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06 Avr

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« Unité et loyauté » : l’appel des 100

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A l’initiative du Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, un appel à « l’unité et à la loyauté » a été lancé ce jeudi 6 avril.

Retrouvez ci-dessous le texte de cet appel, ainsi que les 100 premiers signataires :

 

Unité et loyauté !

Socialistes, nous refusons la panique démocratique qui atteint de plein fouet notre pays. Les confusions qu’elle engendre minent tout à la fois ce que nous sommes mais aussi celles et ceux que nous représentons.

Par la primaire citoyenne, ce sont plus de deux millions de nos concitoyens qui se sont prononcés pour désigner le candidat de la gauche et des écologistes, Benoît Hamon. Cette légitimité qui dépasse le Parti socialiste, nul ne peut la nier ni la renier. C’est une légitimité démocratique qui impose la loyauté. Et qui nous engage tous.

Socialistes, nous sommes forts de nos réalisations pour la France et dans les territoires. Nous en incarnons la cohérence, celle d’une gauche qui gouverne et qui transforme.

Le Parti socialiste est au cœur de cette gauche, et cette gauche est au cœur de la démocratie représentative. Celle-là même qui est aujourd’hui traversée par le péril des tentations populistes et nationalistes et par le risque d’une révolution néolibérale. Notre pays ne se renouvellera pas en brisant toutes formes de représentation.

Pour surmonter la fragmentation française, le Parti socialiste est indispensable. Il lui faut de la loyauté, de l’unité et une puissante rénovation.

 

Liste des 100 signataires:

Jean-Christophe Cambadélis et…

… Rym Abdou, Louisa Achouri, José Alsat, Noëlle André, Marie-Ange Amico, Eric Andrieu, Alain Anziani, Nathalie Appéré, Florence Augier, Guillaume Bachelay, Yves Barboussat, Jacques Bascou, Gabriel Bassot, Eric Battier, Damien Béchard, Jean-Christophe Béjannin, Monika Belala, Gilles-Maurice Bellaïche, Jean-Louis Belliard, Tony Ben Lahoucine, Jean-Pierre Bequet, Frédéric Beret, Alain Bergounioux, Stéphane Bizeau, Florence Blatrix, Philippe Blet, Patrick Bloche, Nicolas Bodin, François Bonneau, Jean-Christophe Bonrepaux, Christophe Borgel, Karim Bouamrane, Hussein Bourgi, Christophe Bouvier, Jean-Paul Briand, Jean Brunel, Yann Capet, Philippe Car, Luc Carvounas, Laurent Cathala, Bertrand Cavalerie, Bruno Cédolin, Jean-Benoit Cérino, Gaël Chabert, André Chapaveire, Marie-Anne Chapdelaine, Cyril Chappet, Jean-Marc Ciabrini, Maude Clavequin, Marie-Françoise Clergeau, Marc Coatanea, Stéphane Coillard, Chantal Colombatto, Lysiane Combes, Hélène Conway-Mouret, Stéphane Cordier, Emmanuel Couet, François Cuillandre, Seybah Dagoma, Pierre Danel, Jean Denat, Jacques Dorent, Emmanuelle De Gentili, Marie-Pierre De La Gontrie, Jean-François Debat, Monique Delessard, Carole Delga, Françoise Descamps-Crosnier, Julien Dray, Philippe Dubourg, Pascal Duforestel, Dominique Dumontet, Patrick Durot, Laurent Dutheil, Laurent El Ghozi, Martine Even, Laurent Fabre, Boris Faure, Georges Février, Philippe Finiels, Martine Filleul, Cyril Fonrose, Christophe Fouillère, Xavier Garcia, Jean-Marc Gaudefroy, Annie Gérardin, Bernard Giner, Jeanine Gippa, Aleksander Glogowski, Emmanuel Grégoire, Maxime Grudenik, Cédric Grunenwald, Selim Guemazi, Dominique Guilcher, Razzy Hammadi, Renaud Hardy, Daniel Hocq, Xavier Iacovelli, Stéphane Ibarra, Guy Jacquemart, Marc-Antoine Jamet, Chantal Jeoffroy, Yannig Joubrel, Anne Juhel-Orlac’h, Pierre Kanuty, Jonathan Kienzlen, Philippe Komorowski, Jean-Jacques Labrousse, Sandrine Laffore, Marie-Sygne Leca, Jean-Marc Leculier, Laurence Lenoir, Fréderic Leveillé, Jean-Pierre Liouville, Marie-Christine Lopez, Antonio Lo Pinto, Lucette Lousteau, Jérôme Lucchini, Victorin Lurel, Rita Maalouf, Marc Mancel, Arnaud Mac Farlane, Denis Maréchal, Brigitte Marciniak, Jean-René Marsac, Sandrine Mazetier, Stéphane Meriau, Abdou Ali Mlanao, Pierre Moal, Claudine Mourier, Corinne Narassiguin, Michel Neugnot, Nathalie Nieson, Maud Olivier, Simon Olivier, Cédric Onoo, Nawel Oumer, Luce Pane, Germinal Peiro, Michèle Pham-Baranne, Maxime Picard, Marie-Line Pichery, Christine Pirès-Beaune, Sébastien Podevyn, Alain Poënsin, Olivia Polski, Gérard Raiser, Marie-José Raymond-Rossi, Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, Pernelle Richardot, Eduardo Rihan-Cypel, Sylvie Robert, Marcel Rogemont, Johanna Rolland, Nicolas Rouly, Fabrice Roussel, Frédéric Saconnet, Roselyne Sarkissian, Isabelle Sarréa, Patrick Sarréa, Pascale Cléo Schweitzer, Christine Simonis, Olivier Smadja, Rachid Temal, Jean-Jacques Thomas, Benoit Tirant, Slimane Tirera, Nelly Tocqueville, Yannick Trigance, Thierry Trijoulet, Paola Valenti, Michel Vauzelle, François Véron, Vincent Véron, Luc de Visme, Michèle Vitrac-Pouzoulet, Georges Voirnesson, Valery Vuong, Henri Weber, Pierre-Alain Weill, Romain Wolf…

 

Rejoignez les signataires de l’appel en adressant un mail à contact@cambadelis.net

19 Oct

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Présentation du 5e cahier de la présidentielle – Conférence de presse – Mercredi 19 octobre 2016

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Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste, Guillaume Bachelay, secrétaire national chargé de l’animation, de l’expression et de la coordination des pôles et Nawel Ouwer, secrétaire nationale à la justice et aux libertés publiques ont présenté le cinquième cahier de la présidentielle intitulé « Renforcer et protéger la démocratie »

 

Retrouvez la vidéo ci-dessous:


Présentation du cinquième Cahier de la… par PartiSocialiste

Crédit photos: Mathieu Delmestre

01 Sep

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Brésil : un coup de force institutionnel – un renouveau démocratique à réussir

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Jusqu’à la dernière minute, on aura pu croire que les parlementaires brésiliens mesureraient les conséquences morales de la décision qu’ils s’apprêtaient à prendre : la destitution de la Président de la République. Dans un pays comme le Brésil, cet événement n’est pas anodin. Il faudra d’ailleurs s’interroger plus globalement et se demander « où va la gauche en Amérique latine » quand on constate l’obstination autocratique du post chavisme au Venezuela, désormais coupé de ses bases ou la dérive dynastique de Daniel Ortega au Nicaragua, tandis que Cuba travaille à une transition démocratique bienvenue et attendue de longue date.

Tout cela n’occasionne d’ailleurs aucune mobilisation massive, y compris chez ceux qui suivent de près les luttes des peuples latino-américains. Pourtant, la solidarité internationale demeure d’actualité pour les formations de gauche.

La destitution de Dilma Rousseff est le dernier acte d’une longue campagne médiatico-judiciaire, mais aussi politique qui avait un point de départ compréhensible, la lutte contre la corruption. Mais ce combat a servi de prétexte à un coup politique car derrière le miracle brésilien des années Lula que le monde entier a salué, il y avait une réalité que peu voulaient voir : un parti comme le PMDB, sans lequel aucune majorité n’est possible depuis la fin de la dictature, et qui représente la classe moyenne blanche des grandes villes et des Etats du sud, n’a jamais considéré comme « normale », la capacité du Parti des travailleurs à conquérir graduellement le pouvoir. Pas plus qu’il n’a trouvé acceptables les politiques sociales de Lula en faveur des populations pauvres et le Brésil dont on célèbre souvent le métissage, fut rarement audacieux dans le domaine de la lutte contre les discriminations. La droite brésilienne voulait une autre politique économique, mais elle n’avait qu’un seul moyen de renverser le rapport de force politique, la judiciarisation, même si en termes de corruption, les partis comme le PMDB ou le PSDB ne sont pas en reste.

Dans les manifestations anti Dilma, on entendait le son des casseroles comme dans le Chili des années 70 quand la droite et l’extrême droite organisaient la tension contre le gouvernement de Salvador Allende. On voyait même des banderoles demandant à l’armée de revenir au pouvoir… Dans un pays qui a connu plusieurs dictatures dont la dernière entre 1964 et 1985, cela fait froid dans le dos.

Le Parti des travailleurs, fut longtemps un modèle d’organisation pour la gauche – dès sa fondation en 1980, car il est la concrétisation de ce que beaucoup se sont essayés à bâtir en France, un grand parti de toute la gauche allant de la gauche radicale au centre. Mais il n’avait plus les moyens de conduire ses réformes sociales à cause d’une mauvaise conjoncture et la corruption d’une partie de ses cadres a donné à croire qu’il n’était pas capable de révolutionner la vie démocratique brésilienne ni de faire évoluer un système fait d’intérêts catégoriels entremêlés. Quand le combat contre la corruption entame la séparation des pouvoirs, mais qu’il ne vise qu’un seul parti, on est en droit de douter des bonnes intentions de ceux qui l’engagent.

Nous aimons le Brésil et les combats de la gauche dans ce pays et nous pensons que pour qu’elle traverse avec succès cette épreuve, il faut travailler à un renouveau démocratique. Le pays n’échappe pas aux grands questionnements de notre temps sur l’exigence des citoyens. Les expériences de démocratie locale comme à Porto Alegre prouvent que cette préoccupation n’est pas absente de la pensée des théoriciens du PT, mais il faut aller plus loin. Les socialistes sont bien sûr prêts, au nom de la défense de la démocratie et de l’Etat de droit à contribuer à ce travail pour le renouveau.

Jean-Christophe Cambadelis

21 Nov

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Détermination ! Sang-froid ! Rassemblement dans la dignité !

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Jean-Christophe Cambadélis a adressé une lettre aux militants socialistes que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

Paris, le 19 novembre 2015

                                                    

Cher-es ami-es,

Chers compagnons de l’unité,

Cher-es camarades,

La Marseillaise a retenti, lundi 16 novembre 2015, dans la salle du Congrès au Palais de Versailles, chantée par toutes les représentantes et représentants de la nation. Elle a fait écho au discours du Président de la République qui incarnait la France dans l’épreuve.

Ce fut là, la Concorde nationale pour la défense de la République, ses valeurs, sa laïcité, son vivre ensemble.

La France est rentrée en résistance face à une armée terroriste se réclamant d’une vision fanatisée de l’Islam.

La France, fidèle à son message des Lumières, a dans un même élan décidé :

Ils ne passeront pas !

L’assassinat de masse perpétué le vendredi 13 novembre annonce un combat vital pour ce que nous sommes. Il annonce des années de sang, des années de guerre. Nul n’en doute maintenant.

Comme l’a réaffirmé le Président de la République, le but de la guerre n’est pas le conflit de civilisations, mais la destruction de Daech, pour que vive la coexistence pacifique des civilisations.

La France a été durement frappée dans sa chair et dans ses valeurs. La France se doit de répondre avec ampleur.

La représentation nationale réunie en Congrès a fait bloc. Le Président de la République, conformément à notre constitution, a délivré son message à la nation.

Cher-es ami-es,

Il nous faut d’abord être auprès des familles endeuillées et accompagner les blessés. Nous partageons tous leur souffrance, tout comme nous ressentons la peine, la colère, la peur de tous nos concitoyens.

Il s’agit de mener une guerre totale en ne perdant jamais de vue le but : détruire Daech et son jihad global nihiliste.

La France a bombardé Raqqa, capitale de l’armée terroriste et continuera de frapper les infrastructures de commandement et d’entraînement là où il le faut. La France veut continuer à le faire dans un cadre international légal, avec les puissances qui partagent ses objectifs.

La France proposera une résolution aux Nations-Unies, demandera la cohérence européenne et une seule coalition pour se battre contre Daech.

Toutes les nations du monde, quelle que soit leur philosophie ou leur religion, sont devant leurs responsabilités : « aucun soutien à Daech, un isolement mondial, une destruction totale ».

En France, nous mènerons une lutte sans relâche contre la propagande terroriste, partout où les sergents recruteurs de la haine exercent leurs talents pour les ténèbres.

Ensuite, il s’agira d’assurer à nos concitoyens la sécurité maximale, c’est essentiel. La mise en place de l’état d’urgence, le rétablissement des contrôles aux frontières et le déploiement de 3000 soldats, l’augmentation des moyens pour l’administration, les services judiciaires et les douanes, sont des décisions exceptionnelles mais indispensables. Ces mesures permettront d’accélérer considérablement le travail d’enquête et de renforcer sensiblement nos défenses. Les modifications du cadre constitutionnel et législatif seront nécessaires pour être à la hauteur de l’évènement.

Enfin, troisième dimension de notre riposte, il faut assurer la Concorde nationale.

Celle-ci va au-delà de la simple unité nationale. Il ne s’agit pas de l’affaire des seuls partis, même si chacun comprendra qu’il faut être uni. Il s’agit du peuple de France tout entier, dans sa diversité. Il s’agit de mettre toutes et tous sous la protection nationale. Il s’agit de faire échec à l’objectif stratégique de Daech : transformer l’agression en guerre de religion.

Des compatriotes musulmans ont été tués et blessés comme tous les Français parce que Français.

Pourtant, les réseaux sociaux se sont remplis de haine et des exactions contre les mosquées ont été perpétrées. Elles ne sont pas acceptables au nom de la République et du combat contre Daech.

Cher-es ami-es, l’état d’urgence va être prolongé.

Dans les mois qui viennent, il va falloir être des citoyens d’urgence mais aussi des militants d’urgence, sachant adopter le bon comportement, portant les bons arguments. Sachons-le, nos concitoyens nous regardent, ils attendent de nous des réponses et que le gouvernement issu de nos rangs agisse, sans se précipiter et sans trembler.

Dans ce moment si difficile, si pesant, il faudra de la détermination.

Le Parti socialiste est déterminé. Il est déterminé car il doit assumer son rôle démocratique essentiel pour éclairer les débats et orienter les décisions. Le Parti socialiste est déterminé à soutenir tous les efforts des autorités françaises pour détruire Daech. Le Parti socialiste est déterminé à défendre nos valeurs et notre mode de vie, donc déterminé à défendre la Concorde nationale car c’est la meilleure résistance contre la barbarie, le meilleur antidote contre la haine.

La campagne électorale va reprendre ses droits lundi avec le début de la campagne officielle et la guerre pèsera sur les débats. Ce n’est pas seulement normal, c’est décisif.

Le Parti socialiste lance un appel : « Aux urnes les citoyens ». C’est une autre manière de combattre en montrant un peuple debout. Voter c’est démontrer que la démocratie est plus forte que la terreur.

Dans cette campagne, il faudra défendre l’intérêt général et déployer une attitude républicaine rassemblée, être le pôle de stabilité, d’unité et le cœur de la lutte.

Nous défendrons les décisions de la France au combat. Nous plaiderons sans relâche pour l’unité, pour que vivent la liberté, l’égalité et la fraternité.

Nous serons au niveau national, comme au niveau local, le Parti de la Concorde nationale pour que vivent la République et le vivre ensemble.

Nous refusons ceux qui veulent nous diviser en instillant le poison de la suspicion.

De nombreuses questions vont être abordées. Non seulement nous y répondrons et nous allons lancer un débat national : le dialogue dans la dignité et le rassemblement. Nous irons au devant des Français dans des cafés débats, sur les marchés pour répondre à leurs questions et plaider sans relâche pour l’union.

Nous regrettons qu’une droite divisée hésite entre l’union nationale et rupture nationale. Mais nous ne polémiquerons pas. L’extrême droite elle, fidèle à sa nature, tentera de faire de l’élection un référendum contre les musulmans… Nous répondrons sans ambiguïté.

La chasse aux musulmans c’est affaiblir la France et insécuriser les Français. Nous devons aux Français la Concorde nationale, pas la guerre civile.

« Nous sommes tous Français », « Nous aimons la vie en France », « Nous voulons protéger le vivre ensemble ». « Toute autre querelle est subalterne et affaiblit la République ». « Nous écoutons les avis, les propositions, nous les reprenons dans un esprit d’efficacité et d’union ». « Mais nous ne polémiquerons pas. Si la vie continue et elle continuera, si le débat reste libre et il le restera, nous refusons de donner le spectacle de chamailleries alors que la France est dans la peine et le combat ». « L’unité fait notre force et le sang-froid notre dignité ».

Et nous ne ferons pas croire que les régions puissent régler le conflit en cours. Mais en faisant vivre le vivre ensemble, et en en faisant une priorité budgétaire, nous avons conscience de participer à le régler.

Enfin, nous dirons notre fierté de l’action ferme, rassembleuse du Président de la République qui, dans cette nouvelle épreuve, a non seulement eu les mots justes mais les décisions justes.

Je suis persuadé que notre formation politique saura faire face, comme le débat au bureau national extraordinaire l’a démontré, dans l’unité, dans la discussion fraternelle, dans la volonté de se battre sur notre triptyque commun : la guerre totale contre Daech, la sécurité maximale pour les Français, la Concorde nationale.

Au-delà de la compétition de premier tour que nous avons toujours combattue, nous ne serons pas seuls. Il faut noter que, Cécile Duflot, dans une intervention remarquée au Congrès ou Emmanuelle Cosse et Pierre Laurent devant le Président de la République le 15 novembre dernier, sans oublier les représentants communistes au Parlement, Eliane Assassi, André Chassaigne et Corinne Bouchoux pour le groupe écologiste au Sénat, tous ont déclaré leur accord global avec les mesures énoncées par le Président. Ce qui était déjà en cours, à savoir l’alliance de second tour va s’accentuer. Les Français sont dignes, rassemblés et courageux, prenons exemple sur eux.

Voilà, cher-es ami-es, cher-es camarades, les conditions d’une fin de campagne dont l’organisation sera tout à la fois perturbée et politiquement réévaluée au regard de l’Histoire.

Amitiés socialistes,

Jean-Christophe Cambadélis

Premier secrétaire du Parti socialiste

 

06 Nov

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Macédoine: la démocratie ne peut pas être un vain mot

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Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste, et Philip Cordery, secrétaire national à l’Europe se sont entretenus avec Radmila Sekerinska, vice-présidente du SDSM (parti social-démocrate macédonien, dans l’opposition) sur la situation de la démocratie en Macédoine.

Les reculs démocratiques que connaît le pays depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuel président du gouvernement, Nikola Gruevski, sont inquiétants à plus d’un titre: entraves à la liberté de la presse, contrôle des médias et des institutions, intimidation des fonctionnaires, pressions sur la Justice, propagande auprès de l’opinion publique… L’opposition n’a pas la possibilité d’exercer pleinement son rôle et de faire vivre la démocratie en Macédoine, en l’absence d’accès aux médias notamment. Ces reculs sont constatés dans le rapport d’étape de la Commission européenne, ainsi que dans les différents rapports de l’OCSE.

Le respect de l’Etat de droit et la démocratie sont au cœur de nos valeurs républicaines et au fondement de l’Union européenne, auprès de laquelle la République de Macédoine a initié une demande d’adhésion. Ils sont une exigence pour les peuples et les Etats, qui les engage tous sans exception.

Le Parti socialiste français est très préoccupé par ces entraves à la démocratie et la remise en cause de l’Etat de droit en République de Macédoine. Nous appelons l’Union européenne à y envoyer une mission d’observation du Parlement européen, et à y renforcer la mission de l’OSCE.

25 Avr

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L’hommage de la rose à l’Oeillet

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Il y a quarante ans, la Révolution des Œillets chassait la dictature et ramenait la démocratie au Portugal.

C’est la fleur au fusil – en l’occurrence un œillet rouge – que les capitaines d’avril renversèrent le régime déjà chancelant installé un demi siècle plus tôt par Salazar. Comme une partie de la jeunesse française en Algérie ou américaine au Vietnam, la jeunesse portugaise n’avait pour avenir que de perdre son âme dans des guerres coloniales perdues d’avance où la barbarie achevait de corrompre une dictature déjà pourrie sur ses bases.

Au vent de liberté qui soufflait de la bouge d’Amilcar Cabral répondit sur l’air de Grandola Vila Morena, le peuple portugais qui fit sa révolution, sans violence, sans guerre civile.

Alvaro Cunhal pour le Parti communiste et Mário Soares pour le Parti socialiste furent les deux figures d’une gauche qui accompagna la transition démocratique, réussissant à enraciner profondément celle-ci dans un Portugal qui pouvait enfin travailler à son intégration dans la communauté européenne.

Pour nous les socialistes, la Révolution des Œillets fut un baume au cœur après la tragédie chilienne. Elle annonçait cependant un sale temps pour les dictatures fascisantes en Europe car bientôt, après la chute des Colonels grecs, ce fut la fin du franquisme en Espagne.

Je vous parle d’un temps que les jeunes doivent connaître. Nous avons vécu cette révolution avec une proximité aussi grande – il n’y avait alors pas de réseaux sociaux ni de chaînes d’info continue – que la révolution tunisienne. Le Parti socialiste et le SPD avaient travaillé très activement depuis le début des années 70 à la refondation des partis socialistes portugais et espagnol et en exil, la coopération entre Mario Soares, Willy Brandt et François Mitterrand procédait d’une amitié qui allait au-delà de la solidarité.

Quel est le sens de cet anniversaire aujourd’hui ?

D’abord, ne jamais oublier qu’en Europe, la démocratie ne va pas de soi. Qu’il a fallu se battre pour l’établir, la défendre ou la restaurer et qu’à côté d’une France prospère durant les Trente glorieuses, persistaient des dictatures.

Ensuite, c’est la solidarité européenne qui a tiré vers le haut le développement économique et les infrastructures de ces pays. La crise aujourd’hui pousse certains à le regretter, ce qui est une insulte à ce que ces nations ont subies.

Enfin, alors qu’aux marches de l’Europe – la rive sud de la Méditerranée et l’Ukraine, on meurt encore pour défendre la démocratie, nous devons continuer de préserver ce bien précieux mis à mal par la crise.

Si le Portugal frappé de plein fouet par cette crise, ne voit revenir aucune résurgence réactionnaire de droite, on a vu que ce n’était pas le cas en Grèce.

L’Europe que nous voulons était présente dans cette foule à Lisbonne en 1974. En 2014, il faut toujours puiser dans cette mémoire, saluer le courage du peuple portugais et lutter pour la démocratie, c’est-à-dire aussi pour la justice sociale et l’égalité des droits. C’est l’œuvre de Mário Soares, le projet d’ António José Seguro et de tous nos camarades. Nous continuerons main dans la main à défendre ce bel héritage et ce beau projet pour un monde meilleur.

23 Mar

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Le Parti socialiste salue la mémoire d’Adolfo Suárez

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logops160Le décès de l’ancien président du gouvernement espagnol Adolfo Suárez est une triste nouvelle pour la démocratie espagnole. Il fut le premier chef de gouvernement espagnol après la fin de la dictature et c’est lui qui fut l’artisan de la transition démocratique qui permit à l’Espagne d’en finir pacifiquement avec le franquisme dans la deuxième moitié des années soixante-dix.Adolfo Suárez avait lutté pour restaurer la démocratie dans son pays et depuis plusieurs années, il luttait contre la maladie.Cet avocat issu de la droite catholique avait su saisir le sens de l’Histoire et âgé à peine d’une quarantaine d’années, totalement inconnu, il avait été chargé de former le premier gouvernement après la mort du dictature. Il sut trouver les termes du dialogue avec l’ensemble des forces politiques, des héritiers du franquisme qui avait détruit la démocratie avec les armes, à la gauche – socialistes et communistes – qui se préparaient à la restaurer par les urnes, en passant par les démocrates chrétiens, réussissant à doter le pays d’une constitution démocratique.

Nous nous souvenons encore de la tentative de putsch qui échoua en 1981, mais qui révéla que la consolidation de la démocratie était acquise.

Ce grand démocrate, qui a su accepter l’alternance qui se produisit dès 1982 avec la victoire des socialistes a refermé le chapitre le plus tragique de l’Histoire de son pays, permettant à l’Espagne de retrouver le camp de la démocratie.

Le décès d’Adolfo Suárez est l’occasion de se souvenir que la démocratie est notre bien le plus précieux.

13 Fév

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[Parti Socialiste] Togo : Démocratie bafouée

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Jean-Christophe CAMBADELIS, Secrétaire national à l’International et à l’Europe
Axelle LEMAIRE Secrétaire nationale aux droits de l’Homme

Le Parti socialiste observe avec inquiétude la vague d’arrestations d’opposants politiques orchestrée depuis un mois par le pouvoir en place.

Le Parti socialiste dénonce l’arbitraire manifeste de ces arrestations qui visent essentiellement les personnalités du Collectif « Sauvons le Togo » et d’autres membres de l’opposition. Il demande leur libération immédiate.

Le Parti socialiste exprime sa solidarité avec tous les Togolais démocrates et issus de la société civile en lutte pour la démocratie, contre la mauvaise gouvernance et l’impunité au Togo. Il appelle les autorités togolaises à permettre la relance d’un dialogue politique sincère et inclusif, et à mettre en œuvre d’urgence les recommandations des Missions d’observations de l’Union Européenne en faveur d’une réforme électorale pour le prochain scrutin législatif.

06 Déc

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Egypte: une constitution démocratique ne peut s’imposer anti-démocratiquement !

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Le Parti socialiste suit avec inquiétude les récents développements de la situation en Égypte où le Président Morsi veut soumettre à référendum le 15 décembre un projet de constitution controversé sans consultation des partis politiques et sans prise en compte de l’avis de la Cour suprême constitutionnelle.

Le Parti socialiste regrette profondément la crise actuelle et les affrontements qui ont causé plusieurs morts et des centaines de blessés. Aucune constitution démocratique ne peut être imposée par des voies anticonstitutionnelles.

La crise actuelle ne peut se résoudre que par le dialogue et la concertation avec toutes les composantes de la révolution égyptienne.

Le Parti socialiste soutient les démocrates égyptiens qui veulent préserver les objectifs de la révolution et l’instauration des institutions démocratiques, pluralistes et laïques. Il soutient particulièrement le jeune Parti social-démocrate d’Égypte.

12 Déc

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La démocratie doit triompher en Russie

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Le Parti socialiste s’inquiète des déclarations agressives émanant des dirigeants russes après les élections législatives du 4 décembre, dont le déroulement a été très contesté, y compris par les observateurs internationaux.

Les manifestations de protestation contre les résultats officiels du scrutin, qui ont eu lieu un peu partout, se sont heurtées à des violences policières, accompagnées de l’interpellation de plusieurs leaders de l’opposition.

Le Parti socialiste appelle le gouvernement russe à respecter la liberté de réunion et d’expression, composante essentielle de la démocratie dont il se réclame.