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12 Déc

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Accord universel de Paris : Une réussite diplomatique, un moment historique, une avancée écologique

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Le Parti socialiste salue l’accord décisif intervenu, ce jour, pour le Climat dans le cadre de la COP21. Il s’agit du premier accord universel de l’histoire des négociations climatiques. Il s’agit d’un acte historique pour la préservation de notre humanité, pour la transformation du modèle économique mondial, pour la mise en œuvre d’une social-écologie effective partout.

La communauté internationale a su s’entendre autour d’un accord que Laurent FABIUS, président de la COP21, décrit comme « différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant ».

Dans l’esprit des 21 propositions des socialistes et démocrates européens, c’est un ensemble d’engagements dont le Parti Socialiste se félicite qui ont été adoptés. La communauté internationale s’est entendue sur un réchauffement bien en-dessous des 2 degrés et de s’efforcer d’atteindre les 1.5 degrés. Les 196 parties s’engagent à réviser leurs engagements à la hausse tous les 5 ans à partir de 2023. Les 100 milliards de dollars par an à fournir aux pays en développement sont considérés comme un minimum, qui devra être réévalué au plus tard en 2025. La question des pertes et préjudices, qui concerne les pays les plus vulnérables, est reconnue de manière permanente.

Cette réussite n’a été possible qu’avec la mobilisation de l’ensemble du Gouvernement autour du Chef de l’Etat, François HOLLANDE. Et tout particulièrement de Laurent FABIUS dont l’implication constante et la détermination ont été reconnues par tous. Cette réussite engage, mais surtout rend possible, d’autres étapes dans l’avenir, pour la concrétisation de ses objectifs.

L’accord universel de Paris marquera profondément le quinquennat de François Hollande. La France a été au cœur d’une réussite diplomatique, d’un moment historique, d’une avancée écologique.

30 Nov

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Combattre le changement climatique, combattre l’injustice : notre cause commune

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À l’occasion du lancement de la COP21, Jean-Christophe Cambadélis, Gianni Pittella, président du groupe des Socialistes et Démocrates (S&D) au Parlement européen, Sergeï Stanishev, président du Parti socialiste européen, Elio di Rupo, président du PS belge, et John Crombez, président du SPA. A ont publié  une tribune que vous pouvez retrouver dans le Huffington Post ou bien ci-dessous:

 

Combattre le changement climatique,

combattre l’injustice : notre cause commune

 

Les leaders sociaux-démocrates pour un accord sur le climat ambitieux

 

Si la social-démocratie représente la solidarité et la réduction des inégalités, alors la lutte contre le changement climatique doit désormais être au cœur de notre agenda politique pour les années à venir. Les plus fragiles d’entre nous – tels que les enfants, les précaires, les personnes porteuses de handicap et les personnes âgées – sont ceux qui souffrent le plus des effets du changement climatique. Ces changements mettent leurs logements, leur santé, les moyens de subsistance et leur alimentation en danger. Les personnes vulnérables et les communautés de tous les pays et de tous les niveaux de développement paient le prix fort de ces risques climatiques. Et les populations des pays en voie de développement, encore plus.

En tant que socialistes et démocrates européens, la solidarité est pour nous un élément vital. Nous luttons pour l’égalité entre les nations, entre les peuples, entre les sexes et entre les générations. Rien ne remet plus cet engagement en cause que le changement climatique. En tant que dirigeants socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes européens, nous avons fait et nous continuerons de faire de la politique climatique, une partie intégrante de notre lutte contre les injustices sociales en Europe et dans le monde entier. Nous croyons sincèrement que cela peut constituer un objectif ambitieux et une forte incitation à innover dans le domaine des politiques publiques. Il n’y a qu’à regarder les nombreuses initiatives prises sur le terrain à tous les niveaux qui montrent que nos citoyens sont prêts à relever le défi. Il ne faut pas les décevoir !

En décembre, tous les yeux du monde seront tournés vers Paris. Diplomates, dirigeants politiques, ONG, institutions internationales, industries, citoyens engagés et beaucoup d’autres arriveront pour la réunion «COP 21» où les grands de ce monde devraient aboutir à un accord pour lutter contre le changement climatique mondial. Le sommet est organisé par le Président français, François Hollande. A Paris, à l’invitation du Premier ministre français, Manuel Valls, nous avons montré notre volonté de parvenir à un accord universel, juridiquement contraignant, ambitieux et dynamique, qui limite le réchauffement climatique à deux degrés au maximum. Nous croyons fermement que cette rencontre des chefs d’Etats et de gouvernements verra l’adoption de mesures appropriés et applicables à tous les pays.

Seul un accord solide montrera l’urgence de la crise climatique et pourra avoir un impact sur nos populations. Notre combat politique veut privilégier des emplois tout en assurant des systèmes de protection sociale solides.

Dans la transition vers une économie pauvre en carbone, la plupart des nouveaux emplois seront créés dans le secteur du bâtiment – pour ne citer qu’un exemple – un des secteurs les plus touchés par la crise économique. La rénovation de l’ensemble des bâtiments en Europe s’étendrait sur au moins trente ans et créerait des emplois, principalement pour les PME. Ils permettraient de rendre les bâtiments, notamment les écoles et les hôpitaux, plus économes en énergie et, ce faisant, réduiraient la consommation d’énergie des citoyens et allégeraient les factures de courant et les émissions de CO2 dans le secteur public. Il existe de nombreux autres secteurs d’activité pouvant bénéficier de cette transition si nous sommes assez courageux pour surmonter les considérations à court terme et pour miser sur une approche globale.

Les retombées seront positives: une meilleure santé pour tous et particulièrement pour les personnes âgées et les enfants souvent plus exposés aux difficultés respiratoires et aux températures extrêmes ; une amélioration de l’environnement, des possibilités de progrès social et réduction des inégalités.

Nous avons profité de l’industrialisation et du développement intensif en carbone. Mais cela n’a pas été sans conséquence pour la planète. Nous n’avons qu’une seule planète et nous ne pouvons pas nous permettre de la dégrader en continuant sur la même voie. Pendant que nous étions les premiers à bénéficier des progrès technologiques, les effets se faisaient sentir pour les pays en voie de développement. En conséquence, il est maintenant temps que nous reconnaissions ce déséquilibre et que nous offrions les capacités technologiques et financières pour leur permettre de s’adapter au changement climatique et de poursuivre sur la voie des faibles émissions de carbone.

Partout dans le monde, nous devons investir dans les technologies vertes, éliminer progressivement les subventions aux combustibles fossiles et mettre un prix approprié sur le carbone. En échelonnant et de manière prévisible de nouveaux financements internationaux sur le climat, c’est-à-dire en mettant la main au portefeuille, nous pourrons joindre le geste à la parole. Des progrès tangibles en vue des négociations de Paris COP21 restent à faire sur ce plan du financement. Nous savons tous que cela constituera une condition sine qua non pour parvenir à un accord. Comme les outils, la volonté politique pour y arriver est toute aussi importe. L’Europe doit rester un leader mondial pour assurer la conclusion d’un accord et elle doit pousser ses partenaires à prendre des mesures ambitieuses sur le climat. Les récents pourparlers entre les Etats-Unis et la Chine ainsi que les programmes présentés par plus de 150 pays montrent jusqu’à présent une dynamique grandissante dans ce sens. Mais il reste beaucoup à faire si nous voulons maintenir la hausse de la température moyenne mondiale en dessous de deux degrés au-dessus des niveaux préindustriels.

Le 21 octobre 2015, nous, dirigeants socialistes et démocrates européens avons fait 21 propositions pour réussir la COP21, pour que l’action internationale pour le climat soit sur la bonne voie et pour faire de l’Europe un acteur majeur en la matière. Cette volonté accompagne notre combat permanent contre les inégalités sociales. Nous invitons chacun à venir nous rejoindre, pour stopper le réchauffement climatique et éliminer les injustices qu’il provoque.

 

 

29 Nov

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L’invité du Grand Jury RTL / Le Figaro / LCI

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Le Grand Jury RTL Figaro LCI

 

Jean-Christophe Cambadélis était dimanche 29 novembre 2015 l’invité du Grand Jury RTL/ Le Figaro/ LCI.

Il a répondu aux questions d’Elizabeth Martichoux, Alexis Brézet et Christophe Jakubyszyn.

Retrouvez la vidéo de l’émission ainsi que les principales déclarations de Jean-Christophe Cambadélis ci-dessous:


Jean-Christophe Cambadélis, invité du Grand… par rtl-fr


Jean-Christophe Cambadélis, invité du Grand… par rtl-fr

 

COP 21

« On est pas obligé de critiquer tout le temps ce que fait le gouvernement

Il y aura 150 Chefs d’Etats présents, il faut prendre des précautions. (…) Il faut les moyens pour aider les pays émergents. Il faut arriver à un compromis. Si nous n’arrivons pas à réduire le réchauffement au niveau de 2 degrés, nous aurons des conséquences dramatiques. »

Etat d’urgence, mesures de sécurité

« Au lendemain des attentats de janvier, personne n’a réclamé l’état d’urgence. (…)En janvier nous n’étions pas dans une situation de guerre avec Daesh. Je pense dérisoire d’avoir un débat sur hier alors que nous sommes dans l’action aujourd’hui.

La déchéance de la nationalité est un faux débat. Ça n’arrêtera pas les terroristes. Je sais que c’était une condition fixée par Les Républicains pour qu’il y ait l’union nationale (…) C’est une inflexion importante dont je pense qu’elle ne répond pas obligatoirement au problème.
Les éléments essentiels sont l’état d’urgence, le contrôle aux frontières et la coalition. Il ne s’agit pas de se distinguer mais de rassembler.

Nous ne sommes pas dans une guerre de civilisation. Daesh est une armée terroriste que nous voulons détruire. »

Loi de 1905, prêches radicaux

« Je pense que la loi 1905 peut être utilisée. Dans des lieux de cultes on ne peut faire des prêches contre la République. Je suis pour être intraitable avec ceux qui en appellent au combat contre la République.

Je ne veux pas que l’on rentre d’une manière ou d’une autre dans la stigmatisation de nos compatriotes musulmans parce que c’est très exactement ce que veulent les terroristes. Comme le dit François Hollande, « Nous resterons ensemble ».

Je ne suis pas un papillon dans une bouteille qui s’agite dans tous les sens pour donner du sens »

Chiffres du chômage

« Les chiffres sont décevants mais je les accueille avec prudence car rien n’est stabilisé. J’ai confiance dans la politique menée par Manuel Valls pour que la croissance soit au rendez-vous. La politique menée par le gouvernement est juste et portera ses fruits. »

Élections régionales

« Quand la France est en danger il faut savoir se rassembler. Nous sommes d’accord sur cela avec Nicolas Sarkozy, sur le reste nous avons des désaccords.

Les sondages actuellement ne mesurent pas le vote frontiste, ils mesurent la peur que structure le FN. Je dis aux Français : « Ayez confiance dans la République, dans nos valeurs ». Ce n’est pas au second tour qu’on combat le FN, c’est dès le premier tour !
Je pense que les Français vont refuser de se laisser terroriser par les terroristes et vont se mobiliser. Si les Français ne sont pas terrorisés et vont voter, les pronostics seront invalidés.

Les sondeurs nous disaient que lors des départementales, le FN serait à 33%. Il a été à 7 points en dessous. Dire que le FN sera en position haute ou forte, tout le monde peut le concevoir, mais dire qu’il va remporter des régions, personne ne le sait.

Je ne crois pas qu’il y aura de front républicain, ni de conciliabule entre Nicolas Sarkozy et moi-même au soir du 1er tour.

C’est insulter les hommes et femmes de gauche que de dire « le FN sera en tête dans certaines régions ». Nos électeurs ont envie de voter à gauche, de se rassembler. Il ne faut pas baisser les bras dans le combat. Si vous voulez combattre le FN, votez massivement pour le PS.

Je ne crois pas qu’il y aura au soir du premier tour, de front républicain ou un conciliabule avec Nicolas Sarkozy. Chacun prendra ses responsabilités. Je ne demanderai rien du tout à la droite. Je m’occuperai de l’alliance à gauche.

Il y a une fascination face à la victoire possible du FN. »

Mesures de sécurité

« Le Président de la République a répondu a un défi. Il faut arrêter de tout idéologiser.

Le ministre de l’Intérieur a pris la mesure des dérapages possibles. Il a écrit à l’ensemble des préfets. »

Syrie

« Ce n’est pas parce que Daesh est notre ennemi que Bachar el-Assad est devenu notre ami. »

23 Nov

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L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique et LCI

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JCC radio Classique LCI 23112015

Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 23 novembre l’invité de Guillaume sur Radio Classique et LCI.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:


Jean-Christophe Cambadélis, invité politique… par radioclassique

 

A propos des déclaration de Johny Hallyday et Michel Onfray :

« Je ne choisirai pas entre prendre les armes et estimer que toute riposte est un danger.
Monsieur Onfray a son analyse qui lui est particulière. Je ne vois pas comment on pourrait avoir une diplomatie avec Daesh. »

Elections régionales
« Les Français ne sont pas dans les élections régionales.

Les sondages indiquent la satisfaction sur la politique menée, pas les intentions de vote.
Nous ne ferons pas campagne avant l’hommage national. Je crois que ça ne correspond pas à ce que veulent les Français. Ca voudrait dire se re-diviser alors qu’on milite pour l’union nationale, ce n’est pas une bonne chose. On le voit déjà d’ailleurs avec la campagne sur le terrain du Front national, qui fait campagne exclusivement contre les étrangers et particulièrement contre les musulmans.

Le Président et le PS se déterminent par rapport au défi et non pas par rapport à la politique politicienne.

Tous ceux qui font de la politique politicienne sont en difficulté. »

Enquête sur les attentats
« Il y a une forme d’impatience médiatique. Le procès en légitimité n’est pas de mise.
Il ne faut pas penser, dans ce conflit avec les terroristes, qu’on arrivera à arrêter tout le monde au bout de trois jours. »

Service national ?
« Nous avons mené une réflexion sur le service national. Laurent Azoulai était chargé pour le PS de mener ce rapport. »

Dernières déclarations d’Emmanuel Macron

« Là je ne comprends pas ce que veut dire Emmanuel Macron. Il faudra qu’il nous explique.

Mobilisation internationale / COP21
« Tout le monde a bougé sous l’effet des attentats, de cette action de guerre : Barack Obama est intervenu avant le Président de la République sur les évènements, Vladimir Poutine ne bombarde plus exclusivement l’armée syrienne libre mais commence à bombarder Daesh, David Cameron qui avait beaucoup de mal à être dans la coalition, vient à Paris pour en parler. Angela Merkel qui ne voulait pas en entendre parler vient à Paris pour en parler.

Aujourd’hui, la France est dans une situation où elle peut organiser, où elle peut rassembler l’ensemble de la coalition internationale sur un objectif qui est de détruire Daech, ce qui n’est pas le conflit des civilisations comme le voudraient certains.
Je constate l’extrême mobilisation des 138 Chefs d’Etat  qui seront présents, pour l’avenir de la planète. Pour répondre au défi climatique ensemble. »

 

 

02 Nov

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Déclaration franco-chinoise sur le changement climatique : un pas en avant décisif avant la COP21

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logops160

Le Parti socialiste se félicite du succès diplomatique que représente la déclaration commune sur le changement climatique signée aujourd’hui à Pékin entre le président de la République François Hollande et son homologue chinois Xi Jinping.

A moins d’un mois de la Conférence Paris Climat (COP21), la France a su convaincre un partenaire incontournable d’accepter deux revendications portées par notre pays : le principe d’un accord « ambitieux et juridiquement contraignant » et l’idée « qu’une revue complète ait lieu tous les cinq ans sur les progrès accomplis », afin de réviser à la hausse les engagements de tous les Etats pour lutter contre le réchauffement climatique.

Le Parti socialiste soutient également l’idée capitale d’un « dialogue facilitateur en 2017-2018 afin de recenser les progrès accomplis et d’explorer la possibilité de renforcer encore l’action et le soutien avant 2020 ». Face au réchauffement climatique, le coût de l’inaction est tel qu’il est essentiel de ne pas attendre 2020 avant d’entamer la transition vers des économies décarbonées.

C’est le chemin sur lequel se sont engagés les socialistes avec la loi de transition énergétique et dont ils se feront l’avocat lors de la COP21.

 

21 Oct

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Sommet des Progressistes pour le Climat – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – Mardi 21 octobre 2015

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Discours de Jean-Christophe Cambadélis,
Premier secrétaire du Parti socialiste
Premier Vice-président du PSE
Sommet des Progressistes pour le climat
Paris, mercredi 21 octobre 2015
(Seul le prononcé fait foi)

 

 

Mesdames et Messieurs,
Chers leaders sociaux-démocrates et progressistes,
Cher-es ami-es,

Dans six semaines, l’humanité a rendez-vous avec son destin. Les dirigeants du monde entier et leurs délégations vont se réunir ici même, à Paris, pour répondre au péril écologique, pour empêcher que la Terre ne devienne une planète sans vie et donc pour éviter que l’humanité devienne un peuple sans terre.

Il m’a semblé important, essentiel même, que les dirigeants sociaux-démocrates et les Progressistes européens se réunissent eux aussi, avant ce grand rendez-vous, pour faire entendre leur voix.
Je tiens à vous remercier, toutes et tous, d’avoir fait le déplacement en nombre et de témoigner ainsi, par votre présence, de l’importance de ce qui va se jouer au cours des semaines à venir. Merci aux éminences qui vont intervenir dans un instant : Pervenche Berès tout d’abord, européenne de cœur et de combat, Présidente de la délégation socialiste au Parlement européen, que je salue amicalement. Je remercie Anne Paugam, directrice de l’Agence française de développement, Teresa Ribera, Directrice de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) et, enfin, le professeur Michel Aglietta, conseiller scientifique du CEPII. Je salue également la présidente de YES et du MJS, ma chère Laura Slimani. Merci aussi aux deux modérateurs de talents, Gilles Finchelstein, de la Fondation Jean-Jaurès et Ernst Stetter, de la Fondation européenne d’études progressistes. Je remercie aussi Massimo D’Alema qui préside cette institution.

Je me permets de remercier par avance les illustres intervenants qui encadreront, en fin d’après-midi, la cérémonie de signature des 21 propositions des Progressistes : Un grand merci à Sergueï Stanichev, président du PSE, Gianni Pitella, président du groupe des socialistes et des démocrates européens et à Manuel Valls, Premier ministre de la France, pays hôte de ce sommet climat de la dernière chance, qui viendra à la fin de nos travaux. Je remercie également Henri Nallet, président de la Fondation Jean Jaurès.

* * *

La bataille de Paris c’est l’impossible échec.

Oui, la bataille de Paris a commencé, elle sera dure. Nos adversaires sont connus, ils sont coriaces, ce sont nos conservatismes et nos vieux tropismes. Le pire de ces adversaires, nous le savons, c’est le temps. Le danger, c’est que les dérèglements se transforment en un grand emballement, qui échapperait à tout contrôle, à toute contre-mesure et qui mènerait l’humanité toute entière à sa perte. Oui, à Paris, en décembre, l’échec est impossible.

En 2011, l’historien français Jean-François Mouhot notait dans une comparaison volontairement provocante que les générations futures, celles qui paieront le prix de nos hésitations et de nos renoncements face au péril climatique, nous jugeront très probablement aussi sévèrement que nous jugeons aujourd’hui les esclavagistes.
L’historien écrivait : « Nous nous représentons les propriétaires d’esclaves come des brutes cruelles, sadiques, inhumaines », mais à leur époque, « l’esclavage semblait tout à la fois normal et indispensable, tout comme le droit de posséder une voiture, d’avoir le chauffage central ou de prendre l’avion à notre guise ». Il terminait son propos ainsi : « Si nous ne repensons pas rapidement notre manière de vivre, les générations futures se demanderont dans quelques années comment notre civilisation a pu vivre dans un tel aveuglement moral ».

Il est donc temps d’ouvrir une nouvelle voie, d’emprunter ensemble le chemin du salut de notre planète. De fait, Paris Climat 2015 ne peut pas être un rendez-vous manqué, un nouveau Copenhague. Pourquoi avons-nous échoué en 2009 ? Mais parce que nous avons abouti à un accord sans ambition et sans contrainte. Nous connaissons les causes principales de cet échec. Tout d’abord, les positions de départ étaient trop éloignées pour permettre un accord final. C’est tout l’enjeu des discussions qui sont menées en amont. Ensuite, on le sait, les paroles n’ont pas été suivis d’effets, beaucoup se sont défilés, il n’y a pas eu d’engagement chiffré ni de calendrier. D’où l’importance actuelle de la nature juridique de l’accord qui sera signé en décembre à Paris. Enfin, dernière raison de l’échec, l’absence d’unité de vue entre pays développés et pays en développement. C’est la question centrale du financement, j’y reviendrai.

Mes cher-es ami-es, ne nous voilons pas la face : les principales raisons de cet échec demeurent et rodent encore autour de la négociation en cours. Mais, d’autres signes encourageants sont là, qui montrent que la situation a radicalement changé. On ne connait pas encore la portée exacte de l’accord de Paris, mais on peut le dire, il y a déjà un accord mondial sur le diagnostic : la planète se meurt, elle se dérobe sous nos pieds. Cette année, ce sont 195 Etats qui vont s’engager à leur niveau pour le climat. C’est inédit et cela doit être soulignée, la volonté politique est au rendez-vous.

A vrai dire, on ne voit pas bien quelle serait l’alternative, car l’échec de Paris c’est l’aggravation garantie. Oui, la transition écologique est en train d’avoir lieu. Oui, la planète est le théâtre de changements radicaux. Radicaux et irréversibles si nous ne réagissons pas à temps. La concentration de CO2 est la plus forte depuis… 800 000 ans. Notons ici que le CO2 a tendance à se dissoudre dans les eaux de surface, provoquant l’acidification des océans. Ce phénomène est inédit dans les 300 derniers millions d’années – oui, millions – et les scientifiques ignorent les effets de cette acidification pour les prochaines décennies.

Alors, concentrons-nous sur un chiffre : 70 %. C’est la réduction nécessaire des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2050 par rapport à leur niveau de 2010 pour maintenir la hausse moyenne des températures en dessous de 2 °C. 2°, qu’est-ce que cela veut dire ? C’est très concret : C’est la limite pour éviter les inondations massives, les crises alimentaires et les désertifications, les réfugiés climatiques et les conflits. Je ne veux pas vous assommer de chiffre, mais je vous en livre encore un : 50%. Oui, une chute de plus de moitié des populations mondiales d’espèces sauvages en l’espace d’à peine quatre décennies : tel est le constat auquel aboutissent les calculs du Rapport Planète Vivante 2014 du WWF. Difficile dans ces conditions de parler d’empreinte écologique. Disons les choses clairement : nos pas ne laissent pas « d’empreinte », ils écrasent ! Ils écrasent la diversité et avec elle la viabilité de notre planète ! La question centrale est donc de savoir comment limiter rapidement et fortement l’impact de l’homme sur l’environnement.

* * *

Cher-es ami-es,

La vérité c’est que les changements climatiques, nous les avons provoqué mais nous ne savons pas les contrôler. Nous voulions être les « maîtres et les possesseurs » de la nature, elle nous rappelle – et de quelle manière – qu’elle est fragile, qu’elle ne se possède pas mais se respecte.

Face à la transition écologique, il faut donc répondre avec une transition de notre modèle de développement, de production et de consommation. Faire le choix de l’innovation permanente et de la circularité, voilà la perspective qu’il nous faut adopter. Disons le d’emblée et le plus nettement qui soit, car l’heure n’est plus aux chichis : il n’y a pas de travail, pas d’emplois, pas de richesses sur une planète morte. La question du changement climatique doit provoquer un intense débat économique et social, car ses racines et ses solutions sont aussi industrielles. Il s’agit de considérer les émissions de carbone comme un risque vital et d’accompagner fortement la transition énergétique mondiale: c’est le défi de la décarbonisation progressive de l’économie mondiale.

Il s’agit donc de mettre en œuvre la transformation industrielle nécessaire qui sera rendue possible grâce à des investissements durables et à un accès universel aux technologies de pointe. Le monde entier doit se désintoxiquer des combustibles fossiles. La France, à travers sa loi portée par Ségolène Royal sur la transition énergétique va renforcer son indépendance énergétique, réduire ses émissions de gaz à effets de serre et rendre possible une croissance verte. Les Progressistes français peuvent aller plus loin encore. Ainsi, un député de la République, Dominique Potier, se propose de créer un « devoir de vigilance » pour les multinationales, c’est-à-dire de renforcer la responsabilité des grandes entreprises à l’égard des risques humains, sociaux et environnementaux pouvant découler de leurs activités économiques. Cela va dans le bon sens, tous les Progressistes européens pourraient se retrouver d’ailleurs sur cette position.

Cher-es ami-es,
Comme souvent, le nerf de la guerre, ce sera la question du financement. 100 milliards de dollars, c’est ce que les pays riches se sont engagés à réunir chaque année à compter de 2020 pour aider les pays pauvres à s’adapter au changement climatique. Jusqu’à présent, les pays riches ont récolté près de 62 milliards de dollars. Il y aurait notamment 43 milliards issus d’institutions publiques, 16 milliards d’acteurs privés et 1,6 milliard de crédits à l’export. La Banque mondiale a annoncé qu’elle pourrait accroître d’un tiers son financement en faveur du climat, le faisant passer ainsi à 16 milliards de dollars par an. La Banque européenne d’investissement (BEI) a elle aussi annoncé une augmentation de ses financements liés au climat. On peut donc se rapprocher de la somme promise et donc de la possibilité d’un accord. Et s’il faut une taxe sur les transactions financières pour financer notamment le Fonds Vert des Nations Unies, nous la soutiendrons. Après tout, il n’est pas complètement absurde que la finance mondiale, qui pousse au profit et à l’exploitation sans limites des ressources limitées de notre planète, contribue un peu à son sauvetage.

* * *

Cher-es ami-es,
Nous le voyons, le dérèglement climatique nous pose aussi la question de la solidarité internationale. Et il faut voir aussi que les plus faibles sont les plus exposés aux déséquilibres écologiques. Au fond, je crois qu’avec cette question vitale du péril écologique nous touchons aussi du doigt la réponse à la crise de l’identité social-démocrate européenne.

Les Progressistes que nous sommes doivent changer pour faire face à un monde agité de changements multiples, dont le changement climatique est le plus crucial. A nous de compléter nos réflexions et nos propositions en combinant les facteurs capital, travail et nature pour permettre d’assurer le plus grand progrès possible pour le plus grand nombre possible dans un rapport de force qui soit favorable à la fois aux travailleurs et à la planète, permettant au Nord et au Sud de converger.

Il y a eut le temps le temps de la social-démocratie qui déboucha sur l’Etat-providence. Il faut aujourd’hui inventer la social-écologie qui débouchera sur la société décente et l’Etat de bien-être.

Oui, la social-écologie est la nouvelle étape de développement de la pensée progressiste. Lier exigence écologiste et défense de l’égalité, porter la question écologique au niveau de la question sociale, c’est le cœur de notre identité renouvelée. Les Progressistes doivent en somme mettre au cœur de leur action la domestication écologique et sociale de l’économie de marché et ils doivent se battre comme à l’aube de l’ère industrielle pour maitriser le capitalisme sauvage. Il s’agissait hier de conquérir des droits sociaux. Il s’agit aujourd’hui de conquérir les droits vitaux des générations futures de vivre dignement et pleinement sur notre planète. Sur leur planète.

Au moment même où nous nous réunissons, l’ultime session de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) se tient à Bonn jusqu’à vendredi. Les discussions avancent, l’ébauche de texte se dessine, avec de nombreuses parenthèses et de multiples options. Ce lundi, 149 pays représentant près de 90 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ont publié leur « contribution nationale », les objectifs de réduction de leurs émissions à l’horizon 2030. On avance, pas à pas. On se rapproche d’un accord.

Nous l’avons dit, l’heure des choix est venue.

Agir, c’est exploiter au maximum les rapports de forces politiques européens pour provoquer le Plan Juncker, comme les Progressistes européens ont su le faire. Agir, c’est s’engager aussi pour que ce plan finance en priorité la transition écologique, pour soutenir le développement d’une économie circulaire, sobre en carbone et riche en emplois. Agir, c’est mettre en place les bases d’un nouveau modèle industriel au niveau européen, avec des universités européennes et des champions européens.

Agir, mes cher-es ami-es, c’est aussi signer l’accord de ce soir avec 21 propositions claires et précises pour préparer le terrain à un accord à Paris en décembre prochain. C’est envoyer un signal on ne peut plus clair aux délégations du monde entier, pour dire que l’Europe veut et peut assumer ses responsabilités écologiques et historiques. Je ne veux pas empiéter sur la présentation de ces 21 propositions, juste vous dire que je suis fier des Progressistes européens. Fier que nous puissions, sur un sujet essentiel, parler d’une voie unie, d’une voie forte, d’une voie utile.

Mes cher-es ami-es, la COP21 peut être un tournant, mais cela ne sera pas un achèvement. Il faudra poursuivre l’effort, sans doute actualiser en continu l’accord qui sera obtenu de haute lutte. Mais, si accord il y a, alors, oui, nous pourrons dire : un petit pas pour l’humanité mais un grand pas pour la planète.

Oui, les Progressistes doivent se battre pour la planète. Et j’en suis convaincu, la meilleure façon pour les Progressistes de faire baisser le thermomètre de la planète, c’est de relever la tête, de porter fièrement nos valeurs et de les transformer en actes.

Je vous remercie.

Jean-Christophe Cambadélis


#COP21 Sommet des progressistes pour le climat… par PartiSocialiste

28 Août

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Université d’été 2015 : Conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis

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JCC conf presse
Retrouvez la vidéo de la conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis:

 

Université d'été 2015 : Conférence de presse de… par PartiSocialiste

13 Mai

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L’invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL

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Jean-Christophe Cambadélis était ce mercredi 13 mai au micro de Jean-Michel Aphatie dans la matinale de RTL.

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:


Cambadélis juge "xénophobe" l'attaque de… par rtl-fr