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09 Avr

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Le Parti socialiste condamne les attentats contre les Coptes

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C’est un dimanche des Rameaux sanglant qu’ont connu les Coptes après les deux attentats à la bombe qui les ont frappés, à Tanta et à Alexandrie. À la veille de fêtes religieuses importantes, le bilan non définitif atteint déjà 38 morts et des dizaines de blessés.

Ces deux attaques ignobles, dont au moins une a été commises par un kamikaze doté d’une ceinture explosive, ont été revendiquées en début d’après-midi par la branche égyptienne de Daesh. D’évidence, en décidant de cibler la minorité chrétienne la plus importante du Moyen-Orient (10% de la population égyptienne), ces terroristes entendent détruire l’unité et diversité de la nation égyptienne.

Le Parti socialiste dénonce ce fanatisme qui, partout, veut mettre à terre les libertés fondamentales et qui tue sur tous les continents.

Quelques jours après l’attaque au camion fou de Stockholm, le Parti socialiste présente ses condoléances aux victimes et à leurs familles. Il se déclare solidaire du peuple égyptien dans son ensemble et appelle la communauté internationale à redoubler d’efforts dans la lutte contre le terrorisme, mais également dans le combat contre l’obscurantisme et la défense de toutes les minorités.

07 Avr

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Stockholm : le Parti socialiste condamne l’attentat au camion fou

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Cet après-midi, un camion fou a renversé des passants à Stockholm. Devant cet acte délibéré, les autorités suédoises évoquent un « attentat ». Des morts et des blessés sont à déplorer.

Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté ce nouvel acte barbare qui, après Nice, Berlin et Londres, nous rappelle tristement que la lutte contre le terrorisme se poursuit chaque jour.

Il présente ses condoléances aux familles des victimes, aux habitant-e-s de Stockholm et apporte tout son soutien aux autorités suédoises qui ne manqueront pas de traduire en justice les auteurs de cette ignominie.

29 Juil

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L’invité de Renaud Pila sur LCI

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JCC - Renaud Pila 29072016

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité politique de Renaud Pila sur LCI.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

 

La fébrilité de notre classe politique n’est pas à la hauteur de la situation. Il faut changer de culture. Le débat français est minable. La primaire de la droite fausse l’ensemble du débat national

Contre cette violence qui nous est faite, il faut un débat serein. On focalise beaucoup  plus sur les erreurs que sur les réussites.
Nicolas Sarkozy fait de la politique sur un sujet où l’on devrait se rassembler. Ce n’est pas à la hauteur. On ne gagne pas une présidentielle en instrumentalisant la peur des Français.
Le problème n’est pas de jeter en pâture des juges pour qu’ils s’expliquent de leurs erreurs. Ce qu’il ne faut pas faire c’est la stratégie du coupable. Il faut s’améliorer, il faut être efficace, se rassembler.
Ce gouvernement est un gouvernement de rupture par rapport à ce que faisait les autres gouvernements face au jihadisme
L’objectif c’est de mailler le plus fin possible en sachant qu’il y en aura toujours qui passent au travers
Il faut être extrêmement ferme, prendre  des mesures et garder notre raison. Il faut combattre le daechisme et son projet avec une grande fermeté et une grande une efficacité  tout en respectant notre droit
Il est paradoxal de combattre pour nos valeurs là-bas et vouloir les remettre en cause ici.
La rétention sans juge c’est  les lettres de cachet. On a fait une révolution contre cela. La remise en cause de la présomption d’innocence c’est la remise en cause de notre habeas corpus. Peut on faire confiance voire élire un homme qui dit que la constitution est une argutie?
Nicolas Sarkozy est omniprésent et Alain Juppé évanescent.
Anonymat des terroristes? Il s’agit moins de ne pas nommer que de ne pas héroïser.
Trump plus Poutine plus Erdogan plus le Brexit ça fait quand même une période terrifiante

19 Juil

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« Ce n’est pas par la passion et la haine que l’on règlera le problème du terrorisme », interview à L’Opinion

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lopinion

L’Opinion publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou bien lire ci-dessous:

 

L’ « esprit du 11 janvier » qui avait prévalu après les attaques contre Charlie et l’Hyper Cacher,  et même en novembre dernier après le massacre du Bataclan, a volé en éclat. Le symbole, c’est Manuel Valls, copieusement hué à Nice pendant les cérémonies d’hommage aux victimes. Cela vous inquiète-t-il ?

C’est évidemment regrettable ! Parce que l’union nationale est une arme contre le terrorisme, parce qu’on n’interrompt pas une minute de silence, même si on est en colère. Le recueillement, ce moment où les Français  sont côte à côte, se taisent et pleurent leurs morts, est un moment sacré. L’esprit du 11 janvier s’est dissous dans la politique politicienne.

Le Front national a demandé la démission de Bernard Cazeneuve, la droite a pointé un certain laxisme, que vous réfutez ?

J’ai été éberlué de voir Alain Juppé tenté de combler son léger retrait dans les sondages en déclarant que lui au pouvoir, l’affaire serait déjà réglée. Ce qui lui a valu évidemment une gifle publique de Nicolas Sarkozy, qui en a profité pour en rajouter une louche. A partir du moment où il y a une brèche dans la concorde nationale, les passions s’y engouffrent : ce n’est pas par la passion et la haine qu’on règlera le problème du terrorisme.

Vous comprenez les doutes des Français sur l’exécutif face à la répétition des attentats de masse ?

Une guerre n’est jamais une partie de plaisir. Une guerre, c’est les battre là-bas, en sachant qu’ils nous frapperont ici. La France a toujours été à la hauteur de ses idéaux républicains, ce qu’elle a déjà fait hier en résistant à la barbarie. Que les Français veulent être mieux protégés comment pourrait-on le repousser ? Mais douter tout à la fois dans nos forces de sécurité et dans un gouvernement qui fait tout pour les protéger, c’est s’affaiblir, car c’est précisément ce doute que cherche l’ennemi. Cela fait partie de leur stratégie. Ceux qui l’alimentent commettent une faute politique.

Là où François Hollande avait convaincu après les précédentes attaques, cette fois, son autorité s’effrite un peu plus ?

Le président de la République parlera à la Nation, quand il estimera que c’est nécessaire, mais il ne doit pas le faire au milieu des brouhahas, des lazzis, des anathèmes, alors qu’une procédure est engagée à l’Assemblée nationale sur l’état d’urgence. Son rôle n’est pas de rajouter à la confusion, mais de rassembler les énergies. Dans ce sens, il a parlé au cœur du drame, dans la nuit. Il parlera à nouveau, j’en suis certain, quand cela sera utile aux Français et à notre combat.

Aujourd’hui, en tant que premier secrétaire du Parti socialiste et député de la Nation, souhaitez-vous que l’on renforce le dispositif de lutte antiterroriste ?

Il faut s’adapter parce que les terroristes subissant des revers se sont adaptés. Ils perdent du terrain en Syrie et en Irak. Ces filières sont efficacement combattues dans l’ombre. Ils doivent donc avoir recours à des supplétifs, qui ont des conversions instantanées. Il faut faire monter notre niveau de vigilance à l’aune de ces nouveaux défis, tout en maintenant le dispositif par rapport aux attentats qui ont déjà eu lieu : Le Bataclan, le Stade de France, les terrasses, etc. Et précisément, quand le ministre de l’Intérieur en appelle à la réserve nationale – et j’ai invité les socialistes à s’engager – , il veut pouvoir concentrer le meilleur de nos troupes dans la détection de ces radicalisations éclairs.

Mais l’opposition réclame bien plus … Nous sommes déjà à plus de 250 morts en dix huit mois ?

Ce n’est pas par des gesticulations que l’on y arrivera, ce n’est pas par des propositions spectaculaires. C’est par le travail patient de maillages, de renseignements, d’actions sur le terrain et d’une société qui s’estime mobilisée. Si vous démobilisez les Français, en leur disant que rien n’est fait, qu’en fin de compte règne la toute puissance du terrorisme, vous les démoralisez et vous n’avez pas une société mobilisée pour la défense de la République ! C’est là où, au-delà du jeu classique, notre débat national est affligeant.

Ce débat du tout sécuritaire va être très présent dans la campagne des présidentielle, avec la question des migrants et plus largement de  cette Europe qui ne protège plus ?

La France choisira l’homme ou la femme politique dont elle estimera qu’il ou elle a le plus grand sang-froid, au moment « T » de l’élection. Qu’il soit capable de faire face aux événements, sans coup de menton ni main qui tremble, mais capable aussi de protéger la République telle qu’elle est, avec sa laïcité, sa fraternité, et sa liberté. Un homme de résistance aux agressions, aux passions, aux pressions.

Justement, cette unité, elle n’est pas toujours évidente au sein même du Parti socialiste que vous dirigez. Cela veut-il dire que dans la future primaire, vous demandez aux candidats une certaine tenue ?

On voit bien, la gravité de l’histoire, comme le disait François  Hollande lors de son intervention du 14 juillet, est là, devant nous. On ne s’improvise pas président de la République. Il faut avoir passé ce moment redoutable, incarner la Nation dans l’épreuve. Cela pèsera fortement sur nos primaires. Évidemment, l’unité est une nécessité. Nous ferons tout pour qu’elle soit effective. Les primaires sont un moyen au-delà de nos divergences, pour nous maintenir unis. C’est nécessaire pour la présidentielle mais au-delà, j’estime que le Parti socialiste, doit rester quoi qu’il en coûte en terme de sondages, voir d’élections, le parti du pacte républicain. C’est à la fois notre destin et notre honneur.

 

Propos recueillis par Stéphane Grand

18 Juil

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Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – Rassemblement de solidarité au siège du Parti socialiste suite à l’attentat de Nice

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2016-07-18 - Hommage aux victimes de Nice-2 

2016-07-18 - Hommage aux victimes de Nice-14


Rassemblement de solidarité au siège du Parti… par PartiSocialiste

 

Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis

Siège du Parti socialiste, lundi 18 juillet 2016

(Seul le prononcé fait foi)

 

Cher-es ami-es,

Une fois de plus, le terrorisme islamiste a montré son véritable visage : débordant de haine, fauchant la vie, transformant les instants de fête en moments d’horreur.

Le terrorisme islamiste n’a pas frappé au hasard, il n’a pas assassiné à l’aveugle. Il a choisi le 14 juillet, il a ciblé la France, il a visé le peuple et sa liberté.

Le Parti socialiste condamne ce massacre insupportable, mais aussi un islamisme dévoyé, ultra-sectaire qui a servi d’odieux mandat. Par son acte, le terroriste a voulu donner un sens fanatisé à son non-sens. Nous dénonçons très fermement cette idéologie mortifère qui a tenu le volant de ce camion transformé en arme de guerre.

En ce jour de deuil national, nous pensons aux victimes et à leurs familles, anéanties. Nous pensons aux nombreux blessés qui luttent encore à l’heure qu’il est pour leur vie. Et nous pensons aussi à toutes celles et à tous ceux qui ont assisté à l’horreur et qui n’oublieront jamais ces corps, ces cris, ces pleurs.

Nous tenons à marquer notre immense reconnaissance aux services de secours et aux forces de l’ordre qui ont fait preuve d’un professionnalisme exemplaire. Nous exprimons aussi notre solidarité républicaine aux élus de la ville de Nice, abasourdie, atteinte au cœur.

Cette soif de sang, cette rage de carnage, voilà ce qui animait ce terroriste, zigzagant pour tuer et tuer encore, pour faire un maximum de victimes. L’objectif est limpide : Terroriser un peuple en lui signifiant que la mort peut surgir sans prévenir, advenir par n’importe quel moyen.

Non, le terrorisme islamiste n’est pas aveugle, il vise très bien, il a une stratégie, un plan de bataille. Leurs idéologues et leurs généraux ne sont pas « fous ». Ils veulent que nous lâchions prise en Syrie et en Irak, que nous leur laissions la voie libre en Libye et dans tous les endroits du monde où ils prennent pied avant d’autres conquêtes pour asservir des pays entiers à leurs noirs desseins. Pour ce faire, ils veulent nous faire perdre nos repères et renoncer à nous-mêmes. Ils veulent nous rendre fous. Ils sèment la terreur mais veulent récolter la division et le chaos.

*          *          *

Alors, que faire ?

La guerre.

La guerre, nous y sommes ! Là-bas et nous le savons tous, maintenant ici.

La guerre, nous la menons, avec détermination, sur tous les fronts. Et dans cette guerre, protéger les Français est la première des priorités. Ainsi, le Président de la République François Hollande a pris les mesures adaptées pour renforcer notre dispositif sécuritaire : état d’urgence prolongé de trois mois, maintien de l’opération Sentinelle à son niveau maximal, activation de la réserve opérationnelle.

Dans cette guerre nous portons des coups à l’ennemi, nous réduisons ses réseaux en Europe. Il est réduit à labelliser des supplétifs de la dernière heure pour ne pas être rassurant. Cela indique où il en est réduit.

Enfin Daech veut rallier les Français musulmans, ils les tuent et nos compatriotes musulmans ou pas font front comme toute la communauté nationale. Dans le combat c’est un acquis qu’il faut préserver. Il faudra maintenir notre effort.

Quelque soit notre peine, notre tristesse, notre colère. L’heure est à glorifier nos succès et les coups portés à l’ennemi plutôt que d’offrir le triste visage de nos désunions qui ne peuvent que le renforcer.

J’appelle tous les socialistes à maintenir autant que possible l’union nationale, à souligner nos succès, à la compassion pour nos morts et leurs familles.

J’appelle tous les socialistes, mais au-delà tous les citoyens, à rejoindre cette réserve opérationnelle ainsi que la réserve citoyenne. Il en va de l’endurance de nos forces de sécurité, que Daech cherche délibérément à épuiser.

Comme toute guerre, cette guerre est une guerre de volonté. Il ne faut céder ni au doute, ni à la peur, ni aux passions. Comme pour toute victoire, il faudra se battre avec persévérance et méthode, avec calme et responsabilité.

Cette guerre sera longue. Elle exige une mobilisation de tout le pays. Elle exige du sang froid, de la détermination, de la clairvoyance. Elle mettra à l’épreuve ses dirigeants, son opposition, ses institutions et ses citoyens. Il faut regarder la réalité en face : la France a déjà connu beaucoup d’attentats. Beaucoup trop d’attentats. Ce qui met notre pays sous la menace de l’attentat de trop.

Mais, la France doit tenir. Depuis jeudi soir, la France a le cœur en feu mais elle a su garder un cerveau de glace. C’est vital. C’est l’objectif stratégique de l’État et cela devrait être la ligne de conduite de tout responsable politique français.

Il faut donc éviter le triste spectacle auquel se livrent certaines figures politiques, qui semblent avoir perdu leurs nerfs, le sens de la mesure et le sens des réalités. Nous regrettons les accusations et les propositions ineptes avancées par certains membres de l’opposition, alors même que les corps des victimes étaient encore couchés sur la promenade des Anglais.

Dans l’épreuve, certains dirigeants ont livré leur vérité, révélé leur fébrilité et cédé à la surenchère déplacée. Même le meilleur d’entre eux s’est adonné au pire, assénant qu’on aurait pu éviter l’horreur.

Monsieur Sarkozy s’est empressé de noter la faute de Monsieur Juppé et a rappelé l’évidence : le risque zéro n’existe pas. Il a raison sur un autre point : nous sommes en guerre. La question est donc de savoir pourquoi il prend le risque de gêner les actions de la France, se comportant comme un général donneur de leçons, loin du front, dissertant au milieu de la bataille pour dire qu’il aurait fait différemment et forcément mieux.

Ce n’est pas l’esbroufe qui règlera le problème du terrorisme. Mais l’action sans faille là-bas et la concorde sans faille ici. C’est le cœur d’une union nationale vitale pour la France.

Mais, la palme de l’indécence revient à madame Le Pen, qui veut tout régler « en une journée ». Elle prône une France excitée, occupée à enfermer tout le monde et coupée de l’Europe de la sécurité, oh combien nécessaire ! Nous le disons tranquillement en parlant au cœur et à la raison des Français. La haine ne pourra pas éteindre le mal, elle ne fera que l’étendre. Il faut détruire les bases terroristes, couper leurs réseaux, les mettre hors d’état de nuire en commençant par les isoler. Et ne pas leur construire une solidarité au sein même de la communauté nationale.

Même en politique, il y a un temps pour tout. Nous regrettons profondément que le deuil national de trois jours n’ait pas été respecté. Nous regrettons que la lutte contre le terrorisme ne soit pas politiquement sanctuarisée de toutes polémiques inutiles. Toutes les campagnes électorales du monde et autres primaires ne peuvent justifier le double manquement à la morale et à la concorde nationale. Les Français et l’histoire jugeront.

Nous le savons tous, cette stratégie d’attaques autonomes rend la menace difficile à détecter et les contre-mesures délicates à déployer. Notons que dans le même temps, les services de l’État doivent prévenir les autres modes opératoires déjà utilisés contre Charlie Hebdo, l’hyper Casher, le Stade de France, le Bataclan ou les terrasses.

Faire preuve de raison et de franchise, c’est analyser avec une froide objectivité comment améliorer sans relâche nos dispositifs et nos protocoles face à un ennemi qui s’adapte sans cesse et qui ne se donne, lui, aucunes limites. L’État le fait avec sérieux et continuera à le faire. Nous lui accordons toute notre confiance et tout notre soutien.

Enfin, nous en appelons à un engagement renforcé de nos partenaires européens à nos côtés, sur les fronts militaires – notamment au Sahel – et sur les terrains du renseignement et du contrôle des flux financiers et numériques. Ces attaques sont des crimes contre la civilisation européenne, elles exigent les efforts de toute la communauté européenne.

*          *          *

La France se bat. Elle sait pourquoi elle se bat : la liberté, la démocratie, la République, les droits des femmes, le droit de croire et de ne pas croire. Il va falloir protéger ces acquis politiques, ces piliers de la maison France, contre Daech et également contre les forces extrémistes qui voudront les remettre en cause pour servir leur cause.

Nous ne laisserons pas faire, car la concorde nationale est notre meilleure arme contre le terrorisme islamiste, car la République est notre meilleure ligne de défense.

Oui, il faut savoir comment se battre, pourquoi se battre et pour qui se battre. Nous nous battons pour nos enfants et les enfants de nos enfants.

Il y a eu trop de jeunes destins volés sur cette promenade, dans cette baie qui n’a malheureusement jamais aussi bien porté son nom. Ces enfants disparus, que nous chérissons, nous rappellent à nos responsabilités.

Notre génération n’a pas hérité de la Révolution française, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité : nous les empruntons aux générations futures. Pour pouvoir les transmettre, il faut les défendre.

Nous en sommes conscients et nous ferons tout pour que la France reste forte, c’est-à-dire unie, fidèle à elle-même, toujours au rendez-vous de l’histoire, sous le regard du monde.

 

Crédit photos: Mathieu Delmestre

23 Nov

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L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique et LCI

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JCC radio Classique LCI 23112015

Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 23 novembre l’invité de Guillaume sur Radio Classique et LCI.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:


Jean-Christophe Cambadélis, invité politique… par radioclassique

 

A propos des déclaration de Johny Hallyday et Michel Onfray :

« Je ne choisirai pas entre prendre les armes et estimer que toute riposte est un danger.
Monsieur Onfray a son analyse qui lui est particulière. Je ne vois pas comment on pourrait avoir une diplomatie avec Daesh. »

Elections régionales
« Les Français ne sont pas dans les élections régionales.

Les sondages indiquent la satisfaction sur la politique menée, pas les intentions de vote.
Nous ne ferons pas campagne avant l’hommage national. Je crois que ça ne correspond pas à ce que veulent les Français. Ca voudrait dire se re-diviser alors qu’on milite pour l’union nationale, ce n’est pas une bonne chose. On le voit déjà d’ailleurs avec la campagne sur le terrain du Front national, qui fait campagne exclusivement contre les étrangers et particulièrement contre les musulmans.

Le Président et le PS se déterminent par rapport au défi et non pas par rapport à la politique politicienne.

Tous ceux qui font de la politique politicienne sont en difficulté. »

Enquête sur les attentats
« Il y a une forme d’impatience médiatique. Le procès en légitimité n’est pas de mise.
Il ne faut pas penser, dans ce conflit avec les terroristes, qu’on arrivera à arrêter tout le monde au bout de trois jours. »

Service national ?
« Nous avons mené une réflexion sur le service national. Laurent Azoulai était chargé pour le PS de mener ce rapport. »

Dernières déclarations d’Emmanuel Macron

« Là je ne comprends pas ce que veut dire Emmanuel Macron. Il faudra qu’il nous explique.

Mobilisation internationale / COP21
« Tout le monde a bougé sous l’effet des attentats, de cette action de guerre : Barack Obama est intervenu avant le Président de la République sur les évènements, Vladimir Poutine ne bombarde plus exclusivement l’armée syrienne libre mais commence à bombarder Daesh, David Cameron qui avait beaucoup de mal à être dans la coalition, vient à Paris pour en parler. Angela Merkel qui ne voulait pas en entendre parler vient à Paris pour en parler.

Aujourd’hui, la France est dans une situation où elle peut organiser, où elle peut rassembler l’ensemble de la coalition internationale sur un objectif qui est de détruire Daech, ce qui n’est pas le conflit des civilisations comme le voudraient certains.
Je constate l’extrême mobilisation des 138 Chefs d’Etat  qui seront présents, pour l’avenir de la planète. Pour répondre au défi climatique ensemble. »

 

 

22 Nov

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L’invité de Frédéric Haziza sur Radio J

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JCC RAdio J 22112015

Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de Frédéric Haziza dans le forum de Radio J.

 

Retrouvez ci-dessous l’émission en podcast ainsi que ses principales déclarations:

 

« La guerre est totale. C’est une guerre terroriste qui se déroule dans le monde entier avec des acteurs du monde entier.

Nous sommes concentrés contre ceux qui sont à l’origine de ces exactions : Daesh

Il ne s’agit pas d’une guerre de civilisation mais de détruire Daesh. Aucun soutien, un isolement mondial, une destruction totale.

Tout le monde doit maintenant tout faire pour détruire Daesh, c’était l’objet de la réunion du conseil de sécurité de l’ONU.

L’intervention terrestre est inéluctable mais les soldats du monde occidental n’en seront pas l’épine dorsale. C’est à ceux qui veulent libérer leur pays d’engager le fer avec ceux qui veulent détruire leur religion et asservir leur pays.

Il faut lutter contre les ghettos. A Molenbeek il y a une concentration de misère sociale. Une poche s’est constituée il faut plus de mixité sociale pour contrer cela.

Le rétablissement des frontières n’interdirait pas aux terroristes de venir frapper notre territoire. Schengen n’est pas en cause mais doit être réformé: à côté de la libre circulation il faut un volet puissant de sécurisation de nos populations. A l’extérieur il faut plus de contrôles y compris pour les ressortissants européens.

Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy ont une appréciation qui ne me paraît pas la plus efficace face à notre objet commun : la destruction de Daesh. Je ne suis pas de ceux qui, attentats passés, disent : «  la faute est aux renseignements ». Nous savons tous qu’ils ont déjà permis d’en déjouer plusieurs.

Il faut plus de coordination au niveau de l’Europe et cela a été obtenu par Bernard Cazeneuve il y a 48h.
La loi de 1905 offre une liberté de culte mais pas une possibilité de mobilisation contre l’Etat républicain.

Il y a un effort de guerre à faire, il doit être maitrisé financièrement. Il s’agit de prendre en compte la situation dans laquelle nous sommes. Une situation particulière dans un moment donné mais qui ne perdurera pas.

Les propos de Christian Estrosi, dans un autre contexte,  sur la 5e colonne était globalisant.
Il ne parlait pas de réseau dormant. Il induisait que les musulmans étaient la 5e colonne.

Nous, notre position est de rassembler. L’objectif de Daesh est de diviser.

Le rassemblement des zadistes à Paris du 28 novembre n’aura pas lieu. Il faut respecter la loi. Il n’y a pas d’autorisation de manifester.
Libre à Nicolas Sarkozy de vouloir polémiquer dans la période, nous ne sommes pas sur ce terrain là. Des mesures ont été prises et votées depuis janvier dernier, ces mesures s’appliquent, d’autres sont en discussion. Personne ne peut croire qu’en mettant un bracelet aux personnes fichées S il n’y aurait pas eu d’attentat au Bataclan. Il faut prendre toutes les mesures de sécurité pour les Français et agir au sein de la coalition pour détruire Daesh

Francois Hollande n’a pas changé, il s’est révélé.

Manuel Valls a indiqué les risques pour montrer aux Français que nous prenons toutes les précautions. Il faut nommer les risques et y faire face.

Daesh est une secte se réclamant de l’islam qui s’est emparée d’un territoire qui fait la moitié de la France et qui veut étendre le terrorisme dans toutes capitales européennes.

Le combat n’est pas contre ceux qui protègent la liberté contre les terroristes en la réduisant un moment mais contre ceux qui veulent détruire la liberté en la réduisant tout le temps.

L’ennemi n’est pas l’Etat qui protège mais Daesh qui veut détruire.

Garde nationale : il y a une réserve nationale qui n’est pas suffisamment utilisée il faut travailler vite sur ce sujet.

Les Français font bloc et ils ont envie et exigent le rassemblement

Le temps n’est pas à la polémique mais au rassemblement.  J’ai préféré la séance des questions au gouvernement de mercredi à la séance de mardi.

Le PS réunira ses têtes de liste mardi à 16h15, j’ai demandé au Premier ministre de participer à cette réunion. Nous déciderons de ce que nous ferons. (…) Nous attendrons l’hommage à la nation pour reprendre la campagne qui sera totalement différente. J’ai écrit aux adhérents pour dire que la campagne sera sur le vivre ensemble et qu’il faudra faire bloc derrière le Président et le Gouvernement. Il faut respecter les temps et le temps est aujourd’hui au recueillement et à l’action.
Marine Le Pen n’est pas sur le thème de la sécurité mais de la chasse aux étrangers. Regardez les déclarations de Nicolas Bays ou de M. Philippot le soir même des événements. Le Front national fait le pari que la violence de l’évènement produira dans notre pays un processus xénophobe. Cette position est irresponsable et vise à diviser la France. Les Français voient que le FN n’est pas apte à diriger la France.

Ne réduisons pas à une position électorale le combat que nous sommes en train de mener. La situation avant les événements évoluait, la droite patouillait, je ne sais pas comment les Français jugeront cette nouvelle séquence.

Il faut voter pour montrer que la démocratie est supérieure à la terreur. Aux urnes citoyens ! « 

21 Nov

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Détermination ! Sang-froid ! Rassemblement dans la dignité !

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Capture d’écran 2015-11-21 à 17.49.02

Jean-Christophe Cambadélis a adressé une lettre aux militants socialistes que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

Paris, le 19 novembre 2015

                                                    

Cher-es ami-es,

Chers compagnons de l’unité,

Cher-es camarades,

La Marseillaise a retenti, lundi 16 novembre 2015, dans la salle du Congrès au Palais de Versailles, chantée par toutes les représentantes et représentants de la nation. Elle a fait écho au discours du Président de la République qui incarnait la France dans l’épreuve.

Ce fut là, la Concorde nationale pour la défense de la République, ses valeurs, sa laïcité, son vivre ensemble.

La France est rentrée en résistance face à une armée terroriste se réclamant d’une vision fanatisée de l’Islam.

La France, fidèle à son message des Lumières, a dans un même élan décidé :

Ils ne passeront pas !

L’assassinat de masse perpétué le vendredi 13 novembre annonce un combat vital pour ce que nous sommes. Il annonce des années de sang, des années de guerre. Nul n’en doute maintenant.

Comme l’a réaffirmé le Président de la République, le but de la guerre n’est pas le conflit de civilisations, mais la destruction de Daech, pour que vive la coexistence pacifique des civilisations.

La France a été durement frappée dans sa chair et dans ses valeurs. La France se doit de répondre avec ampleur.

La représentation nationale réunie en Congrès a fait bloc. Le Président de la République, conformément à notre constitution, a délivré son message à la nation.

Cher-es ami-es,

Il nous faut d’abord être auprès des familles endeuillées et accompagner les blessés. Nous partageons tous leur souffrance, tout comme nous ressentons la peine, la colère, la peur de tous nos concitoyens.

Il s’agit de mener une guerre totale en ne perdant jamais de vue le but : détruire Daech et son jihad global nihiliste.

La France a bombardé Raqqa, capitale de l’armée terroriste et continuera de frapper les infrastructures de commandement et d’entraînement là où il le faut. La France veut continuer à le faire dans un cadre international légal, avec les puissances qui partagent ses objectifs.

La France proposera une résolution aux Nations-Unies, demandera la cohérence européenne et une seule coalition pour se battre contre Daech.

Toutes les nations du monde, quelle que soit leur philosophie ou leur religion, sont devant leurs responsabilités : « aucun soutien à Daech, un isolement mondial, une destruction totale ».

En France, nous mènerons une lutte sans relâche contre la propagande terroriste, partout où les sergents recruteurs de la haine exercent leurs talents pour les ténèbres.

Ensuite, il s’agira d’assurer à nos concitoyens la sécurité maximale, c’est essentiel. La mise en place de l’état d’urgence, le rétablissement des contrôles aux frontières et le déploiement de 3000 soldats, l’augmentation des moyens pour l’administration, les services judiciaires et les douanes, sont des décisions exceptionnelles mais indispensables. Ces mesures permettront d’accélérer considérablement le travail d’enquête et de renforcer sensiblement nos défenses. Les modifications du cadre constitutionnel et législatif seront nécessaires pour être à la hauteur de l’évènement.

Enfin, troisième dimension de notre riposte, il faut assurer la Concorde nationale.

Celle-ci va au-delà de la simple unité nationale. Il ne s’agit pas de l’affaire des seuls partis, même si chacun comprendra qu’il faut être uni. Il s’agit du peuple de France tout entier, dans sa diversité. Il s’agit de mettre toutes et tous sous la protection nationale. Il s’agit de faire échec à l’objectif stratégique de Daech : transformer l’agression en guerre de religion.

Des compatriotes musulmans ont été tués et blessés comme tous les Français parce que Français.

Pourtant, les réseaux sociaux se sont remplis de haine et des exactions contre les mosquées ont été perpétrées. Elles ne sont pas acceptables au nom de la République et du combat contre Daech.

Cher-es ami-es, l’état d’urgence va être prolongé.

Dans les mois qui viennent, il va falloir être des citoyens d’urgence mais aussi des militants d’urgence, sachant adopter le bon comportement, portant les bons arguments. Sachons-le, nos concitoyens nous regardent, ils attendent de nous des réponses et que le gouvernement issu de nos rangs agisse, sans se précipiter et sans trembler.

Dans ce moment si difficile, si pesant, il faudra de la détermination.

Le Parti socialiste est déterminé. Il est déterminé car il doit assumer son rôle démocratique essentiel pour éclairer les débats et orienter les décisions. Le Parti socialiste est déterminé à soutenir tous les efforts des autorités françaises pour détruire Daech. Le Parti socialiste est déterminé à défendre nos valeurs et notre mode de vie, donc déterminé à défendre la Concorde nationale car c’est la meilleure résistance contre la barbarie, le meilleur antidote contre la haine.

La campagne électorale va reprendre ses droits lundi avec le début de la campagne officielle et la guerre pèsera sur les débats. Ce n’est pas seulement normal, c’est décisif.

Le Parti socialiste lance un appel : « Aux urnes les citoyens ». C’est une autre manière de combattre en montrant un peuple debout. Voter c’est démontrer que la démocratie est plus forte que la terreur.

Dans cette campagne, il faudra défendre l’intérêt général et déployer une attitude républicaine rassemblée, être le pôle de stabilité, d’unité et le cœur de la lutte.

Nous défendrons les décisions de la France au combat. Nous plaiderons sans relâche pour l’unité, pour que vivent la liberté, l’égalité et la fraternité.

Nous serons au niveau national, comme au niveau local, le Parti de la Concorde nationale pour que vivent la République et le vivre ensemble.

Nous refusons ceux qui veulent nous diviser en instillant le poison de la suspicion.

De nombreuses questions vont être abordées. Non seulement nous y répondrons et nous allons lancer un débat national : le dialogue dans la dignité et le rassemblement. Nous irons au devant des Français dans des cafés débats, sur les marchés pour répondre à leurs questions et plaider sans relâche pour l’union.

Nous regrettons qu’une droite divisée hésite entre l’union nationale et rupture nationale. Mais nous ne polémiquerons pas. L’extrême droite elle, fidèle à sa nature, tentera de faire de l’élection un référendum contre les musulmans… Nous répondrons sans ambiguïté.

La chasse aux musulmans c’est affaiblir la France et insécuriser les Français. Nous devons aux Français la Concorde nationale, pas la guerre civile.

« Nous sommes tous Français », « Nous aimons la vie en France », « Nous voulons protéger le vivre ensemble ». « Toute autre querelle est subalterne et affaiblit la République ». « Nous écoutons les avis, les propositions, nous les reprenons dans un esprit d’efficacité et d’union ». « Mais nous ne polémiquerons pas. Si la vie continue et elle continuera, si le débat reste libre et il le restera, nous refusons de donner le spectacle de chamailleries alors que la France est dans la peine et le combat ». « L’unité fait notre force et le sang-froid notre dignité ».

Et nous ne ferons pas croire que les régions puissent régler le conflit en cours. Mais en faisant vivre le vivre ensemble, et en en faisant une priorité budgétaire, nous avons conscience de participer à le régler.

Enfin, nous dirons notre fierté de l’action ferme, rassembleuse du Président de la République qui, dans cette nouvelle épreuve, a non seulement eu les mots justes mais les décisions justes.

Je suis persuadé que notre formation politique saura faire face, comme le débat au bureau national extraordinaire l’a démontré, dans l’unité, dans la discussion fraternelle, dans la volonté de se battre sur notre triptyque commun : la guerre totale contre Daech, la sécurité maximale pour les Français, la Concorde nationale.

Au-delà de la compétition de premier tour que nous avons toujours combattue, nous ne serons pas seuls. Il faut noter que, Cécile Duflot, dans une intervention remarquée au Congrès ou Emmanuelle Cosse et Pierre Laurent devant le Président de la République le 15 novembre dernier, sans oublier les représentants communistes au Parlement, Eliane Assassi, André Chassaigne et Corinne Bouchoux pour le groupe écologiste au Sénat, tous ont déclaré leur accord global avec les mesures énoncées par le Président. Ce qui était déjà en cours, à savoir l’alliance de second tour va s’accentuer. Les Français sont dignes, rassemblés et courageux, prenons exemple sur eux.

Voilà, cher-es ami-es, cher-es camarades, les conditions d’une fin de campagne dont l’organisation sera tout à la fois perturbée et politiquement réévaluée au regard de l’Histoire.

Amitiés socialistes,

Jean-Christophe Cambadélis

Premier secrétaire du Parti socialiste

 

16 Nov

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L’invité de la matinale de France Info

par

JCC France Info 16112015

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de la matinale de France Info.

Retrouvez ci-dessous un extrait de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

Nous entrons dans des années de sang. Nous sommes en guerre. Il faut un dispositif qui réponde à l’agression de notre pays, la France.

Oui dans les années de sang, il y aura des morts. Il faut que tout le monde en soit conscient. Ce n’est pas une opérette, c’est quelque chose d’extrêmement violent avec en face de nous des gens très déterminés cherchant à faire le maximum de morts.

Il y a eu un certain nombre de mesures prises, de lois et d’actions menées cette année.

Les Français étaient conscients du danger mais pas de ce degré là. Ils savaient qu’il pouvait y avoir des actes terroristes mais l’assassinat de masse n’était encore dans les consciences de l’ensemble des Français. Aujourd’hui c’est fait.

Derrière le mot guerre, il y a trois choses : une guerre totale contre Daesh qui a attaqué par deux fois notre territoire, une sécurité maximale pour l’ensemble des Français et une concorde nationale au-delà des partis politiques.

En 1914, il y avait l’union nationale. Cela n’empêchait pas au Parlement qu’il y ait des débats extrêmement importants et avec des désaccords sur la manière dont il fallait mener le combat. Donc, on peut tout à la fois être dans la concorde nationale et avoir un débat qui maintienne les clivages tels qu’ils peuvent exister ou qui les déplace.
Je suis pour la concorde nationale mais je suis pour le maintien de la démocratie et je crois qu’en démocratie, il est toujours possible de discuter et de réfléchir.

Il est nécessaire de construire une coalition internationale pour détruire Daesh. Il faut qu’il y ait les conditions politiques d’un rassemblement international et l’Europe doit en prendre sa part.

A l’échelle internationale Il faut passer de la solidarité à l’action. (…) Daesh ne peut pas être le sauf conduit de Bachar el Assad.

Nous savons parfaitement que cette guerre doit être menée là où les attentats sont décidés.

Je suis pour qu’il y ait l’interdiction de toute propagande de Daesh en France. Je l’ai dit hier au Président de la République.

Je suis pour la sécurité maximale pour les Français.

L’exécutif n’a pas attendu le discours du Président pour agir: frappes, perquisitions, coopération avec la Belgique. Ce n’est pas parce qu’on n’entend pas parler de certaines actions qu’elles ne sont pas déjà menées

Je suis pour la concorde nationale mais je suis pour le maintien de la démocratie et je crois qu’en démocratie, il est toujours possible de discuter et de réfléchir

14 Nov

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Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – Samedi 14 novembre 2015 – siège du Parti socialiste

par


Conférence de presse de Jean-Christophe… par PartiSocialiste

Déclaration du Premier secrétaire du Parti socialiste 

Jean-Christophe Cambadélis

Samedi 14 novembre 2015 – Solférino

 

 

La France en guerre vient de subir une épreuve de guerre.

Un assassinat de masse a été programmé par l’armée terroriste Daesh.

Il marque après la Turquie, le Liban et l’Egypte, la volonté de mondialiser la terreur.

La France paie un lourd tribut avec plus de 120 morts et des centaines de blessés.

La France pleure ses morts, c’est le temps du recueillement.

Notre peine est immense, nous pensons aux victimes et nous adressons aux familles notre compassion et notre solidarité. Nous pensons aussi aux blessés qui, à l’heure actuelle, luttent avec courage.

Ces lâches attaques, aux modes opératoires multiples, visant de multiples cibles, ont été menées de nuit, compliquant le travail des secours et des forces de sécurité auxquels nous voulons rendre hommage pour leur engagement et leur détermination.

Le monde entier a manifesté sa solidarité. Dans l’épreuve, la France n’est pas seule.

Le Président de la République, François Hollande, a réagi rapidement et avec fermeté, décrétant l’état d’urgence, le contrôle aux frontières et un deuil national de trois jours.

Nous soutenons les mesures d’exception décidées. Elles en appellent d’autres. Le Président de la République s’exprimera devant la représentation nationale réunie en congrès lundi.

Devant l’épreuve, j’en appelle à la concorde nationale. Je remercie le président Nicolas Sarkozy et tous les responsables politiques d’apporter leur concours à cette union. Chacun, avec sang froid, mesure et esprit de concorde, doit apporter son soutien sans faille à la défense de la République. C’est ce que les Français attendent.

Nous appelons les Français qui montrent une fois de plus leur dignité dans le drame à faire bloc, tout en sachant que la démocratie doit être plus forte que la terreur.

Vive la République et vive la France.