Tag camarade

11 Mar

1 Comment

Compte-rendu de mandat des parlementaires dans le 19ème

par

Hier soir, Roger Madec, Sénateur-Maire, Daniel Vaillant, Député-Maire et moi-même étions invités à un compte rendu de mandat avec mes camarades de la section du 19ème.

Moment extrêmement agréable, riche de discussions et d’échanges autour des thématiques liées à l’exercice de notre mandat national et des difficultés rencontrées.

Autant de thèmes abordés : la question internationale, les lois liées à la sécurité, la santé, les retraites, ou encore plus actuel, à l’immigration qui nous ont permis de dénoncer les dérives et les conséquences graves de la politique du gouvernement mais aussi de dresser les perspectives politiques que nous, socialistes, menons au quotidien pour préparer l’alternance en 2012.

27 Déc

1 Comment

90ème anniversaire du Congrès de Tours

par

S’il n’est ni de sauveur suprême, ni dieu, ni César ni tribun, la semaine de Noël 1920 a pourtant vu naître le parti de ceux qui attendirent avec foi l’avènement du communiste avec la scission du congrès de Tours au cours duquel les trois quart des délégués socialistes décidèrent de suivre Cachin et Frossard et d’adhérer à la IIIe Internationale pour fonder quelques temps plus tard le Parti communiste français.

1920, ce fut le temps de l’espoir. La faillite de la IIe Internationale devant la guerre avait été réparée par les soviets et bientôt, la révolution serait sans patrie ni frontière car elle serait mondiale et que rien ne s’opposait à ce qu’elle déferle des rives de la Moscova jusqu’aux bords de la Loire en ce mois de décembre.

Mais le phénomène stalinien plaqué sur la culture du syndicalisme révolutionnaire et anarchiste français provoqua surtout une vague de froid. 1936 c’est le Front populaire, mais ce sont aussi les procès de Moscou contre les trotskystes ou tous ceux qui s’opposaient sans oublier le goulag décrit plus tard par Soljenitsyne, ingrédients du stalinisme que le PC français s’obstina longtemps à soutenir. Mais tous les camarades n’applaudirent pas au pacte avec Hitler, ils voulaient certes défendre l’URSS, mais ils n’hésitèrent jamais à mourir pour la France comme des milliers et des milliers de soldats sont morts dans les rangs de l’Armée rouge notamment à Stalingrad. Ce fut le « Parti des fusillés », mais auréolé de cette gloire, il participa activement à la reconstruction de la France, en contribuant avec les socialistes et les gaullistes à construire ce « modèle social » que la droite aujourd’hui démantèle pierre par pierre.

Cependant, le Parti communiste participa activement à la décolonisation de l’Indochine et de l’Algérie après avoir soutenu les massacres de Sétif.

Le PCF fut aveugle à la déstalinisation, il approuva Budapest. Le couple Thorez pétrifia la « culture ouvrière » dans une société bloquée et une France qui finit par s’ennuyer. Le PCF prêchait la révolution mondiale, mais pratiquait la realpolitik. Religion de masse pour des générations entières, mouvement d’éducation populaire, le communisme français fut longtemps la colonne vertébrale de la gauche, mais lui-même fut tétraplégique, incapable de condamner la répression dans l’Empire soviétique.

Il entra dans sa troisième période, après l’espoir et la glaciation, ce fut le temps de la dégénérescence alors que la gauche était justement en train de se rajeunir et qu’elle se préparait à changer la vie. De Prague à Kaboul, le bilan était « globalement positif » alors que longtemps après que Blum, Luxemburg et Kautsky eurent prophétisé l’avenir de cette illusion, le grand public découvrait les dissidents et les crimes de masse.

Je veux en profiter pour saluer ici ceux du PCF avec lesquels nous avons travaillé à l’unité de la gauche, certains sont partis, d’autres sont restés. Tous restent de grands militants de gauche. Robert Hue, Pierre Blotin, Patrick Braouezec, Jean-Claude Gayssot, Marie-George Buffet…

Le parti de la faucille et du marteau est devenu une étoile morte, fauché par l’Histoire, mais l’idéal des fondateurs, l’esprit de justice sociale reste une idée qu’il faut continuer de marteler dans la mondialisation.

15 Nov

1 Comment

Discours devant le Conseil de l’Internationale socialiste

par

Cher George,
Chers Luis,
chers camarades et amis,

Cher Ricardo Lagos,

Je serais bref car tu n’as pas laissé beaucoup de place a l’exégèse, tant tu as été précis et complet.

Mes amis, Laissez-moi vous dire une fois encore le plaisir que nous avons d’accueillir ce Conseil de l’Internationale socialiste à Paris. Paris qui a une histoire intime avec le mouvement progressiste et le mouvement socialiste international. Au XIXe siècle, beaucoup d’événements fondateurs pour notre famille politique se sont déroulés dans cette ville. C’est par exemple ici que fut fondée la Deuxième internationale, l’ancêtre immédiate de l’Internationale socialiste. Il est donc juste que nous fondions une nouvelle étape de notre mouvement en lançant d’ici, un Appel, un Appel de Paris pour que la Conférence de Cancún sur le climat soit le point de départ d’une révolution verte qui conduira le monde sur la voie d’un développement durable partagé.

Que peut-il se passer à Cancún ? Rien. Que doit-il se passer à Cancun ? Tout, tout ce qui permettra un changement de climat dans le combat sur le changement climatique. Tout ce qui permettra de passer des paroles aux actes.

La « déception de Copenhague » a été très durement ressentie alors que rarement la prise de conscience de l’urgence climatique n’avait été aussi forte, et ce malgré des tentatives de tordre le coup à l’idée de «réchauffement climatique ».

Il faut le dire ici, se préoccuper du climat ce n’est pas une question de « mode » c’est une question économique, sociale et politique, donc ça concerne l’ensemble du mouvement progressiste international. Il s’agit pour nous de construire ce que le philosophe Edgar Morin appelle le « New Deal de civilisation ». Ce paradigme vert dont parlait a l’instant Ricardo Lagos.

Au XIXe siècle, le mouvement socialiste s’est construit sur la prise de conscience des injustices sociales causées par la révolution industrielle et la manière dont la production était organisée. Il a proposé un autre monde, un autre modèle de développement économique et social adossé au développement de la démocratie politique. Il n’est pas trop ambitieux de dire qu’au XXIe siècle, le mouvement socialiste doit prendre conscience qu’entre les injustices sociales et l’urgence climatique, il y a un lien comme il doit désormais exister un lien entre l’économie et l’écologie. C’est une autre façon de parler de la fraternité. Nous avons déjà, partiellement opéré cette révolution intellectuelle. Nous avons rompu avec le productivisme. Il s’agit de produire et de consommer de manière responsable. L’émancipation des peuples c’est aussi le fait de garantir un avenir libéré des entraves nées de la pollution et des maladies qu’elle entraîne.

Malgré les déceptions provoquées par la conférence de Copenhague, l’humanité prend aujourd’hui conscience qu’elle s’est peut être engagée dans un processus lent, de suicide écologique, par l’épuisement des ressources naturelles sur lesquelles elle est assise. Parallèlement aux questions climatiques, elle doit affronter le problèmes de pollutions chimiques, de l’épuisement de la biodiversité, du manque de terre, de forêts, d’air respirable, d’eau potable, de sources d’énergie. Ce à quoi se rajoutent les questions démographiques et alimentaires.

Toutes ces questions élargissent la crise générale de la mondialisation dont nous avons parlé tout à l’heure. Et nous renvoient elles aussi aux enjeux d’un monde organisé, dépassant les égoïsmes à courte vue dans une coopération structurée et efficace.

Au delà de la justice sociale dans une croissance solide, le mouvement socialiste doit remettre en cause: l’accumulation compulsive et la soumission à des désirs voraces et insatiables, l’action permanente et l’urgence chronophage, l’ambition compétitive et le culte de l’instant, la religion du changement, du bougisme. Bref dépenser plutôt que penser comme le dénonce souvent Martine Aubry.

La réconciliation de l’homme avec l’homme ne passe plus par un changement de système mais par une attitude radicalement différente vis-à-vis de la nature, de l’égalité sociale et de la coopérations des nations

C’est pourquoi, Cancún ne doit pas être un échec. Les puissants de la planète qui savent trouver des accords commerciaux bénéfiques pour leurs entreprises doivent créer les conditions favorables pour trouver des accords politiques, notamment sur le plan de la lutte contre le réchauffement climatique, bénéfiques pour l’ensemble des peuples de la planète.

Pour que Cancún soit un succès, il faut populariser l’Appel de Paris. Nous ne devons pas nous en tenir à une intention ou une proclamation. Ce appel doit dans les deux semaine qui nous séparent de l’ouverture de la Conférence, être porté et relayé par chacun de nos partis. Nous devons le publier dans nos médias nationaux, organiser avec les ONG, les syndicats et les citoyens qui le veulent et en faire une

revendication populaire. Si tous les membres de l’International socialiste répondent positivement. Si les groupes parlementaires se font l’écho de nos propos alors nous serons une force ou matérielle. Et la conférence de Mexico sera un point d’appui, le point de départ d’une « organisation mondiale climat ».

Ce n’est pas grand chose pour chacun de reprendre cet appel mais si de l’Argentine au Canada, de l’Australie à l’Europe, de l’Afrique au Moyen-Orient et à l’Asie nous reprenons l’Appel de Paris, nous pèserons sur la conférence de Cancun et notre collectivité socialiste aura été utile, comme elle a été utile il y a un siècle !

31 Mar

Commentaires fermés sur Hommage à Léon Blum

Hommage à Léon Blum

par

Hier mardi, c’était le 60e anniversaire de la disparition de Léon Blum. Comme Mendes France qui fut son admirateur, Blum n’a pas gouverné longtemps, mais il a marqué la gauche et notre pays durablement.

Avec lui, il y eu beaucoup d’innovations. Premier gouvernement de toute la gauche avec le Front populaire. Premier chef de gouvernement d’origine juive, Premier gouvernement comprenant des femmes, Premier gouvernement à légiférer sur les congés payés pour tous, la semaine de 40 ans, la démocratisation du sport et des loisirs, à réussir une négociation entre le patronat et les syndicats, premier gouvernement à proposer une solution pour l’Algérie…

Le gouvernement de Front populaire, dirigé par Léon Blum est une des plus belles pages de notre histoire – ce gouvernement de « socialo-communistes » critiqué par l’extrême droite, la droite et des anciens socialistes comme Pierre Laval qui avait pourtant appartenu à cette famille politique.

Léon Blum c’est aussi l’intellectuel, le critique littéraire qui fut témoin de la manière dont, au moment de l’Affaire Dreyfus, la France pouvait, quand elle n’était pas sûre d’elle-même, donner le sentiment de se renier. On ne parlait pas précisément d’« identité nationale » à ce moment, mais elle était partout, notamment dans l’antidreyfusisme de la droite française avec son antisémitisme militant et ses flots de violence. Cette droite-là disposait alors de ses plus implacables théoriciens emmenés par Maurice Barrès et Charles Maurras. Lire la suite…

31 Juil

2 Comments

Aux militantes et aux militants…

par

Aux militantes et aux militants de
SOCIALISME & DEMOCRATIE

Paris, le 31 juillet 2008

Cher(e) Ami(e), Cher(e) Camarade,

Franchement je vous le dis, je suis très satisfait par la signature de la déclaration commune de Martine Aubry, Marilyse Lebranchu, Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg. j’y ai beaucoup travaillé, cela a été plus facile que je ne le pensais.

Franchement, je suis satisfait par cette démarche partagée qui est une bonne nouvelle face à la fragmentation en cours au PS. Satisfait parce qu’elle se propose de changer le PS pour changer la France. Satisfait parce que le dessein d’un socialisme moderne, d’une Europe politique, du retour des valeurs est enfin au coeur d’une volonté de rassemblement. Je suis convaincu que ces idées sont majoritaires chez les militants du P.S. Lire la suite…