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27 Oct

Commentaires fermés sur «Voter à l’extrême-droite n’est pas en accord avec la tradition juive», interview à Israël Actualités

«Voter à l’extrême-droite n’est pas en accord avec la tradition juive», interview à Israël Actualités

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ITW Israël Actualités oct 2016

 Israël Actualités publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

Le premier secrétaire du Parti Socialiste revient d’Israël. Un séjour qu’il a apprécié et qui l’a marqué par bien des aspects. Il a voulu partager avec nos lecteurs ses impressions mais aussi aborder ce qui nous préoccupe : alyah, antisémitisme, relations de la gauche avec Israël, avec l’islam de France et échéance électorale majeure. A l’approche de la Présidentielle, Israël Actualités proposera régulièrement des grandes interviews de responsables politiques de premier plan, afin d’interroger les différents partis et candidats sur tous les sujets, en particulier ceux qui nous tiennent à cœur. Nous inaugurons donc cette série de rendez-vous avec Jean-Christophe Cambadélis.

Bonjour Monsieur Cambadélis et merci d’accepter ce rendez-vous avec nos lecteurs. Ma première question sera sur Israël. Quel regard portez-vous sur ce pays ?

J’en reviens. J’ai passé plusieurs jours en Israël. Je suis allé me recueillir sur la tombe des assassinés de l’Hyper cacher, sur la tombe d’Ilan Halimi. J’étais là-bas le jour de la mort de Shimon Pérès, il y avait donc, dans l’air, une vraie ambiance de deuil. Et en même temps cela m’a permis d’appréhender la situation très particulière qui est celle de ce peuple. Les Israéliens ont un pays en véritable boum économique : ça construit partout, il y a des grues partout, des autoroutes, des trains à grande vitesse, mais une certaine joie de vivre d’ailleurs quand on est à Tel-Aviv. En parallèle, on sent également un arrière-fond de méfiance, de peur de l’agression, du terrorisme, de la guerre. Un pays encerclé par des peuples qui ne lui veulent pas du bien. Et cette double tension crée une atmosphère très particulière qu’on ne connaît dans aucun autre pays au monde. J’ai aussi été reçu par Mahmoud Abbas. J’ai vu tous les responsables politiques israéliens et palestiniens. J’ai essayé de plaider là-bas la solution française lors d’une conférence internationale tout en respectant les partis. Au fond je suis allé là-bas, non pour donner des leçons, mais pour comprendre.

Parlons de l’Alyah française qui a été massive ces dernières années. De plus en plus de juifs partent en Israël, est-ce un désaveu ? Un constat d’échec pour la France qui se vide de ses juifs en quelque sorte ?

C’est un drame pour la France. Au fond cela veut dire que des juifs estiment qu’ils ne peuvent plus vivre comme ils le souhaitent en France. Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette situation, parce que c’est un échec. Face à ce constat, je dis qu’il faut avoir à cœur de maintenir les principes républicains qui permettent une France fraternelle.

Un élément, particulièrement, a joué un rôle important dans cette émigration, c’est le terrorisme. Il a d’abord visé les juifs avec l’affaire Ilan Halimi puis l’affaire Merah. Pourtant on a le sentiment que tant qu’on ne visait que des juifs, cela n’était pas considéré comme du terrorisme…

Moi en tous les cas, j’ai toujours considéré cela comme du terrorisme. Quand on tue des Français quelles que soient leurs origines, leur religion ou leur inclinaison, c’est du terrorisme. Moi je ne fais pas de hiérarchie. Quand on commence à en faire, c’est qu’on est déjà dans le début de l’antisémitisme. Donc, le terrorisme est là. Il frappe. Il frappe maintenant, indifféremment les Français quels qu’ils soient.

Lorsqu’un déséquilibré en Israël attaque des civils ou un centre commercial comme le Sarona market, on a du mal à entendre les condamnations de la classe politique, en général, surtout à la gauche de l’échiquier politique… Pourtant c’est le même terrorisme qu’il y a en Israël que celui qu’il y a Nice, à Paris…

Tout à fait. Il faut condamner tous les crimes contre des êtres humains d’où qu’ils viennent et quel que soit l’endroit où ils se déploient. Moi je n’ai aucun problème à le faire. Même si je constate qu’à gauche ça peut exister ou qu’il y a parfois des réticences à vouloir l’exprimer !

Attardons-nous sur le sujet de la sécurité : le festival de Cannes 2016, les jeux olympiques, l’Euro, autant de manifestations pour lesquelles l’expertise israélienne en la matière a été sollicitée. La France va-t-elle, de ce point de vue, renforcer ses liens avec Israël au niveau sécuritaire ?

Je crois que les liens avec Israël sont, dans ce domaine, excellents. Tant du point du vue du renseignement que de la collaboration militaire par rapport à L’Etat Islamique. Quand on a du bombarder L’EI, l’espace aérien israélien nous a été ouvert sans problème dans la seconde. J’ai rencontré des responsables qui s’occupent du renseignement et on sait qu’ils sont pointus. Ils m’ont fait part d’une excellente collaboration avec la France. Il y a, entre la France et Israël, des désaccords sur la manière d’aborder le problème de la paix. Ces derniers nous disent « notre sécurité c’est à nous de la gérer, ce n’est pas à vous, Français, de nous dire comment assurer notre sécurité ».

« Ce n’est pas avec le FN que la communauté juive sera plus protégée ou respectée »

Parlons d’antisémitisme : il est aujourd’hui le fruit d’une frange de la population musulmane envers la communauté juive. L’école de la République a-t-elle échoué dans l’enseignement du vivre ensemble ?

Malheureusement l’antisémitisme ne se niche pas seulement dans une fraction minoritaire de la communauté musulmane. Il existe aussi à la droite de l’échiquier français un antisémitisme militant, jamais démenti.

Certes, mais ceux qui tuent des juifs ou qui commettent des attentats sont à 100 % des personnes issues de la communauté musulmane. Non ?

Je crois qu’il vaudrait mieux, plutôt que de dire issus de la communauté musulmane, bien caractériser les gens et les choses : on parle non pas de musulmans, mais d’islamistes intégristes. Daech, ce n’est pas, heureusement, la lecture majoritaire du monde arabo-musulman. C’est ultra minoritaire et le Djihad terroriste n’est pas porté par l’ensemble des musulmans.

Que dites-vous de la tribune qui est passée dans le JDD du mois d’août lorsque des intellectuels musulmans ont pris la parole pour condamner les attentats, en passant les victimes juives sous silence ?

C’est regrettable, mais je crois que c’était précisément l’inverse de ce qu’ils voulaient faire. Ils voulaient démontrer qu’il y avait une autre voie, d’ailleurs peut être plus laïque que cultuelle et quand on les connaît, ce qui est mon cas, puisque je connais un certain nombre d’entre eux, on ne peut pas faire leur procès. Cela dit, c’est regrettable et cela a donné lieu à une polémique qu’eux ne souhaitaient pas. Bien au contraire…

L’antisémitisme aujourd’hui, se cache aussi sous un vocable plus sournois : antisionisme. Que pensez-vous du BDS et de son boycott organisé ?

Cette question m’a été posée par les membres du Fatah. Et je leur ai répondu qu’il était possible en France de critiquer Israël, comme n’importe quel autre pays, mais que ce n’était pas possible, y compris constitutionnellement, d’organiser une campagne visant à bloquer ou interdire les produits venant d’Israël. Que la solution qui avait été trouvée me semblait acceptable, à savoir que l’on indique la provenance des produits, car chacun a le droit de choisir les produits qu’il veut consommer. Ils ont accepté ma déclaration.

A droite comme à gauche, les primaires s’annoncent et l’ambiance est tendue. Les candidats d’un même camp n’hésitent pas à s’affronter durement…

La primaire c’est un peu comme la sélection de l’équipe de France de football : il faut des matches préliminaires pour trouver le meilleur collectif et dans ce cas le meilleur candidat. Ce que je dis, à ma famille politique, c’est débattez mais dans le respect, car l’heure viendra où il faudra se rassembler…

Que dites-vous aux juifs qui seraient tentés par l’extrême droite, essentiellement pour des raisons sécuritaires ?

« Je dirais que la stigmatisation de l’autre n’est pas dans la tradition juive et que ce n’est pas avec le Front National que la communauté sera plus respectée et plus protégée. Loin de là.

Si François Hollande déclarait forfait, ce qui pourrait être le cas, quel serait votre candidat ?

Je n’ai pas à faire de choix. Je souhaite, justement, que ce soit le vote des sympathisants de gauche qui choisissent le candidat à l’élection présidentielle. Avec ou sans François Hollande.

Quel est le message, pour conclure, que vous voulez faire passer aux juifs de France ?

On les aime.

 

Propos recueillis par Alain Sayada

 

19 Oct

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« COP 22: Pour la création d’une Communauté euro-méditerranéenne pour la transition énergétique », tribune dans le Huffington Post

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Le Huffington Post publie ce jour une tribune que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

MANIFESTE – Pour penser la Méditerranée comme un espace commun, il faut de l’audace, une révolution copernicienne politique et la capacité d’avancer par petits pas. A l’heure où elle devient une source d’inquiétudes et de peurs, il faut avoir le courage de regarder ce défi comme une source d’opportunités pour le Nord comme pour le Sud et non comme une menace. La Méditerranée constitue un prolongement naturel pour la France comme l’Europe de l’Est pour l’Allemagne.

L’Union pour la Méditerranée (UpM) doit rester le cadre institutionnel général, l’aire de référence. D’ailleurs, l’UpM elle-même préconise une approche à géométrie variable pour être plus opérationnelle et pragmatique dans sa démarche plutôt que d’avoir une vision trop étendue au risque de s’étioler. Ainsi, concentrons-nous à très court terme sur la partie occidentale de la Méditerranée dans le cadre d’une coopération régionale renforcée.

La COP22, qui se tiendra cette année à Marrakech, pourrait être le moment opportun pour le lancement de la Communauté euro-méditerranéenne pour la transition énergétique (CEMTER). Cette structure pourrait être composée, dans un premier temps, de l’Espagne, de la France et de l’Italie pour le Nord, de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie pour le Sud sans exclure tous les pays qui voudraient intégrer ce noyau dur. Une organisation Nord-Sud en format restreint dans un ensemble géopolitique et géographique cohérent.

L’Europe ne s’est jamais pensée avec un élargissement vers le Sud. La politique européenne de voisinage Sud ne peut se satisfaire d’être uniquement cette zone tampon entre l’Afrique et nous.

On constate un foisonnement d’initiatives, d’organisations et de structures (forums et associations en tous genres, rencontres, clubs etc.), les collectivités locales se mobilisent, mais un projet structurant multiplierait les synergies.

En s’appuyant sur ces structures existantes dans une logique de mutualisation des expériences acquises, le grand chantier auquel pourrait s’atteler la CEMTER serait avant tout la réalisation d’un partenariat économique et scientifique puissant autour d’un projet commun comme a pu l’être la CECA pour l’Union européenne: une union énergétique, celle du 21ème siècle. Pour que les Etats du Sud acceptent de travailler ensemble, il faut un intérêt important, tangible et mobilisateur.

Le parallèle avec la CECA est parlant. Un projet commun sur l’énergie avait été la première étape vers un projet européen plus global et plus politique. L’énergie est en effet le domaine par excellence pour concilier stratégie économique et vision d’avenir. En se concentrant sur les énergies renouvelables, ce projet illustrerait le chemin parcouru en quelques années dans le sens de la transition énergétique et le fait que les pays des deux rives de la Méditerranée ont la même légitimité et la même détermination à la mener. Il donnerait aux conclusions de la COP22 une visibilité concrète.

Cet espace pourrait devenir le premier espace de recherche et de production d’énergie renouvelable dans le monde avec une exploitation et une distribution coréalisée entre les pays du Nord et ceux du Sud. Pour les débouchés de distribution, nous pourrons compter autant sur l’Europe que sur l’Afrique. La CEMTER s’inscrirait ainsi dans la construction positive du monde de demain en mutualisant les moyens et les investissements massifs sur les énergies solaires dans un premier temps, puis évidemment éolienne (terre et mer), mais encore hydraulique avec les énergies marines, la biomasse et la géothermie…

Selon le dernier rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), la baisse des coûts de l’énergie solaire photovoltaïque (PV) ouvre de vastes horizons énergétiques en Afrique. Aujourd’hui 700 millions d’Africains n’ont pas d’accès à l’énergie. L’Afrique passera de 1,2 à 2,2 milliards d’habitants d’ici 30 ans. Chaque année, c’est plus de 10 millions d’Africains en plus qui n’ont pas d’accès à l’énergie. Récemment, 54 Chefs d’Etat et de Gouvernement africains ont décidé unanimement la création d’un Fonds spécial doté de 3 milliards d’euros par an dans le cadre d’un nouveau partenariat avec l’Europe.

De multiples exemples d’axes de travail concrets pourront être imaginés par ailleurs. L’idée dans un premier temps, est de capitaliser sur l’immensité saharienne pour exploiter cette ressource inépuisable qu’est le soleil. En imaginant une exploitation de seulement 10% de la surface de ce territoire, combien de millions d’individus pourront être éclairés de manière propre demain?

Aujourd’hui, le bilan de 50 années de non-Méditerranée est sous nos yeux: immigration clandestine dramatique (plusieurs milliers de jeunes morts engloutis par la mer), conflits larvés depuis 40 ans, terrorisme qui frappe partout et, aujourd’hui, un État au bord de la sécession qu’est devenue la Libye. Si nous ne faisons rien, demain, nous vivrons dans une zone qui n’aurait d’autres choix que de se militariser à outrance pour se « protéger ». Une zone d’où les pires menaces sont à craindre. Alors qu’elle peut encore devenir une zone d’opportunités et de culture commune avec une porte ouverte sur l’Afrique.

Le processus peut être lancé rapidement si la volonté politique rejoint la nécessité que ressentent aujourd’hui nos concitoyens de former une communauté unie autour de projets positifs partagés. Des millions de femmes et d’hommes, des liens historiques, des attaches familiales, professionnelles et culturelles, une jeunesse pleine d’énergie, représentent des atouts essentiels pour réussir ce beau défi.

Ce grand dessein, au-delà de l’espoir qu’il suscitera, est aussi et surtout un enjeu de réalisme géopolitique, d’intérêt économique, social et écologique, de stabilité, en un mot: c’est un véritable projet de civilisation.

Les premiers signataires:

M’jid El Guerrab, Président du think tank Med Spring,
Jean-Christophe Cambadélis, député, Premier secrétaire du Parti Socialiste,
Jean-Vincent Placé, secrétaire d’Etat, Président de l’UDE,
Michel Vauzelle, ancien ministre, député, ancien Président de la Région PACA,
Jean-Louis Borloo, ancien députe-maire de Valenciennes et ancien ministre d’Etat
Président d’Energies pour l’Afrique,
Yann Arthus-Bertrand, réalisateur, Ambassadeur de bonne volonté du PNUE,
Philippe Douste-Blazy, ancien ministre, Secrétaire général adjoint des Nations-Unies,
Jean-Pierre Bel, ancien Président du Sénat, envoyé spécial du Président de la République française,
François Rebsamen, ancien ministre, Président-maire du Grand Dijon,
Mehdi Houas, ancien ministre tunisien, chef d’entreprise,
Marc Villard, Président de l’Assemblée des Français de l’Etranger, Conseiller Consulaire, Conseiller AFE,
Michèle André, sénatrice, Présidente de la Commission des Finances,
Mehdi Bensaïd, député, Président de le Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale du Maroc,
Bariza Khiari, sénatrice, Présidente de l’Institut des Cultures Islamiques,
Razzy Hammadi, député, Président du groupe d’amitié France-Mali,
Samia Ghali, sénatrice-maire du 15/16 de Marseille,
Christophe Rossignol, secrétaire général adjoint de l’UDE, Président Réseau Francophones de liaison pour l’écologie et le développement durable (ReFLED),
Alexis Bachelay, député,
Yann Galut, député,
Monique Cerisier-Benguiga, sénatrice honoraire, vice-présidente de l’Iremmo,
Pierre Ducret, Président d’I4CE,
Kamel Haddar, ancien consultant Oil and Gas chez BearingPoint, entrepreneur (éducation et media) en Afrique du nord, co-fondateur d’ATLAS,
François-Michel Lambert, député, Président de l’Institut d’économie circulaire,
Marie-Pierre Bresson, adjointe au maire adjointe de Lille déléguée à la coopération internationale et au tourisme,
Salah Bourdi, Président du Cercle Eugène Delacroix,
Frank Cecconi, conseiller régional IDF, Président du groupe UDI
Jaoued Boussakouran, chef d’entreprise, Président du Cercle de la jeunesse marocaine,
Hassan Bennadi, Président de la fondation d’un parti marocain (le PAM), co-fondateur,
Naima M’faddel, adjointe au maire de Dreux chargée du social et de la santé
Malika Menner, Directeur des Relations Externes chez Orange,
Hamou Bouakkaz, Président de l’association Paul Guinot, Conseiller d’arrondissement du 20ème,
Khalid Hamdani, Directeur de l’Institut Ethique et Diversité,
Martine Vautrin-Jedidi, Conseillère consulaire en Tunisie,
Rachid Benzine, islamologue, enseignant à l’IEP d’Aix-en-provence,
Farid Yaker, Président de l’association EcoMed 21,
Yasmine Seghirate, responsable de la communication d’une organisation inter-gouvernementale Méditerranéenne.
Aïcha Jabrane, présidente de l’association les deux rives région Centre val de Loire
Amelia Lakrafi, groupe de réflexion GE2D (Groupe Ethique et Développement Durable) – UNESCO
Seddik Khalfi, journaliste franco-marocain,
Yasmine Khayat, journaliste franco-marocaine,
Olivier Faure, député

30 Août

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TAFTA/TTIP : la France dit stop, le Parti socialiste approuve

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Ce matin, le gouvernement a annoncé qu’il ne soutiendrait plus la poursuite des négociations pour conclure un traité de libre échange transatlantique entre l’Union européenne et les Etats-Unis.

Nous avions déjà fait part, à plusieurs reprises, de notre scepticisme quant à la possibilité de conclure ce traité. L’Union européenne n’est pas qu’un marché : elle est aussi un espace où la vie des citoyens est protégée, le combat pour la préservation de l’environnement essentiel, l’alimentation de qualité une préoccupation majeure, l’art et la création des piliers de nos sociétés. Tout cela, nous le devons à des normes sociales, sanitaires et environnementales de haut niveau, à une exception culturelle enviée, à des données personnelles protégées, une agriculture de qualité.

C’est là qu’étaient nos lignes rouges dans la négociation, dont nous avions obtenu la transparence. Elles ont été martelées par le gouvernement, les parlementaires européens et la majorité à l’Assemblée nationale. Force est de constater qu’elles ont été franchies par les tractations en cours, qui penchaient en défaveur de l’Europe. Nous ne pouvions qu’y mettre fin.

Voilà désormais la page « Barroso » définitivement tournée dans l’histoire de l’Union. Le Sommet de Bratislava, du 16 septembre prochain, doit être l’occasion d’en écrire une nouvelle. Nous souhaitons notamment qu’elle s’appuie sur une relance de l’économie européenne par l’investissement, ouverte par le plan dit « Juncker » et qu’elle privilégie le juste échange au seul libre échange, à l’intérieur comme à l’extérieur du continent

04 Nov

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Pour Rabin, pour la paix.

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hommage à Yitzhak Rabin

 

Le Huffington Post publie une tribune de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Pour Rabin, pour la paix. 

 

Ils ont tué Rabin. Il y a vingt ans de cela. Ils lui ont tiré dans le dos, lui qui dans sa vie a toujours su faire face. Lui, le Prix Nobel de la paix qui ne connaissait que trop bien le prix cruel de la guerre.

Ils ont tué Rabin, parce qu’il avait emprunté le chemin du dialogue avec les Palestiniens, parce qu’il avait voulu extirper son peuple de la spirale de la guerre promise. Qu’il est dur de se souvenir de ce jour, car c’est rouvrir une plaie profonde, c’est aussi constater un manque immense.

Ils ont tué Rabin, à Tel Aviv, à l’issue d’un rassemblement pour dénoncer la haine qui tenait la rue depuis des mois, organisant de violentes manifestations. Le 6 octobre 1995, ils allèrent jusque sous les fenêtres du domicile d’Yitzhak Rabin à Jérusalem, le grimant en officier SS et en appelant littéralement au meurtre.

« Surveille tes pensées », nous dit la sagesse rabbinique, « car elles préfigurent tes paroles. Maîtrise tes paroles, car elles précèdent tes actes ». Le 4 novembre 1995, la haine est passée à l’action. Avant que l’irréparable soit commis, Rabin entonna le « Chant de la Paix », à l’unisson de la foule. Il prit la parole, jugeant le moment historique, propice au rapprochement, ajoutant que cela n’avait pas toujours été le cas, qu’il avait « combattu, tant qu’il n’y avait aucune chance pour la paix ».

Rabin avait signé les accords d’Oslo pour permettre la paix avec les Palestiniens. Il était prêt à aller plus loin, à abandonner le Golan pour obtenir la paix avec les Syriens. L’extrémisme religieux renaissant ne pouvait le tolérer.

Ceux qui ont guidé la main de son assassin sont toujours là. Ils continuent de répandre la haine et de ronger les fondements démocratiques de l’État Israël. Mais, pour aborder l’Orient complexe, il faut être complet, alors n’oublions pas qu’après la mort de Rabin, le terrorisme au nom d’un islam pris en otage a lancé sa vague d’attentats, visant les civils dans les bus, dans les cafés et les universités.

Aujourd’hui, Rabin repose en paix. La guerre, elle, rode tout autour. Les faucons se sont emparés de la région, même le Hamas est dépassé, en lutte à Gaza contre la présence de Daech. Les temps ont changé, ils ont empiré. L’islamisme ultra est ultra-dominant. Le messianisme juif progresse comme jamais, colonisant la Palestine et la société israélienne, voulant reconstruire le Temple sur les ruines d’al-Aqsa. 20 ans après la mort de Rabin. Mahmoud Abbas a prononcé à la tribune des Nations Unies l’acte de décès d’Oslo, déclarant que les Palestiniens ne peuvent « continuer à être engagés par ces accords ».

Aujourd’hui, le sentiment prédomine qu’il n’y aurait qu’un miracle pour sauver l’esprit de paix, pour soigner ce que Rabin appelait le « cancer » des colonies. A sa mort il y avait 150.000 colons, aujourd’hui ils sont 400.000. Il faudrait un miracle pour que les jeunes générations palestiniennes qui ont été élevées dans la détestation de cette occupation, se départent de la haine du juif trop souvent entretenue, héroïsant les attaques au couteau.

Oui, il faudrait un miracle. Mais, au Proche-Orient, tout est possible. La paix des braves reste pensable, la solution à deux États réalisable, à condition de ne pas voir en Yitzhak Rabin seulement une icône mais avant tout une politique, courageuse, humaniste et volontaire. Il faut que les fous de la paix osent enfin relever la tête et affronter les fous de dieu, ces soldats du chaos, ces serviteurs aveugles d’illusions meurtrières.

Aujourd’hui, il faut donc se souvenir de ce jour funeste qui arracha nos larmes et une partie de l’âme israélienne. Pour rendre hommage à la grandeur de Rabin, être à la hauteur de l’histoire et pour préparer enfin le règne de la raison. Se souvenir pour construire, pour que Rabin ne soit pas mort pour rien. Pour que la jeunesse de cette belle partie du monde cesse de mourir pour rien et vive enfin en paix, cette plus belle chose au monde. Pour que l’espoir revive, pour que le sang cesse enfin de couler, pour que ne coulent que le lait et le miel.

 

 

Jean-Christophe Cambadélis

02 Nov

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Déclaration franco-chinoise sur le changement climatique : un pas en avant décisif avant la COP21

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Le Parti socialiste se félicite du succès diplomatique que représente la déclaration commune sur le changement climatique signée aujourd’hui à Pékin entre le président de la République François Hollande et son homologue chinois Xi Jinping.

A moins d’un mois de la Conférence Paris Climat (COP21), la France a su convaincre un partenaire incontournable d’accepter deux revendications portées par notre pays : le principe d’un accord « ambitieux et juridiquement contraignant » et l’idée « qu’une revue complète ait lieu tous les cinq ans sur les progrès accomplis », afin de réviser à la hausse les engagements de tous les Etats pour lutter contre le réchauffement climatique.

Le Parti socialiste soutient également l’idée capitale d’un « dialogue facilitateur en 2017-2018 afin de recenser les progrès accomplis et d’explorer la possibilité de renforcer encore l’action et le soutien avant 2020 ». Face au réchauffement climatique, le coût de l’inaction est tel qu’il est essentiel de ne pas attendre 2020 avant d’entamer la transition vers des économies décarbonées.

C’est le chemin sur lequel se sont engagés les socialistes avec la loi de transition énergétique et dont ils se feront l’avocat lors de la COP21.

 

03 Sep

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« L’accueil des réfugiés, pour nous, c’est oui ! » : Appel à la constitution d’un réseau de villes solidaires

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Accueil réfugiés

 

Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste
Pierre Cohen, Président de la Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains (FNESR)

 

 

« L’accueil des réfugiés, pour nous, c’est oui ! » :
Appel à la constitution d’un réseau de villes solidaires

Face aux drames insupportables qui se succèdent à nos frontières, l’Europe se mobilise à travers la voix du président de la République et celle de la Chancelière allemande, qui ont annoncé ce matin des initiatives à venir pour répondre à la détresse des milliers de demandeurs d’asile. Toutefois, cette mobilisation européenne ne pourra être efficace que si elle se traduit localement par des actions concrètes.

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, et Pierre Cohen, président de la Fédération Nationale des Élus Socialistes et Républicains (FNESR), appellent donc l’ensemble des élus locaux socialistes et apparentés à prendre leur part, aux côtés des villes qui s’y sont déjà engagées, dans une grande mobilisation pour les réfugiés, afin de structurer un réseau de villes solidaires prêtes à s’engager à accueillir des familles sur leur territoire. Il s’agit de répondre dès maintenant, concrètement, aux drames que connaissent ces hommes, ces femmes et ces enfants qui cherchent à échapper aux guerres qui secouent leurs pays d’origine.

D’autre part, Jean-Christophe Cambadélis et Pierre Cohen réaffirment leur volonté, exprimée lors du Congrès de Poitiers, que soit organisée une grande conférence mondiale consacrée au mouvement des réfugiés, qui réunirait l’ensemble des chefs d’État.

15 Juil

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Solidarité avec la Tunisie : Appel du Premier secrétaire du Parti socialiste

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Comme la France cette année, la Tunisie a été touchée par de dramatiques attentats terroristes, visant à semer le chaos et à propager la peur dans cette jeune démocratie.
Par cette stratégie de terreur, l’économie tunisienne tourne au ralenti, faute de saison touristique. Et c’est l’État tunisien lui-même, qui se trouve fragilisé par ce ralentissement.
La Tunisie ne pourra faire face à cette situation, sans un soutien actif de l’Europe. Le combat commun contre le terrorisme qui lie les deux rives de la Méditerranée, nous oblige à la solidarité.
Voilà pourquoi, je lance un appel à aider la Tunisie. Il en va de la stabilité du Maghreb, comme du devenir de l’Europe.

31 Mai

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Liste des 89 interdits en Russie: Le parti socialiste défend la liberté d’expression

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La publication par la Russie d’une liste de personnalités politiques et militaires européennes qui seraient interdites de territoire pour avoir critiqué la politique russe n’est pas de nature à aider à un partenariat russo européen.

Le président du groupe socialiste à l’assemblée nationale, Bruno Le Roux figure sur cette liste noire qui n’honore pas la diplomatie russe. Monsieur Poutine ne peut laisser des banquiers financer l’extrême droite en France et tenter d’intimider des démocrates.

Le parti socialiste, solidaire de Bruno Le Roux, est désireux qu’un grand pays comme la Russie soit un partenaire respecté qui nous respecte. C’est pourquoi nous demandons à messieurs Poutine et Lavrov de revenir sur cette décision qui ternit l’image de leur pays en Europe.

27 Fév

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Un rencontre aura lieu avec Gérard Bapt à Solférino

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Une rencontre aura lieu avec Gérard Bapt à Solférino mardi à 16h. En attendant personne n’a été avisé au Parti socialiste, au groupe SRC pas plus qu’à l’Assemblée nationale de son voyage. Donc aucun feu vert n’a été donné à ce voyage libano-syrien.

Nul parlementaire ne peut, de son propre chef, rétablir des relations diplomatiques avec un dictateur qui a gazé son peuple. Ceci, alors que la France a rompu les relations diplomatiques et fermé son ambassade à Damas. Il y va de la crédibilité de la parole de la France.

Quant au fond, chacun sait que Bachar al-Assad a libéré les « al-qaïdistes » qui furent à l’origine de Daesh pour briser son opposition, qu’il tente d’obtenir un sauf-conduit et son jugement en jouant sur la crédulité des opinions occidentales.

Que propose-t-on ? De s’asseoir sur la barbarie en espérant un coup de main contre la barbarie ? La France perdrait l’honneur sans gagner sur l’horreur.

La solution en Syrie n’est pas à Damas mais à Téhéran et à Moscou et nul n’ignore le prix à payer.

La solution face à Daesh n’est pas à Damas mais dans l’aide aux Kurdes, aux combattants sur place. Et elle passe par Riad, Doha et Ankara.

Ni sur la forme, ni sur le fond, cette initiative n’est légitime.

30 Juil

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Lettre à Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies

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onu

 

Jean-Christophe Cambadélis a adressé lundi 28 juillet dernier  un courrier au secrétaire général de l’ONU concernant la situation des chrétiens d’Orient notamment en Irak.

Vous pouvez retrouver cette lettre ci-dessous ou en cliquant sur le lien ci-après: Courrier JCC adressé à M. Ban Ki Moon 28 juillet 2014

 

Monsieur le Secrétaire général,

 

Je vous écris à propos du sort des chrétiens d’Irak.

Cela fait plusieurs années qu’au Moyen Orient, les minorités chrétiennes sont victimes des soubresauts de ces pays qui affrontent des révolutions ou des guerres civiles. Hier en Egypte, au Soudan, voire en Syrie et maintenant en Irak avec les massacres qui se sont produits à Mossoul.

En réalité, ce sont tous les citoyens d’Irak et des régions environnantes qui sont menacés par les groupes terroristes se réclamant d’un extrémisme islamiste. Ces derniers se livrent à la destruction de tout un patrimoine, comme les Taliban l’ont fait il y a quelques années en Afghanistan.

Je crois qu’il est du devoir des Nations unies de venir au secours des minorités quand elles sont menacées. N’est-ce pas dans ses missions historiques ? Il est du devoir de ce qu’on appelle la Communauté internationale d’agir et de faire pression avec les moyens nombreux dont elle dispose pour protéger ces minorités ethniques, religieuses ou culturelles comme elle doit le faire vis-à-vis des populations civiles dans les zones de guerre.

C’est la raison pour laquelle, je fais appel à vous pour que des mesures d’urgence soient prises à l’initiative des Nations unies en faveur des minorités de ces pays. Il y a urgence car la barbarie d’un autre âge frappe ces populations au prétexte qu’elles n’ont ni le même Dieu ni la même religion.

Laïque, le Parti socialiste ne saurait se désintéresser des populations persécutées pour leurs croyances. Nous formons le vœu que les Nations Unies se saisissent de ce drame.

Recevez, Monsieur le Secrétaire général, l’expression de mes sentiments les meilleurs,

 

Jean-Christophe CAMBADÉLIS