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08 Oct

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Chat sur lemonde.fr

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Dans un chat sur LeMonde.fr, Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS, juge que l’actuel ministre des affaires étrangères « a manqué de courage ou de clairvoyance, ce qui est dramatique au regard de ses engagements initiaux. »

Raymond : Comment jugez-vous le passage de Bernard Kouchner au Quai d’Orsay ?

Décevant, très décevant, au regard de ce que Bernard Kouchner avait prétendu faire du Quai d’Orsay : « le ministère de la mondialisation ».

Bernard Kouchner fut tout à la fois absent des grandes initiatives portant sur la mondialisation, discret sur les droits de l’homme, va-t-en guerre sur l’Iran et il assista sans rechigner à la réduction drastique du budget de son ministère.

Léon : Bernard Kouchner est-il un vrai ministre des affaires étrangères ?

Il aurait voulu l’être. Il n’était pas le moins outillé pour le faire. Mais l’hyper-présidence de Nicolas Sarkozy a tout centralisé à l’Elysée et l’a laissé totalement dépourvu dans son palais d’Orsay.

Zigotte : Le rôle de ministre des affaires étrangères s’est-il trouvé déprécié depuis 2007 ?

Nos institutions donnent peu de place à l’autonomie des ministres des affaires étrangères. Mais Nicolas Sarkozy en a fait un domaine personnel. Comme ce dernier voulait tout à la fois être président et premier ministre, il n’a pu s’occuper à plein temps des affaires étrangères mais, dans le même temps, n’a pas voulu que le ministre des affaires étrangères se substituat à lui. Il s’en est suivi une « speed » diplomatie, faite de coups, de deals, d’allers-retours, sans cohérence, que Bernard Kouchner a eu de la peine à suivre.

Guest : « Les défauts de l’esprit sont comme ceux du visage : ils grandissent en vieillissant ! » Cet aphorisme de La Bruyère ne résume-t-il pas le parcours de Bernard Kouchner au Quai d’Orsay ?

Qu’aurait-on dû voir sur ce visage ? De l’inquiétude, elle était justifiée au regard des problèmes du monde ; de la perplexité, vraisemblablement, au regard de la politique de Nicolas Sarkozy ; et enfin de la tristesse, de ne pas avoir pu marquer son ministère et d’avoir raté sa sortie.

Raoul : Puisqu’on parle de son départ, qui serait, à droite, selon vous, le plus à même pour le remplacer ?

Je crois, si l’on veut être dans la lignée de ce que j’ai évoqué tout à l’heure, qu’il ne faut ni un stratège, ni un visionnaire, ni un porteur de paroles, mais quelqu’un capable de donner de la cohérence et de la conviction à la parole de la France. C’est ce que souhaite Nicolas Sarkozy et, franchement, je n’en vois pas beaucoup, à part peut-être Monsieur Guéant.

Gabriel : Qu’attendiez-vous de Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères ?

Pas grand-chose, en fait. Car les divergences avec ce dernier étaient nées dans la guerre d’Irak où Bernard Kouchner avait soutenu l’intervention américaine. On aurait pu rêver d’une grande politique africaine mais, là aussi, nous avons été loin du « French doctor », encore que, ici ou là, Bernard Kouchner a pu intervenir sans que pour cela la politique française en fut bousculée.

Romain : A l’heure du bilan, il convient de faire la part des choses. Que retiendrez-vous comme la plus grande réussite de Bernard Kouchner ? Et son plus grand échec ?

J’ai envie de dire : « lui et lui ! » Lui parce qu’il a enfin été ministre de plein exercice dans un domaine régalien, lui parce qu’il a tant souhaité être l’un des patrons des Nations unies. Il avait là la possibilité d’en faire partie. Lui, enfin, parce que dans l’exercice du pouvoir, il s’est perdu, désarticulé, et, à ses yeux je crois, déconsidéré.

Jérôme : Pourquoi est-ce Jack Lang, et non Bernard Kouchner, qui a été en charge de l’ouverture diplomatique avec la Corée du Nord ?

C’est pour moi une énigme. Mais il fallait vraisemblablement un artiste pour tenter de dérider le régime nord-coréen.

René : Quelle rupture existe-t-il entre la politique de Kouchner-Sarkozy et celle menée auparavant ?

Excellente question ! Nicolas Sarkozy a d’emblée adopté les thèses des néoconservateurs américains d’où, d’ailleurs, la présence de Kouchner, de Glucksmann, voire de Lellouche. Il a estimé, comme ses amis outre-Atlantique, que la chute du Mur de Berlin marquait la victoire du monde occidental et qu’il ne s’agissait plus, comme l’avait fait De Gaulle, voire Mitterrand ou même Jacques Chirac, d’être indépendant des deux empires Etats-Unis et Union Soviétique, tout en étant solidaire du monde occidental, mais qu’il fallait être à l’avant-garde du monde occidental victorieux.

Nicolas Sarkozy a donc rompu avec la stratégie et avec la diplomatie de la France et endossé, dans un premier temps, toutes les erreurs de l’administration Bush, vis-à-vis de l’Afrique, de la Russie, de la Chine, voire de l’Amérique latine.

Guest : Que reste-t-il de la politique arabe de la France ?

Pas grand-chose, et en même temps, le Quai d’Orsay continue à développer cette stratégie. Pas grand-chose parce que Nicolas Sarkozy s’est d’emblée aligné sur le Likoud de Benyamin Netanyahou et, dans le même temps, le Quai d’Orsay a continué à multiplier les signes en direction du Maghreb et du Machrek, rendant au passage la politique française illisible.

Mélusine : Nicolas Sarkozy a plusieurs fois dénoncé la Françafrique. Y a-t-il un changement de politique envers le continent africain ?

Depuis le malheureux discours de Dakar, où Nicolas Sarkozy estima que l’homme africain n’était pas assez entré dans l’Histoire, il ne s’est pas concentré sur le sujet africain, laissant à Claude Guéant le soin de le représenter sur ce continent. La politique française, par l’intermédiaire à l’époque d’Alain Joyandet, n’a pas été sans élément critique. Il y a donc une absence du président mais une continuité de la relation entre l’Elysée et l’Afrique.

Kiki : Quelle politique envers les pays en développement, l’Afrique en particulier, le Parti socialiste souhaiterait-il mettre en place ?

Avec nos partenaires européens, une grande politique vers le Sud. Il ne s’agit plus de panser les plaies de la décolonisation, mais d’aider à l’intégration régionale, de soutenir le développement en agissant avec des partenaires, plutôt qu’en donnant la leçon aux pays d’Afrique.

Guest : Quelle a été la stratégie du Quai d’Orsay vis-à-vis de la construction européenne ?

Le Quai d’Orsay n’a pas tellement son mot à dire sur la construction européenne. D’abord parce que c’est un domaine surrégalien, l’axe franco-allemand, les sommets européens, et ensuite parce qu’il y a un ministère dévolu à la question européenne.

Si vous regardez bien, Bernard Kouchner n’a, pour ainsi dire, rien dit dans ce domaine, supplanté bien souvent par le premier ministre, le ministre de l’économie, le ministre chargé de l’Europe, voire plus malheureusement, le ministre de l’intérieur ou celui de l’immigration.

Caro : Existe-t-il un lien entre le tropisme atlantique de Bernard Kouchner et sa défense vigoureuse de l’intégration européenne ?

A priori, non. Chez Bernard Kouchner, le lien, c’est le monde occidental, chargé de faire prospérer l’Etat de droit, la démocratie et une certaine conception de la redistribution des richesses. Il est plutôt le baladin du monde occidental que le porteur d’une Europe intégrée.

Soyei : Dans quelle mesure rejoignez-vous les analyses de MM. Védrine, Juppé et Rufin selon lesquelles l’outil diplomatique français serait au bord de la rupture ?

Cela me paraît totalement juste. Le ministère des affaires étrangères est devenu la variable d’ajustement dans le budget de la nation. Nous avons énormément réduit notre voilure dans un moment où la mondialisation s’est approfondie. Kouchner aura présidé, sans pouvoir réagir, à l’effondrement de notre outil diplomatique.

Mik : Vous venez de sortir un livre sur la politique internationale de Nicolas Sarkozy, intitulé Dis-moi où sont les fleurs (L’Encyclopédie du socialsime, 112 p., 12 euros) ? D’abord, pourquoi ce titre ? Et ensuite, comment traitez-vous la question « Kouchner » dans ce livre ?

Merci de la publicité ! Dis-moi où sont les fleurs, ce sont les premiers mots d’une chanson de Marlène Dietrich à propos de la guerre du Vietnam, mais, plus prosaïquement, il s’agit d’une critique du caractère anxiogène et incohérent de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy. On sait toujours où sont les boucs émissaires, jamais où sont les fleurs.

Je parle très peu de Kouchner car il n’était pas le principal décideur.

Wei : Après Bernard Kouchner, Pierre Lellouche peut-il assurer sa succession au Quai d’Orsay ?

Il en rêve. Je crois qu’il n’a pas beaucoup de considération pour Bernard Kouchner. Il l’avait d’ailleurs vertement attaqué avant de devenir ministre. Mais Lellouche est un vrai atlantiste, l’un des premiers partisans du retour dans l’Otan. Un combattant de l’intervention américaine en Irak et en Afghanistan et, dans un moment où Nicolas Sarkozy veut se distinguer de Barack Obama, il sera suspect aux yeux de l’Elysée, ce qui est un grand handicap.

Gabriel : Que pensez-vous de la pantomime autour de sa lettre de démission ?

Ce ne sera pas le plus grand moment dans la biographie de Bernard Kouchner. En fin de compte, il aura raté un rendez-vous avec son histoire, car il aurait démissionné, au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy à Grenoble, stigmatisant une communauté, la criminalisant et marquant ainsi un tournant à droite, il se serait grandi, aurait pu plaider la cohérence et espérer rebondir. Là, il est tout à la fois déloyal à Nicolas Sarkozy et déloyal à son camp d’origine.

Kosovo : N’aurait-il pas été plus digne pour Bernard Kouchner de se retirer ?

A l’évidence, il avait une fenêtre pour le faire. Il a manqué de courage ou de clairvoyance, ce qui est dramatique au regard de ses engagements initiaux.

Hydro : Comment voyez-vous l’avenir politique de Bernard Kouchner ?

Son avenir est très sombre. Il en avait déjà peu au lendemain de l’intervention en Irak qu’il a soutenue, mais aujourd’hui, il n’en a plus du tout si ce n’est le coup pied de l’âne que semble inaugurer sa vraie-fausse lettre vis-à-vis de l’UMP ou l’acceptation d’un poste dans la République lui permettant une retraite dorée mais sans gloire, le jeune Kouchner n’imaginait pas terminer ainsi.

Nono : Qui, selon-vous, au PS, serait à même d’être le meilleur au Quai d’Orsay pour 2012 ?

Ils sont très nombreux. Je pense à Hubert Védrine, à Jean-Louis Bianco ou Pierre Moscovici, mais plus sûrement à Bertrand Delanoé, Ségolène Royal ou bien sûr Laurent Fabius. Je ne pense pas, malgré le travail que nous faisons ici à Solférino, pour reconstruire une politique socialiste à l’échelle internationale.

Pipo : Et vous-même ?

Je ne pense pas que l’on pense à moi.

Chat modéré par Olivier Biffaud

22 Juin

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Au Conseil de l’Internationale socialiste

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Le Conseil de l’Internationale socialiste s’est tenu aux Nations unies à New York. A la veille du sommet du G20 à Toronto, il y avait la question économique et financière à l’ordre du jour. De nombreuses interventions à la suite de celle de Papandreou ont salué la déclaration de Barack Obama demandant certes des gestions rigoureuses, mais surtout des initiatives de croissance. Ségolène Royal intervient en ce sens, proposant six pistes pour sortir de la crise et Poul Nyrup Rasmussen développe les solutions du PSE en particulier une taxation sur les échanges financiers.

Un second débat sur la crise au Moyen-Orient, captivant l’auditoire où le Parti travailliste israélien était représenté par Ehud Barak et le Fatah dont l’orateur a lu une déclaration de Nabil Shahat, le représentant palestinien dans les négociations indirectes. Je suis intervenu pour dire en substance que le problème n’était plus le but, la sécurité d’Israël et un Etat palestinien, mais les moyens d’y parvenir. Lire la suite…

30 Mai

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Il se passe quelque chose au Moyen Orient

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D’abord la détermination de Barack Obama de ne pas attendre le 2ème mandat pour aborder le conflit Israelo-Palestinien. La diplomatie Américaine aborde la question par tous les bouts. Retrait de l’Irak combiné aux élections. Redéploiement en Afghanistan impliquant le Pakistan contre Al Qaida. Pression sur l’Iran en intéressant la Russie et la Chine. Enfin lente mais réelle mise sous pression de Netanyahou tout en rétablissant un espace diplomatique à l’autorité palestinienne. Dans le même temps l’appel « Jcall » lancé par des intellectuels juifs qui stigmatisent la politique de Netanyahou, combiné à la tentative de débloquer le blocus naval à Gaza, pendant que la diplomatie impose un espace de négociation tri partite contre Israël et l’autorité palestinienne. Cette dernière adoptant un profil extrêmement bas. Débat sans condition si ce n’est la fin des constructions de colonisation. Lire la suite…

17 Déc

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Coup de froid à Copenhague

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Les chinois réticents à signer. Voilà qui tombe mal pour le sommet mais aussi pour Sarkozy qui avait fait comme d’habitude de Barack Obama l’empêcheur de signer en rond. Ce n’est pas fini mais c’est mal parti.

Avoir voulu faire de l’échec et du succès un engagement chiffré ne facilitait pas le travail. Il eut mieux valu construire une architecture style OMC mais pour le climat et ouvrir des négociations autour de plusieurs rounds, quitte à réaffirmer Kyoto. Voilà qui jette un regard cru sur le fameux concert des nations. Le développement inégal du monde malgré une prise de conscience planétaire sur le climat rend complexe l’accord multilatéral.

17 Nov

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Hervé Morin sur l’Afghanistan: Des propos irresponsables

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Les déclarations d’Hervé Morin publiées hier matin dans le Figaro affirmant qu’« il n’y a pas d’alternative à l’engagement en Afghanistan », et refusant une solution politique et un dialogue inter-afghan sont irresponsables. Les déclarations du Ministre de la Défense, le jour où 700 soldats français appuyés par des blindés et des hélicoptères de combat ont lancé une nouvelle offensive dans l’est du pays dans une localité de Kapisa contre quelques dizaines d’insurgés talibans, montre que la France, à l’opposé de la stratégie de Barack Obama, croit à une victoire militaire dans ce conflit. Alors qu’en huit ans, les troupes françaises n’ont pas réussi à sécuriser la petite province de Kapisa qui ne constitue que 1% du territoire afghan.

Il est temps de revenir à la réalité et de dire clairement, comme l’a fait ce dimanche la Secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, que notre objectif a été de combattre Al-Qaeda, un objectif largement atteint en Afghanistan selon les États-Unis et l’OTAN.

23 Sep

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A propos de l’abandon du bouclier antimissile par les Etats-Unis

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Voici le texte de mon intervention au Bureau national d’hier sur l’abandon par les États-Unis du bouclier antimissile.

Vers une redéfinition de la politique internationale et militaire américaine

L’abandon du bouclier antimissile s’inscrit dans la volonté de Barack Obama de rompre avec la politique étrangère des Etats-Unis et ses options stratégiques telle qu’elles ont été définies par les néo-conservateurs et appliquées par Georges Bush. Avec cet abandon, l’on voit également une réorganisation de la politique de défense américaine.

Après avoir fixer un calendrier de retrait en Irak, une nouvelle approche des relations entre les Etats-Unis et l’Iran et même ses hésitations à répondre favorablement à l’envoi des troupes supplémentaires en Afghanistan demandé l’état-major de l’armée et le commandant en chef des forces américaines, la décision sur le bouclier antimissile était attendue.

Une nouvelle donne dans les relations entre les Etats-Unis et la Russie

Georges Bush justifiait l’installation des intercepteurs à long porté en Pologne et un système de radar en République tchèque pour contrer l’Iran qui développait un programme balistique et nucléaire. En réalité, ce programme  était destiné à contrer la Russie. La crise géorgienne, les relations privilégiées avec l’Iran, un nouvel activisme au Moyen-Orient ont rappelé que sous les décombres de l’Union soviétique, la Russie demeurait une grande puissance avec son potentiel énergétique, sa puissance nucléaire et une zone d’influence qui la place aux confins de plusieurs ensembles géostratégiques d’importance. La Chine, l’Europe, l’Inde, le Caucase et l’Iran. Georges Bush voulait contenir la Russie.

Obama souhaite « inventer » de nouvelles relations entre son pays et la Russie, il doit, à la suite d’un Reagan qui, avec Gorbatchev, avait dû tenir compte d’une nouvelle donne à Moscou, théoriser un rapport nouveau.

C’est une des raisons essentielles de l’abandon de ce bouclier car pour inventer de nouvelles relations entre une « nouvelle génération » de dirigeants, Washington ne peut considérer d’entrée de jeu Moscou comme un ennemi. Il s’agit en effet, de réduire les justifications d’une agressivité ou d’une « paranoïa » russe. Il s’agit, comme l’a dit le Président américain, d’enrôler en quelques sortes la Russie dans la lutte contre les menaces présentes dans la région, ce qui inclut bien sûr l’Iran.

Le programme balistique et nucléaire iranien apparaissent, de son côté, moins avancé qu’on a prétendu. En fait, Bush s’était servi de l’Iran comme d’un prétexte alors que Téhéran n’a pas la capacité réelle de déployer des missiles à longue portée. En tout cas, pas dans les dix années qui viennent. Ce qui enlève du coup la justification « officielle » du bouclier antimissile. Lire la suite…

05 Juin

Commentaires fermés sur Barack Obama a osé

Barack Obama a osé

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Il avait déjà osé s’adresser directement au peuple iranien.

Il a osé maintenant faire un signe aux sunnites en allant de Ryad au Caire.

Il a osé parler de démocratie aux pays arabes.

Il a osé évoquer la fin de la colonisation en Cisjordanie.

Il a osé promettre de s’occuper personnellement du conflit israélo palestinien.

Barack Obama ose parler en partenaire et non comme le chargé de mission du monde occidental. Ce n’est plus un changement de climat mais un changement de cap.

01 Avr

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Just do it

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Le monde est interloqué, la planète secouée, les marchés financier affolés, et les chancelleries totalement sonnées : Nicolas Sarkozy, président des Français menace de claquer la porte du monde, il se propose de quitter le G20.

Nous pensions que cela se faisait mais, ne n’annonçait pas. Nous avions cru qu’une formidable activité diplomatique était engagée par Sarkozy. On pensait donc !

Il avait même eu Barack Obama au téléphone, il avait même lu les discours du président américain et il s’était même entretenu au téléphone avec Gordon Brown hier soir.

On était ébouriffé par tant d’entregent.

Mais voilà ! Patatras ! Le président de la République nous fait tout à trac, le coup de menton aux contenus flous.

Car personne ne sait ce que sont les revendications de la France, ni même où est le curseur. Ce qui ne facilite pas la lecture ou l’obtention d’un compromis.

Cela permet seulement au président de la République de crier victoire, s’il le désire, à peu de frais.

Alors, on ne va pas laisser Sarkozy seul face à l’adversité des anglo-saxons.

Si le G20 ne décide pas un vrai plan de relance mondial massif de la consommation,
si le G20 n’interdit pas l’utilisation des paradis financiers pour les banques et les industries,
si le G20 renonce à l’idée d’une gouvernance financière supra nationale,
si le G20 ne décide ne décide pas la création d’une agence de notation mondiale indépendante,
si le G20 n’encadre pas drastiquement les salaires des hauts revenus et les bonus des traders,
si le G20 ne prend pas de mesures en direction des pays les plus pauvres.

Bref, si le capitalisme n’est pas refondé, si ce n’est pas un Bretton Woods comme Nicolas Sarkozy le revendiquait il y a 5 mois. Alors, le président a raison, il claque la porte, rentre en France, abroge le paquet fiscal et applique ce programme… Just do it.

28 Jan

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Le blog-notes n°61 – Sarkozy, une force qui va mais qui ne sait pas ou elle va…

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bloc_note_copieV2.jpgLe Président de la République a fait de la réactivité une marque de fabrique. Stigmatisant souvent Chirac-roi fainéant, il s’est fait le chantre du « Président-présent ». « Toujours prêt » est son maître mot, mais est-il efficace ? Personne ne pose la question tant avec lui un clou chasse l’autre. Cette agitation tout azimut interdit la réflexion sur le long terme. Où va le Président de la République ? Le sait-il vraiment ? N’a t-il pas mis la France, avec son vrai faux plan de relance, bout au vent, affalant les voiles en attendant que la bourrasque passe. N’évite-t-il pas seulement que le bateau prenne l’eau ? Bouchant les trous à coup de milliards puisés dans une caisse que l’on disait vide.

Peut-on s’interroger sur l’ampleur du plan gouvernemental de relance, est-il suffisant ? Sur son contenu, aide t-on assez les Français à supporter la crise ? Correspond t-il au problème macro économique du pays ? Est-ce qu’il est financé ou coordonné avec nos partenaires ? Parbleu s’interroger mais c’est un crime de lèse majesté ! Et alors se mettre en grève ! Cela vaut en retour à une batterie de menaces anti grève. Insensiblement Nicolas Sarkozy ressemble à Louis de Funès dans « Oscar », irascible et exigeant qu’on regarde là ! là ! Dans ses yeux ! Lire la suite…