Tag croissance

27 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Caroline Roux dans C Politique sur France 5

L’invité de Caroline Roux dans C Politique sur France 5

par

C politique 27032016C politique bis 27032016

Jean-Christophe Cambadélis était dimanche 27 mars l’invité de Caroline Roux dans l’émission C Politique sur France 5.

 

Retrouvez la vidéo de l’émission ci-dessous ainsi que ses principales déclarations:

 

Attentats / Bruxelles

Sur la manifestation d’extrémistes à Bruxelles: « C’est ce que veulent les terroristes: la grande séparation. Par leur action ils veulent une réaction qui stigmatise tous les musulmans ».

« Je milite pour la concorde nationale. Faisons attention aujourd’hui à garder la dimension de concorde nationale.

Nous sommes une guerre asymétrique, au front mobile avec des attentats aveugles.

Les hommes et les femmes politiques ne devraient pas chercher à montrer que l’adversaire politique est laxiste. L’enjeu c’est l’efficacité, de trouver des mesures pour combattre le terrorisme.

Il y a une psychologie nationale à avoir: il faut savoir que nous sommes dans une situation où l’ennemi peut à frapper à tout moment.

Je suis pour la constitution d’un état major européen de lutte contre le terrorisme. Il faut plus de coordination. (…) Si colère il doit y avoir c’est contre les terroristes pas contre l’Europe. Les peuples ont répondu avec responsabilité, dignité. Il n’y a pas eu de cris accusant l’Europe. Ils ont cherché à faire bloc. »

Des Molenbeek en France ?

« La stratégie contre les terroristes ce n’est pas d’isoler les musulmans.

Il y a des problèmes, il ne faut pas les fuir. Il y a des poches, des rues, des immeubles. Mais ne parlons pas de « quartiers ».

Dans les quartiers il y a de la réussite, il y a de l’intégration, il y a des diplômés.
Je ne suis pas pour la stigmatisation des quartiers. Je préfère montrer ce qui réussit plutôt que de rejeter. Dans les quartiers en difficulté, il faut être en soutien des associations et des acteurs sociaux.

Les attentats c’est depuis un an, la radicalisation c’est depuis longtemps. Il faut parler, échanger pour bloquer et éviter que d’autres générations s’engagent dans ce même processus.
Je crois au langage de la raison, je crois qu’il faut considérer la personne pour pouvoir échanger. (…) Le pacte républicain ça veut dire un vivre ensemble.

Le soir des élections régionales j’ai dit qu’il fallait une inflexion sur le précariat.

Pour casser les ghettos sociaux il faut aussi que les villes riches acceptent aussi leur part de logement social. Les Républicains s’opposent à cela.
Ce qui s’est passé après le 13/11 a montré une volonté de mener la bataille contre des cristallisations sectaires. »

Chômage

« La France avec son filet social est un pays qui protège le mieux sa population.

Le PS a engagé plus que tout autre gouvernement un travail dans le sens de l’emploi: CICE, pacte de responsabilité,  loi El Khomri.

On n’interpelle jamais le Medef sur la croissance économique ou le chômage. Où sont passés les 40 milliards mis sur la table ? Les organisations syndicales patronales, c’est toujours moins pour les salariés et toujours plus pour l’entreprise.

Loi Travail: cette loi était déséquilibrée, maintenant elle est plus équilibrée, c’est un nouveau départ. Il faut toujours discuter et savoir enregistrer les évolutions positives. »

Politique du gouvernement / Election présidentielle

« Aujourd’hui nous sommes dans la contestation. Quand nous serons dans l’élection présidentielle nous serons dans la constatation.

L’absence de la gauche aux présidentielles serait le début de la fin: la marginalisation totale de la gauche.

Si on se divise, si on se fragmente à gauche, nous disparaîtrons d’un certain nombre de territoires.

Les Français ne vont pas répondre à la question « est-ce que vous appréciez la politique menée » mais qui allez vous prendre comme Président  de la République? Les Français vont chercher l’homme qui pourra affronter ce type de période, quelqu’un qui peut faire le job.

Qui peut dans la gauche gagner une élection présidentielle ? Celui qui est en situation.  Je suis pour l’homme qui aura incarné la France dans l’épreuve pour conduire la France.

Je suis conscient que les français sont plus qu’interrogatifs par rapport à ce que nous faisons.

Le PS a fait un choix, celui de la lutte contre le chômage. Il était nécessaire de reconstruire l’appareil productif pour ensuite redistribuer.

Je dis à tout le monde: il ne faut pas essayer de se distinguer mais de se qualifier. Il faut être unis et prendre ce qu’il y a de mieux dans chacun. »

27 Juil

Commentaires fermés sur L’invité des « 4 vérités » sur France 2

L’invité des « 4 vérités » sur France 2

par

4 vérités 27072015

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Roland Sicard sur France 2.

 

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:


Les 4 Vérités – Jean-Christophe Cambadélis… par francetvinfo

04 Juin

Commentaires fermés sur Interview à L’Obs

Interview à L’Obs

par

Obs

L’Obs publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

Depuis trois ans, la gauche au pouvoir a baissé les charges des entreprises, réduit les dépenses publiques, augmenté le budget de la défense, serré la main de dictateurs, vendu des armes à l’étranger, voté des lois jugées liberticides, expulsé des sans-papiers… Le PS serait-il devenu de droite ?
Poser les choses comme cela n’a pas de sens, car la question gauche-droite a évolué depuis deux siècles. La grande différence avec nos aînés, c’est qu’ils ont toujours eu à traiter une question centrale : ce fut la République, puis la question sociale sous le Front populaire, puis la Résistance, puis la décolonisation… Alors que nous, nous sommes confrontés à des crises conjointes : la montée du terrorisme, la pression migratoire, la panne européenne, la compétitivité, la montée de l’extrême droite… Mais reprenons l’ensemble de vos points. Sur la compétitivité, la droite n’avait rien fait…

C’est vrai qu’elle n’avait jamais autant baissé les charges des entreprises…

Quand nous sommes arrivés au pouvoir, nous avions en tête les déficits financiers, mais pas totalement la question de la compétitivité. Nous étions pris à la gorge. Nous avons donc pris des mesures pour relancer notre modèle productif qui s’était effondré. Nous n’avions pas d’autres moyens pour retrouver des marges de manœuvre. Alors, c’est vrai que ça choque la gauche, parce que d’habitude elle arrive au pouvoir avec l’idée de redistribuer. Mais là, il n’y avait rien à redistribuer ! Il fallait d’abord reconstruire notre économie en mixant une politique.

Mais vous avez mixé la baisse des charges avec quoi ?
Avec la baisse des impôts qui arrive dès septembre. Désormais, nous allons avoir une politique de juste répartition de la croissance qui vient.

La gauche aurait pu faire un autre choix que de réduire les dépenses publiques si elle avait tenté de renégocier le dogme des 3% de déficit. Elle ne l’a pas fait…
Ce débat a été tranché par les électeurs lors de la primaire socialiste en 2011. Il y avait une autre option à gauche, souvenez-vous, celle de Martine Aubry. Mais les électeurs ont tranché en faveur de François Hollande. Nous avons donc choisi cette position. Mais l’objectif reste le même, c’est d’avoir une société plus juste à l’arrivée.

Une société plus juste, c’est traquer davantage les faux chômeurs, comme le préconise le ministre du travail François Rebsamen ?
Ce n’est pas dans ma motion.

Rebsamen a donc tort ?
Bien sûr, mais je ne suis pas là pour faire la police de la pensée. Je suis là pour fixer l’axe politique du Parti socialiste. J’essaye de faire fonctionner un parti majoritaire dans une situation où l’on est au gouvernement. La règle est simple : discuter autant que possible, renverser jamais. Nous sommes sous la Ve République, pas sous la IVe.

D’habitude la gauche au pouvoir marque son empreinte avec une grande réforme sociale (les congés payés, le RMI, les 35 heures…). Depuis trois ans, on la cherche…
Nous allons faire la sécurisation des parcours professionnels. Ce sera un des grands marqueurs de gauche à la fin du quinquennat.

Il n’y a donc pas eu, à vos yeux, de grande réforme sociale pour l’instant ?
Non, mais elle est enclenchée.

A l’inverse, des mesures sociales comme l’encadrement des loyers ont été détricotées…

La loi a été détricotée parce qu’on est en pleine crise du logement. Une mesure de gauche, ce n’est pas un totem. On essaye de voir pourquoi ça n’a pas fonctionné. Je remarque qu’à partir du moment où on la modifie, comme par hasard, ça redémarre. Peut-être que la mesure n’avait pas été assez bien calibrée.

Et les mesures qui ne coûtent rien, comme le récépissé contre le délit de faciès, le CV anonyme, le droit de vote des étrangers, ça aurait pu être des marqueurs de gauche ?
Quand j’ai voulu relancer le droit de vote des étrangers en créant un comité national, mes partenaires de gauche n’étaient pas aussi allants que je le pensais. Beaucoup estimaient que ce n’est pas le moment. Moi, je continue à penser que c’est un combat politique et un combat idéologique. Le PS est un grand parti de débat, mais plus un parti de combat. Il doit le redevenir. Quant au CV anonyme, j’ai protesté mais je comprends que le gouvernement préfère avoir recours à l’action de groupe.

Donc, le rôle du PS, c’est d’affirmer des principes et… de reculer devant le gouvernement ?
Parfois on gagne, parfois on perd. Il n’y a pas de courroie de transmission. Ce que je ne veux pas, c’est que le PS se mutile. Si nous pensons que c’est juste, nous le disons.

La politique est aussi affaire de symboles. Aller serrer la main d’un dictateur, à Cuba ou en Arabie Saoudite, c’est de gauche ?
Je ne suis pas en désaccord. C’est l’expérience que nous avons tiré de l’effondrement de l’Union soviétique. Il fallait continuer à commercer avec eux, à y aller et à être reçu par Brejnev. Et en même temps, il fallait faire pression, ce que faisait François Mitterrand.

Autre symbole, la nomination d’un roi de la retraite-chapeau à la tête d’Areva…
Vous ne m’avez pas vu me rouler par terre en disant que c’était la décision la plus formidable jamais vue…

Ce n’est pas très « Bourget »…

Le discours du Bourget était très équilibré. Il y avait toute une partie du discours qui disait que les socialistes sont modérés et ne vont pas redistribuer avant de produire. Et puis, une autre qui fustigeait le monde de la finance. On a voulu faire de cette seconde partie le seul marqueur de la politique de Hollande. C’est une erreur.

Mais vous comprenez le désarroi de l’électeur de gauche ?
Oui, parce que je pense qu’il y a un retournement du rapport de force idéologique. On n’est plus dans les années 60, 70, ou 80. Aujourd’hui, l’identité a pris le pas sur l’égalité. La gauche ne maîtrise plus les débats politiques, elle est sur la défensive.

Il y a une droitisation des esprits et de la société française ?
Il y a un bloc réactionnaire majoritaire qui nous fait reculer. Il faut repartir à l’offensive.

Dans le discours décliniste dominant, la gauche semble incapable d’incarner une part de d’espérance. La faute à qui ?
La faute à la gauche. Le combat s’est émoussé.

Elle a trop utilisé les mots de la droite, comme l’a dit Christiane Taubira dans « L’Obs » ?
La gauche s’est laissée contaminée par l’idéologie dominante : l’idéologie anti-républicaine. L’égalité est devenue l’égalitarisme. La liberté, sous-entendu le consumérisme individuel, est placée plus haut que la liberté collective, le droit de vivre ensemble. La fraternité est remise en cause par le fait que l’ennemi, c’est le voisin de palier, le maghrébin, le musulman ou le juif. Tout cela conduit à des reculs considérables. Comme en plus, nous vivons une crise économique majeure, une révolution de l’immatériel, et subissons l’avènement de l’enjeu écologique, la gauche est assaillie. Elle n’arrive plus à sortir la tête de l’eau et à réarticuler un discours.

Dans d’autres pays, cette gauche institutionnelle est concurrencée par une gauche plus citoyenne ou plus radicale. C’est aussi un danger pour le PS ?

Je propose d’aller vers le dépassement du Parti socialiste pour bâtir une alliance populaire qui s’articule sur des collectifs départementaux de citoyens, pas sur des alliances d’appareils, pour créer un grand mouvement populaire qui défende les valeurs de la République et de la gauche contemporaine.

C’est quoi la gauche contemporaine ?

L’objectif, c’est la société décente. Il faut que nous soyons capables de fixer sur chaque question ce qu’est une vie décente pour l’ensemble des concitoyens. La première condition, c’est l’égalité réelle, c’est-à-dire la concentration des moyens de l’Etat là où il y a réellement des inégalités. Cela fait encore polémique à gauche où on avait l’habitude que l’Etat fasse des petites parts et donne à tout le monde. Deuxième principe, c’est la liberté ordonnée. Issue de 68, la gauche a longtemps défendue la thèse de la liberté individuelle, quasiment désordonnée et sans limite. On voit bien aujourd’hui qu’il y a des revendications justes pour une partie de la population et qui ne sont pas supportables par l’ensemble de la société. La liberté ordonnée, c’est donc le fait que cette liberté doit être ordonnée par tous. C’est une variante de l’ordre juste. Enfin, troisième et dernière chose, c’est la fraternité laïque.

Liberté, égalité, fraternité… c’est tout simplement la devise républicaine ?

C’est la devise républicaine, mais qualifiée à l’aune du moment. La laïcité, si vous ne prenez que la loi de 1905, c’est seulement la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Aujourd’hui, pourquoi je parle de fraternité laïque ? Parce qu’il faut intégrer l’islam sans que cette religion soit normative pour le reste de la société.

Dans votre motion, vous écrivez que « l’avenir n’est pas le social-libéralisme». C’est le danger qui menace le PS ?

Non, le danger pour le PS, c’est la dissolution, l’absence de toute référence. C’est un pragmatisme invertébré.

Dans « l’Obs », Manuel Valls définissait sa gauche comme étant « pragmatique, réformiste et républicaine. »
Elle est donc vertébrée.

Pour vous, c’est une bonne définition de la gauche aujourd’hui ?
Je ne mettrais pas le pragmatisme en premier. C’est la différence historique entre Clémenceau et Jaurès. Ce que je mettrai en premier, c’est l’esprit de justice.

Valls dit lui-même que sa gauche n’est pas socialiste…

Il faut définir le socialisme. Ce n’est plus la première gauche qui pensait que l’émancipation arriverait soit par la grève générale soit par un « grand soir » et qu’il suffirait de prendre le pouvoir pour modifier les conditions d’existence des hommes. Ce n’est pas non plus la deuxième gauche, qui pensait que l’irruption de la société civile face à un Etat tout-puissant suffirait à tout changer. Non, c’est autre chose, une troisième gauche à construire qui soit une clé pour aborder tous les problèmes contemporains.

Comment expliquez-vous qu’il n’y ait plus beaucoup d’intellectuels de gauche qui soutiennent le gouvernement ?
Il n’y a plus d’intellectuels organiques qui plaident pour la ligne du parti. Les choses ont changé. Auparavant, il y avait des intellectuels tout-terrain, qui avaient une approche globale. Aujourd’hui, il y a des spécialistes, tous très pointus dans leur domaine, passionnants, mais limités à tel ou tel sujet étroit. L’éclatement de la pensée intellectuelle rend difficile l’émergence de ses compagnons de route.

Qu’auriez-vous envie de dire à Michel Onfray ? Pourquoi avoir refusé de débattre avec lui ?
Je lui dirais que ses livres sont généralement beaucoup plus nuancés que ses interviews. Onfray a une thèse qui est précisément celle à laquelle nous voulons répondre. Il dit qu’il manque le grand récit républicain contemporain. Ce n’est pas faux. Mais je ne veux pas aiguiser les divergences. Il est plus libertaire que socialiste, il a une vision qui est une vision conflictuelle de la société. Je veux qu’on commence à travailler et qu’il puisse alors y participer à sa manière, même en nous critiquant. Mais je ne veux pas me mettre en situation de face-à-face. Le paysage intellectuel, politique, social, syndical est tellement éclaté qu’il faut une stratégie de rassemblement, de renflouement de la gauche. Il faut qu’elle se parle, pas qu’elle s’affronte.

De renflouement ? La gauche a donc fait naufrage ?

Bien sûr. Et le problème n’est pas qu’électoral. La faillite électorale est la conséquence d’un cycle long où depuis vingt ans nous reculons constamment.

Depuis vingt ans ? Cela veut dire que la victoire de François Hollande était une anomalie ?
Il l’a emporté parce que c’était un modéré parmi les anti-sarkozystes.

Donc par défaut ?

Non, il y a eu un vrai débat d’orientation pendant la primaire qui a été tranché par trois millions d’électeurs de gauche. Les électeurs avaient en tête que pour battre Sarkozy, il ne fallait pas aller à gauche mais plus vers le centre-gauche. Quand il est arrivé au pouvoir, François Hollande a essayé d’éviter deux risques. Le premier était d’être thatchérien, d’imposer une véritable austérité, une purge, ce qui aurait provoqué une déflagration sociale. Le deuxième était de rester immobile et là nous aurions été sanctionnés par les marchés financiers. François Hollande a choisi d’avancer par petits pas pour essayer de relancer le pays. Il l’a fait avec une certaine détermination.

Mais ça ne marche pas… Le chômage atteint un record historique !
Mais si ça marche, vous allez voir ! Aujourd’hui les résultats sont dans le nombre d’entreprises que l’on sauve, que l’on redresse, que l’on crée. La croissance commence à revenir… Vu d’où l’on vient, ce n’est pas en claquant des doigts que l’on allait redresser la France.

Ca fait déjà trois ans !
Ce n’est pas suffisant. Pour redresser le pays, pour qu’il retrouve la première place en Europe, il faudra dix ans.

Seuls 70 000 militants ont voté pour le congrès. Le PS est devenu un groupuscule ?

Les formations politiques reculent dans le moment présent, c’est vrai. Mais le PS n’est pas un vaisseau fantôme et ses salariés travaillent à plein temps ! Nous avons bâti une majorité confortable. Le Parti va dialoguer avec le gouvernement. Sur des sujets majeurs, nous aurons gain de cause, sur d’autres, ce sera plus difficile. Mais tout sera engagé, y compris la réforme fiscale à partir de l’impôt à la source.

Le PS peut-il faire reculer des ministres ?
Oui. C’est un rapport de force, y compris avec les administrations. Il y a des administrations qui vont apprendre ce que c’est que Solférino !

La fronde est-elle finie ?
Dans les formes où elle a existé, oui. Mais il y aura toujours des éléments de la fronde, sur la loi Macron notamment.

Macron dit qu’il faut que les jeunes Français doivent avoir « envie de devenir milliardaires ».

Je m’élève contre cette phrase. L’avenir de la jeunesse, ce n’est pas l’argent. On ne fait pas tenir une société par l’argent.

Emmanuel Macron est-il socialiste ?
Non.

Propos recueillis par Matthieu Croissandeau, Renaud Dély et Julien Martin

13 Mai

Commentaires fermés sur L’invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL

L’invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL

par

Jean-Christophe Cambadélis était ce mercredi 13 mai au micro de Jean-Michel Aphatie dans la matinale de RTL.

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:


Cambadélis juge "xénophobe" l'attaque de… par rtl-fr

28 Avr

Commentaires fermés sur Une politique volontariste pour lutter contre le chômage

Une politique volontariste pour lutter contre le chômage

par

 

Le nombre de demandeurs d’emplois en catégories A a augmenté de 15 400 personnes en mars 2015. C’est une déconvenue. Les chiffres trimestriels montrent aussi une hausse de 3000 personnes en moyenne mensuelle, la plus faible enregistrée depuis 2011. En outre le chômage des jeunes a diminué au premier trimestre. C’est encourageant.

 

La conjoncture économique présente des signes positifs, résultats de l’action entreprise et non à des causes extérieures comme le dit la Droite. Il ne faut pas baisser les bras. Les nouvelles initiatives du gouvernement en terme de fiscalité et d’investissement devraient rapidement renforcer cette dynamique.

Dans quelques semaines, comme l’a rappelé le Premier ministre, le bilan du  CICE permettra d’ajuster le dispositif pour mieux cibler le soutien aux entreprises qui en ont besoin et de réorienter les montants allouées non utilisés. Il a aussi indiqué que pour le Pacte de responsabilité, « le compte n’y est pas! ». L’impatience des organisations syndicales se manifeste à juste titre. Une démarche du même type que pour le CICE va prochainement faire le point, avant l’été.

Le Parti socialiste appelle le gouvernement à tout mettre en œuvre pour relancer l’investissement efficace et ciblé. Les efforts importants consentis par les Français doivent être mis pleinement au service de la croissance et de l’emploi.

16 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Caroline Roux dans C Politique sur France 5

L’invité de Caroline Roux dans C Politique sur France 5

par

jCC caroline roux 15032015

Jean-Christophe Cambadélis était ce dimanche 15 mars l’invité de Caroline Roux dans l’émission C Politique sur France 5.

 

Retrouvez la vidéo de l’émission en cliquant ici .

 

 

24 Nov

Commentaires fermés sur L’invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI

L’invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI

par

JCC Le Grand Jury RTL 23112014

Jean-Christophe Cambadélis était dimanche 23 novembre l’invité du Grand Jury RTL / Le Figaro / RTL .

 

Vous pouvez retrouver ci-dessous les vidéos de l’interview:

Jean-Christophe Cambadélis au « Grand Jury RTL… par rtl-fr


Jean-Christophe Cambadélis au « Grand Jury RTL… par rtl-fr

15 Nov

Commentaires fermés sur Tribune dans Le Monde: Gare à la pente déflationniste !

Tribune dans Le Monde: Gare à la pente déflationniste !

par

logolemonde

Le Monde publie ce jour une tribune de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ci-dessous ou en cliquant ici:

 

Nous l’avions redouté, j’avais alerté au mois d’août, nous y voilà exposés : la déflation est là. Et sans doute pour longtemps. C’est en effet une décennie de prix bas, de croissance très faible, de chômage durable qui s’annoncent si tous les Gouvernements d’Europe ne prennent pas l’exacte mesure de la spirale déflationniste qui vient. Il ne s’agit plus d’en discuter l’éventualité mais d’y répondre de manière urgente.

La Banque Centrale Européenne (BCE) dont la mission principale, il faut le rappeler, est de maintenir la stabilité des prix aux alentours de 2% d’inflation, doit elle aussi admettre cette nouvelle réalité. Les prix continuent de chuter depuis deux ans, l’inflation atteignant 0,4% seulement pour l’année 2014. La déflation est sur notre continent. Paul Krugman, prix Nobel d’économie, vient de s’en alarmer. Il ne s’agit pas d’un scénario, d’une menace, mais d’un fait, brut et têtu, déjà observable en Espagne, en Slovénie, en Bulgarie, en Hongrie, en Grèce, en Italie aussi, économie majeure du continent, où les prix ont atteint en août dernier leur plus bas niveau depuis 1959.

Le danger pour l’économie européenne est évident si on ajoute à ce constat un taux de croissance anémié qui devrait plafonner à 0,8% pour cette même année. A cela nous devons bien entendu associer les terribles chiffres du chômage qui s’élève à 11,5 % dans la zone euro, avec des pointes plus qu’alarmantes en Grèce (26,4 %), en Espagne (24 %) et au Portugal (13,6 %). Aux prix trop bas, à la croissance trop faible et au chômage trop élevé, il faut ajouter la modération salariale et les politiques budgétaires parfois trop restrictives.

Et puis, comment ne pas citer le vieillissement de notre continent, qui pousse à l’épargne et qui accentue une tendance lourde de rétraction de l’activité. Au final, l’Europe tourne au ralenti et menace de stopper pour longtemps son développement, risquant donc de sombrer dans une petite crise permanente et auto-entretenue. Face à ce danger l’Europe semble comme tétanisée voire paralysée. Ce manque de réaction politique serait une funeste erreur comme le cas japonais en a fait la malheureuse démonstration depuis les années 1990.

Les Européens ne doivent pas seulement regarder en direction du Japon, ils peuvent également se retourner vers leur histoire. Vers l’Allemagne des années 1930 dont la chute de l’activité accéléra la montée du nazisme. Vers la France et la politique décidée par Laval aussi, qui à partir de 1935 ne manqua pas de fragiliser notre pays dans un moment pourtant crucial. Ne sous-estimons pas les conséquences et donc les enjeux. Plus nous tardons à répondre à la déflation, plus elle s’installera durablement sur notre continent, plus la misère s’étendra, plus l’euroscepticisme prospèrera et au final plus le populisme s’enracinera.

Des pamphlets se multiplient au nom du déclin des nations remettant au goût du jour un nationalisme ethnique. La déconstruction républicaine est déjà dans de nombreuses têtes. Le déclinisme a pignon sur rue, le pessimisme militant règne en maître et le dénigrement est à la mode chez nos élites. Quant à l’islamophobie, le phénomène est continental, ce n’est pas le terrorisme des enragés du Djihad qui va le faire baisser. Les peuples s’installent dans une spirale dépressive que rien n’arrête. Les défis qu’il faut affronter sont perçus comme une remise en cause.

Pendant qu’à un autre pôle, la société de marché veut liquider l’état social. L’intérêt général est vécu comme un carcan insupportable et le développement durable une servitude. Les vieilles nations européennes percluses de dettes et revenues de tout, se rêvent comme un ensemble de Suisses renonçant à l’Histoire, n’exigeant que protection du métissage et sanctuarisation des retraites. La jeunesse s’en désespère. Elle s’en va, s’enrôle ou se désole ce qui ne présage rien de bon. La déflation va accélérer tout cela ruinant encore un peu plus l’idée du progrès qui fut les lumières de l’Europe.

On sait lorsqu’une déflation débute mais on ne sait jamais quand elle s’achève. C’est précisément cela qui en fait une redoutable menace. Il ne s’agit cependant pas de sauver uniquement le niveau des prix en Europe mais l’idée d’Europe elle-même et d’une certaine conception de la démocratie. L’Europe ne doit pas être synonyme de lent dépérissement et d’appauvrissement généralisé. Sans tarder, il s’agit donc de s’opposer à la pente déflationniste. Car, n’en doutons pas : la volonté politique pour la relance et la nouvelle croissance, avec comme maître mot l’investissement et le juste échange est l’antidote à l’austérité, le vaccin contre la déflation et le remède au populisme. En un mot, nous avons besoin d’une prise de conscience, d’un sursaut continental.

 

 

 

 

14 Nov

Commentaires fermés sur L’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1

L’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1

par

JCc europe 1 14112014

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Jean-Pierre Elkabbach dans la matinale d’Europe 1.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:


Cambadélis : certains manifestants « font du… par Europe1fr