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16 Juin

Commentaires fermés sur Mon discours lors de la Convention nationale « Notre Europe »

Mon discours lors de la Convention nationale « Notre Europe »

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Chers amis, chers camarades,

Merci à toi Pierre Mauroy pour ce que tu as fait pour le socialisme. Permettez-moi d’abord de remercier tous ceux qui ont contribué à ce bon texte de rassemblement. Catherine Trautmann la co-présidente de la convention, mais aussi Estelle Grelier et Jean-Louis Bianco rapporteurs généraux ; les rapporteurs des cinq groupes : Pervenche Berès, Karine Berger, Philip Cordery, Didier Boulaud, Jean-Marc Germain, Laurent Grandguillaume, Axelle Lemaire, Juliette Méadel, Gilles Pargneaux et Bernadette Vergnaud.

Je voudrais aussi saluer le travail des porteurs des amendements nationaux : Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Guillaume Balas, Zaki Laïdi, Patrick Ardoin, Pierre Larrouturou ou Alain Bergounioux.

Une mention spéciale dans les amendements nationaux à Guillaume Bachelay qui pousse la passion du débat au point ultime, jusqu’à écrire le texte et déposer des amendement.

Merci à Thierry Repentin, ministre des Affaires européennes, aux parlementaires experts qui nous ont éclairés et au militant de Matignon, Jean-Marc Ayrault qui a suivi nos travaux avec confiance et bienveillance.

Le premier enseignement de notre Convention, c’est la participation au débat ; dans la fourchette haute, c’est dire que ceux qui ont fait le pari de la désaffection on eu tort.  Cela démontre que les militants mesurent parfaitement l’enjeu, et sont dans le soutien à la politique européenne du président de la République. Et notre Premier secrétaire Harlem Désir a donc eu raison de fixer tôt la clarification et l’ambition des socialistes en matière européenne.

Alors évidemment il y a eu tous les classiques des conventions : des maladresses, des surenchères. Comme dans les courses cyclistes, la préparation du sprint final, on voit les grosses équipes se mettre en route, ça s’est frotté un peu. Mais au final,  » Habemus synthèse « . Comme il se doit !

Ce n’était pas inespéré tant les points de vue se sont rapprochés. À tel point qu’Emmanuel Maurel a dû lâcher la célèbre formule : « la gauche du parti veut des preuves d’amour ».

Au cours des commissions des résolutions ou dans les Assemblées générales de présentation ou le mot que j’ai le plus souvent prononcé aura été « mais c’est déjà dans le texte ».

I. Une euro-vision

Nous pouvons dire ce matin que le Parti socialiste s’est doté d’une euro-vision.

Le Monde a profondément changé depuis la chute du Mur de Berlin. Si le système capitaliste, libéral, mondialisé est entré dans la crise sous le double impact de la domination d’une finance « fictive » c’est-à-dire spéculative et l’émergence d’une nouvelle division internationale du travail, si la planète n’est plus dominée par le monde occidental, si le développement faramineux des couches moyennes dans les pays émergents pose la question de la soutenabilité du modèle de croissance vorace en énergie, si les temps modernes sont ceux des « crises conjointes », l’Europe déroule à l’envers la pelote de sa propre histoire. Nous assistons à la Grande Régression européenne.

Récession économique, chômage de masse, perte de parts de marché mondial, montée des égoïsmes nationaux, montée du nationalisme.

Pourtant l’Europe, c’est LE continent des conquêtes sociales et de l’État social. C’est un produit intérieur brut qui dépasse 12 000 milliards d’euros. À titre comparatif, la Chine pèse 4000 milliards et le Brésil 1500 milliards. Les ménages de l’Union européenne possèdent un patrimoine de plus de 50 000 milliards, dont plus de 25 000 d’actifs financiers, soit vingt fois les réserves chinoises. Le niveau de l’enseignement, de l’éducation, de la protection sociale et sanitaire est incomparable dans le Monde. L’Europe a été aussi à la pointe dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Comment se fait-il qu’un continent qui a su surmonter l’effondrement de l’empire soviétique, certes grâce à l’intelligence stratégique de François Mitterrand ; comment ce continent est-il devenu un agrégat de peuples désunis ?

Ce n’est pas l’Europe qui est en cause, encore que son mode de fonctionnement opaque technocratique produisant de la norme à n’en plus finir, sur la base de traités signés par les États membres, pourrait et doit être critiqué au nom du principe de contrôle par les peuples de la construction européenne.

Non, ce n’est pas l’Europe qui est responsable, ce sont les politiques qu’on y mène.

Avec notre convention le « PS devient le premier parti européen de France. Le seul voulant construire une euro-alternative à la droite ».

Car c’est la droite qui nous a menés là où nous sommes. C’est la droite en France, mais aussi en Europe, qui a été aux commandes pendant plus d’une décennie. C’est la droite qui a choisi par deux fois ce naufrageur de l’Europe qui est monsieur Barroso.

Et comme le dit notre texte, une gestion à contretemps, à contre-cycle de la crise, à la remorque d’intérêts nationaux et électoraux à court terme (…) les conservateurs appliquent dans l’Union les recettes qui l’ont plongée dans la crise : le libre-échange commercial comme horizon des relations extérieures, l’austérité comme étalon à l’intérieur de nos frontières.

Aujourd’hui encore, la commission Barroso veut, à marche forcée, nous faire rentrer sa condition dans la négociation d’un accord de libre-échange transatlantique. Il n’a pas de raison de refuser de discuter tant le marché américain est si souvent protégé.

Mais cela mérite pour le moins une réflexion géopolitique avec une Amérique qui se tourne vers le Pacifique et cherche à assurer ses arrières.

Cela nécessite aussi quelques garanties économiques. On s’est précipité sans mandat avec le Canada et on ne sait comment en sortir.

Il faut saluer la position courageuse et claire de Jean-Marc Ayrault : « la France opposera son véto si on inclut les biens culturels dans les négociations » – et nous avons gagné, ce qui cadre l’ensemble des discussions. Dans ce domaine, la France avec le Parlement européen ont été l’honneur de l’Europe.

C’est encore l’Europe à deux vitesses où pour l’accord de libre-échange, il faut faire vite ! Mais dans le domaine de la croissance, on a le temps.

Eh bien, non seulement nous nous battrons au PSE pour faire défendre notre position. Mais je défendrai l’idée d’une conférence transatlantique des progressistes regroupant partis et syndicats.

Les droites européennes se sont enfermées dans une théorie qui a jeté les pays dans la ruine et les peuples dans la rue qui se résume par ce slogant : « de l’austérité jaillira la croissance ».

Mais derrière cette politique, il y a le projet caché des droites européennes qu’impudemment monsieur Cameron a énoncé : « le grand marché plutôt que la solidarité ». Voilà où se situe le problème en Europe : la grande controverse entre la gauche et la droite.

La grande controverse s’est engagée en Europe. Oui, l’enjeu des prochaines élections européennes lors des prochaines élections européennes, c’est  deux enjeux, deux visions, deux desseins qui vont s’opposer entre les conservateurs et les sociaux-démocrates.

Soit il y aura une majorité de droite et un président de la Commission de droite, et c’est une continuité qui conduira, je le pense, à la catastrophe européenne, soit nous bâtirons une autre majorité, une majorité progressiste qui réorientera l’Europe et il y aura au bout l’Espoir.

Nous sommes conscients que ce combat majeur est historique. Il se déroulera dans une conjoncture difficile car le douloureux redressement de la France suite au calamiteux bilan de la droite en France peut obscurcir l’enjeu. Dans ces conditions, il faut incarner l’euro-alternative et notre texte nous en donne les moyens.

Nous sommes conscients que la dureté de la politique menée par les droites européennes provoque dégoût et colère et peut produire abstentionnisme de masse et montée d’un courant multiforme anti-européen. Ce serait la paralysie.

Nous ne voulons ni le maintien d’une majorité de droite au parlement ni d’une poussée nationaliste anti-européenne au Parlement européen ou europhobe.

Nous ne voulons ni l’immobilisme ni la confusion, nous voulons la réorientation.

Battre les droites, faire barrage aux nationalistes europhobes… Voilà où se situe le problème de l’Europe.

II. La réorientation.

Le président de la République François Hollande, l’a ouverte sur la base de la défaite de l’une des composantes de Merkozy, en juin 2012. C’est ce que voulaient les Français.

Le triptyque  de la réorientation, c’est la croissance-emplois, l’intégration solidaire et l’Europe différenciée. C’est le cœur de notre texte, une des priorités des socialistes.

1°. L’intégration solidaire s’oppose terme à terme au projet de Cameron du grand marché.

Pas de projet sans solidarité pour la gauche, un grand marché plutôt que la solidarité pour la droite sortante.

2°. L’Europe différenciée s’oppose au blocage de toute sorte. C’est la méthode pour faire repartir le moteur européen qui ne saurait pas se réduire au franco-allemand même s’il est indispensable.

L’Europe différenciée pour la gauche, l’Europe immobile pour les droites européennes.

Harmonisation fiscale, harmonisation sociale, lancement de grands projets d’infrastructures industrielles, technologiques, scientifique, énergétiques. Comme nous avons eu la monnaie unique, l’espace Schengen, Airbus ou la coopération renforcée pour taxer les transactions financières, nous voulons une nouvelle méthode de construction qui reprenne à son compte la théorie de l’engrenage cher à Monnet.

3°. La croissance et l’emploi. Sortir l’Europe de la récession, réduire le chômage, voilà l’ambition du projet socialiste.

Grands projets industriels et énergétiques, priorité à la jeunesse, augmentation du budget européen, traité énergétique, traité social ; réguler la finance, gouvernement de la zone euro ; juste échange, la mutualisation de la dette, les euro-projets, une banque européenne agissant comme les autres banques centrales, les propositions ne manquent pas.

Et parce que l’Europe a besoin de croissance et pas d’austérité. Il faut réviser le pacte de stabilité ou l’infléchir en donnant la priorité à la relance et à l’emploi.

Mais aussi agir en faveur d’une parité plus équilibrée de l’euro. Nous n’acceptons plus que les efforts de compétitivité soient ruinés par un euro cher. Et le Parti socialiste, cher Jean-Marc, demande et demandera son inscription à l’ordre du jour du Conseil européen.

III. Européaniser la politique et politiser l’Europe.

Trois faits majeurs vont modifier la donne européenne.

D’abord, la présence d’un socialiste à la présidence de la République française donne un point d’appui dans le concert conservateur des gouvernements européens. François Hollande est devenu, en un an, l’avocat des peuples pour la croissance et contre l’austérité.

Ensuite, le Traité de Lisbonne ouvrant la voie à un président de la Commission issu de la majorité parlementaire politise la construction européenne et pousse à une campagne continentale. Il y aura une mobilisation de tous, de l’extrême gauche à l’extrême droite.

Enfin, quoi qu’il se passe nous allons assister à un tournant en Allemagne. Économique d’abord. L’Allemagne a mangé son pain blanc. Elle est au bord de la récession. Le prochain chancelier aura à gérer ce décrochage. Mais politiquement ensuite, car soit madame Merkel sera battue, soit elle sera en coalition. En septembre, la droite allemande sera sous contrainte.

C’est à nous de saisir la chance historique qui se présente devant nous pour desserrer l’étau sur l’Europe et sur la France.

C’est à nous de devenir la colonne vertébrale du PSE, sans hégémonisme, avec patience et pédagogie pour que la campagne soit clairement le débat alternatif.

C’est à nous de mettre au centre l’enjeu européen et l’espoir qu’il représente pour changer les paramètres du continent européen. Nous ne gagnerons pas si nous sommes dans le maelström idéologique de la droite européenne. Il faut être dans le combat contre la droite. Soixante dix sièges de députés nous séparent de la majorité du changement. Deux ou trois sièges par pays ! C’est à portée de la main !

Ne mettons pas notre drapeau européen dans notre poche. Menons de front redressement de la France, campagne municipale, campagne européenne.

Dans l’état actuel de l’opinion européenne, l’enjeu va être « qui portera l’espoir » ou qui jouera des désespoirs. La conquête de l’espoir d’un renouveau européen. C’est ce que nous commençons aujourd’hui.

Nous avons débuté le combat pour la réorientation.

Nous sommes les seuls à pouvoir l’imposer.

L’UMP ! C’est les droites européennes de monsieur Cameron ou madame Merkel, des Orban ou autres.

Le FN ! En renonçant à l’euro, ils renoncent à réorienter l’Europe et seront « le flanc garde », meilleur allié des droites européennes.

Personne d’autre en Europe n’a assez de force, de puissance, de représentativité, pour changer le cours de l’Europe.

Nous nous sommes réunis au-delà de nos divergences par un texte incisif et robuste.

Le Parti socialiste est maintenant prêt pour porter le renouveau en Europe. Merci de l’avoir permis.

18 Nov

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Arrêtons les conneries

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Le PS n’est pas menacé de gauchisation. C’est Pierre Moscovici, proche de DSK en dernier ressort, qui a conduit la Convention sur le modèle économique. C’est Michel Sapin, rocardien et proche de Hollande qui a élaboré le plan de relance. C’est Jérôme Cahuzac et Alain Muet, proche de DSK, qui conduisent la politique économique du PS. C’est moi-même avec Laurent Fabius qui a piloté la Convention internationale. C’est Marisol Touraine, proche de DSK, qui a élaboré le projet sur les retraites. C’est Marie-Pierre de la Gontrie, proche de DSK, et Elisabeth Guigou qui pilotent le Forum sur les libertés et la justice. C’est Jean-Jacques Urvoas, proche de DSK, avec François Rebsamen, qui ne vient pas précisément de la gauche du parti qui a conduit la Convention sur la sécurité.

Aucun président de Région n’est membre de la gauche du PS. Et franchement, Martine Aubry ne gère pas en gauchiste la communauté urbaine de Lille. Enfin, je ne voudrais pas être discourtois avec Benoît Hamon, mais le texte sur l’égalité réelle endosse une problématique qui n’était pas au point de départ la sienne. Reste le chiffrage du projet, c’est une plaisanterie alors qu’on parle d’un projet à 20 ans.

Deuxième bêtise le risque de droitisation de DSK via les « compliments de Sarkozy », je ne sais pas si DSK sera candidat mais si c’était le cas, à force de lui dresser des lauriers, il sera impossible à Sarkozy de le critiquer. Il se tire une balle dans le pied sans tromper la gauche qui est sarkophobe. Par ailleurs, méditons les résultats de Papandreou. Le mouvement social ne fait pas une élection.

Autre argument, il y aurait une gauchisation qui empêcherait, s’il le souhaitait, DSK de se présenter. Au-delà du fait que personne ne peut préjuger du choix de DSK, ceux qui agitent cette idée l’aiment tellement qu’ils se proposent de le remplacer s’il ne venait pas. « Au secours » ! Pourvu qu’il ne vienne pas ».

Enfin, dernier argument futile: Sarkozy est prêt et la gauche ne l’est pas. On « rêve » ! Sarkozy est dans les cordes et la gauche avance à son pas. Qui s’imagine qu’il va gagner les cantonales ou les sénatoriales. Dans moins de deux mois, tout sera à refaire. Sarkozy le sait, il ne peut rebondir. Il ne peut que se faire réélire car l’élection présidentielle est un temps politique en soi. Il prépare donc le moment autour de trois positions. Reprendre pied dans son camp. Faire de son handicap, il est impopulaire, un avantage. Il aurait réformé. Parier sur la fragmentation du centre et la concurrence entre les populistes pour passer le premier tour. Quant au second, il avisera.

Le PS doit être aussi froid et arrêter d’être balladé, balayer les idioties: le PS construit pas à pas un réalisme de gauche, le « social réalisme », qui est une alternative crédible et sociale à Sarkozy. Il est la seule alternative crédible à Sarkozy car il est la seule formation capable d’attirer sur sa droite et sur sa gauche. Il a écrasé Sarkozy aux régionales. Ses leaders sont populaires et il a fait émerger de nouvelles têtes. Ses élus veulent gagner sinon la réforme territoriale s’appliquera. Et surtout, le peuple est inconditionnellement pour la défaite de Sarkozy qui a échoué et déçu.

12 Nov

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Internationale socialiste des femmes

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J’ai ouvert aujourd’hui la réunion de l’internationale socialiste des femmes, devant 45 délégations du monde entier. Après avoir mesuré le chemin parcouru depuis le congrès de Stuttgart en 1907, J’ai plaidé pour la 5ème convention des nations unies des femmes, face aux conséquences pour ces dernières avec la crise économique. J’ai ensuite plaidé pour une grande campagne pour libérer Sahkine en Iran et Aung san suu kyi, imaginant les parlementaires socialistes du monde entier prendre position. Enfin j’ai indiqué combien il était émouvant de recevoir l’IS femmes dans la salle Marie Thérèse Eyquen pour un parti qui avait donné au féminisme Yvette Roudy, imposé la 1ere femme premier ministre Edith cresson et qui est dirigé aujourdhui par une femme Martine Aubry.

10 Oct

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PS: La nouvelle donne internationale et européenne

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Samedi 9 octobre s’est tenu la convention du Parti Socialiste sur les questions internationales et européennes. Le texte final a été adopté à l’unanimité des délégués. Vous pouvez retrouver sur le site du Parti Socialiste les vidéos et télécharger le texte de la convention.

Le discours de Jean-Christophe Cambadélis en conclusion de la convention:


Quelques photos:

08 Oct

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La nouvelle donne internationale et européenne

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Secrétaire national à l’international et à l’Europe, Jean-Christophe Cambadélis évoque les enjeux de la Convention Nouvelle donne internationale et européenne, et invite tous ceux qui le souhaitent à participer à la journée de débats, et ceux qui ne peuvent s’y rendre à suivre le direct ici.


Venez à la convention sur l’international
envoyé par PartiSocialiste. – L’info video en direct.

08 Oct

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« Sarkozy réduit la parole de la France à une « speed diplomatie »

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Jean-Christophe Cambadélis répond aux questions de Renaud Czarnes dans Les Echos.

Les socialistes poursuivent l’élaboration de leur programme pour 2012. Ils organisent ce week-end à la Défense une convention sur les questions internationales. Le texte a été préparé par Laurent Fabius et le secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales, Jean-Christophe Cambadélis.

Le document est très général et délibérément consensuel, qui se garde bien de ranimer les divisions internes, notamment sur l’Union européenne. Les militants l’ont d’ores et déjà approuvé à 87,4 %. Pour les dirigeants socialistes, il s’agit avant tout de dénoncer les « volte-face » de Nicolas Sarkozy sur la scène internationale et de réinscrire la France dans le concert des Nations. Jean-Christophe Cambadélis s’en explique.

Quel est l’enjeu de votre sur l’international ?

Doter le Parti socialiste d’une nouvelle vision du monde et proposer à la France un chemin praticable en Europe et dans le monde qui ne soit ni ce que fait Nicolas Sarkozy ni ce que fit la gauche. D’abord, parce que nous assistons à une nouvelle donne mondiale, la fin de l’occidentalisation du monde, suite à une double rupture, la fin de l’empire soviétique et la crise systémique de la financiarisation de l’économie débouchant sur une planète multipolaire mais mal régulée, plus intégrée mais plus fracturée. Bref, à la recherche d’un nouvel équilibre. Ensuite, parce que l’hyperprésidence de Sarkozy a réduit la parole de la France à une « speed diplomatie ». Un jour avec Bush, le lendemain contre Obama, la Chine, l’Afrique ou l’Allemagne, partout avec la même inconsistance, faute de temps, de vision et de constance.

Est-ce un contre-projet de politique étrangère ?

Oui, Martine Aubry conduit le renouveau socialiste dans tous les domaines. Face à une diplomatie française où Nicolas Sarkozy est partout, mais la France nulle part, il faut bâtir une alternative concrète.

Comment êtes-vous parvenus à un consensus ? Des sujets comme le Moyen-Orient ou le degré de protectionnisme ne sont-ils pas toujours en débat ?

Notre texte est à la fois robuste, clair et consensuel au sein du PS. Cela n’a été possible que parce que tous les socialistes ont préféré enrichir notre position que de cultiver des postures. Sous la présidence de Laurent Fabius, nous avons voulu revisiter les défis de la France dans le nouveau monde et trouver des solutions à la fois justes et praticables. Que ce soit dans le commerce mondial où nous préconisons le juste échange, dans notre volonté de refondre l’axe franco-allemand ou relancer l’Europe. Sans oublier l’Afghanistan, le Moyen-Orient, l’élargissement de l’Europe, le Sud ou la paix.

Ce texte constitue-t-il la base du programme du futur candidat socialiste à la présidentielle ?

Ce document est en effet la « doctrine » de base du PS. Après, le ou la candidat fera « ses gammes », tant il est vrai que, en ce domaine comme dans les autres, il ne s’agira pas d’élire le président de la gauche, mais le président de la France.

21 Mai

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Interview sur LCI avec Christophe Barbier

par

J’ai répondu aux questions de Christophe Barbier sur LCI. Vous trouverez ci-dessous le verbatim et la vidéo de l’émission.

Sur la proposition de Nicolas Sarkozy de rendre les déficits inconstitutionnels:

« Ce n’est pas de constitution mais d’orientation qu’il faut changer »

Sur les retraites:

Chacun est dans son rôle DSK parle à partir du FMI et Martine Aubry à partir du parti. L’un nous parle du vieillissement à 100 ans et l’autre des réponses maintenant pour le PS. (…)

Sur la convention nationale sur l’Europe et l’International:

Travailler avec Laurent Fabius ce n’est pas une punition c’est un honneur (…)

Sur le non-cumul:

Je ne crois pas qu’il faut cumuler pour gagner une élection ! Les militants ont tranché ! Il faut la rupture sur le non cumul sinon je prendrai la liberté d’en appeler a un référendum militant.

La suite dans le podcast:

28 Avr

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Mon intervention lors du Conseil National du PS sur un nouveau modèle de développement économique, social et écologique

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Le Parti Socialiste était réuni en Conseil National mardi 27 avril pour débattre dans le cadre de la prochaine convention sur le nouveau modèle de développement économique, social et écologique. Je suis intervenu lors de ce débat et je vous propose de retrouver mon discours ci-dessous:


Discours de Jean-Christophe Cambadélis
envoyé par PartiSocialiste. – L’info video en direct.

22 Nov

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6 heures pour les droits des enfants et des familles sans-papiers

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RESF est à l’initiative d’un événement intitulé « 6 heures pour les droits des enfants et des familles sans -papiers ». Je me suis adressé à eux dans un courrier que vous trouverez ci-dessous:

Madame, Monsieur,

Nous fêtons aujourd’hui le 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

Vous organisez dans ce cadre là, le dimanche 22 novembre 2009, une initiative intitulée « 6 heures pour les droits des enfants et des familles sans-papiers » au 104 à Paris.

Je tiens à vous apporter tout mon appui dans cette initiative à laquelle malheureusement, je ne pourrais être présent et croyez bien que je le regrette.

Je sais le combat que vous menez chaque jour auprès des enfants et des familles de sans-papiers et je tiens par la présente à vous apporter tout mon soutien.

Chaque semaine, lors de mes permanences, je rencontre et j’accompagne des femmes, des hommes, des familles qui, bien que résidants en France, participants de l’activité économique de notre pays, accumulant, années après années, des preuves d’intégration, continuent de se battre pour obtenir le règlement de leur situation administrative.

Cette situation est inacceptable et je continuerais de me rendre disponible et réactif chaque fois qu’il le faudra, il en va de ma responsabilité d’élu de la République.

Je ne doute pas que votre initiative rencontrera un grand succès.

Avec tout mon soutien.

Jean-Christophe Cambadélis