Tag crise financière

09 Sep

1 Comment

Explication de vote du Projet de Loi de Finance rectificative pour 2011.

par

L’Assemblée Nationale, convoquée par décret du 1er août 2011 vient d’adopter par 163 voix en session extraordinaire le Projet de loi de Finances Rectificative pour 2011 les mardi 6 et mercredi 7 septembre 2011.

Ce collectif budgétaire constitue le deuxième projet de loi de finances rectificative de l´année 2011 faisant suite à celui déjà adopté en juillet relatif à la baisse importante de l´impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et à la disparition en 2013 du bouclier fiscal.

Dans ce sens, non seulement cette nouvelle présentation par le gouvernement de Nicolas Sarkozy apparaît comme assez étonnante mais en plus, elle intervient quelques jours seulement avant le dépôt du projet de loi de finances initial pour 2012.

Autre étonnement de notre part, alors que le PLRF déposé à l’Assemblée Nationale ne contenait à l’origine qu’un article relatif au plafond de garantie de la France dans le FESF, le gouvernement de Nicolas Sarkozy y a rajouté à la dernière minute, de nouvelles mesures à travers une lettre rectificative transmise au moment même où la commission se réunissait…

Aléas du calendrier peut être…..

Ce projet de loi de finance rectificative pour 2011 prévoit deux mesures très distinctes :

– Une mesure visant à augmenter la garantie financière apportée par l´Etat français au fonds européen de stabilité financière (FESF) ;

– Plusieurs mesures déclinant le plan de rigueur de 11 milliards d´euros annoncé par le gouvernement de Nicolas Sarkozy le 24 août dernier.

Concernant la mise en place de nouvelles modalités d’intervention du Fonds Européen de Stabilité Financière, avec mes collègues du Groupe SRC, nous avons décidé de nous abstenir.

Une abstention motivée exclusivement du fait que pour nous, il est regrettable de concevoir uniquement une garantie financière de l’Etat même si conséquente sans y intégrer une participation plus importante d’autres secteurs comme le secteur privé ou le secteur bancaire dans le cadre de la résolution de la crise financière européenne.

Concernant le plan de rigueur proposé dans le cadre du projet de loi de finance rectificative pour 2011 en session extraordinaire, il est apparu à notre sens, totalement incohérent et injuste.

Incohérent d’une part puisque ce projet de loi de finance rectificative pour 2011 propose un collectif budgétaire qui va ajouter 3,4 milliards de déficits au précédent collectif et 4 milliards par rapport à la loi de finance initiale. Procédant ainsi à la mise en place de mesures nouvelles qui ne prennent pas en compte la remise en cause des 1,8 milliards de cadeaux fiscaux consentis en juillet pour les 500 000 français les plus riches ou encore la volonté de réduire le déficit en matière d’emploi, ou en matière de compétitivité.

Injuste surtout, parce qu’au lieu de supprimer les niches, le projet de loi de finances rectificative pour 2011 en propose des nouvelles qui, comme à chaque fois un peu plus, vont peser en majorité sur la consommation des ménages en amputant le pouvoir d’achat des populations les plus modestes avec l’élargissement de l’assiette de la CSG et en augmentant de manière scandaleuse la taxe sur les mutuelles.

Ce sont donc encore une fois, les populations les plus modestes qui vont payer les frais de l’inefficacité de la politique économique du gouvernement de Nicolas Sarkozy !

Pour toutes ces raisons, avec mes collègues du groupe SRC, nous nous sommes exprimés CONTRE le Projet de Loi de Finance Rectificative pour 2011.

13 Juil

1 Comment

Faire de la défense de l’Euro le renouveau de l’Europe

par

On se souvient du ricanement de Monsieur Alan Greenspan lors de la création de l’euro. L’homme, a qui l’on doit en partie une crise financière sans précédent, exprimait l’état d’esprit du capitalisme financier anglo-saxon. L’euro allait concurrencer le dollar, supplanter le franc suisse et le yen.

Il ouvrait la voie à une économie intégrée et un marché supplantant la puissance anglo-saxonne. Il ne pouvait en être question pour New -York et la city déjà pris en sandwich par les émergents et les chinois. Malheureusement, les politiques libérales ont entravé cette marche et fragilisé la zone euro. La spéculation de New -York et Londres en a profité. Galéjade ?

Pourquoi l’Angleterre qui affiche un déficit de 10% du PIB donc supérieur à la zone euro n’est-elle pas attaquée ? L’offensive a pour but de disloquer la zone euro pour « tenir » les marchés nationaux dans des normes qui soient celles du capitalisme financier bref du Sarkozy – Merkel renforcé !

L’Europe réagit faiblement et en retard. Il serait utile, à l’instar de l’appel Delors, Sigmard Gabriel, Cohn-Bendit, Aubry, d’en appeler à la défense de l’euro, de promouvoir un patriotisme européen et relancer l’Europe sur des bases nouvelles.  Il faut faire de la défense de l’euro un point d’appui pour le renouveau : 1/ Coordination économique; 2/ Mutualisation des déficits (euro bond); 3/ Taxe sur les transaction, etc…

09 Juin

1 Comment

Journée chargée à l’Assemblée Nationale aujourd’hui !

par

Aujourd’hui, à l’Assemblée Nationale, les députés du groupe SRC défendaient plusieurs propositions de lois qui seront soumises au vote le mardi 14 juin prochain :

Ouverture du Mariage pour les couples de mêmes sexes :

Le mariage est une institution dont les origines sont millénaires et, à ce jour, plus adaptées aux évolutions de notre société.

Les réformes législatives nombreuses et récentes traduisent bien cette évolution de la société, puisqu’au delà même du mariage, ont déjà été instituées, dans un premier temps, la reconnaissance du concubinage dans la loi, puis, la création du pacs faisant du couple un objet de droit.

Aujourd’hui, l’ouverture du mariage au couples de même sexes répond à une demande sociale qui à notre sens, participe d’un mouvement général de renforcement du principe d’Egalité des droits.

Mais force est de constater, lors de débats à l’Assemblée Nationale de cette semaine, que l’UMP n’est pas prête à cette évolution : Le mariage, c’est  » la loi de la nature » : un homme, une femme, la procréation….. On se croirait revenus à une autre époque et à des propos rattachés à une conception religieuse et anthropologique.

Lutte contre de décrochage scolaire :

Chaque année, plus de 150 000 jeunes quittent le système scolaire sans diplômes et sans qualification.

Il est grand temps, au delà des annonces successives de suppressions de postes, de fermetures de classes, d’absence de politique de remplacements, de suppressions des postes d’enseignants et de personnels spécialisés, de recours à l’exclusion ou à la suspension des allocations familiales pour lutter contre l’absentéisme…, de reposer les bases d’une politique de lutte contre le décrochage scolaire qui permette de trouver des solutions pragmatiques et précises pour éviter le décrochage scolaire et non pas de stigmatiser, discriminer ou punir les décrocheurs et leurs familles.

La lutte contre le décrochage scolaire exige des propositions en s’attaquant aux causes et non pas aux conséquences.

Des mesures proposées :

Allongement de la scolarité obligatoire à 3 ans : L’école maternelle joue une rôle moteur dans la scolarité des élèves, notamment dans certains quartiers ;

Mise en place de mesures d’accompagnements et de médiation pour les élèves notamment liés à l’exclusion;

L’abrogation des dispositions stigmatisantes notamment liées à la pénalisation des élèves absents ( réf. à la loi Ciotti relative à la suspension des allocations familiales pour lutter contre l’absentéisme scolaire).

Résolution européenne sur la taxation des transactions financières en Europe :

La résolution commune des députés socialistes français et des députés sociaux-démocrates allemands visant à l’instauration d’une taxe sur les transactions financières en Europe a réuni un consensus à l’Assemblée nationale et le gouvernement a désormais une obligation de délai et de résultat, sans lesquels les engagements ne seront que paroles mortes.

La résolution conjointe avec les collègues allemands du SPD au Bundestag, les députés du groupe socialiste, radical et citoyen proposent donc d’instituer une taxe sur les transactions financières, dont le principe a été acté par le Parlement européen en mars 2011. Cette taxe couvrira toutes les transactions financières pour mettre un terme au capitalisme de « casino » et moraliser le secteur financier.

La crise financière a révélé les dysfonctionnements majeurs d’un marché déréglementé et prisonnier de stratégies de profit à court terme. Les spéculateurs, protégés par une opacité empêchant les pouvoirs publics de vérifier la pertinence de leurs transactions, ont provoqué une hypertrophie des échanges financiers. Les Etats ont dû mettre à contribution l’ensemble de la collectivité pour sauver ce secteur de ses propres dérives financées par le contribuable.

Nous proposons de soumettre toutes les transactions financières à une taxe de 0,05 % pour mieux réguler la globalisation des échanges, protéger nos concitoyens, remettre l’épargne au service de l’investissement à long terme et de l’économie réelle plutôt que de la seule rente.

Si à l’automne, aucune avancée significative n’a été réalisée, la France et l’Allemagne devront prendre l’initiative de créer elles-mêmes cette taxe pour contraindre nos partenaires et la commission européenne de les suivre. Et si ce n’est pas le cas, les députés socialistes français et sociaux démocrates allemands déposeront une proposition de loi commune.

07 Jan

1 Comment

ça craque au Marghreb

par

L’Europe retient son souffle ! Les conséquences de la crise financière se font sentir aussi au maghreb. Chômage des jeunes, export au ralenti, immigration réduite, chômage dans l’immigration en Europe, etc… Tout cela crée un désarrois, une colère rampante qui explose ici ou là en Tunisie et en Algérie. Ce ne sont pas les émeutes des années 80 mais c’est au delà du geste isolé ou de la colère sporadique. Il est difficile d’y voir une manipulation. En changeant de ministre en Tunisie, on a de manière implicite, concédé qu’il y a un vrai problème. La répression n’arrangera rien.

Et l’Europe retient son souffle car la crainte de la contagion est là. Et pas seulement au Maghreb. Les banlieues d’Europe vont se sentir concernées si le mouvement s’étend. La France papote sur les 35 heures alors qu’une secousse sociale sismique a pris naissance de l’autre côté de la Méditerranée. J’aimerais me tromper mais… danger…

10 Déc

2 Comments

DSK tire le bilan de son action au FMI

par

La tribune de Genève publie un article sur Dominique Strauss-Kahn que vous pouvez lire ci-dessous:

Dominique Strauss-Kahn a pu mesurer sa popularité à Genève

L’euro existera-t-il encore dans cinq ans? «Oui! Pour moi l’euro n’est pas en cause. Ce qui manque en Europe, c’est une politique économique coordonnée», a répondu hier Dominique Strauss-Kahn. Invité d’honneur des Rendez-vous mondiaux de Genève, co-organisés par l’ONU, l’UNITAR, laTribune de Genève, la TSR et la RSR, le directeur du Fonds monétaire international (FMI) a pu mesurer sa popularité aux applaudissements qui ont accompagné chacune de ses interventions.

Près de 2000 personnes et une centaine de journalistes ont suivi la conférence à laquelle participait également Pascal Lamy, directeur de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Evidemment, il s’agissait aussi de guetter le petit mot ou la petite phrase qui aurait pu lever le doute sur les ambitions de Dominique Strauss-Kahn en vue de l’élection présidentielle de 2012. Champion des sondages, le directeur du FMI n’a pas dérogé à la ligne qui est la sienne depuis plusieurs mois en ne lâchant rien sur ses intentions. Pour l’instant, son seul sujet de préoccupation, c’est «la gouvernance mondiale».

Le directeur de l’OMC, ami de longue date de Dominique Strauss-Kahn, lui, a fait preuve de beaucoup moins de réserve en encourageant son camarade socialiste «à prendre la bonne décision» au cours de l’année 2011. Un vœu qui a été pris comme un encouragement à se présenter. L’intervention de Pascal Lamy a été applaudie par la salle.

Plus complices que jamais, les deux hommes ont dit qu’ils n’avaient jamais renoncé à leur idéal socialiste de «justice sociale». «Si on est dans un système économique qui n’est pas efficace et qui ne produit rien, il n’y a rien à se partager», a expliqué Dominique Strauss-Kahn. A ce sujet, le directeur du FMI juge «la situation de l’Europe très préoccupante».

Après avoir noté qu’un grand nombre de pays ont renoué avec une croissance solide, Dominique Strauss-Kahn s’est attardé sur les difficultés de la zone euro. «Les pays européens sont confrontés à des problèmes budgétaires et bancaires», a-t-il souligné.

Pascal Lamy s’est également inquiété de la faible croissance démographique de l’Europe. «Des pays qui ne croissent pas en effectif, face à des mastodontes comme la Chine ou les Etats-Unis, ne peuvent pas résister», a ajouté Dominique Strauss-Kahn.

«Il y a bien l’immigration comme solution, mais de ce côté-là, c’est bouché», a dit Pascal Lamy. Le directeur de l’OMC ne voit pas d’autre solution pour l’Europe que d’engager «des réformes difficiles» si elle veut sauver son modèle social.

Invité à débattre de la crise financière à la tribune de l’ONU et à répondre aux questions du public, le directeur du FMI a été très applaudi.

03 Déc

4 Comments

Discours devant le Conseil du PSE à Varsovie

par

Il fait froid en Europe !

Il souffle sur l’Europe un vent mauvais, non seulement l’Europe grelotte aux vues du temps, mais elle est déprimée par les temps économiques.

J’irai au but : la politique de Madame Merkel nous inquiète.

La rigueur monétaire combinée à la rigueur budgétaire entraîne l’Europe dans la déflation et la catastrophe, les tensions sociales et la montée des populismes.

Certes il y a des crises systémiques et le passage d’un modèle économique à un autre ; certes les états se sont endettés pour faire face à la crise financière et la crise du secteur bancaire ; certes ils ont parfois utilisé cette crise pour accroître leur déficit public, tout en étant libéral sur le plan fiscal, mais comme il a été dit ce matin à propos de la crise de 1929, on ne peut absorber la crise de notre époque sans croissance.

Or cet objectif concerté pour la zone euro a disparu des feuilles de route. La politique économique du couple Merkel / Sarkozy est déséquilibrée, quasi obsessionnelle.

Et l’on va droit dans le mur, klaxonnant, en croyant que les marchés veulent la rigueur. Non, ils veulent une rentabilité à deux chiffres. On ne peut pas étancher leur soif à l’eau salée de l’austérité.

Ce qu’ils veulent c’est profiter de la crise pour mettre définitivement fin à l’Etat providence.

Les marchés financiers dessinent chaque jour un peu plus précisément les contours de la zone euro à deux voix, à trois vitesses.

Pendant dix ans les taux des pays de la zone euro ont convergé, quand on voit à quel point les écarts se creusent aujourd’hui, on se croirait revenu en 1999.

L’Europe ne vit pas un test de la Grèce, de l’Espagne, et du Portugal mais un test d’une zone euro, les marchés s’interrogent sur sa viabilité.

Et l’éclatement de la zone euro ce n’est pas la liberté des nations, pour plus de protection sociale, c’est leur rétrogradation pour moins de protection sociale.

Pourquoi ? La rigueur de l’austérité telle qu’elle est pratiquée, produit une croissance faible qui n’encourage pas les marchés. La politique imposée par Madame Merkel et Monsieur Sarkozy à l’ensemble de l’Europe la conduit à sa perte.

La discipline budgétaire et la restructuration de la dette génère une politique pro-cyclique.

Par exemple le 18 octobre, l’accord Merkel / Sarkozy appelant à la révision du traité de Lisbonne a déclenché un mouvement de vente des obligations en Grèce, en Irlande et au Portugal.

Or ce n’est pas l’incontinence budgétaire qui met en difficulté l’Irlande, son économie est extrêmement flexible. On peut même dire que le dumping fiscal n’a jamais atteint ce niveau en Europe. Et ce n’est pas le secteur public mais le secteur privé qui a perdu la tête.

La surévaluation de l’euro fait de l’Europe la variable d’ajustement de la reprise mondiale, coincée entre la dépréciation du dollar grâce à la planche à billets et la sous-évaluation du yuan.

Il faut donc changer de politique en Europe et créer un choc de confiance :

1 / La coordination des politiques économiques qui doit retrouver un équilibre entre désendettement et croissance ;

2 / Il faut créer un fond monétaire européen ;

3 / Une politique budgétaire et fiscale extrêmement sélective ;

4 / Si on veut réviser le traité de Lisbonne, alors décidons que la BCE puisse éditer des Eurobonds et rachète les titres de dette publique car on ne peut pas combattre avec les deux mains liées dans le dos. Bref, notre rôle de partis politiques du PSE est de dire haut et fort et décrétant l’alarme : la politique conduite par les conservateurs sous l’égide de Madame Merkel entraine l’Europe à sa perte et les peuples à la crise. La politique économique des sociaux démocrates, des socialistes, de la gauche n’est pas un amendement social à celle des conservateurs. C’est une autre politique, une alternative, c’est le moyen concret d’assécher les populismes.  Si nous ne nous distinguons pas, nous serons pris dans le magma des partis institutionnels co-responsables et nous n’aurons aucune visibilité, constatant penauds la montée de nos concurrents et l’effroi devant la montée des populismes. Si l’axe Merkel – Sarkozy ne change pas de politique alors ce seront les dominos de la crise, l’éclatement de l’euro et la montée des populismes en Europe et cette dernière disparaitra des radars de l’Histoire.

Voilà pourquoi, mon cher Poul, je propose une déclaration de tous nos partis et du groupe au Parlement européen pour dire dans tous les journaux d’Europe : « Stop ! Il faut changer de politique. Les conservateurs mettent l’Europe en danger par l’austérité ».

04 Mai

Commentaires fermés sur Le plan d’aide à la Grèce: Tardif, abrasif et non définitif

Le plan d’aide à la Grèce: Tardif, abrasif et non définitif

par

Le plan d’aide à la Grèce peut se résumer en trois mots : tardif, abrasif, non définitif.

Tardif car le gouvernement Caramanlis a utilisé la manne européenne non pour booster la compétitivité, mais pour « acheter » la consommation. Tardif car le même gouvernement a maquillé les comptes pour éviter la banqueroute, puis il a démissionné. Tardif car l’Allemagne puis la France ont tardé à réagir en janvier. L’Allemagne, confrontée à ses élections et sûre de sa politique nationale de déflation salariale, la France, incapable de réagir à cause de ses déficits publics. Tardif enfin car il a fallu que le FMI s’en mêle pour que le Bundestag accepte de faire un geste car les députés allemands sont dépendants de l’arrêté « Lisbonne » de la cour constitutionnelle de Karlsruhe repose sur l’idée que la légitimité démocratique appartient au seul parlement national.

Abrasif car le plan de prêt a une contrepartie (nous allons voir pourquoi) drastique pour le peuple grec et termes de salaires des fonctionnaires, de la réduction du périmètre de la fonction publique, les retraites… Bref de la dépense publique, mais aussi en termes de hausse de la TVA.

Enfin, non définitif car les marchés vont à l’évidence « pulser » du pessimisme et tenter de nouvelles spéculations. Et lorsqu’on regarde les déficits publics de la zone euro, il a de quoi. Regardons les chiffres ! Lire la suite…

29 Avr

Commentaires fermés sur Parti Socialiste – Crise financière grecque: l’Europe à la croisée des chemins

Parti Socialiste – Crise financière grecque: l’Europe à la croisée des chemins

par

Le Parti socialiste déplore l’attitude de l’Europe dans la crise financière qui touche la Grèce et qui fait souffler un grand vent d’inquiétude sur la zone euro.

L’Union européenne a trop tardé à réagir. L’impuissance du moteur franco-allemand est palpable. L’inefficacité de la Commission européenne est dommageable. Surtout, la montée des égoïsmes est redoutable pour l’avenir de l’Europe. Si cette crise des finances publiques n’est pas arrêtée, c’est toute l’Europe qui va subir une deuxième crise financière très grave. Il faut que les européens comprennent qu’en aidant un État membre, aujourd’hui la Grèce, c’est l’ensemble de la zone euro qu’ils vont aider.

Il faut faire vite clair et fort pour bloquer la spéculation des marchés qui ont l’impudence de jouer contre les États qui se sont endettés pour les sauver.

Il faut tirer les leçons de la crise de l’euro en imposant des politiques de coopération et un gouvernement économique à l’échelle de l’Union européenne.

Le PSE et le Parti socialiste, dès le début de la crise, ont demandé l’urgence et proposé des modalités de protection de la zone euro par l’application et l’extension de l’article 122 du Traité de Lisbonne. Ils considèrent qu’on ne peut concevoir la solidarité comme un élément de dernier recours.

Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l’Europe et à l’International
Michel Sapin, Secrétaire national à l’économie

10 Oct

Commentaires fermés sur Crise Financière: Cambadélis croit l’unité des socialistes possible

Crise Financière: Cambadélis croit l’unité des socialistes possible

par

Cet après midi, l’AFP a repris ce que j’ai dit aujourd’hui sur B’FM:

bloc_note_copieV2.jpgParis, 10 oct 2008 (AFP): Le député PS Jean-Christophe Cambadélis a estimé vendredi sur BFM que les socialistes pouvaient « se mettre rapidement d’accord » pour « parler d’une même voix » sur les solutions à apporter à la crise financière et boursière.

« Je pense que les socialistes dans leur ensemble et parler ensemble. ce n’est pas le cas et c’est dommage. On ne sera audible que si, sur trois ou quatre grands sujets, tous les socialistes disent la même chose. Aujourd’hui il faut montrer qu’il y a un autre chemin, celui que préconisent les socialistes, une manière socialiste d’être dans la crise », a déclaré le député Strauss-Khanien de Paris.

« On peut se mettre rapidement d’accord » a jugé M. Cambadélis. Se déclarer au printemps « socialiste et libéral », comme l’a fait Bertrand Delanoë, était « maladroit dans la période », et « c’est utilisé en termes de polémique, mais il faut que les socialistes ne polémiquent pas sur cette question-là », a t-il ajouté.

Selon le dirigeant du PS, « ils doivent se retrouver, ils doivent parler de la même voix, faire des propositions ensemble et montrer que, dans la crise, les socialistes se retrouvent et n’instrumentalisent pas la crise pour pouvoir faire des différences » entre eux à l’approche du congrès du parti.

« Toutes les formules sont envisageables à condition qu’elles soient maîtrisées (…) », a-t-il estimé à propos de l’opportunité d’un débat télévisé entre les chefs de file du PS pour le congrès. « Si c’est pour faire du punching ball dans la période que nous vivons, franchement ça ne présente aucun intérêt » a dit le député de Paris.