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19 Juin

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La crise bulgare

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La droite ultra-conservatrice a été chassée lors des élections législatives mais dans des conditions telles que la gauche n’a pas de majorité. Le Parti socialiste bulgare a donc engagé des négociations avec de petites formations. Cela a débouché sur un gouvernement Plamen Orecharski sans étiquette mais proche des socialistes bulgares. Et vraisemblablement, en contrepartie, la nomination de Delyan Peevski à la tête de l’agence d’Etat pour la sécurité nationale. Le souci est que ce député est lié au plus gros groupe de presse du pays et des rumeurs circulent sur des liens avec des oligarques russes. Dans une situation sociale désespérée qui voit les suicides par le feu se multiplier et a vu des journées d’émeutes contre les augmentations des prix de l’énergie. A un moment où la droite de Monsieur Boïko Borissov, ancien Premier ministre, est discréditée pour avoir procédé à des écoutes téléphoniques illégales par son Ministre de l’Intérieur. La situation tourne à la confusion, aux manifestations, aux affrontements et rode le parti xénophobe antisémite Ataka qui a suffisamment de députés pour défaire le gouvernement et les prochains. Après la Roumanie, avec les Balkans mal en point et la Grèce au bord du chaos c’est tout le sud ouest de l’Europe qui rentre en crise. Tout cela va mal se finir s’il n’y a pas une nouvelle donne européenne.

10 Mai

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Bulgarie : la droite, à cours d’arguments politiques, passe aux injures

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Sergey_Stanishev

La dernière ligne droite de la campagne électorale en Bulgarie est l’occasion de dérives de la part du parti conservateur, le GERB, membre du PPE. Après avoir été impliqué dans un scandale d’Etat sur des écoutes illégales, le parti au pouvoir est aux abois en accusant notre camarade Serguei Stanichev (en illustration ci-dessus), leader du Parti socialiste bulgare, président du Parti socialiste européen et ancien premier ministre, d’avoir obtenu sa présidence en ayant recours à la corruption.

C’est une insulte pour tous les sociaux-démocrates d’Europe. Le PSE est un parti démocratique, qui se bat pour l’éthique et la démocratie. A l’inverse du PPE qui compte dans ses rangs le GERB bulgare ou le Fidesz hongrois qui ont démontré ces dernières années, leur mépris pour la démocratie et les libertés fondamentales sans qu’aucun des dirigeants conservateurs ne pipe mot.

Le PS soutient pleinement ses camarades bulgares et il souhaite leur victoire pour que la Bulgarie se retrouve dans le camp du changement.

27 Fév

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C’est au tour de la Bulgarie

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bulgarie

Il souffle le vent de la colère sur l’Europe et la Bulgarie en est l’exemple. La démission du gouvernement bulgare la semaine dernière, suite à de violentes manifestations contre les augmentations de l’électricité, n’a pas apaisé la colère contre l’austérité qui frappe le pays le plus pauvre de l’Union européenne.

Alors que la crise politique n’est pas résolue, la crise sociale s’est aggravée. plus de 10 000 personnes dans les rues de Sofia, des affrontements et maintenant trois immolations en 10 jours.

La cible qui était la politique économique du gouvernement est devenue le gouvernement lui-même et l’ensemble de la classe politique.

L’austérité, la règle pour la droite européenne à laquelle appartenait le parti de B. Borissov (le GERB) qui a démissionné le 20 février, est désormais un noeud coulant qui étrange les peuples.

On a vu comment en Espagne, la protestation a connu une rare violence, comment en Grèce le climat s’est dégradé au point où les sondages donnent l’extrême droite en forte hausse. On sait ce qui se passe en Italie, en Tchéquie, en Autriche etc… Et maintenant c’est la Bulgarie, un état qui n’est pas dans l’euro.

Petit à petit l’Europe du PPE, des conservateurs, se désagrège. C’est un signe que partout en Europe, les peuples veulent secouer le joug de la droite européenne dont les solutions, – toujours plus d’austérité – aggravent une situation qu’elles étaient sensées résoudre.

La colère des Bulgares emporte avec elle les dernières illusions pour qui en avait sur la capacité de la droite à répondre à la crise. Elle a démontré sa surdité dans le débat sur le budget européen.

Plus que jamais, il faut changer de politique et faire advenir le changement non seulement à Rome et à Sofia, mais partout en Europe.