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02 Mar

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Sarkozy ne sera pas nécessairement candidat à l’élection présidentielle

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Au plus bas dans les sondages, confronté aux colères des corps constitués, fâché avec les syndicats, lâché par sa majorité, épié par Jean-François Copé, bousculé, brocardé par les médias, limité par les déficits, conspué par l’opinion.

Tout concourt à l’empêchement du président candidat. Nicolas Sarkozy le sait. Il a cru utiliser l’épuisement de Michèle Alliot-Marie et l’échec de Brice Hortefeux pour prendre les devants. Car les élections cantonales s’annoncent catastrophiques. Nicolas Sarkozy a pris soin d’encadrer François Fillon qui attend benoîtement le renoncement de son ami Nicolas. Il a manifesté, avec la venue de Brice Hortefeux qu’il était candidat. Enfin, il a cru malin de remettre Alain Juppé dans le jeu. Mais voilà, malgré les dénégations, le premier de la classe va se voir investi par les parlementaires du rôle du « sauveur ». François Fillon l’a bien compris. Il manifeste son désaccord sur le débat sur l’Islam. Celui-ci immédiatement rebaptisé « débat sur la laïcité » de peur que François Fillon ne se saisisse de la controverse. La bataille commence à droite autour de la candidature Sarkozy.

16 Fév

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Les ratés de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy

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L’année 2011, G20 oblige, devait consacrer Nicolas Sarkozy comme « un géant des affaires du monde ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est pour le moins raté.

D’abord il y a eu l’incroyable cécité dans la révolution tunisienne. Doublée du voyage de Michèle Alliot-Marie au frais d’un proche de Ben Ali. Puis ce fut la bronca européenne contre la proposition, sous pavillon Merkel, franco-allemande, d’austérité renforcée. Et voilà la révolution égyptienne où la diplomatie française fut à ce point complaisante pour Hosni Moubarak qu’elle en est suspect. Car enfin saluer par un communiqué le courage d’Hosni Moubarak avant celui du peuple, c’est un peu étonnant. Ne pas voir que la lame de fond submergeant le Maghreb et le Machrek est un rendez-vous de l’Histoire. La démocratie s’installant tant bien que mal au Maghreb est une chance pour la France. Car elle est le plus puissant pays de la méditerranée. Que ce mouvement est un coup porté à l’intégrisme musulman voire à Al Qaida. Qu’il modifie la perception d’une fraction de l’opinion européenne tentée par l’islamophobie.

Ne pas comprendre, cela n’est pas croyable. Mais en plus Nicolas Sarkozy, pour ne pas être en retard sur Angela Merkel et David Cameron lance le débat sur le multiculturalisme. Sorte de relookage du débat sur l’identité nationale. Quel contre sens proposé au génie français. Mais cela ne s’arrête pas là. Survient l’affaire Florence Cassez, où le Président candidat, dans son rôle, surjoue le courroux et provoque une crise diplomatique. Au moment même où Barack Obama s’adresse à la nation américaine pour saluer le courage du peuple iranien. Pendant ce temps l’Algérie retient son souffle, le Bahreïn est en ébullition. L’autorité palestinienne précipite des élections, et Mouammar Kadhafi est contesté.

Rien ne sera linéaire. Mais où est la parole de la France dans ce rendez-vous avec l’Histoire ? Nicolas Sarkozy courant d’un évènement à l’autre, rate l’essentiel…

09 Fév

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[Verbatim] Jc Cambadélis répond à France Info

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« François Fillon ça fait désordre (…) Michèle Alliot-Marie doit se sentir moins seule (…). Si on peut tolérer des relations d’invitation d’état, encore que cela fait de nos dirigeants des obligés, on peut difficilement expliquer la prise en charge par un état étranger des vacances de la famille de François Fillon. (…) On comprend mieux la discrétion du Premier Ministre lors des questions d’actualité à l’Assemblée Nationale à propos de Michèle Alliot-Marie. (…) On comprend aussi le retard à l’allumage à propos du peuple égyptien. Vous ne pouvez soutenir un peuple contre l’homme qui a pris en charge vos vacances. (…) Je m’interroge quand même: Comment cette information est arrivée dans les colonnes du Canard Enchaîné ? Le gouvernement égyptien a autre chose à faire. Alors le doux, le probe, le populaire François Fillon est-il si gênant ? »

03 Fév

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L’invité de France 24

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de France 24, jeudi 3 février. Lors de cette émission animée par Roselyne Febvre, ils sont revenus sur la situation politique en Egypte, sur l’état de la diplomatie française et l’affaire Alliot-Marie et enfin sur Dominique Strauss-Kahn et le PS. Pour voir l’émission cliquez ici.

31 Jan

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Beur FM reçoit Jean-Christophe Cambadélis

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Dans 48h nous serons fixés. L’affrontement ou l’effondrement en Egypte. L’armée tient les clés de l’évolution ou de la révolution. Ce n’est pas un bloc homogène. La suite c’est la rue. Les jeunes urbains « internetisés » et peut enclin à se satisfaire du replâtrage […] Le nouveau Vice-Président Omar Souleimane détient la réalité du pouvoir. Où ira-t-il pour le maintenir ?[…] Madame Alliot-Marie ne pouvait pas critiquer Moubarak qui venait de la recevoir, histoire de faire oublier l’impair tunisien […] J’appelle toujours à la responsabilité des socialistes. Trop de candidats aux primaires tuent les primaires […] Le brouillage du brouhaha, de la médiatisation des pré-primaires est un obstacle aux messages socialistes […] Rendons hommage à Martine Aubry qui a réussit à remettre le PS au travail.

26 Jan

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Pour le PS, « c’est aux Egyptiens de dire si Moubarak doit partir »

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Après avoir déclenché une polémique sur la Tunisie, Michèle Alliot-Marie s’est montrée plus prudente, mercredi 26 janvier concernant la situation en Egypte : « Je ne peux que déplorer qu’il y ait des morts », a déclaré la ministre des affaires étrangères sur RTL.

Alors qu’elle avait proposé de faire profiter la Tunisie du savoir-faire français en matière de maintien de l’ordre, elle a affiché cette fois-ci une position plus équilibrée. Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS, chargé des relations internationales, se félicite de ce changement de ton, tout en insistant sur les progrès à faire.

Michèle Alliot-Marie a-t-elle eu sur l’Egypte la bonne attitude ?

En tout cas, l’attitude de Michèle Alliot-Marie montre qu’une autre attitude était possible sur la Tunisie. Pour le reste, la révolution tunisienne ferme un cycle ouvert avec la révolution iranienne et ouvre un nouveau cycle dans le monde arabe : celui des aspirations à la démocratie, dans lequel on n’est pas obligé d’utiliser des mouvements religieux pour tenter d’obtenir plus de liberté.

C’est pour cela que le monde occidental doit être attentif à ce qui se passe en Egypte, mais aussi en Jordanie, au Liban… Ce qui est marquant, pour l’instant, c’est que c’est un processus laïc et citoyen qui est à l’œuvre.

Alliot-Marie a appelé à plus de démocratie tout en refusant de faire de « l’ingérence » : iriez-vous plus loin ?

Pas forcément. Le ton de la France sur l’Egypte est plus juste que celui employé sur la Tunisie. On s’est un peu grillés aux yeux de la rue arabe avec ce qu’on a fait… Et il reste des questions sur l’attitude de la France par rapport à la Tunisie, comme l’ont rappelé hier les députés socialistes Gaëtan Gorce et Bruno Le Roux : ils ont demandé à François Fillon des éclaircissements sur l’avion affrété de France vers la Tunisie avec à son bord du matériel de maintien de l’ordre.

Il y avait une tolérance de la France envers Ben Ali, pour ne pas dire un soutien, il ne faut pas désormais rester sans voix.

Diriez-vous que Moubarak doit partir ?

Ce n’est pas à nous de le dire, mais aux Egyptiens. Nous pouvons dire : « Il faut plus de démocratie, il faut respecter son peuple… » A l’évidence, il y a une désespérance dans certains pays, pour reprendre un terme utilisé récemment, après coup, par Nicolas Sarkozy.

La montée de l’islamisme a souvent été citée comme mauvais prétexte à un soutien du régime de Ben Ali : est-ce différent en Egypte ?

Là encore, on ne voit pas en Egypte, pas plus qu’en Tunisie, de présence massive des mouvements islamistes radicaux dans les manifestations. On pourrait dire que Twitter a pris la place des prêches.

Le potentiel révolutionnaire des manifestations en Egypte n’est-il pas amplifié par les médias et les politiques, en compensation de leur myopie sur la Tunisie ?

Tout à fait. Il ne faut pas passer d’une posture à l’autre. Il y a une résonance qui s’exprime par rapport à la Tunisie, mais de là à voir un embrasement de toute la région, il y a un pas que je ne franchirai pas. Pourtant, la revendication politique pour plus de démocratie est là. Elle s’était d’ailleurs exprimée en Iran, avant d’être réprimée.

Si vous étiez au pouvoir, que feriez-vous : de simples communiqués appelant à plus de démocratie ?

En tant qu’Etat français, nos liens avec Moubarak sont assez forts pour pouvoir parler. Pour plaider en faveur d’élections libres, pour dire que la répression n’est pas la solution. Ce n’est pas du ressort d’un Etat d’appeler à la démission du chef d’un autre Etat, mais on peut indiquer le bon chemin à suivre.

Propos recueillis par Alexandre Piquard

14 Sep

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La crise de régime

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Après la vraie fausse circulaire sur les Roms signée par le Ministre de l’Intérieur mais ignorée par Eric Besson alors que Nicolas Sarkozy l’indiquait dans son discours de Grenoble, voici les écoutes pour connaître les sources des journalistes sur l’affaire Woerth-Bettencourt. Démontrant au passager que Mme Alliot-Marie menait un jeu pour le moins complexe. Un scandale où les services secrets sont utilisés – hors la loi – à des fins personnelles. Mais là où la situation de Nicolas Sarkozy diffère de celle de François Mitterrand ou de Jacques Chirac, confrontés au discrédit populaire, c’est que le Premier ministre apparaît comme un recours dans la droite. La crise sociale au travers des retraites. La crise budgétaire où la France est sans marge de manoeuvre pour la relance. La crise morale où l’exécutif est pris la main dans le sac des turpitudes. La crise politique où l’Elysée est isolée. Cela ressemble donc à une crise de régime…

25 Nov

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Affaire Tarnac: Si les falsifications sont avérées, Mme Alliot-Marie peut-elle rester ?

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Mme Michèle Alliot-Marie fut le ministre de tutelle de l’enquête sur « l’affaire Tarnac ». Les avocats viennent d’apporter la preuve, au travers de la rétractation du principal témoin à charge, d’une manipulation de l’enquête ou d’un grave dysfonctionnement dans l’enquête. A l’époque des faits Mme Alliot-Marie était Ministre de l’Intérieur aujourd’hui elle est garde des Sceaux. Peut elle trancher contre les enquêteurs, ce qui la mettrait en cause ? Peut-elle rester dans ces conditions ?