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13 Déc

Commentaires fermés sur « Mettons toutes les énergies du pays, toute notre efficacité, toute notre volonté pour faire barrage aux inégalités. C’est une grande cause nationale » déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – 13 décembre 2015

« Mettons toutes les énergies du pays, toute notre efficacité, toute notre volonté pour faire barrage aux inégalités. C’est une grande cause nationale » déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – 13 décembre 2015

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2015-12-13 - 2ème tour régionales-12

Retrouvez la déclaration de Jean-Christophe Cambadélis en cette soirée de deuxième tour des élections régionales:


2nd tour des élections régionales – Conférence… par PartiSocialiste

Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis

Premier secrétaire du Parti Socialiste

Dimanche 13 décembre 2015

(seul le prononcé fait foi)

 

 

Françaises, Français,

Les résultats en terme de régions – à l’heure où je m’exprime – démontrent une bonne résistance pour la gauche et le Parti socialiste, une contre-performance pour la droite et un échec pour le Front national sur fond d’un net regain pour la participation.

Pour le Parti socialiste, ces résultats constituent un succès sans joie.

Notre pays est en état d’urgence, nous portons encore le deuil de 130 de nos compatriotes assassinés par les terroristes.

Sans joie aussi, parce que l’abstention est encore trop forte.

Sans joie parce que l’extrême droite est décidemment trop haut.

Sans joie enfin, parce que des candidats de gauche ont dû se retirer en vue du second tour. Pour la République, ils ont fait preuve d’un immense sens du devoir. C’est notre fierté et c’est leur honneur.

L’honneur de celles et ceux qui combattent pour des convictions plus que pour des fonctions.

Pour autant, les conditions qui conduisent à ce sacrifice que j’ai demandé ne doivent pas se rééditer.

Les résultats de ce soir, surtout ceux du premier tour, – je ne les oublie pas ! – sonnent l’heure du sursaut.  On ne peut plus accepter le retrait civique, l’adhésion au souverainisme xénophobe, la division de la gauche, l’ambiguïté de la droite et le renoncement du patronat.

Le désenchantement civique est dû à la relégation sans espoir, à l’écart trop marqué entre les revenus, à la pauvreté, à l’isolement, au chômage et notamment à celui des jeunes. L’exaspération silencieuse n’est pas la manifestation hideuse de la xénophobie, mais pourrait le devenir.

Je m’adresse au Gouvernement. Nous ne pouvons plus continuer comme cela. Il faut agir contre la précarité et pour l’activité comme nous nous sommes attaqués à la compétitivité et à la refondation de l’école. C’est l’inflexion qui doit intervenir durant les 18 mois à venir.

Mettons toutes les énergies du pays, toute notre efficacité, toute notre volonté pour faire barrage aux inégalités. C’est une grande cause nationale.

Je m’adresse à la gauche. Nous ne pouvons plus continuer comme cela. Nous devons retrouver le chemin de l’union.

Ensemble, nous avons fait bloc avec succès au deuxième tour, n’en restons pas là.

Ensemble, nous devons forger l’espoir d’une société meilleure où se conjuguent croissance durable, justice sociale et territoriale, action écologique, priorité éducative, autorité de l’Etat, innovation démocratique.

Oui, il faut se rassembler et se dépasser comme nous savons le faire pour les grandes causes, en particulier le pas pour l’humanité que représente l’accord sur le climat de Paris. Demain lundi, je présenterai au Bureau national du Parti socialiste des propositions en ce sens.

Premier secrétaire du Parti socialiste, ce soir, je m’adresse à la droite qui n’a pas fait le grand chelem souhaité. La droite républicaine ne peut plus rester dans cette brume des mots et ce brouillard des idées, rester dans cet entre-deux ambigu qui veut le soutien à la fois des républicains « et » du Front national.

Enfin je veux m’adresser à tous nos compatriotes. Chaque vote est responsable, chaque vote est respectable, chaque voix compte. Il ne s’agit pas aujourd’hui de culpabiliser le vote Front national. Mais, il n’est pas question non plus de l’héroïser. Pourquoi les électeurs frontistes mériteraient-ils plus d’attention que les abstentionnistes ou que le peuple de gauche ?

Le Front national veut la guerre des civilisations, la sortie de l’Europe et de la zone euro, l’affrontement entre Français, la stigmatisation des musulmans. C’est le chemin de l’insécurité nationale, de la guerre civique et de la discorde civile. C’est le danger intérieur d’une France en danger. Il ne faut pas avoir l’anti-lepénisme honteux. Il faut faire converger les résistances à la lepénisation de la République. Ce soir c’est clair, une majorité des Français ne veut pas du Front national.

La France doit se ressaisir. La République doit donc se redresser. Car, sans la République, la France n’est plus la France.

 

Vive la République, vive la France !

 

Crédits photos Mathieu Delmestre

 

29 Mar

Commentaires fermés sur Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – Dimanche 29 mars 2015

Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – Dimanche 29 mars 2015

par


29 mars 2015 – Conférence de presse de Jean… by PartiSocialiste

Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis,

Premier secrétaire du Parti socialiste

Dimanche 29 mars 2015

Seul le prononcé fait foi

 

 

Françaises, Français,

Vous avez rendu votre verdict pour les élections départementales 2015.

Le premier tour a vu l’affirmation du tripartisme. Le Front National s’implante sans triompher. L’UMP-UDI gagne sans « effet Sarkozy ». Le Parti socialiste recule sans dévisser, le tout sur fond d’une participation nationale en hausse.

Le deuxième tour est marqué par la victoire et la progression de l’UMP-UDI, au-delà de l’effet mécanique du premier tour, c’est-à-dire grâce à l’apport et aux voix du Front National là où il y avait duel. L’extrême droite rejoint la droite extrême dans un programme redoutable pour la France, qui sort progressivement du chaos dans lequel Nicolas Sarkozy l’avait plongée.

Le parti de Madame Le Pen emporte des gains sans pour autant devenir le premier parti de France puisque, en terme de présidents de conseils départementaux comme en nombre d’élus, il est très loin derrière les partis républicains.

La menace est là. Qu’elle soit contenue ne veut pas dire qu’elle soit réduite. La bataille pour la défense de la République continue.

Le Parti socialiste recule nettement dans son implantation départementale. Il serait inconcevable de ne pas le noter. Ce recul n’est pas à la hauteur des prévisions voire des espoirs de certains. Je tiens à remercier les socialistes qui, de la base au sommet, se sont battus avec détermination dans un climat de sombres pronostics où ils furent la cible de toutes les critiques avec un acharnement peu commun ! J’ai une pensée amicale vis-à-vis de tous nos candidats malheureux, battus ce soir.

Le premier tour des élections départementales a marqué un niveau électoral intéressant sans être satisfaisant pour le Parti socialiste.

Le deuxième tour marque un recul d’implantation sans être une débâcle.

Les électeurs socialistes se sont mieux mobilisés sans avoir été tous au rendez-vous. Ils ne se sont pas portés sur une autre offre politique.

La gauche s’est divisée au premier tour ce qui fut l’origine de bien des défaites. Elle s’est remarquablement rassemblée au deuxième tour face à la droite et l’extrême droite qui ont souvent fait bloc.

Ce qui a été possible au deuxième tour des élections départementales doit l’être dans ces prochaines élections régionales.

Dans le tripartisme, il faut que l’union soit au rendez-vous et d’abord là où le Front National menace.

Le Parti socialiste tirera toutes les leçons de ce scrutin.

D’ores et déjà, j’appelle les formations de gauche au dialogue, à la mise à plat des divergences, à la construction d’une alliance de gauche et des écologistes pour les prochaines élections. Le rassemblement est essentiel : nous y travaillerons sans relâche. D’ores et déjà nous rencontrerons demain Europe-Ecologie-les Verts puis toutes les organisations de gauche qui l’accepteront.

Le Parti socialiste constate que cette élection s’est déroulée dans un climat économique qui sans être encore totalement perceptible par les Français, s’améliore nettement dans les chiffres.

Il faut maintenant bonifier l’effort des Français. Nous sommes à l’aube d’une nouvelle donne. La conjoncture française et européenne est plus favorable. Croissance, déficit, euro, ce sont des signaux encourageants. Il faut maintenant les conforter et les utiliser au mieux, pour les Français, pour l’emploi.

S’il ne s’agit pas de changer de cap, il faut utiliser le moment et les résultats pour soutenir l’investissement privé comme dans les collectivités locales.

L’investissement dans l’éducation qu’il faut rendre plus performante, la sécurité sociale du 21ème siècle sera la formation. L’investissement dans le développement durable à travers le logement, le transport et les véhicules du futur, l’investissement numérique, l’investissement dans la recherche… Par l’investissement et la baisse des impôts, nous rendons aux Français les efforts consentis.

Le second maître mot de cette élection, c’est la lutte contre les inégalités, l’exclusion, la relégation, sur les territoires, dans les villes et dans les campagnes, dans l’accès à l’emploi et pour l’amélioration des conditions de travail, dans la vie de tous les jours.

Une partie importante des Français se sent abandonnée. Il s’agit de ne laisser personne sur le bord du chemin de la nouvelle donne économique, sociale, éducative et écologique.

Le Parti socialiste fera de l’investissement, de l’environnement, de l’égalité, ses objectifs dans les mois à venir. L’unité du Parti socialiste est indispensable à l’unité de la gauche et des écologistes. Le Parti socialiste va accentuer sa lutte contre l’extrême droite et la droite pour l’avènement d’une France nouvelle.

Merci !

 

JCC conf 29032015

 

Crédits photos Mathieu Delmestre