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10 Nov

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Décès de Helmut Schmidt

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logops160

La mort de l’ancien chancelier et ancien président du groupe SPD au Bundestag, notre camarade Helmut Schmidt nous plonge dans une profonde tristesse.

C’est une très grande perte pour la social-démocratie et pour l’Europe. Il était un grand ami de la France. Nous lui devons beaucoup.

Successeur de Willy Brandt, il a gardé jusqu’au bout un esprit vif et une pensée toujours acérée. Il avait eu lui aussi à affronter le terrorisme et les tensions de la guerre froide, mais il avait aussi renforcé la crédibilité du SPD à gouverner.

Son discours au congrès du SPD en 2011 avait très fortement marqué les esprits car il incitait à construire non pas une Europe allemande, mais une Allemagne européenne.

Le Parti socialiste adresse ses sincères condoléances au peuple allemand qui perd un de ses plus grands chanceliers.

16 Juil

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Lettre ouverte à un ami allemand

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Pins-Allemagne-France

 

Mein lieber Freund,

L’histoire, la géographie, la culture aussi : tout nous relie.

L’amitié entre nos deux pays passe pour une des plus solides, des plus profondes qui soient. Elle l’est en effet. Elle est sincère aussi et permet donc que l’on se dise les choses.

Cette amitié aura connu de nombreuses vicissitudes, bien avant et bien après Voltaire et Frédéric II. Elle est le cœur et le moteur de l’Europe.

L’Europe, justement, mon cher ami, ne comprend pas l’obstination actuelle de ton grand pays à vouloir s’enfermer dans ce rôle de petit père la rigueur.

Ton pays aurait-il oublié la solidarité de la France aux lendemains mêmes des crimes atroces commis en ton nom ? Oui, au sortir de la seconde guerre mondiale, de cette nouvelle guerre civile européenne, la France aidera au redressement du peuple allemand.

La France emmenée par De Gaulle et l’Europe toute entière avec elle. Avec Churchill, Gaspéri, Adenauer bien sûr. En 1947, le plan Marshall empêcha d’enfoncer encore un peu plus l’Allemagne et exprima, déjà, la force de la solidarité pour panser les cicatrices du passé et penser les contours de l’avenir.

C’est la solidarité de la France et de l’Europe qui permit dans le cadre des accords de Londres de 1953 de réduire considérablement la dette allemande. Berlin doit se souvenir de cette leçon de l’histoire au moment où elle fait la leçon budgétaire à Athènes. Notons d’ailleurs au passage que si nous avions annulé la dette grecque il y a trois ans et si nous avions laissé s’organiser un référendum, nous n’en serions sans doute pas là aujourd’hui.

Revenons à nous. La France pesa de tout son poids dans l’affaire des missiles SS-20, pour protéger le territoire allemand, alors pris entre les mâchoires des deux blocs. A cette époque, les missiles étaient à l’Est et Paris était aux côtés de Berlin Ouest.

Ces gestes de solidarité répétés entre nos deux pays ont fait des ennemis du passé, les amis du présent. On se souviendra aussi de ce moment fait symbole, de cet instant de septembre 1984, où le président Mitterrand et le Chancelier Kohl, main dans la main, font face au catafalque de l’ossuaire de Douaumont et face à l’Histoire. François Mitterrand aimait ton pays. On lui reprocha d’ailleurs d’avoir évoqué le courage des soldats allemands du rang lors de l’un de ses derniers discours officiels, en mai 1995.

Et puis, bien sûr, il y eut 1989, la chute du mur qui marqua la fin de la guerre froide et une nouvelle étape – encore une – dans le renforcement de l’amitié franco-allemande. La France a salué et donc facilité la réunification de l’Allemagne. Elle ne s’est pas opposée à ce que le Deutsche Mark devienne la monnaie unique allemande le 1er juillet 1990, offrant ainsi une monnaie surévaluée à l’ancienne Allemagne de l’est et une politique anti-inflationniste de rigueur à l’Europe.

La France et l’Europe ont permis à l’Allemagne de devenir la puissance qu’elle est aujourd’hui. Oui, l’Allemagne est une grande et belle puissance ! Qu’elle s’en serve non pas pour se faire le porte-drapeau d’un ordolibéralisme étroit et obtus mais pour faire de l’Europe un continent épris de justice dans un monde pris dans l’hélice du profit et agité par le retour des identités.

Berlin doit comprendre que l’Europe ne peut que perdre la course au moins-disant social face à la Chine ou face à l’Inde et que notre modèle social rénové constitue notre meilleur atout dans la compétition mondiale.

Bien entendu, l’Europe ne peut fonctionner que dans le respect des traités et de la parole donnée. Mais, l’Europe doit aussi respecter les peuples et leurs histoires si elle veut prospérer et se réconcilier avec ses propres peuples, si elle veut être autre chose qu’un simple ordre institutionnel moribond.

L’Europe des peuples ne comprendrait pas que l’Allemagne veuille imposer par la force de son économie un modèle économique unique, fait d’austérité idéologique et de pointillisme budgétaire. L’Europe a besoin d’une Allemagne forte bien entendu. Elle a besoin aussi d’une Allemagne solidaire, pas d’une Allemagne solitaire.

L’Allemagne solidaire c’est celle de Jürgen Habermas, à l’opposé de la « dissolution de la politique dans la conformité au marché » que le philosophe allemand dénonçait il y a quelques semaines dans les colonnes d’un quotidien du soir français.

Si l’Allemagne tourne le dos à la solidarité continentale, elle risque d’être incomprise, plaçant de fait l’Europe face à une alternative néfaste, face à un référendum terrible: pour ou contre l’Allemagne.

Mon bon ami, il faut que l’Allemagne se reprenne et vite ! Il faut qu’elle se rappelle les leçons d’Helmut Schmidt. Il faut qu’elle se souvienne que l’Europe se fait par des petits pas mais aussi par de grands gestes.

Un mot encore sur notre amitié. La culture européenne est son plus beau fruit, une culture que nous avons en héritage et en partage. Oui, l’Europe a besoin d’un couple franco-allemand revigoré. Tu le sais bien, quand notre amitié prend froid, c’est l’Europe entière qui s’enrhume. Je crois qu’il est temps de mettre en œuvre l’idée trop vite abandonnée d’Assise de la Coopération franco-allemande. Pour voir le chemin parcouru et tracer la route qui mènera nos peuples et notre continent vers la solidarité, la sécurité et la prospérité.

Amitiés à toi, santé aux tiens !

 

Jean-Christophe Cambadélis

Premier secrétaire du Parti socialiste

09 Nov

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Message d’amitié au peuple allemand

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logops160
À l’occasion des festivités commémorant la chute du mur de Berlin, les socialistes adressent un message d’amitié au peuple allemand qui retrouva alors son unité tandis que l’Europe elle-même se retrouvait. Nous rendons hommage aux milliers d’anonymes morts ou torturés pour avoir tenté de franchir ce rideau de fer.

Nous pensons à Willy Brandt qui comme maire de Berlin puis comme chancelier sut tendre la main à l’est. Aujourd’hui l’Allemagne est unie, l’Europe aussi mais l’histoire nous a appris que la paix et la démocratie sont toujours à la merci de vents mauvais. Il faut abattre d’autres murs, ceux du nationalisme et ceux de l’exclusion.

05 Mar

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Ça bouge à Berlin

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drapeau allemand 2Les élections européennes du 25 mai seront historiques.

Pas seulement parce que le futur Président de la Commission sera élu dans les urnes et non pas désigné dans un couloir.

Ce qui sera historique, c’est aussi et surtout, la réorientation de la politique économique européenne qui s’annonce en cas de victoire de Martin Schulz et des sociaux-démocrates.

Pour preuve, le mouvement du Gouvernement allemand qui, aujourd’hui, dans une note du ministère de l’Économie, reconnaît que « des déséquilibres excessifs et durables » de la balance commerciale sont « dommageables à la stabilité de la zone Euro ». En clair, Berlin admet que son gigantesque excédent commercial de 200 Milliards se fait grâce à une demande intérieure atone qui pénalise les travailleurs allemands mais aussi ses voisins forcés de surenchérir dans la déflation salariale.

A travers cette note, Berlin reconnaît donc discrètement qu’en voulant exporter à tout prix, l’Allemagne exporte également sa politique d’austérité et que cela freine la reprise économique sur notre continent. Le Gouvernement allemand a compris qu’il doit soutenir davantage sa demande domestique pour augmenter ses importations et booster l’économie de ses voisins.Ca bouge donc à Berlin, où l’on semble déjà préparer le changement de majorité en Europe.

Voter progressiste le 25 mai est donc essentiel pour doter notre continent d’une politique économique favorable à la croissance.

Le 25 mai nous devons choisir une Europe qui va de l’avant et tourne le dos à l’Europe des conservateurs et des marchés, une Europe qui tend la main aux Européens. Notre Europe en somme.

 

14 Nov

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La fin de l’ère Schröder !

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sigmardgabrielSigmar Gabriel dans son discours final au congrès de Leipzig, où il a été réélu avec plus de 82%, a déclaré qu’en 2017 l’alliance avec Die Linke devait être rendue possible.

C’est la fin de l’ère Schröder qui faisait du refus de cette alliance la ligne de partage à gauche. Sigmar Gabriel fait donc un double mouvement : la préparation de la grande coalition donnant des garanties au SPD et la préparation de la grande alliance à gauche pour mettre fin au règne de la CDU.

Paris osé que d’aller à droite pour s’allier à gauche. Mais pari séduisant pour obtenir une inflexion de la ligne d’Angela Merkel dans la grande coalition. Ceci est nécessaire pour gagner le référendum interne validant l’accord SPD/CDU. Mais pari aussi de capter la légitimité de bonne gestion qui a fait défaut au SPD, pour pouvoir, sans risquer de perdre le centre, s’allier avec Die Linke.

Tout dépendra donc de la nature de la grande coalition et de la pratique de celle-ci. Si ce n’est qu’un moyen de faire passer un accord maussade, il y a fort à parier que Sigmar Gabriel ne renouvellera pas l’exploit de Willy Brandt de sortir vainqueur de la grande coalition.

23 Sep

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Merkel: belle victoire à la Pyrrhus

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merkelLe peuple allemand a tranché et il faut féliciter la gagnante. Mais de là à sombrer dans la « Merkelmania » il y a un pas que je ne franchirai pas. Madame Angela Merkel recueille les fruits des réformes qu’elle n’a pas faites et d’une crise qu’elle n’a pas maîtrisée en Europe. Les réformes Schröder ont stimulé la compétitivité allemande via un dumping salarial. La division internationale du travail lui a permis de délocaliser en Europe centrale la production à bas coût. Le bilan n’est pas aussi heureux qu’on veut bien le dire. La précarité est partout. Les petits boulots (« mini jobs ») gomment 30% du chômage. Le système bancaire en région est fragile. La croissance est à 2% au mieux, pas suffisant pour rebondir. Les lands de l’Est sont toujours dans l’extrême pauvreté. Et la zone Euro-Europe est dans la récession ce qui augure mal du rebond de la croissance allemande.

Madame Merkel a géré son avantage créé par d’autres avec intelligence et pragmatisme. Elle n’a pris aucune décision stratégique préparant l’avenir. Certes elle a pris la posture de la mère de la nation. Mais est-ce suffisant ? D’ailleurs son programme se proposant d’investir 5 milliards d’euros, d’instaurer le SMIC ou de revisiter la politique familiale visait à bordurer le SPD et à relancer la croissance interne, tout en ne perdant pas la CSU et en n’ouvrant aucun espace aux anti euro de droite. Donc on va assister à une nouvelle séquence. Madame Merkel doit infléchir sa politique pour obtenir la grande coalition avec le SPD. Elle est minoritaire au Bundesrat, dans les régions et les manifestations au Portugal, en Espagne ou en Grèce en disent long sur l’état de l’opinion en Europe. Je n’oublie pas que Berlusconi a pu rebondir grâce une campagne très anti allemande. Voilà pourquoi cette victoire sans appel est largement à la Pyrrhus. Il faut donc voir clair et utiliser le moment plus favorable qu’on ne le dit. Pour le reste la partie ne fait que commencer. La CDU est contrainte politiquement et économiquement et les élections européennes offrent la chance de propulser un social démocrate à la présidence de la Commission.

04 Sep

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Une visite historique pour un moment d’histoire

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oradourOradour sur Glane n’était peut-être pas destiné à entrer dans l’Histoire, jusqu’à ce 10 juin 1944 où la barbarie nazie frappa ce petit village de Haute-Vienne. Deux jours après avoir pendu 99 personnes à Tulle, les soldats de la Waffen-SS continuèrent leur baroud d’horreur en remontant le maquis limousin. Les 642 habitants du village, aujourd’hui martyr, en furent les victimes. Sous prétexte d’intimidation et d’exemplarité, les SS vidèrent leurs mitraillettes sur les hommes, enfermèrent femmes et enfants dans l’église avec l’ambition de faire effondrer le clocher sur la population. Rien ne se passa comme prévu et la décision fut prise de fermer les portes de l’église puis de brûler l’édifice religieux et ceux qui y ont été fait prisonniers. Quelques heures plus tard, le village entier est en feu. Seuls une trentaine de personnes et un chêne, dit aujourd’hui « arbre de la liberté », survécurent à cet ignoble acte de barbarie.

Presque soixante dix ans après, les habitants d’Oradour-sur-Glane, les anciens combattants, les familles des survivants ou non, ont vécu un moment empli de force et de mémoire aujourd’hui avec le déplacement de François Hollande et de Joachim Gauck, Président de la République Fédérale d’Allemagne.

C’est la première visite d’un homme d’Etat allemand dans le village martyr depuis le massacre. Les deux présidents ont insisté sur le devoir de mémoire et ont rappelé que nos générations actuelles sont les garantes de la paix. François Hollande précisant même qu’il faut « refuser l’inacceptable partout où il se produit ».

Après Willy Brandt au monument du ghetto de Varsovie, puis Angela Merkel à Dachau, l’Allemagne regarde son passé tout en avançant vers l’avenir.

Au-delà de l’importance de la continuité de l’amitié entre nos deux peuples, je souligne que le mot « pardon » n’a pas été prononcé. En effet, je suis persuadé que personne n’avait forcément envie d’entendre ce mot là sans autre explication. L’accolade chaleureuse entre les deux présidents, qui n’est pas sans rappeler la poignée de main entre François Mitterrand et Helmut Kohl en 1984, est plus forte qu’un simple mot.

Depuis cinquante ans que l’amitié franco-allemande est un des moteurs de l’Europe, il fallait pour les nouvelles générations, cet acte symbolique dans un moment où les tourments du monde nous démontrent que les leçons du passé n’ont pas toujours été tirées dans certains coins de la planète.

En plaçant ainsi leurs pas dans ceux de leurs prédécesseurs, les deux chefs d’Etat réaffirment leur volonté de poursuivre la réalisation du rêve européen.

15 Juil

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Le tournant allemand

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merkelLes sondages pour Merkel donnent le tournis. Sa popularité est de type Ve République dans un régime parlementaire. Avec 42% elle gagne sans majorité. Le SPD à 22% perd même avec le soutien des Vert à 14%. D’autant que les libéraux alliés de la CDU dépasseraient les 5%. Il faudrait 6 points de plus au SPD dans son alliance avec les Verts pour l’emporter si le FDP ne faisait pas 5%.

Irréalisable? Pas tout à fait. Cela se jouera début septembre. L’AfD « anti euro  » va progresser car Merkel paraît sûre de l’emporter. Le pays a fait mordre la poussière aux listes Merkel dans les régions. Mais là n’est pas l’essentiel. Après avoir régné en maître, Madame Merkel sera sous contrainte. Soit elle gagne et évite avec le FDP la grande coalition. Elle sera alors freinée voir contestée par le Bundesrat où elle a perdu la majorité. Soit elle doit passer par une grande coalition et elle devra infléchir sa politique puisqu’elle aura le SPD au gouvernement. D’ailleurs elle s’y prépare. Soit elle est battue au finish et le débat est réglé. Et si elle est élue et en cohabitation, il lui faudra impérativement maîtriser les élections européennes pour éviter un Président de la commission moins favorable que Barroso. Mais les conditions économiques vont mettre l’Allemagne sous contrainte. L’activité économique fléchit au point de flirter avec la croissance 0. La récession en Europe combinée au fort ralentissement de la croissance des Bricks va prendre de revers le modèle tout export. D’où d’ailleurs son forcing sur le traité de libre échange transatlantique.

En septembre va s’ouvrir un tournant allemand. Il faudra en profiter pour infléchir l’Europe vers la croissance car les conditions d’une explosion populiste et sociale s’accumulent.

23 Mai

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Interview dans le Parisien

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logoparisien

 

Le Parisien publie une interview de Jean-Christophe Cambadélis à l’occasion d’une visite en Allemagne prévue dans le cadre des 150 ans du SPD:

En quoi un succès du SPD aux législatives est-il souhaitable?

JEAN-CHRISTOPHE CAMBADÉLIS. A chaque pays de choisir ses dirigeants. Mais les socialistes francais préfèrent les sociaux-démocrates au pouvoir en Allemagne plutôt que Mme Merkel! A titre d’exemple, Peer Steinbrück veut instaurer un smic en Allemagne alors que derrière la réussite allemande se cache une politique de bas salaires défendue par les conservateurs.

L’UMP voit dans le déplacement de Hollande au SPD une « provocation »…

L’UMP avait moins de vapeurs lorsqu’en 2012, pendant la campagne présidentielle en France, Angela Merkel faisait la courte échelle à Nicolas Sarkozy. Ce que ne fera pas François Hollande. Ce n’est pas une visite à but électoral.

Le couple franco-allemand fonctionnerait-il mieux sans Merkel?

Oui. Peer Steinbrück et François Hollande ont une fibre sociale en commun. Ils parlent la même langue, celle du réformisme social. Le compromis serait donc plus simple. Steinbrück est moins dans l’idéologie libérale que Mme Merkel. La chancelière pense que de l’austérité jaillira la croissance, alors que les sociaux-démocrates estiment qu’il faut certes être rigoureux économiquement, mais prendre aussi des mesures en faveur de la croissance. J’ajoute que le SPD et le PS se sont beaucoup rapprochés sur la taxation des mouvements de capitaux, le gouvernement économique européen, etc. Nous préférons donc un Steinbrück qui dit « soyons de bons voisins » que les alliés de Merkel qui disent « maintenant, on parle allemand en Europe ! ».

29 Avr

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Le sentencieux Alain Juppé nous fatigue

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sarkozy

Toujours droit dans ses bottes l’ex adjoint de l’ancien Maire de Paris Jacques Chirac, nous fait l’honneur de nous dire où est le partage des eaux sur l’Allemagne.

Alors que pense t-il de la déclaration de Nicolas Sarkozy à Metz, mais aussi à Caen et à Nice ? :  « (…) Car la France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide ».

Alors je demande solennellement à Alain Juppé, François Fillon et Jean-François Copé de condamner les propos de Nicolas Sarkozy. Nous sommes au coeur de l’imposture de l’UMP. Claude Guéant bien mal en point, Henri Guaino, n’avaient pas de mots assez durs sur l’Allemagne. François Baroin devant la Commission des finances s’offusquait de l’intransigeance de l’administration allemande. Et aujourd’hui ils se drapent dans le respect de l’amitié franco-allemande. Eh bien Messieurs, soyez cohérents, vous avez applaudi aux propos de Nicolas Sarkozy, eh bien condamnez maintenant !