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05 Avr

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Rencontre avec Peer Steinbrück

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En marge de sa tournée française, le candidat du SPD à la chancellerie allemande, Peer Steinbrück a rencontré la direction du Parti socialiste hier avant d’avoir un long échange avec les militants du SPD de Paris.

Avec Harlem Désir, Jean-Louis Bianco et Philip Cordery, nous avec discuté avec Peer Steinbrück de la situation dans nos deux pays surtout écouté son sentiment sur l’Allemagne.

Il nous a assuré que le SPD était conscient de la difficulté de la tâche. Alors que les sociaux-démocrates sont majoritaires au Bundesrat du fait de leurs victoires dans la quasi totalité des élections locales qui les ont placés à la tête de la majorité des Länder – et qu’ils ont également conquis avec les Verts les principales villes du pays – ce n’est pas suffisant. Pour autant, et malgré les apparences, les Allemands sont très conscients de l’extrême impopularité d’Angela Merkel qui apparaît aux yeux des peuples européens comme une véritable « Mère la rigueur ». L’austérité a un visage, celui de la chancelière conservatrice.

Peer Steinbrück a indiqué comment la presse allemande attaquait le SPD en critiquant la politique avec François Hollande. Ce qui est le signe que l’alternative au conservatisme de « Merkeron » est le progressisme de François Hollande et des sociaux-démocrates européens.

Nous avons rappelé au SPD qu’une nouvelle génération de députés français est souvent germanophone et que le PS se mobiliserait pour aider les sociaux-démocrates dans leur campagne car si comme Martin Schulz nous préférons une Allemagne européenne à une Europe allemande, l’Europe a surtout besoin d’une Allemagne dirigée par une majorité social-démocrate.

09 Mar

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Les socialistes européens au côté des démocrates hongrois contre le populisme

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Ce week-end se tient le forum des militants du PSE, ces « activistes », sorte d’adhérents directs qui contribuent aux débats du Parti socialiste européen depuis 2006. En tenant leur forum en ce mois de mars, ils marquent ainsi leur soutien aux socialistes et aux autres démocrates hongrois qui luttent depuis des années contre le régime de Viktor Orban dont le parti est membre du PPE comme la CDU et l’UMP.

Orban est soutenu par les nationaux populistes du Jobbik et depuis son élection, il a fait passer des lois antidémocratiques contre les médias, les Roms et confectionné une constitution « sur mesure » qui verrouille les institutions au profit du parti au pouvoir.

Plusieurs dizaines militants français y sont présents, ainsi que Sergei Stanichev, le président du PSE.

La question de la démocratie en Europe est cruciale alors qu’à chaque élection, on constate combien les populistes se portent bien.

Les moyens de faire reculer les populismes en Europe seront au cœur des travaux de la Convention sur l’Europe à laquelle tous les socialistes travaillerons ce printemps.

19 Fév

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20e anniversaire du PSE : plus d’Europe, plus de social-démocratie

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J’ai assisté à la réunion de la présidence du PSE qui se tenait ce lundi.

Ce fut l’occasion de dire à Peer Steinbrück, qui était exceptionnellement présent: « Madame Merkel n’avait pas préparé l’avenir de l’Allemagne et qu’elle pénalisait le présent. Il suffit de regarder les salaires et le pouvoir d’achat de la classe moyenne en Allemagne ou de voir qu’en ayant asséché l’Europe, l’Allemagne trouve moins de débouchés pour ses produits. L’automobile en Allemagne en recule de 3 points. Aussi l’idée de nos amis allemand de changer le quotidien pour garantir l’avenir est-elle très importante pour nous tous, car c’est bon pour les salariés allemands et c’est bon pour la relance européenne. »

J’ai plaidé ensuite pour que le Parlement européen marque sa différence vis-à-vis du projet de budget pluriannuel. Le budget doit progresser dans le domaine du programme alimentaire, les fonds sociaux, le fonds d’ajustement à la mondialisation ou la garantie jeunesse. Il faut aussi avancer sur une clause de révision – Ce qui fut la position finale du praesidium.

Puis ce fut la cérémonie du 20e anniversaire du parti socialiste européen. Si l’événement ne fait pas la « une » des journaux européens, il n’en est pas moins l’occasion de mesurer le chemin parcouru depuis ces années où il ne s’agissait que de « coordonner » les socialistes en Europe.

C’est une belle histoire que celle de la social-démocratie européenne. Elle fit s’unir les socialistes français, elle construisit la République allemande et la République autrichienne, elle combattit le fascisme en Europe centrale comme en Espagne, et elle se reconstruisit dans la Résistance.

C’est la social-démocratie européenne qui imposant avec un succès durable un Etat providence qui changea en profondeur la civilisation en faisant de la puissance publique un instrument au service de la justice sociale. Des libertés syndicales aux protections sociales, de la démocratie à l’émancipation, la social-démocratie assuma son choix d’une autre voix vers le socialisme que celle empruntée par le modèle soviétique. Et l’Histoire lui donna raison car jamais, elle ne transigea avec la liberté.

Les sociaux-démocrates ont façonné l’Europe que les conservateurs sont aujourd’hui en train de démanteler.

C’est en 1953, que pour la première fois, socialistes européens décident de s’organiser au sein de l’embryon communautaire européen. A cet époque, les socialistes français y faisaient figure de poids lourd. Vingt ans plus tard, le groupe devient une confédération, et la politisation de la CEE en Union européenne en 1992 au moment du Traité de Maastricht, les sociaux-démocrates européens décidèrent de former un Parti des socialistes européens qui devint plus part le Parti socialiste européen. A ce moment, l’effondrement du bloc soviétique ouvre de nouvelles terres de conquête pour la social-démocratie européenne de Varsovie à Budapest, de Sofia à Bucarest…

Retrouver une social-démocratie conquérante

Dans ses premières années, le PSE était dominant eu Europe.

Après les présidences de Willy Claes, de Rudolf Scharping puis du regretté Robin Cook, le PS fit le choix de Poul Nyrup Rasmussen. Il nous apparaissait que l’ancien leader syndical danois, puis premier ministre représentait la meilleure voie pour la social-démocratie européenne. Un parti plus politique qui ne se contenterait que simplement de « coordonner », mais d’ordonner la feuille de route des socialistes en Europe dans un moment où libéraux et conservateurs avaient le vent en poupe.

Depuis le PSE a cessé d’être un parti de dirigeants européens pour devenir de plus en plus un parti de militants européens.

« L’européanisation » des partis sociaux-démocrates est un défi permanent. Dépasser le carcan national pour monter le niveau de jeu à l’échelle continentale, voilà le but pour que le PSE redevienne la première force européenne.

20 ans c’est jeune et cet un bel âge. C’est aussi l’entrée dans l’âge adulte. Le PSE n’est pas n’importe quel parti. Quand il a fallu moderniser de jeunes démocraties sorties de la dictature en Grèce, en Espagne ou au Portugal, ce sont les socialistes qui ont été au pouvoir. Des personnalités comme Brandt, Palme, Kreisky, Mitterrand, Papandreou dont il ne faut pas oublier les réformes, sont nos « grands ancêtres ».

Cette année, après s’est doté d’une belle Déclaration de principes, le PSE va se doter d’un Programme fondamental pour dessiner le monde dans lequel nous voulons vivre et tracer le chemin pour y parvenir. Mais celui, le PSE ne peut le faire seul. Il a besoin de chacun et chacune d’entre nous.

L’Europe a changé. Le PSE est en train de changer. La fin du compromis historique entre chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates a créé les conditions durables d’un affrontement entre conservateurs devenus de plus en plus conservateurs et néo-libéraux et socialistes qui doivent devenus de plus en plus progressistes et déterminés à ne pas céder face aux populistes et aux forces de la finance. Le PSE ne veut pas attendre vingt ans avant de remporter le combat de la réorientation de l’Europe pour une intégration solidaire et une vie meilleure. C’est Elio di Rupo qui a trouvé la bonne formule : « face à une droite européenne décomplexée, il faut une gauche européenne décomplexée ».

16 Jan

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Le PSE souhaite un Mali libéré de toutes menaces terroristes

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Le Parti socialiste européen (PSE) se félicite du mandat que l’ONU a donné à la France d’engager en lien avec plusieurs pays africains, une opération militaire visant à stopper l’avance des rebelles au Mali. C’est une action multilatérale qui correspond à une demande de plusieurs dirigeants de la région qui est une étape vers la restauration de la démocratie au Mali. Le PSE soutient en ce sens l’action des socialistes français. Le PSE est au côté des progressistes et des démocrates qui souhaitent aussi le retour de la démocratie pour que le Mali poursuive son chemin vers un développement solidaire.

13 Déc

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La supervision bancaire, l’Europe…

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La supervision bancaire, l’Europe peut mieux faire. Le fait que 6000 banques européennes soient sous la supervision de la BCE est un pas vers l’intégration. Alors que le blocage sur le budget est un pas vers la désintégration. On rassure les marchés tout en régulant les banques. Mais on désespère les citoyens qui ne voient pas dans l’action européenne ce qui relève de la lutte pour la croissance ou la réciprocité commerciale. Surtout quand on apprend dans le même temps qu’il a fallu 40 ans pour obtenir un accord européen sur les brevets.
Mais cet accord est quand même déterminant car il coupe le lien entre les banques et les dettes souveraines. Il faudrait maintenant mettre la pression sur ces dernières pour qu’elles ouvrent le crédit et ne freinent plus sur la séparation entre activité de dépôt et de spéculation. En effet voilà les banques dotées de ceintures et bretelles. Ce mécanisme de supervision unique permet la recapitalisation directe des banques en difficultés par le fond de sauvetage de la zone euro. L’assainissement budgétaire et bancaire est bien avancé.
Les socialistes d’Europe demandent maintenant que la croissance soit à l’ordre du jour. Car pour l’instant ce volet, qui commande la vie de millions de gens et porté par la France, balbutie.

L’Europe doit et peut en ce domaine mieux faire. C’est urgentissime !