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16 Fév

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Lettre ouverte à Gérard Collomb, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur

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Mon cher Gérard,

Les mots sont des traîtres – ou des lanceurs d’alerte, c’est selon. Pour peu qu’on sache leur prêter attention, ils recèlent ce que l’on ne saurait avouer sans se perdre. J’écoute souvent tes mots, par les temps qui courent. Notamment ceux que tu emploies pour justifier la politique migratoire que tu conduits. Tu conviendras avec moi qu’ils sont édifiants.

Tu parles d’arrivants en augmentation « exponentielle ». Et voilà qu’aussitôt me vient à l’esprit une courbe qui se cabre et sort du cadre, tout en haut et tout à droite, vers l’infini. Parmi tes pairs, il n’y a guère que Cédric Villani qui sait qu’une exponentielle est une fonction qui transforme une somme en produit. Je ne sais si c’est mieux, mais qu’importe : ce que tu veux dépeindre, c’est une menace. Ce que tu veux figurer, c’est le risque effrayant d’une perte de contrôle. Ce que tu veux démontrer, c’est une reprise en main.

Un ancien président de la République, pour parler des réfugiés, avait choisi la métaphore plombière. Il voulait colmater des brèches, arrêter les fuites d’eau. Tu as préféré opter pour le confort de l’abstraction mathématique. La plomberie a le défaut de ne pas être une science exacte. Elle astreint au rafistolage, ce qui n’est pas très noble. Avec la fonction exponentielle, on est dans le domaine du sérieux, de l’objectif, du quantifié, de l’éprouvé. De l’incontestable, même. C’est pratique. Cela met à distance.

Cela permet par exemple de parler de stock et de tri. Des personnes ont été « stockées » dans des centres de rétention, parce qu’on ne savait pas quoi en faire ? On va clarifier tout cela. Trop d’unités en dehors des nomenclatures ? On se contentera de « faire le tri » entre l’économique et le réfugié. Le stock et le tri, ce ne sont pas comme des personnes. Le stock et le tri, ça s’automatise. Il suffit d’avoir de bons contrôleurs de gestion, de bons critères, de bonnes procédures, un bon système de monitoring. C’est qu’il faut performer, Monsieur le ministre de l’Intérieur ! Démontrez-nous vos talents de chef de projet logistique.

Car si tout n’est que logistique, alors tout est simple.

Réduire de 45 jours le délai de dépôt d’une demande d’asile ? Ce n’est pas une régression des droits, c’est un gain de productivité. Il faut être « plus efficace ».

Étendre la durée de rétention de 45 à 90 jours ? Ce n’est pas une privation de liberté difficilement justifiable, ce n’est qu’une meilleure « gestion des flux ».

Autoriser les forces de l’ordre à pénétrer dans les centres d’hébergement d’urgence, pour vérifier qui est en règle ou qui ne l’est pas ? Ce n’est pas remettre en cause un principe jusque-là sanctuarisé, c’est garantir une meilleure traçabilité.

Petit à petit, la langue de la politique migratoire – ta langue, Gérard – gomme tout ce qu’il y a d’humain dans l’exil. Elle passe sous silence la densité de l’existence du nouvel arrivant : son histoire, sa trajectoire, ses espoirs. Ses souffrances, ses peurs, ses rêves.

Progressivement, le migrant est réduit à un être en transit qu’il s’agit d’aiguiller sur la bonne voie et de placer dans la bonne case.

Un à un, les paliers sont franchis. Les principes perdent leur couleur et leur évidence. Les tentes lacérées, les couvertures confisquées ? Une procédure qui a mal tourné, et non le viol d’un droit minimal : celui de se protéger par le plus grand froid.

Tout cela se dilue dans les chiffres, ce nouveau viatique, que tu critiquais naguère lorsqu’il s’agissait de police et que la droite était au pouvoir, mais que tu vénères aujourd’hui, alors qu’il s’agit de déshérités. Mais que sont les chiffres des arrivants en France, en comparaison avec ceux qu’ont accueillis l’Allemagne et l’Italie ? Les 100 000 que tu évoques sont dix fois moins que le million arrivé outre-Rhin.

Le fin lettré que tu es, cher Gérard, sait que les mots façonnent notre perception du réel. Mieux : le politique averti que tu es, M. le ministre de l’Intérieur, sait que le premier des pouvoirs consiste à dire ce qui est et ce qui n’est pas. Rien n’est plus performatif que la langue que nous manions. C’est une immense responsabilité.

Je ne dis pas qu’il est facile de concevoir et de conduire une politique migratoire. Je ne dis pas que tu es illégitime à le faire. Je ne dis pas que nous n’avons pas fait d’erreurs lorsque nous avons dû en bâtir une. Ce que je dis, c’est qu’en écrivant ta politique migratoire avec les mots qui ont cours dans les entrepôts d’Amazon ou de FedEx, tu perds de vue l’essentiel. Tu es d’autant plus enclin à sacrifier la décence et les principes que rien dans tes mots ne t’y renvoie.

Tu sais au fond de toi qu’il n’y a rien d’équilibré dans la politique migratoire que tu conduis. Tu sais que tous ceux qui travaillent à l’accueil des migrants n’accepteront jamais les nouvelles règles que tu proposes. Tu sais même que les réfugiés préfèreront errer dans les rues plutôt que d’aller dans des camps – et le zéro SDF ne sera qu’un autre horizon lointain.

Tu sais tout cela, parce que tu sais d’où tu viens. « On pourrait mettre un prix aux pensées, a écrit Wittgenstein. Certaines coûteraient fort cher, d’autres très peu. Quelle est l’unité de compte pour les pensées ? Le courage, je crois. » Du courage, Gérard : voilà ce que nous attendons de toi. Le courage de ne pas oublier qui tu as été. Et si tu ne le fais pas par humanisme, fais-le au moins pour la France, sa réputation et son honneur.

 

Vous pouvez également retrouver la tribune de Jean-Christophe Cambadélis sur le site du Huffington Post en cliquant ici

 

08 Juil

Commentaires fermés sur Conférence « Réfugiés: notre réponse progressiste », discours de clôture de Jean-Christophe Cambadelis – 8 juillet 2016

Conférence « Réfugiés: notre réponse progressiste », discours de clôture de Jean-Christophe Cambadelis – 8 juillet 2016

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2016-07-08 - Conférence _réfugiés nos réponses progressistes_-101

Discours de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Vice président du PSE

Réunion des dirigeants du PSE

Paris, le 8 juillet 2016

Seul le prononcé fait foi

 

 

Cher-e-s camarades, cher-e-s ami-e-s,

Nous avons discuté d’un sujet essentiel à un moment essentiel de notre histoire. Un sujet grave se pose à nous à un moment où, pour l’Europe, pour la social-démocratie, oui, l’heure est grave.

Disons-le : La question des réfugiés est une question cruciale. La manière dont nous allons y répondre dira beaucoup sur ce que nous sommes vraiment, en tant qu’européens, en tant que sociaux-démocrates. Répondre au défi migratoire nous permettra de répondre à la question de notre propre identité, du sens de notre engagement politique, de notre rapport à l’histoire, mieux : de notre contribution à l’histoire.

Je suis fier et heureux de partager ce questionnement avec vous, ici, à Paris. Merci à vous d’avoir fait le déplacement, merci d’avoir consacré votre précieux temps à cette question, à ce défi, à notre avenir.

 

*           *           *

 

  1. Le monde est un volcan

 

Mes chers amis,

Oui, nous nous tenons à un moment essentiel. Le monde est devenu un immense volcan. On ne sait plus bien par quel bout prendre le réel. On craint de l’agripper, de peur d’ajouter du chaos à l’incertitude. Une formule résume bien cet état de fait : le monde est apolaire. Tout se conjugue et tout se brouille. C’est ainsi : L’espace se rétrécit et le temps s’accélère. De cette double équation fondamentale naissent les déséquilibres, les bouleversements et les guerres. La fin des empires marque le début de l’empire des inconnus : que penser et que faire ? Comment agir et interagir ?

Le monde subit de multiples crises : climatique, terroriste, diplomatique, géopolitique. Mais la crise la plus profonde est sans doute la crise de l’interprétation. L’oligarchie prolifère dans ce règne de l’inconnu et de l’éphémère, et si le siècle sera peut-être religieux, il est à coup sûr financiarisé. Dans ce siècle étrange, notre planète se meure et les Hommes s’entretuent. La planète menace de devenir une terre sans peuple et des peuples cherchent de nouvelles terres pour échapper à la guerre et à la misère. Dans ce monde-volcan, une question interpelle plus qu’une autre, c’est la question des réfugiés. Bien entendu que la question climatique est déterminante. Bien sûr que la question de la justice sociale est centrale.

Bien évidemment que la question des guerres est cruciale. Mais, quand nous parlons de la question des réfugiés nous parlons de l’essentiel, nous parlons des effets de ces crises multiples sur nos frères humains, nous parlons de l’humanité.

Voilà la réalité : Nous sommes entrés dans l’ère du nomadisme généralisé. Il n’y a pas que les marchandises, les devises et les mégaoctets des ordinateurs qui traversent le monde, les Hommes aussi. Les hommes, les femmes et les enfants. Il n’y a jamais eu autant de réfugiés dans le monde depuis plus de soixante ans. Et la tendance s’accélère. Il s’agit d’un phénomène mondial, nord-sud mais aussi sud-sud et ouest-est. Sur tous les continents. Je ne veux pas vous assommer de chiffre mais tout de même : en 2005, on comptait 20 millions de réfugiés dans le monde. Dix ans plus tard, en 2015, environ 65 millions de personnes ont dû quitter leur foyer ou leur pays en raison des guerres et des persécutions.

17 millions de réfugiés peuplent les camps du monde entier. La grande reporter Anne Poiret y a consacré un documentaire. Elle a fait le calcul : Les camps, en population, composent virtuellement le soixantième pays du monde. Son nom ? Le réfugistan.

90 % de la population réfugiée dans le monde se trouve dans les pays du Sud, qui font déjà face à des difficultés de développement. En 2015, 1 million de réfugiés sont arrivés en Europe, dont 800.000 en Grèce. D’après le HCR, 211.000 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe par la Méditerranée depuis le début de l’année 2016. 3000 se sont noyées ou ont été portées disparues. Oui, beaucoup ont perdu leur vie, beaucoup trop.

Les causes de ces migrations sont multiples, nous les connaissons. Au Moyen-Orient, la dérive sectaire de l’islam radical est le plus grand facteur de désordre provoquant ruines et désolation. La Syrie, l’Irak, la Libye, l’Afrique subsaharienne en paie le prix fort. Il y a bien entendu la famine, au cœur de l’Afrique. Et il y a aussi les réfugiés climatiques. On estime aujourd’hui que les inondations, les tempêtes et les sécheresses poussent chaque année 26 millions de personnes à quitter le territoire où elles vivent.

L’ampleur mondiale du phénomène et les causes profondes elles aussi mondialement réparties font que la communauté internationale est l’échelon des solutions. Le secrétaire général Ban Ki-Moon a annoncé l’organisation d’une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la gestion des déplacements de réfugiés et de migrants, le 19 septembre prochain. Le parti socialiste et le parti socialiste européen s’en félicitent car ils avaient demandé une telle conférence.

 

  1. Dans un monde apolaire, l’Europe ne peut pas être amorphe

Mes chers camarades, le constat est là : Le monde est apolaire. Mais, il faut compléter ce constat : dans ce monde apolaire, l’Europe semble sans repères. Les Européens le sentent bien et doutent de la capacité du politique à produire des effets et même des récits, de la capacité de la démocratie à répondre aux défis, de la capacité de l’Europe à défendre nos intérêts. Voilà le drame et voilà le défi pour nous: dans ce monde apolaire, l’Europe ne peut pas être apolitique, amorphe et amorale.

Oui, l’Europe est sans repères. Le débat public est couvert par le bruit de l’euphorie des europhobes. L’Europe se cherche, on le constate doublement, dans les actions de l’Union européenne, qui agit toujours trop tard et toujours trop peu et au sein des États membres, qui agissent beaucoup trop seul. En Grande-Bretagne, les dirigeants politiques conservateurs semblent avoir perdu pied, dépassés par leurs propres calculs, avalés par les idées nationalistes qu’ils ont tenté d’instrumentaliser. Oui, notre ennemi est redoutable : inconséquent, incompétent mais violent et dangereux. Courage mon cher Jeremy, nous pensons à Jo Cox et nous sommes avec toi ! Nous sommes avec toi ! En Espagne, il n’y a toujours pas de gouvernement. En Autriche, les élections ont été annulées, il faudra revoter. Là encore, la xénophobie rôde. En Europe du nord, les pays modèles de la social-démocratie se tournent de plus en plus vers le mouvement national-populiste. En Europe centrale, l’interrogation nationale pave le chemin aux gouvernements nationalistes, en Pologne et en Hongrie. En Hongrie, où un autre référendum se tiendra le 2 octobre. La question sera la suivante : « Voulez-vous que l’Union européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non hongrois en Hongrie sans l’approbation du Parlement hongrois ? ». Après l’Europe, après les immigrés, sur quoi portera donc le prochain référendum des conservateurs et des identitaires ? Sur l’interdiction de l’Islam ? Nous sommes vraiment entrés dans une forte zone de turbulences. En France aussi, bien évidemment, où l’extrême droite est aux portes du pouvoir. En Italie, la situation est incertaine. En Grèce, la situation reste complexe.

 

Les pays européens doutent de l’Europe et ils doutent surtout d’eux-mêmes. Pays du bloc occidental, ils sentent bien que l’histoire avance de plus en plus vite mais de moins en moins avec eux. Ils ont le sentiment d’être marginalisés par les blocs émergents, voire même qu’ils vont être remplacés dans l’organisation de la marche du monde. Qui plus est, les 30 Glorieuses et la croissance continue sont bien loin, la révolution de l’immatériel est riche en disruptions mais pauvres en emplois. Tout cela nourrit une menace immense : le péril du repli.

 

  • Les sociaux-démocrates au rendez-vous de l’histoire

 

Mes cher-es ami-es,

Les européens de cœur et de raison que nous sommes vivent une sorte de cauchemar éveillés. Mais, au même moment, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants veulent à tout prix participer au rêve européen, parfois au prix de leur vie. Il faut être à la hauteur de cet espoir car cet espoir est une chance pour l’Europe. En répondant à ce rêve, nous rayonnerons, nous créerons des alliés pour répondre aux défis futurs, nous créerons des solidarités aux quatre coins du monde, nous attirerons des talents et des savoir-faire. Oui, en relevant ce défi migratoire nous contribuerons à faire de l’Europe un continent-puissance, un continent-pivot.

C’est ainsi, les sociaux-démocrates ont une grande responsabilité. Pour défendre un modèle économique juste et viable, performant et écologique en appliquant un keynésianisme vert. Pour donner un nouveau sens et une nouvelle force à la démocratie dans leur pays respectif. Un mot ici sur la France. Dans mon pays, il n’y a pas que l’extrême droite qui souhaite en découdre, l’ultragauche a aussi la social-démocratie dans le viseur. Ils attaquent nos permanences et nos militants, ils nous empêchent de nous réunir. Voilà la réalité. Leurs partisans disent qu’ils ne voient pas d’alternative possible dans la démocratie. Les casseurs que vous voyez à la télévision, ils cassent des abris-bus mais ils veulent aussi casser la social-démocratie, ils veulent surtout casser la démocratie. C’est un défi supplémentaire pour nous.

La démocratie est en danger sur notre continent. L’Europe aussi. Les sociaux-démocrates doivent maintenir le lien précieux qu’est l’Europe. Dans ce monde apolaire, dans ce contexte contestataire, les forces centrifuges populistes, de droite comme de gauche, vont vouloir mettre en œuvre une véritable déconstruction européenne. Pour sauver l’Europe, mes camarades, il faut une nouvelle Europe. Oui, il faut recommencer l’Europe. En favorisant la modernisation de notre industrie, avec un new deal écologique, en se concentrant sur les sujets où la coopération est indispensable comme la défense. Et puis, puisque nous parlons de défense, il faudra aussi défendre nos intérêts commerciaux et aussi nos frontières. Oui, on peut à la fois protéger et les frontières et les droits humains. Mais, disons-le, nous sauverons l’Europe si nous répondons au défi migratoire.

Hier, lors du dîner des leaders, j’ai fait des propositions pour relancer l’Europe.

D’abord une méthode : passer de l’Europe des contenants à l’Europe des contenus. Nous pouvons avancer rapidement à traités constants. C’est une question de politique et de volonté.

Ensuite mettre au cœur quatre objectifs :

  • L’harmonisation fiscale et sociale
  • Un New Deal green et des nouvelles technologies
  • La sécurité
  • Défendre l’identité culturelle

Mais surtout mettre au centre la jeunesse avec un nouveau plan pour les jeunes, particulièrement les apprentis.

Cette question, c’est évident, on ne peut y répondre seul. La réponse ne peut être qu’une « réponse commune », « une réponse forte » comme le dit notre résolution. C’est une bonne résolution car elle prône la bonne approche : intégrée, cohérente et coordonnée. Elle prône un partage équitable des responsabilités et appelle au respect de nos obligations internationales en matière de droit d’asile. Elle insiste sur la nécessaire coopération avec les pays d’origine et de transit des migrants. Cette résolution est une prise de parole forte et disons-le attendue.

Bravo, mes chers camarades, d’avoir contribué à ce que la voix des sociaux-démocrates soit entendue. Dans un monde apolaire et une Europe affolée, la social-démocratie ne pouvait pas rester aphone et amorphe.

Je crois que notre position peut se résumer en 4 points :

  • Contenir
  • Soutenir
  • Répartir
  • Accueillir

Nous avons une feuille de route pour peser sur la conférence des Nations Unies et combattre les nationalistes xénophobes.

 

*           *           *

 

Mes chers camarades, Mes chers amis,

Un dernier mot pour conclure. J’ai commencé par un constat. Un constat dur, froid, réaliste. C’est ainsi que tout acte politique doit commencer, en disant ce qui est. Mais, je dois aller au bout de ce constat.

Je vous ai écouté, j’ai noté vos idées, j’ai ressenti la force de votre engagement pour nos valeurs. Mes chers camarades, j’ai vu le vrai visage de la social-démocratie. C’est ce que l’Europe peut offrir de plus fort, de plus beau : la fraternité, la solidarité. Je vous regarde et je constate : l’Europe c’est nous ! L’espoir c’est nous !

Mes chers amis, le monde a besoin de l’Europe. L’Europe a besoin de la social-démocratie. La social-démocratie a besoin de sociaux-démocrates. Le constat est évident : Sans nous, ce monde perdrait plus que des Européens ou des sociaux-démocrates, il perdrait en humanité. Alors, debout !

 

Vive l’Europe et vive la social-démocratie !

 

 

17 Sep

Commentaires fermés sur L’invité de Jean-François Achilli sur France Info

L’invité de Jean-François Achilli sur France Info

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France Info 17092015

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité politique de la matinale de France Info.

Il a répondu aux questions de Jean-François Achilli.

 

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:

08 Sep

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Meeting de soutien aux villes solidaires avec les réfugiés – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – Mardi 8 septembre 2015

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Le Parti socialiste a tenu un meeting mardi 8 septembre 2015 en soutien aux villes solidaires avec les réfugiés.

 

Retrouvez ci-dessous le discours de Jean-Christophe Cambadélis:

 


Discours de J-C Cambadélis au Meeting de… par PartiSocialiste

03 Sep

Commentaires fermés sur « L’accueil des réfugiés, pour nous, c’est oui ! » : Appel à la constitution d’un réseau de villes solidaires

« L’accueil des réfugiés, pour nous, c’est oui ! » : Appel à la constitution d’un réseau de villes solidaires

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Accueil réfugiés

 

Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste
Pierre Cohen, Président de la Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains (FNESR)

 

 

« L’accueil des réfugiés, pour nous, c’est oui ! » :
Appel à la constitution d’un réseau de villes solidaires

Face aux drames insupportables qui se succèdent à nos frontières, l’Europe se mobilise à travers la voix du président de la République et celle de la Chancelière allemande, qui ont annoncé ce matin des initiatives à venir pour répondre à la détresse des milliers de demandeurs d’asile. Toutefois, cette mobilisation européenne ne pourra être efficace que si elle se traduit localement par des actions concrètes.

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, et Pierre Cohen, président de la Fédération Nationale des Élus Socialistes et Républicains (FNESR), appellent donc l’ensemble des élus locaux socialistes et apparentés à prendre leur part, aux côtés des villes qui s’y sont déjà engagées, dans une grande mobilisation pour les réfugiés, afin de structurer un réseau de villes solidaires prêtes à s’engager à accueillir des familles sur leur territoire. Il s’agit de répondre dès maintenant, concrètement, aux drames que connaissent ces hommes, ces femmes et ces enfants qui cherchent à échapper aux guerres qui secouent leurs pays d’origine.

D’autre part, Jean-Christophe Cambadélis et Pierre Cohen réaffirment leur volonté, exprimée lors du Congrès de Poitiers, que soit organisée une grande conférence mondiale consacrée au mouvement des réfugiés, qui réunirait l’ensemble des chefs d’État.