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05 Mar

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Dassault, Copé, Buisson, ça fait beaucoup !

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logoumpEntre les achats de voix, les sur-facturations et les écoutes, on se dit rien n’est prouvé mais cela flingue dur au sein de l’UMP.

On est perplexe, qui balance en Essonne ? Qui avait accès aux comptes de l’UMP ? Qui accable Patrick Buisson sans impliquer Nicolas Sarkozy ? Décidément, on sulfate tout azimuth à droite !

C’est dire le climat épouvantable entre les conseillers de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, ceux de la direction de l’UMP et les adversaires du propriétaire du Figaro.
C’est inquiétant.

La décomposition de la droite milite pour Nicolas Sarkozy, en tout cas pour un recours. En tout cas le pari est incertain car le principal bénéficiaire sera le parti de l’abstention et voie de conséquence, le Front National.

Cette situation ne devrait pas s’arrêter, car entre ceux qui balancent et ceux qui fuitent pour se protéger, on a pas fini de suivre un feuilleton délétère. La droite est dans ses sommets au bord du KO technique et physique. C’est impressionnant mais pas rassurant quand le Front National rôde.

 

 

25 Mar

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Interview dans Marianne: Cambadélis réplique à Buisson

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Marianne: Le conseiller spécial Patrick Buisson, qui inspire la campagne de Nicolas Sarkozy, a donné une longue interview au Monde où il explique, notamment, que les estimations de second tour sont « fondées sur du sable »…

Jean-Christophe Cambadélis: Parce qu’elles le dérangent et révèlent la faiblesse de sa stratégie. Au second tour, Sarkozy subit un double rejet interclassiste, celui qui frappe sa personne et celui qui réfute sa ligne politique de premier tour. Cette dernière lui permet d’éviter la chute, mais l’empêche de rassembler. Le général de Gaulle parlait aux Français, Nicolas Sarkozy ne parle qu’à la droite ! On ne peut pas tout concentrer contre l’immigration, les chômeurs délinquants, l’Europe de Schengen, et espérer ensuite être applaudi par les centristes !

Marianne: Mais pour Buisson, Hollande n’aurait qu’un seul moteur, l’antisarkozysme, qui commence même à avoir des ratés…

JCC: Hollande est le seul à pouvoir battre le sortant, et il est l’homme du changement tranquille. Il vit du rejet de Sarkozy, d’un côté, et de son projet, de l’autre. Mais ce que ne peut comprendre Buisson, c’est que la France n’est pas à droite, comme il la fantasme: il mythifie le peuple, qui serait celui des années 50, contre des élites cosmopolites. Mais ce peuple a changé, il est devenu métissé et non pas chauvin, voire xénophobe. Il prétend encore qu’en 2007 Nicolas Sarkozy avait gagné sur cette martingale. C’est un non-sens: sa victoire s’était construite sur le « travailler plus pour gagner plus », une promesse de croissance et de redistribution, ainsi qu’un engagement de rupture avec Chirac. Il avait dérobé à la gauche la rupture et le social. Cette fois, le feu sacré, c’est la gauche qui l’a !

Propos recueillis par Nicolas Domenach

15 Mar

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Réplique à Patrick Buisson.

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Le concepteur stratégique de la campagne de Nicolas Sarkozy s’est exprimé dans le Monde. Le problème avec Patrick Buisson est qu’il propose toujours la même campagne, celle qu’il avait concocté pour Philippe de Villiers. Elle permet l’émergence voire la reconnaissance. Mais elle contrarie le rassemblement.

1- La raison pour laquelle Nicolas Sarkozy l’a adoptée, c’est qu’il s’agit un produit de substitution au débat sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy: une méthadone face aux drogues dures du bilan. La preuve : à aucun moment Patrick Buisson ne parle du bilan. La preuve : dans la campagne les ministres et le gouvernement sont cachés. La preuve : Nicolas Sarkozy est allé chercher Rachida Dati parce qu’elle n’est plus ministre et parce qu’elle s’est opposée à François Fillon.

2- L’argument massue du conseiller lorsqu’il conteste les sondages repose sur la surcôte de l’abstention au second tour. Du jamais vu sous la Ve République. Mais précisément, la droite majoritaire dans les sondages ne parvient pas à se rassembler au second tour. Ceci est dû tout à la fois à un Sarkozy rejeté, mais aussi à la stratégie pour le moins identitaire. Il y a là tout le problème stratégique de Nicolas Sarkozy : il ne rassemble pas, il ne coagule pas, il n’y a pas « d’envie » Sarkozy

3- Ensuite Patrick Buisson tente de comparer les chiffres de François Hollande au lendemain de la primaire, citoyenne de 35 à 39 % et ceux de maintenant. Il en tire argument sur une tendance baissière du candidat de la gauche ; et d’en déduire qu’il n’y a pas d’adhésion ! Amusant ! Dire qu’il n’y a pas d’adhésion, alors que François Hollande est entre 28 et 30 %. C’est-à-dire bien au delà des frontières du PS qui se situent entre 20 et 22 %. C’est quand même osé ! Le problème de Patrick Buisson réside dans le fait que François Hollande résiste dans les sondages aux offres politiques multiples et à la campagne de Nicolas Sarkozy.

4- Le politologue se moque ensuite du référendum anti-Sarkozy de François Hollande, l’argument venant d’un camp qui n’a pas de programme. Nicolas Sarkozy n’en a toujours pas présenté, lui qui joue tout sur un référendum pour ou contre l’immigration, voilà qui est amusant !

5- Alors Patrick Buisson appelle Jean-Luc Mélenchon à la rescousse qui serait en dynamique. Jean-Luc Mélenchon fait une bonne campagne dans l’espace de la gauche radicale. Il a siphonné cette dernière. Pourquoi devrait-on s’en plaindre ? Son problème est double. Il est indexé sur la bonne tenue de Hollande. Si ce dernier fléchit, le vote utile sera mécanique, il suffit d’entendre l’appel de Bernard Thibault à abattre Nicolas Sarkozy. Jean-Luc Mélenchon, après la manifestation de dimanche, sera contesté par Poutou et Arthaud qui viennent d’être qualifiés. Donc il y a là de la complémentarité, pas du danger.

6- Exit Mélenchon ! On passe au Général de Gaulle dont la stratégie de Nicolas Sarkozy s’inspirerait. On ne fera pas l’injure à Patrick Buisson de méconnaitre le contexte de la campagne de 1958. L’Algérie pesait sur les débats. La République semblait en danger. Mais passons ! De Gaulle s’adressait au peuple tout entier. Sarkozy s’adresse à la droite radicalisée. De Gaulle déclinait l’intérêt général, Sarkozy fait de l’immigration un ennemi national.

7- Et dernier argument, Patrick Buisson lance un nouveau concept : Le candidat des frontières contre le candidat sans frontières. Il s’agit d’une nouvelle forme du parti de l’étranger. Mais là encore l’argument ne tient pas la route. Pour Nicolas Sarkozy les frontières européennes sont faites pour bloquer les flux humains. Mais elles doivent être poreuses aux capitaux, aux marchandises et à la pollution. Cherchez l’erreur !

Au total toutes les ressources dialectiques de Patrick Buisson sont inopérantes à sauver l’homme d’un camp contre l’homme du rassemblement pour le changement tranquille.