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02 Déc

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L’évolution de la banque centrale est inéluctable

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Le traité de Maastricht était incomplet et François Mitterrand le savait. Il pariait sur la dynamique de l’intégration de l’euro. Il était persuadé que l’abandon du Mark pour l’euro poserait tôt ou tard la question du gouvernement économique de l’Europe. Il savait que si la revendication française sur la BCE (refus de l’indépendance de la BCE) pouvait être un obstacle à l’acceptation allemande de l’euro. La mise en place de celui-ci conduisait mécaniquement au gouvernement économique et donc à l’évolution de la BCE vers une banque centrale à l’Américaine ou à l’Anglaise. La crise de l’euro met ce pronostic à l’ordre du jour. Déjà l’ébauche d’une politique économique est là avec l’Euro groupe. La crispation dogmatique de Mme Merkel sur une police de l’austérité est un combat d’arrière garde. Non seulement cette politique ruine l’Europe, mais elle pose le problème ainsi : soit Angela Merkel poursuit et c’est la récession et l’explosion de l’euro, soit la BCE monétarise la dette à l’instar de la banque centrale Américaine. Voilà pourquoi indépendamment du fait qu’un traité sur un « schenghen d’austérité budgétaire » ne répond pas à l’urgence, il accroît la crise, et il est peu acceptable que Nicolas Sarkozy engage la France à six mois d’une élection présidentielle. Négocier maintenant sans contrepartie sur la banque centrale sans plan de croissance, pour une austérité aveugle, est une faute majeur. Le débat sur la taxation des mouvements de capitaux, les euro bonds, la gouvernance économique, l’harmonisation sociale et fiscale est en débat partout, même en Allemagne, adopté par tous les partis sociaux démocrates européens. Aucun de ces thèmes ne fut évoqués par Nicolas Sarkozy à Toulon. Et celui sur l’évolution de la BCE est inéluctable. Sinon la BCE ne sera plus faute d’euro.