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20 Jan

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L’overdose de sondages

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Chaque jour, un sondage plus ou moins surréaliste dans ses résultats vient anesthésier la pensée. Depuis l’opération Opinion Way, on sait qu’un habile sondeur peut créer les conditions de reprises des médias. On sait aussi qui est dans les instituts de sondages. Et on n’est pas obligé d’être totalement naïf. Dans la séquence ne pouvant pas installer Nicolas Sarkozy – Parti socialiste, car Nicolas Sarkozy est face à une bronca de l’opinion. La sachant on banalise ce fait. Par un « tout le monde » bat Nicolas Sarkozy, cherchant à aiguiser les appétits, mais surtout les commentaires, il suffit ensuite d’organiser des duels improbables sur des panels discutables et on a le « buzz ».

Qu’il nous soit permis de dire: DSK est invraisemblablement trop haut, c’est du pipeau ! La gauche aussi: le total gauche est un mirage. Marine Le Pen est instrumentalisée pour justifier le cour droitier de Nicolas Sarkozy et juguler la division à droite. Les écologistes sont sous « quotés ». De même un Olivier Besancenot devançant Jean-Luc Mélenchon nous laisse perplexe. On a bien compris que la presse commençait à s’ennuyer dans cette si longue attente. L’opinion, elle, choisit de partir d’une offre réelle. Et si celle-ci n’est pas là, le peuple français n’est pas encore dans la présidentielle. Bref résumons cette avalanche de sondages, Nicolas Sarkozy est dans les cordes, pas loin du K.O debout. Et c’est la qualité de l’offre du PS-leader-alternative-union qui permettra de conclure.

16 Avr

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Pervers pépère est de retour

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François Hollande cherchait le moyen de revenir. Il l’a trouvé par l’entremise d’une interview dans l’Express. Il a décoché la fameuse petite phrase qui permet d’être repéré tout en créant le buzz.

Tenter un débat sur l’alliance avec le Modem en pleine élection européenne, cela rappelle le big-bang de Rocard lors des élections européennes de 1994. On sait, et François Hollande sait où cela se termine.

Pour autant, notre ancien premier secrétaire ne se mouille pas trop. Franchement, dire « qu’il ne faut céder ni à la diabolisation sans raison, ni à la séduction sans principe » ne fait pas avancer le schmilblick. Mais cela fait parler, voire peut être, permettre une polémique ou, tout simplement, bousculer une campagne.

Déjà que Martine Aubry démontre que l’on peut être premier secrétaire et populaire. Elle ne va pas en plus réussir une élection réputée impossible pour les socialistes.

Sacré François Hollande ! Pervers pépère est de retour.

09 Avr

Commentaires fermés sur La médiasphère, c'est l'enfer

La médiasphère, c'est l'enfer

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bloc_note_copieV2.jpgLa nouvelle triangulation se résume ainsi : médias-blog-buze.

La rapidité avec laquelle l’info surfe sur la toile déstabilise le journaliste, le politique et tout simplement l’information. Les journalistes « professionnels de l’immédiat », ne peuvent concurrencer des médias qui vont plus vite que leurs délais de fabrication.

Nous assistons à un mutation, une réalité virtuelle, haletante, souvent récidivante qui ne dure que le temps d’un spasme.

La presse quotidienne écrite, la télé sont à la peine.
Tout le monde investit le blog; sorte d’AFP perso, procurant de l’info à la seconde. Saisi de frénésie, chaque blog journaliste traque sur le net, l’info. Qui n’a pas entendu …je lis sur le blog de mon confrère… . On répète… Et le buzz est parti.

Il faut constamment être dans le mainstream de l’info et si possible, la provoquer pour être « visité ».

Ce n’est plus le journalisme d’investigation – qui était déjà une mise en scène – Ce n’est plus le journalisme d’interprétation – celui de nos maîtres à penser du petit matin Duhamel, Apathie, Domenac, Barbier, Bazin, Askolovitch, Jakubyczyn, Martin, Legrand voire Memanteau , Ouf ! – dont Jean-Pierre Elkabach me disait « Ils ont de la chance si leur papier tient jusqu’à midi ! »

Non, c’est l’avènement du « spinning journalisme ». On sait que « sping » signifie tourbillonner, voire, faire tourner. Et dans ce bouillon, le journalisme plie sous une tyrannie, trouver l’angle pour être repéré.

Quant aux journalistes des Hebdos, ils n’ont guère le choix qu’entre le people, le break-info (« casser » avec une ton plus ou moins aigre) ou le confidentiel en se torturant d’ailleurs à propos du support, le NET ou le papier ?

Mais cette tendance est tout à coup dépassée par le twitter… Là, nous sommes tous journalistes avec 140 signes à produire. Lire la suite…