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03 Nov

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Obama entravé, mais pas marginalisé

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La défaite des démocrates aux élections au Congrès n’était pas une surprise. Le président Obama a perdu la majorité à la Chambre des représentants, mais il garde la majorité au Sénat. Il est donc entravé, mais pas marginalisé.

Cette élection illustre un phénomène qui touche aussi l’Europe. Face à la crise et dans une mondialisation confuse, la droite est débordée sur sa droite par le populisme, le repli identitaire, le rejet de ceux qui sont différents.

Les Républicains, débordés sur leur droite par le Tea party, sont moins à l’aise qu’on ne le dit. Pour eux l’alternative est redoutable car soit ils répondent à la poussée à droite au risque d’épouvanter le centre soit ils travaillent avec Barack Obama au risque de voir le Tea party les supplanter dans l’électorat conservateur.

Mais ce n’est pas cette Amérique-là, ultra-conservatrice, que nous aimons, lorsque celle-ci au lieu d’aider à rendre le monde plus juste, donne au contraire, le sentiment d’attiser les haines.

Pour les socialistes comme pour tous les progressistes, le Président Obama, qui continue d’incarner un espoir pour un autre monde ne doit pas renoncer à ses ambitions.

08 Oct

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Chat sur lemonde.fr

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Dans un chat sur LeMonde.fr, Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS, juge que l’actuel ministre des affaires étrangères « a manqué de courage ou de clairvoyance, ce qui est dramatique au regard de ses engagements initiaux. »

Raymond : Comment jugez-vous le passage de Bernard Kouchner au Quai d’Orsay ?

Décevant, très décevant, au regard de ce que Bernard Kouchner avait prétendu faire du Quai d’Orsay : « le ministère de la mondialisation ».

Bernard Kouchner fut tout à la fois absent des grandes initiatives portant sur la mondialisation, discret sur les droits de l’homme, va-t-en guerre sur l’Iran et il assista sans rechigner à la réduction drastique du budget de son ministère.

Léon : Bernard Kouchner est-il un vrai ministre des affaires étrangères ?

Il aurait voulu l’être. Il n’était pas le moins outillé pour le faire. Mais l’hyper-présidence de Nicolas Sarkozy a tout centralisé à l’Elysée et l’a laissé totalement dépourvu dans son palais d’Orsay.

Zigotte : Le rôle de ministre des affaires étrangères s’est-il trouvé déprécié depuis 2007 ?

Nos institutions donnent peu de place à l’autonomie des ministres des affaires étrangères. Mais Nicolas Sarkozy en a fait un domaine personnel. Comme ce dernier voulait tout à la fois être président et premier ministre, il n’a pu s’occuper à plein temps des affaires étrangères mais, dans le même temps, n’a pas voulu que le ministre des affaires étrangères se substituat à lui. Il s’en est suivi une « speed » diplomatie, faite de coups, de deals, d’allers-retours, sans cohérence, que Bernard Kouchner a eu de la peine à suivre.

Guest : « Les défauts de l’esprit sont comme ceux du visage : ils grandissent en vieillissant ! » Cet aphorisme de La Bruyère ne résume-t-il pas le parcours de Bernard Kouchner au Quai d’Orsay ?

Qu’aurait-on dû voir sur ce visage ? De l’inquiétude, elle était justifiée au regard des problèmes du monde ; de la perplexité, vraisemblablement, au regard de la politique de Nicolas Sarkozy ; et enfin de la tristesse, de ne pas avoir pu marquer son ministère et d’avoir raté sa sortie.

Raoul : Puisqu’on parle de son départ, qui serait, à droite, selon vous, le plus à même pour le remplacer ?

Je crois, si l’on veut être dans la lignée de ce que j’ai évoqué tout à l’heure, qu’il ne faut ni un stratège, ni un visionnaire, ni un porteur de paroles, mais quelqu’un capable de donner de la cohérence et de la conviction à la parole de la France. C’est ce que souhaite Nicolas Sarkozy et, franchement, je n’en vois pas beaucoup, à part peut-être Monsieur Guéant.

Gabriel : Qu’attendiez-vous de Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères ?

Pas grand-chose, en fait. Car les divergences avec ce dernier étaient nées dans la guerre d’Irak où Bernard Kouchner avait soutenu l’intervention américaine. On aurait pu rêver d’une grande politique africaine mais, là aussi, nous avons été loin du « French doctor », encore que, ici ou là, Bernard Kouchner a pu intervenir sans que pour cela la politique française en fut bousculée.

Romain : A l’heure du bilan, il convient de faire la part des choses. Que retiendrez-vous comme la plus grande réussite de Bernard Kouchner ? Et son plus grand échec ?

J’ai envie de dire : « lui et lui ! » Lui parce qu’il a enfin été ministre de plein exercice dans un domaine régalien, lui parce qu’il a tant souhaité être l’un des patrons des Nations unies. Il avait là la possibilité d’en faire partie. Lui, enfin, parce que dans l’exercice du pouvoir, il s’est perdu, désarticulé, et, à ses yeux je crois, déconsidéré.

Jérôme : Pourquoi est-ce Jack Lang, et non Bernard Kouchner, qui a été en charge de l’ouverture diplomatique avec la Corée du Nord ?

C’est pour moi une énigme. Mais il fallait vraisemblablement un artiste pour tenter de dérider le régime nord-coréen.

René : Quelle rupture existe-t-il entre la politique de Kouchner-Sarkozy et celle menée auparavant ?

Excellente question ! Nicolas Sarkozy a d’emblée adopté les thèses des néoconservateurs américains d’où, d’ailleurs, la présence de Kouchner, de Glucksmann, voire de Lellouche. Il a estimé, comme ses amis outre-Atlantique, que la chute du Mur de Berlin marquait la victoire du monde occidental et qu’il ne s’agissait plus, comme l’avait fait De Gaulle, voire Mitterrand ou même Jacques Chirac, d’être indépendant des deux empires Etats-Unis et Union Soviétique, tout en étant solidaire du monde occidental, mais qu’il fallait être à l’avant-garde du monde occidental victorieux.

Nicolas Sarkozy a donc rompu avec la stratégie et avec la diplomatie de la France et endossé, dans un premier temps, toutes les erreurs de l’administration Bush, vis-à-vis de l’Afrique, de la Russie, de la Chine, voire de l’Amérique latine.

Guest : Que reste-t-il de la politique arabe de la France ?

Pas grand-chose, et en même temps, le Quai d’Orsay continue à développer cette stratégie. Pas grand-chose parce que Nicolas Sarkozy s’est d’emblée aligné sur le Likoud de Benyamin Netanyahou et, dans le même temps, le Quai d’Orsay a continué à multiplier les signes en direction du Maghreb et du Machrek, rendant au passage la politique française illisible.

Mélusine : Nicolas Sarkozy a plusieurs fois dénoncé la Françafrique. Y a-t-il un changement de politique envers le continent africain ?

Depuis le malheureux discours de Dakar, où Nicolas Sarkozy estima que l’homme africain n’était pas assez entré dans l’Histoire, il ne s’est pas concentré sur le sujet africain, laissant à Claude Guéant le soin de le représenter sur ce continent. La politique française, par l’intermédiaire à l’époque d’Alain Joyandet, n’a pas été sans élément critique. Il y a donc une absence du président mais une continuité de la relation entre l’Elysée et l’Afrique.

Kiki : Quelle politique envers les pays en développement, l’Afrique en particulier, le Parti socialiste souhaiterait-il mettre en place ?

Avec nos partenaires européens, une grande politique vers le Sud. Il ne s’agit plus de panser les plaies de la décolonisation, mais d’aider à l’intégration régionale, de soutenir le développement en agissant avec des partenaires, plutôt qu’en donnant la leçon aux pays d’Afrique.

Guest : Quelle a été la stratégie du Quai d’Orsay vis-à-vis de la construction européenne ?

Le Quai d’Orsay n’a pas tellement son mot à dire sur la construction européenne. D’abord parce que c’est un domaine surrégalien, l’axe franco-allemand, les sommets européens, et ensuite parce qu’il y a un ministère dévolu à la question européenne.

Si vous regardez bien, Bernard Kouchner n’a, pour ainsi dire, rien dit dans ce domaine, supplanté bien souvent par le premier ministre, le ministre de l’économie, le ministre chargé de l’Europe, voire plus malheureusement, le ministre de l’intérieur ou celui de l’immigration.

Caro : Existe-t-il un lien entre le tropisme atlantique de Bernard Kouchner et sa défense vigoureuse de l’intégration européenne ?

A priori, non. Chez Bernard Kouchner, le lien, c’est le monde occidental, chargé de faire prospérer l’Etat de droit, la démocratie et une certaine conception de la redistribution des richesses. Il est plutôt le baladin du monde occidental que le porteur d’une Europe intégrée.

Soyei : Dans quelle mesure rejoignez-vous les analyses de MM. Védrine, Juppé et Rufin selon lesquelles l’outil diplomatique français serait au bord de la rupture ?

Cela me paraît totalement juste. Le ministère des affaires étrangères est devenu la variable d’ajustement dans le budget de la nation. Nous avons énormément réduit notre voilure dans un moment où la mondialisation s’est approfondie. Kouchner aura présidé, sans pouvoir réagir, à l’effondrement de notre outil diplomatique.

Mik : Vous venez de sortir un livre sur la politique internationale de Nicolas Sarkozy, intitulé Dis-moi où sont les fleurs (L’Encyclopédie du socialsime, 112 p., 12 euros) ? D’abord, pourquoi ce titre ? Et ensuite, comment traitez-vous la question « Kouchner » dans ce livre ?

Merci de la publicité ! Dis-moi où sont les fleurs, ce sont les premiers mots d’une chanson de Marlène Dietrich à propos de la guerre du Vietnam, mais, plus prosaïquement, il s’agit d’une critique du caractère anxiogène et incohérent de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy. On sait toujours où sont les boucs émissaires, jamais où sont les fleurs.

Je parle très peu de Kouchner car il n’était pas le principal décideur.

Wei : Après Bernard Kouchner, Pierre Lellouche peut-il assurer sa succession au Quai d’Orsay ?

Il en rêve. Je crois qu’il n’a pas beaucoup de considération pour Bernard Kouchner. Il l’avait d’ailleurs vertement attaqué avant de devenir ministre. Mais Lellouche est un vrai atlantiste, l’un des premiers partisans du retour dans l’Otan. Un combattant de l’intervention américaine en Irak et en Afghanistan et, dans un moment où Nicolas Sarkozy veut se distinguer de Barack Obama, il sera suspect aux yeux de l’Elysée, ce qui est un grand handicap.

Gabriel : Que pensez-vous de la pantomime autour de sa lettre de démission ?

Ce ne sera pas le plus grand moment dans la biographie de Bernard Kouchner. En fin de compte, il aura raté un rendez-vous avec son histoire, car il aurait démissionné, au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy à Grenoble, stigmatisant une communauté, la criminalisant et marquant ainsi un tournant à droite, il se serait grandi, aurait pu plaider la cohérence et espérer rebondir. Là, il est tout à la fois déloyal à Nicolas Sarkozy et déloyal à son camp d’origine.

Kosovo : N’aurait-il pas été plus digne pour Bernard Kouchner de se retirer ?

A l’évidence, il avait une fenêtre pour le faire. Il a manqué de courage ou de clairvoyance, ce qui est dramatique au regard de ses engagements initiaux.

Hydro : Comment voyez-vous l’avenir politique de Bernard Kouchner ?

Son avenir est très sombre. Il en avait déjà peu au lendemain de l’intervention en Irak qu’il a soutenue, mais aujourd’hui, il n’en a plus du tout si ce n’est le coup pied de l’âne que semble inaugurer sa vraie-fausse lettre vis-à-vis de l’UMP ou l’acceptation d’un poste dans la République lui permettant une retraite dorée mais sans gloire, le jeune Kouchner n’imaginait pas terminer ainsi.

Nono : Qui, selon-vous, au PS, serait à même d’être le meilleur au Quai d’Orsay pour 2012 ?

Ils sont très nombreux. Je pense à Hubert Védrine, à Jean-Louis Bianco ou Pierre Moscovici, mais plus sûrement à Bertrand Delanoé, Ségolène Royal ou bien sûr Laurent Fabius. Je ne pense pas, malgré le travail que nous faisons ici à Solférino, pour reconstruire une politique socialiste à l’échelle internationale.

Pipo : Et vous-même ?

Je ne pense pas que l’on pense à moi.

Chat modéré par Olivier Biffaud

04 Juin

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OEA, FIN DE L'EXCLUSION CUBAINE

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PRPS.pngRéunis à San Pedro Sula, Honduras, les pays membres de l’Organisation des États Américains (OEA) ont décidé la réadmission de Cuba.

Cette décision qualifiée « de bon sens » par le président brésilien, Lula da Silva, est aussi une décision historique. Elle met fin à 47 ans d’exclusion. Elle répond à l’attente qu’avaient signalé unanimement, le 16 décembre 2008, 32 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe.

Le Parti socialiste se félicite d’une décision mettant fin, 19 ans après la chute du mur de Berlin, au dernier reliquat de la guerre froide sur le continent américain. Il espère que les autorités cubaines sauront, elles aussi, faire preuve de bon sens en ouvrant avec l’OEA le dialogue permettant sa réinsertion en conformité avec les règles et les principes de cette organisation de coopération interaméricaine.

20 Jan

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Le blog-notes N°60 – Barack Obama, un rêve pour deux

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obama.1201801546.jpgBarack Obama, un rêve pour deux

Le 20 janvier 2009, l’investiture de Barack Obama comme 44e président des États-Unis d’Amérique inaugurera une nouvelle période déjà grosse d’espoir et d’attentes. On a placé cette présidence sous les auspices des trois plus importantes qu’ont connu les États-Unis. Celle d’Abraham Lincoln, de Franklin Delano Roosevelt ou celle de John Fitzgerald Kennedy. On laissera à l’Histoire le temps de s’écrire, mais la politique fixe déjà ses priorités, ses rendez-vous.

Si on peut s’amuser de voir combien la droite française, Sarkozy en tête, après avoir été bushiste impénitent devient « démocrate » par enchantement.

Barack Obama semble adopter une diplomatie de l’ouverture et renouer avec une approche multilatérale. Il propose une stratégie d’ensemble pour la Russie et préconise un partenariat stratégique qui rompt avec la théorie du refoulement Russe sur son pré-carré préconisée par l’administration précédente. Il fait de l’objectif du millénaire pour le développement une de ses priorités et prévoit de doubler l’aide américaine. Il prend à son compte la lutte contre le changement climatique et se déclare favorable à un dialogue avec l’Europe en qui il voit un « partenaire pour traiter les affaires globales ». La sortie de la guerre d’Irak où le pays s’est ensablé depuis sept ans devenue une priorité, l’issue de l’engagement en Afghanistan, l’évolution des rapports avec l’Iran ou la manière de faire avancer les choses au Proche-Orient le sont pour lui tout autant. Il veut poursuivre la lutte contre le terrorisme en renonçant à la torture, voilà des combats politiques aussi nobles que durs. Lire la suite…

05 Nov

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He can ! Et nous ?

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obama.1201801546.jpgUn jour on contera les 60 jours qui ont changé le monde. C’est la concomitance de la crise du système libéral financier mondial, de la déroute des néo-conservateurs à la présidentielle Américaine et de l’élection de Barack Obama qui scelle ce moment d’Histoire. Il y a tout à la fois du symbolique et de l’économique qui rend le moment historique. L’Amérique blessée par le 11 septembre 2001, humiliée par le bourbier Irakien et déboussolée par la crise financière, a décidé de donner tous les moyens au changement… Une majorité démocrate au Sénat, à la chambre des représentants et bien sûr à la présidence.

Chacun a perçu le triple message d’Obama. Une nouvelle Amérique travaillant au multilatéralisme, quittant l’Irak, cherchant la régulation économique, voire travaillant à Kyoto II. Un Président reconquérant son pays et le réconciliant avec le monde.

La tache sera rude et d’abord financière. La quasi désintégration du système bancaire, la recherche d’actifs sûrs, le resserrement du crédit pour l’économie réelle, l’effondrement des prix, des actions, la fragilité du marché des devises, l’affaissement du prix des logements aux USA, l’affolement des hedges funds.

Les risques sont grands… La récession est là… Et elle peut empirer au cas où la montagne de dettes privées – elle équivaut aux USA à trois fois le Produit Intérieur Brut – s’écroulerait. Elle entraînerait des faillites en cascade.

Et nous connaissons les conséquences en terme de chômage, de chute des prix, la baisse des salaires, réelle. La mondialisation provoquerait une véritable pandémie récessive aux conséquences politiques incalculables faites de nationalisme et de populisme. Elle bousculerait la géopolitique, les oligarques Russes sont pris à la gorge par l’assèchement du crédit et la crise aura une onde de choc en Chine, sans oublier la grande dépression au Sud.

C’est dire que la victoire de Barack Obama indépendamment des questions géo politiques, Irak et Afghanistan, Chine, Afrique etc. est la croisée des chemins.

Les décisions qui vont être prise le 15 novembre au sommet du G 20 ainsi que celles que nous prendrons en Europe vont façonner l’avenir d’une génération.

Et c’est dans ce contexte qu’il faut analyser le contenu de la victoire de Barack Obama. Pour amplifier le mouvement, ce dernier a petit à petit repris une partie du discours de Hillary Clinton.

Sous l’effet de la crise… il a été de plus en plus critique avec la « philosophie économique de Bush », comme le rapporte avec justesse Patrick Jarreau dans le Monde. Ila condamné la dérégulation financière. Il a attaqué cette idée défendue par notre ministre de l’économie, Mme Christine Lagarde que ce sont les riches qui font la croissance. Il s’est même démarqué du centrisme de Bill Clinton tout en endossant la ligne des démocrates sur les problèmes de société.

Il y a là une inflexion qui en France serait jugée de gauche.
Les soixante jours qui ont changé le monde vont créer un nouveau contexte idéologique pour la gauche.
Hier les théories politiques néo libérales discréditaient l’Etat au nom de l’efficacité du marché, de la valeur argent, un gigantesque « enrichissez vous » dominait le monde. Une formidable pression à la concurrence entre les salariés était légitimée comme le meilleur moyen de maximiser l’activité économique pendant que le système bancaire fantôme et les marchés s’activaient sans frontière, spéculant sur une formidable bulle de capitaux fictifs pour mieux prospérer rapidement.

Tout ceci avait mis la gauche sur la défensive, entre acceptation ou résistance sans espoir de peser.
Devant l’urgence économique et sociale du monde, la gauche n’est plus sur la défensive.

Elle peut être à l’offensive, non pas pour défendre ou promouvoir le social libéralisme d’hier ni même la gauche socialiste et social démocrate d’avant-hier. Mais pour fonder un cour nouveau, une nouvelle gauche qui se fixe pour objectif la domestication écologique et sociale de l’économie de marché.

Les temps sont à gauche, saurons nous le saisir en France ? Quant aux USA maintenant « il » peut, mieux « il » doit.