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13 Déc

Commentaires fermés sur La supervision bancaire, l’Europe…

La supervision bancaire, l’Europe…

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drapeaueurope

La supervision bancaire, l’Europe peut mieux faire. Le fait que 6000 banques européennes soient sous la supervision de la BCE est un pas vers l’intégration. Alors que le blocage sur le budget est un pas vers la désintégration. On rassure les marchés tout en régulant les banques. Mais on désespère les citoyens qui ne voient pas dans l’action européenne ce qui relève de la lutte pour la croissance ou la réciprocité commerciale. Surtout quand on apprend dans le même temps qu’il a fallu 40 ans pour obtenir un accord européen sur les brevets.
Mais cet accord est quand même déterminant car il coupe le lien entre les banques et les dettes souveraines. Il faudrait maintenant mettre la pression sur ces dernières pour qu’elles ouvrent le crédit et ne freinent plus sur la séparation entre activité de dépôt et de spéculation. En effet voilà les banques dotées de ceintures et bretelles. Ce mécanisme de supervision unique permet la recapitalisation directe des banques en difficultés par le fond de sauvetage de la zone euro. L’assainissement budgétaire et bancaire est bien avancé.
Les socialistes d’Europe demandent maintenant que la croissance soit à l’ordre du jour. Car pour l’instant ce volet, qui commande la vie de millions de gens et porté par la France, balbutie.

L’Europe doit et peut en ce domaine mieux faire. C’est urgentissime !

01 Nov

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Grèce: la Bourse ou le pays

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Et voilà que la décision de George Papandréou d’en appeler au peuple grec à propos des plans d’austérité fait chuter les valeurs bancaires. C’est dire si la Bourse a confiance dans l’adhesion des peuples aux mesures d’austérité qu’elle impose. Abordons les raisons de cette décision. De nombreuses fois j’ai mis en garde face à l’humiliation des grecs. La mise sous tutelle, la stigmatisation allemande, l’attente insupportable, les conditions d’austérité invraisemblables à un rythme insurmontable, le débordement des syndicats, la démagogie de la nouvelle démocratie, les fautes psychologiques du couple franco-allemand. Tout concourait a l’initiative référendaire de Papandréou. Le chef du gouvernement ne pouvait plus être le naïf de la farce, coincé entre un peuple qui n’en peut plus et un directoire franco-allemand qui ne sait plus.

G. Papandréou a voulu reprendre la main, son pays échappant à son contrôle, en bas avec les grèves à répétition, et en haut avec la mise sous tutelle de chaque ministère par le couple franco-allemand.

Un leader du PASOK me disait il y a peu:

« Prépares toi car c’est vos soldats qui feront respecter vos mesures ». C’est dire l’exaspération !! Rien ne dit la nature du référendum, ni la réponse du peuple grec. Mais le résultat est là. George Papandréou joue son va-tout et l’avenir de la zone euro à la roulette russe… Mais lui a t-on laissé le choix ? Le leader du PASOK a choisit son pays plutôt que la Bourse. Mais rien ne dit qu’il ira jusqu’au bout. Nous entrons donc dans une phase d’instabilité généralisée. Entre la montée des nationalismes, l’instabilité des marchés et le refus des indignés. Nous sommes entré dans la période des tournants brusques.