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26 mai

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L’invité politique de la matinale d’Europe 1

par

JCC E1 26052014

Jean-Christophe Cambadélis a répondu ce matin aux questions de Jean-Pierre Elkkabach sur l’antenne d’Europe 1. Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:


Cambadélis à Aliot : « Vous ne représentez pas… par Europe1fr

22 mai

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Cambadélis répond à Nicolas Sarkozy: « Qui a soutenu Manuel Barroso ? »

par

le_point.fr

Le Point publie ce jour la réaction de Jean-Christophe Cambadélis suite à la tribune publiée par Nicolas Sarkozy dans le même média. Vous pouvez retrouver sa réponse en cliquant ici ou la retrouver ci-dessous:

 

« La tribune de Nicolas Sarkozy dans Le Point est une critique sévère mais juste de 10 ans de droite en Europe. Elle est aussi l’annonce du retour de l’ancien président à la présidentielle, ce qui lui a valu le propos peu amène de François Fillon : « Ce n’est pas un texte anodin, mais ce n’est pas le centre de la campagne. »

Voilà pour l’ambiance, un mot encore sur l’entame du papier. L’ancien président déclare : « La France a toujours coulé dans mes veines aussi naturellement que mon sang. » Cette phrase plagie celle de l’immense écrivain et le plagie mal en lui donnant une coloration biologique que son auteur n’avait pas voulue. Lui dont le propos était à la fois patriotique et universaliste. « Je n’ai pas une goutte de sang français, mais la France coule dans mes veines, » écrivait en effet Romain Gary, né Kacew en 1914, capitaine dans l’escadrille lorraine, Compagnon de la Libération. L’Europe était en ce temps-là la promesse de l’aube.

Décidément, Nicolas Sarkozy n’est pas de Gaulle. Mais revenons à l’essentiel.

L’ancien président de la République reprend son programme présidentiel. Il s’agit de poursuivre le Merkozy en proposant la fusion franco-allemande assortie, pour faire bonne figure par ce temps de grand vent xénophobe d’une proposition de Schengen 2 contre l’immigration.

Pas de quoi se pâmer ni faire voter UMP.

L’apparence de l’audace

Nicolas Sarkozy a toujours opposé l’axe franco-allemand au Conseil regroupant les États, le Conseil à la Commission, la Commission au Parlement. Le fait qu’il ne cite même pas Jean-Claude Juncker, le candidat du PPE (Parti populaire européen, regroupant la droite et le centre droit, NDLR) à la présidence de la Commission, est de ce point de vue illustratif du mépris qu’il porte au traité de Lisbonne, qu’il a pourtant tant vanté. Mais pour Nicolas Sarkozy, un clou chasse l’autre. Le Merkozy a laissé en Europe beaucoup de blessures, et Nicolas Sarkozy se propose de l’institutionnaliser. Il tourne le dos à la fédération des États-nations équilibrée par le Parlement européen devant lequel la Commission est responsable.

Il évacue la question des politiques menées en Europe au profit d’une hypothétique intégration franco-allemande. Cela à l’apparence de l’audace, mais a une réalité cruelle : il ne l’a pas fait quand il était en état de le faire. Et pour cause, l’Elysée pestait en sourdine contre l’intransigeance de Madame Merkel. Mais déficit oblige, l’ancien président boudait en silence.

Pour prévenir cette critique, sa réponse tient en une phrase : « L’Europe souffre aujourd’hui de graves erreurs qui furent commises au nom d’une pensée unique de plus en plus insupportable. » Mais qui a gouverné l’Europe pendant 10 ans ? Qui a appliqué avec zèle une lecture biaisée des traités : austérité massive au nom de la stabilité, dérégulation, concurrence ? Qui a soutenu Manuel Barroso jusqu’à aller le visiter dans sa première sortie post-présidentielle ?

Le paquet sur l’immigration

Un peu affolé par les conséquences dans l’électorat de droite de sa proposition de fusion franco-allemande, l’ancien président met le paquet sur l’immigration pour faire bon poids.

Cette question sans être la priorité des Français qui souhaitent comme nous une nouvelle croissance n’est pas moins préoccupante. Dès octobre dernier, sous l’impulsion du président François Hollande, la France, l’Italie et l’Espagne ont appelé à mettre en place une véritable « politique des frontières », mais des frontières DE l’Europe.

Suspendre immédiatement Schengen, donc rétablir des frontières avec l’Allemagne, serait tout à la fois contradictoire avec le projet annoncé de fusion et cela s’accompagnerait du rétablissement des frontières avec l’Italie, l’Espagne, etc. Ce serait le début de la fin de l’Europe.

Il court tout au long de ce texte une conception « conservateurs anglais » de l’Europe. Le fameux grand marché mais doté d’une fédération franco-allemande. Cette conception fait la part belle au libre marché, mais oublie la régulation nécessaire pour lutter contre le dumping social et fiscal.

Le but caché de l’exercice

Loin d’être une réflexion sur l’avenir de l’Europe, c’est une tentative de répondre à plusieurs électorats, de droite et d’extrême droite. Monsieur Hortefeux, ce matin, a vendu la mèche. Il estimait le texte de Monsieur Sarkozy excellent parce qu’il rassemblait « les eurosceptiques et les europhiles » de droite.

Tel était donc le but caché de l’exercice qui est « à côté de la plaque » ! L’enjeu de ces élections n’est pas d’être le mécano pour les prochaines primaires de l’UMP, mais de changer l’Europe. Et pour la changer, il faut changer de majorité. Tourner le dos à 10 ans d’austérité et investir dans une nouvelle croissance. La Commission doit se recentrer sur l’essentiel : un traité énergétique, l’harmonisation sociale, l’éco-continent et la défense européenne. C’est le sens du Manifeste des 25 partis sociaux-démocrates d’Europe qui propose Martin Schulz comme candidat à la Commission pour tourner la page du Merkozy en Europe !  »

Jean-Christophe Cambadélis

Premier secrétaire du Parti socialiste

 

21 mai

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L’invité de Bruce Toussaint et Christophe Barbier sur I

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JCC itele 20052014

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité ce matin de la matinale d’I<télé. Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

 

20 mai

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« Marine Le Pen est nationaliste et islamophobe », mon interview sur le site du Point

par

le_point.fr

Le Point.fr publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Le chef de file des socialistes français estime que face à la montée du FN, l’UMP est condamnée à sortir du « ni-ni ». Entretien.

 

Le Point : Lors de votre débat sur i>Télé face à Marine Le Pen, vous avez dit que le Front national ne serait pas en tête dimanche soir, à l’issue du scrutin européen. Combien êtes-vous prêt à miser sur cette assertion ?

Jean-Christophe Cambadélis : (Sourire)… Le FN n’est pas le premier parti de France, mais il peut le devenir. Il est moins implanté que le Parti communiste, l’UDI, les écologistes, et je ne parle même pas du Parti socialiste et de l’UMP. Le FN n’est fort que de l’abstention et, selon qu’elle sera forte ou basse lors des prochaines élections, il sera en bonne ou moins bonne position. Le paradoxe, c’est qu’on a voulu tout interpréter autour de la place du FN, alors que celle-ci n’aura aucun impact sur le plan européen ou national, mais elle abîmera significativement l’image de la France.

Vous n’avez pas répondu : combien misez-vous ?

(Rires) C’est bien connu, les hommes politiques ne répondent pas aux questions.

Vous écrivez dans votre livre, L’Europe sous la menace national-populiste (*), que le FN s’est transformé en parti nationaliste. Dans votre esprit, le nationalisme et la xénophobie sont-ils jumeaux ?

Tout à fait ! Le nationalisme est une très, très vieille affaire. Déjà, Voltaire disait : « La grandeur de mon pays, c’est de souhaiter du mal à mon voisin. » Le nationalisme, c’est cela. C’est hypertrophier le génie d’un peuple vis-à-vis des autres. Mais au FN, cela se combine avec la glorification des « Français de souche » contre les « Français de papier ». Lundi, dans le débat, Marine Le Pen a lâché à propos de l’immigration : « Promenez-vous dans les rues et vous verrez. » Dans cette assertion, il y a l’idée que les Noirs, les Maghrébins, que sais-je, ne sont pas à leur place dans le paysage du bocage français.

Le FN se nourrit aussi de la montée en France des communautarismes. Pourquoi, alors que c’était dans son programme, François Hollande n’a-t-il pas renforcé la laïcité dans la Constitution ? Pourquoi s’est-il privé de cette arme puissante ?

Je ne pense pas que le communautarisme règne en France. Les lois de la République sont respectées par tous et particulièrement par les musulmans. Puisqu’il s’agit d’appeler un chat un chat, derrière l’orientation du Front national, il y a l’islamophobie. Quant à la laïcité, elle peut ici ou là être remise en cause, mais pas seulement par les musulmans. S’il faut la faire respecter, elle ne doit pas devenir une religion exigeant que chacun abdique la sienne. Si François Hollande n’a pas jugé bon de modifier la Constitution sur ce point, c’est parce qu’il a estimé que rallumer les tensions sur cette question n’était pas opportun.

Si le FN est en tête dimanche soir, pensez-vous que l’UMP sortira alors de sa position du « ni-ni » ?

De toute façon, l’UMP est condamnée à sortir du « ni-ni ». Soit le FN est un parti comme les autres et on ne voit pas pourquoi l’UMP ne s’allie pas avec lui, d’autant que ses militants le réclament. Soit le FN n’est pas un parti comme les autres et donc l’UMP ne peut s’allier avec lui. Mais, dans ce cas, dire que le PS et le FN sont sur le même plan est une thèse qui mérite pour le moins d’être étayée…

Puisque l’Europe n’avance que par compromis, avec quels hommes de droite ou du centre le PS européen est-il prêt à réformer l’Union européenne ?

J’espère d’abord que les sociaux-démocrates européens seront majoritaires au Parlement de Strasbourg. Ils pourront s’allier avec les écologistes et après, sur la base du programme adopté par les 28 partis sociaux-démocrates, nous pourrons nous allier sur l’union bancaire, le smic européen, l’harmonisation sociale avec le parti de la gauche européenne de Tsipras. Ensuite, nous pourrons approfondir la construction européenne avec les amis de Guy Verhofstadt (ce qui correspond en France aux centristes de l’UDI, NDLR).

Le Parti socialiste est-il encore crédible quand il parle de changer l’Europe, alors qu’il a, au Parlement, voté le traité de stabilité négocié par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sans en changer une ligne ?

Deux réponses. Le PS estime que le traité de stabilité a été augmenté par des dispositions qui en ont modifié la nature, comme la garantie jeunesse, le début des investissements européens et le comportement de la Banque centrale européenne dans le rachat de la dette des États. Mais je concède que ce n’est pas suffisant. Si le Conseil européen est un lieu de compromis entre les gouvernements souvent de droite, le Parlement européen est le lieu politique pour faire évoluer la lecture des traités. Les traités disent « stabilité » et « croissance », mais cela s’est transformé en austérité et rien, ou si peu, n’a été fait pour la croissance…

Que sont devenus, par exemple, les 120 milliards d’euros pour la croissance en Europe dont parlait François Hollande l’an dernier ?

On a l’impression qu’il suffit de vouloir pour pouvoir en Europe. Nous ne sommes pas seuls. Tout est obligatoirement négocié avec des Anglais qui refusent toute évolution économique et des Allemands sourcilleux sur les déficits. Sans compter toute une série de pays qui ont d’autres opinions… Donc, en Europe, on avance à pas de tortue. C’est le principal problème de la Constitution européenne. Le Parlement est la seule instance de nature à pouvoir secouer les lourdeurs de Bruxelles et à accélérer l’Europe des peuples.

Quelles sont, de ce point de vue, les trois principales propositions de votre candidat, Martin Schulz, à la présidence de la Commission ?

D’abord, rompre avec l’ordo-libéralisme qui consiste à appliquer les traités sans prendre en compte la situation des peuples. La règle des 3 % a été élaborée avant la crise de 2008. On ne peut appliquer ces 3 % tels quels dans la crise. S’il faut un ou deux ans de plus pour que la France rentre dans les clous, avec Martin Schulz à la Commission, elle les aura. La dotation française au budget de l’Europe, de l’ordre de 20 milliards d’euros, pourrait être déduite des 3 %. Enfin, pour relancer la croissance, l’Europe dépenserait dans l’énergie, les infrastructures numériques et la recherche. Ces investissements d’avenir seraient financés par la montée en charge de la taxe sur les transactions financières. Enfin, pour lutter contre le dumping social et fiscal entre les États européens, un traité social serait élaboré de manière à intégrer un smic européen. On éviterait ainsi cette concurrence vers le moins-disant social.

François Hollande a changé trois fois de ministre des Affaires européennes en moins de deux ans. Une telle désinvolture, est-ce bien sérieux au regard de l’enjeu de cette élection ?

Historiquement, le ministre des Affaires européennes français est subordonné au domaine régalien du chef de l’État, à l’action du Premier ministre et au ministre des Affaires étrangères. Ce n’est pas un ministre majeur, même s’il a un rôle important de liaison avec d’autres capitales. Je le regrette. J’ai défendu l’idée que le deuxième rang protocolaire du gouvernement, avec le Premier ministre, devait être le ministre des Affaires européennes. Je n’ai pas été entendu.

 

Propos recueillis par Emmanuel Berretta

19 mai

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Le face à face Cambadélis / Le Pen sur l’Europe , débat sur Europe 1 et I>Télé

par

 

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Jean-Christophe Cambadélis et Marine Le Pen ont débattu ce jour sur l’antenne d’Europe 1 et d’I <Télé.

 

Vous pouvez retrouver ci-dessous la vidéo de ce face à face: