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28 Août

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Université d’été 2015 : Conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis

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Retrouvez la vidéo de la conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis:

 

Université d'été 2015 : Conférence de presse de… par PartiSocialiste

28 Août

Commentaires fermés sur « Il est temps de redonner à la gauche son supplément d’âme », entretien au Monde

« Il est temps de redonner à la gauche son supplément d’âme », entretien au Monde

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Le Monde publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Comment réagissez-vous au départ de François de Rugy ?

Je ne me réjouis pas de ce nouvel épisode dans la fragmentation. L’alliance des Verts et de Jean-Luc Mélenchon dans certaines régions à risque FN a mis le feu aux poudres. D’autant que ce dernier refuse de se désister pour le Parti Socialiste au second tour si nous arrivons en tête.

Le chômage ne recule toujours pas, la croissance n’est pas encore au rendez-vous, la gauche apparaît plus divisée que jamais… La rentrée est-elle une fois de plus minée pour la majorité ?

Si nous comparons cette rentrée à celle de l’an dernier, lors de laquelle trois ministres quittaient le gouvernement, un ministre oubliait de payer ses impôts et un livre bousculait le président, le tout avec des résultats économiques peu florissants, on peut dire que cette rentrée s’effectue dans un tout autre climat, même s’il y a des problèmes lourds à affronter, comme le terrorisme, la pression migratoire, les défis écologiques, le chômage.

Vous oubliez l’économie. En la matière, les résultats de François Hollande ne sont pas probants…

Là aussi, la situation est meilleure que l’an passé. La baisse du chômage est faible mais le signe est fort. La croissance est repartie, l’activité industrielle a repris ! Les capacités d’investissement des entreprises se redressent et la confiance, malgré les hurlements du Medef, est plus forte. Aujourd’hui, la France va mieux économiquement, même si elle ne s’en rend pas compte parce qu’elle va moins bien politiquement.

Comment expliquez vous ce malaise politique ?

La fragmentation à gauche et la radicalisation à droite. On assiste à droite à l’émergence d’un espace identitaire islamophobe et anti-européen. Ce bloc, qui représente 30 à 40 % de l’électorat, est aujourd’hui l’objet d’une course poursuite entre une large part de la droite qui s’extrêmise et une extrême droite qui se banalise.

En face, écrivez-vous, la gauche semble « tétanisée ». Comment y remédier ?

Face à ce bloc réactionnaire, il faut constituer un arc progressiste. C’est pourquoi j’appelle les démocrates, les socialistes, les écologistes, les radicaux de gauche et les progressistes à construire une nouvelle alliance populaire. L’enjeu, c’est de parler à nouveau de la France, pas seulement de ses entreprises.

Est-ce une critique du choix fait par M. Hollande depuis son élection de parler principalement des sujets économiques et sociaux ?

Mon livre est une critique du discours technocratique en général. François Hollande n’a pas fait que cela, sinon il n’y aurait pas eu le mariage pour tous ou le non cumul des mandats. Mais c’est un fait : obsédés à juste titre par la lutte contre le chômage, nous avons eu tendance à nous enfermer dans le discours économique. Or on ne tombe pas amoureux du CICE ou du pacte de responsabilité. Il est temps de redonner à la gauche son supplément d’âme.

Une des valeurs de la gauche est la protection des travailleurs. S’agissant du droit du travail, quelle est votre position ? Le Medef souhaite son assouplissement, Manuel Valls l’évoque quand il parle de poursuivre les réformes et Emmanuel Macron semble tenté d’aller plus loin…

Rendre les choses plus simples, pourquoi pas ? Pulvériser le code du travail, certainement pas ! Le PS n’est pas arc-bouté. Mais l’idée qu’il faudrait une dérégulation totale de nos standards sociaux pour que les entreprises embauchent, je n’y crois pas.

Accepteriez-vous que l’on remette en cause les 35 heures ? M. Macron a récemment critiqué « la gauche du loisir » et la question d’une renégociation par accord de branches refait surface…

Ce qui intéresse les Français, ce ne sont pas les formules mais les faits. Je refuse de réagir à la moindre provocation. S’il faut réformer le pays, il faut le faire dans l’ordre et non pas comme des chiens dans un jeu de quilles. La marque des socialistes, c’est le juste équilibre, pas le déséquilibre permanent. Quand on veut trop bousculer, on finit un jour par être bousculé.

M.Valls ferme la porte à une nouvelle répartition des aides aux entreprises, pourtant demandée par le PS fin juillet. Cela augure-t-il d’une crise lors du prochain débat budgétaire au Parlement ?

Il n’y a pas de match entre le PS et le gouvernement. Quand la gauche est au pouvoir, le PS est un parti d’influence, pas de rupture. Il faut aussi s’habituer au fait que le PS ait un avis sur toutes les questions. Depuis que nous avons pris position en juillet sur le budget, le président et le premier ministre ont fait un pas vers nous en assurant qu’il y aura à nouveau des baisses d’impôts. Ce n’est pas encore la réforme fiscale, encore que l’instauration de l’impôt à la source en ouvre le chemin, mais c’est un point majeur.

Ensuite, je suis persuadé que le gouvernement va soutenir l’investissement public. Reste le pacte de responsabilité : je suis d’accord avec les syndicats qui veulent soutenir les entreprises qui jouent le jeu de l’emploi et de l’investissement. Nous sommes pour revoir le dernier versement, le gouvernement veut lui maintenir le périmètre du pacte. Mais cela ne veut pas dire qu’à l’intérieur, on ne peut pas revisiter la manière dont les aides peuvent être distribuées, ciblées. Nous allons donc continuer à discuter. Ce qui est sûr, c’est que le prochain budget ne sera pas le précédent.

Pourquoi ne souhaitez-vous pas que M. Macron récupère le portefeuille de l’emploi ?

Le ministre de l’économie est subordonné à la politique menée par le président et son premier ministre. Je ne fais pas d’une individualité la question essentielle. Je ne fais pas non plus de lui le mouton noir de la République. Ce garçon de talent a déjà beaucoup à faire avec l’économie. Pas besoin de lui donner en plus le ministère de l’emploi et du travail.

Vous avez placé l’université d’été de La Rochelle sous le sceau de la COP21 organisée en décembre à Paris. Pensez-vous que cela intéresse réellement les Français ?

L’enjeu climatique est posé à l’ensemble de l’humanité. Vital, mondial il est d’intérêt général. Il est donc normal que les partis politiques s’en saisissent. La Rochelle sera le premier meeting unitaire de la gauche pour la COP21 : Emmanuelle Cosse sera là, Jean-Michel Baylet, Robert Hue, le PCF aussi, comme tous les syndicats et les plus grandes associations qui s’occupent d’écologie.

N’est-ce pas une manière de courtiser l’électorat écologiste avant les régionales et la présidentielle, alors qu’Europe écologie-Les Verts est très critique à votre égard ?

Pour la première fois, le PS a mis la question écologique au niveau de la question sociale. Quant aux écologistes, ils doivent réfléchir : il est quand même paradoxal de vouloir faire alliance dans plusieurs régions avec d’autres formations contre le PS, alors que ce sont les socialistes qui pilotent le rendez-vous de Paris de la COP21 ou ont fait la loi sur la transition énergétique. L’alliance aux régionales avec Jean-Luc Mélenchon induit non seulement l’élimination de la gauche mais la possible victoire du FN, alors que l’unité de toutes les forces de gauche nous permettrait de gagner. Je dis aux écologistes qui ont conclu ces accords : « Retrouvez la raison ! Arrêtez de tourner le dos à l’action concrète et réelle pour l’écologie. »

Croyez-vous, comme l’affirme cette semaine M. Mélenchon dans Les Inrockuptibles, que M. Hollande ne se représentera pas en 2017 ?

S’il dit cela, c’est qu’il craint la candidature du président de la République. Il préfère donc construire un scénario qui crédibilise sa propre candidature dans un espace politique débarrassé du président sortant. Il fait donc un rêve.

 

 Propos recueillis par Nicolas Chapuis, Thomas Wieder et Bastien Bonnefous

 

27 Août

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L’invité de Valérie Nataf sur LCI

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LCI JCC 27082015

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de la matinale de LCI.

Il répondait aux questions de Valérie Nataf.

 

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:

26 Août

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L’invité de Bruce Toussaint sur I Télé

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I tele 26082015

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Bruce Toussaint sur I Télé.

 

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:

 

25 Août

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« Le contrôle au faciès, certainement pas ! », interview au Point

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Le Point publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Le Point : Les attentats, mêmes amateurs comme celui du Thalys, se multiplient depuis Charlie. Les Français ne cèdent pas à la panique. Peut-on en dire autant de la classe politique quand Alain Vidalies déclare préférer « la discrimination » au risque d’attentat ? Le Parti socialiste a du avoir les cheveux qui se sont dressés sur la tête, non ?

Jean-Christophe Cambadélis : Il ne m’en reste pas beaucoup de cheveux alors je ne vais pas les couper en quatre : Le contrôle aléatoire pourquoi pas, mais au faciès certainement pas.

Les souverainistes et le FN réclament de longue date la sortie de l’espace Schengen et le rétablissement des frontières. De manière pragmatique, ne serait-ce pas le meilleur moyen de contrôler les allées et venues des individus signalées d’une fiche S dans l’espace communautaire ?

Ce n’est pas Schengen qui produit le terrorisme ou la facilité, c’est la guerre civile. Ce n’est pas une nouvelle ligne Maginot qui nous protégera, mais la coopération et la coordination, la solidarité des Européens.

Peut-on réellement combattre Daech sans intervention au sol comme le réclame par exemple Nicolas Dupont-Aignan ?

A titre personnel, je crois ceci inéluctable, mais il ne suffit pas de sauter sur sa chaise comme un cabri en criant « intervention ». Il faut un mandat de l’ONU, un accord d’une coalition et accessoirement une stratégie démocratique pour l’après, comme nous l’avons fait au Mali.

François Hollande fait du départ de Bachar El Assad l’un des points durs de sa stratégie à l’internationale. Mais peut-on durablement tenir cette position qui nous éloigne des Russes ? Peut-on durablement vivre dans cette bouderie avec Vladimir Poutine et ces embargos néfastes à nos économies ?

Vladimir Poutine ne nous boude pas, il veut que l’on respecte ce qu’il appelle la voie Russe, gardienne authentique des valeurs chrétiennes. Tant que l’on n’aura pas garanti les minorités, il ne bougera pas. Mais l’Iran semble travailler à une solution. Je ne suis pas sûre que Bachar El Assad fasse partie de leur « solution ». Enfin personne ne peut passer sous silence l’annexion de la Crimée. Que Vladimir Poutine s’engage à respecter et faire respecter les accords de Minsk et les problèmes seront résolus.

Le Chef de l’Etat avait, à l’issue de la crise grecque, relancer l’idée d’un gouvernement économique de la zone euro. Vu la lourdeur du processus, celui-ci peut-il réellement voir le jour dans les deux ans qui nous sépare de la présidentielle ?

C’est une très bonne idée du Président de la République, la France va jouer un rôle majeur, car la situation n’est pas viable sans un gouvernement économique de la zone euro. Le PS va prêter son concours à cette initiative au sein du PSE.

Alexis Tsipras remet son mandat en jeu en Grèce. Le Parti socialiste français soutient-il sa candidature et la majorité qu’il espère retrouver au Parlement ?

Le Pasok ne s’est ni allié à un parti de droite extrême ni a été parjure à ses engagements devant les électeurs grecs. M. Papandréou proposait au plus fort de la crise un référendum sur l’euro qui lui a été refusé par le « Merkozy » de l’époque. Avec deux conséquences : un fort sentiment de frustration nationale et l’idée que le Pasok n’était que la courroie de transmission de l’austérité franco-allemande, puis de la Troïka. Battu aux élections, le Pasok a participé à un gouvernement de coalition avec la droite, comme le SPD aujourd’hui. Ceci a achevé de la faire apparaître comme une non-alternative conduisant à des scissions pendant que Syriza rompait au congrès de Thessalonique avec le refus de l’euro, occupant ainsi l’espace de la gauche.
Le Pasok, qui est un parti socialiste surgi dans la suite de la dictature, est un parti particulier au regard du SPD ou du PSOE, du parti travailliste ou PS, mais il fait partie de la famille.

Arnaud Montebourg s’est affiché avec Yanis Varoufakis à Frangy. Considérez-vous que Montebourg soit aujourd’hui irrécupérable pour le PS ?

J’ai trouvé le discours d’Arnaud Montebourg à Frangy très recentré et celui de Yanis Varoufakis moins excessif qu’on le dit. Pour le reste chacun à sa destinée politique entre ses mains.

Propos recueillis par Emmanuel Berretta

24 Août

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L’invité d’Olivier Mazerolle sur RTL

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RTL 24082015

Jean-Christophe Cambadélis était ce aujourd’hui l’invité de la matinale de RTL.

Il a répondu aux questions d’Olivier Mazerolle.

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:

19 Août

Commentaires fermés sur Entretien à Paris Match : « La ‘Mélenchonisation’ n’est pas l’avenir de l’écologie »

Entretien à Paris Match : « La ‘Mélenchonisation’ n’est pas l’avenir de l’écologie »

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Paris Match publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

couv_bouquinJCC2015Paris Match. Pourquoi avoir écrit votre dernier livre, «A gauche, les valeurs décident de tout»?

Jean-Christophe Cambadélis. Le sens de la gauche s’est évanoui dans l’économie. On est dans une phase de technocratisation, où l’économie domine tout. Pourquoi est-on de gauche? Quelles sont les valeurs que l’on défend? L’identité, l’autorité, ces idées portées par d’autres se sont substituées à l’égalité, à la fraternité, à la solidarité. On se dispute sur la stratégie économique et pendant ce temps, on ne défend pas notre projet de société.

 

 

A qui la faute?

Elle est collective. Aujourd’hui, sur notre gauche, comme sur notre droite, on nous fait des critiques sur notre politique économique. Mais personne ne se bat sur les valeurs. Or, depuis des années, entre l’extrême droite et la droite extrême, s’est constitué un bloc réactionnaire. Les temps se sont retournés, nous ne sommes plus en 1968, dans les années 1970, à l’époque de l’effondrement des dictatures en Espagne, au Portugal, en Grèce… Nous ne sommes plus dans les combats dominants pour l’égalité, la libération de la femme, contre le racisme… La gauche est prise en tenaille entre les identitaires de droite qui défendent une identité française construite contre l’Europe, contre l’immigration et d’autres identitaires, les islamistes radicaux, qui nient la notion même de République. Face à ces dangers, la gauche ne propose rien, ne défend rien.

Que faire?

Dire que la bataille économique va être longue, mais que nous allons la gagner et qu’il faut désormais se recentrer sur nos valeurs et leur actualisation. Les Français ne se détermineront pas en fonction ni du taux de croissance ni du taux de chômage. Et les valeurs de la gauche ne sont pas des gros mots! Aujourd’hui, la gauche est en fragmentation accélérée. Et si elle ne se rassemble pas autour de ses principes, elle sera marginalisée pour longtemps.

On ne voit pas le rassemblement poindre ! Pour l’instant, aux régionales, les écologistes partent sans vous !

Je ne m’y résous pas et je leur lance un appel pressant : unissons-nous ! Je ne comprends pas leur logique politique. Lorsqu’ils ont démissionné du gouvernement, ils n’ont pas démissionné des exécutifs régionaux ! Je leur demande d’appliquer la logique qui les a fait rester. Pourquoi se diviser alors que localement, partout, ils sont vice-présidents, partout ils travaillent avec nous, alors que le PS a muté sur l’écosocialisme, alors que le gouvernement organise la COP21? Tout ça pour se jeter dans les bras de Jean-Luc Mélenchon? Mais la mélenchonisation de l’écologie n’est pas l’avenir de l’écologie ! On peut comprendre l’autonomie, mais là où il y a un risque de victoire du FN, comme en Paca ou en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, c’est dramatique. L’émiettement au premier tour, c’est la certitude de ne pas être au second. C’est la chance offerte au FN de gagner des régions. Il est à nos portes.

Quelle est votre ambition pour les régionales?

Je ne suis pas dans la spéculation, mais dans le combat. Les régionales, c’est un scrutin à la proportionnelle et les Français ne sont pas mécontents de ce qu’ont fait les socialistes dans les régions. Il faut que nous soyons capables de démontrer en quoi les élections régionales touchent la vie quotidienne des Français et comment une région à droite et une région à gauche, ce n’est pas la même chose.

Le PS a voté une résolution demandant une réorientation de la politique gouvernementale. Est-ce une victoire des frondeurs?

Dès qu’on parle de réorienter, les uns disent on avait raison, les autres disent que non… Il faut changer ce vocabulaire ! Il ne s’agit pas de réorienter mais de bonifier. Cette résolution est une base de discussion avec le gouvernement. C’est ce que je veux faire au PS : ne pas attendre que le gouvernement prenne une position pour que le PS en ait une. Il doit se déterminer dans l’autonomie, même si au bout il y a la solidarité. Il n’est pas possible de rassembler l’ensemble de la gauche juste sur l’action du gouvernement. Le PS doit jouer son rôle.

L’unité soit, mais même au PS les voix discordantes sont fortes : Arnaud Montebourg, qui fait sa rentrée, en fanfare ce dimanche semble s’éloigner de plus en plus du parti.

Oui. Je le regrette. Il y a parfois dans l’attitude de cet homme de grand talent un grand n’importe quoi ! Je pense qu’il a autre chose à faire que de poursuivre de sa colère le président de la République et le Premier ministre car, au fond, il s’est prononcé pour François Hollande lors de la primaire –et non pour Martine Aubry- et c’est grâce à lui que François Hollande a été le candidat des socialistes. Et c’est le même Arnaud qui s’est démené pour installer Manuel Valls à la tête du gouvernement. Donc on lui doit un peu François Hollande et un peu Manuel Valls.

Quelle place pour Arnaud Montebourg au Parti socialiste ?

Il doit rester à bord. Il est en train de gâcher son talent. Il n’y a pas d’avenir à être le turlupin de la gauche, son Cassandre, à chercher par tous les moyens de la mettre en cause. Nous avons besoin de lui dans le combat contre le bloc réactionnaire et pour la réussite du gouvernement Valls;  je lui tends la main.

Le PS peut-il disparaître?

C’est un risque. C’est pour cela que je souhaite son dépassement. Le parti tel qu’il a été constitué à Epinay tant dans ses fondamentaux que dans son mode d’organisation, n’est plus efficace. Nous devons construire un rassemblement qui dépasse les appareils, qui s’ouvre très largement sur le mouvement citoyen, qui crée une nouvelle offre politique. C’est le sens de ce que j’appelle «la belle alliance», l’alliance populaire. C’est une nouvelle donne organisationnelle, citoyenne et écologiste.

Quel est votre objectif?

Pour 2017, 500 000 adhérents et 1 million de sympathisants. En janvier 2016, nous lancerons un appel à l’alliance populaire, en demandant à nos sympathisants de nous aider à la construire. Nous avons un an pour le faire. Nous voulons organiser une convention au mois de novembre 2016, avec plusieurs milliers de représentants. Nous espérons en avoir dans chaque canton.

Avec un président si impopulaire, cela semble irréaliste !

Il faut inverser la problématique. Ne pas attendre que le président de la République soit populaire pour créer un mouvement mais créer un mouvement pour que le président de la République soit populaire !

François Hollande a confié que sans baisse «crédible» du chômage tout au long de l’année 2016, il ne sera pas candidat.

C’est courageux et redoutable. Courageux parce que contrairement à beaucoup d’hommes politiques, ce n’est pas la candidature coûte que coûte. Et c’est redoutable car si nous ne tenons pas cet objectif qui ne dépend pas totalement de lui mais aussi des conditions économiques en Europe, et bien le premier secrétaire que je suis va devoir organiser des primaires. Et on sait que c’est compliqué !

Pourquoi?

Il y aura de nombreux candidats, n’en doutons pas. Or, François Hollande, malgré les critiques, est quand même en position de synthèse dans la gauche et je ne vois pas à cette étape d’autre personne y être.

Vous souhaitez que François Hollande soit candidat en 2017 sans passer par la case primaire?

Je souhaite ce qu’il souhaite.

Pensez-vous que Marine Le Pen puisse être au second tour de la présidentielle?

Je pense que ce qu’on appelle sa présidentialité a été atteinte par la crise du FN. Les Français ont vu que le FN n’était ni mur ni configuré pour gouverner la France. Autant je pense que dans les élections régionales, le FN continuera à faire des scores et que dans les sondages –parce que c’est un cri– il continuera à avoir des chiffres hauts, autant je crois que le jour où il faudra mettre à la présidentielle un bulletin dans l’urne, certains ne se déplaceront pas. C’est ce qu’a compris Nicolas Sarkozy. C’est la raison pour laquelle il droitise son discours. Il revient à la stratégie de la présidentielle de 2012, où il cherchait à siphonner au premier tour les voix du FN. Ça va lui poser un problème avec le centre, mais c’est pour lui le moyen de gagner la présidentielle.

Est-ce une bonne analyse?

C’est dangereux. Car quand on commence à manger à la table du diable, il faut avoir de grandes cuillères et je crains que celle de Sarkozy ne soit pas adaptée.

 

Propos recueillis par Caroline Fontaine

 

14 Août

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Eric Woerth résume la recette des « Républicains »: prendre à tous pour enrichir quelques uns

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Dans les colonnes du Parisien, Eric Woerth, le responsable du programme du parti « Les Républicains » offre, en cette veille du 15 août, un florilège de libéralisme et de conservatisme, tout autant injuste pour les Français qu’inefficace pour la France : fin des RTT, réduction de la masse salariale de la fonction publique, coupes dans les dépenses sociales et suppression de l’impôt sur la fortune…

Il s’agit d’un véritable programme de régression sociale, comme personne ne l’avait affirmé depuis les années Thatcher/Reagan. Le Parti « Les Républicains » veut rétablir les plus riches dans leurs privilèges, en les faisant financer par tous les Français.

Voilà tout le monde prévenu : le programme de la droite aux élections régionales, s’inspirera de cette philosophie visant à prendre à tous pour enrichir quelques uns.

13 Août

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Cambadélis, le miraculé de Montréal

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Le figaro été aout 2015

Dans sa série estivale « Ce voyage qu’ils n’oublieront jamais » Le Figaro consacre son septième volet au premier secrétaire du PS qui a failli perdre la vie à l’âge de 7 ans en chutant du troisième étage d’un immeuble.

Jean-Christophe Cambadélis.

Il n’est pas prêt d’oublier son tout premier voyage. En septembre 1958, Jean-Christophe Cambadélis est âgé de 7 ans quand il quitte Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) avec sa mère et sa sœur de 5 ans. Il prend l’avion pour le Canada, où son père, un diamantaire d’origine grecque, vient de rejoindre la communauté hellénique de Montréal pour chercher fortune. Dans la ville québécoise, la famille s’installe dans un grand appartement situé au troisième étage d’un bâtiment où se trouve une pharmacie au rez-de-chaussée. Quelques jours après son arrivée, le garçon est interpellé par d’autres enfants. Depuis le pied de l’immeuble, ils l’appellent à venir les rejoindre pour jouer. Le petit Cambadélis, qui n’a pas encore eu le temps de faire connaissance avec ses futurs copains, est pressé de les rencontrer. Placé sur le rebord de la fenêtre en discutant avec eux, il s’appuie sur la moustiquaire, comme il avait pris l’habitude de le faire à Noisy-le-Sec. «Je revois très bien le moment où je bascule avec en face de moi la moustiquaire qui descend», se rappelle Jean-Christophe Cambadélis. Son corps tombe sur le côté directement sur le toit d’une voiture, ce qui amortit heureusement la chute. Envoyé à l’hôpital, il s’en sort étonnamment indemne. Ses parents devront toutefois dédommager le propriétaire de la voiture, amochée par la chute de l’enfant. «Le concierge a entendu un bruit et il a pensé qu’on avait jeté des ordures par la fenêtre. Ma mère, elle, a compris que j’étais tombé», déclare-t-il.

«J’ai eu le droit à un article dans un quotidien francophone dont le titre était “Le jeune miraculé Cambadélis”»

Jean-Christophe Cambadélis

Pour le jeune Cambadélis, c’est déjà le début de la notoriété. «J’ai eu le droit à un article dans un quotidien francophone dont le titre était “Le jeune miraculé Cambadélis”. Dans ce papier, le journaliste expliquait que personne n’en revenait que je ne me sois fait aucune égratignure», précise le premier secrétaire du PS, rappelant que sa mère a soigneusement conservé cet article. Les médias canadiens accourent alors pour rencontrer le Français. «J’ai été photographié, on m’a filmé et la radio nationale est même venue», raconte le député de Paris qui a, par la suite, hérité du surnom «Le Chat». «Déjà à l’Unef (dans les années 1970, NDLR), on m’appelait “Le Chat” à cause des yeux et de ma capacité à retomber sur ses pattes», explique l’intéressé. «C’est revenu en force car le service d’ordre du PS m’a surnommé O’Malley (le chat de gouttière dans Les Aristochats de Walt Disney, NDLR)», ajoute-t-il.

Quelques jours après cet accident qui aurait pu s’avérer fatal, Jean-Christophe Cambadélis sort de l’hôpital. La famille s’accorde un moment de détente au Jardin d’acclimatation de Montréal afin de voir des animaux. «Tout à coup, ma sœur disparaît», se souvient le responsable socialiste. «On la cherche partout, les gardiens ferment même les portes du jardin», se remémore-t-il. L’inquiétude grandit quand la famille retrouve son bonnet au milieu des phoques mais sans sa propriétaire. Les parents de Jean-Christophe Cambadélis rédigent alors une déclaration de disparition. Mais ils retrouvent finalement leur fille au commissariat. Perdue, elle avait eu le bon réflexe de se rendre directement auprès des policiers.

«Je parlais à tout le monde, j’étais un petit roi dans le bateau»

Jean-Christophe Cambadélis à propos d’une traversée de l’Atlantique à bord d’un paquebot

Six mois après leur installation à Montréal, les Cambadélis décident déjà de revenir en France. En février, ils rejoignent d’abord New York par la route en plein blizzard. De la plus grande ville des États-Unis, Jean-Christophe Cambadélis et sa famille embarquent ensuite dans le paquebot Liberté jusqu’à Cherbourg. Une croisière de six jours qui a elle aussi marqué le garçon, notamment le passage devant la statue de la Liberté. «C’est un souvenir impérissable. Ma mère courait partout pour essayer de me retrouver. J’allais à la salle des machines, à la salle de commandement… Je parlais à tout le monde, j’étais un petit roi dans le bateau», se souvient-il.

Le retour en France s’avère compliqué. En Seine-Saint-Denis, Jean-Christophe Cambadélis est contraint de redoubler son année. Les soucis ne s’arrêtent pas là. «On m’a attaché la main gauche dans le dos car j’étais gaucher. L’école m’a obligé à écrire de la main droite », souligne le dirigeant du PS. Ce «gaucher contrarié » en gardera une dyslexie qui l’a longtemps handicapé avant de retrouver l’usage de sa main gauche. C’était le soir de l’élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle de 2002.

27 Juil

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Conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis et Jean-Michel Baylet

par

JCC JM Baylet 27072015

Dans le cadre des élections régionales, Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste et Jean-Michel Baylet, Président du Parti radical de gauche ont tenu une conférence de presse commune au siège du Parti socialiste.

 

Retrouvez la vidéo ci-dessous:


Conférence de presse de J-C Cambadélis et J-M… par PartiSocialiste