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18 Août

Commentaires fermés sur La nouvelle frontière présidentielle: austérité/sécurité contre croissance/solidarité

La nouvelle frontière présidentielle: austérité/sécurité contre croissance/solidarité

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Nicolas Sarkozy a jeté son dévolu sur sa ligne d’automne: l’austérité ! Et bien sûr la sécurité !

Il est tout à fait étonnant de voir le président sortant vouloir inscrire dans la constitution française et de tous les pays d’Europe: la règle de l’austérité. Voilà un homme qui interdisait l’emploi du mot « austérité » hier et qui aujourd’hui veut le constitutionnaliser. Cette volte face, une de plus, tient aux figures plus imposées que libres. S’accrochant à l’Allemagne, il tente d’amadouer les agences de notation. Il doit faire face à un front uni du PSE qui a élaboré une réponse globale. Enfin il lui faut faire oublier son bilan calamiteux en agitant l’idée qu’avec les socialistes ce serait pire, voire que ces derniers ne défendent pas les intérêts français.

Cela préjuge que les dits français aient zappé quatre ans d’atteintes à l’intérêt général avec Fouquet’s, EPAD et bouclier fiscal, etc… Cela voudrait dire que ces derniers se satisfassent d’une politique économique totalement défensive. Et cela induit une inertie des socialistes qui est loin d’être réalisée.

Sous l’impulsion de Martine Aubry, mais s’inspirant des recommandations de DSK lorsqu’il était directeur du FMI, ils ont décidé de ne pas sacrifier la croissance sur l’autel de l’austérité. De plus, si les socialistes ont de robustes propositions en terme de réforme fiscale, ils articulent ceci avec une politique économique européenne coordonnée. Et l’axe construit depuis trois ans Poul Rasmussen / Martine Aubry / Sigmar Gabriel (PSE / PS / SPD) donne une base solide à cette ligne.

Enfin, la solidarité générationelle des territoires comme moyen pour assécher l’insécurité sans la nier, alors que le tout sécuritaire du président sortant à échouer, donne du grain à moudre à l’alternative socialiste. L’offensive d’automne de Nicolas Sarkozy n’a que l’apparence d’une martingale.

11 Août

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Non à la règle d’or ! Oui à une politique européenne économique coordonnée !

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Nicolas Sarkozy et Angela Merkel conduisent l’Europe à la catastrophe ! Les deux leaders conservateurs s’enferment dans une politique d’austérité qui confirme les marchés dans l’extrême prudence et conduit les peuples à la crise sociale et morale. La Bourse de Francfort dévisse tout autant que celle de Paris car la hantise de la récession hante les esprits et ce que nous prédisions depuis des mois: l’Allemagne assèche l’Europe qui asséchera l’Allemagne se réalise. Francfort tombe parce que l’on spécule que la zone Euro ne pourra plus acheter allemand. Et ce dans un environnement mondial et principalement américain dépressif.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel proposent une stratégie de « tranchée »: les fonds de réserve, soutien à la Grèce et une austérité renforcée. En France c’est la « ligne Maginot » de la régle d’or. Entre hypocrisie et hérésie, cette ligne de défense s’intègre dans une stratégie d’austérité impuissante.

Il ne faut pas la règle d’or anti déficit, il faut une politique coordonnée européenne. C’est l’inverse. Ce contre sens est plus grave qu’en grammaire. C’est tout une politique européenne qu’il faut rebâtir. Elle doit intégrer un vrai plan de relance continental avec comme objectif un « green deal », le gouvernement économique, la taxation des mouvements de capitaux, la mutualisation des dettes des euro bond, une agence de notation indépendante etc. Le Parti Socialiste Européen (PSE) s’est déjà prononcé.

C’est la base d’une autre politique en Europe qui peut conjurer la crise et relancer l’Europe.

Quant à la France tout commence par la vraie fin du bouclier fiscal, des niches fiscales et de l’idéologie anti impôt. On le voit nous des deux côtés de la barricade, c’est un vrai débat: « ligne Maginot » contre guerre de mouvements.

12 Juil

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La règle d’or de Nicolas Sarkozy: faites ce que je dis, pas ce que je fais !

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Un déficit colossal de 140 milliards d’euros dont seulement 40 proviennent de la crise. Le reste, c’est la facture de Nicolas Sarkozy issue des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires, la baisse de la TVA dans la restauration, le bouclier fiscal, les allègements des droits de succession, la réforme de l’ISF, etc…
Tout cela a coûté « bonbon » au Budget de la nation sans même un sucre pour l’emploi ou encore la croissance.

Devant le désastre réel de sa politique, Nicolas Sarkozy tente une manoeuvre de cour de récréation: « C’est pas moi, c’est le laxisme des socialistes », dit-il sortant de 17 ans de présidence de l’UMP.

Cette opération de camouflage doit être dénoncée avec vigueur. Les déficits, c’est Nicolas Sarkozy et la règle d’or dans la constitution, un déficit de sincérité.

27 Juin

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L’Etat de méfiance

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Le couple de l’exécutif vit un véritable état de méfiance. La paradoxe tient au fait qu’il le nourrit. En effet, Nicolas Sarkozy s’est effondré dans l’opinion au moment de l’affaire de son fils et de l’EPAD. Les Français ont vu dans cet incident la confirmation d’une politique tournant le dos à l’intérêt général. De fait le bouclier fiscal, les contre réformes dans le domaine social, confirmaient cette intuition: la politique de Nicolas Sarkozy était injuste et de fait inefficace. Depuis, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont multiplié les revers électoraux. Les sondages sont calamiteux, le rejet persistant et le pronostic de victoire ne décolle pas, même après l’éviction de DSK. Pour tenter de faire face à cette méfiance, Nicolas Sarkozy a décidé de revenir sur toutes ses décisions. Une sorte d’opération blanchiment. Fini le ministère de l’identité nationale et de son débat, fini le bouclier fiscal, fini « j’ai les amis que je veux », fini le premier cercle, fini le Grenelle de l’environnement etc. Mais voilà cette rupture de « Sarkozy avec Sarkozy » confirme que l’on avait raison de dire « non » et ne rassure pas sur le cap suivi. D’où la méfiance vis-à-vis de l’exécutif qui légitime les critiques, sans offrir de perspectives viables

Certes Nicolas ralentit le pas mais il ne sait pas où il va. Car la preuve est faite que la vérité du jour chez lui ne rime pas avec toujours.

10 Juin

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A l’Assemblée Nationale ce week-end…

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Le week-end qui s’annonce risque d’être sympathique…. très sympathique ! Le gouvernement cherche à passer en force sur l’ISF. Mieux encore, il organise l’assistanat pour les plus riches.

En plein débat sur la réforme de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune et plutôt que de le poursuivre la semaine prochaine, le gouvernement n’y tient plus et propose de boucler son examen dans le dos des Français, pendant le week-end de la Pentecôte !

Alors qu’il vient d’attaquer une nouvelle fois le RSA, le gouvernement offre 1,8 milliard d’euros aux plus riches, soit deux fois plus que ce que coûtait le bouclier fiscal.

Passer en force sur l’ISF qui concerne seulement 2% des contribuables français !

Autre amendement proposé et pas des moindres pour ce passage en force : Faire passer de 150 à 300 euros l’abattement par enfant à charge pour les familles assujettis à l’ISF c’est à dire, les familles qui ont plus de 2 millions de patrimoine .

Doit-on y voir les prémices d’une nouvelle politique familiale ?!

Une politique familiale pour 2 % de la population à coup d’abattements pendant que les autres, le plus modestes continuent de se voir être amputer de nouvelles taxations sur le logement, la triple play, la redevance, la santé…

Ce week-end, l’UMP invente l’assistanat des plus riches !

23 Déc

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La solitude: Grande cause nationale de Nicolas Sarkozy !

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Nicolas Sarkozy est à ce point isolé que la solitude sera grande cause nationale pour la nouvelle année !

Etrange symbole qui souligne la singularité d’un pouvoir contesté dans les urnes, dans la rue, dans les sondages et bientôt dans son camp. L’équation sarkozienne est complexe: continuer à gouverner dans un retour aux fondamentaux, dixit Jean-François Copé. Ces fameux premiers pas qui furent à la base du rejet. Défaire ce qui fut fait pour priver la gauche d’arguments – identité nationale, bouclier fiscale – mais au bout c’est l’argument de la bonne gestion qui tombe. Courir après Marine Le Pen mais c’est fuir l’électorat centriste. Tenter de le conquérir c’est s’aliéner l’espace frontiste. Nicolas Sarkozy ne peut espérer que la division à gauche lui redonne de l’espace. Il n’émet plus, n’est plus attractif, son discours n’est que la justification de ce qu’il a fait. Et son projet ne peut se poser à la droite ou au centre que lorsqu’il saura qui à gauche. Raison de plus pour maintenir le calendrier et octroyer à Nicolas Sarkozy son année de solitude !

26 Oct

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Une loi de finances accablant les salariés et protégeant les riches

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L’Assemblée Nationale vient de voter le projet de loi de finances pour 2011 et plus précisément, l’ensemble des articles de la première partie.

Signe évident d’austérité, le projet de loi de finances 2011 présenté par le gouvernement est une conséquence directe d’une politique irresponsable, catastrophique et totalement inégalitaire sur l’économie qui présage des conséquences dramatiques dans la vie des plus modestes.

Alors que l’on veut nous faire croire que la crise dont le pays se sort à peine est le leitmotiv de ce budget d’austérité, le projet de loi décrypté explique encore une fois la volonté du gouvernement de faire profiter les plus riches des avantages fiscaux pour mieux taxer les autres, c’est-à-dire les plus modestes.

Ce sont donc les classes populaires et moyennes qui vont être frappées par la compression de 7 milliards d’Euros des dépenses essentielles en matière de soutien économique, de service public et de protection sociale, et elles seront aussi et surtout touchées de plein de fouet par une hausse des impôts qui se monte à 10 milliard d’Euros.

Et ce n’est pas terminé :

Ce sont encore les classes populaires et moyennes qui vont subir toutes les conséquences des gels de salaires dans la fonction publique, des suppressions de postes et de moyens dans des secteurs comme l’Education Nationale, de l’augmentation de la TVA de 5,5% à 19,6% appliqué aux offres « triple play » organisant une hausse directe des tarifs annuels, des diminutions d’exonérations pour les HLM qui seront immédiatement répercutées par des augmentations de loyers, des suppressions des avantages fiscaux pour les nouveaux mariés et/ou pacsés, des taxes sur les contrats d’assurance maladie entraînant de ce fait la hausse des tarifs des complémentaires de santé, des diminutions des contrats aidés, aides à l’apprentissage et dispositifs d’insertion des chômeurs, abandon du Grenelle de l’environnement avec la réduction des avantages fiscaux pour le développement durable…

En parallèle, les plus fortunés, les rentiers, les héritiers seront bien évidemment épargnés de ces alourdissements fiscaux et avantagés par la défiscalisation des heures supplémentaires ou la TVA à 5,5% sur la restauration

De même, la proposition du gouvernement de supprimer dans le même temps le bouclier fiscal et l’ISF n’est qu’un leurre, une duperie pour permettre aux plus riches de bénéficier d’un cadeau supplémentaire.

Avec cette politique, la dette atteindra un record de 87,4 % du PIB en 2012 et deviendra dès lors, la première dépense de l’État, devant les crédits alloués à l’Education !

Avec mes collègues députés SRC, c’est une toute autre réforme que nous défendons, une réforme permettant la mise en place d’une nouvelle stratégie de croissance, basée sur le rétablissement de la compétitivité économique et la cohésion sociale du pays, en organisant une vraie politique de contribution des revenus du capital, en mettant en place des dispositifs de relance de la consommation des ménages, de l’emploi, et en encourageant l’investissement des entreprises et des collectivités locales.

Pour toutes ces raisons, avec mes collègues députés du groupe SRC, j’ai voté CONTRE le projet de loi de finances présenté ce jour, mardi 26 octobre 2010 à l’Assemblée Nationale.

06 Juil

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Sarkozy isolé, désigné, choqué

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Le pouvoir sarkozien a cru, comme hier l’équipe de France de Domenech, pouvoir faire bloc et rempart face aux médias pariant sur le fameux « un événement médiatique chasse l’autre ».

Le résultat fut le même, la pression médiatique fut plus grande avec son cortège de fausses rumeurs/vraies révélations et dénégations indignes.

La conséquence c’est que l’accroc s’est transformé en gangrène.

Maintenant, Sarkozy est désigné, isolé et semble choqué. Il est vrai que Sarkozy doit faire face à 3 crises : éthique, économique et sociale.

Il doit, sous la contrainte, faire vite pour l’éthique et faire nommer un juge d’instruction indépendant instruisant l’affaire.

Pour l’économique, en finir avec le bouclier fiscal, assumer sa rigueur et chercher la croissance et la justice.

Enfin le politique doit résider dans le changement de gouvernement. C’est pour lui le temps de la rupture…

02 Nov

Commentaires fermés sur L’UMP: la majorité déboussolée

L’UMP: la majorité déboussolée

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Pourquoi tout va mal à l’UMP ? Tout simplement parce que la promesse sarkozienne présidentielle d’adapter le modèle français au libéralisme n’est plus adapté. Peu ou prou après avoir longtemps résisté avec Mitterrand, puis avoir fait la part des choses avec Lionel Jospin et rien fait avec Jacques Chirac.

Les Français s’étaient convaincus que le slogan « rupture » de Nicolas Sarkozy recouvrait la promesse d’un nouveau développement pour la France. D’abord la potion fut amère, le bouclier fiscal, les retraites, les attaques contre les services publics. Puis ce fut la crise générale du libéralisme. Et il fallut changer de logiciel : de la casse du modèle, on dû de toute urgence le défendre. Mieux chaque jour la droite nous serine que l’on s’en sort mieux grâce à celui-ci.

Mais voilà les décisions de la première partie du quinquenat sont là. Sarkozy ne peut revenir dessus au risque de perdre sa base sociale et ses appuis électoraux qui ne sont plus légion. Dans le même temps, il ne peut continuer à « marche forcée ». Il n’en a ni les moyens politiques ni les moyens financiers. Et ce n’est plus le sujet.

Un exemple : la Taxe professionnelle, l’Etat n’a pas les moyens de baisser les charges pour les entreprises alors il baisse celles des collectivités locales. C’est le libéralisme par procuration. Mais pourquoi voulez vous que les élus qui gèrent mieux que l’Etat acceptent de réduire leurs recettes tout en chargeant fiscalement les ménages.

Alors l’UMP qui marche à l’ombre du grand homme sans boussole est déboussolée.