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07 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Michel Grossiord dans L’Épreuve de vérité sur Public Sénat en partenariat avec AFP, Les Echos et Radio Classique

L’invité de Michel Grossiord dans L’Épreuve de vérité sur Public Sénat en partenariat avec AFP, Les Echos et Radio Classique

par

 

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de L’Épreuve de vérité sur Public Sénat en partenariat avec AFP, Radio Classique et Les Echos.

Retrouvez ci-dessous le replay de l’émission ainsi que ses principales déclarations:


Invité : Jean-Christophe Cambadelis – L’épreuve… par publicsenat

 

Sur le Front National 

Les idées du FN ont pénétré très largement la société française. Quelque soit la personne élue le mal est fait.

Marine Le Pen s’installe définitivement dans le paysage politique et pèsera de tout son poids dans les législatives. (…) Il y a un risque, il faut le conjurer et pour cela il faut revenir au débat et non pas être dans la séquence que nous vivons en ce moment autour des affaires

Je tire un bilan très négatif de notre combat contre le Front National. La gauche collectivement n’a pas pu ou su réduire le Front National à cause de ses divisions et de son projet progressiste qui  n’est plus efficace dans le bilan présent

Sur l’affaire Fillon

Si vous mentez à la HAPTVP comment peut on vous faire confiance après ? François Fillon a voulu que l’attitude prenne le pas sur ses turpitudes.

La droite existe en France, elle a une force, une représentation et cette droite là ne veut pas de la gauche sous toutes ses formes.C’est pour cela que je suis inquiet. Quel sera le réflexe de cette droite et de Monsieur Fillon si Marine Le Pen est au 2nd tour de l’élection présidentielle et que lui n’y est pas? Je lui demande de nous dire si en cas d’élimination il appellerait à voter pour un candidat républicain. Le ni-ni c’est quand même une théorie qui existe.

Conférence de presse d’Alain Juppé: C’est une réaction d’un homme d’Etat éconduit.

Nicolas Sarkozy ne changera jamais. Il veut toujours être le grand ordonnateur de la droite.

La droite n’a jamais cessée d’être une menace.

Campagne de Benoît Hamon

Nous sommes dans la plaine et allons aborder les premières falaises de l’Alpe d’huez

Benoît Hamon est passé de 6% à 16% dans les sondages. C’est un saut considérable.  Il rentre dans le cœur de sa campagne mais c’est difficile car il ne peut pas installer son jeu. Les Français commencent à être exaspérés qu’on ne parle pas d’eux et de la France.

Il y  a comme toujours chez les socialistes le fait que l’on veut l’emporter et qu’on est nombreux à suggérer. Moi je dis à tout le monde de garder ses nerfs.  Il y a une présidentielle et des législatives. Il faut se concentrer sur l’ensemble. Faire des propositions au candidat, ce n’est pas inutile. Chercher à le déstabiliser, ça me semble inutile.

Il faut maintenant que Benoît Hamon soit le candidat de toutes les gauches et de tous les écologistes. Il faut qu’il ouvre les bras, qu’il parle à tout le monde et qu’il rassemble.

Benoît Hamon se réinsère aujourd’hui dans la campagne présidentielle en précisant son projet sur le revenu universel.

Accord Hamon/Jadot 

Je pose aux Verts la question de la réciprocité: on ne peut pas faire d’accord avec le PS et s’allier également avec le Front de gauche face aux candidats socialistes.

Ralliement à Macron?

Je dis à tout le monde: gardez votre sang-froid. Il faut prendre le temps que la campagne s’installe.

Pour battre Marine Le Pen il faut une dynamique populaire et il ne faut pas de pipolisation. Il faut un ensemble avec des propositions qui mobilisent le peuple.

Soutiens de socialistes à Macron

Je n’ai pas exclu les frondeurs qui étaient favorables au dépôt d’une motion de censure contre leur propre gouvernement.

A chaque fois, je fixe des limites, tout en comprenant les réflexions, les interrogations. Je ne suis pas un épurateur, mais un rassembleur.

Si Gérard Collomb pense surmonter les blocages en faisant une majorité autour d’Emmanuel Macron de Robert Hue à Alain Madelin ça me semble un peu large!

Sur l’interview de Claude Bartolone au Monde

Je sais que Claude Bartolone est tarabusté par la montée du FN.

Le PS ne doit être ni le partenaire junior d’Emmanuel Macron ni le partenaire sénior de Jean-Luc Mélenchon. Le PS doit être incontournable dans la victoire comme dans la défaite.

Sang-froid et responsabilité. Le Parti socialiste sera totalement nécessaire a notre démocratie dans la période qui s’ouvre.

Congrès du PS? 

Je vous donne rendez-vous le 18 juin, non pas pour lancer un appel mais pour discuter de cette importante question.

Des socialistes peuvent avoir des états d’âmes mais ils restent attachés au Parti socialiste.

 

09 Août

Commentaires fermés sur L’invité d’Olivier Duhamel et Michel Field sur Europe 1

L’invité d’Olivier Duhamel et Michel Field sur Europe 1

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité d’Olivier Duhamel et Michel Field dans l’émission Médiapolis sur Europe 1.

Il débattait face à Geoffroy Didier sur le thème: « Aimé à l’UMP, rejeté ailleurs: Nicolas Sarkozy ».

 

Vous pouvez retrouver l’émission en cliquant ici ou bien ci-dessous:

21 Mar

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Lettre à Nicolas Sarkozy

par

Nicolas Sarkozy3Monsieur l’ancien président je vous écris une lettre que vous lirez peut-être si vous en avez le temps.

Il me semblait indispensable devant tant d’accusations ou d’enquêtes sur vous et vos proches que vous vous adressiez aux Français.

Vous avez décidé pour votre première sortie, non pas de vous expliquer mais de contre-attaquer. Très bien ! Je ne sais si vous avez « pété les plombs » comme le dit votre ami Bernard Tapie, mais vous avez décidé une contre-attaque non sur les faits, mais l’effet. A l’évidence les révélations de Médiapart vous contraignent à vous défendre par une attaque.

Vous nous demandez d’oublier votre cas personnel, mais c’est vous qui écrivez aux Français, comment pourrait-on l’oublier ? Il est peu probable que vous ayez publié cette lettre pour qu’on vous oublie.

Toute la logique de votre philippique est une atteinte contre l’État de droit, les révélations d’une enquête dont vous suggérez que le pouvoir s’est rendu complice. Ce faisant n’apportant aucune preuve à vos allégations, vous appliquez les méthodes que vous prétendez contester.

Vous n’avez jamais fait beaucoup cas des journalistes. Un de vos ministres les aurait écoutés. Évidemment vous n’en étiez pas informé. Mais là n’est pas l’essentiel.

Vous refusez qu’on vous écoute. Il est vrai qu’après l’affaire Buisson cela fait beaucoup. Vous semblez découvrir une pratique qui avait déjà cours sous votre quinquennat. Vous le saviez car sinon vous n’auriez pas utilisé un nom d’emprunt pour cacher vos discussions. Vous avouez, au détour d’une phrase, que votre avocat a demandé conseil à un haut magistrat de la Cour de cassation. Ce qui n’est pas la version de votre avocat le matin même.

Devant tant d’infamie vous dites en pleurer. On ne vous connaissait pas cette fragilité. Il est vrai qu’écouter un adversaire politique en vue de l’abattre n’est pas très glorieux. Mais il ne s’agit pas du pouvoir mais de décisions de justice. Il est loin le temps où celle-ci était aux ordres du pouvoir. Mais si vous avez un précédent sous votre quinquennat, n’hésitez pas à étayer votre suspicion.

Vous mettez en cause le Gouvernement, les juges, et une certaine presse. Vous seriez la victime d’un acharnement. Vous seriez l’objet d’un complot.

Comme tout citoyen vous avez le droit à la présomption d’innocence. Vous le criez de toutes vos forces. Et on ne saurait vous le reprocher.

Mais pourquoi ne pas appliquer ce principe, qui vous semble cher, à ceux que vous accusez ? Pourquoi deux poids deux mesures ? Vous estimez immonde que la justice écoute sur la base d’un réquisitoire supplétif que personne ne s’aventure à contester en droit. Mais vous n’avez pas une phrase, pas un mot, pour Patrick Buisson qui a enregistré votre femme.

Vous vous emportez contre l’abaissement des libertés en France. Mais dans un État de droit vous avez toutes les possibilités de recours contre d’éventuelles fautes de procédure. Vous vous étonnez de la date de ces révélations. Mais qui est responsable des fuites de l’affaire Copé aux journaux ? Qui est responsable des révélations de l’affaire Buisson, si ce n’est votre camp ?

Vous vous étonnez que le Président de la République reçoive des journalistes. Il est vrai que vous n’entretenez pas les meilleurs rapports avec eux et avec les magistrats.

Vous omettez de dire que la rencontre a eu lieu après l’écriture du papier vous mettant en cause. Ce stratagème est-il digne d’un homme s’adressant à l’honneur de la France ?

Vous indiquez que si Monsieur Kadhafi avait des informations vous mettant en cause, il les aurait utilisées alors que vous étiez à la tête de la coalition contre lui. L’argument semble de bon sens. Mais précisément le fils de Kadhafi, Seif Al-Islam, le fit lors d’une conférence de presse juste avant la résolution du Conseil de sécurité permettant de bombarder les troupes de Kadhafi pour sauver Benghazi. Pour autant les accusations du clan Kadhafi ne peuvent servir ni d’accusation, ni de dénégation.

Enfin vous terminez votre pamphlet par une assertion qui restera dans les annales de la polémique publique en comparant la justice et la police à la Stasi.

Je ne pense que ce soit seulement une insulte aux institutions. C’est une insoutenable légèreté vis-à-vis de ceux qui ont été écoutés, emprisonnés, questionnés, voire torturés pour un aveu synonyme de prison. On ne peut, même le dos au mur, pour se défendre, se draper dans l’horreur. Tout l’art de la politique est la capacité à distinguer.

Défendez-vous Monsieur l’ancien président ! Vous en avez le droit et les moyens, mais ne nous entraînez pas dans un pugilat où la politique perd son honneur, la France son Etat de droit, et la justice la confiance. En abîmant tout cela vous ne rendez service ni à la France, ni à vos amis, ni à vous-même.

 

13 Mar

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Pauvre France !

par

drapeaubbrflotantLa France est prise en otage par un clan pour protéger un chef.

Depuis huit jours la droite qui a « fait tapis » sur le retour de Nicolas Sarkozy joue son va-tout dans sa défense.

Il faut donc transformer l’affaire Sarkozy successivement en affaire des juges, puis en affaire Taubira et si possible en affaire Hollande. Et voilà la France en proie à une polémique sans fin. Qui savait ? devient le jeu du moment.

Pendant ce temps, la réduction budgétaire, le pacte de responsabilité, le débat avec Bruxelles mais aussi la Syrie, la Crimée… Tout cela passe à l’as.

Tout le monde sait que l’offensive Sarkozy est du court terme, qu’il cherche à installer sa victimisation. Tout le monde sait qu’il sera rattrapé par la cavalerie, l’affaire des agendas le démontre. Tout le monde sait que les boules puantes sont dues à des règlements de compte dans la droite. Il suffit de lire l’interview de François Fillon : « Certains devront s’expliquer après les élections » dit-il. Mais tout le monde court puisque Nicolas Sarkozy donne le tempo, indique les cibles dans une forme d’hypnotisation collective.

Un jour François Mitterrand me disait : « Souvent la France n’est pas à la hauteur de son destin. Il suffit de voir la légèreté de ses polémiques ». Forte parole s’il en fut. Mais quand même, pauvre France !

11 Mar

Commentaires fermés sur Nicolas Sarkozy pète les plombs et Pierre Charon avoue tout

Nicolas Sarkozy pète les plombs et Pierre Charon avoue tout

par

Pierre charonIl n’est jamais très agréable d’être mis en cause par voie de presse à l’occasion d’une affaire de justice vous concernant.

Nicolas Sarkozy n’échappe pas à la règle, embêté par l’affaire Copé,  bousculé par l’affaire Buisson, empêtré dans l’affaire Gilbert Azibert.  Il décide une contre-attaque sur un autre terrain : La colère des avocats contre la magistrature qui aurait outrepassé le droit en écoutant un avocat.

Avantage,  il n’est pas au centre de la polémique et le contre-feu est porté par d’autres. Tout Sarkozy est la ! Il pète un plomb lançant les avocats à l’assaut des juges pour mieux se protéger. Peu importe les dégâts si on peut ainsi disqualifier une accusation. Il a entendu François Fillon dire  » après les élections certains devront s’expliquer « . Il mesure le chiche soutien d’Alain Juppé. Il observe un Jean-François Copé trop heureux que les mouches aient changé d’ânes. Alors il fait charger contre les magistrats complices du pouvoir.

Mais voilà, sous François Hollande la justice est indépendante. Visiblement la droite ne l’intègre pas. Les écoutes Buisson nous avaient déjà informés que Claude Guéant  intervenait sur le Parquet. Mais hier le bon Pierre Charon a vendu la mèche. Trop heureux de se jeter dans la bataille pour son chef. Il traite le pouvoir de barbouzes et la garde des sceaux, Christiane Taubira, de menteuse. Pourquoi ?

Parce que lui qui était sous Sarkozy à l’Élysée, il sait que (dans ce domaine) tout remontait à l’Élysée. C’est pas beau cet aveu?

Donc à l’Élysée du temps de Nicolas Sarkozy,  le secrétaire général intervenait sur le Parquet puisque tout remontait à l’Élysée. C’est vrai que Nicolas Sarkozy est fondé à péter les plombs car en son temps l’intervention était monnaie courante.

La droite par habitude voit dans le présent les turpitudes de son passé aujourd’hui révolu !

08 Mar

Commentaires fermés sur Les méfaits de « l’effet affaire »

Les méfaits de « l’effet affaire »

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sarkoSerge Dassault, Jean-François  Copé,  Patrick Buisson et maintenant Gilbert Azibert.

La droite crie au complot socialiste, la gauche à l’affaire d’Etat et les citoyens médusés, comptent les points pendant que le Front National se frotte les mains !

Les affaires ce ne sont pas les socialistes qui les créent. Souvent elles proviennent de l’intérieur même de l’UMP. Ce ne sont pas les socialistes qui ont transmis  au Point les données de la trésorerie de l’UMP. Ce ne sont pas les socialistes qui ont délivré au Canard Enchaîné et au site Atlantico – plutôt à droite – le contenu des écoutes Buisson. Ce ne sont pas les socialistes qui fréquentaient Ziad Tiakédine.

Les affaires sont tout à la fois le produit de règlements de compte, dans une droite qui ne veut pas de Nicolas Sarkozy et de la démarche indépendante de la justice sous le pouvoir socialiste. Pour un peu on reprocherait aux socialistes de ne pas agir, comme les cassettes de Buisson le révèlent, à propos de Claude Guéant qui intervenait sur le Parquet.

Les socialistes auraient dû, au nom d’une solidarité des politiques, agir pour stopper l’action des juges. Curieuse conception de la justice venant d’une droite qui ne se demande pas pourquoi Nicolas Sarkozy a un téléphone avec un nom d’emprunt pour discuter avec son avocat. Bon cela n’est pas l’essentiel.

Je comprends que les socialistes parlent d’une affaire d’Etat. C’est plutôt une affaire dans l’État. Le rôle des socialistes est de s’en offusquer. Très bien ! Mais la sur-réaction  médiatique est en train de masquer un  » printemps  » gouvernemental. Et précisément à 15 jours des élections municipales les bonnes nouvelles sont chassées par les mauvaises.

Les chiffres de l’Insee sur le chômage qui sont encourageants, et démontrent que lentement et sûrement, on avance ! Le Pacte de responsabilité démontre que la démarche contractuelle et de compromis du gouvernement produit des accords pour la compétitivité, avec des contreparties du patronat. On peut les juger insignifiantes ou insuffisantes. Mais ce pacte est une convergence réformiste qui n’est pas sans intérêt.

Il me semblerait pas inutile de démontrer ou simplement montrer que depuis quatre jours, Paris est le lieu – autour du Président de la République – où l’on traite tout à la fois de l’Ukraine et du Liban. Et ce n’est pas parce que Paris, ensoleillée en ce mois de mars, est la plus belle ville du monde.

Bref, se recentrer sur nos bonnes nouvelles plutôt que sur les mauvaises me semblerait pas idiot. Quand on sait maintenant, sondage après sondage, que notre électorat est tenté par la bouderie.