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27 Avr

Commentaires fermés sur Chômage, déficits, la crise des ciseaux

Chômage, déficits, la crise des ciseaux

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Les déficits publics minent les marges budgétaires qui doivent faire appel à l’emprunt sur les matchés pour se financer. Ces derniers sont sensibles à la solvabilité des états. La purge austéritaire imposée à l’Europe par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy provoque un ralentissement économique et du chômage. Donc moins de rentrées fiscales et cela accroit les déficits. Ce qui conduit les marchés à renchérir le loyer des emprunts sur les marchés. Cela provoque aussi des marges de spéculation.

En imposant à l’Europe et à la France cette stratégie, l’Allemagne a renforcé sa position dominante. Elle l’a fait au prix du travail précaire, d’une stagnation salariale, de l’augmentation de la pauvreté, et c’est nouveau un début de réduction de sa croissance. Nous sommes dans une crise des ciseaux. Les déficits combattus par la seule austérité nourrissent le chômage qui aggravent les déficits, alors les rodomontades de Mme Merkel n’y feront rien. on changera de politique en Europe. Maintenant, Mme Merkel, Messieurs Draghi, Monti et Cameron sont sur la même ligne: un volet croissance s’impose mais sa nature réside dans une nouvelle étape, dans la dérégulation libérale. François Hollande a parfaitement raison de dire que nous ne partageons ni la philosophie du traité européen, ni l’épure du volet inéluctable de croissance. Il faut une autre politique pour sortir de la crise des ciseaux, sinon c’est la récession, l’explosion sociale, le populisme et le nationalisme.

29 Nov

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Cambadélis: « est-on obligé de se faire hara-kiri » face à Merkel ?

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Vous trouverez ci-dessous une interview que j’ai donné ce jour à Renaud Pila pour TF1 News.

INTERVIEW – Le député PS de Paris chargé des relations internationales plaide pour la fermeté face à l’Allemagne, jugeant que « Nicolas Sarkozy s’est piégé lui-même ». Quant aux attaques contre François Hollande, il met en garde la gauche : « vous jouez le mauvais remake de 2002 ».

TF1 News – François Hollande va tenir un discours au congrès du SPD à Berlin la semaine prochaine. Que peut-il dire ?

Ce n’est pas à moi de parler à la place de notre candidat François Hollande. Mais je constate que beaucoup de chemin a été fait depuis des mois entre le PS et le SPD. Je n’ai pas une grande habitude des congrès des partis politiques (sourires…) mais lorsque l’on donne la parole à François Hollande juste avant Sigmar Gabriel (chef du parti) pour la 1ere fois dans l’histoire du SDP, c’est que pour le moins on estime intéressante la parole d’un socialiste français dans un congrès du SPD. C’est plus qu’un signe. Il y a au SPD des gens qui ne trouvent pas irréalistes ce que nous proposons.

TF1 News – France et Allemagne travaillent à une nouvelle gouvernance pour sauver l’euro. Vous critiquez la stratégie Sarkozy. Mais que proposez-vous comme alternative ?

Permettez-moi de revenir sur ma critique. Il ne me semble pas possible de négocier un traité portant atteinte à notre souveraineté budgétaire sans contrepartie des Allemands sur une modification des statuts de la BCE, à six mois d’une présidentielle. C’est à la fois négocier en situation de faiblesse et c’est faire de Madame Merkel le juge de paix du débat national français. Il faut développer une orientation que Nicolas Sarkozy avait lui-même esquissée avant de renoncer. A savoir une politique qui soit complémentaire et pas fédérale sur le terrain budgétaire. A un moment donné, des pays pourraient faire des déficits pendant que d’autres pourraient faire des excédents.

Pour cela, il faut un gouvernement économique de l’Europe et pas un ministre de l’Economie d’un « Schengen budgétaire » de 4 ou 5 pays. Ensuite, il faut une BCE qui soit capable de racheter les dettes souveraines. Enfin, il faut travailler à des euros bonds, mais cela prendra plus de temps. Et tout ceci doit s’articuler autour d’une stratégie de croissance pour la zone euro et l’Europe.

Or de cela, on n’a rien. On a seulement Nicolas Sarkozy qui fait mine d’organiser ce qui lui est imposé par Madame Merkel, c’est-à-dire l’austérité continentale.

TF1 News – Mais il y a aujourd’hui une grande urgence à trouver une solution…

C’est Nicolas Sarkozy qui s’est mis dans ce piège, c’est lui qui a construit ce calendrier, c’est lui qui se faite le porte-voix de Madame Meckel dans ce domaine. Cela fait dix-huit mois qu’on est dans une stratégie de dérapage incontrôlé et que le directoire Sarkozy-Merkel a pris le pouvoir en Europe et développé une politique d’austérité qui rend la crise aujourd’hui ingérable. Et il faudrait maintenant que nous acceptions la comptine : « c’est la faute à pas de chance et alignez vous » ?

Est-on obligé de se faire hara-kiri parce que Merkel est dans le dogmatisme ? Si vous allez à la négociation avec un couteau sans lame en vous disant à la fin, c’est Merkel qui gagne, c’est la catastrophe annoncée… Il est incompréhensible que la France n’ait pas dans le même temps soutenu le dialogue avec l’Allemagne et appelé, discuté, rencontré les autres pays d’Europe qui n’acceptent pas la politique telle qu’est menée.

TF1 News – L’ancien ministre Hubert Védrine a jugé « troublante » l’attitude de Berlin face à la crise de l’euro, partagez-vous son sentiment ?

Hubert Védrine est un vrai diplomate. Je dirai que comme Monsieur Kohl, je ne comprends pas où va l’Allemagne et je ne sais pas où elle va. Je ne comprends pas ce que veut Merkel. Mais les Allemands soient tous pour cette politique. Il y a des grandes voix qui s’élèvent pour dire : « nous courons à la catastrophe ». Angela Merkel perd des élections régionales, le monde salarial ne supporte plus la politique de déflation salariale et les marchés commencent à attaquer l’Allemagne.

TF1 News – Mais Angela Merkel est au pouvoir au moins jusqu’en 2013… Comment la gauche peut-elle rétablir la confiance entre la France et l’Allemagne si elle arrivait au pouvoir ?

Angela Merkel se méfie de Nicolas Sarkozy car la première phase de son quinquennat fut « sans l’Allemagne » : l’Union Européenne pour la Méditerranée, les banques sauvées par la France et la Grande-Bretagne ou encore la politique vis-à-vis de la Géorgie… Donc pour surmonter cette méfiance, Nicolas Sarkozy a mis depuis plusieurs mois Angela Merkel à toutes les sauces sur le mode : « sauvez-moi »

Il faut rétablir la confiance en disant clairement ce que l’on veut, pour que l’Allemagne dise ce qu’elle veut. Et que nous arrivions à un véritable compromis. D’autre part, il faut respecter la parole donnée. Les Allemands sont sourcilleux sur car ils ont l’impression que les Français ne respectent pas leur parole. Donc il faut être très clair sur ses engagements. Montrer du sérieux sur les moyens et de la fermeté pour le but

TF1 News – Passons à la politique intérieure… L’accord Verts-PS ne plombe-t-il pas la campagne de François Hollande ?

Non. Dans une période de crise, par rapport à un président sortant, il faut montrer qu’il y a une majorité alternative possible. Sinon, les Français hésiteront à faire le pas. Au-delà des aléas qui sont pour moi secondaires, cet accord montre que les socialistes et les Verts pourront gouverner ensemble. Ils ont des désaccords, ils en auront, la belle affaire ! Ce n’est pas la première fois, ça nous est arrivés pendant la gauche plurielle. Ca nous a pas empêché d’avoir un gouvernement avec Jospin plus qu’honorable.

Maintenant sous la Ve République, le président va au-delà de son propre camp. Donc il ne peut pas être prisonnier d’un accord politique. Evidemment, cette question ne se pose pas à l’UMP puisqu’ils n’ont pas de programme ni à Bayrou puisqu’il s’accorde avec personne.

TF1 News – Mais François Hollande se fait pilonner à cause de cet accord…

La droite nous aurait pilonnés de toutes façons. Pour éviter que l’on parle de leur bilan, ils sont prêts à tout.

TF1 News – Et comment réagissez-vous aux attaques de Jean-Vincent Placé et de Jean-Luc Mélenchon contre François Hollande ?

Jean-Vincent Placé ne peut pas être plus sévère avec François Hollande qui exerce sa présidentialité qu’avec Eva Joly qui cherche à l’exercer. Mais je voudrais dire aux Verts et au Partie de Gauche : vous jouez le mauvais remake de 2002. Arrêtons la cour de récréation et hissons-nous à la hauteur des défis de l’Histoire. Je suis confiant, nous allons le faire ensemble !

TF1 News – François Hollande n’est-il pas un peu seul face aux attaques de la droite ? Que dites-vous aux socialistes ?

C’est le propre des vieilles troupes. Elles ne tremblent pas sous la mitraille et se mettent à marcher quand le général l’a décidé (rires).

TF1 News – Mais les élus sont peu mobilisés…

On est en ce moment dans une phase un peu particulière de désignation des candidats aux législatives, c’est un grand classique au PS. Mais ca n’empêche pas de monter au front, comme je le fais.

TF1 News – La bataille de 2012 va être dure, selon vous ?

J’ai toujours pensé que le combat serait difficile. Car le rejet est grand dans le pays mais le trouble aussi. Et les Français sont perplexes à la possibilité de faire autrement. Il faut être clair, il existe un autrre chemin que l’impasse Sarkozy. Ne nous trompons pas, au delà des mots sur le chômage, la crise ou la sécurité, Nicolas Sarkozy est dépassé : la gauche va s’imposer pour redresser le pays.

Par Renaud Pila le 29 novembre 2011

04 Nov

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A BAS LE DIRECTOIRE SARKOZY-MERKEL

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La tendance à substituer l’intergouvernemental à la commission et la commission au Parlement vient de déboucher sur la prise de pouvoir du directoire franco-allemand court-circuitant la commission, le Parlement européen et maintenant même l’intergouvernemental. Comme dans le couple franco-allemand, le Président français n’interroge jamais le Parlement, nous sommes devant un système inédit de pouvoir personnel en Europe. L’incident entre David Cameron et Nicolas Sarkozy il y a quelques jours, le thème de la « convocation » de Papandreou à Cannes, la décision de suspendre le dernier versement pour la Grèce, etc… Tout démontre la dérive.

Cette prise de pouvoir en Europe a une ligne, c’est l’exigence allemande de l’austérité renforcée. Tout se passe comme si Nicolas Sarkozy, incapable d’être contrepoids ou partenaire de l’Allemagne vu nos déficits, était devenu le porte parole de l’axe pour faire oublier nos déficits et obtenant la mansuétude allemande et préservant ainsi notre triple A. Les raisons électorales sont évidentes: la présidentielle approche. Ce faisant Nicolas Sarkozy combine tout à la fois une fausse route et une mauvaise conduite. La question clé et politique en Europe est le directoire sur l’axe allemand. Il est temps de changer de méthode et de ligne économique.

09 Sep

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Explication de vote du Projet de Loi de Finance rectificative pour 2011.

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L’Assemblée Nationale, convoquée par décret du 1er août 2011 vient d’adopter par 163 voix en session extraordinaire le Projet de loi de Finances Rectificative pour 2011 les mardi 6 et mercredi 7 septembre 2011.

Ce collectif budgétaire constitue le deuxième projet de loi de finances rectificative de l´année 2011 faisant suite à celui déjà adopté en juillet relatif à la baisse importante de l´impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et à la disparition en 2013 du bouclier fiscal.

Dans ce sens, non seulement cette nouvelle présentation par le gouvernement de Nicolas Sarkozy apparaît comme assez étonnante mais en plus, elle intervient quelques jours seulement avant le dépôt du projet de loi de finances initial pour 2012.

Autre étonnement de notre part, alors que le PLRF déposé à l’Assemblée Nationale ne contenait à l’origine qu’un article relatif au plafond de garantie de la France dans le FESF, le gouvernement de Nicolas Sarkozy y a rajouté à la dernière minute, de nouvelles mesures à travers une lettre rectificative transmise au moment même où la commission se réunissait…

Aléas du calendrier peut être…..

Ce projet de loi de finance rectificative pour 2011 prévoit deux mesures très distinctes :

– Une mesure visant à augmenter la garantie financière apportée par l´Etat français au fonds européen de stabilité financière (FESF) ;

– Plusieurs mesures déclinant le plan de rigueur de 11 milliards d´euros annoncé par le gouvernement de Nicolas Sarkozy le 24 août dernier.

Concernant la mise en place de nouvelles modalités d’intervention du Fonds Européen de Stabilité Financière, avec mes collègues du Groupe SRC, nous avons décidé de nous abstenir.

Une abstention motivée exclusivement du fait que pour nous, il est regrettable de concevoir uniquement une garantie financière de l’Etat même si conséquente sans y intégrer une participation plus importante d’autres secteurs comme le secteur privé ou le secteur bancaire dans le cadre de la résolution de la crise financière européenne.

Concernant le plan de rigueur proposé dans le cadre du projet de loi de finance rectificative pour 2011 en session extraordinaire, il est apparu à notre sens, totalement incohérent et injuste.

Incohérent d’une part puisque ce projet de loi de finance rectificative pour 2011 propose un collectif budgétaire qui va ajouter 3,4 milliards de déficits au précédent collectif et 4 milliards par rapport à la loi de finance initiale. Procédant ainsi à la mise en place de mesures nouvelles qui ne prennent pas en compte la remise en cause des 1,8 milliards de cadeaux fiscaux consentis en juillet pour les 500 000 français les plus riches ou encore la volonté de réduire le déficit en matière d’emploi, ou en matière de compétitivité.

Injuste surtout, parce qu’au lieu de supprimer les niches, le projet de loi de finances rectificative pour 2011 en propose des nouvelles qui, comme à chaque fois un peu plus, vont peser en majorité sur la consommation des ménages en amputant le pouvoir d’achat des populations les plus modestes avec l’élargissement de l’assiette de la CSG et en augmentant de manière scandaleuse la taxe sur les mutuelles.

Ce sont donc encore une fois, les populations les plus modestes qui vont payer les frais de l’inefficacité de la politique économique du gouvernement de Nicolas Sarkozy !

Pour toutes ces raisons, avec mes collègues du groupe SRC, nous nous sommes exprimés CONTRE le Projet de Loi de Finance Rectificative pour 2011.

12 Juil

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La règle d’or de Nicolas Sarkozy: faites ce que je dis, pas ce que je fais !

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Un déficit colossal de 140 milliards d’euros dont seulement 40 proviennent de la crise. Le reste, c’est la facture de Nicolas Sarkozy issue des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires, la baisse de la TVA dans la restauration, le bouclier fiscal, les allègements des droits de succession, la réforme de l’ISF, etc…
Tout cela a coûté « bonbon » au Budget de la nation sans même un sucre pour l’emploi ou encore la croissance.

Devant le désastre réel de sa politique, Nicolas Sarkozy tente une manoeuvre de cour de récréation: « C’est pas moi, c’est le laxisme des socialistes », dit-il sortant de 17 ans de présidence de l’UMP.

Cette opération de camouflage doit être dénoncée avec vigueur. Les déficits, c’est Nicolas Sarkozy et la règle d’or dans la constitution, un déficit de sincérité.

02 Mar

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Sarkozy ne sera pas nécessairement candidat à l’élection présidentielle

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Au plus bas dans les sondages, confronté aux colères des corps constitués, fâché avec les syndicats, lâché par sa majorité, épié par Jean-François Copé, bousculé, brocardé par les médias, limité par les déficits, conspué par l’opinion.

Tout concourt à l’empêchement du président candidat. Nicolas Sarkozy le sait. Il a cru utiliser l’épuisement de Michèle Alliot-Marie et l’échec de Brice Hortefeux pour prendre les devants. Car les élections cantonales s’annoncent catastrophiques. Nicolas Sarkozy a pris soin d’encadrer François Fillon qui attend benoîtement le renoncement de son ami Nicolas. Il a manifesté, avec la venue de Brice Hortefeux qu’il était candidat. Enfin, il a cru malin de remettre Alain Juppé dans le jeu. Mais voilà, malgré les dénégations, le premier de la classe va se voir investi par les parlementaires du rôle du « sauveur ». François Fillon l’a bien compris. Il manifeste son désaccord sur le débat sur l’Islam. Celui-ci immédiatement rebaptisé « débat sur la laïcité » de peur que François Fillon ne se saisisse de la controverse. La bataille commence à droite autour de la candidature Sarkozy.

19 Oct

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A propos du projet de loi de gestion de la dette sociale

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Pour masquer son irresponsabilité et son incapacité financière, le gouvernement de Nicolas Sarkozy par l’intermédiaire de Monsieur François Baroin, Ministre du Budget organise sans complexe la mise en place d’un impôt permanent à destination des générations futures.

L’augmentation de la durée de vie de la CADES de 4 ans ( 2021 à 2025) comme « solution équilibrée » est la preuve que non seulement, le gouvernement va continuer de laisser se creuser les déficits cumulés du régime général et du fonds de solidarité vieillesse déjà largement entamé depuis plusieurs années ( 80 Mds dont 23,5 Mds en 2009, 30 Mds en 2010 et 30 Mds en 2011) mais en plus, il transfert son règlement via la mise en place d’un impôt vers les générations futures sans organiser la mise en place de recettes supplémentaires suffisantes et/ou pérennes.

Avec mes collègues députés du groupe SRC, nous nous sommes exprimés CONTRE le projet de gestion de la dette sociale présenté ce jour, le mercredi 18 octobre 2010.

20 Mai

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Le Président de la République veut prendre des mesures pour les déficits de ses successeurs !

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Le Président de la République veut prendre des mesures pour les déficits de ses successeurs en les rendant inconstitutionnels. Suite aux exigences de Madame Angela Merkel qui affolent littéralement la zone Euro en exigeant une austérité renforcée, à laquelle les marchés ne croient pas, ce qui trouble encore un peu plus la situation.

Nicolas Sarkozy propose de rendre inconstitutionnels les déficits. Non seulement ce serait un engagement pour ses successeurs, mais cela ne règle en rien les problèmes actuels. On a l’impression que le pouvoir s’inquiète de voir les marchés s’inquiéter. Et cette agitation va finir par vraiment inquiéter…