger le pays dans un moment de tension sociale, d’interrogation sur la République et de guerre contre le terrorisme.

Ces frondeurs ont soulevé de réelles préoccupations d’une partie de la gauche. Avez-vous des regrets, aujourd’hui, de ne pas les avoir suivis ?

Les regrets, ce n’est pas le terme. Nous avons cherché constamment à discuter. On n’a pas pu aboutir certaines fois. Mais même quand les Socialistes ont tranché, très majoritairement, dans un congrès, ce n’est pas pour autant que les frondeurs ont accepté ce qui était le résultat de la démocratie interne. Ils ont gardé leurs désaccords et ont continué à le manifester bruyamment, indépendamment de cet acte de rassemblement qui est celui d’un congrès du Parti socialiste.

S’ils ne rentrent pas dans le rang, peut-il y avoir des sanctions, des retraits d’investiture ?

Dans le moment présent où le Front national rôde, utilisant les désaccords à gauche et la surenchère à droite, il ne faut rien faire qui accentue la fragmentation. Il faut donc plutôt  travailler au rassemblement, dans la clarté, sans cacher les désaccords pour pouvoir les surmonter. C’est cette méthode que je préconise, à travers la Belle alliance populaire et la primaire.

La primaire à droite a permis de révéler au grand jour, le projet de l’opposition et la quasi-unanimité sur les questions économiques et sociales. Pourquoi la gauche n’arrive-t-elle pas à vendre le bilan de son quinquennat ?

Nous le faisons. Mais ceci sera peut-être plus lisible dans notre propre primaire. On peut opposer point par point notre bilan à leur projet. Il est épouvantable. Le projet commun de la droite et d’une partie de l’extrême droite c’est un programme autoritaire et inégalitaire. Il est daté, très libéral. Jamais nous avons vu une droite française si à droite. Il conduirait la France dans une tension sociale absolue, de régression économique totale et d’une confrontation identitaire jamais vue.

Que doivent espérer les Français et les électeurs de gauche des derniers mois du quinquennat ?

Nous avons fait beaucoup pour les entreprises. Notre bilan de la lutte contre la fracture sociale a moins été mis en lumière. Il faut dans ces derniers mois le rendre plus visible et accentuer notre lutte contre toutes les inégalités, le précariat et les exclusions. Ce peut être une réponse budgétaire, des mesures en direction des plus déshérités qui semblent être dans le débat national d’aujourd’hui, les oubliés. Dans le débat de la primaire à droite, il n’en a pas été question une seule fois. Ni d’écologie. Ça tombe bien, c’est le cœur de notre problématique : la social-écologie.

 

Propos recueillis par Olivier Pirot

19 Oct

Commentaires fermés sur « COP 22: Pour la création d’une Communauté euro-méditerranéenne pour la transition énergétique », tribune dans le Huffington Post

« COP 22: Pour la création d’une Communauté euro-méditerranéenne pour la transition énergétique », tribune dans le Huffington Post

par

 

Le Huffington Post publie ce jour une tribune que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

MANIFESTE – Pour penser la Méditerranée comme un espace commun, il faut de l’audace, une révolution copernicienne politique et la capacité d’avancer par petits pas. A l’heure où elle devient une source d’inquiétudes et de peurs, il faut avoir le courage de regarder ce défi comme une source d’opportunités pour le Nord comme pour le Sud et non comme une menace. La Méditerranée constitue un prolongement naturel pour la France comme l’Europe de l’Est pour l’Allemagne.

L’Union pour la Méditerranée (UpM) doit rester le cadre institutionnel général, l’aire de référence. D’ailleurs, l’UpM elle-même préconise une approche à géométrie variable pour être plus opérationnelle et pragmatique dans sa démarche plutôt que d’avoir une vision trop étendue au risque de s’étioler. Ainsi, concentrons-nous à très court terme sur la partie occidentale de la Méditerranée dans le cadre d’une coopération régionale renforcée.

La COP22, qui se tiendra cette année à Marrakech, pourrait être le moment opportun pour le lancement de la Communauté euro-méditerranéenne pour la transition énergétique (CEMTER). Cette structure pourrait être composée, dans un premier temps, de l’Espagne, de la France et de l’Italie pour le Nord, de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie pour le Sud sans exclure tous les pays qui voudraient intégrer ce noyau dur. Une organisation Nord-Sud en format restreint dans un ensemble géopolitique et géographique cohérent.

L’Europe ne s’est jamais pensée avec un élargissement vers le Sud. La politique européenne de voisinage Sud ne peut se satisfaire d’être uniquement cette zone tampon entre l’Afrique et nous.

On constate un foisonnement d’initiatives, d’organisations et de structures (forums et associations en tous genres, rencontres, clubs etc.), les collectivités locales se mobilisent, mais un projet structurant multiplierait les synergies.

En s’appuyant sur ces structures existantes dans une logique de mutualisation des expériences acquises, le grand chantier auquel pourrait s’atteler la CEMTER serait avant tout la réalisation d’un partenariat économique et scientifique puissant autour d’un projet commun comme a pu l’être la CECA pour l’Union européenne: une union énergétique, celle du 21ème siècle. Pour que les Etats du Sud acceptent de travailler ensemble, il faut un intérêt important, tangible et mobilisateur.

Le parallèle avec la CECA est parlant. Un projet commun sur l’énergie avait été la première étape vers un projet européen plus global et plus politique. L’énergie est en effet le domaine par excellence pour concilier stratégie économique et vision d’avenir. En se concentrant sur les énergies renouvelables, ce projet illustrerait le chemin parcouru en quelques années dans le sens de la transition énergétique et le fait que les pays des deux rives de la Méditerranée ont la même légitimité et la même détermination à la mener. Il donnerait aux conclusions de la COP22 une visibilité concrète.

Cet espace pourrait devenir le premier espace de recherche et de production d’énergie renouvelable dans le monde avec une exploitation et une distribution coréalisée entre les pays du Nord et ceux du Sud. Pour les débouchés de distribution, nous pourrons compter autant sur l’Europe que sur l’Afrique. La CEMTER s’inscrirait ainsi dans la construction positive du monde de demain en mutualisant les moyens et les investissements massifs sur les énergies solaires dans un premier temps, puis évidemment éolienne (terre et mer), mais encore hydraulique avec les énergies marines, la biomasse et la géothermie…

Selon le dernier rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), la baisse des coûts de l’énergie solaire photovoltaïque (PV) ouvre de vastes horizons énergétiques en Afrique. Aujourd’hui 700 millions d’Africains n’ont pas d’accès à l’énergie. L’Afrique passera de 1,2 à 2,2 milliards d’habitants d’ici 30 ans. Chaque année, c’est plus de 10 millions d’Africains en plus qui n’ont pas d’accès à l’énergie. Récemment, 54 Chefs d’Etat et de Gouvernement africains ont décidé unanimement la création d’un Fonds spécial doté de 3 milliards d’euros par an dans le cadre d’un nouveau partenariat avec l’Europe.

De multiples exemples d’axes de travail concrets pourront être imaginés par ailleurs. L’idée dans un premier temps, est de capitaliser sur l’immensité saharienne pour exploiter cette ressource inépuisable qu’est le soleil. En imaginant une exploitation de seulement 10% de la surface de ce territoire, combien de millions d’individus pourront être éclairés de manière propre demain?

Aujourd’hui, le bilan de 50 années de non-Méditerranée est sous nos yeux: immigration clandestine dramatique (plusieurs milliers de jeunes morts engloutis par la mer), conflits larvés depuis 40 ans, terrorisme qui frappe partout et, aujourd’hui, un État au bord de la sécession qu’est devenue la Libye. Si nous ne faisons rien, demain, nous vivrons dans une zone qui n’aurait d’autres choix que de se militariser à outrance pour se « protéger ». Une zone d’où les pires menaces sont à craindre. Alors qu’elle peut encore devenir une zone d’opportunités et de culture commune avec une porte ouverte sur l’Afrique.

Le processus peut être lancé rapidement si la volonté politique rejoint la nécessité que ressentent aujourd’hui nos concitoyens de former une communauté unie autour de projets positifs partagés. Des millions de femmes et d’hommes, des liens historiques, des attaches familiales, professionnelles et culturelles, une jeunesse pleine d’énergie, représentent des atouts essentiels pour réussir ce beau défi.

Ce grand dessein, au-delà de l’espoir qu’il suscitera, est aussi et surtout un enjeu de réalisme géopolitique, d’intérêt économique, social et écologique, de stabilité, en un mot: c’est un véritable projet de civilisation.

Les premiers signataires:

M’jid El Guerrab, Président du think tank Med Spring,
Jean-Christophe Cambadélis, député, Premier secrétaire du Parti Socialiste,
Jean-Vincent Placé, secrétaire d’Etat, Président de l’UDE,
Michel Vauzelle, ancien ministre, député, ancien Président de la Région PACA,
Jean-Louis Borloo, ancien députe-maire de Valenciennes et ancien ministre d’Etat
Président d’Energies pour l’Afrique,
Yann Arthus-Bertrand, réalisateur, Ambassadeur de bonne volonté du PNUE,
Philippe Douste-Blazy, ancien ministre, Secrétaire général adjoint des Nations-Unies,
Jean-Pierre Bel, ancien Président du Sénat, envoyé spécial du Président de la République française,
François Rebsamen, ancien ministre, Président-maire du Grand Dijon,
Mehdi Houas, ancien ministre tunisien, chef d’entreprise,
Marc Villard, Président de l’Assemblée des Français de l’Etranger, Conseiller Consulaire, Conseiller AFE,
Michèle André, sénatrice, Présidente de la Commission des Finances,
Mehdi Bensaïd, député, Président de le Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale du Maroc,
Bariza Khiari, sénatrice, Présidente de l’Institut des Cultures Islamiques,
Razzy Hammadi, député, Président du groupe d’amitié France-Mali,
Samia Ghali, sénatrice-maire du 15/16 de Marseille,
Christophe Rossignol, secrétaire général adjoint de l’UDE, Président Réseau Francophones de liaison pour l’écologie et le développement durable (ReFLED),
Alexis Bachelay, député,
Yann Galut, député,
Monique Cerisier-Benguiga, sénatrice honoraire, vice-présidente de l’Iremmo,
Pierre Ducret, Président d’I4CE,
Kamel Haddar, ancien consultant Oil and Gas chez BearingPoint, entrepreneur (éducation et media) en Afrique du nord, co-fondateur d’ATLAS,
François-Michel Lambert, député, Président de l’Institut d’économie circulaire,
Marie-Pierre Bresson, adjointe au maire adjointe de Lille déléguée à la coopération internationale et au tourisme,
Salah Bourdi, Président du Cercle Eugène Delacroix,
Frank Cecconi, conseiller régional IDF, Président du groupe UDI
Jaoued Boussakouran, chef d’entreprise, Président du Cercle de la jeunesse marocaine,
Hassan Bennadi, Président de la fondation d’un parti marocain (le PAM), co-fondateur,
Naima M’faddel, adjointe au maire de Dreux chargée du social et de la santé
Malika Menner, Directeur des Relations Externes chez Orange,
Hamou Bouakkaz, Président de l’association Paul Guinot, Conseiller d’arrondissement du 20ème,
Khalid Hamdani, Directeur de l’Institut Ethique et Diversité,
Martine Vautrin-Jedidi, Conseillère consulaire en Tunisie,
Rachid Benzine, islamologue, enseignant à l’IEP d’Aix-en-provence,
Farid Yaker, Président de l’association EcoMed 21,
Yasmine Seghirate, responsable de la communication d’une organisation inter-gouvernementale Méditerranéenne.
Aïcha Jabrane, présidente de l’association les deux rives région Centre val de Loire
Amelia Lakrafi, groupe de réflexion GE2D (Groupe Ethique et Développement Durable) – UNESCO
Seddik Khalfi, journaliste franco-marocain,
Yasmine Khayat, journaliste franco-marocaine,
Olivier Faure, député

19 Oct

Commentaires fermés sur Présentation du 5e cahier de la présidentielle – Conférence de presse – Mercredi 19 octobre 2016

Présentation du 5e cahier de la présidentielle – Conférence de presse – Mercredi 19 octobre 2016

par

2016-10-19-conference-de-presse-5eme-cahier-de-la-presidentielle-renforcer-et-proteger-la-democratie-32016-10-19-conference-de-presse-5eme-cahier-de-la-presidentielle-renforcer-et-proteger-la-democratie-102016-10-19-conference-de-presse-5eme-cahier-de-la-presidentielle-renforcer-et-proteger-la-democratie-13

Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste, Guillaume Bachelay, secrétaire national chargé de l’animation, de l’expression et de la coordination des pôles et Nawel Ouwer, secrétaire nationale à la justice et aux libertés publiques ont présenté le cinquième cahier de la présidentielle intitulé « Renforcer et protéger la démocratie »

 

Retrouvez la vidéo ci-dessous:


Présentation du cinquième Cahier de la… par PartiSocialiste

Crédit photos: Mathieu Delmestre

18 Oct

Commentaires fermés sur L’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV

L’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV

par

19h Ruth Elkrief 18102016

 

Jean-Christophe Cambadélis était ce mardi 18 octobre l’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

Manifestation des policiers sur les Champs Elysées

Les agressions multipliées contre les policiers sont inadmissibles et intolérables, mais quand on est responsable de l’ordre public on ne peut pas s’émanciper de l’ordre public.

Primaire de la droite

En août lors la parution du livre de Nicolas Sarkozy j’ai été le premier à dénoncer son discours autoritaire et inégalitaire. Maintenant je m’attaque à Alain Juppé. Sarkozy, Juppé… ils sont tous d’accord pour fracasser notre modèle social.

Il y a un programme commun à droite, ils sont d’accord sur tout. Le désaccord porte sur des postures.

Sur le livre « Un président ne devrait pas dire ça »

Je conçois vouloir la transparence mais je n’excuse pas les petites phrases.

La présidence gaullienne, la colline inspirée, les yeux dans les yeux des Français comme le veut Alain Juppé ne correspond pas à notre modernité.

Il y a un certain nombre de propos de table, dont certains blessants, qui ont été révélés.

Présidentielle de 2017

Le président va décider ou non d’être candidat avec l’ouverture des candidatures en décembre. La balle est dans son camp. C’est au président de décider s’il pense que sa candidature est nécessaire au vu de la situation de la France. On a mis en place un dispositif à gauche qui permettra de choisir notre candidat. Le président décidera en temps et en heure.

Les uns et les autres doivent dire le soir du résultat « Je soutiens celui qui a remporté la primaire ».

Mon rôle c’est de faire en sorte que notre candidat soit capable de l’emporter, que la gauche reste centrale ou suffisamment haute pour être le 1er groupe d’opposition à l’Assemblée nationale.

Il y a un problème stratégique avec Emmanuel Macron: Il veut rassembler la droite et la gauche ce qui fait progresser l’extrême droite et l’extrême gauche.

Il faut combattre la droite et faire en sorte que le Front national n’entre pas dans l’espace républicain.

Plébiscite de Jean-Luc Mélenchon ? « Il n’a pas encore choisi : la gauche « classique » ou Beppe Grillo? « .