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08 Sep

Commentaires fermés sur Le normand c’est dur

Le normand c’est dur

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Décidément, j’ai du mal avec Jean-Michel Normand du Monde.

Ce dernier n’est pas tout à fait un ami des socialistes et il a une sélection de mes propos qui me laisse souvent pantois.

A propos de Bayrou, il me dépeint ce jour en affreux anti-Bayrou. Alors que je parle de mirage parce que, plus le PS avance, plus François Bayrou se dérobe.

Je constate dans mon billet que Bayrou veut être l’anti-Sarkozy de l’autre rive. Qu’il s’oppose à Sarkozy,ce qui est bien, mais veut rester à droite, ce qui l’est moins. J’ajoute que Bayrou aurait pu faire un geste fou. Proposer une rencontre à Martine Aubry etc… Les échos de la presse régionale ou 20 minutes reprennent, mais, pas Le Monde.

Décidément parler le Normand n’est pas simple.

26 Juin

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Ce que je pense

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bloc_note_copieV2.jpgLe petit papier de Sylvie Pierre-Brossolette dans la dernière livraison du Point ne reflète que partiellement ma pensée et la mélange avec des attendus qui ne sont pas les miens. (C’est un doux euphémisme mais c’est la loi du genre).

Je résume donc pour les amis. La victoire de Nicolas Sarkozy aux européennes n’est qu’un trompe l’œil, alors que la défaite du PS est elle réelle. Cet échec combine tout à la fois, la crise de la social démocratie européenne à un moment où elle avait rendez-vous avec l’Histoire. Mais aussi la panne du PS français ! (Au passage, la thèse selon laquelle ce sont les électeurs de gauche apeurés, se réfugiant dans le conservatisme qui sont responsables de ce moment est une véritable fainéantise intellectuelle).

Revenons au Parti Socialiste. Ce dernier a une existence (une réalité : son implantation incomparable et historique dans les collectivités locales) mais il n’a plus d’essence. C’est à dire qu’il a perdu sa capacité d’attrait, son dynamisme… Et son projet de transformation sociale est tout à la fois flou, obsolète, voire inaudible. Depuis 2002, et le départ de Lionel Jospin, le PS combine une crise de leadership, stratégique et programmatique. Dans un moment où le modèle social-démocrate de l’Etat providence n’a plus de force propulsive.

Bref, Le PS se réduit à un parti d’alternance et n’est plus à un parti alternatif. Il excelle dans les élections locales où son modèle paraît plus performant que celui de la droite, mais s’évanouit dans les élections nationales.

Et lorsqu’il s’agit d’une élection à la proportionnelle nationale, l’électorat « socialisant » ne voit aucun intérêt à un patriotisme électoral. Tout simplement parce que les divisions sans projet tendent à démontrer que le PS n’est préoccupé que par le pouvoir. D’ailleurs, la vision du PS par nos concitoyens se réduit à cela. Nous sommes dans le cercle du pouvoir. Et la culture de gouvernement n’est qu’un prétexte à leurs yeux pour y rester. Il faut donc ré enchanter la gauche car gérer une collectivité n’est pas un projet de société. Lire la suite…