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09 Sep

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Au revoir François Bayrou et à bientôt !

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bayrouLe Président du Modem a l’art rare de cacher un esprit politicien derrière le paravent de la vertu de la hauteur de vue. Jamais avare de faire la leçon à la classe politique pour sa faiblesse, il nous administre ces jours-ci une des plus belles leçon de politique politicienne pour tenter de trouver un siège de député européen voire la mairie de Pau. Après avoir critiqué la tentative de Jean-Louis Borloo de rassembler les centres, pour l’ancien ministre de Jacques Chirac, Jean-Louis Borloo ramassait les centres pour Nicolas Sarkozy. Après avoir campé sur sa colline, inspiré à équidistance de la droite et de la gauche, François Bayrou a fait « ami ami » avec le leader de l’UDI. Comme cette alliance pour les élections européennes valait bien une messe, il a donné des gages en tonnant contre la volonté de François Hollande de rendre inopérant le dispositif d’armes chimiques du clan Bachar en Syrie. Puis par touches successives, il glisse vers l’opposition mais constructive rassurez-vous ! Bon François Bayrou a besoin d’un mandat après avoir tout perdu en faisant exploser sa famille politique. Mais il reviendra car pour François Bayrou le centre c’est lui ! Et donc pas question de l’abandonner à Jean-Louis Borloo. Les élections européennes passées il fera à nouveau mouvement vers François Hollande – on ne sait jamais – Mais toujours au nom des grands principes. Au-delà de cette pantalonnade électoraliste, un front est en construction qui ne dit pas son nom. Alain Juppé / François Fillon / Jean-Louis Borloo / François Bayrou ne veulent pas du retour de Nicolas Sarkozy. La faiblesse de ce front c’est que chacun de ses acteurs pense que le recours c’est lui. Et une fois élu François Bayrou le fera sentir !

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16 Avr

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L’aveuglement politicien de M. Bayrou

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Le patron du modem est obnubilé par l’idée de casser le PS. Comme il le fut pour l’UMP. Il mène vis-à-vis des socialistes la sempiternelle mauvaise querelle. Comme beaucoup de spécialistes du commentaire à courte vue, il utilise l’austérité comme le moyen de démarcation. Ils dressent une ligne rouge entre leurs partisans de l’austérité au PS et ceux qui seraient dans la dépense. Et d’abord qu’en savent-ils, eux qui n’assistent à aucun débat du Parti socialiste ? Et évidemment ils suggèrent que le PS et sa gauche ne voudraient pas réduire les déficits publics. Alors ils font rampart de leur corps à Madame Merkel. Par contre, elle a bien compris. Elle a indiqué hier que l’Allemagne n’avait pas la force d’une relance continentale. Car le sujet ce n’est pas d’aller sous les 3% de déficits mais bien la relance. Il ne s’agit pas de nier la réduction des déficits mais des moyens de les juguler. Soit nous aggravons la rigueur en basculant dans l’austérité, la récession, et là étant donné la crise que traverse le pays ce sera pour le coup la crise de régime… Soit nous cherchons la relance et la croissance. C’est là que le débat porte avec la droite européenne en général et la droite allemande en particulier.

Ce débat, cette confrontation, je la demande depuis plus de deux ans. J’estime que la voie de François Bayrou: accentuer l’austérité est une faute économique et n’a aucune base sociale ni même électorale. Il n’y a pas de majorité dans le pays pour la porter. Et c’est la qu’il faut comprendre la politique gouvernementale. Il s’agit de conduire une politique réaliste de gauche, supportable par le pays. Mario Monti en Italie à démontrer par l’absurde l’inanimé de la ligne Bayrou . Elle ne règle rien économiquement et conduit à un désastre électoralement. Elle a pulvérisé le PASOK de Georgios Papandréou qui est passé de 27% à 7%. Elle a conduit 1 million et demi de salariés dans la rue au Portugal et aux émeutes en Bulgarie. Le vrai courage c’est d’assainir nos finances, se réformer, ce qui nécessite des décisions courageuses sans déraper ni socialement ni sur les marchés. Mais cet équilibre dans le redressement ne peut être durable ou efficace sans relance européenne. Peer steinbrück le candidat du SPD contre Angela Merkel vient de tourner en ce sens. C’est ce cours allemand qu’il faut soutenir et non l’admiration béate pour une droite allemande assise sur la rente. Une fois de plus François Bayrou est décevant par sa courte vue et son aveuglement politicien.

 

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14 Mai

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Ni se pâmer devant Jean-Luc Mélenchon, ni se pavaner devant François Bayrou, mais battre l’UMP !

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Il faut donner les moyens dans chaque circonscription de réussir le changement avec François Hollande. Jean-Luc Mélenchon a fait une belle campagne présidentielle. Il a su catalyser la radicalité face à la mondialisation libérale. Il ne cache pas qu’il ne souscrit pas au programme de François Hollande. Il a décidé seul une candidature face à Marine Le Pen. Là où un élu socialiste de terrain, implanté, entreprenait la rénovation de la gauche. Là où tous les sondages donnent cet élu gagnant. Il n’y a aucune raison de blâmer Jean-Luc Mélenchon dans son combat. Mais aucune raison de se pâmer non plus. C’est une primaire à gauche. Et les socialistes eux veulent la réussite de François Hollande donc ils soutiennent ceux qui se battent pour.

François Bayrou a été courageux. Il a marqué une rupture avec le centre à droite. Mais il ajoute qu’il ne soutient pas le programme présidentiel, mieux, qu’il se place en recours lorsqu’il aura échoué. Cela ne milite pas vraiment pour l’encenser. Voilà pourquoi il faut obtenir une vraie majorité pour réussir et ne pas la contrarier. Je rappelle qu’il faut déjà battre l’UMP. Alors avant d’ouvrir, il faut conquérir la majorité à l’Assemblée Nationale.

04 Mai

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François Bayrou avait déjà brûlé ses…

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François Bayrou avait déjà brûlé ses vaisseaux en publiant en 2009 « Abus de pouvoir ».

Le leader du Modem avait fermé la porte au vote Sarkozy. Et ce dernier, en se ruant sur les électeurs de Marine Lepen, compliqua la tâche du béarnais.

Nicolas Sarkozy lors du débat avec François Hollande, le démontra: il ne s’est occupé que du vote frontiste espérant monter à 70% dans les reports. Le vote Bayrou, pour le candidat sortant, étant résiduel voire acquis.

François Bayrou n’avait pas d’autre choix que s’abstenir ou voter pour François Hollande. Une grande partie de son parti filant vers François Hollande, il choisit donc une formule alambiquée : Le Modem ne donne pas de consignes mais lui, vote François Hollande.

Évidemment, on ne retiendra que son soutien au candidat de gauche. Un coup décisif au moment ou Nicolas Sarkozy opérait une timide remontée.

François Bayrou ne pouvait pas ou plus être neutre. Il ne lui restait que la cohérence avec ses convictions centristes et républicaines. Il les a choisies. Tant mieux !

Le voilà dans la futur majorité présidentielle si François Hollande est élu. Sa déclaration pour l’union nationale a pour but de prendre date: ne pas être dans le camp du battu qui, en plus, a ouvert la porte républicaine à Marine Le Pen. Ceci pour être un éventuel recourt pour les uns ou pour les autres.

Un choix pour tenter de rester au centre en quelque sorte.

20 Mar

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François Hollande a eu la bonne attitude – François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon pointent le futur débat

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Si François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon ont eu tort de briser l’émotion nationale, contrairement à François Hollande, ils pointent un climat, des phrases qui, sans liens avérés avec les faits ignobles, soulignent l’insupportable. Il ne s’agit pas de dire que des propos ont conduit aux crimes. Mais de souligner qu’il y a un avant et un après les tueries de Montauban et Toulouse. Les mots prononcés depuis plus de deux ans soufflant sur les braises de l’hétérophobie ne peuvent plus l’être. François Hollande lui, n’aura pas à changer de discours. D’autres devront tenir leur langue. C’est l’une des conséquences de ce moment inacceptable.

07 Déc

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François Bayrou n’est pas central mais flanc garde

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L’ancien ministre de l’éducation nationale se représente pour la 3ème fois à l’élection présidentielle. Mais le contexte est très différent de 2007. La crise économique écrase tout. Et la réprobation sur les affaires ou la domination de la droite sur les médias occupent moins le devant de la scène.

Comme François Bayrou avait fait de la règle d’or la pierre angulaire de sa campagne, et que cette dernière est aujourd’hui le cheval de bataille de Nicolas Sarkozy.

Comme Sarkozy, pour des raisons de déplacement de la controverse de lui à un traité, se drape dans l’Europe, et que François Bayrou ne peut contester cette posture.

Comme les institutions ne permettent pas au centre de réorganiser la vie politique, et que si François Bayrou est au centre, les centristes sont à l’UMP ! François Bayrou n’a pas les moyens de son ambition providentielle. Il n’est pas ou plus central. Le fait qu’il s’oppose à l’homme Sarkozy et au programme le PS le décentre. Il conteste un style et combat une ligne. Il revient à droite sur le fond et abandonne son anti-système voire son antisarkozysne féroce. Il a même indiqué que Nicolas Sarkozy avait évolué.

Si nous mettons cela bout à bout, François Bayrou n’a pas d’autre choix que de se rabattre sur Sarkozy. François Hollande vu les positions de François Bayrou sur les retraites, la TVA sociale, la règle d’or, etc…. ne peut en faire son 1er ministre… Le « Une majorité plus large » de Bayrou indique qu’il s’agit d’élargir la majorité pas de la rebâtir. Il a donc dans cette présidentielle un rôle de flanc garde de Nicolas Sarkozy.