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05 Oct

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Entretien dans « Le Progrès »

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Jean-Christophe Cambadélis est en déplacement à Firminy dans le département de la Loire. Retrouvez son interview publiée ce jour dans « Le Progrès ».

Vous vous dressez contre le Front national depuis longtemps ; vous affirmez que le FN est bien un parti d’extrême droite. Pendant ce temps, le FN continue à progresser…

Si on ne le bloque pas, il n’y a aucune raison qu’il ne progresse pas… C’est un parti légaliste, mais pas républicain, car la préférence nationale produira des tensions ce qui nous conduirait inéluctablement vers une France apartheid, entre les Français de souche et les Français de papier. Cette France à deux vitesses serait une régression. Ce serait des tensions sociales et la remise en cause de notre modèle républicain.

Quelle est votre définition de l’extrême droite ?

Toute l’idéologie frontiste est bâtie autour du refus de l’égalité vécue comme un égalitarisme « nivélateur ». Toute la politique du FN est construite sur la hantise du métissage et la stimulation de la xénophobie. Son appel au nationalisme est un danger pour la patrie car il est le ferment de tension civile et de haine.

Et celle de Marine Le Pen ?

C’est la vitrine légale et avantageuse d’une boutique qui ne l’est pas.

C’est une vitrine plus vendeuse…

Elle fait ce que son père lui a demandé de faire : dédiaboliser le FN ; de passer de l’anti-arabe à l’islamophobe pour permettre à ses idées et à la xénophobie de progresser.

Dans un dernier sondage, le Front national progresse et la cote de Marine Le Pen s’envole, au détriment de la droite et de la gauche…

Ce n’est pas un phénomène Français. Dans des pays comme l’Autriche qui a moins de 5 % de chômeurs, l’extrême droite fait 20 %. On est bien dans un moment où le populisme et la xénophobie progressent en Europe. Il faut en tirer un certain nombre de conclusions en ayant une autre politique européenne ; en donnant espoir aux Européens de nous retrouver dans le peloton de tête des nations.

Ce matin, j’ai rencontré un retraité désespéré, qui ne pouvait plus boucler ses fins de mois. Il y a aussi cette France qui souffre…

Il faut dire à ce retraité que grâce aux efforts de tous les Français, le pays se redresse lentement. Je comprends ces frustrations, cette amertume. Mais il faut éponger les dettes de Sarkozy. Il faut que les Français en soient conscients ; il faut leur expliquer les origines de nos difficultés et de quelle façon nous sommes en train de nous en sortir.

Le naufrage à Lampedusa a entraîné la mort centaines d’hommes et de femmes… Et vous montrez du doigt le président de la commission européenne ?

C’est un drame épouvantable. La destinée de la Méditerranée n’a jamais été d’être un cimetière où on enterrerait la civilisation, mais à l’inverse le berceau de cette civilisation.

Y a-t-il si peu d’humanité pour que l’Europe se ferme au point de tourner le dos aux malheureux qui fuient la misère et la guerre dans leur pays ? Quand on voit M. Barroso rester les bras ballants, on se dit qu’il y a un manque d’énergie pour stabiliser la Méditerranée et intégrer ceux qui veulent venir dans des conditions humaines.

C’est la volonté de la France ?

Oui, nous avons la possibilité d’accueillir et d’intégrer ceux qui respectent nos lois et nos principes.

Recueilli par Frédéric Paillas

12 Mai

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Cambadélis sur le terrain pour le projet… et pour DSK

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Le Figaro publie un article racontant le déplacement de Jean-Christophe Cambadélis à Trappes dans les Yvelines dans le cadre des rencontres pour présenter le projet des socialistes pour 2012:

Lundi soir, Cambadélis était dans les Yvelines, là où le porte-parole du PS a décidé de s’implanter, pour présenter aux militants le projet du PS pour 2012. Il fait le job à la place de DSK, tenu au silence jusqu’en juin.

Ils l’ont envoyé chez Benoît Hamon, autant dire chez les «gauchistes». Ça fait sourire Jean-Christophe Cambadélis, qui en a vu beaucoup d’autres. «Je ne sais pas combien j’en ai fait des réunions comme celle-là!» glisse-t-il. Le bras droit de Dominique Strauss-Kahn, symbole de la gauche sociale-démocrate, si ce n’est sociale-libérale, est rodé à tous les terrains.

Lundi soir, pour présenter aux militants le projet du PS pour 2012, il était à Trappes, dans les Yvelines, là où le porte-parole du PS a décidé de s’implanter. Près de 150 réunions similaires sont prévues dans toute la France avec les dirigeants du parti. Jean-Christophe Cambadélis fait le job à la place de son champion, tenu au silence jusqu’en juin.

«Je fais confiance»

Direction la «maison des familles» dans le quartier Jean Macé, la zone la plus défavorisée de Trappes. Benoît Hamon, souffrant, est excusé. La salle se remplit plus que prévu. On rajoute des chaises. Près de 130 militants sont là: on repère quelques membres du MJS (les jeunes socialistes), «avec leurs slogans tirés du NPA», sourit-on dans la salle, où quelques élus locaux, font le tour des poignées de main.

Le projet, imprimé en version courte, est distribué en paquet. La plupart des militants l’ont déjà lu. Sauf Jean-François: «Je fais confiance», dit-il, puisque le texte a été adopté par tous les ténors. D’autres sont venus avec des questions en tête. «Ce sont celles que les gens leur posent au quotidien», explique Estelle Rodes, la première fédérale des Yvelines.

Pendant près d’une heure, Jean-Christophe Cambadélis présente les points forts du texte, sans jamais citer le nom d’aucun prétendant à l’Élysée. Seule Martine Aubry est évoquée, en tant que première secrétaire. «Les candidats, on n’en parlera pas», prévient-il d’emblée. La salle n’y reviendra pas.

«On a déjà donné»

Mais Cambadélis pose des jalons. Dans l’analyse de la conjoncture, il fait la part belle aux enjeux internationaux. Avantage DSK. Ensuite, il insiste sur les sujets lourds: logement, quartiers difficiles, santé, politique industrielle. Il teste des formules: «Il faut affirmer un nouveau chemin», «il faut changer de logique». Ça peut servir. Il ajoute une mise en garde: «Nous ne pourrons pas faire tout ce que nous disons en un jour.» Les militants demandent des précisions: montée du FN, politique de la jeunesse, enjeu européen, place de la culture… Sur ce point, il reconnaît que le texte «n’est pas à la hauteur»: «C’est dommage, parce que c’est le péché mignon de Martine.»

Sans hostilité, certains sont quand même méfiants dans la salle: «Quelle assurance a-t-on que le candidat appliquera notre projet?» interroge Jean-Claude. «On a déjà donné dans le passé.» Et sur le droit à partir en retraite à 60 ans: «Est-ce qu’on est certain que tous les camarades retiendront cette ligne?» Les socialistes sont sortis traumatisés des expériences de 2002 et 2007.

«Est-ce qu’il faut passer nos candidats au détecteur d’orthodoxie?» interroge Jean-Christophe Cambadélis, qui a sa réponse toute prête: «Je conseillerai au candidat désigné de défendre le programme du PS.» Mais il ajoute: «Mais nous ne sommes pas seuls. Le PS ne fait pas 51%. Ce programme est un socle qui devra s’ouvrir à d’autres.» Les militants écoutent. Il est «subtil», juge l’un d’eux.

Par Nicolas Barotte

28 Avr

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Visite d'État en Espagne du Président de la République: Une entorse regrettable à l'intérêt général

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Le Président français effectue en ce moment une visite d’État en Espagne. Seuls trois autres présidents avaient effectué un tel déplacement (Valéry Giscard d’Estaing en 1978, François Mitterrand en 1982 et Jacques Chirac en 1999).

Comme cela est l’usage, le Président a rencontré au-delà des autorités (Roi, Président du gouvernement), le chef de l’opposition.

En revanche, et cela est tout à fait inhabituel pour ce type de rencontre si l’on en croit la presse, l’entretien entre Nicolas Sarkozy et Monsieur Rajoy a été consacré à la « cuisine électorale » pour les Européennes entre le « Parti Popular » et l’UMP.

Nicolas Sarkozy abandonne, à l’occasion d’une visite institutionnelle, son rôle et sa fonction de chef de l’État français pour celle de chef de parti politique. Cela est une entorse regrettable à l’intérêt général.