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18 Fév

Commentaires fermés sur L’invité politique de Tirs Croisés sur i>Télé

L’invité politique de Tirs Croisés sur i>Télé

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JCC itele 18022014Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Laurence Ferrari dans Tirs Croisés sur i>Télé.

Vous pouvez retrouver la vidéo ci-dessous:

24 Sep

Commentaires fermés sur De l’impopularité !

De l’impopularité !

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hollandeayrault160Nos médias en pâmoison devant Angela Merkel oubliant que Tony Blair fut élu trois fois sous les louanges social-libéral avant que le modèle ne sombre dans les subprimes, tapent comme des sourds et à l’unisson contre le Président de la République. Tout y passe dans le Hollande bashing: la Syrie, les impôts, les sondages, les couacs sont utilisés comme autant de marqueurs d’une descente aux enfers. C’est normal, la réduction de la dépense publique, un budget entre lutte contre les déficits et contre le chômage, tout cela créé du mécontentement.

Comment dans ces conditions François Hollande serait-il populaire ? Comme les médias ne sont pas sûrs que la courbe du chômage ne soit pas inversée, comme la réforme des retraites n’a pas créé la colère supposée, il faut bien entendre le champ de la critique qui fait l’indépendance de la presse. Il n’y a là rien que de très normal.

Ce qui l’est moins c’est l’atonie des socialistes. Ils ne sont pas déprimés ou dans l’étau comme le titrent le Figaro et Libération. Ils sont démotivés. Pour une raison simple: on ne leur donne pas de perspectives. La cohérence et le sens, mis à part le nouveau modèle de Jean-Marc Ayrault, ne sont pas portés par les socialistes. On se demande où est la contre-offensive ? Où est le discours qui défend ce qui est fait et articule ce qui va être fait ? Quelle est la nature de notre socialisme ? Où voulons-nous conduire la France ? En plus de ce désert, les échos sur les ministres partant vers d’autres cieux, ou assurant leurs lendemains ne font que rajouter au malaise général. Alors les socialistes se disent qu’il vaut mieux défendre leur pré-carré pariant sur leur équation personnelle. D’autant que la droite étant aux abonnés absents, le débat droite/gauche ne structure pas le champ politique.

Et pendant ce temps là, le Front National engrange, se nourrissant de l’excès de critiques, de l’absence de débat droite/gauche et de l’atonie socialiste

01 Avr

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Touche pas à mon Premier ministre

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hollandeayrault160

Écoutez les ! Ceux qui se taisaient sous Fillon, qui étaient muets sous Raffarin, qui ne trouvaient rien à redire sous Villepin et Juppé désavoués par la rue. Ils font des gorges chaudes sur Jean-Marc Ayrault. Tout cela parce que deux journalistes ont rendu compte des vestiaires du gouvernement et mis bout à bout en l’absence de citation du Premier ministre dans l’intervention présidentielle. C’est la crise.

Si comme dans le sport ce qui compte c’est le terrain et pas le vestiaire, l’autorité d’une politique ne se juge pas à l’aune des citations. Sous le quinquennat le Premier ministre n’est plus un fusible mais un puching ball. Entre le président vers qui tout remonte, qui tranche en dernière analyse, une majorité qui veut suivre l’opinion et des ministres suivre la leur, des médias pipolisés interpellant, interpellés, traquant le couac pour fidéliser le spectateur. Quant aux Français, ils sont largement désabusés sur les capacités du politique à décider à l’age du tout marché. Difficile dans cette lessiveuse de satisfaire.

Mais il y a une marque Ayrault que je voudrais défendre. La recherche d’une nouvelle culture contractuelle. Entre le sommet social en juillet, l’accord des partenaires sociaux quoi qu’on en pense, la négociation sur les retraites, cette méthode très social-démocrate doit être défendue. On est loin de la remise en cause des corps intermédiaires à la Sarkozy Fillon ou autres Juppé Villepin. La montée des syndicats réformistes dans les élections professionnelles ne semble pas contredire la méthode Ayrault. Certes on opposera le fond des accords à la forme dans certains milieux. L’Etat dirigé par les socialistes est là pour fixer l’intérêt général dans une époque trop peu favorable aux salariés. Mais le nouveau contrat social de sortie crise doit être contractuel ou ne sera pas. Et on ne peut pas s’offusquer du populisme ambiant et révoquer une méthode qui le révoque. Voilà pourquoi je crois que Jean-Marc Ayrault sait où il ne va pas et il n’est pas certain que ceux qui critiquent sachent où ils vont.

 

03 Mar

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Décevons-nous ?

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hollandeayrault160

On nous annonce via le Parisien que 68 % des Français seraient déçus par l’action des socialistes au pouvoir. Peut-on faire remarquer que 49 % d’entre eux avaient voté Sarkozy, ils n’attendaient donc rien de nous. Et les 13 % de Jean-Luc Mélenchon n’avaient avec l’extrême gauche que peu d’illusions… Tout cela n’a pas beaucoup de sens.

Ce qui marque l’état d’esprit des Français c’est le pessimisme vis-à-vis de l’action publique. L’idée communément admise c’est que les politiques ne peuvent pas grand chose, ou que les politiques de gauche et de droite se valent dans leur impuissance. Et cet état d’esprit est mortifère pour la gauche. A Philippe Seguin auquel on demandait ce qu’il aurait fait dans la crise, l’ancien Président de l’Assemblée Nationale répondait: « Je parlerais sans relâche ». Revenir sur le but, le redressement dans et par la justice. Indiquer le moyen, le désendettement, la compétitivité et la croissance, souligner ce qui a été fait et ce qui reste à faire. Choisir les domaines où faire porter l’effort, expliquer où sont et ce que sont les obstacles.

Voilà le discours que les socialistes devraient tenir à l’unisson. Le temps de l’inventaire, des choix et de la bataille du sens est venu. Il faut se hâter ! Le pessimisme français pave le chemin du populisme…

06 Nov

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La gauche adopte une politique de l’offre

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« La France est mal placée dans la compétition mondiale ». Ce n’est pas le MEDEF qui le dit mais deux tiers des français, selon un sondage de l’IFOP publié ce week-end par Ouest-France.

Comme pour la dette, une prise de conscience s’est opérée dans l’opinion. La compétitivité est désormais considérée comme un sujet majeur par une large majorité de l’opinion qui n’aurait pas compris que François Hollande et Jean-Marc Ayrault restent dans l’ambiguïté.

Le constat fait consensus. L’industrie française atteint aujourd’hui un seuil critique au-delà duquel elle est, selon Louis Gallois, « menacée de destruction ». Elle est « prise en étau » avec d’un côté des pays « haut de gamme » comme l’Allemagne, qui « ont su se différencier par l’innovation, la qualité, le service, la marque » et, de l’autre côté, « des pays émergents mais aussi certains pays d’Europe du sud ou de l’est qui bénéficient de coûts de production plus faibles ». L’analyse est juste et ne souffre d’aucune contestation.

L’exécutif devait donner un cap. Il le fait avec courage et détermination.

Au-delà des mesures saluées par tous comme un « small business act » à la française pour les PME, le doublement des contrats en alternance, le renforcement des filières, les nouvelles priorités industrielles centrées sur les technologies génériques, la santé et la transition énergétique ou l’aide à l’export, il propose :

– D’une part une nouvelle réduction de 10 milliards d’euros des dépenses publiques à étaler sur 2013 et 2014 qui s’ajoute à celles déjà programmées sur la législature, à laquelle les collectivités locales seront appelées à concourir,

– d’autre part, de financer 20 milliards d’euros de baisse des prélèvements sur les entreprises sous forme de crédits d’impôts par une augmentation modérée du taux normal de TVA qui passerait de 19.6 à 20 %, un relèvement plus conséquent du taux intermédiaire qui passerait de 7 à 10 ou 12 %, mais une diminution de 5,5 à 5 % pour les produits de première nécessité

Exit donc une augmentation de la CSG. La gauche a satisfaction sur ce point.

Comme le disent les organisations internationales, tel le FMI, ou la droite allemande épaulée par l’ancien chancelier Schröder, « c’est au tour de la France d’agir ».

La France n’a-t-elle donc d’autre choix que de s’engager dans la stratégie allemande d’une course-poursuite à la compétitivité, sachant que celle-ci n’a guère produit d’effets positifs au niveau de la zone euro ?

Faut-il réduire encore la dépense publique, alors que de nombreux économistes tels J. Stiglitz ou Paul Krugman, prix Nobel, mais aussi Daniel Cohen ou Philippe Aghion, peu suspects de laxisme, considèrent que la faiblesse des économies occidentales et la stagnation en Europe sont largement dues à la rétractation de la demande ?

Pourquoi les entreprises appelées à investir davantage le feraient-elles si le marché intérieur est atone et que le marché européen n’offre pas suffisamment de débouchés ?

Est-il bien certain que la baisse des prélèvements sur les entreprises sera bien orientée vers la relance de l’investissement productif et la création d’emplois plutôt que sur une augmentation, même partielle, des dividendes des actionnaires ?

Doit-on imposer une cure d’amaigrissement aux collectivités locales par des réductions de dotations d’Etat alors que ces dernières tirent l’investissement national et contribuent ainsi à éviter la récession qui guette ?

Notre pays est-il condamné et pour combien d’années à la modération salariale dans le privé et au gel des rémunérations dans la fonction publique ?

Gageons que ces hypothèques seront progressivement levées pour retrouver le chemin de la compétitivité, de la croissance et de l’emploi.

Pour l’instant le gouvernement refuse la voie préconisée par le grand patronat, mais accepte d’aider les entreprises tout en repoussant à 2014 une hausse de la TVA sous une forme lissée et réformée. C’est équilibré et astucieux. Mais évidemment cela provoque des réactions qui ne sont que des postures. La feuille de route est trop déséquilibrée vis-à-vis des salariés et pas assez boostant pour les entreprises pour d’autres. Pour autant c’est ce chemin de crête qui permet d’avancer de façon équilibrée. L’économie doit être traitée dans des conditions telles que le consensus social ne soit pas ébranlé. Il y a là des mesures transitoires qui, sans faire consensus, sont praticables et marquent un tournant.

06 Nov

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Crédit d’impôts ? Astucieux !

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En décidant de baisser massivement les impôts des entreprises sans faire peser immédiatement sur les salaires, le gouvernement réussit dans l’annonce la quadrature du cercle: satisfaire les uns sans mécontenter les autres. Maintenant le patronat est au pied du mur. En 2014 si la croissance n’est pas là, on lui devra la TVA qui n’est pas sans poser problème. En attendant la décision est astucieuse.

01 Nov

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L’effet portillon !

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Après La chute de Nicolas Sarkozy toutes les catégories sociales, tous les segments de l’opinion ont cru voir leurs revendications satisfaites. Un « maintenant tout est possible » s’est mis en mouvement. Ce fut l’effet « portillon », la bousculade dans l’aspiration à voir tout et son contraire satisfait. Dans le même temps la gravité des déficits, les retards structurels, les exigences européennes ont pris à la gorge le gouvernement. L’impopularité actuelle de l’exécutif tient à la tension entre les deux situations.
L’impatience et l’urgence se sont percutées. Ceci au moment même où l’exécutif tentait un retour à un dispositif institutionnel qui rompait avec l’excitation impuissante de Nicolas Sarkozy: un président dans le temps long et apaisant, un gouvernement qui gouverne.
La bataille pour la présidence de l’UMP et la surenchère anti-socialiste, la dérive nationaliste et populiste, tout cela a hysterisé le moment contre François Hollande et Jean-Marc Ayrault. On ne passe rien. Tout est sujet à nourrir la critique. Ce qui donne à la situation un caractère artificiel. On ne perçoit pas ce qui est fait, on manifeste contre ce qui semble mal fait. Si la communauté socialiste ne se mobilise pas comme elle su le faire au congrès du PS rendant coup pour coup. Si elle ne travaille pas l’opinion sur ce qui fait son identité. Si elle n’offre pas la perspective d’une France nouvelle. Si elle ne fait pas la pédagogie de sa sortie de crise, de sa méthode… Il sera bientôt impossible de se rétablir, car l’apparence du désaveu aura pris définitivement le dessus pour une longue séquence.

 

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16 Oct

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Le temps de la contre offensive

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En l’espace de deux jours, le Premier ministre a repris l’offensive, recadrant Vincent Peillon, tranchant sur la taxation des œuvres d’art ou sur la redevance télé pour les résidences secondaires, etc… Sans oublier l’aéroport de Nantes. En plus, le Premier ministre monte au front à l’Assemblée Nationale renvoyant la droite à son bilan, ses outrances et son populisme nationaliste.

Il faut soutenir cette contre offensive car à travers le « Ayrault bashing » c’est l’échec de la gauche que l’on recherche. Affaiblir Jean-Marc Ayrault c’est affaiblir le Président François Hollande, mais aussi la bataille décisive du redressement de la France dans la justice.

C’est maintenant que se joue le destin de cette majorité qui veut sortir de la crise et construire une nouvelle France !

 

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