Tag Bruno Le Maire

23 Fév

Commentaires fermés sur L’invité de Renaud Pila sur LCI

L’invité de Renaud Pila sur LCI

par

LCI 23022016

 

Jean-Christophe Cambadélis répondait ce matin aux questions de Renaud Pila dans LCI Matin.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 

 

Parti socialiste

Cambadélis dernier premier secrétaire du PS ? « Dans la longue lignée des premiers secrétaires, il y en aura d’autres après moi.
Le Parti socialiste est le seul lieu où les deux gauches peuvent dialoguer et surmonter leurs divergences.

Réforme du travail

« J’observe qu’à l’époque on faisait moins de cas des 200 000 signatures pour le référendum de l’unité de la gauche aux élections régionales que la pétition contre la loi El Khomri.
Il faut négocier et voir les organisations syndicales. Je les recevrai cette semaine

Il n’y a pas de rupture mais une demande d’amélioration chez les parlementaires socialistes.

Le point qui m’interroge le plus est l’article sur les causes de licenciements. Il me parait flou.

Etre de gauche, c’est d’être dans la conciliation, être de gauche, c’est d’être dans la négociation, être de gauche, c’est d’être dans la discussion
Je demande au gouvernement d’être dans la négociation sur la réforme du travail. Il faut avoir de la souplesse. On ne peut pas demander de la souplesse dans les entreprises et ne pas le faire au niveau de l’organisation de l’Etat et particulièrement dans les négociations

Maintenant il n’y a qu’une seule solution: la négociation ! C’est mon mode opératoire dans le moment

Il faut prendre en compte ce que demandent les organisations syndicales à savoir que sur deux, voire trois sujets, il y ait des évolutions. Je crois que si on veut faire triompher la philosophie de la souplesse et de la sécurité pour les salariés, il faut associer les syndicats réformistes

Utilisation du 49.3  « ni souhaitable, ni nécessaire pour Myriam El Khomri » : « Il vaut mieux commencer par la discussion que par le couperet .

Le 49.3, c’était la volonté de dire il faut faire vite, il faut faire fort, il faut faire net. Très bien, maintenant, discutons »

A partir du moment où l’on cherche l’intérêt général, il n’y a pas de raison qu’il y ait le feu dans les campus.

En 2012 nous n’avons pas vu l’effondrement de notre système industriel que la droite avait caché sous le tapis. »

Primaires

« S’il y avait un seul candidat de toute la gauche, elle gagnerait la présidentielle.

La gauche n’a pas conscience de ce qui vient, c’est à dire le programme de la droite et de l’extrême droite.
François Hollande est un candidat pour période de crise. Il a conditionné sa candidature aux résultats pour les Français. C’est assez rare.
C’est courageux de sa part, peu d’homme politique en ont fait autant. »

Primaire à droite / candidature de Bruno Le Maire

« Bruno le maire est le candidat le plus dangereux à droite parce qu’il allie à la fois une position très à droite et en même temps il se présente comme un cnetriste bon teint.

Il y a deux Bruno Le Maire en un, vous avez celui qui est plus à droite encore que Laurent Wauquiez et l’autre qui serait plus centriste qu’Alain Juppé.
L’ambiguïté de Bruno Le Maire résume le problème de la primaire de la droite: faut il aller au centre ou à la droite de la droite ? »

11 Mai

Commentaires fermés sur L’invité de Renaud Blanc sur Radio Classique en partenariat avec LCI

L’invité de Renaud Blanc sur Radio Classique en partenariat avec LCI

par

11 Mai

Commentaires fermés sur Lettre ouverte à Bruno Le Maire

Lettre ouverte à Bruno Le Maire

par

 

 

 

Jean-Christophe Cambadélis a adressé ce matin une lettre ouverte à Bruno Le Maire concernant la réforme des collèges que vous pouvez retrouver ci-dessous :

 

Monsieur le Ministre,

 

Vous avez pris la plume, enrôlant au passage une centaine de parlementaires, pour enjoindre le Président de la République de retirer un texte: La réforme des collèges, que vous n’avez pas traité de scélérat, mais c’est tout comme.

Plutôt adepte du conservatisme bon teint, que de l’agitation gauchiste, on s’interroge d’emblée sur les motivations profondes de votre « coup », que vous espérez d’éclat !

Comment un ancien directeur de cabinet de Monsieur Villepin, Ministre de Messieurs Fillon et Sarkozy, n’ayant pour seul titre de gloire, lors d’une primaire interne, d’avoir perturbé le retour de l’ex-président à l’UMP, en est-il arrivé là ?

Comment un ministre, jugé conformiste de droite, a t-il pu être saisi par la « radicalité » contestataire ?

Comment peut-il rejoindre un syndicat, « corps intermédiaire », tant vilipendé hier, au milieu d’une manifestation ? Pour tenter de la récupérer sans doute. Mais dans quel but réel ?

Nous scrutons avec attention la lettre ouverte, qui à défaut de contenu, présente un contenant. Vous en appelez à l’Histoire ! L’Histoire « retiendra » ! L’Histoire « retiendra » ! On se dit que c’est redondant, mais signifiant. On se dit aussi que le défilé du langage, ou plutôt de la plume, démontre que vous voulez être reconnu dans cette histoire.

Mais oui ! Sommes-nous bêtes ! Et nous qui croyons benoitement qu’il s’agissait de l’avenir de nos enfants. Vous vous êtes mobilisé avant tout pour la primaire de l’UMP ! Il s’agissait de démontrer que vous pouviez être soutenu par quelques parlementaires. Vous avez constaté que Nicolas Sarkozy se propose de régner sur la droite, l’extrême droite jusqu’à la République… Cherchez l’erreur !

Devant tant d’appétit, il fallait vous faire remarquer. Il vous fallait, somme toute, un peu d’oxygène, c’est ainsi. Et en appeler au Président, ça pose son homme dans une pré-présidentielle. Si on veut être remarqué dans notre système médiatique, il faut provoquer. Et puis, vous vous êtes dit : « Pas de grands hommes sans une grande cause » disait l’autre ». La votre sera… le latin

Pas sûr que cela touche tout à fait la majorité de nos concitoyens, mais cela résume toute votre croisade.

Elle fait sens par son drapeau. Il ne s’agit pas de l’élitisme républicain, mais du conservatisme des élites. Une primaire, surtout à l’UMP, vaut bien une messe, elle sera chez vous en latin.

« Toucher au latin c’est toucher à notre identité française », dira l’un des signataires, Monsieur Ciotti, qui vous traduit en bon français. Il est vrai qu’avec Monsieur Estrosi il a décidé de s’attaquer à la montagne du Front national par la face extrême droite.

Mais Monsieur le Ministre, je vous en prie, sapere aude , osez étudier la réforme en détail et vous verrez que votre attaque est un couteau sans lame.

Dans le nouveau collège, comme actuellement, les élèves qui en font le choix, pourront apprendre le latin de la cinquième à la troisième, et le grec en troisième avec le même nombre d’heures qu’aujourd’hui.

Pour vous, peu importe que les bruits de la ville soient faux, le recul du nombre d’heures de français, de mathématiques ou d’histoire-géo ; faux la valorisation de l’apprentissage d’une religion par rapport à une autre ; faux la réforme mettant fin à l’égalité, ou à la disparition de l’apprentissage de l’allemand.

Mais là où le brulot rejoint l’imposture, c’est l’accusation de vouloir faire des économies. Franchement ! Venant d’une formation qui a pilonné la volonté qui est la nôtre, de donner des moyens budgétaires à l’Education nationale, là où le gouvernement et le chef de l’Etat, François Hollande, ont porté l’effort de la nation à 65,02 milliards d’euros, là où vous vous proposez de réduire les postes et le budget, vous vous moquez du monde !

Reste le nivellement par le bas ! Ah ! Le vieux mot d’ordre de l’extrême droite contre l’égalité ! Et bien souffrez, Monsieur le Ministre, que ceci nous sépare. Comme la République sépare toujours les progressistes des conservateurs. Vous voulez protéger les privilèges des dominants dans la reproduction des élites.

Votre cri de guerre résume donc votre entreprise et votre camp. Ce que vous détestez dans cette réforme, qui n’est pas achevée et soutenue par des syndicats étudiants et enseignants. Ce que vous ne supportez pas, c’est que nous nous attaquions à la ségrégation scolaire, aux inégalités.

Alors maintenant c’est clair, et au bout, votre lettre aura été salutaire, elle permet de « dévoiler » le sens de votre poulet : Lutter pour l’immobilisme et le conservatisme.

Et bien pour nous, la République, c’est donner les moyens de l’émancipation. Elle rime chez nous avec progrès et égalité.

Voilà pourquoi nous allons vous combattre, nous dirons aux Français : Non au « non à l’égalité au collège ».

Nous sommes sûrs dans ce combat d’être entendus par une majorité de parents et de Français.

Recevez, Monsieur le Ministre, mes salutations républicaines.

 

Jean-Christophe Cambadélis

Député de la 16e circonscription de Paris

Premier secrétaire du Parti Socialiste