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26 Nov

Commentaires fermés sur Le plan d’investissement européen de Monsieur Juncker : un premier pas, mais insuffisant dans la lutte contre la déflation.

Le plan d’investissement européen de Monsieur Juncker : un premier pas, mais insuffisant dans la lutte contre la déflation.

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logops160

 

 

 

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a donné ce matin du contenu au plan de 300 Milliards d’euros qu’il avait annoncé lors de sa prise de fonction.

Le Parti socialiste se félicite que la relance par l’investissement soit enfin à l’ordre du jour de l’Union européenne. Depuis des mois, la France et l’ensemble des socialistes européens soulignent les menaces de déflation en Europe et demandent que soit mise en œuvre rapidement un plan d’investissement européen de la crise.

Le Parti socialiste note avec satisfaction un certain nombre des propositions de la Commission qui rejoignent celles qu’il avait formulées, à savoir la définition de chantiers prioritaires comme la transition énergétique, le numérique ou la recherche et l’utilisation de la Banque européenne d’investissement comme principal outil de financement. Il se réjouit également que pour la première fois la Commission européenne accepte d’exclure une partie des dépenses des États membres du calcul des déficits publics nationaux.

Pour autant, ce plan ne peut être considéré que comme un premier pas.  Il devra être précisé et complété, pour être à la hauteur des défis économiques auxquels doit faire face l’UE.

Le nouveau Fonds européens pour les investissements stratégiques (FEIS) ne sera doté que de 21 milliards d’euros de capital, venant principalement d’un redéploiement du budget européen (16 milliards d’euros), le reste venant de la Banque européenne d’investissement (BEI, 5 milliards d’euros). Ce n’est pas suffisant. Nous devons faire appel aux disponibilités existantes, supérieures, dans le cadre du mécanisme européen de stabilité. La BEI pourrait en outre réinvestir une partie plus importante de ses bénéfices, prendre davantage de risques et assouplir ses conditions de financement afin de participer plus directement à la relance de l’investissement. Enfin, bien que certaines flexibilités dans le calcul des déficits et des dettes publiques soient envisagées quand à la participation des États à la capitalisation du FEIS, elles devraient plutôt l’être dans le cadre de leurs engagements aux projets d’investissement eux-mêmes.

Le Parti socialiste accueille donc positivement cette première étape de la Commission européenne, mais il lui demande de se hisser au niveau du défi historique de la déflation.

19 Nov

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L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

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JCC RFI 19112014

Jean-Christophe Cambadélis a répondu ce matin aux questions de Frédéric Rivière sur l’antenne de RFI.

Vous pouvez retrouver ci-dessous la vidéo de l’interview ci-dessous:


Jean-Christophe Cambadélis:«Il faut que l… par rfi

 

Vote PLF/ abstention
« Je ne crois pas qu’il faille développer de nouvelles polémiques, les choses ont été dites en temps et en heure et maintenant chacun est libre de ses choix ».

Budget commission européenne
« Je suis totalement serein et en même temps je croit qu’il faut que le gouvernement soit déterminé. Nous avons fixé des perspectives qui sont tout à la fois dans l’épure de ce que demandait la Commission, mais en même temps avec une certaine maîtrise de notre budget »

« Nous sommes dans une phase de déflation et il faut que l’Europe se ressaisisse car la japonisation de l’économie européenne est en marche. Japonisation de l’économie c’est une situation de prix extrêmement bas, de faible croissance et de chômage encore plus important que celui que nous avons aujourd’hui ».

« J’appelle solennellement l’ensemble des Etats européens et la Commission a prendre à bras le corps cette question. »

Suppression des retraites chapeau/ MEDEF
« J’encourage le gouvernement à aller beaucoup plus que les annonces faites par Monsieur Macron dans ce domaine »

« Monsieur Gattaz comme ses prédécesseurs nous ont baladés en nous disant qu’ils mettraient en place une commission d’éthique. IL n’en a rien été. Il est nécessaire maintenant que le législateur intervienne ».

Suppression de l’ISF (Gattaz)
« Monsieur Gattaz, pendant que l’UMP est en préparation de congrès, est en première ligne dans le combat contre le gouvernement. C’est le premier opposant au gouvernement socialiste »

« Je n’ai pas d’illusion sur le MEDEF qui défend les actionnaires, parfois les entreprises, et développe une orientation visant à briser tout ce qui pourrait être un peu de régulation dans notre économie pour permettre une plus grand accumulation pour ceux qui détiennent le capital ».

EGPS/Congrès
« Nous avons adopté hier soir en bureau national la charte des états généraux du Parti socialiste. Je suis très satisfait qu’il n’y ait pas eu de vote contre, ce qui démontre que les socialistes peuvent s’unir sur des questions fondamentales ».

« Nous préparons le Congrès qui ne doit pas être la foire d’empoigne mais utile à la fin du quinquennat ».

Jérusalem/ attentat
« Nous sommes dans une spirale de la violence et il faut essayer d’en sortir. On ne s’en sortira que s’il y un État palestinien qui respecte Israël et inversement ».

21 Mai

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Réplique à Jean-Louis Bourlanges

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JL Bourlanges

Jean-Louis Bourlanges, pour qui tous les européens ont de l’estime, est sorti de sa semi-retraite européenne pour contredire sa famille politique. En effet, il trouve que l’on « maltraite » le traité de Lisbonne en laissant croire que le Parlement européen désignerait le Président de la commission. Ce faisant, il contredit sa famille politique, l’UDI-Modem, qui milite pour Guy Verhofstadt.

La lecture du traité de Lisbonne par Jean-Louis Bourlanges est celle de Herman Van Rompuy et de beaucoup de responsables de Bruxelles. Elle vise à faire obstacle à la « politisation de la construction européenne ».

Pour eux l’Europe a une subtilité que la démocratie parlementaire ne peut atteindre. Celle-ci exerce une neutralité dépolitisée à l’égard de ces garnements que sont les Etats dépensiers et la mise hors jeu des parlementaires européens qui sont des hooligans dans l’arène aseptisée européenne. Il manquerait plus que le peuple s’en mêle.

Ce raisonnement serait défendable si Monsieur Borroso, l’ancien président de la Commission, avait été un technocrate bon teint. Mais il a été un responsable du PPE désigné par une majorité de gouvernants conservateurs avec l’amicale pression de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. L’un parce qu’il avait un mépris de fer pour la Commission, l’autre parce que José Manuel Barroso écoutait ses recommandations.

Pourquoi la politisation cachée serait-elle supérieure à la politisation par les urnes ? Franchement ! La Commission, comme le Conseil, ne sont pas une assemblée de notables chargée de faire respecter les traités. On y fait de la politique. On y défend une lecture de l’économie. On y fixe des priorités qui sont loin d’être neutres. Faire croire aux français qu’il y a quelque vertu à l’apolitisme européen, c’est draper d’un voile pudique l’idéologie qui gouverne l’Europe.

Ensuite le traité de Lisbonne est-il maltraité ? L’article 17 nous dit que le traité stipule que le conseil « des chefs d’Etat » doit « tenir compte » du vote des électeurs. On imagine mal qu’il ait pu dire autre chose. Je ne crois pas que le Conseil puisse dire : «  Non ! En fait vous avez voté mais on vous en présente un autre ». Surtout à partir du moment où les conservateurs, Angela Merkel compris, ont tous fait campagne pour Jean-Claude Juncker. J’imagine la réaction au Parlement et les lazzis des nationaux populistes.

Cette voie n’est pas praticable. Elle provoquerait une tension entre le Parlement et le Conseil et ruinerait à tout jamais la confiance dans la construction européenne. Celui qui arrivera en tête sera choisi. A lui de construire une majorité pour être adoubé par l’assemblée.

Là, tous les cas de figures sont possibles comme dans tous les régimes parlementaires. Martin Schulz a clairement dit qu’il travaillerait à une majorité progressiste. C’est simple, si on veut que l’Europe change, il faut changer la majorité de droite, qui gouverne depuis 10 ans.

Enfin on dit à ce sujet tout et son contraire. Je sais que Madame Merkel pense que la démocratie doit être conforme au marché. Alors pour les uns, elle serait défavorable à l’arrivée de Martin Schulz à la Présidence de la Commission. Elle serait défavorable à la lecture parlementaire du traité. Pour d’autres Madame Merkel souhaiterait l’arrivée de Martin Schulz avec qui elle aurait un accord secret. Et notre ami Bourlanges de souhaiter que la « lucide Madame Merkel » fasse triompher l’intergouvernemental au détriment de la commission.

Cette vision n’est plus l’étape de la construction européenne car les problèmes auxquels celle-ci est confrontée sont politiques. Et quand on chasse la politique par la porte, elle revient par la fenêtre sous la forme peu rieuse du national populisme.

Alors le traité de Lisbonne a ouvert la voie à un « double pouvoir », le Conseil appuyé sur les gouvernements et la Commission appuyée sur le Parlement. C’est dans cet équilibre institutionnel que dorénavant l’Europe va se mouvoir.

Le Conseil est le lieu du compromis entre les Etats nations. Le Parlement est le lieu du rapport de force des peuples. L’un ne doit pas l’emporter sur l’autre mais les deux vont vivre si la majorité parlementaire ne correspond pas à la majorité au conseil dans une tension constructive.

J’ajouterais, pour les Français, un dernier argument. La France dans les années Jospin était montrée comme modèle en Allemagne. Depuis la France a vu le couple franco-allemand se déséquilibrer.

Madame Angela Merkel se mêle de beaucoup de choses, elle le fait avec une vraie foi européenne mais avec des convictions qui ne sont pas communautaires. Elle a tendance à tourner le dos aux recommandations de Helmut Schmidt qui invitait son pays au nom de l’Histoire : à la prudence, à l’humilité.

L’Europe c’est une construction originale des Etats d’Europe Unis. Le Parlement sans être souverain à l’instar des parlements nationaux. Mais il est l’émanation des votes de 28 peuples. Il n’est pas mauvais qu’il fasse contrepoids à la tentation de telle ou telle nation de prendre l’Europe à son compte.

Ne croyons pas que l’on fera l’économie de la construction communautaire en déposant le destin européen dans des mains aussi éclairées soient-elles. Sinon cela va mal se terminer.

Le caractère historique – continental – de l’élection imposant via le Parlement le candidat à la présidence de la Commission ouvre un nouveau chemin. Il faut l’emprunter, la torche de l’intérêt des nations européennes à la main. Beaucoup des réponses au débat institutionnel se trouvent dans cette évolution.

18 Avr

Commentaires fermés sur Mon discours lors du meeting de lancement de la campagne des européennes – Jeudi 17 avril 2014

Mon discours lors du meeting de lancement de la campagne des européennes – Jeudi 17 avril 2014

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Jcc meeting 17042014 crédit Philippe Grangeaud

Vous pouvez retrouver ci-dessous la retranscription du discours de Jean-Christophe Cambadélis lors du meeting de lancement de la campagne des européennes au cirque d’hiver jeudi 17 avril 2014.

 

Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades,

Vous êtes très nombreux ce soir et j’y vois comme un signe. On nous avait dit : tenir une réunion à Paris pendant les vacances scolaires vous n’allez pas y arriver. Aujourd’hui, vous avez fait mentir les pronostics, nous ne savons plus si nous sommes 1 900, 2 000, allez, nous sommes 2 000, ici et dehors, et nous avons réussi notre pari.

 

Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades,

Je voudrais bien sûr saluer les franciliens, mais aussi les Français de l’étranger qui nous écoutent, qui sont rattachés à la grande circonscription de l’Ile-de-France.

N’ayez pas peur, je serai court. D’abord par courtoisie pour Martin Schulz, qui est quand même celui qui va terminer notre meeting, et parce que je n’ai que trois choses à dire. Ceux qui me connaissent disent que c’est mal parti, parce qu’en général, quand je dis ça, c’est que ça dure très longtemps. Mais je vais concentrer mon propos autour du message que les socialistes veulent envoyer à l’ensemble des Français.

Le premier message : l’Europe est en danger ! L’Europe c’est LA solution mais elle est devenue LE problème pour des millions d’européens. Alors je veux dire au peuple de gauche de ne pas se tromper de colère. Ce n’est pas l’Europe qui est le problème, mais le parti populaire européen (PPE).

C’est le parti populaire européen qui a gouverné l’Europe pendant une décennie. Et face au désastre de sa gestion le Parti socialiste européen est la solution de l’Europe.

Le bilan de la commission sortante de Monsieur Barroso et de l’ensemble des droites européennes est calamiteux. Jugeons le bilan : un chômage en hausse, une croissance en berne, des inégalités qui explosent, peu ou pas d’investissement dans l’avenir, une bureaucratie qui explose, quant au budget, il a fallu toute la ténacité de Martin Schulz et de Catherine Trautmann pour essayer d’arracher un certain nombre de subsides pour les plus pauvres de l’Europe. Sans eux, aujourd’hui, les plus pauvres de l’Europe seraient sans protection.

Mais comment en serait-il autrement ? David Cameron, qui n’est pas membre du PPE, mais vous avouerez qu’ils se ressemblent tous, disait il y a peu de temps : Le grand marché plutôt que la solidarité. Rajoy s’est prononcé contre l’avortement. Madame Merkel a dit cette phrase extraordinaire : La démocratie doit être conforme au marché. Quant à Monsieur Copé, vous l’avez entendu aujourd’hui, il est pour remettre en cause le SMIC, il est d’accord avec le MEDEF sur ce sujet. Mieux, il vient de déclarer : le plan présenté par Manuel Valls à la représentation nationale qui sera discuté dans quelques jours ne va pas assez loin. Il faudrait remettre en cause les minima sociaux, précariser les salariés.

Cette idéologie qui est portée par tous ces hommes et toutes ces femmes, c’est cette idéologie conservatrice aux commandes de l’Europe. Ce sont eux qui ont produit l’austérité continentale. Ce sont eux qui ont fait qu’on se débat dans les plus grandes difficultés aujourd’hui. Car ce sont ceux qui ont une lecture dogmatique et libérale du pacte de stabilité et de croissance. J’y reviendrai.

Ils sont candidats à leur succession. Aujourd’hui, Monsieur Juncker les représente. Pas la peine de vous dire d’où il vient et ce qu’il a fait dans son pays. Ils ont tout abîmé, tout cassé, tout compliqué. Dans le débat entre Juncker et Martin Schulz, l’ancien Premier ministre conservateur a avancé l’idée qu’il était pour une autre Europe. C’est intéressant parce que c’est un aveu.

Nous disons, nous, « notre Europe », eux, ils disent : une autre Europe, car ils ne peuvent pas assumer leur bilan. Ils sont obligés de dire qu’ils veulent autre chose. C’est un aveu, un aveu d’échec.

L’Europe est en danger ! Pas simplement parce que les conservateurs sont à la tête de la commission. Parce qu’il règne en Europe le vent mauvais de l’europhobie. Le national populisme est à la hausse, le racisme, l’islamophobie, l’antisémitisme sont là !

Nos prédécesseurs, les anciens, ont fait l’Europe au nom du plus jamais ça. Et aujourd’hui, dans tous les pays d’Europe, resurgit ce qu’on appelait la bête immonde. Ceux qui veulent chasser les immigrés, veulent faire éclater l’Europe. Ces fanatiques du nationalisme ont en tête l’affrontement entre les communautés. François Mitterrand disait : « Le  nationalisme, c’est la guerre ». Pour éviter cela, il faut construire l’Europe. D’un côté l’immobilisme conservateur. De l’autre une volonté d’éclatement. Mais ce sont les frères jumeaux de combat contre l’Europe, l’un nourrit l’autre.

Mon deuxième mot, ma deuxième phrase, ma deuxième idée, est un plaidoyer pour des règles d’après-crise.

Le dogmatisme et la bureaucratie se sont enkystés aux commandes de Bruxelles. Le traité de Maastricht a fixé au doigt mouillé 3% comme critère de convergence.

Depuis le traité de Maastricht, tout a changé, le nombre d’habitants, leur niveau social, le nombre de pays présents dans l’Europe, la compétition mondiale, la manière de produire, la crise. La commission et le PPE nous disent : Mais enfin, il faut s’adapter ! Par contre les critères de convergences doivent eux être intangibles. La France respecte sa parole, c’est bien. La France a adopté le traité de Maastricht, parfait. Les Français l’ont voté, oui. C’est maintenant un traité assurément. Mais ce traité dit deux choses : qu’il faut la stabilité et qu’il faut la croissance. La stabilité s’est transformée en austérité et la croissance est absente.

Ah, la stabilité, on en a entendu parler, sur tous les noms et dans toutes les langues. Mais la croissance, où est-elle ? Nous en avons tellement besoin pour la stabilité. Où est-elle ? Rien. Aucun projet, aucune action.

Alors, moi, je vous le dis, il faut une autre logique, il faut d’autres règles d’après-crise. Et les critères de 3% qui ont été adoptés dans un temps ne peuvent pas être aujourd’hui appliqués dans le moment de la crise que nous vivons.

Il faut à la tête de la commission une toute autre logique que celle qui est portée par le PPE et les conservateurs. Il faut être capable d’investir dans la croissance, de la faire prospérer, de faire en sorte qu’elle puisse permettre aux peuples d’espérer. Il faut revisiter les critères, relancer la croissance et inventer un traité social.

Et moi, je le dis, oui, nous allons mettre au cœur de la campagne électorale la question d’un nouveau traité social qui permettra aux salariés, aux exclus, aux étudiants, aux jeunes, de pouvoir vivre décemment dans une Europe solidaire.

La troisième idée procède des deux premières. Il faut une nouvelle croissance. Pour promouvoir une nouvelle croissance en Europe, c’est le sens de ce que les socialistes vont défendre, dans leurs euro-circonscriptions.

Au niveau de l’union, nous allons présenter six grands projets prioritaires. Ils doivent être mis en œuvre à 28 si possible, à moins si c’est nécessaire.

L’Europe de l’énergie, l’Europe du numérique, des transports propres, de la défense, des technologies clefs et génériques, de l’agriculture bio. Ces grands programmes d’investissement ne sont pas des plans sur la comète, ils sont nécessaires et rentables.

D’abord pour une Europe de l’énergie. Chaque année, les Européens déboursent 400 milliards d’euros pour payer leur pétrole et leur gaz. La réduction de cette facture serait bénéfique à la relance de nos économies. Une politique européenne de l’énergie doit pouvoir poursuivre trois objectifs : garantir la sécurité énergétique de l’UE, des prix favorables en diversifiant les sources d’approvisionnement et en instaurant un achat conjoint de pétrole et de gaz, non plus dans un ordre dispersé comme c’est le cas aujourd’hui face à Vladimir Poutine et aux émirs. Ce serait l’indépendance de l’Europe.

Aujourd’hui, le peuple ukrainien se tourne vers nous malgré nos difficultés, il demande de pouvoir vivre dignement car ils ont mis un signe égal entre l’Europe et la démocratie, ils se tournent vers nos valeurs. Et nous disons ce soir à monsieur Poutine : bas les pattes devant l’Ukraine.

Le deuxième pilier, c’est pour une Europe du numérique. Le numérique est un enjeu majeur d’innovation et donc de croissance et d’emploi. C’est également un enjeu majeur du point de vue stratégique et industriel tant l’indépendance vis-à-vis de l’extérieur est importante dans ce domaine.

Le troisième pilier : les industries du futur, et miser sur les technologies clefs génériques. Il s’agit des futurs moteurs de l’innovation dans le processus et les produits.

Enfin, pas tout à fait, mais le quatrième pilier, c’est pour une Europe de la défense. Dans ce domaine également, il est essentiel de mutualiser nos forces pour renforcer notre indépendance à l’échelle de l’union. Les derniers conflits au Mali, en Centrafrique, en Syrie, l’ont démontré.

Et je me fais quand même une réflexion. La France est engagée dans ces conflits, elle le fait parce qu’elle estime que c’est nécessaire. Mais elle le fait aussi pour la protection des Européens. Et il faudra bien un jour que l’on discute au niveau de l’Europe de l’engagement souvent seul de la France. Ces engagements pèsent. Ils ne lui permettent pas d’avoir les marges de manœuvre budgétaire qu’elle souhaiterait. Et ceci est supporté par les Français. La solidarité européenne voudrait que la France soit plus soutenue qu’elle n’est aujourd’hui.

Le cinquième pilier c’est le développement des réseaux et infrastructures transeuropéennes.

Terminons évidemment par les activités agricoles et côtières qui doivent se tourner vers l’avenir.

Voilà six points, six éléments qui sont pour nous la possibilité d’une nouvelle croissance.

Alors en conclusion, l’Europe est en danger. Et il faut donc la sauver. Il faut imposer par notre vote des règles pour l’après-crise. Il faut imposer par notre vote une nouvelle croissance. Et il faut porter à la tête de la commission Martin Schulz.

Martin, tu es né au cœur de l’Europe. Tu as vécu au cœur de l’Europe. Tu as l’Europe au cœur. Et tu seras le cœur battant de l’Europe demain.

Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades, le vote qui interviendra le 25 mai est un vote historique pour deux raisons.

La première, nous utilisons une faille dans le traité, je ne suis pas certain que ceux qui l’avaient rédigé pensaient qu’un jour on se retrouverait avec des listes continentales et la possibilité de voir un responsable majoritaire dans le Parlement pour être élu à la commission. Mais c’est ainsi !

C’est historique parce que pour la première fois les Européens, par l’intermédiaire de leur parlement, vont peser sur la commission qui est une sorte de gouvernement de l’Europe. Les Européens vont pouvoir élire pour la première fois le président de la commission. C’est historique ! L’enjeu est continental. Il ne faut pas simplement se déterminer sur les problèmes que nous vivons dans notre propre pays.

Historique pour une deuxième raison : Les Européens ont entre leurs mains leur destin. Soit les conservateurs restent et leur politique continuera, soit le Parti socialiste européen sera majoritaire et un nouveau cap sera donné à l’Europe. Je le souhaite et je le crois, au Parlement européen il rassemblera à gauche l’ensemble des forces qui veulent vraiment autre chose, autrement. Il y aura un engagement social au niveau de l’Europe. Tout le climat politique européen changera. Et je dirais même : tout le climat français changera.

Nous conduirons notre action dans un tout autre environnement. C’est la raison pour laquelle il faut tout faire pour essayer de rassembler l’ensemble de nos concitoyens sur un seul objectif : en terminer avec cette politique d’austérité qui mine les peuples, les jette dans la rue et conduit à la destruction de l’Europe à petit feu.

 

Crédit photo: Philippe Grangeaud

 

 

04 Avr

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Le Bunker Dogmatique ça suffit !

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JM BarrosoL’institution la plus détestée en Europe est la commission présidée par José Manuel Barroso.

Elle n’incarne aucunement l’intérêt général européen. Mais elle campe sur un ordo libéralisme pointilleux et arbitraire. Celui-ci n’a été légitimé par aucun peuple, dans aucune élection.

Mieux, son action dogmatique a produit une récession sans précédent et jeté les peuples dans la rue.

Au fond le raisonnement est simple. Les critères de convergence mis en place par le traité de Maastricht, à savoir 3% au plus de déficit public, sont éternels. Il faudrait s’adapter à tout, la mondialisation, la compétitivité, la modernité économique au marché. Mais les données des déficits sont intangibles quelque soient les données macro économiques. Et dans le même temps l’euro cher ruine les efforts de compétitivité. C’est la double peine.

Cette question sera le cœur du débat entre les conservateurs de Monsieur Junker et les progressistes socialistes de Monsieur Schulz.

Les socialistes vont encore plus loin, demandant que les investissements d’avenir : l’école, la recherche, voire les infrastructures numériques ne soient calculées dans les déficits.

Il ne s’agit pas de s’exonérer des réformes ou de ne pas faire d’efforts budgétaires mais de créer les conditions pour les réaliser. Il s agit d’œuvrer à une nouvelle croissance, tournant le dos à l’austérité.

Dans deux mois la commission issue du Parlement sera peut-être sur cette ligne. Et c’est la commission sortante qui doit être sortie, qui entonne son refrain punitif.

Allez ! Il est temps de les foutre dehors et de changer la commission pour changer d’orientation !

26 Oct

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[Parti Socialiste] Guinée: Appel au calme

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La Guinée est engagée dans un processus électoral qui doit permettre, pour la première fois depuis l’indépendance du pays, le choix démocratique d’un Président de la République. Cette avancée historique ne doit pas être remise en cause par les imperfections qui ont caractérisé le premier tour du scrutin et le manque de consensus qui a caractérisé le fonctionnement de la précédente.

Le Parti socialiste se réjouit qu’un nouveau président de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) ait pu être nommé et laisse espérer un retour à la normale du fonctionnement de cette institution.

Il serait souhaitable que le deuxième tour de l’élection présidentielle se tienne aussi tôt que possible. La fixation d’une date réaliste, acceptée par les deux candidats en lice, est une urgence pour prévenir la multiplication des conflits isolés.

10 Fév

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Commission Barroso II : Faiblesse et impuissance

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La nouvelle Commission européenne, présidée par le conservateur José Manuel Barroso a été investie par la majorité conservatrice au Parlement européen. Cette Commission représente le pouvoir exécutif dans l’Union européenne, pourtant, dirigée par le même homme depuis 2004, elle sera faible et impuissante. Elle sera dominée par l’immobilisme sur la forme et le libéralisme sur le fond.

Le Parti socialiste avait déjà déploré la faiblesse des ambitions lors des auditions des futurs commissaires. Il constate aujourd’hui que l’objectif d’une Commission forte n’a pas été partagé par les autres acteurs européens.

Pourtant, l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne donnait un pouvoir politique élargi aux institutions européennes issues du suffrage universel.

Or, dans un moment où l’Union européenne est confrontée à la crise économique la plus grave depuis 1929, elle s’est donné un gouvernement faible. Alors que l’Union doit relever d’immenses défis internationaux, son équipe dirigeante n’est pas à la hauteur. Lire la suite…

25 Nov

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La politique de la terre brûlée ne sert que Sarkozy !

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PRPS.jpgSégolène Royal et Vincent Peillon ne veulent ni reconnaître le résultat donnant la victoire à Martine Aubry. Ni le travail statutaire de la commission de recolement des votes qui étudie, dans un bon climat, quelques recours. C’est leur droit. Mais ils ne peuvent laisser croire qu’il y a eu de la triche parce que dans cette ultime consultation Ségolène Royal a perdu. Alors qu’ils n’ont rien dit lors des trois consultations précédentes.

Ils ne peuvent appeler les militants à se jeter les uns contre les autres dans la rue. Ils ne peuvent s’en remettre à la justice pour désigner la 1ère secrétaire.

La politique de la terre brûlée, au prétexte d’une défaite de Ségolène Royal, abîme l’opposition à Nicolas Sarkozy.

Martine Aubry a souhaité une démarche responsable, respectueuse et rassembleuse à la hauteur des enjeux.

Nous nous y tiendrons !