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14 Oct

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L’invité de Benjamin Sportouch sur RTL

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Jean-Christophe Cambadélis était ce vendredi 14 octobre 2016 l’invité politique de la matinale de RTL. Il répondait aux questions de Benjamin Sportouch.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

Primaire de la droite / débat
« Il n’y avait pas de gagnants hier soir: c’était très barbant sur la forme et sur le fond ils sont tous d’accord. Ils ont un programme commun, qui est une régression sociale sans précédent, un programme libéral qu’on n’a pas vu depuis 30 ans, et les propositions sont datées et à contre cycle économique. Franchement ça fait beaucoup pour des candidats à l’élection présidentielle.

Avec un condamné, un mis en examen et un délateur, la droite n’a pas de leçon à donner à François Hollande »

Sur la sortie du livre  Un président ne devrait pas dire ça

« On est excessif avec le président de la République, ça devient maladif mais il ne se protège pas de cet excès.

Il y a un devoir de silence mais aussi un devoir de transparence. Il aurait été plus juste d’écrire son propre livre.

Je suis étonné mais pas déboussolé par les confidences de François Hollande. Se confier à ce point, il y a de quoi s’étonner mais je pense que François Hollande voulait clarifier les choses.

Il y a une volonté de François Hollande de mettre au clair, de faire une mise au point de son quinquennat.
François Hollande a toujours la volonté d’être candidat mais il ne se facilite pas la tâche.

Aujourd’hui le président de la République est encore en situation de rassembler l’ensemble de son camp ce qui n’est pas le cas d’autres. »

Primaire de la la Belle alliance populaire

« Je suis un acteur engagé, je suis impartial mais pas neutre ».

11 Oct

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L’invité de Mardi politique sur RFI et France 24

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Jean-Christophe Cambadélis était ce mardi 10 octobre 2016 l’invité de Roselyne Febvre et Frédéric Rivière dans Mardi Politique sur RFI et France 24.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

 

 

Attaque de policiers à Viry-Châtillon

Sur les propos de Bernard Cazeneuve : « On cherche querelle sur des mots qui n’ont pas vocation à absoudre les faits. Tout le monde est d’accord sur le fait que c’est un acte inqualifiable et qu’il y avait une intention du tuer ».

« La police est présente partout où il y a nécessité. Les policiers faisaient leur travail et cela visiblement gênait.

Je ne crois pas que la légalisation du cannabis soit la clé magique à l’arrêt des problèmes dans les quartiers.

Notre société est devenue de plus en plus violente. Le passage à l’acte est de plus en plus clair.

Cette violence dans notre société est verbale, symbolique et réelle ».

Report de la visite de Vladimir Poutine / Syrie

« François Hollande a dit que si le président Poutine venait en France, il le recevrait mais pas lors de l’inauguration initialement prévue.

Pour François Fillon la question de la Russie est réglée : il faut être dans le camp de la Russie. (…) Quand on discute avec Poutine faut-il être de son avis ou dire qu’il faut cesser les bombardements d’Alep? Je suis de ceux qui veulent faire cesser les bombardements. »

Montée des nationalismes

« Le niveau de popularité de Trump est inquiétant. Malgré toutes ses déclarations, une partie des américains partage sa vision. (…) C’est une des manifestations de la montée du nationalisme xénophobe dans le monde occidental et de la peur du « Grand remplacement » ».

Primaire de la Belle alliance populaire

« Je ne fais que rappeler les statuts du Parti socialiste: les socialistes ne peuvent soutenir que le candidat issu des primaires de la Belle alliance populaire. Sinon ils seront exclus du PS.

Aujourd’hui la stratégie de Monsieur Macron est que François Hollande ne se représente pas.

Primaire de la droite

« Je suis dans le « ni-ni »: ni Sarkozy, ni Juppé! J’ai attaqué Nicolas Sarkozy en août à la sortie de son livre et maintenant Alain Juppé. On ne choisit pas son adversaire. On les cogne tous les deux.

Je constate que Marine Le Pen n’attaque jamais Alain Juppé, elle le pense trop centriste. Mais elle attaque Nicolas Sarkozy car ils sont sur les mêmes thèses.

On ne peut pas combattre le Front national en étant sur ses thèses sur l’identité et en étant très libéral sur le social.

En pavant le chemin à Marine Le Pen en la dédiabolisant, en étant plus à droite quelle sur certains sujets, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy lui ramènent des électeurs.

Election présidentielle de 2017

Candidature de François Hollande « Le bilan ne peut à lui seul fonder une candidature pour un nouveau quinquennat. C’est par rapport à la France et aux Français qu’il doit se déterminer. »

Arnaud Montebourg a reconnu qu’il avait commis une erreur.

En février nous aurons le paysage réel de la présidentielle. Aujourd’hui les sondages sont hors-sol. Car il n’y a que des inconnues.

Les gens ne seront plus dans la supputation mais dans le choix.

11 Oct

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« La France a besoin d’un chemin équilibré », interview à Nice Matin

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Nice Matin publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou bien lire ci-dessous:

 

Arnaud Montebourg a décidé de participer à la primaire socialiste. C’est un soulagement pour vous ?
Oui, parce que cette primaire peut démarrer. Elle sera je pense un grand succès populaire et permettra de dégager le représentant ou la représentante de la gauche de gouvernement.

En 2011, 2,7 millions de Français y avaient pris part. L’objectif est d’en avoir autant en janvier ?
Si c’est possible, évidemment. Mais nous partons tardivement. Même si nous mettons les bouchées doubles. Il nous avait fallu plus d’un an pour préparer la précédente, là nous n’avons que trois mois. Mais nous ferons tout pour qu’elle soit attractive, transparente et représentative.

Il vous reste à convaincre Emmanuel Macron d’y participer…
C’est à lui de décider. Mais je conçois que ce soit pour lui compliqué, à partir du moment où il estime n’être ni de droite ni de gauche. Donc participer à une primaire de la gauche, même de gouvernement, lui posera un problème.

En même temps, un premier tour de la présidentielle mettant aux prises François Hollande, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon serait un suicide collectif pour la gauche…
Tout à fait. C’est pour cela que j’appelle au rassemblement de l’ensemble de la gauche, car le programme de la droite est très à droite sur les questions d’identité et très libéral sur les questions sociales. Si demain la gauche était par malheur éliminée, nous aurions un pays très à droite avec des conséquences sociales incalculables.

Vous avez déclaré que l’avenir du PS était en jeu. N’est-il pas déjà mort, écartelé entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon ?
Non. Pour l’instant, il y a un effet d’optique, dans la mesure où le candidat de la gauche de gouvernement n’est pas encore connu. Le jour où nous aurons désigné notre candidat, tout le monde le soutiendra, toutes les nuances de rose seront là et ça changera le paysage.

La raison ne commande-t-elle pas à François Hollande, très impopulaire, de renoncer, pour le bien du PS justement ?
La question du désamour sera posée à tout gouvernement. Aujourd’hui, vous avez environ 30 % de citoyens pour le Front national, 35 % pour les Républicains et 10 à 12 % pour l’extrême gauche. Dans ces conditions, la popularité est très difficile à obtenir. Ceci étant, le débat doit porter non pas sur la popularité, mais sur la personne qui doit diriger la France dans les cinq années à venir et pour quoi faire. Et ça changera complètement la réflexion des Français lorsqu’ils auront devant eux un choix clair.

Si vous deviez exercer un droit d’inventaire, qu’est-ce qui a été raté et réussi durant ce quinquennat ?
Ce qui a marché, c’est le redressement du pays, sans être sanctionné par les marchés ni par une explosion sociale. La France a besoin d’un chemin équilibré pour se redresser, pas des oukases, des anathèmes et de l’exclusion. Cette touche-là, cette Hollande touch, qui est un sens de la mesure sur toutes les questions, a été mal perçue, mais elle est le seul moyen pour sortir la France de l’ornière.

Vous tapez beaucoup sur Alain Juppé en ce moment. Vous rêvez que Nicolas Sarkozy gagne la primaire ?
Moi je suis dans le ni-ni, ni Sarkozy ni Juppé. J’estime que Nicolas Sarkozy est trop à droite pour la France, tandis que Alain Juppé est nulle part et en même temps je le trouve trop à droite sur le social, mal préparé, daté et peu maîtrisé. Par rapport aux défis posés à la France, la droite n’a ni les réponses, ou quand elle les a, elles sont celles d’hier. Mais encore moins les hommes ou les femmes capables de s’inscrire dans ce juste équilibre qui est en revanche porté par François Hollande.

Vous avec vraiment le sentiment que plus on va approcher de la présidentielle, plus les Français vont prendre conscience de la radicalité des projets de la droite ?
Oui. On va passer du jugement sur le moment au jugement sur le prochain quinquennat. A ce moment-là, les Français vont comparer les programmes. Or, pour des raisons internes à sa primaire, la droite a été très violemment à droite sur l’identité, et plus encore de manière incroyable sur les questions sociales. C’est un programme autoritaire et d’exclusions, d’inégalités. D’un seul coup, les Français vont se dire « Qui ? Pour quoi faire ?». Cela va modifier totalement la donne de la présidentielle.

 

Propos recueillis par Thierry Prudhon

03 Oct

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L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique et Paris première

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Capture d’écran 2016-10-03 à 10.37.13

Jean-Christophe Cambadélis répondait ce matin aux questions de Guillaume Durand sur Radio Classique et Paris Première.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

 


« Les offres politiques à droite sont… par radioclassique

 

Election présidentielle et éventuelle candidature de François Hollande

Quand on a mis le pays en guerre contre le terrorisme, on ne l’abandonne pas au moment où les Français doivent voter.

L’objet de la prochaine présidentielle ce n’est pas l’actuel quinquennat mais celui à venir.

On ne part pas en campagne sans y réfléchir avant.

Le président regarde le paysage politique se mettre en place.  Il a vu les sorties de Nicolas Sarkozy et d’Alain Juppé. Ces deux offres politiques l’une autour de la question de l’identité, l’autre autour de la remise en cause de notre modèle social sont dangereuses pour notre pays.

Il faut fonder la présidentielle par rapport à un objectif. Il faut se déterminer par rapport à la France et aux Français.

 

Il y a à gauche une recherche d’équilibre budgétaire. (…) Faire reculer le chômage c’est une bataille de tous les jours

Primaire de la Belle alliance populaire / élection présidentielle de 2017

Je pense qu’Emmanuel Macron ne se présentera pas à la primaire de la Belle alliance populaire puisqu’il se dit « ni de gauche ni de droite ».  (…) Il fait sa vie comme il l’entend, ce n’est pas mon sujet.

La stratégie de Macron? Si François Hollande ne se présente pas: centre gauche, si Alain Juppé est battu : centre droit.

Si la gauche est sèchement battue à la présidentielle et si nous n’avons pas un groupe parlementaire massif à l’Assemblée, nous serons condamnés à soutenir les Républicains dans leur confrontation avec le Front national et donc à disparaitre. (…) Les autres offres politiques de la gauche ne seront pas pour autant une alternative et donc il y aura pour des années et des années de marginalisation de la gauche dans ce pays.

Arnaud Montebourg a fait un pas très important hier en déclarant qu’il était contre la fragmentation et qu’il soutiendrait le gagnant de la primaire.

Dans mon combat pour le remembrement de l’ensemble a gauche, hier est une pierre blanche.

La primaire de la Belle alliance populaire sera la primaire de toute la gauche par procuration. C’est à dire que toutes les idées de la gauche seront représentées dans la primaire même si tous les acteurs de la gauche ne seront pas présents.

 

02 Oct

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Conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis à l’issue du Conseil national – dimanche 2 octobre 2016

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2016-10-02 - Conseil National-117

Retrouvez la vidéo de la conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis à l’issue du Conseil national du Parti socialiste le dimanche 2 octobre 2016:

 


Conseil national 2 octobre : conférence de… par PartiSocialiste

Crédit photos: Mathieu Delmestre

29 Sep

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L’invité de Paul Amar sur I24News

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I24News 28092016

Jean-Christophe Cambadélis était mercredi 28 septembre l’invité de « Paris-Jaffa » sur I24News.

Il répondait notamment aux questions de Paul Amar.

Retrouvez ci-dessous les vidéos de l’interview:

 


Jean-Christophe Cambadélis revient sur sa… par i24news-fr

 


Débat : pourquoi le silence du monde arabe sur… par i24news-fr

28 Sep

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Toda Shimon

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« Toda Shimon », retrouvez la tribune de Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste publié ce jour dans le Huffington Post:

Nous devions nous rencontrer lors de ma visite en Israël cette semaine. Je me faisais une joie de l’entendre et j’avais tant de chose à lui dire. Je tenais à lui marquer mon admiration pour cette immense qualité qui l’anime, cet optimisme sans failles qui force le respect. Shimon Peres a toujours été engagé pour la paix. Et il a toujours été optimiste pour la paix. Habité par la conviction profonde que la majorité des Israéliens et la majorité des Palestiniens veulent la paix, il a mis son expérience et sa volonté au service de ce bien suprême.

Shimon Peres a occupé quasiment toutes les fonctions et affronté toutes sortes de défis. Et c’est sans doute son expérience sans commune mesure qui lui a enseigné l’art du possible. Là où il y a une volonté, il y a un chemin et donc là où il y a un problème, il y a une solution. Il rappelait aussi qu’il fallait éviter les faux problèmes. Je me souviens d’ailleurs de lui nous disant à propos des sondages : « C’est comme les parfums, on peut les sentir, mais il ne faut surtout pas les boire ».

C’est parce qu’il avait la passion infinie de son pays qu’il a servi la paix sans relâche. Ce n’est pas facile. La paix est un combat, un effort incessant, un labeur épuisant. Avancer sur le chemin de la paix, c’est faire reculer les logiques de guerre, de haine et de méfiance. C’est lutter aussi contre les mauvaises volontés, contre le pessimisme militant, contre ces folles idées de paix impossible et de guerre promise.

Lui qui avait frôlé la paix des doigts en 1993, il savait combien elle est fragile mais aussi qu’elle est possible. Les obstacles lui étaient connus : incitation insoutenable à la violence et implantation illégale des colonies. Les paramètres de la solution étaient connus : Deux États en sécurité, avec une capitale partagée.

On dira de lui qu’il aura connu beaucoup de rendez-vous manqués et qu’il ne fut reconnu que tardivement par les siens, devenant le dernier des Pères de la Nation qui avait été témoin des grands bouleversements du siècle. De l’idéal des juifs fuyant les persécutions en Europe à l’invention d’un pays qui devait malgré un environnement hostile, à la fois se défendre et apprendre à vivre avec ses voisins qui devaient eux-mêmes apprendre à vivre avec lui.

 

Shimon a toujours été le plus français des Israéliens, ami de Guy Mollet, de François Mitterrand et de Lionel Jospin. Cette amitié doit rester comme un héritage partagé pour que dans les deux pays, une société juste, pacifiée et passionnée par l’Egalité s’établisse durablement. C’est ainsi que nous honorerons sa mémoire. En donnant vie le plus vite possible à son rêve de paix.

Avec sa sagesse légendaire, Shimon Peres disait souvent qu’il ne fallait pas essayer de changer autrui, mais plutôt essayer de changer soi-même. C’est le chemin à emprunter par tous. Le monde a changé, il le répétait aussi sans cesse : il ne s’agit plus de conquérir des territoires mais de développer le savoir. La science est infinie et constitue notre alliée principale pour préparer l’avenir.

Oui, Shimon Peres va nous manquer. Il va manquer à son pays et à la paix. Il savait que le statu quo actuel est une impasse et une menace, car si les négociations de paix sont bloquées, le sectarisme et l’extrémisme progressent partout dans la région et donc aussi en Israël. L’obscurité assaille la région, la barbarie des djihadistes semble contagieuse et les peuples sont pris de lassitude et de frustration.

Lors de notre rencontre, j’aurais aimé lui dire que puisque ce statu quo est intenable, le Parti socialiste soutient la démarche des autorités françaises pour raviver les négociations israélo-palestiniennes. La semaine dernière, à la tribune de l’ONU, le Président français François Hollande a exprimé son espoir que Paris puisse accueillir une conférence de paix entre Israël et les Palestiniens cette année.

Oui, le Proche-Orient a besoin d’un miracle. Nous savons ici en Europe que la paix est un miracle et donc aussi que les miracles adviennent, non par magie mais par volonté. Cette année nous avons célébré le grand ami de Shimon Peres, un grand dirigeant socialiste, un grand Président, tout comme lui, François Mitterrand, qui, en 1982 à la Knesset, rappela que la France est l’amie d’Israël et de la paix. L’année prochaine, en 2017, nous célébrerons la création d’Israël.

En ami, je lui aurais dit que la France ne laissera jamais en paix ceux qui font la promotion du terrorisme contre Israël, mais qu’en amie fidèle, elle travaillera sans relâche pour que la paix se fasse avec une Palestine souveraine et indépendante.

Shimon Peres disait sans cesse qu’il ne faut jamais sous-estimer la puissance des rêves. Il n’y aurait donc pas plus bel hommage que de se donner rendez-vous l’année prochaine à Jérusalem, où Israéliens et Palestiniens, frères humains, surprendront le monde.

Au revoir Shimon et « Toda », merci. Tu as été un pilier de ton pays et de la paix. Fidèle à ton héritage socialiste, à ta sagesse de dirigeant qui enseignait de ne pas briller mais d’éclairer, nous servirons la paix.

 

 

24 Sep

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Cambadélis à Macron : veut-il « faire perdre le Président » ? , interview à Ouest France

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Ouest France publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Est-on sûr à 100 % que la primaire aura lieu ?

Tout à fait. Elle a été votée à l’unanimité du Conseil national, le 18 juin dernier. Elle s’organise : nous sommes plus près de 8 000 bureaux de vote que des 7 000 annoncés en juin. Les dispositions sont en place. Les règles sont quasiment les mêmes que la dernière fois. Le 2 octobre, nous les adopterons définitivement.

Confirmez-vous que François Hollande, s’il se présente, le fera dans ce cadre de cette primaire ?

Il ne m’a pas signé un papier, mais je le pense ! Car s’il souhaitait que le Parti socialiste le soutienne, il faudrait quand même qu’il passe par la primaire !

Avec son score dans les sondages, avez-vous la certitude qu’il peut se présenter ?

Ce ne sont pas les sondages qui décident d’une candidature. C’est l’idée que l’on se fait de la France et des solutions que l’on veut apporter aux Français. Je ne suis pas certain que dans les grandes décisions historiques nos hommes ou nos femmes politiques aient attendu les sondages pour pouvoir les déployer.

Pourquoi seraient-ils différents demain ?

Le bilan sur chacune des mesures, prises séparément, les Français sont pour. Mais, globalement, il y a un sentiment diffus ou réel de mécontentement. C’est une des conséquences du tripartisme. À partir du moment où vous avez 30 % des gens qui se reconnaissent peu ou prou dans le Front national, que vous avez 30 à 35 % de gens qui se reconnaissent dans la droite classique, et que vous avez 10 ou 12 % de gens qui se reconnaissent dans l’extrême gauche ou la gauche radicale, ceux qui peuvent soutenir le gouvernement ne sont que 25 à 30 %. C’est un effet mécanique. Et le prochain président, passé les deux ou trois premiers mois, se trouvera confronté à cette arithmétique.

Vous êtes en train de dire que le prochain président sera minoritaire ? Ce n’est pas bon signe !

C’est parce que nous vivons sous la Vème République. Une fois le président élu, il faudra absolument qu’il y ait une majorité parlementaire qui se dégage. Et elle ne va pas être simple. Dans le paysage au lendemain de la présidentielle, il n’y aurait pas de groupe communiste, pas de groupe écologiste, et un Front national avec un groupe.

Vous défendez l’idée d’une coalition des réformistes ?

Moi, j’appelle ça le front des progressistes. La droite, pour des raisons électoralistes, de primaires, dérive. Elle a un programme à la limite du « programme commun » avec l’extrême droite. Elle remet en cause l’état de droit, inégalitaire sur le plan économique et social, promettant la fin de la décentralisation.

Arnaud Montebourg sera-t-il candidat dans le cadre de la primaire ?

Je crois qu’il a choisi. Et j’en suis très satisfait.

Emmanuel Macron candidat, n’est-ce pas le scénario le plus noir pour les socialistes et François Hollande ?

Ce serait l’élimination de la gauche à tous les coups. Mais je ne crois pas que ce soit la logique d’Emmanuel Macron. Il ne semble pas être dans une stratégie pour faire battre la gauche. Lui souhaite surtout empêcher le Président. Il serait ainsi délié de la relation avec celui qui l’a fait. Il se présenterait et espèrerait ramener à lui une partie du Parti socialiste.

Mais comme le président se présentera…

Le problème sera posé à Emmanuel Macron : faire perdre le Président et la gauche ou élargir la majorité du Président. Nous serons fixés le 1er février, au lendemain de la primaire. Avant, c’est spéculations, sondages, espérances, tentatives. Après, on sera dans le choix : qui on veut et, surtout, qui on ne veut pas. Aujourd’hui, on est dans un jugement du quinquennat à partir d’une appartenance partisane ; quand on sera dans l’élection réelle, on sera devant un choix et l’élimination.

La radicalisation, de droite et de gauche, vous sert-elle ?

Elle ne sert pas la France. La radicalisation à droite laissera des traces. Quel que soit le candidat de la droite, il y a fort à parier que les électeurs de droite, chauffés par des primaires radicalisées, éliraient – en cas de victoire de la droite à la présidentielle – des députés Front national pour s’assurer que la droite respectera ses engagements.

Sur les grandes questions – chômage, sécurité, immigration… – est-ce qu’il n’y a pas plus de proximités entre réformistes de tous bords qu’entre socialistes ?

Les Français, à 49 %, se disent de gauche. Il y a des clivages : le libéralisme imprègne la droite, la solidarité la gauche ; l’égalité imprègne la gauche, la droite appelle cela de l’égalitarisme ; sur la sécurité, l’Europe, la politique étrangère, il y a des divergences. Paradoxalement, on n’a jamais autant parlé du supposé consensus de la classe politique, alors que l’on n’a jamais eu autant de dissensus.

Propos recueillis par Michel Urvoy.

23 Sep

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L’invité de Brigitte Boucher sur LCP

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Brigitte Boucher dans « Politique Matin » sur LCP.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission (00’30’11):

 

Primaire citoyenne

« Le Conseil national a voté à l’unanimité la tenue d’une primaire. Le prochain CN finalisera les modalités d’organisation.

Je suis impartial mais je ne suis pas neutre. J’ai depuis longtemps estimé que le président de la République est notre meilleur atout à gauche vu les drames que nous sommes en train de vivre, la montée du nationalisme xénophobe dans tout le monde occidental et les difficultés économiques que l’on connait. Je prends parti parce que je pense que c’est la solution. Maintenant, c’est aux électeurs de choisir.

S’ils veulent un responsable politique qui n’affiche pas ses idées, il faudrait en choisir un autre mais c’est trop tard. Et puis M. Patrice Prat, pour pouvoir me donner des leçons, devrait rester au Parti socialiste, ce qui n’est plus son cas.

Tout le monde sait que la primaire sera massive, transparente et loyale. Tout le monde le sait. Il y a un discours côté jardin et un discours côté cour. J’observe que dans les réunions de préparation de la primaire il y a les représentants de M. Montebourg.

Quand vous demandez au PS des moyens pour votre campagne, c’est que vous êtes déjà dans la primaire. Nous ferons en sorte que chacun puisse participer dignement à la primaire.

Le parti radical a suspendu sa participation mais n’a pas quitté la Belle Alliance populaire. Ils sont plus que bienvenus au sein de la primaire.

Emmanuel Macron

L’objectif d’Emmanuel Macron n’est pas de renforcer la gauche puisqu’il est ni de droite ni de gauche.

Europe / montée des nationalismes

Notre génération n’est pas prête à affronter le nationalisme xénophobe qui hante l’Europe et particulièrement la France

Il y a urgence, il y a nécessité à se reprendre, j’appelle la gauche et l’ensemble des progressistes à se rassembler.

Les Républicains

J’observe qu’avec Nicolas Sarkozy c’est la trumpisation des primaires.

Nicolas Sarkozy propose un pacte d’assimilation! Jean-Marie Le Pen lui-même ne l’avait jamais dit.

Nous réglons les problèmes. Il suffit de voir la sécurité sociale que nous sauvons et que la droite veut détruire.

Calais

Ne serait-on pas capables de repartir 10 000 réfugiés alors que l’Allemagne en accueille des millions ?

Élections législatives

Je dis à tous les socialistes: quand un homme quitte son poste de député c’est une femme qui sera candidate. Je tiens à la stricte parité aux législatives.

Je suis confiant. Il y aura une grande et large unité aux élections législatives

20 Sep

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L’invité de l’Épreuve de vérité sur Public Sénat avec AFP, Radio Classique et Les Echos

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L'épreuve de vérité 20092016

Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de Michel Grossiord, Michaël Szamès, Lucile Malandain et Jean-Francis Pécresse dans L’Epreuve de vérité sur Public Sénat avec Radio Classique, AFP et Les Echos.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission:

Sur les propos de Nicolas Sarkozy sur « Nos ancêtres les gaulois »

Ça fait un peu l’histoire pour les nuls. On a retrouvé le Nicolas Sarkozy d’avant, il nous fait une rechute !

Nicolas Sarkozy propose un pacte d’assimilation, sous-entendu il y aurait des Français qui ne seraient pas « de souche » et c’est exactement ce que prône le Front national. Et même ça, Jean-Marie Le Pen n’a jamais osé le dire, dans aucune de ses déclarations.

Nicolas Sarkozy construit un programme commun entre une droite extrême et l’extrême droite

Sarkozy est critiqué sur la formule sur les gaulois mais sur le reste, tout le monde s’aligne sur ce qu’il propose. Je n’entends aucune nuance. Sarkozy et Juppé, ce sont les frères siamois de la même politique.

La France marche au mélange et elle marche bien.

Présidentielle 2017

On n’est pas candidat, ou pas, à cause des sondages, on l’est pour un dessein pour la France. (…) Les discours de François Hollande infusent. Je pense que c’est plus ouvert qu’on ne le dit.

La fraternité laïque c’est la possibilité du vivre ensemble. (…) La société n’est pas apaisée car elle a été percutée par le terrorisme. Nous voulons une France fraternelle, nous voulons une France sans césure entre les Français.

Le bilan du quinquennat je veux le confronter au projet de la droite. On a pas réussi sur tout, mais on a réussit à redresser la France. Nous pouvons prétendre avoir réussi à avoir remis la France sur les rails.

Je serais impartial mais je crois que le Président peut se présenter et qu’il doit se présenter. Ceci est nécessaire pour la France.

Gauche irréconciliable? 

La gauche est irréconciliable depuis 1920 ce qui ne l’empêche pas de s’unir. L’histoire montre que quand la gauche est unie, elle travaille bien ensemble comme dans les collectivités locales.

Sur les primaires: « Je n’ai pas peur de la confrontation et je pense qu’elle peut être salutaire »

Dans la primaire de La Belle Alliance Populaire nous aurons toutes les positions de la gauche et nous trancherons sur qui sera le candidat.

La primaire est un moyen de rassembler.

Si Arnaud Montebourg n’y est pas, nous ne serons pas présent au 2e tour de l’élection présidentielle. Certains ont une stratégie punitive vis-à-vis du président de la République. Pour eux il ne s’agit pas d’avoir un candidat face à la droite mais de faire trébucher François Hollande.

Je propose que l’on concentre les bureaux de vote dans des endroits où il y a un fort taux de vote à gauche.

Emmanuel Macron

Il n’est ni de droite ni de gauche, il ne peut donc pas participer à une primaire de la gauche.

Front national/ Les Républicains

La droite revient et en plus elle prévient sur un programme violent pour le corps social et irréalisable.

Les Républicains ne sont pas raisonnables parce qu’ils sont dans une primaire. Avec eux c’est « plus à droite que moi tu meurs »

Les quatre Dalton de la droite – et je ne vous dirais pas qui est Joe –  sont dans la surenchère. Ils finissent par dépasser dans les mots Marine Le Pen.

Marine Le Pen dit que le Front national est « et droite et de gauche » moi je dis qu’il est d’extrême droite! Ce qui fonde le FN , ce qu’elle ne peut gommer, c’est le souverainisme xénophobe

Alain Juppé est friable en campagne: On le voit, il s’énerve vite, on l’a vu récemment à Strasbourg. (…) Il est très rapidement droit dans ses bottes. Il est aussi attaquable que Nicolas Sarkozy.

Il est possible que la gauche ne soit pas au second tour de l’élection présidentielle c’est pour cela qu’il faut tout faire pour la rassembler et apaiser les tensions.

Réfugiés 

Le gouvernement cherche à régler le problème. L’accueil s’impose à tout le monde. Ce n’est pas de l’autoritarisme mais de la solidarité nationale.