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12 Oct

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Peut-on conjuguer diplomatie et sarkozysme ?

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Dans sa chronique, Marie-Eve Malouines, chef du service politique de France Info revient sur la politique internationale de Nicolas Sarkozy. Elle reprend les déclarations de Jean-Christophe Cambadélis: La speed diplomatie de Sarkozy, c’est un coup chasse l’autre. Il n’y a pas de cohérence, de constance et donc de confiance dans la parole de la France (…) L’UMP se propose de parler directement par delà leurs representations cela ne m’étonne pas. C’est une autre facette de la diplomatie de Sarkozy, on fait la lecon au monde. Une sorte de surplomb sur les autres nations. C’est ne rien comprendre au monde d’aujourd hui où chaque nation veut son accès au marche mondial et souhaite avoir son mot à dire.

La chronique:

A quelques semaines de la présidence française du G20, la politique étrangère intéresse la politique franco-française. Ce week-end, les socialistes ont dit tout le mal qu’ils pensaient de la diplomatie sarkozyste. Mais ils ne sont pas les seuls, l’UMP s’intéresse également au sujet.

Coordonner la lutte contre le terrorisme international. Définir une stratégie européenne sur la question des Roms. Considérer la présence française en Afghanistan ou dans l’OTAN. Les sujets de polémique ne manquent pas. Les socialistes dénoncent le style de Nicolas Sarkozy. Aux yeux de Jean-Christophe Cambadélis, l’hyper-présidence incarnée par Nicolas Sarkozy dévalorise la position de la France dans le monde : « Nicolas Sarkozy avec son hyper présidence, s’est substitué au Premier ministre et a oublié la présidence. C’est ce que j’appelle la speed diplomatie, c’est-à-dire une diplomatie de coups. Quand on est à la présidence de l’Europe, on s’occupe de l’Europe. Quand on est à la présidence du G20, on va voir les chinois les américains, les indiens. Donc il a du s’adapter, mais il n’a pas de cohérence dans sa politique. »

Le constat est sévère. Ce qui ne surprend pas venant d’un socialiste. Mais il est tout aussi sévère, ou lucide, quand il est dressé dans le cadre de l’UMP, par Franck Melloul. Un ancien conseiller de Dominique de Villepin (au Quai d’Orsay et Matignon), qui, à la demande de Xavier Bertrand, a planché sur l’influence de la France dans le monde. Le constat de Franck Melloul n’est pas complaisant : « je pars simplement du constat que les menaces terroristes que nous vivons, l’enlisement de nos troupes en Afghanistan, l’affaire des Roms, le discours de Grenoble, tant d’événements qui viennent brouiller l’image de notre pays à l’international. La France a toujours été citée en exemple, aujourd’hui elle est montrée du doigt et donc le rapport est là pour réagir. »

Réagir, oui. Car une fois constatée la faiblesse de la France sur la scène internationale, encore faut-il trouver des moyens pour en sortir.

Et là, évidemment, la gauche et la droite divergent.

Franck Melloul reprend des thèmes chers à Dominique de Villepin, notamment l’idée qu’au-delà des dirigeants, ce sont les opinions publiques auxquelles la France doit s’adresser, à travers une diplomatie publique : « tout le monde a accès à l’information, tout le monde a accès aux mêmes images, il faut donc accompagner ces images, puisque que vous soyez à Bagdad à Paris à Gaza, ou à Washington, vous ne les interprétez pas de la même manière. Vous ne les percevez pas de la même manière. Vous devez faire face à des émotions. Ce sont ces émotions que vous devez maîtriser. Et la diplomatie publique est là pour donner des codes pour accompagner ces populations à mieux comprendre ce que nous faisons. »

Le texte adopté par les socialistes propose 3 grands axes : renforcement de l’ONU. Relance du couple franco-allemand. Reconsidération de la présence française en Afghanistan et au sien de l’OTAN. Mais ne distingue pas vraiment entre dirigeants et dirigés. Jean-Christophe Cambadélis : « le problème n’est pas de s’adresser aux peuples par dessus les Etats, c’est encore une position de surplomb par la France, faisant la leçon au monde, il faut être dans l’écoute, dans l’attention aux autres, dans le respect, dans l’échange, cela veut dire tout à la fois bien traiter les représentants des peuples et bien traiter s’il le faut aussi les représentants des peuples. »

Donc, tout va bien, le clivage demeure entre la droite et la gauche.

Et à l’intérieur de la majorité UMP, y-a-t-il un clivage entre sarkozystes et villepinistes ?

On verra comment le rapport de Franck Melloul est perçu au sien de l’UMP, puisqu’il ne sera remis officiellement à Xavier Bertrand que demain. Mais cet ancien conseiller de Dominique de Villepin prétend aujourd’hui, que l’on peut être villepiniste, et travailler pour l’UMP de Nicolas Sarkozy : « je fais partie de ‘l’entourage de Dominique de Villepin, j’ai toujours été fidèle à Dominique de Villepin en tant qu’ancien collaborateur. Et je fais partie de ceux qui pensent que le rassemblement qu’il prône à juste titre, doit passer aussi par sa famille d’origine. – et une candidature à la présidentielle ? nous n’y sommes pas encore, il y a des temps, des temps pour l’action, des temps pour l’élection, et nous sommes encore dans el temps de l’action. »

Encore, pas encore, comme on sait, cela ne veut pas qu’on n’y arrivera jamais à ce temps de la présidentielle.

31 Juil

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Aux militantes et aux militants…

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Aux militantes et aux militants de
SOCIALISME & DEMOCRATIE

Paris, le 31 juillet 2008

Cher(e) Ami(e), Cher(e) Camarade,

Franchement je vous le dis, je suis très satisfait par la signature de la déclaration commune de Martine Aubry, Marilyse Lebranchu, Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg. j’y ai beaucoup travaillé, cela a été plus facile que je ne le pensais.

Franchement, je suis satisfait par cette démarche partagée qui est une bonne nouvelle face à la fragmentation en cours au PS. Satisfait parce qu’elle se propose de changer le PS pour changer la France. Satisfait parce que le dessein d’un socialisme moderne, d’une Europe politique, du retour des valeurs est enfin au coeur d’une volonté de rassemblement. Je suis convaincu que ces idées sont majoritaires chez les militants du P.S. Lire la suite…

28 Juil

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Déclaration cummune Aubry, Moscovici, Lebranchu, Montebourg

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PRPS.jpgPierre Moscovici, Martine Aubry, Marylise Lebranchu et Arnaud Montebourg ont posé le 1er acte pour surmonter la fragmentation sans fin du Parti Socialiste. Ils souhaitent par une déclaration commune soumise à leurs amis la fusion de leurs contributions au mois d’aout. Et veulent prolonger ce rassemblement avec la volonté de la cohérence à partir d’un coeur qui serait leur union. C’est un premier pas non exclusif très encourageant pour le Parti Socialiste et la Gauche.