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25 Jan

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L’invité de Roland Sicard dans Les 4 Vérités sur France 2

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JCC Les4vérités 25012016 bis

Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 25 janvier l’invité de Roland Sicard sur France 2.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Les 4 vérités par telematin

Vidéo Daesh

“François Hollande a très bien réagi. La France ne se laissera pas terroriser, impressionner, bousculer, quelle que soit l’horreur des vidéos qui sont présentées”.

État d’urgence
“Tout le monde comprend que le risque est important et qu’il faut prendre des mesures pour protéger les Français, sans pour autant porter atteinte aux libertés publiques, c’est un équilibre qu’il faut respecter, mais en même temps cette vidéo confirme que le risque est majeur.
Nous sommes dans l’exception. Il faut répondre d’une manière adaptée.
Je ne vois pas de responsables socialistes voter contre l’état d’urgence”.

Livre de Nicolas Sarkozy
“Si on ne voyait pas que c’est un premier pas vers une candidature, c’est qu’on ne verrait rien.

On va voir quelles seront les propositions qui seront les siennes, mais je vois que dans ce qui est amorcé, on est très à droite, tant sur le plan des questions de société que surtout sur les questions économiques et sociales. On se dit que c’est l’austérité renforcée et le saccage social.

Avec tant de mea culpa on se dit qu’on a bien fait de ne pas l’élire, qu’on a bien fait de ne pas faire en sorte qu’il se succède à lui-même. Il le dit, qu’il avait fait tant d’erreurs qu’il ne méritait pas ce poste.

Primaire à gauche
“Je suis favorable à une primaire de toute la gauche mais elle est difficile à organiser.
Jean-Luc Mélenchon n’en veut pas et Cécile Duflot et Pierre Laurent veulent d’une primaire sans le PS. S’il y avait toute la gauche nous pourrions organiser cela.
Ce n’est pas parce que les Républicains ont mis 1 an à le faire que nous ne sommes pas en mesure de le faire.”

Déchéance de nationalité
“Le président de la République essaie de trouver les voies et les moyens nécessaires à l’union nationale pour lutter contre le terrorisme mais les partis politiques ont des positions très tranchées.
Le PS ne veut pas voir gravée dans le marbre de la constitution la déchéance pour les binationaux.
Je vois des solutions mais je ne suis pas certains que les solutions développées par le PS soit acceptées par la droite”.

22 Jan

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Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis à l’issue de la rencontre avec le président de la République

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JCC elysée 22012016

Vendredi 22 janvier, Jean-Christophe Cambadélis s’est exprimé à la sortie de l’Élysée après avoir été reçu avec Bruno Le Roux, Président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale et Didier Guillaume, Président du groupe socialiste au Sénat, dans le cadre des consultations sur la réforme de la Constitution.

A la sortie de l’entretien, le Premier secrétaire du Parti socialiste a déclaré avoir indiqué au président de la République “être favorable à ce que l’état d’urgence soit introduit dans la Constitution”. Il a par ailleurs souligné que le déchéance de nationalité ne devrait pas “poser de problème de séparation entre les Français” et qu’il n’y ait pas d’apatridie.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de sa déclaration:

 

22 Jan

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“Sauvons l’Europe en repensant son projet” , tribune dans Le Monde

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logolemonde

Le Monde publie ce jour une tribune de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou bien lire ci-dessous:

 

Sauvons l’Europe

L’Union européenne est devenue l’homme malade de l’Europe. Cette construction inédite se délite sous nos yeux. Pas seulement parce que la Pologne dérive à droite et dans le temps, ou parce que l’Espagne n’a toujours pas de Gouvernement ou encore parce que les Britanniques agitent la menace d’une sécession.

L’Europe est malade. Elle est atteinte de crises multiples non résolues dont la liste donne le tournis et les conséquences la nausée. L’Europe peut disparaître.

Crise budgétaire, avec un budget européen nain face aux immenses défis de l’époque. Crise des critères, avec un carcan étouffant qui transforme les actions de redressement en chemin de croix pour les majorités. Crise économique, avec un cadre-camisole qui empêche toute relance différenciée entre États membres. Crise monétaire, avec un Grexit colmaté mais pas complètement surmonté. Crise migratoire, avec ses cortèges de souffrance qui mettent au défi les frontières et les racines humanistes de l’Europe. Crise ukrainienne, avec un ours russe qui a réussi à arracher la Crimée d’un coup de patte. Crise sécuritaire, avec une lutte antiterroriste où, en Europe chacun combat dans son coin et où la France affronte l’ennemi toute seule au loin, comme au Sahel. Crise commerciale enfin, avec un traité transatlantique qui place le mercantilisme avant la protection des Européens.

Le péril pour l’Europe réside non seulement dans ces crises cumulées, mais aussi dans la vague de nationalismes qu’elles provoquent. Et pour l’Europe, comme disait le Président Mitterrand : « le nationalisme c’est la guerre », faisant écho au général de Gaulle qui tendit la main à l’Allemagne pour ne plus jamais vivre l’affrontement entre deux puissances continentales. Pourtant, les nationalistes ont le vent en poupe, ils récupèrent les peurs et en font le carburant de leurs revendications réactionnaires : sortir de Schengen, sortir de l’euro et au fond sortir de l’Europe. La meilleure façon de leur faire face c’est leur ôter le monopole de la critique contre le monétarisme obtus d’une Europe réduite à sa portion congrue. Oui, il faut sortir l’Europe de l’ordolibéralisme doctrinal et repolitiser sa politique économique.

Partout la renationalisation des politiques, des cultures, est à l’œuvre défaisant l’Europe par le bas. Jamais la question de l’identité exclusive a été à ce point portée dans chaque nation de l’Europe.

Mais il faut sortir aussi de l’eurobéatitude. Non, l’Union européenne n’est pas parfaite. Non, cette crise n’est pas passagère. Cette crise est systémique et elle révèle l’essence même et les limites de cette Europe, trop libérale et pas assez sociale, trop technocratique et pas assez démocratique, trop d’Etats solitaires et pas assez solidaires.

Ce serait d’ailleurs un comble historique inouï que les principes monétaristes et austéritaires préparent le terrain des nationalistes xénophobes alors que ces mêmes principes sont érigés en saintes lois précisément pour éviter un retour de l’hyperinflation des années 1920 qui a fait le lit du nazisme.

L’Europe est plus qu’un continent, c’est une idée. Cette idée va bien au-delà d’un rêve fédéral qui ne nous aura pas empêché de vivre un cauchemar ultralibéral. L’Europe n’est pas un projet institutionnel, c’est une ambition civilisationnelle. Nous n’avons pas besoin d’États-Unis d’Europe mais des États d’Europe unis pour rapprocher leurs peuples et leurs cultures, unis pour coordonner leurs économies et leur sécurité.

L’Europe a les ressources pour ce rebond, il suffit de regarder notre passé proche pour s’en convaincre. Ainsi, l’Europe a donné une leçon de fraternité universelle en rapprochant la France et l’Allemagne, ennemis soi-disant héréditaires. Ainsi, l’Europe a su tenir tête à l’URSS et ce n’est pas Ronald Reagan seul qui a gagné la guerre froide, l’Europe y a été pour beaucoup, forte de sa vitalité et de son attractivité. Ainsi l’Europe a su « absorber » l’effondrement de l’empire soviétique en Europe de l’Est, la fin des dictatures au Sud ou l’éclatement de l’ex Yougoslavie.

L’Europe est une nécessité géopolitique face au nouveau duopole américano-chinois. C’est un impératif dans la guerre contre le terrorisme. C’est une obligation pour maitriser la mondialisation et imposer le développement durable. C’est enfin indispensable pour défendre et promouvoir les cultures européennes.

Allons au bout du raisonnement et soyons conséquents : L’Europe peut changer de modèle mais pour ce faire, elle doit défendre un nouveau modèle économique. L’Europe a besoin d’un autre système de production et de consommation, d’un modèle où l’efficacité sociale remplace la rentabilité du capital comme critère principal. Et l’enjeu vital de notre époque est de proposer un nouveau règlement économique pour un monde en dérèglement climatique.

C’est cette Europe ressourcée et ressoudée qui permettra aussi de répondre à la menace du souverainisme xénophobe et à celle du séparatisme salafiste prosélyte, qui se nourrissent l’un l’autre. Cette Europe permettra de tirer profit des révolutions robotique et informationnelle et de faire des anciens pays dits émergents les partenaires d’une croissance durable et partagée pour demain.

C’est le sens de mon appel. Aujourd’hui, l’Union européenne est à la croisée des chemins. L’immobilisme est en train de la tuer et le nationalisme veut l’achever. Face à l’impasse, il faut que tous les Européens se ressaisissent et se rassemblent pour sauver l’Europe. En France et en Europe, il n’y a pas une minute à perdre car déjà sonne le glas. Oui, il est plus que temps d’engager une politique des grands pas.

Jean-Christophe Cambadélis

Premier secrétaire du Parti socialiste

21 Jan

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L’invité de Maïtena Biraben sur Canal +

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JCC LGJ 21012016.jpeg

 

Jean-Christophe Cambadélis était ce soir l’invité du Grand Journal sur Canal +.

Il répondait aux questions de Maïtena Biraben.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission:

Gauche / Débat
Sur tous les sujets le Parti socialiste apporte une réponse. Il est bien présent.

Il est vrai qu’à gauche la déchéance de nationalité pour les binationaux coince. C’est pour cela que nous avons au BN adopté 4 critères pour faire évoluer le texte.

Comme on veut que la droite et la gauche votent, on prend en compte les proposition des uns et des autres. C’est que fait le président de la République.

La gauche débat sur tous les sujets. Elle n’est pas le doigt sur la couture du pantalon. Les débats au sein de la gauche ont toujours existé, depuis 1905 !

Mon rôle en tant que premier secrétaire est de concilier des positions parfois contradictoires.

Nous sommes une gauche de gouvernement. Si la gauche de gouvernement et la gauche radicale sont divisées, nous risquons d’être éliminés.

Primaire à gauche
Je dis “chiche” pour une primaire à gauche de Macron à Mélenchon.

Emmanuel Macron
Emmanuel Macron est ministre de l’économie qui dit ce qu’il pense dans le moment présent. Aucune des déclarations contestées d’Emmanuel n’ont été transformé en actions concrètes!

Bernard Cazeneuve
Bernard Cazeneuve est un très très bon ministre. Voilà un homme qui protège la France, courtois, discret, efficace. Voilà un homme qui devrait être à la Une des médias.

20 Jan

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L’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV

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JCC BFM TV 20012016

Jean-Christophe Cambadélis était ce mercredi 20 janvier 2016 l’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi qu’un extrait vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis: “Bernard Cazeneuve… par BFMTV

Retour sur les propos d’Emmanuel Macron
« Je crois qu’Emmanuel Macron est à sa tache, qui n’est pas facile, dans un moment compliqué dans notre économie. (…) Il y a un mot de trop dans l’ITW d’Emmanuel Macron ce matin c’est “souvent”. Il aurait fallu dire “parfois”. Il aime faire des vagues. Nous sommes tous d’accord que la pénibilité c’est pour les salariés.
Un gouvernement ce n’est pas une caserne! On discute, on échange…C’est bien qu’il y ait des personnalités fortes dans un gouvernement, cela permet de défendre des idées”

Davos
Le problème n’est pas Davos, c’est ce qu’on y dit.

Laïcite
« Je renverrai tout le monde à l’interview de Bernard Cazeneuve qui dit que la laïcité ne doit pas se durcir mais s’affermir. (…) Bernard Cazeneuve c’est la grande révélation politique du moment. Il a dans tous les domaines du respect, il est capable de grande courtoisie et, en même temps, il est efficace. Je crois qu’il faut suivre son chemin. La France a la chance d’avoir ce ministre de l’intérieur.
Il y a un débat, il faut l’assumer. Mais il ne faut pas chercher à l’envenimer. »

Déchéance de la nationalité/ Réforme constitutionnelle
« Le président de la République n’est pas en cause, ce sont les partis politiques qui ne sont pas d’accord.

Il faut trouver le chemin du rassemblement. (…) Il faut que l’on entende ce que dit la gauche ».

Primaires à droite
« Je crains que le débat soit un peu âpre. (…) La bataille se mène maintenant pour contraindre Nicolas Sarkozy a ne pas y aller.
Alain Juppé n’est pas l’incarnation de la modernité de la classe politique ».

Primaires à gauche
« Un candidat unique de la gauche gagne la présidentielle »

18 Jan

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L’invité de Bruce Toussaint sur I Télé

par

JCC Itele 18012016

Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 18 janvier 2016 l’invité de Bruce Toussaint sur I Télé.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:


L’invité de Bruce Toussaint du 18/01/2016 par ITELE

 

Primaires à gauche

Oui à une primaire de toute la gauche pour un candidat unique de toute la gauche.

Il me semble que l’initiative qui a été prise a été prise pour rassembler l’ensemble de la gauche, je suppose, pas pour faire en sorte que François Hollande ne soit pas candidat. Donc si c’est pour rassembler l’ensemble de la gauche, eh bien rassemblons-nous, et puis faisons une primaire en fixant un certain nombre de cadres”.

D’abord il ne faut pas que ce soit une primaire de contestation entre nous mais de clarification. Ensuite il faut que l’ensemble des forces de gauche et des écologistes soient bien d’accord : que celui qui l’emporte, on se met tous derrière lui. Sinon ce n’est pas une primaire, c’est une manœuvre

Si on veut gagner les élections présidentielles, il faut que la gauche soit rassemblée. La gauche de gouvernement, seule, elle perd.

Le problème aujourd’hui dans le tripartisme, ce n’est pas de rassembler la gauche au 2e tour, c’est d’y être (…) donc si nous sommes émiettés au premier tour de l’élection présidentielle, nous ne serons pas présent au second !

Il peut y avoir d’autres candidats, mais naturellement le président sortant c’est le candidat. S’il y a une primaire de toute la gauche, nous, nous soutiendrons notre président s’il est candidat. On n’en sait rien pour l’instant. Tout cela est un peu virtuel

Plan d’urgence pour l’emploi

J’attends que ce plan pour l’emploi éclaire l’avenir et réponde au présent. Eclaire l’avenir, parce que je crois qu’il faut maintenant dire quel type de développement économique on veut, quelles perspectives on fixe à la France ; et puis répondre au présent, nous avons là la nécessité dans une croissance qui est chaotique mais qui commence à revenir avec un mois baisse du chômage, un mois hausse du chômage, etc., nous avons intérêt à créer le temps II, le deuxième temps, de l’action gouvernementale et essayer de bonifier, de faire en sorte que ça démarre

Il faut arrêter de faire de la politique politicienne, il faut peut-être penser aux gens qui sont au chômage. Donc avant de penser qu’il y a un calcul pour pouvoir se présenter pour le président de la République ou autre chose, il faut penser qu’on prend des mesures pour réduire le chômage, pour relancer notre économie, pour faire en sorte que des gens qui sont dans la difficulté en sorte, moi je pense d’abord à eux avant de penser à la Présidentielle

Lassitude des Français / rapport aux partis politiques

Le climat est terrible dans le pays car on ne voit pas l’espoir et que les Français ont l’impression que demain sera pareil qu’hier. Il faut reconstruire de l’espoir.

Nous prenons en compte ce rejet et nous savons parfaitement qu’il est différencié. La question est d’ordre général: la manière dont la politique se fait. Les gens veulent de l’efficacité pas de l’idéologie.

Remaniement ?

Je souhaite que le remaniement, s’il doit venir, débouche sur un gouvernement de large rassemblement autour du président de la République et du Premier ministre.

Claude Posternak

S’il y a des idées moi je suis preneur, s’il y a des propositions c‘est très intéressant, mais on ne peut pas être contre les partis pour être contre les partis, il faut faire des propositions.

Réforme constitutionnelle

Ma préconisation, tous les socialistes la connaissent. Je crois qu’il faut l’union nationale pour combattre le terrorisme et dans ce sujet qui est l’article 2 sur la déchéance, il faut ni discrimination, ni apatridie. Donc il faut trouver une formule qui permette de répondre à ces trois problèmes. Voilà, c’est tout, c’est assez simple.

Propos de Jean-Guy Talamoni

Ne travestissons pas le vote des corses. Certains sont nationalistes mais l’immense majorité ne l’est pas

 

16 Jan

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“Je n’ai jamais fermé la porte aux primaires”, interview à La Montagne

par

Lamontagne

 

La Montagne publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire dans son intégralité ci-dessous:

 

Divisée au premier tour, la gauche a perdu la région Auvergne-Rhône-Alpes. Cela vous conforte dans la nécessité de l’union des forces de gauche?

Dans le tripartisme actuel, face à la réelle dynamique du FN et le mécontentement, non moins réel, sur lequel surfe la droite, il ne s’agit pas de rassembler au second tour, il faut déjà y être. Et pour y être, oui, la gauche doit être unie au premier tour. Unie, la gauche est devant la droite et le FN. Quand elle est divisée entre gauche critique et gauche gouvernementale, elle ne l’est pas.

C’est que vous appelez « l’alliance populaire » à gauche?

C’est plus que ça. L’alliance populaire, c’est dépasser le Parti socialiste. Pour réaliser l’union, il faut impliquer les associations, les syndicats, les citoyens surtout.

Les responsables politiques de gauche ont besoin des citoyens car ils ne sont pas capables de s’entendre entre eux?

Tout à fait. La gestion des boutiques est plus forte que l’unité. C’est pour cela que nous avons besoin d’une démarche citoyenne d’union de la gauche.

Si la gauche s’unit, c’est autour de valeurs. Or le projet de déchéance de nationalité la divise profondément…

L’unité nationale est nécessaire contre le terrorisme et il faut réussir à faire converger les points de vue. C’est-à-dire faire rentrer l’édredon dans la valise : respecter les engagements du Président de la République devant le Parlement, les exigences de la droite et les inquiétudes de la gauche. On y travaille. La formule qui fait débat, c’est l’inscription dans la Constitution de la déchéance de nationalité pour les binationaux.

La porte de sortie ne serait-elle pas de déplacer le curseur de la nationalité à une peine de déchéance des droits civiques?

Je ne veux pas donner ici qu’elle serait ma formule, car le débat médiatique actuel est si tendu sur ce sujet que toute proposition est immédiatement démontée. Sur le fond, il est normal que l’on ne souhaite pas voir dans la communauté nationale ceux qui l’attaque ainsi. Mais il ne faut ni discrimination entre Français, ni apatridie.

2016 est une année sans élection mais la Présidentielle est dans toutes les têtes. La primaire est inscrite dans les statuts du PS mais vous la jugez « peu probable ». Pourquoi?

Ce qui est dans les statuts c’est de discuter de la primaire, un an avant l’élection présidentielle. C’est ce que nous ferons, en mai. Ce qui est peu probable, à l’heure actuelle, c’est une primaire de toute la gauche, pour désigner un candidat unique de la gauche et des écologistes. Et ce en raison des divergences et des ambitions des uns et des autres. Si c’est une primaire pour critiquer l’action du gouvernement que nous soutenons, il n’est pas évident que nous socialistes souhaitions y participer. Si l’objectif est le rassemblement, nous sommes prêts à l’étudier.

François Hollande est-il pour vous le « candidat naturel » de la gauche, comme le dit le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian?

Je n’ai jamais fermé la porte aux primaires, mais il est clair qu’un Président de la République sortant est en position de force, car si François Hollande décide de se représenter, il est peu probable que Manuel Valls, Martine Aubry ou encore Emmanuel Macron lui fassent obstacle. Qui s’y opposerait alors ? La minorité du PS ? Le résultat ne ferait pas de doute. Par contre, discuter de l’orientation du prochain quinquennat, organiser le dialogue avec les Français, analyser succès, échecs, oui. Mais si François Hollande n’est pas candidat, la primaire s’impose.

Une victoire de la gauche est-elle conditionnée à une baisse du chômage en 2016?

Les Français ne jugeront pas la politique gouvernementale sur un aspect mais dans sa globalité : chômage, réduction des inégalités, refondation de l’école, sécurité et lutte contre le terrorisme. Je n’ai personnellement jamais conditionné une réélection aux résultats sur le chômage car on ne peut oublier le contexte : une croissance “molle” même si elle est de retour, l’automatisation de la production industrielle, et une démographie inégale par rapport à d’autres pays, c’est-à-dire une France qui voit plus de jeunes arriver sur le marché du travail. Le pari du Président n’est pas facile, mais je souhaite bien sûr qu’il réussisse.

Vous êtes aujourd’hui dans l’Allier, quel message allez-vous adresser aux militants socialistes du département?

Je leur rappellerai d’abord que l’Allier est une terre de gauche, et d’union. Je sais que les socialistes de l’Allier ont traversé récemment des moments de division interne et je les invite à se rassembler, à dépasser ces divergences.

 

Propos recueillis par Julien Bigay

 

 

14 Jan

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L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique

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JCC radio classique 14012016 bis

 

Jean-Christophe Cambadélis était jeudi 14 janvier 2016 l’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis, invité politique… par radioclassique

Réforme constitutionnelle

« Si on est pour l’union nationale contre le terrorisme, il faut faire en sorte que tout le monde rentre dans l’union nationale.

Il faut faire rentrer l’édredon dans la petite valise.

Les juristes travaillent pour essayer de trouver une formulation, pas floue, qui satisfasse la représentation nationale.

Ce n’est pas parce que nous sommes dans la sécurité des Français que nous sommes les ennemis des libertés. Il faut un équilibre »

Christiane Taubira

« En quoi Christiane Taubira a pêché dans son action? En quoi son bilan n’est pas en phase avec le Gouvernement ? »

Primaires à gauche

« Des primaires de toute la gauche pourquoi pas ? Mais est-ce que ce sont des primaires pour désavouer François Hollande ou pour trouver un candidat unique ?”

Kippa/ Laïcité

« C’est intolérable, inacceptable, inadmissible que l’on puisse en France être inquiété parce que l’on croit. Tout le monde a le droit de croire ou de ne pas croire et l’Etat de droit doit être le garant de cette liberté publique »

Sondages

« Les Français répondent aux questions. Ils font confiance à François Hollande pour les protéger face au terrorisme.

Après la phase terroriste on revient au tripartisme et donc à trois tiers dans l’opinion.

Comment peut on croire que Manuel Valls, Martine Aubry et Emmanuel Macron seraient candidats face à François Hollande ? Ça na pas de sens.

De qui se moque t-on ? François Hollande et Nicolas Sarkozy seraient disqualifiés et Alain Juppé serait la modernité incarnée ? On ne voudrait pas de deux hommes aux affaires mais l’arrière grand-père. C’est ça la modernité ?

12 Jan

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Vœux à la presse – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – Mardi 12 janvier 2016

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voeux presse JCC 12012016

 

Jean-Christophe Cambadélis présentait ce mardi 12 janvier 2016 ses vœux à la presse.

 

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de son discours:


2016 – Voeux à la presse de Jean-Christophe… par PartiSocialiste

 

Vœux à la presse de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Paris, mardi 12 janvier 2016

Seul le prononcé fait foi

 

Commençons par le commencement : Permettez-moi de vous souhaiter une bonne année 2016, ainsi qu’à l’ensemble de votre profession. Au cours de l’année passée, certains de vos collègues sont morts en l’exerçant. Le Parti socialiste pense à eux, salue leur mémoire et n’oublie pas que la France est devenu le troisième pays le plus touché après l’Irak et la Syrie. Alors, je vous souhaite de pouvoir exercer votre beau métier dans les meilleures conditions, au service de vos lecteurs et de vos auditeurs, au service de la liberté et de la République.

L’année 2016 sera une année de transition. 2016, c’est la fin de l’insouciance et le début des années de sang. La fin des élections intermédiaires et le début de la présidentielle. La fin du débat sur le pacte de responsabilité et le début de celui sur la fléxisécurité. La fin de la COP21 et le début de sa mise en application. C’est aussi la fin du Parti socialiste à l’ancienne, à la papa et le début d’une nouvelle donne à gauche : un pôle à vocation majoritaire, renouvelant les contenus et les contenants, une gauche sociale, écologique et républicaine.

         Au cours de cette année 2016, nous serons confrontés à des crises conjointes, lourdes de potentialités dangereuses :

  • La crise du terrorisme tout d’abord. Daech recule là-bas mais frappe ici. Il faut le combattre là-bas avec la coalition internationale et ici avec notre cohésion nationale.
  • La crise du chômage ensuite. Le chômage ne recule pas encore assez, la précarité progresse trop. Les inégalités sont trop marquées, il faut persévérer et mieux cibler.
  • La crise écologique ensuite. La signature de la COP21 n’a pas mis un terme au saccage de notre planète mais à notre inconséquence coupable. Il faut désormais agir au quotidien pour éviter que notre planète se meure.
  • La crise des réfugiés. L’Europe est en première ligne et doit défendre à la fois ses frontières et ses racines humanistes. Le défi est immense.
  • La crise de l’Europe enfin, après le Grexit nous allons vivre le Brexit sur fond de tentation nationale populiste sur tout le continent.

Dans ce contexte complexe et périlleux, je demanderai au Parti socialiste de défendre la République réelle, la République jusqu’au bout, la République sociale et solidaire. Il ne s’agit pas de défendre la IIIème, la IVème République mais LA République moderne, celle de la liberté ordonnée, de l’égalité réelle et de la fraternité laïque. Il faut la défendre en assurant la sécurité de nos concitoyens en garantissant notre cohésion sociale en agissant pour la concorde nationale. Pour les socialistes, la France sans la République ce n’est plus la France. C’est ce contrat, ce contrat social qui doit être renouvelé, défendu et promu.

La réforme constitutionnelle doit s’inscrire dans cette bataille pour la République réelle. Elle constitutionnalise l’état d’urgence et va contenir une mesure sur la déchéance nationale qui doit respecter quatre critères essentiels :

  • Montrer la détermination de la nation face aux Français qui portent atteinte aux autres Français
  • Assurer la cohésion de la nation, ce qui est la meilleure mesure antiterroriste qui soit
  • Empêcher toute forme de stigmatisation, notamment vis-à-vis des binationaux
  • Empêcher que la Patrie des Droits de l’Homme crée des Hommes sans patrie, donc éviter l’apatridie

Je ne suis ni aveugle, ni sourd. Etant socialiste, je vois les hésitations des socialistes, j’entends des protestations de socialistes mais aussi ceux que cela ne choque pas et qui veulent aller vite. De fait, nous travaillons, avec des experts, pour trouver une position équilibrée qui s’appuie sur les principes évoqués à l’instant. Nous travaillons à une formulation qui respecte la parole présidentielle, qui tient compte aussi de la parole des socialistes et qui parle en outre à la droite dite républicaine afin que la réforme constitutionnelle puisse être votée par les deux Assemblées.

Le Parti socialiste a aussi travaillé sous l’égide de Laurent Azoulai à la refonte du service civique. Nous nous félicitons donc que le président de la République ait décidé de faire de cette question la pierre angulaire de l’engagement.

Nous ajoutons une nouvelle disposition politique : la création d’une garde nationale. Après les attentats du 13 novembre 2015 et l’urgence, il faudra trouver un moyen pour épauler nos forces de sécurité. Rappelons que le territoire est soumis à Vigipirate depuis vingt ans sans interruption. Les forces de sécurité ne peuvent être mobilisées sans arrêt. Il nous semble opportun de faire appel au civisme et à l’esprit patriotique de nos concitoyens. Et de renouer avec une tradition issue de la Révolution française jusqu’en 1870 : les gardes nationaux. Comment ? La garde nationale pourrait mobiliser toutes les réserves des forces armées, la gendarmerie nationale, la police nationale et les unifier dans un dispositif unique. C’est plusieurs dizaine de milliers de concitoyens mobilisables.

Au cours de cette année, le Parti socialiste doit également travailler à l’émergence de la société décente pour tous. Il n’y a pas de République réelle sans société décente. Société décente cela veut dire une société qui respecte la dignité de chacun, qui permet de maitriser des destins individuels, une société qui ne laisse personne sous la ligne de flottaison, qui refuse le précariat, la relégation et l’exclusion. Dans cette perspective, il faut continuer le combat frontal contre le chômage et entamer la lutte centrale contre la précarité. J’ai demandé une inflexion en ce sens et le Parti Socialiste a travaillé : vous allez avoir le pré-rapport d’Emeric Bréhier, intitulé « la Justice au cœur » et qui ouvre un certain nombre de pistes. Oui, en cette année 2016, je demanderai au Parti socialiste d’être fidèle à sa source, de retrouver le chemin de la lutte contre les inégalités et les exclusions. Contre la précarité, beaucoup reste à faire. Même si beaucoup a été fait malgré une marge de manœuvre budgétaire étriquée : le compte social universel, le compte pénibilité, le compte personnel d’activité, le plan pauvreté etc.

         Pour le Parti socialiste enfin, l’année 2016 sera l’année du dépassement. Avant d’aborder ce dépassement, il faut évoquer succinctement la situation politique dans lequel il se fera. Je ne parle pas ici des sondages mais des votes aux régionales. Le Front national a viré en tête mais il n’est pas parvenu à prendre la tête d’exécutifs régionaux. Le « ni-ni » de la droite a volé en éclat et les primaires sont entrées dans la phase de l’impeachment, voire de l’éviction de Monsieur Sarkozy. Enfin les gauches qui perçoivent la nécessité de s’unir dès le premier tour, explorent des chemins. Ils ont raison parce que le tripartisme nécessite non pas le rassemblement au deuxième tour mais d’être au deuxième tour. C’est le grand changement stratégique. Le Parti socialiste fait une lente remontée électorale, 14% aux élections européennes, 22% aux élections départementales, plus de 23% aux élections régionales malgré l’élimination dans des régions entières, ce que je n’oublie pas. La gauche est trop divisée. Elle est frappée par la cacophonie. Elle est plus dans la désignation du candidat à la prochaine présidentielle que dans le nouveau projet pour celle-ci. Paradoxal, lorsqu’on se réclame pour certains de la VIe République. Certains évoquent l’idée d’une primaire. Il faudrait quand même préciser de quel type de primaire on parle. Si c’est une primaire de la contestation, si elle se limite à la gauche de la gauche, le Parti socialiste ne se sent pas concerné. Si c’est une primaire de la refondation, si elle concerne toute la gauche pour la ressouder et la renforcer, si elle est ouverte sans exclusive, d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon, alors, oui, pourquoi pas. Mais, cette primaire devra être sincère et unitaire jusqu’au bout, c’est-à-dire qu’elle engagerait, une fois passée, tous les candidats malheureux à soutenir l’heureux élu. Il faudrait demander aux heureux candidats potentiels s’ils sont ouverts à cette option.

Indépendamment de cette hypothèse de la primaire, le Parti socialiste préparera cette échéance présidentielle sur le fond, avec notamment les « Cahiers de la Présidentielle » qu’animera Guillaume Bachelay. Il s’agira ici de redonner du sens et non de rédiger une somme, de faire le point sur nos actions mais surtout d’ouvrir un horizon.

Je l’ai dit, 2016 sera l’année du dépassement, donc l’année de la mise en place de l’Alliance Populaire, de la Belle Alliance. Il faut sans doute ici préciser les choses et lever un malentendu : il ne s’agit pas d’une gauche plurielle bis, ou de la seule union de la gauche. La stratégie mise en place est claire : il s’agit d’abord de rassembler autour du Parti socialiste toutes celles et tous ceux qui refusent le Front national et la droitisation de la droite dans les solutions économiques et sociales, ceux qui veulent prendre à bras le corps la question écologique et qui souhaitent enfin une renouveau européen. Nous le ferons sachant que sur notre gauche, des responsables et des individus ne sont pas d’accord pour nous accompagner dans cette première phase. C’est respectable. Le Parti socialiste refuse de les traiter en surplomb, mais puisqu’il règne la division et voire la confusion, nous entrons nous dans l’action. L’alliance populaire est tout à la fois une stratégie et un but. Elle commence par la fédération des écologistes, des socialistes, des démocrates, des radicaux et surtout de citoyens pour un rassemblement social, écologique et républicain. Elle s’achèvera quand toutes les forces de gauche seront rassemblées. Le Parti socialiste doit se dépasser pour répondre à cette équation nouvelle. Puisque la voie du haut est fermée, nous rassemblerons par le bas, puisque les appareils coincent, nous en appelons directement aux citoyens, aux associations et aux personnalités. Nous le ferons pour renforcer la grande alliance entre le peuple progressiste et les valeurs progressistes, ce sera aussi la meilleure manière pour créer le mouvement dès le premier tour de la présidentielle. Rendez-vous fin février, début mars pour l’appel et à l’automne pour la Convention sur la Belle Alliance-Alliance Populaire. Entre temps nous installerons dans chaque département des collectifs unitaires qui se coordonneront à l’automne dans la convention.

Enfin, l’année 2016 sera marquée par un certain nombre de commémorations. Il y aura le centenaire de la naissance de François Mitterrand. Il y aura aussi le 1er mai qui sera l’occasion de saluer la mémoire de Léon Blum, comme je le fais chaque année depuis mon entrée en fonction, mais aussi, cette année, de commémorer le Front Populaire (1936-2016). Le Front Populaire ce n’est pas seulement la référence d’une gauche unie, c’est aussi celle d’une gauche qui agit, un esprit auquel il nous faut être fidèle aujourd’hui.

Voilà, j’en ai finis pour le tableau de cette année dont les contours exacts dépendront avant tout de nous.

Je vous souhaite à nouveau une bonne année 2016, une année qui vous donne l’occasion d’aimer la vie, une année bien évidemment pleine de questions pointues et de relances précises. Je suis donc tout ouïe.

 

Crédit photos: Mathieu Delmestre

11 Jan

Commentaires fermés sur L’invité de Jean-François Achilli sur France Info

L’invité de Jean-François Achilli sur France Info

par

JCC France info 11012016

 

Jean-Christophe Cambadélis répondait ce lundi 16 janvier 2016 aux questions de Jean-François Achilli sur France Info.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Une primaire à gauche pour Cambadélis, “peu… par FranceInfo

 

Primaire à gauche

“Tout ce qui permet d’unir la gauche et les écologistes est positif.

Cette primaire n’est pas impossible mais peu probable.

Soit c’est la primaire de toute la gauche, on va dire d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon – c’est la seule qui fonctionne, celle qui permet de gagner l’élection – mais je suis pas sûr que tous les acteurs soient d’accord. Soit c’est une primaire pour départager Cécile Duflot, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon et vous comprendrez que les socialistes n’en soient pas. Donc il faut travailler à l’union mais ce n’est pas la bonne manière
Les choses sont ouvertes mais si le Président est candidat, le plus probable est que nous soyons rassemblés derrière lui.

Je n’ai pas fermé la porte.  Mais comment dirait France Info? « Cambadélis laisse la porte entrouverte ».

Quand il y a le tripartisme, l’équation ce n’est pas de rassembler au deuxième tour, c’est d’être au deuxième tour. La belle alliance c’est la stratégie de dépassement du Parti socialiste pour être présent au 2e tour.

 

Réforme constitutionnelle / déchéance
Christiane Taubira doit continuer à travailler.

Si elle avait été dans une émission en disant qu’elle était favorable au texte, vous nous diriez à ce moment là « Mais enfin tout le monde sait qu’elle est en désaccord, un peu de transparence ». Elle dit ce qu’elle pense, tant mieux

Pourquoi vous n’avez pas demandé la démission de M. Macron? Ça me paraît extraordinaire (…) Quand c’est M. Macron qui s’exprime sur les 35 heures ou sur la remise en cause du Code du travail, c’est formidable et ça au moins c’est de l’intelligence, c’est le vent frais, etc, etc. Est-ce que j’ai demandé la démission de M. Macron? Non. Donc pourquoi voulez-vous que je la demande pour Mme Taubira?
Nous travaillons à une formulation qui puisse satisfaire tout le monde, à la fois les exigences de la droite qui ne veut pas voter l’introduction dans la Constitution de l’état d’urgence s’il n’y a pas le mot déchéance, à la fois évidemment ce que l’exécutif a dit et à la fois la prise en compte de ce que pense une large partie de la gauche militante, à savoir que si vous introduisez dans le texte les binationaux, vous ouvrez le chemin de la remise en cause du droit du sol”.

 

Proposition du patronat pour une « loi d’urgence pour l’emploi »

Les Français sont concentrés sur la question du chômage, ils ont raison. Il faut faire en sorte que le chômage baisse dans une croissance molle.

Les propositions du Medef sont intéressantes sur le diagnostic mais inquiétantes sur les solutions. On nous empile la flexibilité sans penser à la sécurité des employés. Le contrat de travail n’est pas responsable du chômage en France. Tentons une nouvelle voie que celle proposée par le Medef: moins de précariat, plus de salariat.

 

Elections présidentielles
Je souhaite la victoire de la gauche pas celle de Nicolas Sarkozy ou de la madone des sondages Alain Juppé.