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09 Nov

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Message d’amitié au peuple allemand

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logops160
À l’occasion des festivités commémorant la chute du mur de Berlin, les socialistes adressent un message d’amitié au peuple allemand qui retrouva alors son unité tandis que l’Europe elle-même se retrouvait. Nous rendons hommage aux milliers d’anonymes morts ou torturés pour avoir tenté de franchir ce rideau de fer.

Nous pensons à Willy Brandt qui comme maire de Berlin puis comme chancelier sut tendre la main à l’est. Aujourd’hui l’Allemagne est unie, l’Europe aussi mais l’histoire nous a appris que la paix et la démocratie sont toujours à la merci de vents mauvais. Il faut abattre d’autres murs, ceux du nationalisme et ceux de l’exclusion.

29 Nov

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Cambadélis: « est-on obligé de se faire hara-kiri » face à Merkel ?

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Vous trouverez ci-dessous une interview que j’ai donné ce jour à Renaud Pila pour TF1 News.

INTERVIEW – Le député PS de Paris chargé des relations internationales plaide pour la fermeté face à l’Allemagne, jugeant que « Nicolas Sarkozy s’est piégé lui-même ». Quant aux attaques contre François Hollande, il met en garde la gauche : « vous jouez le mauvais remake de 2002 ».

TF1 News – François Hollande va tenir un discours au congrès du SPD à Berlin la semaine prochaine. Que peut-il dire ?

Ce n’est pas à moi de parler à la place de notre candidat François Hollande. Mais je constate que beaucoup de chemin a été fait depuis des mois entre le PS et le SPD. Je n’ai pas une grande habitude des congrès des partis politiques (sourires…) mais lorsque l’on donne la parole à François Hollande juste avant Sigmar Gabriel (chef du parti) pour la 1ere fois dans l’histoire du SDP, c’est que pour le moins on estime intéressante la parole d’un socialiste français dans un congrès du SPD. C’est plus qu’un signe. Il y a au SPD des gens qui ne trouvent pas irréalistes ce que nous proposons.

TF1 News – France et Allemagne travaillent à une nouvelle gouvernance pour sauver l’euro. Vous critiquez la stratégie Sarkozy. Mais que proposez-vous comme alternative ?

Permettez-moi de revenir sur ma critique. Il ne me semble pas possible de négocier un traité portant atteinte à notre souveraineté budgétaire sans contrepartie des Allemands sur une modification des statuts de la BCE, à six mois d’une présidentielle. C’est à la fois négocier en situation de faiblesse et c’est faire de Madame Merkel le juge de paix du débat national français. Il faut développer une orientation que Nicolas Sarkozy avait lui-même esquissée avant de renoncer. A savoir une politique qui soit complémentaire et pas fédérale sur le terrain budgétaire. A un moment donné, des pays pourraient faire des déficits pendant que d’autres pourraient faire des excédents.

Pour cela, il faut un gouvernement économique de l’Europe et pas un ministre de l’Economie d’un « Schengen budgétaire » de 4 ou 5 pays. Ensuite, il faut une BCE qui soit capable de racheter les dettes souveraines. Enfin, il faut travailler à des euros bonds, mais cela prendra plus de temps. Et tout ceci doit s’articuler autour d’une stratégie de croissance pour la zone euro et l’Europe.

Or de cela, on n’a rien. On a seulement Nicolas Sarkozy qui fait mine d’organiser ce qui lui est imposé par Madame Merkel, c’est-à-dire l’austérité continentale.

TF1 News – Mais il y a aujourd’hui une grande urgence à trouver une solution…

C’est Nicolas Sarkozy qui s’est mis dans ce piège, c’est lui qui a construit ce calendrier, c’est lui qui se faite le porte-voix de Madame Meckel dans ce domaine. Cela fait dix-huit mois qu’on est dans une stratégie de dérapage incontrôlé et que le directoire Sarkozy-Merkel a pris le pouvoir en Europe et développé une politique d’austérité qui rend la crise aujourd’hui ingérable. Et il faudrait maintenant que nous acceptions la comptine : « c’est la faute à pas de chance et alignez vous » ?

Est-on obligé de se faire hara-kiri parce que Merkel est dans le dogmatisme ? Si vous allez à la négociation avec un couteau sans lame en vous disant à la fin, c’est Merkel qui gagne, c’est la catastrophe annoncée… Il est incompréhensible que la France n’ait pas dans le même temps soutenu le dialogue avec l’Allemagne et appelé, discuté, rencontré les autres pays d’Europe qui n’acceptent pas la politique telle qu’est menée.

TF1 News – L’ancien ministre Hubert Védrine a jugé « troublante » l’attitude de Berlin face à la crise de l’euro, partagez-vous son sentiment ?

Hubert Védrine est un vrai diplomate. Je dirai que comme Monsieur Kohl, je ne comprends pas où va l’Allemagne et je ne sais pas où elle va. Je ne comprends pas ce que veut Merkel. Mais les Allemands soient tous pour cette politique. Il y a des grandes voix qui s’élèvent pour dire : « nous courons à la catastrophe ». Angela Merkel perd des élections régionales, le monde salarial ne supporte plus la politique de déflation salariale et les marchés commencent à attaquer l’Allemagne.

TF1 News – Mais Angela Merkel est au pouvoir au moins jusqu’en 2013… Comment la gauche peut-elle rétablir la confiance entre la France et l’Allemagne si elle arrivait au pouvoir ?

Angela Merkel se méfie de Nicolas Sarkozy car la première phase de son quinquennat fut « sans l’Allemagne » : l’Union Européenne pour la Méditerranée, les banques sauvées par la France et la Grande-Bretagne ou encore la politique vis-à-vis de la Géorgie… Donc pour surmonter cette méfiance, Nicolas Sarkozy a mis depuis plusieurs mois Angela Merkel à toutes les sauces sur le mode : « sauvez-moi »

Il faut rétablir la confiance en disant clairement ce que l’on veut, pour que l’Allemagne dise ce qu’elle veut. Et que nous arrivions à un véritable compromis. D’autre part, il faut respecter la parole donnée. Les Allemands sont sourcilleux sur car ils ont l’impression que les Français ne respectent pas leur parole. Donc il faut être très clair sur ses engagements. Montrer du sérieux sur les moyens et de la fermeté pour le but

TF1 News – Passons à la politique intérieure… L’accord Verts-PS ne plombe-t-il pas la campagne de François Hollande ?

Non. Dans une période de crise, par rapport à un président sortant, il faut montrer qu’il y a une majorité alternative possible. Sinon, les Français hésiteront à faire le pas. Au-delà des aléas qui sont pour moi secondaires, cet accord montre que les socialistes et les Verts pourront gouverner ensemble. Ils ont des désaccords, ils en auront, la belle affaire ! Ce n’est pas la première fois, ça nous est arrivés pendant la gauche plurielle. Ca nous a pas empêché d’avoir un gouvernement avec Jospin plus qu’honorable.

Maintenant sous la Ve République, le président va au-delà de son propre camp. Donc il ne peut pas être prisonnier d’un accord politique. Evidemment, cette question ne se pose pas à l’UMP puisqu’ils n’ont pas de programme ni à Bayrou puisqu’il s’accorde avec personne.

TF1 News – Mais François Hollande se fait pilonner à cause de cet accord…

La droite nous aurait pilonnés de toutes façons. Pour éviter que l’on parle de leur bilan, ils sont prêts à tout.

TF1 News – Et comment réagissez-vous aux attaques de Jean-Vincent Placé et de Jean-Luc Mélenchon contre François Hollande ?

Jean-Vincent Placé ne peut pas être plus sévère avec François Hollande qui exerce sa présidentialité qu’avec Eva Joly qui cherche à l’exercer. Mais je voudrais dire aux Verts et au Partie de Gauche : vous jouez le mauvais remake de 2002. Arrêtons la cour de récréation et hissons-nous à la hauteur des défis de l’Histoire. Je suis confiant, nous allons le faire ensemble !

TF1 News – François Hollande n’est-il pas un peu seul face aux attaques de la droite ? Que dites-vous aux socialistes ?

C’est le propre des vieilles troupes. Elles ne tremblent pas sous la mitraille et se mettent à marcher quand le général l’a décidé (rires).

TF1 News – Mais les élus sont peu mobilisés…

On est en ce moment dans une phase un peu particulière de désignation des candidats aux législatives, c’est un grand classique au PS. Mais ca n’empêche pas de monter au front, comme je le fais.

TF1 News – La bataille de 2012 va être dure, selon vous ?

J’ai toujours pensé que le combat serait difficile. Car le rejet est grand dans le pays mais le trouble aussi. Et les Français sont perplexes à la possibilité de faire autrement. Il faut être clair, il existe un autrre chemin que l’impasse Sarkozy. Ne nous trompons pas, au delà des mots sur le chômage, la crise ou la sécurité, Nicolas Sarkozy est dépassé : la gauche va s’imposer pour redresser le pays.

Par Renaud Pila le 29 novembre 2011

21 Jan

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Penser le renouveau de l’Europe !

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Je serais ce soir et samedi à l’invitation du club de Michel Destot « Inventer à gauche » à Strasbourg. Il s’agit de réfléchir avec Catherine Trautmann, Michel Rocard, Jacques Delors, Hubert Védrine et Axel Schäfer, député, Vice-président du grope parlementaire du SPD au renouveau européen. En effet la présidence tournante hongroise concentre symboliquement les tourments de l’Europe. Un eurosceptisime teinté d’un nationalisme autoritaire pour une politique économique ultra-libérale. Voilà les ingrédients de la dissolution dû à ceux qui préconisaient un seul grand marché et qui aujourd’hui doutent même de cette Europe résiduelle. C’est l’inverse, la France par exemple comme les autres pays d’Europe ne peuvent retrouver leur souveraineté budgétaire, minée tant par les déficits et la spéculation sur la dette souveraine que par une coopération européenne. Il y a beaucoup à faire et d’abord à refonder l’axe franco-allemand. C’est ce à quoi nous travaillons avec le SPD depuis plus d’un an. J’étais, il y a encore peu, à Berlin. Nous avançons comme avance le débat au sein du PSE même si le groupe à Strasbourg freine ou ne marche pas du même pas. L’axe franco-allemand est une condition nécessaire mais pas suffisante. Ce colloque est un pas important dans le réarmement idéologico-politique du socialisme européen.

13 Déc

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A la rencontre du SPD à Berlin

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Jean-Christophe Cambadélis a conduit une délégation à Berlin avec entre autres Jean-Louis Bianco, député des Alpes de Haute Provence, Christian Paul, député de la Nièvre, secrétaire national du Parti socialiste, Henri Weber, député Européen, à Berlin où ils rencontraient la direction du SPD. Le débat a porté sur la crise et pour un autre axe franco-allemand, la taxation financière, le gouvernement économique européen. A cette occasion Jean-Christophe Cambadélis a déploré « le déséquilibre de l’axe actuel franco-allemand. Nicolas Sarkozy semble impuissant à contredire la merkelisation de l’Europe. Il est temps de reconstruire un vrai couple franco-allemand, avec un vrai projet pour tous les peuples d’Europe ». Les deux partis qui avaient adopté une déclaration commune en juillet dernier, ont prévu de se rencontrer à nouveau au printemps 2011 sur des projets communs concrets.

10 Nov

Commentaires fermés sur Sarkozy ou la descente aux enfers

Sarkozy ou la descente aux enfers

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Le bilan est à mi-mandat globalement négatif. Il n’y a pas de raisons que ceci s’améliore. Les déficits se creusent, le chômage monte, le scepticisme est partout dans la société, dans la majorité. Nicolas Sarkozy n’a plus de projet pour la France puisque l’idée de rompre avec notre modèle, de s’adapter au libéralisme est devenu, même à droite, obsolète avec la crise. Le leitmotiv : » ni pause, ni arrêt des réformes  » est un couteau sans lame puisque l’on ne sait plus pourquoi, pour où ? La majorité n’a plus de boussole encore moins de cap. Même Sarkozy semble désarticulé, anémié. C’était particulièrement visible à Berlin où son discours fut le plus plat de tous les chefs d’état présents. Sarkozy voit la baisse vertigineuse des sondages et la montée des problèmes et des polémiques, chaque jour c’est la descente aux enfers.

09 Nov

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9 novembre 1989: le jour qui ébranla le monde

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Personne ne regrettera que les événements de 1989 à 1991 aient abouti à l’effondrement du Bloc soviétique. Pourtant, derrière l’hymne à la liberté entonné à l’unisson par les conservateurs européens à l’occasion de ce vingtième anniversaire, il y a une double ambiguïté. Le monde occidental a vu sa domination sans partage. Ce fut la base de la politique de Nicolas Sarkozy et les raisons de son alignement sur les USA. Et la victoire totale du libéralisme économique fut contrariée par une crise sans précédent depuis 1929.

Si la chute du Mur a consacré l’échec de l’économie planifiée, la crise a fortement prouvé l’échec de la toute puissance du capitalisme. Qu’on ne s’y trompe pas, il y aura une réécriture de l’Histoire, une ré-interprétation des faits et une récupération de l’événement.

La chute du mur fut une formidable victoire de la démocratie et l’aboutissement d’un combat des socialistes car, n’en déplaise aux partisans de la confusion, le socialisme, le vrai, s’est toujours conjugué avec la liberté et la démocratie. La social-démocratie, dès les origines, n’a jamais ignoré la véritable nature du système soviétique. Il suffit de lire les textes du théoricien allemand Karl Kautsky, ceux de Rosa Luxemburg, et le discours de Léon Blum au congrès de Tours. À gauche, « on a toujours su ». C’est la raison pour laquelle, les sociaux-démocrates n’ont cessé de tendre la main tout en gardant les yeux ouverts car ils croyaient dans la prophétie de Léon Blum. D’ailleurs, dans les racines lointaines du grand bouleversement de 1989, on trouve le choix de l’Ostpolitik du chancelier social-démocrate Willy Brandt. Les révoltes populaires de 1953, de 1956, de 1968, de 1971 ou de 1980 en RDA, dans les chantiers navals de Gdansk, de Szceczin, dans les rues de Budapest ou de Prague ont démontré que même derrière le rideau de fer, la résistance existait, obstinément malgré la répression. Lire la suite…

06 Nov

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20 après, bilan globalement positif

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PRPS.jpgLe Parti socialiste salue le vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin, mur qui a symbolisé la division de l’Europe et l’oppression des peuples au nom d’une idéologie qui n’avait de socialiste que le nom. Le socialisme a toujours été indissociable de la liberté et de la démocratie.

Le Parti socialiste rend hommage aux hommes et aux femmes, illustres et anonymes qui ont combattu pour mettre fin au totalitarisme soviétique, parfois au prix de leur vie.

L’Europe a su se reconstruire pacifiquement depuis. Mais il faut souder cette réunification par la solidarité et la justice sociale. C’est la nouvelle frontière européenne.

Si l’Europe a su montrer la voie, ailleurs dans le monde, d’autres murs doivent tomber.