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05 Avr

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Audition de Messieurs Alain Juppé et Gérard Longuet par la Commission des Affaires étrangères

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Intervention de Jean-Christophe Cambadélis

Messieurs les ministres,

Laurent Gbagbo devait s’en aller, Lire la suite…

05 Avr

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Où va la France ?

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Nous sommes dans un tournant délirant. Le pouvoir conspué, tente de se rétablir en actionnant tous les leviers du populisme. L’islamophobie avec les déclarations à répétition de Claude Guéant, sorte de Jean-Pierre Stirbois à l’intérieur. L’homophobie où Mme Nora Bera s’en prend aux homosexuels suggérant qu’ils seraient inaptes aux dons d’organes. La guerre décidée seul, sans mandat, en Côte d’Ivoire où Laurent Gbagbo devrait se retirer et la France ne pas s’impliquer. Et puis, pèle-mêle les menaces de Mme Lagarde contre des parlementaires, des débats hallucinants et hallucinés sur l’Islam, des appels « à la terre qui ne ment pas », aux accents de tristes souvenirs. Mais où va t-on dans ce concours Lépine plus à l’extrême droite que moi tu meurs ? La France est un bateau ivre et l’UMP « marine » dans les eaux boueuses de l’extrême droite pendant que le pouvoir se fractionne en de multiples conflits: Copé/Fillon/Borloo/Sarkozy/Villepin.

Pendant ce temps là, le coût de la vie devient de plus en plus insupportable. Le chômage continue. Les déficits réduisent les marges de manœuvre de la France. Et pendant ce temps là, Marine Le Pen monte en proposant de « raccompagner » 4 millions d’immigrés aux frontières et de sortir de l’euro, sorte de ligne Maginot contre la mondialisation. Tout cela sous l’oeil consterné de l’opinion publique européenne qui assiste à la Faillite de Nicolas Sarkozy.

31 Mar

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Eviter le carnage à Abidjan

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La France doit faire vite ! Le régime croupion de Laurent Gbagbo se décompose et se prépare à la guerre ethnique. Le chef d’état major du président battu vient de faire défaut. Les troupes de Alassane Ouattara et de Guillaume Soro, après avoir pris Yamoussoukro descendent vers Abidjan, la prison de cette dernière se vide de ses prisonniers. La bataille d’Abidjan peut être redoutable en terme de vies civiles ivoiriennes mais aussi françaises. Laurent Gbagbo est à la croisée des chemins. Il doit quitter le pouvoir au plus vite et éviter un bain de sang.

La France doit prendre toutes les mesures pour que l’ONU protège les populations et trouver une issue pacifique. Il y a urgence !

01 Mar

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Côte d’Ivoire: appel à la raison

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La Côte d’Ivoire est au bord de l’implosion. Les affrontements se multiplient entre partisans du président élu et du président sortant et le nombre de morts croît chaque jour. Le PS renouvelle son appel au Président Gbagbo à renoncer au pouvoir et à permettre au gouvernement d’Union nationale, dont Alassane Ouattara a accepté le principe, de prendre ses fonctions. Une passation pacifique et rapide du pouvoir est l’unique solution permettant d’éviter la guerre civile qui menace.

Le PS s’inquiète de l’escalade de la violence et condamne avec la plus grande fermeté les menaces formulées à l’encontre de l’ONUCI.

17 Déc

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[Parti Socialiste] Côte d’Ivoire

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La Côte d’Ivoire a connu hier une journée meurtrière et entre dans une phase où le risque de violence est sans cesse croissant.

Les résultats de l’élection présidentielle proclamés par la commission indépendante et reconnus par le monde entier sont clairs : Alassane Ouattara a remporté ce scrutin.

Toutes les organisations régionales africaines ont accepté ce verdict.

Dans ce contexte, le PS appelle M. Gbagbo à annoncer son retrait sans délai. Le PS appelle également à ce que toutes les manifestations, légitimes, demandant le respect des résultats du scrutin, se déroulent dans le calme et dans un esprit pacifique, afin qu’à la confiscation du pouvoir ne s’ajoute pas un bain de sang inutile.

07 Déc

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Comprendre la Côte d’Ivoire

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1- La Côte d’Ivoire est entrée en grave crise politique et identitaire à la mort du père de l’indépendance Félix Houphouët-Boigny en décembre 1993. Sous couvert de clarification nationale, dès 1994 les autorités ont ouvert la boîte de Pandore de l’ivoirité. Le code électoral et la constitution sont modifiés à plusieurs reprises pendant le mandat du président Henri Konan Bédié (parti PDCI). Ces mesures interdisent Alassane Ouattara (parti RDR), dernier premier ministre de Félix Houphouët-Boigny, de vie électorale. Henri Konan-Bédié est à son tour écarté par le général Robert Guéi en 1999.

2- Les élections présidentielles de 2000 se déroulent dans un climat de grande confusion et d’affrontements. Alassane Ouattara empêché ne peut pas se présenter. Robert Guéi est déclaré battu par Laurent Gbagbo (parti FPI, membre de l’IS) au terme d’un processus marqué par la violence. Le nouveau président, après plusieurs mois de négociations, forme en août 2001 un gouvernement d’union nationale. Tous les partis sont représentés. Mais, en septembre 2002, le nord du pays, traditionnellement favorable à Alassane Ouattara, se soulève. Le Général Guéï est assassiné. Le pays est coupé en deux.

3- Depuis cette date, la France, les Nations Unies et l’Union africaine ont conjugué leurs efforts pour geler le conflit et créer les conditions d’un dialogue permettant l’organisation d’une consultation transparente, plurielle et sans exclus du scrutin, destinée à doter la Côté d’Ivoire d’un gouvernement démocratiquement élu, bénéficiant du soutien de la population. Les protagonistes réunis à Paris en janvier 2003, puis à Accra (Ghana) en mars acceptent de suspendre les hostilités. Des casques bleus sont déployés entre le nord et le sud du pays. Un gouvernement de réconciliation, comprenant nordistes et sudistes est constitué.

4- Mais la cohabitation des uns et des autres reste difficile. Les opposants sont remerciés puis réintégrés par le président Gbagbo. Des manifestations du RDR d’Alassane Ouattara à Abidjan en 2004 dégénèrent. En réponse aux pressions de la France et de l’ONU le président Gbagbo fait bombarder les troupes françaises. Ses partisans organisent des manifestations anti-françaises à Abidjan. L’Afrique du sud prend le relais de la France dans la médiation entre parties. Les processus de désarmement préalable à la préparation de l’organisation d’élections reprend. Les élections prévues en 2005, puis en 2006 sont finalement reportées. Mais la place réservée aux opposants du FPI de Laurent Gbagbo au sein du gouvernement, donc au PDCI de K. Bédié et au RDR d’Alassane Ouattara est élargie.

5- Le président du Burkina, Blaise Campaoré réunit les protagonistes à Ouagadougou. En mars 2007 un nouveau compromis est trouvé. Le chef de la rébellion Guillaume Soro devient Premier ministre en 2007. La zone tampon, garantie par les casques bleus et l’armée française entre le nord et le sud est supprimée. L’unité administrative est progressivement rétablie. Un désarmement est officiellement et spectaculairement engagé. Un processus concret de préparation à la votation se met en place. Les électeurs sont identifiés et dorés d’une carte. Une commission indépendante, la CEI, supervise et coordonne l’opération. En dépit de difficultés et de lenteurs marquées par une grave crise en février 2010, le dispositif permet d’annoncer la tenue d’élections présidentielles les 31 octobre et 28 novembre 2010.

6- J’adopte au Secrétariat International – pas d’évolution (dans l’absence de relation avec Laurent Gbagbo) sans élections.

Une consultation exemplaire en situation d’impasse

1- Trois responsables se portent candidats: Henri Konan Bédié, ancien président de la République, pour le PDCI; Alassane Ouattara pour le EHDP (rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix) c’est-à-dire le RDR et ses alliés et Laurent Gbagbo, le chef de l’Etat sortant pour le FPI (Front Populaire Ivoirien).

2- Je me rends en Côte d’Ivoire pour soutenir le processus électoral: « il faut tourner la page ». Je ne suis pas là pour donner des consignes de vote. Je rencontre différents acteurs politiques.

3- La campagne électorale se déroule sans incidents graves. Le premier tour mobilise plus de 85% des inscrits dans des conditions jugées plus que satisfaisantes par les observateurs. Le résultat, contrairement à ce que laissaient espérer les sondages, place Laurent Gbagbo en tête, mais de très peu. L. Gbagbo: 38, 3%; Alassane Ouattara: 32,08%; Konan Bédié: 28,24%.

En dehors de la capitale, le vote est très régionalisé. A. Ouattara est nettement en tête dans le nord, l’ancienne zone rebelle. H. Konan Bédié au centre-est et L. Gbagbo dans le sud et l’ouest du pays.

4- Bien que plus tendue, la campagne de deuxième tour se déroule de façon correcte. Un face à face télévisé très courtois oppose les deux candidats arrivés en tête, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. K. Bédié, pourtant inventeur du concept d’ivoirité qui a été à l’origine des difficultés du pays et de l’exclusion d’A. Ouattara du jeu politique, appelle ses partisans à rallier Alassane Ouattara.

Laurent Gbagbo dans un entretien accordé à « Jeune Afrique » (n° 2597) fait une déclaration annonciatrice de difficultés: « je ne serais pas battu. J’y suis, j’y reste. Mais je ne serais pas éternellement président et, un jour, je transmettrai le flambeau à quelqu’un de plus jeune que moi ».

5- 70% des électeurs ont voté le 28 novembre. Le scrutin, selon les observateurs, s’est bien déroulé. Mais la CEI est empêchée de présenter les résultats dans les délais prescrits par la loi (trois jours après la consultation). Son président ne peut annoncer la victoire d’Alassane Ouattara avec 54% des suffrages que le quatrième jour protégé par les casques bleus et le Premier ministre. Faisant valoir que les délais légaux n’ont pas été respectés la Cour Constitutionnelle se saisit du dossier. Elle invalide les résultats dans sept départements ayant donné l’avantage à Alassane Ouattara et proclame la victoire de Laurent Gbagbo avec 51% des suffrages. Les Nations Unies qui ont procédé à un décompte particulier, rejettent la manipulation et félicitent le vainqueur A. Ouattara. Le président Gbagbo ferme alors les frontières et suspend la diffusion des médias internationaux. La télévision officielle critique les médias français. Le Premier ministre Guillaume Soro, présente sa démission à Alassane Ouattara. Il est renommé par A. Ouattara évinçant les amis de Konan Bédié et toute « représentation du sud » au pouvoir. Le CEDEAO (la communauté des États d’Afrique de l’Ouest), l’Union européenne reconnaissent la validité de la victoire d’Alassane Ouattara. L’Union africaine demande le respect des résultats tels qu’annoncés par la CEI et envoie en médiateur l’ancien président d’Afrique du sud, Thabo Mbeki. Le 4 décembre les deux candidats se déclarent présidents et nomment le 5 décembre deux premiers ministres. A chaque instant on peut tomber dans la guerre civile. L’impasse est totale. Seul Laurent Gbagbo, en se retirant, peut éviter une nouvelle épreuve à son peuple.

02 Déc

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Elections en Côte d’Ivoire

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Communique du Bureau national

Le Parti socialiste exprime sa plus vive préoccupation sur l’évolution de la situation politique en Côte d’Ivoire. Le Parti socialiste appelle chacun à la responsabilité et au calme pour permettre au processus électoral d’aboutir dans la sérénité.

Le processus démocratique engagé en Côte d’Ivoire doit aller à son terme et le vote des Ivoiriens doit être respecté.