Vous êtes dans: Au PSE

07 Déc

Commentaires fermés sur Activistes européens : ma conclusion

Activistes européens : ma conclusion

par

photoPendant deux jours, à Paris, plusieurs centaines d’activistes du Parti Socialiste Européen se sont réunis.

Martin Schulz, Harlem Désir, Thierry Repentin, ont pris la parole et j’ai conclu des travaux intenses. J’ai encouragé ces militants venant de toute l’Europe à se faire entendre : « Faites-vous entendre ! Faites-vous entendre ! Il n’y a pas de fatalité à la montée de l’europhobie, aux nationaux populismes ».

Pour la première fois dans l’histoire de l’Europe « nous allons assister à une élection continentale qui désignera enfin le Président de la commission. (…) L’enjeu est simple : On continue avec la droite, on régresse avec les nationaux populistes, ou on progresse avec la gauche » et j’ai décliné ce que serait « l’Europe en mieux » : mieux contrôler la construction européenne ! Mieux agir économiquement et socialement ! Mieux progresser dans la solidarité européenne ! Et cela s’incarne par des propositions concrètes.

L’Europe est à la croisée des chemins. Si on continue comme cela l’Europe s’effondrera sur elle-même. Il n’y pas de construction mécanique. Toute oeuvre humaine est réversible. Mais dites-le il n’y a pas d’avenir dans la mondialisation pour nos nations, pour la civilisation européenne, sans la solidarité européenne. (…) Le combat entre conservateurs, europhobes, nationaux populistes et progressistes européens sera implacable car le destin du continent en dépend ».

Et cette réunion de Paris qui fut de l’avis de tous une réussite, est son point de départ. Je ferais des propositions concrètes le 13 décembre lors du praesidium du PSE qui préparera le congrès de Rome fin février / début mars.

14 Nov

Commentaires fermés sur La fin de l’ère Schröder !

La fin de l’ère Schröder !

par

sigmardgabrielSigmar Gabriel dans son discours final au congrès de Leipzig, où il a été réélu avec plus de 82%, a déclaré qu’en 2017 l’alliance avec Die Linke devait être rendue possible.

C’est la fin de l’ère Schröder qui faisait du refus de cette alliance la ligne de partage à gauche. Sigmar Gabriel fait donc un double mouvement : la préparation de la grande coalition donnant des garanties au SPD et la préparation de la grande alliance à gauche pour mettre fin au règne de la CDU.

Paris osé que d’aller à droite pour s’allier à gauche. Mais pari séduisant pour obtenir une inflexion de la ligne d’Angela Merkel dans la grande coalition. Ceci est nécessaire pour gagner le référendum interne validant l’accord SPD/CDU. Mais pari aussi de capter la légitimité de bonne gestion qui a fait défaut au SPD, pour pouvoir, sans risquer de perdre le centre, s’allier avec Die Linke.

Tout dépendra donc de la nature de la grande coalition et de la pratique de celle-ci. Si ce n’est qu’un moyen de faire passer un accord maussade, il y a fort à parier que Sigmar Gabriel ne renouvellera pas l’exploit de Willy Brandt de sortir vainqueur de la grande coalition.

09 Nov

2 Comments

Nouvelle Europe : la bataille commence

par

martin schulzMercredi le Présidium du Parti Socialiste Européen dont je suis le premier Vice-Président à Bruxelles, jeudi et vendredi lors de la réunion des Secrétaires Généraux des partis sociaux-démocrates à Varsovie où je suis intervenu, la candidature de Martin Schulz a été adoubée par l’ensemble de la communauté social démocrate européenne, pourquoi ?

Dans un moment où les européens s’inquiètent d’une Europe allemande, un allemand favorable à une Allemagne européenne était le meilleur moyen de crédibiliser qu’il existait une voie nouvelle en Europe.
Maintenant on ne peut pas dire que les allemands s’opposeront à la réorientation, puisque l’un des leurs va la porter. Martin Schulz, Président du Parlement européen, polyglotte, francophile et francophone s’est déclaré volontaire pour porter l’intérêt général des européens à la tête de la Commission.

En effet le traité de Lisbonne offre la possibilité au Président de la commission d’être désigné par le Parlement européen. Le successeur de José Manuel Barroso ne sera pas désigné par l’intergouvernementale à majorité conservatrice mais d’abord par le Parlement qui va être réélu et donc possiblement avec comme groupe principal la gauche européenne. Et là il est difficile à Madame Merkel de refuser un allemand, même s’il est de gauche et l’a combattu lors de l’élection fédérale allemande.

Donc le chemin pour une alternative qui change la gouvernance, protège les européens et relance la justice est en marche. Le PSE est entré dans la phase de préparation de son Manifeste. Le Congrès de Rome, ville de la fondation de l’Europe, sera celui du 2e souffle européen. Trois jours intenses où a soufflé le renouveau européen.

14 Sep

Commentaires fermés sur Quand Barroso démontre lui-même qu’il doit partir

Quand Barroso démontre lui-même qu’il doit partir

par

drapeaueurope160Le discours de José Manuel Barroso sur l’Etat de l’Union, européenne, fut prononcé le 11 septembre dernier lors de la séance plénière du Parlement européen à Strasbourg.

Cet exercice qui passe trop inaperçu dans les médias nationaux, est pourtant important : c’est l’occasion pour le président de la Commission de présenter sa vision de l’Europe. Au delà de l’exercice formel du bilan et des perspectives, il y a là l’opportunité de délivrer un projet politique, de démontrer que les préoccupations des citoyens sont prises en compte.

Dans cet exercice, Barroso a raté son oral alors qu’il s’agissait de la dernière fois qu’il prononçait un tel discours. Il n’y aura donc pas d’oral de rattrapage.

Tout au long de la quinzaine de pages d’un discours prononcé sans inspiration, le président conservateur de la Commission européenne est apparu comme un homme seul. Pas un seul commissaire n’est cité, comme s’il ne s’agissait que de figurants.

Pas un mot sur la place de l’Europe dans le monde face à des émergents qui entrent en crise et des Etats-Unis qui veulent que l’UE s’engage plus.

Pas un mot sur la situation des printemps arabes, à part une brève allusion à la Syrie, qui aurait permis de savoir ce que l’Europe a à dire aux peuples des deux rives de la Méditerranée – notamment à ceux qui croient que l’Union européenne peut jouer un rôle déterminant dans la résolution du conflit israélo-palestinien.

Pas un mot sur la situation sociale de l’Europe, les tensions au sein d’Etats-membres qui, sous le coup de la crise sont menacés de dislocation… Et pour cause, pour Monsieur Barroso, la crise est finie. La plupart des indicateurs pour lui, sont au vert. Reste qu’à ses yeux, la montée des populismes, la question des Roms ou les situations d’injustice que vivent les travailleurs détachés par exemple, tout cela n’existe pas.

Pour lui, les marchés ne sont pas un problème, donc la question de leur régulation ne se pose pas et l’Accord de libre échange avec les Etats-Unis ne représente que des opportunités !

Le mot « marché » revient tellement souvent dans le texte, qu’on a l’impression que Barroso veut rayer Delors de l’Histoire. L’Europe politique et sociale est pour lui inexistante. C’est parce que sous sa présidence, elle a été inopérante.

Barroso n’a jamais pu s’imposer à Merkel et Sarkozy et à part tancer la France, après l’élection de François Hollande, il n’a jamais défendu la Commission et en faire un véritable exécutif articulé avec le Parlement européen.

Monsieur Barroso est le maillon faible des dirigeants européens, mais il demeure indéfectiblement soutenu par le PPE.

En 2014, il faudra plus qu’une alternance en Europe. Il faudra une véritable alternative aussi bien en termes de ligne politique car le bilan des conservateurs est leur boulet, et en termes de leadership avec un président de la Commission déterminé et doté d’une vision de l’Europe dont les peuples ont besoin.

10 Sep

1 Comment

En mémoire d’Anna Lindh

par

Jean-Christophe Cambadélis écrit aux sociaux-démocrates suédois:

annalindtChers amis chers camarades,

Le 10 septembre est un jour qui marque tous les progressistes du monde et je sais que pour vous, c’est un jour particulièrement triste.

A l’occasion du dixième anniversaire de l’assassinat d’Anna Lindh, je souhaite vous adresser ce message d’amitié et de fraternité.

Cette femme représentait un exemple de l’engagement social-démocrate. Dès ses jeunes années, cette militante a été une figure de tous les combats de notre famille politique et le rôle qu’elle a joué dans l’affirmation de la Suède sur la scène internationale était d’autant plus essentiel que ce pays a toujours été un repère pour tous ceux qui croient que les idées progressistes peuvent changer la société et le monde.

Le Parti social-démocrate suédois a toujours été une source d’inspiration pour la gauche française et les relations entre nos deux partis sont importantes pour notre famille politique européenne.

L’engagement d’Anna Lindh pour la paix au Proche-Orient a, au regard des événements de ces dernières années, une actualité très importante car nous croyons tous que l’Europe a un rôle a jouer dans l’établissement de la paix et la capacité des peuples de cette région à reconstruire des sociétés démocratiques où la justice sociale est la principale préoccupation des dirigeants politiques.

Très souvent, nous faisons de nos camarades trop tôt disparus des figures qui peuvent dépasser ce qu’ils étaient, mais nous avons la responsabilité historique de réaliser le rêve et de poursuivre l’œuvre d’Olof Palme, François Mitterrand ou Pierre Mauroy. Que l’exemple d’engagement que fut la vie d’Anna Lindh inspire nos jeunes générations pour longtemps.

Amitiés,

Jean-Christophe Cambadélis

10 Mai

Commentaires fermés sur Bulgarie : la droite, à cours d’arguments politiques, passe aux injures

Bulgarie : la droite, à cours d’arguments politiques, passe aux injures

par

Sergey_Stanishev

La dernière ligne droite de la campagne électorale en Bulgarie est l’occasion de dérives de la part du parti conservateur, le GERB, membre du PPE. Après avoir été impliqué dans un scandale d’Etat sur des écoutes illégales, le parti au pouvoir est aux abois en accusant notre camarade Serguei Stanichev (en illustration ci-dessus), leader du Parti socialiste bulgare, président du Parti socialiste européen et ancien premier ministre, d’avoir obtenu sa présidence en ayant recours à la corruption.

C’est une insulte pour tous les sociaux-démocrates d’Europe. Le PSE est un parti démocratique, qui se bat pour l’éthique et la démocratie. A l’inverse du PPE qui compte dans ses rangs le GERB bulgare ou le Fidesz hongrois qui ont démontré ces dernières années, leur mépris pour la démocratie et les libertés fondamentales sans qu’aucun des dirigeants conservateurs ne pipe mot.

Le PS soutient pleinement ses camarades bulgares et il souhaite leur victoire pour que la Bulgarie se retrouve dans le camp du changement.

28 Avr

1 Comment

Une certaine hypocrisie française

par

alainjuppe

Tout le monde sait que le brouillon de la convention une fois publié vendredi après-midi fut corrigé.

Tout le monde sait que les mots contestés et contestables avaient déjà été prononcés au Conseil National du Parti socialiste en présence de tous.

Tout le monde sait que le texte de la convention est cohérent, charpenté, équilibré et robuste et ne serait se réduire aux formules déjà gommées.

Tout le monde sait que toute l’Europe souffre d’une majorité des droites européennes.

Tout le monde sait que la base de l’Europe brûle car cette politique est contestée dans tous les pays.

Tout le monde sait que même les conservateurs espagnols, italiens, hollandais, contestent cette orientation et maintenant même José Manuel Barroso fait part de ses doutes.

Tout le monde sait que l’Euro fort ruine tous les efforts de compétitivité, et que le modèle allemand du tout à l’export et de baisse des coûts salariaux n’est pas applicable dans tous les pays d’ Europe.

Tout le monde sait que l’administration américaine par la bouche de M. Kerry demande une relance allemande.

Tout le monde sait que que le PSE, à l’unanimité, réclame la rupture avec cette politique.

Tout le monde sait que Helmut Schmidt, Peer Steinbrück, Martin Schulz, et hier encore dans termes qui créent ici la polémique, Sigmar Gabriel devant les Verts allemands critiquent une politique qui précarise les Allemands et étrangle les Européens.

Tout le monde sait que la chancelière et son ministre des finances ont une telle conscience de l’inanité de cette politique, qu’ils laissent faire la BCE et soutiennent les perspectives budgétaires françaises.

Tout le monde sait qu’elle est tiraillée entre la conception anglaise d’un libre marché, la conception française de l’intégration solidaire, et son opinion jalouse de son épargne.

Tout le monde sait que la droite française nostalgique du « Merkozy » est coincé entre solidarité des droites et donc ils défendent en France la ligne Merkel et la défense du modèle français en train de se réformer.

Tout le monde sait que c’est le refus de politiser la construction européenne qui conduit aux affrontements nationaux.

Tout le monde sait que le Président de la République a engagé un débat exigeant au sein du Conseil Européen et qu’il se veut exemplaire sur le plan budgétaire pour le mener, ce qui n’avait jamais été fait.

Tout le monde sait tout cela, et dans le chasser-croiser des vacances de Pâques, tout le monde joue à se faire peur et transforme la France en volière affollée. Alors un peu de calme, de sang froid, et de distinction. Le Parti socialiste veut la réorientation de l’Europe et ne cédera pas aux postures hypocrites et surjouées.

25 Avr

Commentaires fermés sur Capes noires et œillets rouges

Capes noires et œillets rouges

par

oeilletsLe Parti socialiste portugais a décidé d’accueillir la réunion de la Présidence du Parti socialiste européen à Lisbonne à l’occasion du 40e anniversaire du Parti et surtout, le jour de l’anniversaire de la Révolution des Œillets. Harlem Désir participe à cette réunion de la Présidence.

Avec Serguei Stanichev, l’ancien premier ministre bulgare et président du PSE et Boris Tadic, l’ancien président serbe et dirigeant du Parti démocrate, nous assistons au Parlement aux cérémonies officielles de cette belle révolution qui mis fin à la dictature.

Si en France, tout finit en chanson, au Portugal, tout a commencé par des chansons. Lorsque sur les ondes on a entendu « Capes negras » ou « Grândola Vila Morena », les militaires ont pris le pouvoir pour le donner au peuple.

Tsipras, le leader de Syriza devait participer aux manifestations prévues dans l’après-midi à l’appel du Bloco de Esquerda et des syndicats UGT et CGTP. Il y aura aussi des militants du PS.

A l’évidence, la crise qui frappe le Portugal éclaire d’un jour nouveau cette Révolution démocratique car ce qui est à l’ordre du jour pour la gauche c’est la nécessité d’une révolution contre l’austérité.

L’ancien leader étudiant Alberto Costa, devenu ministre socialiste a salué les capitaines du MFA et notamment Marques Junior qui fut député socialiste et qui est décédé en 2012. Dans son discours il a estimé qu’il était temps d’en finir avec ces gouvernements esclaves d’économistes morts.

Au Portugal, comme en Grèce, le taux de suicide a doublé. Les coupes dans les budgets de l’éducation, la santé ou les services publics sont sabrés. La cure d’austérité est si rude que le pays s’est fortement rapproché des exigences de la troïka. Mais… le ministre allemand des finances, le conservateur Schaüble estime que ce n’est pas assez.

L’unité contre le gouvernement est totale. Même le patronat a rejoint le front syndical et des partis de gauche. La Cour constitutionnelle a défendu l’intérêt général en invalidant plusieurs des mesures du plan d’austérité.

Il était notable de constater que le président Cavaco Silva, déjà critiqué pour avoir « trop soutenu » les réformes du Premier ministre, s’en est pris à la Troïka, et donc à Merkel. C’est dire !

La Révolution des Œillets a ramené la démocratie au Portugal. Avec Mario Soares, le pays est devenu un exemple de ce que l’Europe peut faire quand elle est solidaire et forte.

L’impopularité peut conduire à des élections anticipées alors que des élections municipales sont prévues le 29 septembre prochain.

Pour lever ce voile noir de l’austérité, le rouge des œillets d’avril est la bonne couleur. Donner un carton rouge à Merkel ? C’est déjà dans les têtes. Il faut le faire dans la construction d’une alternative déterminée et résolue que seuls les socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes européens peuvent porter.

Alors que le PPE est en réalité aux abois – les scandales du financement du Bayern de Munich, très lié à la CDU-CSU, le financement occulte du PP espagnol, les mises sur écoute et les intimidations organisées par le GERB de Borissov en Bulgarie, s’ajoutent à la honte que représente Orban pour la droite européenne, le PSE doit construire un autre chemin.

Il y a une alternative.

20 Avr

2 Comments

Les droites et Merkel seront battus

par

photo

Extrait de l’intervention de Jean-Christophe Cambadélis devant les 27 Secrétaires généraux des partis sociaux-démocrates en Europe:

Il faut se mettre en tête que c’est une toute nouvelle élection. Le traité de Lisbonne dans son article 14 stipulant que c’est dans la majorité parlementaire que l’on va choisir le nouveau président de la commission donne une dimension continentale à l’élection européenne. Les peuples vont être acteur de ce choix. Les conditions de cette élection s’en trouvent modifiées.

Dans l’état actuel de l’opinion européenne, l’enjeu va être « qui portera l’espoir » (…). Dans les campagnes d’Obama comme celle de Hollande la question fut « qui s’empare de l’Espoir »(…)

La conquête de l’espoir est un élément central en période de crise. Qui portera le renouveau européen ? Qui portera la renaissance européenne ? Qui incarnera un nouveau cours économique et social ? (…)

Dans la situation politique européenne. Il y a un paradoxe. Tous les partis au pouvoir sont sanctionnés. La droite domine depuis 15 ans en Europe. Et notre famille politique est considérée comme outsider. Le 1er enjeu est là. Crédibiliser une possible nouvelle donne (…) Il faut gagner 70 parlementaires sur 27 pays c’est tout à fait à notre portée (…)

L’enjeu dépasse une simple péripétie électorale. C’est le destin de notre continent qui est en jeux. (…)

Si le cours actuel de l’Europe continue sous la domination des droites, c’est la dernière élection que nous connaîtrons, car il y aura dislocation. (…)

Alors pourquoi nous ne sommes pas encore les favoris ?

Il y a une division entre le nord et le sud. Nous sommes divisés sur l’analyse et les perspectives. Il y a les contributeurs et les bénéficiaires… Il faut surmonter cela. C’est le sens du programme fondamental et du manifesto que nous voulons concis et pratique (…)

Il y a en ce moment un sentiment de dépit vis-à-vis de la construction européenne. Nous ne sommes plus dans l’enthousiasme des premiers jours.

Face à cette situation, il y a des mobilisations multiples. Populisme, séparatistes, nationaux populistes. C’est un symptôme de la crise que traverse l’Europe. Mais il y a aussi un puissant mouvement social, syndical, politique, citoyens, indignés. Au Portugal, en Espagne, etc… (…). Il existe une majorité européenne qui dit non à l’austérité, oui à l’Europe.

Par rapport au doute européen et au populisme rampant, qui va catalyser l’espoir du renouveau ? Le désarrois peut s’exprimer par une abstention massive, ou des votes sur d’autres formations politiques… Est-ce que le PSE peut incarner l’espoir ?

Regardez quand le PPE prend pour slogan : « plus d’europe » il cherche a chevaucher une autre solution alors qu’il sont sortant. (…) Si nous sommes un parti institutionnel, Si nous sommes dans le cercle convenu des « happy few » européen, nous n’incarnerons pas l’espoir. Nous dépolitiserons l’enjeu, la participation sera en baisse. Et la droite en profitera. (…)

Comme fond de sauce ou fond de jeu, puisque nous sommes à Madrid. Je vous propose trois pistes communes.

1/ Il faut être dur avec la droite dure. Sans concession, clair, net. Si on est dans la demi mesure, on ne sera pas visible et on ne captera pas l’opinion.

2/ Il faut être l’alternative la seule crédible. La seule crédible donc l’alternative. Mais cela il faut le mériter par des propositions net et assumable par tous. Nous avons des concurrents qui peuvent nous prendre des voix. Mais nous sommes les seuls capables d’avoir une majorité. (…)

3/ Enfin, il faut être le chemin nouveau. La différenciation est essentielle. L’identification est incontournable. Dans le domaine de l’économie, de la re-industrialisation, de la jeunesse que sais je. Il faut être le courant de la croissance de la renaissance. (…) Nous ne partons pas de rien. Nous avons des outils pour cela : Ce que nous défendons au parlement européen, la résistance de Schulz du groupe S&D sur le budget. Confusément les citoyen ont perçu le désaccord, un autre chemin possible. Un groupe, une personnalité, estimant qu’une autre politique est possible cela parle aux gens (…).

Pour incarner l’espoir il faut être crédible. C’est l’autre plafond de verre. Le scepticisme sur la capacité du politique de changer leur quotidien. (… ) Il faut être concret pour être crédible (…) Mais il faut marteler un autre chemin est possible. Je vais même plus loin. Je crois que Mme Merkel est battable. Et les droites aussi (…). Si nos électeurs classiques ne sont pas assez nombreux. Il faut aller à la conquête des jeunes, des abstentionnistes. Pour cela. Il faut briser l’idée que le PSE ferait la même chose que le PPE, il faut être net. Il faut être clair. Il faut être identifié comme différent et crédible. Bref créer un dynamique continentale dans un match de boxe, on boxe mal quand on est dans les gants, trop près de l’adversaire pour gagner, il faut de l’allonge… Alors de la distance !! De la distance face à la majorité de droite sortante. Trois mots pour gagner, incarner, changer, crédibiliser. Nous allons sauver l’avenir de ce continent en tournant la page de l’austérité. Nous sommes l’alternative. Nous sommes l’espoir…

19 Avr

Commentaires fermés sur Salut aux héros du Ghetto de Varsovie

Salut aux héros du Ghetto de Varsovie

par

 

varsovie

Ce 19 avril, nous célébrons le 70e anniversaire de l’insurrection du Ghetto de Varsovie. Ce moment où, pendant plusieurs semaines, les juifs polonais eurent leur Commune et firent reculer les Nazis. Armés de leur obstination et de leur détermination à choisir le moment de leur mort, ces militants qui avaient vu leurs proches endurer les pires épreuves décidèrent de se soulever. Sionistes, bundistes, sans opinion, beaucoup de ces jeunes de 25 ans, autour de Mordehai Anielewicz ou de Marek Edelman, firent douter les nazis.

70 ans après, leur combat pour la liberté résonne toujours. Dans une Europe où les populismes n’ont pas disparu et où la mémoire peut toujours être assassinée, nous devons nous souvenir de combat d’hommes et de femmes qui avaient simplement décidé de résister jusqu’au bout.

Dans le monde, le combat pour la justice demeure malheureusement parfois un combat de personnes isolées dans l’indifférence générale. C’est le rôle de la gauche de se tenir à leur côté car nous sommes le camp de la justice et de la liberté.