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05 Mai

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Fillon-Copé déposent le bilan de Sarkozy

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C’est parti ! Un brin pervers, les deux repreneurs de la droite classique ouvrent la campagne présidentielle en glorifiant un bilan qu’ils savent calamiteux. Brefs ils mettent à Nicolas Sarkozy des semelles de plomb pour le marathon présidentiel. Mais, au travers de la séance « com », avec les moyens du contribuable, on est renseigné sur deux choses. Nicolas Sarkozy entre en campagne avec précipitation. Personne ne peut maintenant le nier. Ensuite, l’UMP et Nicolas Sarkozy parlent d’un passé, même décrié parce qu’ils n’ont pas de projet pour les Français. Juste la hargne de conserver le pouvoir pour le pouvoir.

03 Mai

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L’invité de la matinale Radio Classique/Itélé

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Pour regarder l’émission sur le site de Itélé cliquez ici.

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité politique de l’émission « En route vers la présidentielle », émission animée par Guillaume Durand avec Mickaël Darmon sur Radio Classique et Itélé.

Mort d’Oussama Ben Laden

« C’est l’histoire qui nous dira (…) et pourquoi il était là depuis le mois d’août comme l’a indiqué Barack Obama dans son intervention (…) on n’était pas dans une partie de campagne (…) la tyrannie de la transparence a ses limites (…) l’essentiel est la sécurité de tous. (…) (Nicolas Sarkozy avec les familles des victimes de l’attentat de Marrakech) Il est bien normal que le Président de la République soit présent dans ce moment de compassion (…) il est en retard sur Barack Obama sur ce terrain là (…).

DSK

« Il ne s’agit pas de faire une famille recomposée autour de DSK (…) il ne s’agit pas de reconstruire un courant « Strauss-khanien » (…) DSK a cette capacité de rassemblement et de dépassement d’un courant du PS. Je crois qu’aujourd’hui il consulte, il regarde, mais qu’il est encore très à sa tâche au FMI. Il prendra sa décision avec Martine Aubry. (…) Le PS doit dire aujourd’hui qu’il n’a pas que des candidats mais des idées. Nous devons être sur le projet et pas sur une campagne sur le « casting », « casting contre casting ». (…) Le jour où le paysage s’éclairera, chacun devra se poser la question « est-ce que je suis utile ? » (en maintenant ma candidature à la primaire NDLR). (…) Il y a des candidats et des candidates qui voudront aller jusqu’au bout. Les primaires sont faites pour confronter des points de vue. (…) Face à l’hyper-activité, il faut de la sérénité (…) soyons sereins et rassembleurs. (…) Tout est possible mais je pense qu’il n’y a que deux personnes qui peuvent empêcher DSK de gagner les primaires c’est Martine Aubry si elle décide d’être candidate et Dominique Strauss-Kahn lui-même s’il décidait de ne pas se présenter.

Interviewé par Mickaël DARMON:

« Le 10 mai 1981, il n’y avait pas non plus une majorité d’ouvriers qui votaient pour le PS (…) Les socialistes ont un petit penchant et c’est la 3ème fois, c’est de penser qu’on a gagné avant la bataille (…) Il n’est pas impossible qu’ici ou là, des hommes et des femmes prennent des initiatives pour que la gauche ne soit pas divisée. (…) Le premier déconnecté de la France c’est Nicolas Sarkozy qui s’est enfermé dans son chateau »

14 Fév

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JC Cambadélis répond aux questions du Parisien

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Jean-Christophe Cambadélis répond aux questions d’Eric Hacquemand dans l’édition nationale du Parisien. Vous pouvez retrouver l’interview ci-dessous

La phrase d’Anne Sinclair laissant entendre que DSK ne ferait pas un deuxième mandat au FMI signifie-t-elle qu’il sera candidat aux primaires ?

Incontestablement, cette phrase élargit le champ du possible. Mais elle ne règle pas définitivement la question de la candidature de Dominique Strauss-Kahn. Si la France médiatique s’impatiente, le monde ne tourne pas autour de la présidentielle.

Certains socialistes s’étonnent de voir Anne Sinclair s’exprimer pour son mari…

Il faut avoir une bonne dose de machisme pour penser qu’une femme libre comme elle parle sur commande. C’est une réflexion sûrement menée ensemble. Mais je crois Anne Sinclair suffisamment indépendant pour dire ce qu’elle pense.

Quel rôle joue-t-elle ?

C’est un couple moderne qui parle et qui échange, même si chacun a sa totale autonomie. Elle lui apporte son expérience de la politique française et des médias. Je suppose que ses conseils sont écoutés.

Aura-t-elle un rôle dans la prise de décision ?

Vraisemblablement, parce qu’on ne s’engage pas dans une présidentielle en solitaire. Mais Dominique est un homme très indépendant. Et, au final, il prendra seul sa décision. Dans un campagne présidentielle, Anne Sinclair peut être un atout. Mais ce n’est pas le tout. La présidentielle, c’est d’abord un candidat appuyé sur un parti en ordre de marche.

Un affrontement entre DSK et Martine Aubry est-il possible ?

En 2002, la gauche de la gauche a fait battre Lionel Jospin. En 2007, le centre gauche a fait perdre Ségolène Royal. On continue ? Il faut faire bloc. S’il y a le moindre petit caillou dans la chaussure de l’unité, c’est la défaite assurée. La première secrétaire a remis le PS en selle. Quelle que soit sa place dans la présidentielle, elle sera l’atout majeur d’une victoire possible. Mais on ne peut pas demander des signes à DSK et s’en offusquer lorsqu’ils viennent. Ce qui n’est pas le cas d’Aubry.

Pour l’UMP Christian Jacob, DSK « n’est pas l’image de la France » et pour Pierre Lellouche, c’est la gauche « ultracaviar »…

Il faut vraiment que le bilan de Nicolas Sarkozy soit à ce point calamiteux pour qu’ils s’en prennent aux personnes. La phrase de M. Jacob est indigne. Elle rappelle des formules sur l’étranger à la France de sinistre mémoire. Je lui demande de s’excuser.

Propos recueillis par E.H.

26 Jan

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Interview dans Nice-Matin

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Le quotidien régional Nice-Matin publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis.

Quand Dominique Strauss-Kahn pourrait-il annoncer son engagement dans la primaire socialiste ?

Je ne sais pas s’il est candidat et ce n’est pas à moi de parler à sa place. Il est tout à son travail au FMI qui est utile au monde et à la France. Je pense que le problème posé à la gauche n’est pas là mais de travailler sérieusement à une alternative. Les Français veulent des réponses concrètes à leurs difficultés et que l’on démontre en quoi nous sommes différents de ce que fait ou ne fait pas la droite.

Comment gérer la primaire socialiste lorsqu’on annonce déjà une dizaine de candidatures ?

Dix candidats à la primaire ! C’est trop ! Le parti socialiste compte beaucoup de talents, mais tout le monde ne peut pas devenir président. A partir du moment où tout le monde s’exprime en tout sens, en cherchant à se faire repérer par les médias, ça crée une cacophonie dommageable à l’alternative. J’appelle donc à l’unité et à la responsabilité tous ceux qui pensent ne pas avoir trop de chance de battre Sarkozy.

Pourquoi autant de candidats ? D’où vient le problème ?

Susciter des candidatures dont certaines n’ont aucune chance parasite le travail que nous faisons. Martine Aubry, depuis des mois, organise convention après convention. Nous travaillons beaucoup mais ça ne se voit pas à cause des candidatures multiples et variées. Je dis à mes petite camarades candidats : vous avez fait un tour de piste, c’est très bien, mais maintenant revenez dans le giron et travaillez à l’union.

Quel candidat voyez-vous sortir vainqueur de la primaire ?

Au moment où je vous parle, je n’ai aucune idée. Je suis dans le souhait que DSK ou Martine Aubry soit le candidat ou la candidate des socialistes parce que j’estime que ce sont nos meilleurs atouts pour diriger le pays en battant Sarkozy.

Que pensez-vous de Ségolène Royal qui est officiellement partie en campagne pour la primaire ?

Il n’est pas anormal que l’ancienne candidate des socialistes à la présidentielle cherche à tester sa popularité. Mais elle ne doit pas le faire au détriment des socialistes. Il y a trois quatre candidats qui peuvent espérer challenger le président sortant, s’il est candidat. Ce qui pose problème c’est la confusion : dix candidats à la primaire socialiste plus la multiplicité des candidatures au sein de la gauche. On a un paysage brouillon, émietté. Les électeurs s’y perdent. On ne peut plus voir les propositions du PS parce que nos porte-parole peinent à les faire entendre.

Ségolène Royal a annoncé qu’elle choisirait volontiers DSK comme Premier ministre si elle était élue en 2012. Qu’a-t-il pensé de la proposition ?

Je n’en sais strictement rien mais je ne vois pas très bien où elle veut en venir. Soit elle estime que DSK est la personnalité idoine pour gouverner la France, dans ce cas, on ne voit pas pourquoi elle se présente à la présidentielle. Soit elle pense que c’est elle et dans ce cas elle n’a pas besoin de DSK.

Pensez-vous, comme Cohn-Bendit, que la gauche a mis en marche la machine à perdre ?

J’ai l’impression de revivre le délitement de la gauche plurielle, plus les primaires de la dernière présidentielle. Ça fait beaucoup pour un seul homme. Je pense que Nicolas Sarkozy est dans les cordes, que l’UMP n’a plus de proposition ou d’imagination pour un deuxième quinquennat si ce n’est de nous proposer de continuer la même politique. La gauche peut donc l’emporter. Mais le principal atout de Nicolas Sarkozy, c’est que la gauche se batte entre elle.

Mélenchon, très critique à l’ égard de DSK, est-il le bon candidat pour représenter la gauche de la gauche ?

Mélenchon est pour la révolution citoyenne. Il peut plaider pour la révolution sans obligatoirement vouloir faire du PS son ennemi. C’est aux électeurs communistes de dire s’ils veulent, comme le propose Mélenchon, recomposer la gauche ou battre Sarkozy. Ce choix leur appartient.

Sarkozy taquine plus qu’il ne critique DSK. N’est-ce pas un handicap pour celui qui, s’il se présente, sera le candidat de la gauche ?

Ne pas le critiquer c’est reconnaître ses qualités et s’interdire de pouvoir le critiquer, s’il entre en compétition. Je ne sais pas si c’est un bon calcul. Par ailleurs, le président de la République reprenant les propositions du parti socialiste et de la gauche européenne en terme de gouvernance mondiale ou de taxation des mouvements de capitaux, il lui serait quand même difficile de critiquer la gauche.

Comment la gauche peut-elle récupérer les voix du courant centriste que Sarkozy courtise allègrement ?

Je crois que Nicolas Sarkozy travaille beaucoup à effacer tout ce qu’il a fait dans la première partie de son quinquennat, que ce soit sur le plan politique ou sur le plan des inimitiés qu’il a créées avec tout le monde. Il a donc beaucoup de travail. Pour le reste, je ne suis pas dans une démarche de politique sociologique prévoyant de dire telle ou telle chose pour essayer de séduire tel ou tel électorat. C’est d’ailleurs ce qui conduit la droite à aller sur le terrain du Front national. Je crois plutôt que c’est l’offre politique globale qui permet à un pays de se déterminer.

Ségolène Royal se présente comme la candidate du peuple. Sur quels thèmes DSK construirait-il sa campagne s’il était candidat ?

Je crois que le candidat socialiste, quel qu’il soit, doit être à l’aise dans les principes et valeurs de gauche. Mais il doit rassembler la France. Il ne s’agit pas d’opposer une catégorie à une autre, des Français à d’autres Français. La présidentielle, sous la Ve République, ce n’est pas être le candidat ou le président de la gauche, mais c’est être le président de la France. On peut le regretter, mais c’est ainsi.

Est-ce que l’absence et le silence de DSK sont une stratégie ?

Non ce n’est jamais une stratégie mais, franchement, les Français ne sont pas dans la présidentielle. Ils sont confrontés à des problèmes extrêmement concrets et ils attendent les réponses. Les prochaines échéances sont les cantonales et il sera toujours temps, lorsqu’ils se tourneront vers la présidentielle, de leur présenter nos projets d’avenir.

06 Déc

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Jean-Paul Huchon ou la vengeance du pouvoir

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Sur la base d’une plainte de l’UMP, le rapporteur public préconise – rien de moins – que l’invalidation de Jean-Paul Huchon actuellement Président de la Région Ile-de-France et le remboursement du compte de campagne.

L’UMP n’a pas digéré sa défaite en Ile-de-France. ll y a là une vengeance politique qui est signée. Il s’agit de faire payer à Jean-Paul Huchon le camouflet fait à Nicolas Sarkozy qui avait urgemment besoin d’une victoire pour rebondir. Mauvais perdant, mauvais joueur, ce coup bas démontre que pour la droite les victoires de la gauche sont toujours illégitimes.

22 Oct

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Libération: L’ombre de DSK dans le sillage de Cambadélis

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logo LibérationLe quotidien publie un article sur le déplacement de Jean-Christophe Cambadélis au Mans pour présenter son nouveau livre « Dis moi où sont les fleurs ? » Essai sur la politique étrangère de Nicolas Sarkozy.

C’est sa tournée ! Un véritable tour de France des fédérations du PS qu’a entrepris ce mois-ci Jean-Christophe Cambadélis, premier lieutenant de Dominique Strauss-Kahn : pas moins d’une cinquantaine d’étapes, entre débats militants et fêtes de la Rose. Officiellement, il ne s’agit, par ce marathon, que de promouvoir son dernier ouvrage, Dis-moi où sont les fleurs(l’Encyclopédie du socialisme), charge en règle contre la politique étrangère de Nicolas Sarkozy. Un alibi en béton. Mais aussi une trop belle occasion de veiller, sans en avoir l’air, aux intérêts de son champion. Voire aux siens propres. «Jospin, avant la présidentielle de 1988, avait fait un tour de France, rappelle Cambadélis. Ça lui permettait de mobiliser les gens et de tester des problématiques.» C’était avant que François Mitterrand ne se déclare candidat…

Etrillage. Lundi soir, le secrétaire à l’international était donc au Mans (Sarthe) pour une discussion avec les militants. En l’absence de Stéphane Le Foll, patron de la fédération et bras droit de François Hollande, opportunément retenu au Parlement européen, c’est la strauss-kahnienne Marietta Karamanli qui se charge de l’accueil. Mais pas question, bien sûr, d’une insidieuse campagne pro-DSK : «Il a insisté pour que ce soit une rencontre avec les camarades en tant que secrétaire international», précise la députée. Avant de concéder : «Il joint l’utile à l’agréable. Les gens savent bien où Jean-Christophe se situe…» Pas un mot de travers, pourtant, pour vanter les charmes de son champion. Après un verre de cidre, le député de Paris, face à une trentaine d’adhérents, se cantonne à un étrillage de la diplomatie sarkozienne, continent par continent.

Mais en ombre américaine, c’est encore et toujours la figure du directeur général du FMI qui se dessine. Morceaux choisis : «Il y a une alternative dans les domaines intérieur et extérieur» ; «Nicolas Sarkozy a décidé de faire de l’international son point fort pour montrer qu’il est un homme d’Etat et que les autres, face à lui, ne font pas le poids.» Le message, quoique subliminal, est limpide. Même si «Camba», après coup, niera en bloc : «DSK n’a pas annoncé sa candidature. J’indique simplement l’urgence pour la France d’avoir un président à la hauteur des enjeux auxquels elle est confrontée…»

Intentions. Mais alors que l’impatience des socialistes grandit quant aux réelles intentions du favori des sondages, la question ne manque pas d’arriver sur le tapis. Après celles des militants sur le cas Kouchner ou «les priorités internationales de notre candidat», c’est Daniel, partisan de Hollande, qui la pose : «Sarkozy avait-il la possibilité de s’opposer à la nomination de DSK au FMI ?» Réponse ferme de Cambadélis : «Dominique l’a dit à la télé : « Nicolas Sarkozy ne m’a pas nommé. Il aurait pu s’y opposer, il ne l’a pas fait ! »» Daniel, pas convaincu : «Ça pose quand même quelques questions !» Et de glisser, en aparté : «Y’a un loup quelque part…»

Mais où se cache-t-il ? A voir Cambadélis discourir sous les affiches de la campagne d’adhésion au PS Maintenant, j’y vais et une horloge où l’heure politique, inexorablement, tourne, on comprend qu’il chasse, aussi, pour lui-même. «Où pourrais-je être le plus utile ? Pas en me chamaillant avec mes copains pour savoir si je dispute les primaires parce que je le vaux bien», explique-t-il.

Alors que nombre de ses camarades songent déjà à leur maroquin pour 2012 et que les places s’annoncent chères, le député mise sur un autre cheval : la succession d’Aubry. «Si Martine, d’aventure, accédait à d’autres responsabilités, je crois avoir l’expérience et les épaules pour me consacrer à cette immense tâche. D’autres s’intéressent aux primaires ou aux futurs ministères. Il faut bien que, pendant ce temps, quelqu’un garde la maison…» Et d’égrener ses avantages supposés :«Tout le monde sait que je ne serai pas candidat à la présidentielle.» Et encore : «Je ne roulerai pour personne.» Il est permis d’en douter.

20 Sep

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Attention danger! Nicolas Sarkozy est sans boussole et sans cap!

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Extrêmement critiqué en France et dans le monde, il ne cherche plus à gouverner mais à antagoniser. Pour être plus précis, il veut bipolariser. Conscient qu’il ne peut plus cristalliser sur ses qualités, devenues des boulets. Sachant que son projet est obsolète par temps de crise. N’ignorant pas que l’on s’interroge chez les décideurs sur sa capacité à l’emporter en 2012. Le Président de la République bipolarise de toutes ses forces.

Il s’agit bien sûr de se maintenir au premier tour. Mais aussi d’éviter le « tout sauf Sarko » à l’oeuvre dans tous les électorats. Enfin il espère couper ainsi la voie à un candidat ou une candidate de gauche capable de dépasser son camp.

Bref, Nicolas Sarkozy est en campagne. Et peu lui importe les critiques de gauche, il les souhaite, il les attise. Peu lui importe l’image de la France. Il veut deux camps face à face.

14 Mar

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1er tour des régionales PS: Un succès pas encore une victoire!

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Il s’agit d’un succès, pas encore d’une victoire. Les français ont clairement voulu se protéger et un changement d’orientation politique dans une élection où le bilan des majorités de gauche sortante, porté par les socialistes n’était pas critiquable. Le résultat est net, les Verts font un des meilleurs scores de leur histoire mais l’électorat de gauche n’a pas voulu que le résultat puisse être contesté par l’UMP. Il a donc massivement voté pour les listes socialistes. l’UMP récolte ce qu’elle a semé, la division des Français, l’absence de projet pour sortir de la crise, une ligne agressive et libérale.

La volonté de mettre le gouvernement voire Nicolas Sarkozy au coeur de la campagne s’est avérée catastrophique: La droite s’est abstenue et le FN remonte. Mais c’est au deuxième tour que l’on mesurera si nous sommes vraiment dans un tournant politique majeur avec un pouvoir sanctionné, des socialistes réhabilités et un Nicolas Sarkozy sans projet parce que sans réserve électorale. Quant à l’abstention, on ne peut pas l’ignorer lorsqu’il s’agit des élections Européennes et en faire un argument lorsqu’il s’agit des élections régionales. Notons que par rapport aux Européennes le score du PS est en progression de 20%. Il reste que le message de changement est sans appel et il ne demande qu’à être amplifié !

10 Mar

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Interview dans le JDD.fr

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J’ai répondu aux questions du JDD.fr, je vous propose de retrouver l’interview ci-dessous ou sur le site du JDD.fr:

La fin de campagne est marquée par l’abondance des sondages. La plupart d’entre eux donne une nette avancée au PS. Pourtant, Jean-Christophe Cambadélis, membre du bureau national du parti, interrogé par leJDD.fr, reste prudent.

Les sondages vous donnent une belle avance. Avez-vous mis le champagne au frais?

Non. Nous fêtons les victoires que lorsqu’elles arrivent. Non pas quand elles sont annoncées par voie de sondage. Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

A quoi attribuez-vous l’avance donnée par les sondages ? Au bilan des régions socialistes ou à l’anti-sarkozysme?

Les présidents socialistes de région et leur majorité de gauche ont un bon bilan, alors que le gouvernement Sarkozy et l’UMP ont un mauvais bilan. Ce qui conduit la gauche à se mobiliser derrière les socialistes et la droite à se démobiliser devant le spectacle de l’UMP.

Vous parlez de présidents socialistes et de majorité de gauche. Parviendrez-vous à vous unir après le premier tour, en deux jours? Lire la suite…

04 Déc

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Régionales: où en sommes nous ?

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Les résultats sont là : les militants socialistes ont voté… la participation est appréciable… la majorité confortable… et les sondages agréables.

Le PS fait sa révolution tranquille après que les militants ont mis leur formation sur les rails en répondant au questionnaire de Martine Aubry. Cette dernière impose sa légitimité par petites touches. Et la séquence allant du congrès du MJS à Grenoble en passant par « À vous de juger », le BN extraordinaire sur Copenhague, la tribune qui a suivi, le discours de Rennes sur l’identité républicaine, avant ceux de Prague ou de Tours et au-delà, le tour de France du projet, fut perçue comme solide, identifiée et consistante.

Le PS est prévenu. Tout ce qui brouille l’alternative est immédiatement sanctionné par l’opinion. Le salut, c’est l’union. Le PS est indexé sur la quiétude de ses débats.

Le PS est LA colonne vertébrale de l’arc démocratique anti-Sarkozy. Personne ne peut jouer son rôle de compromis de rassemblement et d’équilibre. Pas le Modem, pour des raisons évidentes : pas assez à gauche pour les uns, trop subordonné aux ambitions présidentielles de Bayrou pour les autres. Pas les verts : il ne faut pas avoir peur des verts. Ce sont des partenaires. Mais peuvent-ils aller au-delà et occuper la place du PS ? Tant qu’ils n’auront pas tranché le débat entre réalistes et fondamentalistes, ils ne pourront inventer une culture de gestion propre à rassembler. Lire la suite…