Tag angela merkel

26 Août

Commentaires fermés sur Le Parti socialiste soutient le SPD dans la lutte contre l’extrême droite

Le Parti socialiste soutient le SPD dans la lutte contre l’extrême droite

par

logops160

Depuis quelques jours, les attaques xénophobes se multiplient en Allemagne. La chancelière Angela Merkel et son parti la CDU-CSU sont restés discrets sur ces attaques alors que le SPD, prenant ses responsabilités a dénoncé cette poussée raciste dans le pays et les violences qui se sont produites.

Sigmar Gabriel, Vice chancelier et Président du SPD a eu raison de se rendre dans la ville saxonne d’Heidenau où se sont déroulés des affrontements entre militants d’extrême droite et forces de l’ordre, indiquant que face à cette menace, la social-démocratie ne céderait pas un pouce de terrain.

Depuis, l’alerte à la bombe qui a conduit à l’évacuation du siège du SPD à Berlin indique la volonté de l’extrême droite de jouer la carte de la tension et de l’intimidation.

Ces actes typiques de l’extrême droite nous rappellent le combat sans pitié que la gauche doit mener contre le national populisme sous toutes ses formes dans toutes l’Europe.

Le Parti socialiste est totalement solidaire du Parti social-démocrate allemand dans son combat contre la xénophobie et la violence.

02 Fév

Commentaires fermés sur L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec LCI

L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec LCI

par

JCC RAdio Classique 02022015 bis

 

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec LCI.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis, invité de Guillaume… par radioclassique

29 Nov

1 Comment

Cambadélis: « est-on obligé de se faire hara-kiri » face à Merkel ?

par

Vous trouverez ci-dessous une interview que j’ai donné ce jour à Renaud Pila pour TF1 News.

INTERVIEW – Le député PS de Paris chargé des relations internationales plaide pour la fermeté face à l’Allemagne, jugeant que « Nicolas Sarkozy s’est piégé lui-même ». Quant aux attaques contre François Hollande, il met en garde la gauche : « vous jouez le mauvais remake de 2002 ».

TF1 News – François Hollande va tenir un discours au congrès du SPD à Berlin la semaine prochaine. Que peut-il dire ?

Ce n’est pas à moi de parler à la place de notre candidat François Hollande. Mais je constate que beaucoup de chemin a été fait depuis des mois entre le PS et le SPD. Je n’ai pas une grande habitude des congrès des partis politiques (sourires…) mais lorsque l’on donne la parole à François Hollande juste avant Sigmar Gabriel (chef du parti) pour la 1ere fois dans l’histoire du SDP, c’est que pour le moins on estime intéressante la parole d’un socialiste français dans un congrès du SPD. C’est plus qu’un signe. Il y a au SPD des gens qui ne trouvent pas irréalistes ce que nous proposons.

TF1 News – France et Allemagne travaillent à une nouvelle gouvernance pour sauver l’euro. Vous critiquez la stratégie Sarkozy. Mais que proposez-vous comme alternative ?

Permettez-moi de revenir sur ma critique. Il ne me semble pas possible de négocier un traité portant atteinte à notre souveraineté budgétaire sans contrepartie des Allemands sur une modification des statuts de la BCE, à six mois d’une présidentielle. C’est à la fois négocier en situation de faiblesse et c’est faire de Madame Merkel le juge de paix du débat national français. Il faut développer une orientation que Nicolas Sarkozy avait lui-même esquissée avant de renoncer. A savoir une politique qui soit complémentaire et pas fédérale sur le terrain budgétaire. A un moment donné, des pays pourraient faire des déficits pendant que d’autres pourraient faire des excédents.

Pour cela, il faut un gouvernement économique de l’Europe et pas un ministre de l’Economie d’un « Schengen budgétaire » de 4 ou 5 pays. Ensuite, il faut une BCE qui soit capable de racheter les dettes souveraines. Enfin, il faut travailler à des euros bonds, mais cela prendra plus de temps. Et tout ceci doit s’articuler autour d’une stratégie de croissance pour la zone euro et l’Europe.

Or de cela, on n’a rien. On a seulement Nicolas Sarkozy qui fait mine d’organiser ce qui lui est imposé par Madame Merkel, c’est-à-dire l’austérité continentale.

TF1 News – Mais il y a aujourd’hui une grande urgence à trouver une solution…

C’est Nicolas Sarkozy qui s’est mis dans ce piège, c’est lui qui a construit ce calendrier, c’est lui qui se faite le porte-voix de Madame Meckel dans ce domaine. Cela fait dix-huit mois qu’on est dans une stratégie de dérapage incontrôlé et que le directoire Sarkozy-Merkel a pris le pouvoir en Europe et développé une politique d’austérité qui rend la crise aujourd’hui ingérable. Et il faudrait maintenant que nous acceptions la comptine : « c’est la faute à pas de chance et alignez vous » ?

Est-on obligé de se faire hara-kiri parce que Merkel est dans le dogmatisme ? Si vous allez à la négociation avec un couteau sans lame en vous disant à la fin, c’est Merkel qui gagne, c’est la catastrophe annoncée… Il est incompréhensible que la France n’ait pas dans le même temps soutenu le dialogue avec l’Allemagne et appelé, discuté, rencontré les autres pays d’Europe qui n’acceptent pas la politique telle qu’est menée.

TF1 News – L’ancien ministre Hubert Védrine a jugé « troublante » l’attitude de Berlin face à la crise de l’euro, partagez-vous son sentiment ?

Hubert Védrine est un vrai diplomate. Je dirai que comme Monsieur Kohl, je ne comprends pas où va l’Allemagne et je ne sais pas où elle va. Je ne comprends pas ce que veut Merkel. Mais les Allemands soient tous pour cette politique. Il y a des grandes voix qui s’élèvent pour dire : « nous courons à la catastrophe ». Angela Merkel perd des élections régionales, le monde salarial ne supporte plus la politique de déflation salariale et les marchés commencent à attaquer l’Allemagne.

TF1 News – Mais Angela Merkel est au pouvoir au moins jusqu’en 2013… Comment la gauche peut-elle rétablir la confiance entre la France et l’Allemagne si elle arrivait au pouvoir ?

Angela Merkel se méfie de Nicolas Sarkozy car la première phase de son quinquennat fut « sans l’Allemagne » : l’Union Européenne pour la Méditerranée, les banques sauvées par la France et la Grande-Bretagne ou encore la politique vis-à-vis de la Géorgie… Donc pour surmonter cette méfiance, Nicolas Sarkozy a mis depuis plusieurs mois Angela Merkel à toutes les sauces sur le mode : « sauvez-moi »

Il faut rétablir la confiance en disant clairement ce que l’on veut, pour que l’Allemagne dise ce qu’elle veut. Et que nous arrivions à un véritable compromis. D’autre part, il faut respecter la parole donnée. Les Allemands sont sourcilleux sur car ils ont l’impression que les Français ne respectent pas leur parole. Donc il faut être très clair sur ses engagements. Montrer du sérieux sur les moyens et de la fermeté pour le but

TF1 News – Passons à la politique intérieure… L’accord Verts-PS ne plombe-t-il pas la campagne de François Hollande ?

Non. Dans une période de crise, par rapport à un président sortant, il faut montrer qu’il y a une majorité alternative possible. Sinon, les Français hésiteront à faire le pas. Au-delà des aléas qui sont pour moi secondaires, cet accord montre que les socialistes et les Verts pourront gouverner ensemble. Ils ont des désaccords, ils en auront, la belle affaire ! Ce n’est pas la première fois, ça nous est arrivés pendant la gauche plurielle. Ca nous a pas empêché d’avoir un gouvernement avec Jospin plus qu’honorable.

Maintenant sous la Ve République, le président va au-delà de son propre camp. Donc il ne peut pas être prisonnier d’un accord politique. Evidemment, cette question ne se pose pas à l’UMP puisqu’ils n’ont pas de programme ni à Bayrou puisqu’il s’accorde avec personne.

TF1 News – Mais François Hollande se fait pilonner à cause de cet accord…

La droite nous aurait pilonnés de toutes façons. Pour éviter que l’on parle de leur bilan, ils sont prêts à tout.

TF1 News – Et comment réagissez-vous aux attaques de Jean-Vincent Placé et de Jean-Luc Mélenchon contre François Hollande ?

Jean-Vincent Placé ne peut pas être plus sévère avec François Hollande qui exerce sa présidentialité qu’avec Eva Joly qui cherche à l’exercer. Mais je voudrais dire aux Verts et au Partie de Gauche : vous jouez le mauvais remake de 2002. Arrêtons la cour de récréation et hissons-nous à la hauteur des défis de l’Histoire. Je suis confiant, nous allons le faire ensemble !

TF1 News – François Hollande n’est-il pas un peu seul face aux attaques de la droite ? Que dites-vous aux socialistes ?

C’est le propre des vieilles troupes. Elles ne tremblent pas sous la mitraille et se mettent à marcher quand le général l’a décidé (rires).

TF1 News – Mais les élus sont peu mobilisés…

On est en ce moment dans une phase un peu particulière de désignation des candidats aux législatives, c’est un grand classique au PS. Mais ca n’empêche pas de monter au front, comme je le fais.

TF1 News – La bataille de 2012 va être dure, selon vous ?

J’ai toujours pensé que le combat serait difficile. Car le rejet est grand dans le pays mais le trouble aussi. Et les Français sont perplexes à la possibilité de faire autrement. Il faut être clair, il existe un autrre chemin que l’impasse Sarkozy. Ne nous trompons pas, au delà des mots sur le chômage, la crise ou la sécurité, Nicolas Sarkozy est dépassé : la gauche va s’imposer pour redresser le pays.

Par Renaud Pila le 29 novembre 2011

09 Nov

3 Comments

Et maintenant Silvio Berlusconi !

par

Après Gordon Brown, Yves Leterme en Belgique, Seguei Stanichev en Bulgarie, Lokke Rasmussen au Danemark, Ferenc Gyurscany en Hongrie, Brian Cowen en Irlande, Jan Peter Balkenende au Pays-Bas, José Socrates au Portugal, Robert Fico en Slovaquie, Georges Papandreou en Grèce ou Luis Zapatero contraint à ne pas se représenter, c’est au tour de Silvio Berlusconi d’être emporté par la vague de la crise et des dettes en Europe !

Là où les gouvernements avaient résisté aux manifestations, pétitions, grèves et autres mobilisations, les marchés ont tourné le pouce manifestant la fin de partie pour les gouvernants. Le parlement ou l’électeur finissant le travail. Nous sommes non seulement dans l’instabilité économique dû aux dettes souveraines et à la fébrilité des marchés. Mais l’instabilité ministérielle est venue se rajouter aux crises. Loin de moi de défendre ce satrape de Silvio Berlusconi mais constatons que même Angela Merkel et Nicolas Sarkozy dans les élections intermédiaires subissent des revers après les critiques de la Bourse. On comprend pourquoi dans ces conditions Nicolas Sarkozy s’accroche à son triple A.

11 Août

2 Comments

Non à la règle d’or ! Oui à une politique européenne économique coordonnée !

par

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel conduisent l’Europe à la catastrophe ! Les deux leaders conservateurs s’enferment dans une politique d’austérité qui confirme les marchés dans l’extrême prudence et conduit les peuples à la crise sociale et morale. La Bourse de Francfort dévisse tout autant que celle de Paris car la hantise de la récession hante les esprits et ce que nous prédisions depuis des mois: l’Allemagne assèche l’Europe qui asséchera l’Allemagne se réalise. Francfort tombe parce que l’on spécule que la zone Euro ne pourra plus acheter allemand. Et ce dans un environnement mondial et principalement américain dépressif.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel proposent une stratégie de « tranchée »: les fonds de réserve, soutien à la Grèce et une austérité renforcée. En France c’est la « ligne Maginot » de la régle d’or. Entre hypocrisie et hérésie, cette ligne de défense s’intègre dans une stratégie d’austérité impuissante.

Il ne faut pas la règle d’or anti déficit, il faut une politique coordonnée européenne. C’est l’inverse. Ce contre sens est plus grave qu’en grammaire. C’est tout une politique européenne qu’il faut rebâtir. Elle doit intégrer un vrai plan de relance continental avec comme objectif un « green deal », le gouvernement économique, la taxation des mouvements de capitaux, la mutualisation des dettes des euro bond, une agence de notation indépendante etc. Le Parti Socialiste Européen (PSE) s’est déjà prononcé.

C’est la base d’une autre politique en Europe qui peut conjurer la crise et relancer l’Europe.

Quant à la France tout commence par la vraie fin du bouclier fiscal, des niches fiscales et de l’idéologie anti impôt. On le voit nous des deux côtés de la barricade, c’est un vrai débat: « ligne Maginot » contre guerre de mouvements.

16 Fév

Commentaires fermés sur Les ratés de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy

Les ratés de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy

par

L’année 2011, G20 oblige, devait consacrer Nicolas Sarkozy comme « un géant des affaires du monde ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est pour le moins raté.

D’abord il y a eu l’incroyable cécité dans la révolution tunisienne. Doublée du voyage de Michèle Alliot-Marie au frais d’un proche de Ben Ali. Puis ce fut la bronca européenne contre la proposition, sous pavillon Merkel, franco-allemande, d’austérité renforcée. Et voilà la révolution égyptienne où la diplomatie française fut à ce point complaisante pour Hosni Moubarak qu’elle en est suspect. Car enfin saluer par un communiqué le courage d’Hosni Moubarak avant celui du peuple, c’est un peu étonnant. Ne pas voir que la lame de fond submergeant le Maghreb et le Machrek est un rendez-vous de l’Histoire. La démocratie s’installant tant bien que mal au Maghreb est une chance pour la France. Car elle est le plus puissant pays de la méditerranée. Que ce mouvement est un coup porté à l’intégrisme musulman voire à Al Qaida. Qu’il modifie la perception d’une fraction de l’opinion européenne tentée par l’islamophobie.

Ne pas comprendre, cela n’est pas croyable. Mais en plus Nicolas Sarkozy, pour ne pas être en retard sur Angela Merkel et David Cameron lance le débat sur le multiculturalisme. Sorte de relookage du débat sur l’identité nationale. Quel contre sens proposé au génie français. Mais cela ne s’arrête pas là. Survient l’affaire Florence Cassez, où le Président candidat, dans son rôle, surjoue le courroux et provoque une crise diplomatique. Au moment même où Barack Obama s’adresse à la nation américaine pour saluer le courage du peuple iranien. Pendant ce temps l’Algérie retient son souffle, le Bahreïn est en ébullition. L’autorité palestinienne précipite des élections, et Mouammar Kadhafi est contesté.

Rien ne sera linéaire. Mais où est la parole de la France dans ce rendez-vous avec l’Histoire ? Nicolas Sarkozy courant d’un évènement à l’autre, rate l’essentiel…

08 Fév

4 Comments

David Cameron rejoint l’axe Merkel-Sarkozy sur l’Islam d’Europe

par

Le sud jeune s’ouvre sur le monde, pendant que le nord vieillissant se referme. Ici, à Dakar, l’Afrique jeune n’a peur de rien.

C’est l’Asie il y a 30 ans, taux de croissance qui décolle, jeunesse cultivée et polyglotte et même esprit de liberté qu’à Tunis ou au Caire, là où elle fut réprimée sur la place Tien an men à Pékin. Pendant ce temps l’Europe s’enfonce dans une lente dépression dû à son changement de statut, ne dominant plus. Le monde occidental est sur la défensive, crispé sur son identité, transformé en musée. Une véritable hystérie identitaire s’est emparée du vieux continent. Et ceci d’autant plus que la crise économique dure. Lula, que nous avons rencontré à Dakar hier, pointait cette rétractation du monde, de l’Europe aphone et atone. Angela Merkel: « C’est d’abord moi, puis encore moi et enfin moi ». L’absence de leadership européen, l’absence de vision sur le nouveau monde, au Maghreb par exemple, conduit des leaders « petits bras » à caresser « l’esprit petit blanc ». David Cameron ne constate pas l’échec du système d’intégration après Merkel. Il dénonce, devant cette dernière, l’Islam qui ne s’intègre pas. Comme Nicolas Sarkozy qui tenta d’imposer le débat sur l’identité nationale, le Premier ministre anglais veut rebondir après ses échecs, sur l’islamophobie, et trouver là une source de rétablissement électoral. Et ceci au moment où le Maghreb fait revivre à sa manière les valeurs universelles et laïques, et ouvre la voie ensemble à un euro-méditerranée.

Tout ceci est confondant de contre sens pour un calcul mesquin…

14 Oct

Commentaires fermés sur « la politique étrangère de Nicolas Sarkozy, un accident industriel »

« la politique étrangère de Nicolas Sarkozy, un accident industriel »

par

Ce mercredi 13 octobre, Jean-Christophe Cambadélis, député PS de Paris et secrétaire national à l’Europe et à l’international, est venu à Bordeaux présenter son dernier livre : « Dis moi où sont les fleurs », un essai sur la politique étrangère de Nicolas Sarkozy. Très critique à l’égard de l’action de notre président de la République, il explique les raisons de son « échec ». Un ouvrage qui arrive au moment, où la France s’apprête à prendre la présidence du G20.

« Nicolas Sarkozy voulait faire de l’international son point fort pour sa réélection, c’est raté », lance Jean-Christophe Cambadélis. « On est éberlués par sa speed diplomatie. C’est une succession de coups, sans cohérence », dénonce-t-il. Dans son livre, « Dis-moi où sont les fleurs ? », en référence à une chanson de Marlène Dietrich, il met en cause « l’illisibilité » de la politique internationale du chef de l’Etat. Pour lui, c’est une politique « anxiogène », qui a privé la France de tout allié dans le monde. « Il s’est fâché avec l’Angleterre, avec l’Allemagne, avec la Chine… On est dans un face à face avec les Allemands en oubliant le reste du monde ». Le problème, selon le député de Paris, est que Nicolas Sarkozy est dans un « pragmatisme mal éclairé ». « Il est trop pressé et veut que ça rapporte tout de suite », lâche-t-il, lui reprochant son « manque de vision ». Pour le secrétaire national à l’Europe et à l’international, l’une des erreurs de Nicolas Sarkozy est d’avoir perçu le monde occidental comme un simple prolongement de la France. « Il a pensé qu’il était en position de force, car Angela Merkel devait composer avec une coalition en Allemagne, que le premier ministre espagnol Zapatero a échoué en Amérique Latine… A cela, sont venus s’ajouter des éléments conjoncturels, comme l’arrivée d’Obama au pouvoir (Nicolas Sarkozy s’était rapproché de Bush) et la crise financière a fini de montrer la fin de la prédominance du monde occidental et des USA sur lesquels le président de la République avait tout misé.

« L’hyperprésidence a tué la parole de la France »

« L’hyperprésidence a tué la parole de la France. Nicolas Sarkozy est partout et nulle part, avec lui, c’est beaucoup de virages, beaucoup de zigzags et pas d’explication », analyse Jean-Christophe Cambadélis, qui déplore notamment l’engagement français en Afghanistan, « alors que notre présence serait plus utile en Afrique ». Pour lui, « il y a un vrai accident industriel. On a un président qui ne s’intéresse pas à la politique internationale ». A l’évidence, le couple franco-allemand, ciment de l’Union Européenne, ne fonctionne plus. L’affaires des Roms a également détérioré l’image de la France à l’étranger. Alors, que faire pour redorer le blason de notre Nation ? « La France doit être plus à l’écoute, plus humble et changer d’attitude », suggère le député de Paris. Ceci étant, « le renouveau français passe par une renaissance européenne », rappelle-t-il. Ce qui suppose la création d’un gouvernement européen, au moins sur un plan économique. Un beau programme, que le PS aimerait mettre en oeuvre dès 2012.

Nicolas César

02 Oct

Commentaires fermés sur Ca bouge en Allemagne

Ca bouge en Allemagne

par

La politique de déflation salariale soutenue par Angela Merkel en Allemagne subit ses premiers accrocs. D’une part IG Metall viens d’obtenir son premier accord d’augmentation de salaires via des grèves d’avertissement. Mais aussi par le programme du congrès de travail du SPD. On peut lire dans le texte: « Les salaires doivent évoluer parallèlement à la productivité des entreprises » et surtout « les pouvoirs publics doivent veiller à instaurer un salaire minimum ( 8,50 l’heure) et à coordonner d’avantage les politiques économiques avec les partenaires européens ». Cela faisant suite au texte commun Sigmar Gabriel-Martine Aubry. Les récents sondages donnent le SPD en hausse et au coude à coude à 24%. Sigmar Gabriel a affirmé dans son discours que le SPD se devait de parler à tous et pas seulement aux revenus confortables préconisant un retour aux classes populaires… Comme un certain Ed Milliband.

19 Sep

Commentaires fermés sur « Monsieur le président, respectez la France »

« Monsieur le président, respectez la France »

par

Entretien au Parisien daté du 18 septembre 2010. Propos recueillis par Rosalie Lucas

Dans le monde entier, la France est critiquée pour les expulsions de Roms. Cela a provoqué un clash au sommet de Bruxelles. Qu’en pensez-vous ?

Nicolas Sarkozy fait n’importe quoi et fait condamner la France. La France ne sort pas grandie de ce sommet peu glorieux. Il y a une fébrilité, un énervement et une impatience au sommet de l’État français. On a envie de dire au président : « Reprenez-vous ! Cessez de trouver des responsables de vos échecs. Respectez la France, cessez de communautariser l’insécurité et proposez un vrai plan pour régler le problème des Roms ».

L’Europe est-elle dans son rôle quand elle menace la France de sanctions ?

Oui, elle est dans son rôle quand elle fait respecter le droit européen. Mais elle ne l’est pas quand elle est impuissante à régler le problème des Roms. Il y a une double responsabilité. L’impuissance de Bruxelles et l’impatience de Paris. Lire la suite…