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27 Mar

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L’invité de Caroline Roux dans C Politique sur France 5

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C politique 27032016C politique bis 27032016

Jean-Christophe Cambadélis était dimanche 27 mars l’invité de Caroline Roux dans l’émission C Politique sur France 5.

 

Retrouvez la vidéo de l’émission ci-dessous ainsi que ses principales déclarations:

 

Attentats / Bruxelles

Sur la manifestation d’extrémistes à Bruxelles: « C’est ce que veulent les terroristes: la grande séparation. Par leur action ils veulent une réaction qui stigmatise tous les musulmans ».

« Je milite pour la concorde nationale. Faisons attention aujourd’hui à garder la dimension de concorde nationale.

Nous sommes une guerre asymétrique, au front mobile avec des attentats aveugles.

Les hommes et les femmes politiques ne devraient pas chercher à montrer que l’adversaire politique est laxiste. L’enjeu c’est l’efficacité, de trouver des mesures pour combattre le terrorisme.

Il y a une psychologie nationale à avoir: il faut savoir que nous sommes dans une situation où l’ennemi peut à frapper à tout moment.

Je suis pour la constitution d’un état major européen de lutte contre le terrorisme. Il faut plus de coordination. (…) Si colère il doit y avoir c’est contre les terroristes pas contre l’Europe. Les peuples ont répondu avec responsabilité, dignité. Il n’y a pas eu de cris accusant l’Europe. Ils ont cherché à faire bloc. »

Des Molenbeek en France ?

« La stratégie contre les terroristes ce n’est pas d’isoler les musulmans.

Il y a des problèmes, il ne faut pas les fuir. Il y a des poches, des rues, des immeubles. Mais ne parlons pas de « quartiers ».

Dans les quartiers il y a de la réussite, il y a de l’intégration, il y a des diplômés.
Je ne suis pas pour la stigmatisation des quartiers. Je préfère montrer ce qui réussit plutôt que de rejeter. Dans les quartiers en difficulté, il faut être en soutien des associations et des acteurs sociaux.

Les attentats c’est depuis un an, la radicalisation c’est depuis longtemps. Il faut parler, échanger pour bloquer et éviter que d’autres générations s’engagent dans ce même processus.
Je crois au langage de la raison, je crois qu’il faut considérer la personne pour pouvoir échanger. (…) Le pacte républicain ça veut dire un vivre ensemble.

Le soir des élections régionales j’ai dit qu’il fallait une inflexion sur le précariat.

Pour casser les ghettos sociaux il faut aussi que les villes riches acceptent aussi leur part de logement social. Les Républicains s’opposent à cela.
Ce qui s’est passé après le 13/11 a montré une volonté de mener la bataille contre des cristallisations sectaires. »

Chômage

« La France avec son filet social est un pays qui protège le mieux sa population.

Le PS a engagé plus que tout autre gouvernement un travail dans le sens de l’emploi: CICE, pacte de responsabilité,  loi El Khomri.

On n’interpelle jamais le Medef sur la croissance économique ou le chômage. Où sont passés les 40 milliards mis sur la table ? Les organisations syndicales patronales, c’est toujours moins pour les salariés et toujours plus pour l’entreprise.

Loi Travail: cette loi était déséquilibrée, maintenant elle est plus équilibrée, c’est un nouveau départ. Il faut toujours discuter et savoir enregistrer les évolutions positives. »

Politique du gouvernement / Election présidentielle

« Aujourd’hui nous sommes dans la contestation. Quand nous serons dans l’élection présidentielle nous serons dans la constatation.

L’absence de la gauche aux présidentielles serait le début de la fin: la marginalisation totale de la gauche.

Si on se divise, si on se fragmente à gauche, nous disparaîtrons d’un certain nombre de territoires.

Les Français ne vont pas répondre à la question « est-ce que vous appréciez la politique menée » mais qui allez vous prendre comme Président  de la République? Les Français vont chercher l’homme qui pourra affronter ce type de période, quelqu’un qui peut faire le job.

Qui peut dans la gauche gagner une élection présidentielle ? Celui qui est en situation.  Je suis pour l’homme qui aura incarné la France dans l’épreuve pour conduire la France.

Je suis conscient que les français sont plus qu’interrogatifs par rapport à ce que nous faisons.

Le PS a fait un choix, celui de la lutte contre le chômage. Il était nécessaire de reconstruire l’appareil productif pour ensuite redistribuer.

Je dis à tout le monde: il ne faut pas essayer de se distinguer mais de se qualifier. Il faut être unis et prendre ce qu’il y a de mieux dans chacun. »

21 Fév

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Interview au Journal du Dimanche

par

jdd

Le JDD publie ce dimanche 21 février 2016 une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire dans son intégralité ci-dessous:

Le projet de loi de Myriam El Khomri est salué par la droite et le Medef et vivement contesté par la gauche et les syndicats. Que vous inspire ce texte ?

C’est un avant projet qui doit évoluer. Face au chômage de masse, entre ceux qui veulent ne rien faire et ceux qui veulent tout défaire, il y a la place pour ceux qui veulent faire. Nous devons élaborer un nouveau modèle, un nouveau mixte entre souplesse et sécurité. Le texte tel qu’il a été soumis au conseil d’Etat doit donc être rééquilibré.

Dans quel sens ?

Il faut donner toute sa place à la sécurité sociale du XXIème siècle, qui sera la conquête sociale du quinquennat. Ce texte doit permettre et renforcer la négociation dans l’entreprise. Le Compte Personnel d’Activité est bien présent mais relégué au titre 3. Quant à l’ajout tardif de l’article 30 bis sur les licenciements économiques c’est une concession injustifiée au Medef, s’inspirant des législations espagnole ou italienne. Cet article est à réécrire. Mais les 61 principes élaborés par la Commission Badinter vont pour moi dans le bon sens : le principe du CDI, la hiérarchie des normes, le renforcement de la lutte contre le détachements sont de bons éléments. Finalement, c’est autant l’architecture que le contenu de ce projet de loi qu’il faut revoir. Disons-le, il y a une pression idéologique qui veut faire croire que le chômage est dû au code du travail. Il y a des rigidités, mais c’est le carnet de commandes qui fait l’embauche. Ce ne sont pas les mesures qui reviennent sur des droits des salariés qui font l’embauche, sinon le libéralisme aurait amené partout le plein emploi.

Est-il envisageable pour vous que cette loi soit adoptée via le 49.3 ?

On peut le critiquer ou le louer, mais cet article fait partie de l’arsenal de la Vème République. Il vaut mieux discuter avant de faire tomber le couperet. Mais je comprends l’intention du gouvernement, il ne faut pas faire trainer. On ne peut pas démissionner face au chômage.

Cette semaine, le PS a participé au comité d’organisation des primaires. Vous êtes vraiment pour ce processus ?

C’est la conclusion du tripartisme. Dans le bipartisme, il fallait rassembler au second tour. Aujourd’hui, il faut être au second tour. Il serait donc plus efficace qu’il y ait un candidat unique de la gauche. Si cette primaire sans préalable et sans préjugé permet de sélectionner le meilleur candidat de la gauche, c’est une bonne idée et il faut l’organiser. Je n’ai aucun souci. Je pense que le candidat le plus crédible par temps de crise est le Président de la République. Qui peut être le plus efficace, le plus équilibré dans une période de  crises multiples ? Ils ne sont pas légions à gauche. Car en 2017, il ne s’agira pas de témoigner mais de gagner. C’est clair depuis les régionales : les Français ne veulent pas de la solution Marine Le Pen, mais l’émiettement de la droite et la fragmentation de la gauche peuvent lui permettre de gagner la présidentielle. La primaire ne doit surtout pas être un moyen de purifier idéologiquement la gauche, soit en délimitant son périmètre, soit son calendrier. Laissons faire les électeurs.

Quel est, selon vous, le bon calendrier?

Je l’ai dit aux initiateurs de l’appel Notre Primaire, pour moi, elle doit avoir lieu à la fin de l’hiver, en décembre ou en janvier. Le Président de la République s’il était candidat n’aurait pas obligation de participer à tous les débats, il ne ferait pas le tour de France, il n’a pas de problème de notoriété ! On peut aménager les choses pour que chacun puisse se présenter. Et surtout, il faut que tout le monde s’engage à soutenir le vainqueur. Nul ne peut soutenir un autre candidat si le vainqueur ne lui plait pas, c’est le principe d’une primaire.

Jean-Luc Mélenchon a déjà déclaré qu’il était candidat à la présidentielle, la primaire se ferait sans lui ?

Nous préférons que ce soit la primaire de toute la gauche. Le Front de Gauche a éclaté, Pierre Laurent a l’air partant, Jean-Luc Mélenchon a l’air parti et Clémentine Autain est observatrice, il y a donc au moins trois positions.

François Hollande est-il d’accord pour y participer ? Etes-vous ici son porte-parole ? 

Je ne suis pas son porte-parole quand je défends la primaire ni quand je critique la loi El Khomri. Je suis le premier des socialistes, je cherche une position qui allie valeurs et efficacité. Le Président n’est pas candidat, il n’a pas donné d’indication en ce sens. Pour lui, tout est ouvert. Mon rôle c’est de préparer les conditions pour que, quel que soit le candidat, il puisse choisir soit d’y aller, soit de se passer de cette primaire. Mon mandat c’est de rassembler les gauches et les écologistes, au candidat ensuite de décider.

Si le chômage ne baisse pas, François Hollande ne sera pas candidat. Dans ce cas-là, il y aura forcément une primaire ?

Oui. Ce n’est pas une candidature par calme plat. Il ne faut pas se payer de mots. Les Français ne tenteront pas une aventure, ils ne feront pas d’expérience, ils voudront être protégés. Mon rôle c’est d’aider un candidat à l’emporter. Mon problème, ce n’est pas la clarification, c’est la qualification. Car entre une extrême droite qui se banalise et une droite qui s’extrémise, la France serait en de très mauvaises mains.

Propos recueillis par Cécile Amar et Dominique de Montvalon

18 Jan

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L’invité de Bruce Toussaint sur I Télé

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JCC Itele 18012016

Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 18 janvier 2016 l’invité de Bruce Toussaint sur I Télé.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:


L’invité de Bruce Toussaint du 18/01/2016 par ITELE

 

Primaires à gauche

Oui à une primaire de toute la gauche pour un candidat unique de toute la gauche.

Il me semble que l’initiative qui a été prise a été prise pour rassembler l’ensemble de la gauche, je suppose, pas pour faire en sorte que François Hollande ne soit pas candidat. Donc si c’est pour rassembler l’ensemble de la gauche, eh bien rassemblons-nous, et puis faisons une primaire en fixant un certain nombre de cadres ».

D’abord il ne faut pas que ce soit une primaire de contestation entre nous mais de clarification. Ensuite il faut que l’ensemble des forces de gauche et des écologistes soient bien d’accord : que celui qui l’emporte, on se met tous derrière lui. Sinon ce n’est pas une primaire, c’est une manœuvre

Si on veut gagner les élections présidentielles, il faut que la gauche soit rassemblée. La gauche de gouvernement, seule, elle perd.

Le problème aujourd’hui dans le tripartisme, ce n’est pas de rassembler la gauche au 2e tour, c’est d’y être (…) donc si nous sommes émiettés au premier tour de l’élection présidentielle, nous ne serons pas présent au second !

Il peut y avoir d’autres candidats, mais naturellement le président sortant c’est le candidat. S’il y a une primaire de toute la gauche, nous, nous soutiendrons notre président s’il est candidat. On n’en sait rien pour l’instant. Tout cela est un peu virtuel

Plan d’urgence pour l’emploi

J’attends que ce plan pour l’emploi éclaire l’avenir et réponde au présent. Eclaire l’avenir, parce que je crois qu’il faut maintenant dire quel type de développement économique on veut, quelles perspectives on fixe à la France ; et puis répondre au présent, nous avons là la nécessité dans une croissance qui est chaotique mais qui commence à revenir avec un mois baisse du chômage, un mois hausse du chômage, etc., nous avons intérêt à créer le temps II, le deuxième temps, de l’action gouvernementale et essayer de bonifier, de faire en sorte que ça démarre

Il faut arrêter de faire de la politique politicienne, il faut peut-être penser aux gens qui sont au chômage. Donc avant de penser qu’il y a un calcul pour pouvoir se présenter pour le président de la République ou autre chose, il faut penser qu’on prend des mesures pour réduire le chômage, pour relancer notre économie, pour faire en sorte que des gens qui sont dans la difficulté en sorte, moi je pense d’abord à eux avant de penser à la Présidentielle

Lassitude des Français / rapport aux partis politiques

Le climat est terrible dans le pays car on ne voit pas l’espoir et que les Français ont l’impression que demain sera pareil qu’hier. Il faut reconstruire de l’espoir.

Nous prenons en compte ce rejet et nous savons parfaitement qu’il est différencié. La question est d’ordre général: la manière dont la politique se fait. Les gens veulent de l’efficacité pas de l’idéologie.

Remaniement ?

Je souhaite que le remaniement, s’il doit venir, débouche sur un gouvernement de large rassemblement autour du président de la République et du Premier ministre.

Claude Posternak

S’il y a des idées moi je suis preneur, s’il y a des propositions c‘est très intéressant, mais on ne peut pas être contre les partis pour être contre les partis, il faut faire des propositions.

Réforme constitutionnelle

Ma préconisation, tous les socialistes la connaissent. Je crois qu’il faut l’union nationale pour combattre le terrorisme et dans ce sujet qui est l’article 2 sur la déchéance, il faut ni discrimination, ni apatridie. Donc il faut trouver une formule qui permette de répondre à ces trois problèmes. Voilà, c’est tout, c’est assez simple.

Propos de Jean-Guy Talamoni

Ne travestissons pas le vote des corses. Certains sont nationalistes mais l’immense majorité ne l’est pas

 

11 Jan

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L’invité de Jean-François Achilli sur France Info

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JCC France info 11012016

 

Jean-Christophe Cambadélis répondait ce lundi 16 janvier 2016 aux questions de Jean-François Achilli sur France Info.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Une primaire à gauche pour Cambadélis, « peu… par FranceInfo

 

Primaire à gauche

« Tout ce qui permet d’unir la gauche et les écologistes est positif.

Cette primaire n’est pas impossible mais peu probable.

Soit c’est la primaire de toute la gauche, on va dire d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon – c’est la seule qui fonctionne, celle qui permet de gagner l’élection – mais je suis pas sûr que tous les acteurs soient d’accord. Soit c’est une primaire pour départager Cécile Duflot, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon et vous comprendrez que les socialistes n’en soient pas. Donc il faut travailler à l’union mais ce n’est pas la bonne manière
Les choses sont ouvertes mais si le Président est candidat, le plus probable est que nous soyons rassemblés derrière lui.

Je n’ai pas fermé la porte.  Mais comment dirait France Info? « Cambadélis laisse la porte entrouverte ».

Quand il y a le tripartisme, l’équation ce n’est pas de rassembler au deuxième tour, c’est d’être au deuxième tour. La belle alliance c’est la stratégie de dépassement du Parti socialiste pour être présent au 2e tour.

 

Réforme constitutionnelle / déchéance
Christiane Taubira doit continuer à travailler.

Si elle avait été dans une émission en disant qu’elle était favorable au texte, vous nous diriez à ce moment là « Mais enfin tout le monde sait qu’elle est en désaccord, un peu de transparence ». Elle dit ce qu’elle pense, tant mieux

Pourquoi vous n’avez pas demandé la démission de M. Macron? Ça me paraît extraordinaire (…) Quand c’est M. Macron qui s’exprime sur les 35 heures ou sur la remise en cause du Code du travail, c’est formidable et ça au moins c’est de l’intelligence, c’est le vent frais, etc, etc. Est-ce que j’ai demandé la démission de M. Macron? Non. Donc pourquoi voulez-vous que je la demande pour Mme Taubira?
Nous travaillons à une formulation qui puisse satisfaire tout le monde, à la fois les exigences de la droite qui ne veut pas voter l’introduction dans la Constitution de l’état d’urgence s’il n’y a pas le mot déchéance, à la fois évidemment ce que l’exécutif a dit et à la fois la prise en compte de ce que pense une large partie de la gauche militante, à savoir que si vous introduisez dans le texte les binationaux, vous ouvrez le chemin de la remise en cause du droit du sol ».

 

Proposition du patronat pour une « loi d’urgence pour l’emploi »

Les Français sont concentrés sur la question du chômage, ils ont raison. Il faut faire en sorte que le chômage baisse dans une croissance molle.

Les propositions du Medef sont intéressantes sur le diagnostic mais inquiétantes sur les solutions. On nous empile la flexibilité sans penser à la sécurité des employés. Le contrat de travail n’est pas responsable du chômage en France. Tentons une nouvelle voie que celle proposée par le Medef: moins de précariat, plus de salariat.

 

Elections présidentielles
Je souhaite la victoire de la gauche pas celle de Nicolas Sarkozy ou de la madone des sondages Alain Juppé.

04 Déc

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« Le FN est le parti de la peur », interview au Télégramme

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le télégramme

 

Le Télégramme publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou bien lire ci-dessous:

 

François Hollande bénéficie d’une très forte progression de bonnes opinions. Comment expliquez-vous que les socialistes ne profitent pas de cette embellie dans la perspective des élections régionales ?

D’abord, nous n’en savons rien. Nous verrons cela dimanche. Je pense par ailleurs que le président de la République se préoccupe de l’état de la France et du combat que celle-ci doit mener contre le terrorisme et pas des élections régionales.

A vos yeux, quel sera l’impact du massacre du 13 novembre sur les élections régionales ?

J’appelle l’ensemble de nos concitoyens à manifester dimanche leur esprit civique. Il faut qu’ils aillent voter pour montrer que la France est debout. Nous serons regardés. Voter massivement c’est l’occasion de faire l’admiration du monde.

Qu’est-ce qui vous amène à affirmer que vous ne croyez pas à une très forte poussée du Front national ?

Je ne crois pas aux sondages sur le Front national. Nous savons que le Front national est haut, mais il peut être beaucoup plus bas en fonction de la participation. Le FN est aujourd’hui le parti de la peur. L’élection régionale est à la fois une élection autour de la sécurité et du vivre ensemble, c’est ce que les socialistes défendent dans cette région de Bretagne.

Passée l’émotion et le vote quasi unanime de l’état d’urgence, des voix de gauche, y compris au PS, critiquent l’utilisation de moyens sécuritaires exceptionnels. Cela ne risque-t-il pas de gêner le rapprochement des listes socialistes avec les autres forces de gauche, dans la perspective du second tour des régionales ?

Je ne le pense pas, car il s’agit d’une élection régionale. Il ne s’agit pas de législatives fixant la politique nationale. Mais enfin ! Nous sommes un curieux pays. Il y a quelques jours, il s’interrogeait sur le fait qu’on n’ait pas déclenché l’état d’urgence en janvier, et maintenant 15 jours après les événements tragiques, il se demande pourquoi on ‘a pas levé le dispositif sécuritaire.

Si le PS permettait au FN de gagner une ou plusieurs régions, ne craignez-vous pas d’être stigmatisé dans l’avenir ?

Le PS ne permettra rien du tout. Plus la gauche, en particulier le Parti socialiste, seront hauts au premier tour, plus elle aura des chances de l’emporter au second tour, car je crois que le total gauche sera devant la droite républicaine.

Finalement, ne regrettez-vous pas le temps béni de la gauche plurielle ?

J’ai été un passionné de l’union des forces de gauche et des écologistes, et je me dit que si nous étions unis nous serions devant, et, Monsieur Sarkozy ne pourrait pas dire qu’il refuse de se désister pour la gauche.

42 000 chômeurs en plus le mois dernier, n’est-ce pas décourageant ?

C’est la politique de croissance qui permettra de réduire le chômage. Or, dans ce domaine, nous sommes en bonne voie. Il ne faut pas se déterminer par rapport à un résultat ponctuel. Il était excellent le mois précédent, il est mauvais ce mois-ci. Il faut faire en sorte que la politique de croissance continue ; j’ai confiance dans la politique gouvernementale pour y parvenir.

 

Propos recueillis par Philippe Reinhard

 

25 Sep

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Interview à TF1 News: « Les électeurs de gauche ont compris que nous ne sommes pas les bras ballants »

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mytf1newsLe site TF1News publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

MYTF1News – Cette semaine, Martine Aubry a affirmé avoir « ras-le-bol » d’Emmanuel Macron. Est-ce aussi votre cas ?

Jean-Christophe Cambadélis : J’imagine mal après les déclarations d’Emmanuel Macron sur les 35 heures et les fonctionnaires tresser des couronnes, d’autant que le président de la République et le Premier ministre ont recadré ses propos. Martine Aubry ne demande pas la démission du ministre mais la maîtrise du propos. La formule était raide mais je le crois partagée, y compris dans l’exécutif. Maintenant, je ne peux appeler au rassemblement et ne pas souhaiter que l’on tourne la page.

MYTF1News – Selon deux sondages, une majorité de Français semble partager son propos sur la fonction publique. Plus la gauche tape sur lui, plus il monte ?

C’est un grand classique sous la Cinquième République, ou même dans le tour de France. Faire les bordures pour pouvoir s’imposer à son camp. Mais après, il y a des questions de principe. Je suppose que si l’on avait dit aux Français ce qu’était le statut de la fonction que l’on imaginait, ils n’auraient pas eu la même réponse.

MYTF1News – Vous étiez cette semaine en Midi-Pyrénées. Cette polémique trouble-t-elle les électeurs ?

Les militants en parlent, de toutes les formations politiques. Les gens rencontrés sur le terrain ne l’évoquent pas. C’est un soufflé parisien.

MYTF1News – Revenons sur ce drôle de référendum que vous organisez sur l’unité de le gauche aux régionales. Pourquoi cette initiative ?

Le peuple de gauche, quelque soit sa famille d’origine, aspire à l’unité et s’inquiète de la division. Il s’agit d’une élection régionale. Et je trouve paradoxal, après avoir agi ensemble, de se diviser pour des raisons de politique nationale. La droite veut défaire les régions solidaires et le FN la République, et j’aurais dû assister à ce désastre les bras ballants ? Et bien non, j’en appelle à la résistance contre le dictat des quelques appareils ou appareillons qui veulent la division pour mieux, pensent-ils, remodeler la gauche. Où est l’intérêt général là-dedans ? L’unité ne se décrète pas, nous en sommes d’accord, mais c’est un combat. Et là, nous allons permettre au peuple de gauche de prendre la parole.

MYTF1News – Mais quelle valeur auront ces résultats ?

La Haute Autorité a décidé de superviser cette consultation. Il y aura un représentant par département. Dans quelques jours, nous présenterons les lieux de vote sur les marchés de France les 17 et 18 octobre. Nous ouvrirons un site dédié pour le vote en ligne dès le 16 octobre. Tout sera clair et transparent. Chacun donnera son nom, son prénom, son adresse et son adresse mail, et cela permettra de contrôler le résultat.

MYTF1News – Vos partenaires de gauche ont déjà dit non à ce référendum..

La combinaison de ce vote dans toute la France et les sondages récemment publiés sur l’unité aura des conséquences, quoi que pensent les appareils et les appareillons. Les électeurs seront en droit d’attendre qu’il y ait une modification des attitudes. Il n’est jamais trop tard.

MYTF1News – Ce référendum est-il lié au lancement de votre alliance populaire ?

Il y a autour de ce référendum l’idée de tout changer, d’être plus interactif avec nos électeurs, d’être une formation qui est capable d’impliquer les sympathisants, de leur donner la parole. Cela préfigure du type d’alliance que nous voulons construire.

MYTF1News -Le mauvais chiffre du chômage n’est-il pas de nature à désespérer vos électeurs ?

C’est vraiment contrariant et triste pour les chômeurs. Mais les chiffres de l’intgérim en hausse depuis plusieurs semaines sont bons. Ce qui semblerait indiquer que la reprise affleure. Les électeurs de gauche ont compris que nous ne sommes pas les bras ballants, même s’ils exigent de plus en plus de résultats.


MYTF1News – Comment jugez-vous le climat politique de cette rentrée ?

La rentrée ne ressemble à aucune autre car elle est marquée par la crise des politiques, de l’extrême-droite jusqu’à l’extrême-gauche. Elle est marquée aussi par la gravité de la crise des réfugiés, et par la droitisation de la droite et la fragmentation de la gauche. Tout cela ne rassure pas les Français.
MYTF1News – La droite commence à débattre de son projet pour 2017. Le PS ne prend-il pas du retard dans ce domaine ?

Comme je l’ai annoncé à la Rochelle, il y aura à partir de janvier les cahiers de la présidentielle où nous traiterons chaque mois à fond d’un sujet. Je crois qu’il ne s’agit pas de faire un programme que le candidat classe verticalement le jour où il entre en campagne mais d’éclairer les enjeux de la présidentielle. Pour moi la campagne va être longue, elle va commencer en janvier avec le lancement de l’alliance populaire. C’est au PS d’occuper l’espace pendant que la droite se divise et l’extrême-gauche lance ses candidatures.

MYTF1News – Souhaitez-vous que le président décide tôt s’il est de nouveau candidat à la présidentielle ?

Je souhaite qu’il se décide assez tôt, je ne souhaite pas qu’il le révèle trop tôt.

MYTF1News – Le parcours d’Alexis Tsipras n’est-il pas le révélateur d’une déception pour toute la gauche en Europe ?

Alexis Tsipras a su combiner l’indépendance du pays via le référendum et le réalisme d’une politique économique soumise au parlement. Il a fait une démonstration in vivo de ce à quoi est confronté la gauche : entre l’espoir de tout changer et la difficulté de le faire. J’observe que Jean-Luc Mélenchon dit que le rapport de forces lui a été défavorable, pourquoi alors serait-il plus favorable à la France ? On est obligé d’être toujours dans la tension entre la volonté de justice et les réalités de l’injustice.

Maintenant qu’Alexis Tispras est incontournable Il me semblerait judicieux que le PSE (parti socialiste européen) prenne une initiative en direction de ce dernier pour engager des discussions en vue de l’union des gauches européennes.

Propos recueillis par Renaud Pila

06 Sep

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L’invité de Laurent Ruquier sur France 2

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ONPC 05092015

 

Jean-Christophe Cambadélis était samedi 5 septembre l’invité d’On n’est pas couché sur France 2.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’émission:

 


Jean-Christophe Cambadélis – On n’est pas… par onpc

 

 

ONPC bis

27 Juil

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L’invité des « 4 vérités » sur France 2

par

4 vérités 27072015

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Roland Sicard sur France 2.

 

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:


Les 4 Vérités – Jean-Christophe Cambadélis… par francetvinfo

14 Juin

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L’invité du Bondy Blog Café sur France Ô et LCP

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BBC ter

Jean-Christophe Cambadélis était ce dimanche 14 juin 2015, l’invité du Bondy Blog Café.

 

Retrouvez la vidéo de l’émission en cliquant ici.

 

 

14 Avr

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L’invité du « Téléphone sonne » sur France Inter

par

France inter telephone sonne

 

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité d’Hélène Jouan dans l’émission Le Téléphone sonne sur France Inter.

 

Retrouvez ci-dessous le podcast de l’émission: