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04 Fév

Commentaires fermés sur Le Blog-notes N°62

Le Blog-notes N°62

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bloc_note_copieV2.jpgTake the money and run

Tel est le slogan actuel des banques et des entreprises soutenues par l’État Français. Comment est-il acceptable que Renault reçoive d’un côté le soutien de l’État et lâche de l’autre 1200 emplois de maintenance sur son site de Guyancourt ? Comment est-il possible que l’État déverse à gros bouillons, son soutien financier pour les banques et que celle-ci serre le crédit pour les particuliers.

Le débat Français, mais pas seulement, va déboucher sur l’efficacité des plans de relance ou plutôt leur effectivité. Il y a une distortion insupportable entre les annonces à coup de milliards comme s’il en pleuvait. Et au bout de la chaîne… le chômage qui s’installe inexorablement à la hausse.
Les socialistes Français ont présenté leur plan.

Les syndicats ont manifesté leur ressentiment dans la rue. Pour l’instant il s’agit d’une pression sociale et politique pour un changement de cap.
Nicolas Sarkozy croit pouvoir gagner du temps avec de vraies fausses mesures de relance. Il prend le risque, en refusant « un retournement » économique, d’une explosion sociale comme le disait Mme Lagarde à Davos.

Nicolas Sarkozy est au pied du mur. Soit il annonce un nouveau cap et fait baisser la pression, soit il s’entête et prend le risque d’un dérapage social. Lire la suite…

28 Jan

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Le blog-notes n°61 – Sarkozy, une force qui va mais qui ne sait pas ou elle va…

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bloc_note_copieV2.jpgLe Président de la République a fait de la réactivité une marque de fabrique. Stigmatisant souvent Chirac-roi fainéant, il s’est fait le chantre du « Président-présent ». « Toujours prêt » est son maître mot, mais est-il efficace ? Personne ne pose la question tant avec lui un clou chasse l’autre. Cette agitation tout azimut interdit la réflexion sur le long terme. Où va le Président de la République ? Le sait-il vraiment ? N’a t-il pas mis la France, avec son vrai faux plan de relance, bout au vent, affalant les voiles en attendant que la bourrasque passe. N’évite-t-il pas seulement que le bateau prenne l’eau ? Bouchant les trous à coup de milliards puisés dans une caisse que l’on disait vide.

Peut-on s’interroger sur l’ampleur du plan gouvernemental de relance, est-il suffisant ? Sur son contenu, aide t-on assez les Français à supporter la crise ? Correspond t-il au problème macro économique du pays ? Est-ce qu’il est financé ou coordonné avec nos partenaires ? Parbleu s’interroger mais c’est un crime de lèse majesté ! Et alors se mettre en grève ! Cela vaut en retour à une batterie de menaces anti grève. Insensiblement Nicolas Sarkozy ressemble à Louis de Funès dans « Oscar », irascible et exigeant qu’on regarde là ! là ! Dans ses yeux ! Lire la suite…

20 Jan

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Le blog-notes N°60 – Barack Obama, un rêve pour deux

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obama.1201801546.jpgBarack Obama, un rêve pour deux

Le 20 janvier 2009, l’investiture de Barack Obama comme 44e président des États-Unis d’Amérique inaugurera une nouvelle période déjà grosse d’espoir et d’attentes. On a placé cette présidence sous les auspices des trois plus importantes qu’ont connu les États-Unis. Celle d’Abraham Lincoln, de Franklin Delano Roosevelt ou celle de John Fitzgerald Kennedy. On laissera à l’Histoire le temps de s’écrire, mais la politique fixe déjà ses priorités, ses rendez-vous.

Si on peut s’amuser de voir combien la droite française, Sarkozy en tête, après avoir été bushiste impénitent devient « démocrate » par enchantement.

Barack Obama semble adopter une diplomatie de l’ouverture et renouer avec une approche multilatérale. Il propose une stratégie d’ensemble pour la Russie et préconise un partenariat stratégique qui rompt avec la théorie du refoulement Russe sur son pré-carré préconisée par l’administration précédente. Il fait de l’objectif du millénaire pour le développement une de ses priorités et prévoit de doubler l’aide américaine. Il prend à son compte la lutte contre le changement climatique et se déclare favorable à un dialogue avec l’Europe en qui il voit un « partenaire pour traiter les affaires globales ». La sortie de la guerre d’Irak où le pays s’est ensablé depuis sept ans devenue une priorité, l’issue de l’engagement en Afghanistan, l’évolution des rapports avec l’Iran ou la manière de faire avancer les choses au Proche-Orient le sont pour lui tout autant. Il veut poursuivre la lutte contre le terrorisme en renonçant à la torture, voilà des combats politiques aussi nobles que durs. Lire la suite…

15 Jan

Commentaires fermés sur Blog-notes N°59 – A propos de…

Blog-notes N°59 – A propos de…

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bloc_note_copieV2.jpgA propos de la rentrée de Sarkozy

Sarkozy accumule les entorses aux libertés, multiplie les leurres et n’arrive pas à juguler le chômage et la crise ou faire progresser le pouvoir d’achat. Quant en haut on ne sait plus ce qu’il faut faire et qu’en bas on ne supporte plus ce qui est fait, cela augure de conjoncture explosive.

A propos de la crise du gaz entre la Russie, L’Ukraine et l’Union Européenne

Cette crise démontre que les oligarches russes ont urgemment besoin de faire rentrer des fonds. Que la Russie a trouvé le moyen de faire chanter l’Ukraine. Vous êtes indépendant, vous payez le prix réél du gaz. Vous ne l’êtes pas, vous avez droit à un prix préférenciel. Enfin que la guerre du gaz a commencé entre la Russie et le projet Nabuco soutenu par les américains qui contournerait le territoire russe.

A propos de la rentrée de Martine Aubry

Formidable journalistes ! Ils critiquaient sans relâche la cacophonie et récusaient la relève au prétexte qu’il fallait un patron. Il y en a un et ils s’offusquent de l’autorité.

Le Parti Socialiste est sur tous les fronts. Il s’oppose sans relâche au parlement. Martine Aubry se démène quant à elle pour redonner du souffle, de la confiance en lui au Parti Socialiste. Evidemment entre l’ancien mode de travail et le nouveau cela frotte parfois. Lire la suite…

29 Sep

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Le Blog-notes n°52

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bloc_note_copieV2.jpgLa crise financière est aussi une déroute idéologique

Au-delà des cascades de crashs bancaires, par-delà des milliards d’euros partis en fumée ; le choc financier est aussi une idéologique. Voir ou entendre Ernest Antoine Seillière plaider que « le règlement n’est pas contraire au libéralisme » illustre s’il en était besoin, le retournement opéré par les contempleurs du libéralisme. Personne n’évoque plus la main invisible du marché, encore moins le « laisser faire ». « Le règlement », ou « l’Etat », jugé hier comme une « servitude » pour le marché sont devenus garanties de bonne santé économique.

La sortie de route du libéralisme financier a failli emporter le libre marché. Le spectre de la crise de 1929 a conduit les idéologues à revoir dare-dare leurs classiques. Mais évidemment une fois la bourrasque passée, on reviendra au petit trot au libéralisme. Mais rien ne sera comme auparavant. Sur le plan économique et idéologique, le temps des régulations est advenu.

Lorsque nous évoquions dans ces colonnes la nouvelle phase de la mondialisation, via une crise de dérégulation financière, nous étions loin d’imaginer le moment présent et la rupture qu’il représente.

Cette crise est pour le libéralisme un équivalent à la chute du mur de Berlin pour le communisme. Nous sommes dans un moment où le pendule de l’histoire hésite. Le Parti socialiste Français et la gauche Européenne doivent saisir le moment. Dans ce sens les propositions de DSK dans le JDD d’hier nous semblent non seulement régulatrices, mais aussi une source d’inspiration pour un réformisme de gauche… Le PS doit s’attacher à définir son nouveau modèle… Cela nécessite un peu plus que de l’incantation de certains et le discours de l’incarnation… pour d’autres… Nous y reviendrons ! Lire la suite…

15 Sep

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Le Blog-notes N°51

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L’Insouciance française

La France s’amuse… Elle reçoit le pape, regarde d’un œil nonchalant les prestations de ses champions. Et, bien sûr, enrage contre la hausse du pouvoir d’achat.

Bref, elle passe le temps et vaque à ses problèmes domestiques dans cet automne qui commence sous les couleurs d’un été indien.

Pourtant là bas au bout du continent se joue l’avenir de ce dernier. Le conflit entre la Géorgie et la Russie n’a rien d’anecdotique. C’est le premier effet de la réorientation stratégique de l’administration Bush. En effet, les Etats-Unis sont passés de la guerre froide avec sa stratégie de l’endiguement soviétique à la stratégie du refoulement russe. Les Américains prennent pied dans toutes les républiques limitrophes de la Russie pour maîtriser l’acheminement du pétrole et du gaz russe.

Les Russes, dans un contexte international de raréfaction et de hausse des matières premières ont fait de l’énergie, l’arme de reconquête de leur puissance.

Nous avons la source d’un conflit majeur. Nicolas Sarkozy ne semble pas la voir. Les conditions d’une déflagration s’amoncèlent.

Insensiblement, nous passons de l’égratignure à la gangrène. Le déploiement des missiles en Pologne, les pressions pour l’entrée de l’Ukraine à marche forcée dans l’Europe. Tout cela prépare une crise majeure. D’autant que Nicolas Sarkozy a imprudemment ouverte la cage de l’ours russe en déclarant : « reconnaître aux dirigeants russes le droit de défendre les intérêts des russophones à l’extérieur de la russie. » Lire la suite…

04 Sep

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Le blog-notes n° 50

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Obama / Mc Cain

Le débat aux Etats-Unis est des plus classique. Les démocrates sont les libéraux « au sens où Bertrand Delanoë l’entend » et les conservateurs sont réactionnaires à l’évolution des mœurs, à l’extension des libertés. Barak Obama a un peu infléchit son discours vers les couches moyennes salariées, les exclus reprenant les propositions de Hillary Clinton. Mc Cain campe lui le « chef » en temps de guerre, « l’homme qu’il nous faut » comme le dit le message de G.W Bush.

On retrouve ici la campagne de Bush contre Kerry.

Toute la question sera de savoir si les tensions internationales voire les attentats et, c’est là le paradoxe, provoqueront un réflexe sécuritaire ruinant l’élégante silhouette de Barak Obama ; Ou si les Américains confrontés à la crise voudront changer.

Ce décor est planté. Il ne dépend pas seulement des deux finalistes. Lire la suite…