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13 Juil

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Accord en Grèce: réaction de Jean-Christophe Cambadélis

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logops160

Le Parti socialiste et au-delà toute la gauche et les écologistes qui ont fait bloc au parlement et dans le pays contre le Grexit, verront dans cette sortie de crise l’aboutissement de leurs efforts communs.

La France par la voix du président de la République a joué un rôle central avec sagesse et détermination.

Le peuple grec n’est pas au bout de ses souffrances mais il a maintenant un avenir. Et cet avenir est en Europe. L’Europe a su rester fiable tout en étant solidaire.

Cela appelle d’autres avancées dans la construction européenne.

Le Parti socialiste, qui remercie les socialistes européens pour leurs prises de position, au final communes, entend jouer tout son rôle pour que l’Europe fasse un nouveau pas politique vers plus de coordination et d’harmonisation.

09 Juil

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L’invité de Bruce Toussaint sur I télé

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JCC Itele 09072015 bis

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Bruce Toussaint sur I Télé.

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:

 

07 Juil

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Contraindre la Grèce à abandonner l’euro serait faire fausse route, tribune dans Le Monde

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logolemonde

Le Monde publie ce jour une tribune de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou bien lire ci-dessous:

 

Lors du référendum du 5 juillet, le peuple grec a, à une large majorité, dit « non ». Il a répondu avec clarté à une question qui en manquait et confirmé son message du précédent scrutin en janvier : il aspire à l’Europe mais il refuse la poursuite de l’austérité qui a réduit d’un quart le PIB du pays et aggravé la précarité – un Grec sur trois vit sous seuil de pauvreté et sans couverture médicale. Le vote des Grecs doit être respecté – il est l’expression d’une démocratie – et justement interprété – il est d’abord un vote de souffrance sociale.

Comprendre cette réalité est indispensable alors que s’ouvre une phase d’incertitude pour la Grèce et l’Union européenne. Pour l’éviter, avec constance et prescience, le Président de la République française a, dans les jours qui ont précédé, inlassablement plaidé pour qu’un accord soit forgé avant le référendum entre la Grèce et ses partenaires européens, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. La négociation a été interrompue par les uns, puis suspendue par les autres. Cette occasion perdue conduit aujourd’hui l’Europe à un moment majeur de son histoire.

Profondément attaché à la construction de l’Europe et, au nom de son idéal même, à la réorientation de ses politiques, le Parti socialiste entend éclairer le débat public et rappeler, face aux analyses court-termistes et alors que se réveillent des forces nationalistes, les enjeux qui doivent orienter les choix d’intérêt général européen.

La Grèce doit rester dans la zone euro : c’est notre conviction et c’est notre combat. Une sortie – quelles que soient ses modalités juridiques – auraient des conséquences massives pour le peuple grec mais pas seulement pour lui. Le retour à la drachme et la dévaluation de la nouvelle monnaie vis-à-vis de sa parité initiale avec l’euro provoqueraient l’appauvrissement accru des salariés et des retraités, ainsi que le renchérissement des produits importés et de la dette extérieure. Comment la zone euro, quant à elle, vivrait-elle ce bouleversement ? Bien sûr, des protections ont été édifiées au cours des dernières années : le Mécanisme européen de stabilité doté d’une capacité d’emprunt de 700 milliards d’euros, la surveillance par la BCE des banques de l’eurozone, d’autres leviers encore, sont autant de progrès qui renforcent la solidité de la monnaie unique. Reste une réalité politique : la sortie de la Grèce de l’euro signifierait que celui-ci pourrait être réversible, ce que, dans la mondialisation, ne manqueraient pas d’interpréter et d’utiliser les autres puissances continentales et qu’au sein même de l’Union, les partis xénophobes et nationalistes exploiteraient à leurs fins.

Quant à ceux qui prédisent que l’expulsion de la Grèce hors l’euro réglerait la faiblesse originelle de l’union monétaire – une même monnaie, des économies disjointes –, ils font fausse route : loin de susciter un débat sur la politique économique avec un lieu pour le faire, cette voie conduirait à l’ordo-libéralisme pour viatique. Or s’il faut à coup sûr des règles budgétaires dans une zone monétaire dont chaque Etat membre est un dépositaire et si chaque pays a intérêt à la gestion sérieuse de ses finances publiques au nom même de sa souveraineté politique face aux marchés, une politique économique ne peut seulement être affaire de règles comptables. Elle doit se fonder sur des objectifs économiques partagés pour la croissance durable, l’investissement, l’innovation, l’emploi, le progrès social. C’est d’ailleurs la voie qu’a commencé d’emprunter l’Union à travers, notamment, le plan dit « Juncker » ou encore la Garantie jeunes. Voilà pourquoi le moment que traverse la zone euro, loin d’être synonyme de recul, pourrait permettre une avancée pour tous les Européens : une coordination budgétaire, une intégration économique, une convergence fiscale et sociale accrues avec un suivi démocratique affirmé.

Données connues, effets inconnus, cette vérité ne vaut pas que pour l’économie. Les effets les plus profonds, les plus durables, certainement les plus dangereux, d’un « grexit » seraient avant tout géopolitiques. Veut-on une Grèce laissée à elle-même, une Grèce dans le chaos, quelque part entre les Balkans et le Levant, alors que chaque jour, les gouvernements et les peuples européens doivent faire face à de nouveaux enjeux migratoires, mais aussi la menace du terrorisme fondamentaliste ? Comprendre la situation dans sa globalité, se hisser et se projeter, c’est cela – n’en déplaise à la directrice générale du FMI – se comporter en adultes.

Voilà pourquoi être Européen, c’est avoir une vision, et avoir une vision, c’est vouloir la négociation. Pour trouver un accord durable, fiable et supportable. Pour qu’il soit durable, ce compromis – ce mot qui a fait l’Europe est une volonté autant qu’une méthode – doit inclure le traitement de la dette grecque. Pour être fiable, il doit s’accompagner d’un plan de remise en route du pays par un soutien à l’économie grecque et à ses atouts – notamment maritimes – afin d’élever son potentiel de croissance. Pour être supportable, les réformes attendues de la part du pays doivent préserver les personnes les plus fragiles. Car il s’agit pour la Grèce, de son côté, de reconstituer un véritable Etat qui lève l’impôt, lutte effectivement et efficacement contre les rentes qui bloquent des secteurs d’activité entiers, réduise ses dépenses militaires plutôt que ses dépenses sociales et d’avenir. C’est cela, la solidarité affirmée et avisée sur laquelle le projet européen s’est fondé.

Dans ce moment dont chacun mesure l’importance pour l’Europe, la droite française a, hélas, choisi de faire de la question grecque et de ses enjeux une affaire de positionnement partisan, de penser à elle pour 2017 plutôt qu’à l’Europe en 2015. Qu’elle soit envisagée dans l’outrance verbale de M. Sarkozy ou formulée sur un ton badin par M. Juppé, la sortie de la zone euro pour les Grecs est déraisonnable et irresponsable. Oui, la négociation est le chemin de l’intérêt général européen, donc celui de la France. François Hollande en est l’inlassable partisan et artisan. Parce qu’il n’y a aucune fatalité à la déconstruction de l’Europe. Parce que l’avenir de nos peuples se bâtit dans le présent.

 

 

Jean-Christophe Cambadélis

Premier secrétaire du Parti socialiste

06 Juil

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L’invité de Jean-François Achilli sur France Info

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JCC France Info 06072015

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin au micro de Jean-François Achilli sur France Info.

 

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:

Grèce : Cambadelis tacle Sarkozy, « l’excité du… par FranceInfo

26 Jan

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« Un raz de marée contre l’austérité », Interview dans Le Parisien

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logoparisien

Le Parisien publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

La nette victoire de Syriza en Grèce vous a-t-elle surpris ?

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS : C’est un raz-de-marée contre l’austérité. Le peuple grec ne supportait plus la politique menée depuis des années qui a abouti à ce que 25% de la population vive sous le seuil de pauvreté. Il était illusoire de croire que les Grecs plébisciteraient dans les urnes cette politique qui les vidait de leur sang.

Jean-Luc Mélenchon promet le même avenir au PS français qu’à son homologue grec, le Pasok. Que lui répondez-vous ?

Qu’il faut être à la hauteur du moment plutôt que de se lancer dans des querelles subalternes qui laisseraient à penser que le seul but du vote grec est de voir le Parti socialiste  disparaitre.

Quelle va être la conséquence de ce vote en Europe ?

Alexis Tsipras (NDLR : le leader de Syriza), appuyé par le peuple grec, va renforcer le camp de ceux qui veulent réorienter la construction européenne et mettre définitivement fin à l’austérité. La nouvelle politique européenne doit maintenant faire plus pour la croissance et l’emploi.

Le PS va-t-il appuyer la demande de Syriza de renégocier la dette grecque ?

Le PS n’est pas pour étrangler le peuple grec. Les socialistes français ont toujours estimé que la troïka (BCE, FMI, Banque mondiale) était illégitime et qu’elle appliquait à la Grèce des solutions insupportables. Tout ce qui peut soulager le fardeau du peuple grec doit être envisagé, discuté et négocié.

Vous donnez l’impression de soutenir Syriza alors que jusque-là le PS était plus proche de son homologue grec, le Pasok ?

Le Pasok a été défait en novembre 2011 lorsque Mme Merkel et M. Sarkozy ont interdit au Premier ministre Georgios Papandréou (leader du Pasok) d’organiser un référendum sur l’euro. Le peuple grec a été blessé de se voir imposer par la France et l’Allemagne les modalités de son action. Peu après, le Pasok en a payé le prix. Dans le même temps, Syriza s’est recentré, acceptant de rester dans l’euro et prenant ses distances avec les positions extrêmes. Il était logique que le parti de Tsipras occupe la place du Pasok avec les thèmes qui étaient les siens en 1974. (NDLR: fin de la dictature) Toutefois le Pasok fait mieux que les 3% qu’on lui promettait. C’est toute la gauche qui progresse.

Jean-Luc Mélenchon rêve d’une fédération de toute la gauche de la gauche incluant les écologistes pour balayer le PS…

La Grèce n’est pas la France. L’histoire du PS est différente de celle du Pasok et celle de Mélenchon n’est pas identique à celle de Tsipras. Ce n’est pas un meeting à Japy (à Paris) qui fonde une plate-forme commune et des candidats communs. Je fais observer qu’à la différence de la Grèce il y a en France un parti d’extrême-droite qui est aujourd’hui à près de 30%. Parier sur la destruction du PS créerait les conditions d’un débat droite – extrême droite et marginaliserait pour longtemps les gauches et les écologistes.

Quel rôle peut jouer François Hollande à partir de cette nouvelle donne ?

Cette élection place François Hollande en intercesseur. Il peut parler aux deux camps : les tenants de l’austérité et ceux qui s’y opposent. Dans le nouveau statut qui est le sien depuis les événements dramatiques du 7 janvier, il a là un nouveau rôle en Europe, difficile mais possible.

 

Propos recueillis par Philippe Martinat

 

09 Fév

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Hold up à la Cour des comptes

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La Cour des comptes juge les comptes du gouvernement, pas de l’opposition. Franchement, il faut être gonflé pour transformer un rapport qui pointe une augmentation de la dette, la nécessité de réduire les niches fiscales, etc. en une admonestation vis-à-vis du programme de François Hollande. Comme si le sortant ce n’était pas Nicolas Sarkozy. Comme si la Cour des comptes ne jugeait pas la politique gouvernementale en cours. On a compris que la Cour des comptes indique que la poursuite actuelle de la politique budgétaire minerait un peu plus notre indépendance budgétaire. L’UMP bondit, éléments de langage en bandoulière, c’est une critique du projet Hollande. C’est un peu gros !

29 Nov

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Cambadélis: « est-on obligé de se faire hara-kiri » face à Merkel ?

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Vous trouverez ci-dessous une interview que j’ai donné ce jour à Renaud Pila pour TF1 News.

INTERVIEW – Le député PS de Paris chargé des relations internationales plaide pour la fermeté face à l’Allemagne, jugeant que « Nicolas Sarkozy s’est piégé lui-même ». Quant aux attaques contre François Hollande, il met en garde la gauche : « vous jouez le mauvais remake de 2002 ».

TF1 News – François Hollande va tenir un discours au congrès du SPD à Berlin la semaine prochaine. Que peut-il dire ?

Ce n’est pas à moi de parler à la place de notre candidat François Hollande. Mais je constate que beaucoup de chemin a été fait depuis des mois entre le PS et le SPD. Je n’ai pas une grande habitude des congrès des partis politiques (sourires…) mais lorsque l’on donne la parole à François Hollande juste avant Sigmar Gabriel (chef du parti) pour la 1ere fois dans l’histoire du SDP, c’est que pour le moins on estime intéressante la parole d’un socialiste français dans un congrès du SPD. C’est plus qu’un signe. Il y a au SPD des gens qui ne trouvent pas irréalistes ce que nous proposons.

TF1 News – France et Allemagne travaillent à une nouvelle gouvernance pour sauver l’euro. Vous critiquez la stratégie Sarkozy. Mais que proposez-vous comme alternative ?

Permettez-moi de revenir sur ma critique. Il ne me semble pas possible de négocier un traité portant atteinte à notre souveraineté budgétaire sans contrepartie des Allemands sur une modification des statuts de la BCE, à six mois d’une présidentielle. C’est à la fois négocier en situation de faiblesse et c’est faire de Madame Merkel le juge de paix du débat national français. Il faut développer une orientation que Nicolas Sarkozy avait lui-même esquissée avant de renoncer. A savoir une politique qui soit complémentaire et pas fédérale sur le terrain budgétaire. A un moment donné, des pays pourraient faire des déficits pendant que d’autres pourraient faire des excédents.

Pour cela, il faut un gouvernement économique de l’Europe et pas un ministre de l’Economie d’un « Schengen budgétaire » de 4 ou 5 pays. Ensuite, il faut une BCE qui soit capable de racheter les dettes souveraines. Enfin, il faut travailler à des euros bonds, mais cela prendra plus de temps. Et tout ceci doit s’articuler autour d’une stratégie de croissance pour la zone euro et l’Europe.

Or de cela, on n’a rien. On a seulement Nicolas Sarkozy qui fait mine d’organiser ce qui lui est imposé par Madame Merkel, c’est-à-dire l’austérité continentale.

TF1 News – Mais il y a aujourd’hui une grande urgence à trouver une solution…

C’est Nicolas Sarkozy qui s’est mis dans ce piège, c’est lui qui a construit ce calendrier, c’est lui qui se faite le porte-voix de Madame Meckel dans ce domaine. Cela fait dix-huit mois qu’on est dans une stratégie de dérapage incontrôlé et que le directoire Sarkozy-Merkel a pris le pouvoir en Europe et développé une politique d’austérité qui rend la crise aujourd’hui ingérable. Et il faudrait maintenant que nous acceptions la comptine : « c’est la faute à pas de chance et alignez vous » ?

Est-on obligé de se faire hara-kiri parce que Merkel est dans le dogmatisme ? Si vous allez à la négociation avec un couteau sans lame en vous disant à la fin, c’est Merkel qui gagne, c’est la catastrophe annoncée… Il est incompréhensible que la France n’ait pas dans le même temps soutenu le dialogue avec l’Allemagne et appelé, discuté, rencontré les autres pays d’Europe qui n’acceptent pas la politique telle qu’est menée.

TF1 News – L’ancien ministre Hubert Védrine a jugé « troublante » l’attitude de Berlin face à la crise de l’euro, partagez-vous son sentiment ?

Hubert Védrine est un vrai diplomate. Je dirai que comme Monsieur Kohl, je ne comprends pas où va l’Allemagne et je ne sais pas où elle va. Je ne comprends pas ce que veut Merkel. Mais les Allemands soient tous pour cette politique. Il y a des grandes voix qui s’élèvent pour dire : « nous courons à la catastrophe ». Angela Merkel perd des élections régionales, le monde salarial ne supporte plus la politique de déflation salariale et les marchés commencent à attaquer l’Allemagne.

TF1 News – Mais Angela Merkel est au pouvoir au moins jusqu’en 2013… Comment la gauche peut-elle rétablir la confiance entre la France et l’Allemagne si elle arrivait au pouvoir ?

Angela Merkel se méfie de Nicolas Sarkozy car la première phase de son quinquennat fut « sans l’Allemagne » : l’Union Européenne pour la Méditerranée, les banques sauvées par la France et la Grande-Bretagne ou encore la politique vis-à-vis de la Géorgie… Donc pour surmonter cette méfiance, Nicolas Sarkozy a mis depuis plusieurs mois Angela Merkel à toutes les sauces sur le mode : « sauvez-moi »

Il faut rétablir la confiance en disant clairement ce que l’on veut, pour que l’Allemagne dise ce qu’elle veut. Et que nous arrivions à un véritable compromis. D’autre part, il faut respecter la parole donnée. Les Allemands sont sourcilleux sur car ils ont l’impression que les Français ne respectent pas leur parole. Donc il faut être très clair sur ses engagements. Montrer du sérieux sur les moyens et de la fermeté pour le but

TF1 News – Passons à la politique intérieure… L’accord Verts-PS ne plombe-t-il pas la campagne de François Hollande ?

Non. Dans une période de crise, par rapport à un président sortant, il faut montrer qu’il y a une majorité alternative possible. Sinon, les Français hésiteront à faire le pas. Au-delà des aléas qui sont pour moi secondaires, cet accord montre que les socialistes et les Verts pourront gouverner ensemble. Ils ont des désaccords, ils en auront, la belle affaire ! Ce n’est pas la première fois, ça nous est arrivés pendant la gauche plurielle. Ca nous a pas empêché d’avoir un gouvernement avec Jospin plus qu’honorable.

Maintenant sous la Ve République, le président va au-delà de son propre camp. Donc il ne peut pas être prisonnier d’un accord politique. Evidemment, cette question ne se pose pas à l’UMP puisqu’ils n’ont pas de programme ni à Bayrou puisqu’il s’accorde avec personne.

TF1 News – Mais François Hollande se fait pilonner à cause de cet accord…

La droite nous aurait pilonnés de toutes façons. Pour éviter que l’on parle de leur bilan, ils sont prêts à tout.

TF1 News – Et comment réagissez-vous aux attaques de Jean-Vincent Placé et de Jean-Luc Mélenchon contre François Hollande ?

Jean-Vincent Placé ne peut pas être plus sévère avec François Hollande qui exerce sa présidentialité qu’avec Eva Joly qui cherche à l’exercer. Mais je voudrais dire aux Verts et au Partie de Gauche : vous jouez le mauvais remake de 2002. Arrêtons la cour de récréation et hissons-nous à la hauteur des défis de l’Histoire. Je suis confiant, nous allons le faire ensemble !

TF1 News – François Hollande n’est-il pas un peu seul face aux attaques de la droite ? Que dites-vous aux socialistes ?

C’est le propre des vieilles troupes. Elles ne tremblent pas sous la mitraille et se mettent à marcher quand le général l’a décidé (rires).

TF1 News – Mais les élus sont peu mobilisés…

On est en ce moment dans une phase un peu particulière de désignation des candidats aux législatives, c’est un grand classique au PS. Mais ca n’empêche pas de monter au front, comme je le fais.

TF1 News – La bataille de 2012 va être dure, selon vous ?

J’ai toujours pensé que le combat serait difficile. Car le rejet est grand dans le pays mais le trouble aussi. Et les Français sont perplexes à la possibilité de faire autrement. Il faut être clair, il existe un autrre chemin que l’impasse Sarkozy. Ne nous trompons pas, au delà des mots sur le chômage, la crise ou la sécurité, Nicolas Sarkozy est dépassé : la gauche va s’imposer pour redresser le pays.

Par Renaud Pila le 29 novembre 2011

18 Nov

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Nicolas Sarkozy n’échappera pas au rebond du chômage.

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Le ralentissement économique qui s’est amplifié à cause de la maniaquerie de l’austérité de Madame Merkel et son héraut Nicolas Sarkozy conduit à une croissance anémique. Cela a comme conséquence la hausse du chômage. L’organisation internationale du travail dit: « la récession de l’économie mondiale pourrait se traduire par une pénurie massive d’emplois parmi les pays du G20 ». L’année 2012 sera catastrophique et 2013 pas mieux dans ce domaine. C’est l’échec du « merkozy » qui n’ont pas apporté de solutions à une crise qui devient incontrôlable. Donc tant en France qu’en Europe, Nicolas Sarkozy sera confronté à cette réalité. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy surjoue le sauveteur de l’emploi à PSA. Mais c’est son principal point de faiblesse. Pour l’instant les socialistes ont pointé la dette, la fiscalité, le nucléaire, etc… Mais pas l’emploi dans l’échec de Nicolas Sarkozy. Ne musardons pas sur des points importants mais secondaires. Il est nécessaire que Nicolas Sarkozy n’échappe pas à sa responsabilité dans le rebond du chômage. Il faut taper sur ce clou, car c’est le seul qui est en phase, avec le pouvoir d’achat, avec le quotidien des français.

06 Nov

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Papandreou prend date

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Conspué par la classe médiatico-politique européenne, bousculé par son peuple, contourné par son opposition de droite, Georges Papandreou sort de l’épreuve par le haut. Il obtient le plan de soutient à la Grèce, obtenant au passage la diminution de 5o% de la dette grecque. Il a vu sa proposition de référendum refusée par d’autres que lui (Nicolas Sarkozy et l’opposition de droite grecque). Il a obtenu le vote de confiance. Et maintenant en se sacrifiant, il oblige la droite à prendre en charge le plan d’austérité, la privant de l’argument massue pour les prochaines élections législatives. Et ramène via l’union nationale un calme relatif. Gageons qu’ainsi il prend date. La crise va maintenant passer à l’Italie.

05 Nov

Commentaires fermés sur Papandreou obtient la confiance pour partir !

Papandreou obtient la confiance pour partir !

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La situation à Athènes n’est pas stabilisée. Tout simplement parce que le gouvernement est pris en tenaille entre le peuple et le directoire Merkel-Sarkozy. Georges Papandreou tente d’obtenir le soutien de l’un et l’accord de l’autre. Le référendum visait tout à la fois un débouché politique à la colère du peuple et à contraindre le PPE à faire pression sur la Nouvelle démocratie, l’opposition parlementaire de droite. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’en voulaient pas et dictaient les limites du référendum, tout en assortissant leur refus d’un chantage au chèque. En contrepartie le Premier ministre grec obtenait l’abandon de la posture démagogique de la droite parlementaire sur les plans d’austérité. S’ouvrait alors la voie à un gouvernement d’union nationale. La classe politique ne peut l’accepter que si Georges Papandreou démissionne. Il s’agirait d’un gouvernement de transition adoptant le nouveau plan d’austérité et qui toucherait son chèque de l’europe. La manœuvre de Papandreou est transparente: interdire à son opposition de partir aux élections législatives avec l’avantage du refus des plans d’austérité. Et si celle-ci refuse l’union nationale lui en faire porter la responsabilité. Reste que le peuple grec n’en peut plus et qu’il a l’impression de ne rien avoir à perdre. Et Georges Papandreou – c’était le fond de son discours hier – veut lui faire comprendre que si ! La représentation politique grecque danse sur un volcan… celui de l’Italie voisine s’allume.