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24 Avr

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Hommage et recueillement

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J’assistais ce matin à la cérémonie commémorative qui s’est tenue à la Mairie du 19eme arrondissement à l’occasion de la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation.

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Crédit photos: Mathieu Delmestre

08 Jan

Commentaires fermés sur Hommage à François Mitterrand – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – Jarnac, vendredi 8 janvier 2016

Hommage à François Mitterrand – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – Jarnac, vendredi 8 janvier 2016

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Discours de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Hommage à François Mitterrand

Jarnac, vendredi 8 janvier 2016

Seul le prononcé fait foi

 

Cher-e-s camarades, cher-e-s ami-e-s,

François Mitterrand. Immense François Mitterrand.

Mitterrand, un homme d’histoire dans l’Histoire pour l’histoire. On ne sait pas comment le résumer. Il a tant vécu, il a tant accompli, il a tant de facettes. Et quand on pense pouvoir éclairer un de ses versants, de fait les autres restent dans l’ombre. C’est que sa vie fut trop riche, trop féconde, pour pouvoir l’embrasser d’un seul regard. Comme la France, si belle, si variée, si grande de sa diversité, Mitterrand est un roman. C’est peut être ce qu’avait voulu dire François Mauriac.

Oui, Mitterrand fut un grand homme. Cela se reconnait au fait que sa propre histoire se confond avec celle de la France. Mitterrand avait la passion de la France. De sa langue, qu’il maitrisait à l’infini. De sa littérature, qu’il côtoyait au quotidien avec gourmandise et qu’il pratiquait occasionnellement avec brio. A un tel niveau d’ailleurs, qu’il aurait très bien pu choisir d’aller chercher les faveurs des lecteurs plutôt que celles des électeurs.

Mais, Mitterrand fut pris par l’histoire, par la vie politique de la France, qu’il aimait par dessus tout. Mitterrand aimait toute la France et l’Europe. Il ne fut jamais rassasié de la France, de ses paysages. Il aimait Jarnac, le berceau de sa famille, sur ses terres dont il garda toujours la mémoire. Je tiens d’ailleurs à saluer son maire, François RABY. Merci également à Martine PINVILLE, Secrétaire d’Etat, Mohamed HADJ-BOAZA, le Premier Fédéral de Charente, merci au Député David COMET ainsi qu’au Président de l’agglomération, Jean-François DAURÉ, de nous accueillir ici en Charente.

Il existe une Charente presque immuable, me permettra-t-on de dire- c’est celle là que je garde en permanence dans mon cœur écrire François Mitterrand en 1994. Mitterrand resta toujours un peu ce jeune charentais, cinquième enfant d’une famille de huit. Il aimait sa famille. Elle s’est élargie depuis la rue Abel Guy. Elle est parmi nous aujourd’hui. J’en salue affectueusement tous les membres ici présents.

*        *        *

Mes chers amis, je voudrais aussi dire quelques mots rapides après les mots éclairants et touchants d’Hubert Védrine, que je salue chaleureusement. Oui, Mitterrand aimait la France plus que tout. Et quand on aime la France, comment ne pas aimer Mitterrand ? Nombreux, surtout à droite, sont ceux qui n’aiment pas vraiment Mitterrand. Ils veulent réduire ce géant à une caricature. Il a tant de replis dans son existence, que ces esprits mal intentionnés vont y loger leurs exégèses apocryphes et leurs controverses stériles.

Je me suis toujours interrogé sur la détestation des élites pour François Mitterrand. Elle tient à son parcours, à sa réussite, à sa culture qu’ils ne pouvaient nier. Elle tient surtout au fait que c’est le peuple français qui leur a imposé cet homme tout autant que cet homme s’est imposé au peuple de France.

Quant à la droite, que retiennent-ils de Mitterrand ? Que disent-ils de Mitterrand : que c’est l’ambition pure, « le » pouvoir pur et dur. Mais, Mitterrand, ce n’est pas l’incarnation du pouvoir ! Ce n’est pas le pouvoir, c’est la gauche au pouvoir. C’est ce que la droite déteste par dessus tout car la droite n’est pas avare de responsables qui aiment le pouvoir. Non, pour elle, Mitterrand a dérobé son bien. Souvenez-vous de la formule d’Alain Peyrefitte en 1970 : « Nous sommes au pouvoir pour trente ans si nous ne faisons pas de bêtises ». C’est ainsi, pour la droite, la gauche arrive toujours au pouvoir par effraction.

Pour Mitterrand, le pouvoir n’était qu’un outil, un outil indispensable pour changer les choses. Il a toujours exercé ses fonctions avec gravité, pour être à la hauteur de la confiance des Français. Alors oui, Mitterrand était un maître du pouvoir, car il était un maître du temps. Il faut suivre les mouvements du réel si l’on veut le chevaucher, un réel mouvant, où rien n’est blanc ou noir, où tout est gris clair et gris foncé. Mais surtout si le vainqueur de 1981 était un stratège qui savait « troubler l’eau pour pêcher », il savait que la politique est l’art de l’exécution. Mitterrand était parfois dur, comment le nier ? Mais il faut le dire, dans ce monde, le cœur se brise ou se bronze. Et il fallait avoir une détermination totale, tempérament trempé pour faire face au talon de fer du pouvoir gaulliste. On l’oublie souvent.

Très tôt, il est vrai, sous François, pointait déjà Mitterrand. Le charisme de Mitterrand précéda celui du Président. Il connaissait sa force de caractère et la force du charisme en politique. Jeune militant, il me dit un jour : « Vous êtes fumeur ? » «Non » lui répondis-je. « Et bien vous vous serez imposé le jour où rentrant dans une salle, on éteindra sa cigarette ». Le charisme c’est cela ! Je ne peux malheureusement le vérifier car il est maintenant interdit de fumer.

Mes chers amis, la droite ne déteste pas seulement Mitterrand parce qu’il incarne la gauche au pouvoir. C’est qu’il incarne aussi la gauche unie, ce que la droite craint par dessus tout. Mitterrand fut le refondateur du Parti Socialiste et en même temps l’artisan de l’union de la gauche. Il ne sépara jamais complètement les deux. L’unité est le talisman de la gauche, son origine disait-il. Homme de rassemblement plus que de synthèse, il chercha sans cesse ce qui renforçait la gauche.

Comment oublier que l’anniversaire que nous fêtons est en 2016, date anniversaire du Front populaire, rassemblement des gauches s’il en fut. Oui, avant 1981, il faut voir Épinay, ce travail de titan pour apprivoiser les ambitions, pour aligner les volontés.

Mitterrand était pragmatique pour trouver le point d’ouverture sur le réel, un bout par lequel l’agripper, pour l’orienter dans le sens de nos valeurs.

Mitterrand, quel bilan ! Le pouvoir, il ne l’a pas seulement conquis, il l’a exercé au service de nos valeurs. Je me souviens de ce soir du 10 mai 1981, où nous avons repris la Bastille. Je me souviens ensuite des mesures historiques, sur la peine de mort, sur les retraites, sur le temps de travail, sur la décentralisation, sur la liberté des ondes.

En quinze ans, François Mitterrand, l’homme qui aimait la France d’avant, inventa la France d’après. Comment oublier le choix visionnaire sur les SS-20, la réunification allemande ou les avancées européennes jusqu’à l’euro ?

Alors, oui, il y a eu 1983, car il y avait la mondialisation qui s’accéléra. Mais François Mitterrand pensait au-delà de 15 jours. Il fallait tenir pour inscrire la gauche dans la durée. Il fallait tenir pour s’inscrire dans l’alternance. Il fallait réussir pour que la France accepte enfin la gauche pour destin à défaut de dessein. Il faut reconnaître que les réformes sociales initiales n’ont pas été remises en cause. Il nous faut reconnaître le bilan de cette dette immense. Disons les choses : 1981 a permis 1997, a permis 2012. Alors, bien entendu, la critique est permise. Certains peuvent avoir la mémoire courte, nous, nous avons la mémoire vive. Il ne me revient pas de faire un inventaire, chacun a son Mitterrand. Nous connaissons les replis de son parcours mais pour nous, socialistes, François Mitterrand est un bloc. Et c’est moi qui le dit alors que j’avais inventé et revendiqué, jeune parlementaire, le droit d’inventaire.

Oui, mes chers amis, François Mitterrand fut un grand homme. Ce qui se reconnait au fait qu’il continue de nous parler alors qu’il nous a quitté. Homme de gauche et homme d’État, il est pour nous un homme de référence. Une figure tutélaire, qui nous a beaucoup appris. Que l’Égalité n’est jamais acquise, qu’elle est toujours un combat. Que lorsque la France rencontre une grande idée, elles font ensemble le tour du monde. Regardez aujourd’hui la COP 21 ! Que gouverner, ce n’est pas plaire, que l’Histoire est tragique, que le France est notre patrie et l’Europe notre avenir.

Oui, se souvenir de Mitterrand c’est toujours regarder vers l’avenir. Ses axiomes doivent nous animer au quotidien : assumer le pouvoir et assurer l’unité. Le Président de la République François Hollande connaît bien la pertinence actuelle de ces vérités éprouvées mais ô combien fragiles. On dit que François Hollande s’inspire de son illustre prédécesseur. Mais, enfin, quel homme de gauche ne le fait pas ! Par sa densité, Mitterrand exerce une attraction sur nous tous. Mais, ce n’est pas une obsession. Après tout, on peut réussir sa vie sans être François Mitterrand ! Je me dis que François Mitterrand qui a connu bien des flux et reflux de l’Histoire, aurait aimé être dans celle que nous vivons. Guerre, terrorisme, réfugiés, panne européenne, question de la Grèce dans la zone euro, montée du nationalisme en Europe et du Front national en France, crise de modèle, crise climatique, que de défis dans lesquels il aurait aimé plonger, que de changements, de métamorphoses qu’il aurait aimé accompagner.

« L’ivresse de la métamorphose » pour paraphraser Stefan Zweig dont il m’avait longuement entretenu. Au delà de l’homme, il tenait son livre, Le monde d’hier, comme un livre magnifique, ce qu’il est. Mais il me disait « on ne fait pas de la politique avec de la nostalgie, et lorsqu’on s’enferme dans hier, on finit par se couper de la vie ».

Oui, il faut avancer dans l’Histoire la torche à la main pour paraphraser Chateaubriand que Mitterrand aimait moins que Lamartine, la torche de ceux qui nous ont précédé nous éclaire. Mais elle ne remplace pas la nécessité de marcher nous-même. Et le plus grand enseignement de François Mitterrand réside dans le fait que la politique ce n’est pas la gestion boutiquière des choses en attendant les élections, mais de peser sur les événements.

Peser sur les événements, pour faire vivre ses valeurs c’est essentiel. Mais ne pas faire des valeurs un refuge pour éviter de peser sur les événements c’est indispensable.

Mes chers amis,

Commémorer Mitterrand, c’est commémorer la victoire du peuple de gauche tout entier. Il le disait lui-même, le 10 mai 1981, c’est l’espoir qui l’a emporté. C’est ainsi, le mitterrandisme est une aventure collective même si François Mitterrand est unique. Il ne faut pas attribuer au seul Mitterrand la responsabilité des succès de la gauche.

Je tiens d’ailleurs ici à saluer ses anciens ministres qui sont présents parmi nous aujourd’hui et qui ont été des artisans fiers et persévérants.

Chers camarades, chers amis,

Aujourd’hui, nous pensons très fort à François Mitterrand. Je sais que toutes et tous, nous nous retrouvons dans ce géant, qui nous donne encore sa force, qui anime encore nos esprits. Mémoire et Histoire sont intimement liées. Alors souvenons-nous, pour pouvoir avancer dans le temps, sur les mers déchainées du présent. Nous ne sommes pas seuls dans ce périple.

François Mitterrand croyait aux forces de l’esprit.

Il a tenu parole : il ne nous a pas quitté.

Je vous remercie.

 

 

Jean-Christophe Cambadélis

Premier secrétaire du Parti socialiste

 

27 Avr

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Cérémonie en souvenir de la déportation des élèves de l’école Lucien de Hirsch

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Jean-Christophe Cambadélis se rendra à la cérémonie en souvenir de la déportation des élèves de l’école Lucien de Hirsch :

Lundi 28 avril 2014 à 9h15


avec François Dagnaud, Maire du 19ème arrondissement de Paris, Roger Madec, Sénateur de Paris, Daniel Vaillant, Député de Paris, Catherine Vieu-Charier, Adjointe au Maire de Paris chargée de la Mémoire et du Monde Combattant.

Dans le cadre des commémorations du 70e anniversaire de la Libération de Paris et de Yom Hashoah, la mairie du 19ème arrondissement de Paris,  le groupe scolaire Lucien de Hirsch, le Comité d’Entente des Associations des Anciens Combattants du 19e et le Comité Léon Goldberg organisent une cérémonie en souvenir de la déportation de 110 élèves de l’école Lucien de Hirsch ainsi que de leurs maîtres et leurs directeurs.

Informations pratiques:
Groupe scolaire Lucien de Hirsch, 12-14 rue Henri Murger 75019 Paris.

 

06 Avr

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Génocide rwandais : la France n’est pas un Etat criminel

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logops160Le Parti socialiste dénonce les propos du président rwandais qui attribue à nouveau un rôle direct de la France dans le génocide de 1994. Ces propos provocateurs, à l’occasion du vingtième anniversaire de cette tragédie, sont un frein à la réconciliation et à la normalisation des relations entre les deux pays alors que le Rwanda a besoin de se reconstruire.

La France a fait toute la lumière sur les responsabilités des uns et des autres dans les événements de 1994 qui ont faits 800 000 victimes, principalement tutsi.

Le Président Kagamé par ses propos met de la confusion là où on a besoin de clarté. Il se déshonore en salissant l’honneur de la France et de la Belgique.

La France ne participera donc pas aux cérémonies à la mémoire des victimes, mais elle ne se laissera pas traîner dans la boue par le mensonge.

En revanche, parce qu’elle est fidèle aux valeurs de la solidarité internationale, elle demeure au côté des peuples pour le développement.

10 Nov

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11 novembre

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gravure arc de triomphe

Mon grand père Raymond Bleuse, cité au champ d’honneur pour être passé à travers les lignes ennemies et pendant des heures sous la mitraille, indiquait à l’aide de sa lanterne les positions allemandes pour le tir de l’artillerie jusqu’à ce qu’une balle brise l’instrument de signalisation.

Mon grand père donc, dont j’ai la citation sur mon bureau ainsi qu’un obus gravé envoyé à ma grand-mère, me dit un jour « gardes cela, ainsi que le faire-part de décès de ton oncle mort au combat, car avec le nom que tu portes, un jour les français te demanderont si tu es bien du pays ». Il ajoutait: « Ils peuvent être comme cela, ou capable du plus grand héroïsme ». Il ne savait pas le père Bleuse qu’il disait à peu près la même chose que Gambetta : « Un peuple héroïque si facile à troubler ».

Ce grand-père me raconta des soirs durant la guerre : « Cette saloperie ». Les tranchées, la boue, le gaz, le froid, la peur, les rébellions, les fusillés, le sacrifice, le chemin des dames, les offensives cloués au sol, les « boches », le « chleu », les frères d’armes dans une famille qui connu 1870 et connaitra l’exode et la résistance des années 194O.

J’ai toujours pensé que pour les Français 1914 marqua durablement les mémoires. Et il y a souvent des réflexes ou des stéréotypes qui viennent l’aggraver par la barbarie de la seconde guerre mondiale. Le fait que l’Allemagne commémore la « nuit de cristal » où pourchassant les juifs, le régime nazi se mit en marche. Au moment où la France par la voix du Président de la République se souvient de 14/18 et fait sa place aux fusillés. Cela en dit long dans une Europe bousculée par la crise économique et la montée des nationalismes.

« Plus jamais ça » disaient les poilus au sortir de la guerre de 1914. C’est un bien précieux que la paix sur le continent. Ne laissons pas la xénophobie troubler les peuples. Cela va vite quand les temps se font durs !

 

19 Mar

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Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc

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Aujourd’hui la Mairie du 19e arrondissement rendait hommage à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc le jour même du cessez-le-feu officiel en Algérie le 19 mars 1962.

Pour la première fois depuis cinquante ans, ce 19 mars est reconnu par la République Française comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

La loi du 6 décembre dernier marque l’apaisement de notre nation face cette page de notre histoire. Cette guerre, que la République n’osa appeler par son nom, a profondément divisé notre pays. Elle fut un drame pour les populations où elle se deroula. Elle bouleversa l’existence de milliers de familles, dont les histoires sont tragiquement entrées en résonnance avec ce conflit.

Bien sûr, les cicatrices ne s’effacent pas d’un trait de plume et une loi ne saurait suffire à estomper ces plaies encore vives, mais elle est une pierre essentielle à la construction de notre mémoire collective.

Je tiens également à saluer la mémoire de Monsieur Pierre GOURRIER, président de la FNACA 19e et secrétaire général du comité d’entente des associations d’anciens combattants du 19e qui nous a quitté le mois dernier. Il a participé activement à faire du monde combattant un acteur à part entière de la mémoire de notre arrondissement en faisant du comité d’entente ce qu’il est aujourd’hui.

08 Mai

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Commémoration du 67 ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945

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La commémoration du 8 mai 1945 a connu une histoire à multiples rebondissements depuis l’instauration de cette fête marquant la capitulation de l’Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale.

C’est en octobre 1981, après l’arrivée de la gauche au pouvoir, que celle-ci est inscrite comme la « victoire du 8 mai 1945 » et jour férié dans le code du travail.

Cette cérémonie est le symbole pour chacune et chacun de la « victoire remportée par la France et ses alliés » et un moment de témoignage d’une juste reconnaissance de toute la Nation aux combattants, aux Associations de combattants et victimes de guerre et toutes les victimes innocentes.

08 Fév

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Charonne : la tuerie du 8 février 1962

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Il y a pas si longtemps, manifester pour la paix débouchait sur des violences policières d’une sauvagerie telle qu’on pouvait en mourir.

Ainsi la tragique manifestation de Charonne où, le 8 février 1962, la guerre d’Algérie aura une fois de plus ensanglanté le pavé parisien, quelques semaines seulement après les Algériens matraqués le 17 octobre 1961.

Cette manifestation avait été une initiative du Parti communiste et de la CGT, rejoints par la plupart des organisations syndicales comme la CFTC, l’Unef, le Sgen ou la FEN et également le PSU.

Cette manifestation fut interdite par le préfet de police, l’ancien collaborateur Maurice Papon, malgré la médiation tentée, notamment pour l’Unef par Tony Dreyfus, aujourd’hui député du 10e arrondissement.

Le dispositif policier fut plus important pour cette manifestation que pour celle du 17 octobre précédent.

La manifestation devait aller à Bastille. Il y eut plusieurs cortèges, mais pour éviter les barrages policiers, 4000 personnes convergent au carrefour Voltaire Charonne. L’ordre de « disperser énergiquement » la manifestation arrive à 19h37 et le cortège est pris en tenaille.

La charge des forces de l’ordre s’est poursuivie jusque dans le métro. On parle même de jets de grilles d’arbres par certains policiers sur les manifestants.

Ce 8 février, 8 militants, dont le plus jeune a 16 ans, membres de la CGT encartés au PCF meurent, et une neuvième succombera à ses blessures quelques mois plus tard.

Jean Daniel a écrit dans l’Express quelques jours plus tard : « Les 8 morts du 8 février auraient servi, assure-t-on au gouvernement, à démontrer à l’armée et à la droite conservatrice que le rempart contre le communisme était assez solidement maintenu par l’État et que la propagande anticommuniste de l’OAS était pure démagogie. »

Michel Debré alors premier ministre salue avec « admiration » le travail de la police…

Cette tragédie a marqué la gauche française et pendant des années jusqu’au début des années 80 les manifestations faisaient silence devant la station de métro.

La Guerre d’Algérie est finie depuis un demi siècle, mais toutes les plaies ne sont pas encore entièrement refermées. Il appartiendra au prochain président d’écrire avec nos amis algériens, au cœur d’un Maghreb en ébullition, une nouvelle page, plus heureuse de notre histoire commune.

11 Nov

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Commémoration du 11 novembre

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Ce matin, j’assistais, avec les représentants du comité d’entente du 19ème, les représentants des associations d’anciens combattants et victimes de guerre, les élèves du collège Claude Chappe, Roger Madec, Sénateur-Maire, François Dagnaud, Premier adjoint et Daniel Vaillant, Député ainsi que les élues et élus du 19ème à la cérémonie Commémorative de l’Armistice.

Il y a 93 ans, les représentants des alliés et les plénipotentiaires de la nouvelle république allemande s’accordaient sur le cessez le feu. Et, c’est en 1922, à la demande des anciens combattants que, le 11 novembre devenait une journée commémorative des morts pour la France. Dans le 19ème arrondissement, plus de 8000 personnes sont tombées lors de ce conflit mondial.

Un moment pour chacun d’entre nous de se souvenir de ces combattants, victimes de guerre, ces héros tombés au front.

10 Mai

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Commémoration de l’abolition de l’esclavage

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Visu Commemoration esclavage 2010A l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage, la Mairie du 19e en partenariat avec l’association Protéa organisent la projection du film « Victor Schoelcher, un homme contre l’esclavage » le lundi 10 mai 2010 à 19h30 à la Mairie du 19e. Ve film a reçu le prix spécial du festival audiovisuel de Paris, décerné par le Sénat en 1998.

La Projection est suivie d’un débat en présence d’un historien spécialisé sur les questions de la traite, de l’esclavage et de la colonisation.

Ce documentaire retrace l’histoire des abolitions de l’esclavage dans les colonies françaises (1794 et 1848), sous l’influence des partisans de la philosophie des Lumières ou des mouvances philanthropiques en Europe, conjuguées aux multiples formes de résistances développées par les esclaves (marronnage, révoltes, etc). Fondés sur des documents d’archives et des analyses d’historiens, il dresse en filigrane un portrait impartial de Victor Schoelcher (1804-1893), abolitionniste convaincu, inscrit dans un XIXe siècle tout en ambiguïté.