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18 Juil

Commentaires fermés sur Interview dans l’Opinion sur les déclarations de Charles de Courson

Interview dans l’Opinion sur les déclarations de Charles de Courson

par

lopinion

Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de l’Opinion dans une interview que vous pouvez retrouver ci-dessous

Jean-Christophe Cambadélis, vous êtes député PS de Paris. A votre avis, est-ce que Charles de Courson est sorti de son rôle en affirmant que «c’est François Hollande qui était le mieux informé» sur Jérôme Cahuzac ?

Charles de Courson n’ayant rien trouvé ni dans l’enquête, ni dans la série des auditions et notamment celle des ministres, il a tenté de sauver ses accusations en inventant une soi-disant preuve de l’implication du Président. Je crois qu’il cherche à être connu et reconnu. Mais au-delà de sa juridiction, c’est assez grave parce que c’est un précédent qui remet en cause l’équilibre même des commissions d’enquête, où on a un président de la majorité ou un rapporteur de l’opposition, et vice versa. A l’évidence, si chacun exprime avant la fin de l’enquête son préjugé, ce qu’à fait Monsieur de Courson, les commissions d’enquête parlementaires qui sont essentielles pour l’indépendance et la force de l’Assemblée nationale, seront amenées à être remise en cause. C’est lamentable !

Est-ce que, Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, doit procéder à un rappel à l’ordre vis-à-vis de Charles de Courson ?

C’est à la commission elle-même de réagir en revenant au droit et non au doigt mouillé comme l’a fait Charles de Courson. Il y avait un travail très sérieux des parlementaires, à partir d’une initiative gouvernementale qui a laissé s’installer une commission d’enquête. Tout fonctionne en totale transparence, et Monsieur de Courson a voulu kidnapper les travaux de cette commission à son profit. C’est lamentable vis-a-vis de l’enquête elle-même et des commissions d’enquête en général. Je ne veux pas préjuger de l’impact de M. de Courson dans l’opinion qui n’est pas excessive, mais à l’évidence, ce genre d’attitude solitaire ne va pas grandir le travail parlementaire. Il doit y avoir un rappel à l’ordre musclée pour cette initiative déplorable.

Mais si Charles de Courson avait la preuve de ce qu’il avance, à savoir que François Hollande connaissait dès la fin 2012 la réalité des mensonges de Jérôme Cahuzac, qu’en serait-il ?

Je rappelle une évidence: il n’y a pas de preuve ! C’est l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours, c’est le systeme accusatoire de Monsieur de Courson. Il n’y a pas de preuve en tant que tel sur le sujet qu’il évoque, à savoir que François Hollande aurait su.

17 Juil

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Le jeu dangereux de Charles de Courson

par

charles de courson bis

Le député UDI de Courson vient de mettre en cause le Président de la République l’accusant de mensonge voir de forfaiture. Mécontent de n’avoir pu coincer les ministres, le président de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Cahuzac se venge en prétendant détenir les preuves que le Président Hollande était informé du comportement fiscal de Cahuzac. Le député vient de commettre une triple faute. D’abord vis-à-vis de la commission qu’il préside, tirant des conclusions avant que la dite commission ait conclu ses travaux. Ensuite vis-à-vis des faits, en basant son raisonnement sur la méthode de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours. Enfin vis-à-vis de la représentation nationale en accusant le Président de la République de forfaiture sans preuves réelles et hors du cadre juridique qui régit son mandat.
La situation française n’est déjà pas marquée par une grande sérénité. Prononcer de tels propos mensongers ne peut que la dégrader. Je me demande si Monsieur De Courson a bien la neutralité nécessaire pour faire jaillir la vérité. A la commission de statuer, mais le statut du président est entaché.

02 Avr

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Jean-François Copé et Christian Jacob sont indignes et inconscients

par

jacobcope

Dire que François Hollande et Jean-Marc Ayrault savaient dans l’affaire Cahuzac, c’est à la fois une accusation populiste sans preuve, mais c’est aussi saper l’exécutif pour un calcul politicien sans lendemain.

Pauvres inconscients ! Vous creusez votre propre tombe. Demain vous serez sur la sellette pour Nicolas Sarkozy ou d’autres. Et nous dirons comment ne savaient-ils pas ? Demain vous induirez à l’Assemblée Nationale: comment vous ne saviez pas ? Et évidemment la gauche répondra: « Sarkozy ! Sarkozy! ». Demain les Français vous prendront aux mots: « Tous copains, tous pourris ». Et ça se veut hommes d’Etat sur des institutions, refusant de voir qu’elles sont déjà vermoulues et à bout de souffle. Petit-à-petit, sur la base de fautes et de mensonges impardonnables, la démocratie s’affaiblit pendant que la plaie du chômage la vide de son sang. Alors un jour la République abîmée par tous n’aura plus de défenseur et tombera comme un fruit mûr dans les mains de ceux qui la détestent: le Front National ! La crise politique court plus vite que la crise économique et sociale alors que les institutions s’affaiblissent chaque jour un peu plus. N’entendent-ils pas le Front National appeler à la refondation nationale dans l’ecoeurement général. Quant à nous, je dis: attention danger n’ajoutons pas le ping pong des affaires à la dureté du temps.