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19 Oct

Commentaires fermés sur « COP 22: Pour la création d’une Communauté euro-méditerranéenne pour la transition énergétique », tribune dans le Huffington Post

« COP 22: Pour la création d’une Communauté euro-méditerranéenne pour la transition énergétique », tribune dans le Huffington Post

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Le Huffington Post publie ce jour une tribune que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

MANIFESTE – Pour penser la Méditerranée comme un espace commun, il faut de l’audace, une révolution copernicienne politique et la capacité d’avancer par petits pas. A l’heure où elle devient une source d’inquiétudes et de peurs, il faut avoir le courage de regarder ce défi comme une source d’opportunités pour le Nord comme pour le Sud et non comme une menace. La Méditerranée constitue un prolongement naturel pour la France comme l’Europe de l’Est pour l’Allemagne.

L’Union pour la Méditerranée (UpM) doit rester le cadre institutionnel général, l’aire de référence. D’ailleurs, l’UpM elle-même préconise une approche à géométrie variable pour être plus opérationnelle et pragmatique dans sa démarche plutôt que d’avoir une vision trop étendue au risque de s’étioler. Ainsi, concentrons-nous à très court terme sur la partie occidentale de la Méditerranée dans le cadre d’une coopération régionale renforcée.

La COP22, qui se tiendra cette année à Marrakech, pourrait être le moment opportun pour le lancement de la Communauté euro-méditerranéenne pour la transition énergétique (CEMTER). Cette structure pourrait être composée, dans un premier temps, de l’Espagne, de la France et de l’Italie pour le Nord, de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie pour le Sud sans exclure tous les pays qui voudraient intégrer ce noyau dur. Une organisation Nord-Sud en format restreint dans un ensemble géopolitique et géographique cohérent.

L’Europe ne s’est jamais pensée avec un élargissement vers le Sud. La politique européenne de voisinage Sud ne peut se satisfaire d’être uniquement cette zone tampon entre l’Afrique et nous.

On constate un foisonnement d’initiatives, d’organisations et de structures (forums et associations en tous genres, rencontres, clubs etc.), les collectivités locales se mobilisent, mais un projet structurant multiplierait les synergies.

En s’appuyant sur ces structures existantes dans une logique de mutualisation des expériences acquises, le grand chantier auquel pourrait s’atteler la CEMTER serait avant tout la réalisation d’un partenariat économique et scientifique puissant autour d’un projet commun comme a pu l’être la CECA pour l’Union européenne: une union énergétique, celle du 21ème siècle. Pour que les Etats du Sud acceptent de travailler ensemble, il faut un intérêt important, tangible et mobilisateur.

Le parallèle avec la CECA est parlant. Un projet commun sur l’énergie avait été la première étape vers un projet européen plus global et plus politique. L’énergie est en effet le domaine par excellence pour concilier stratégie économique et vision d’avenir. En se concentrant sur les énergies renouvelables, ce projet illustrerait le chemin parcouru en quelques années dans le sens de la transition énergétique et le fait que les pays des deux rives de la Méditerranée ont la même légitimité et la même détermination à la mener. Il donnerait aux conclusions de la COP22 une visibilité concrète.

Cet espace pourrait devenir le premier espace de recherche et de production d’énergie renouvelable dans le monde avec une exploitation et une distribution coréalisée entre les pays du Nord et ceux du Sud. Pour les débouchés de distribution, nous pourrons compter autant sur l’Europe que sur l’Afrique. La CEMTER s’inscrirait ainsi dans la construction positive du monde de demain en mutualisant les moyens et les investissements massifs sur les énergies solaires dans un premier temps, puis évidemment éolienne (terre et mer), mais encore hydraulique avec les énergies marines, la biomasse et la géothermie…

Selon le dernier rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), la baisse des coûts de l’énergie solaire photovoltaïque (PV) ouvre de vastes horizons énergétiques en Afrique. Aujourd’hui 700 millions d’Africains n’ont pas d’accès à l’énergie. L’Afrique passera de 1,2 à 2,2 milliards d’habitants d’ici 30 ans. Chaque année, c’est plus de 10 millions d’Africains en plus qui n’ont pas d’accès à l’énergie. Récemment, 54 Chefs d’Etat et de Gouvernement africains ont décidé unanimement la création d’un Fonds spécial doté de 3 milliards d’euros par an dans le cadre d’un nouveau partenariat avec l’Europe.

De multiples exemples d’axes de travail concrets pourront être imaginés par ailleurs. L’idée dans un premier temps, est de capitaliser sur l’immensité saharienne pour exploiter cette ressource inépuisable qu’est le soleil. En imaginant une exploitation de seulement 10% de la surface de ce territoire, combien de millions d’individus pourront être éclairés de manière propre demain?

Aujourd’hui, le bilan de 50 années de non-Méditerranée est sous nos yeux: immigration clandestine dramatique (plusieurs milliers de jeunes morts engloutis par la mer), conflits larvés depuis 40 ans, terrorisme qui frappe partout et, aujourd’hui, un État au bord de la sécession qu’est devenue la Libye. Si nous ne faisons rien, demain, nous vivrons dans une zone qui n’aurait d’autres choix que de se militariser à outrance pour se « protéger ». Une zone d’où les pires menaces sont à craindre. Alors qu’elle peut encore devenir une zone d’opportunités et de culture commune avec une porte ouverte sur l’Afrique.

Le processus peut être lancé rapidement si la volonté politique rejoint la nécessité que ressentent aujourd’hui nos concitoyens de former une communauté unie autour de projets positifs partagés. Des millions de femmes et d’hommes, des liens historiques, des attaches familiales, professionnelles et culturelles, une jeunesse pleine d’énergie, représentent des atouts essentiels pour réussir ce beau défi.

Ce grand dessein, au-delà de l’espoir qu’il suscitera, est aussi et surtout un enjeu de réalisme géopolitique, d’intérêt économique, social et écologique, de stabilité, en un mot: c’est un véritable projet de civilisation.

Les premiers signataires:

M’jid El Guerrab, Président du think tank Med Spring,
Jean-Christophe Cambadélis, député, Premier secrétaire du Parti Socialiste,
Jean-Vincent Placé, secrétaire d’Etat, Président de l’UDE,
Michel Vauzelle, ancien ministre, député, ancien Président de la Région PACA,
Jean-Louis Borloo, ancien députe-maire de Valenciennes et ancien ministre d’Etat
Président d’Energies pour l’Afrique,
Yann Arthus-Bertrand, réalisateur, Ambassadeur de bonne volonté du PNUE,
Philippe Douste-Blazy, ancien ministre, Secrétaire général adjoint des Nations-Unies,
Jean-Pierre Bel, ancien Président du Sénat, envoyé spécial du Président de la République française,
François Rebsamen, ancien ministre, Président-maire du Grand Dijon,
Mehdi Houas, ancien ministre tunisien, chef d’entreprise,
Marc Villard, Président de l’Assemblée des Français de l’Etranger, Conseiller Consulaire, Conseiller AFE,
Michèle André, sénatrice, Présidente de la Commission des Finances,
Mehdi Bensaïd, député, Président de le Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale du Maroc,
Bariza Khiari, sénatrice, Présidente de l’Institut des Cultures Islamiques,
Razzy Hammadi, député, Président du groupe d’amitié France-Mali,
Samia Ghali, sénatrice-maire du 15/16 de Marseille,
Christophe Rossignol, secrétaire général adjoint de l’UDE, Président Réseau Francophones de liaison pour l’écologie et le développement durable (ReFLED),
Alexis Bachelay, député,
Yann Galut, député,
Monique Cerisier-Benguiga, sénatrice honoraire, vice-présidente de l’Iremmo,
Pierre Ducret, Président d’I4CE,
Kamel Haddar, ancien consultant Oil and Gas chez BearingPoint, entrepreneur (éducation et media) en Afrique du nord, co-fondateur d’ATLAS,
François-Michel Lambert, député, Président de l’Institut d’économie circulaire,
Marie-Pierre Bresson, adjointe au maire adjointe de Lille déléguée à la coopération internationale et au tourisme,
Salah Bourdi, Président du Cercle Eugène Delacroix,
Frank Cecconi, conseiller régional IDF, Président du groupe UDI
Jaoued Boussakouran, chef d’entreprise, Président du Cercle de la jeunesse marocaine,
Hassan Bennadi, Président de la fondation d’un parti marocain (le PAM), co-fondateur,
Naima M’faddel, adjointe au maire de Dreux chargée du social et de la santé
Malika Menner, Directeur des Relations Externes chez Orange,
Hamou Bouakkaz, Président de l’association Paul Guinot, Conseiller d’arrondissement du 20ème,
Khalid Hamdani, Directeur de l’Institut Ethique et Diversité,
Martine Vautrin-Jedidi, Conseillère consulaire en Tunisie,
Rachid Benzine, islamologue, enseignant à l’IEP d’Aix-en-provence,
Farid Yaker, Président de l’association EcoMed 21,
Yasmine Seghirate, responsable de la communication d’une organisation inter-gouvernementale Méditerranéenne.
Aïcha Jabrane, présidente de l’association les deux rives région Centre val de Loire
Amelia Lakrafi, groupe de réflexion GE2D (Groupe Ethique et Développement Durable) – UNESCO
Seddik Khalfi, journaliste franco-marocain,
Yasmine Khayat, journaliste franco-marocaine,
Olivier Faure, député

12 Déc

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Accord universel de Paris : Une réussite diplomatique, un moment historique, une avancée écologique

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Le Parti socialiste salue l’accord décisif intervenu, ce jour, pour le Climat dans le cadre de la COP21. Il s’agit du premier accord universel de l’histoire des négociations climatiques. Il s’agit d’un acte historique pour la préservation de notre humanité, pour la transformation du modèle économique mondial, pour la mise en œuvre d’une social-écologie effective partout.

La communauté internationale a su s’entendre autour d’un accord que Laurent FABIUS, président de la COP21, décrit comme « différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant ».

Dans l’esprit des 21 propositions des socialistes et démocrates européens, c’est un ensemble d’engagements dont le Parti Socialiste se félicite qui ont été adoptés. La communauté internationale s’est entendue sur un réchauffement bien en-dessous des 2 degrés et de s’efforcer d’atteindre les 1.5 degrés. Les 196 parties s’engagent à réviser leurs engagements à la hausse tous les 5 ans à partir de 2023. Les 100 milliards de dollars par an à fournir aux pays en développement sont considérés comme un minimum, qui devra être réévalué au plus tard en 2025. La question des pertes et préjudices, qui concerne les pays les plus vulnérables, est reconnue de manière permanente.

Cette réussite n’a été possible qu’avec la mobilisation de l’ensemble du Gouvernement autour du Chef de l’Etat, François HOLLANDE. Et tout particulièrement de Laurent FABIUS dont l’implication constante et la détermination ont été reconnues par tous. Cette réussite engage, mais surtout rend possible, d’autres étapes dans l’avenir, pour la concrétisation de ses objectifs.

L’accord universel de Paris marquera profondément le quinquennat de François Hollande. La France a été au cœur d’une réussite diplomatique, d’un moment historique, d’une avancée écologique.

26 Sep

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De la mesure en toute chose

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duflotOn a compris que Cécile Duflot en proie à une interrogation de Cohn-Bendit-Hulot-Mamère cherche à reprendre la main. Manuel Valls est la victime collatérale de ce drame vert. Ceci dit, dire que Manuel Valls a refait le discours de Nicolas Sarkozy à Grenoble et mettre François Hollande au pied du mur, on avait connu Cécile Duflot plus adroite. D’abord Nicolas Sarkozy intervenait après le braquage du casino d’Uriage ayant conduit à un mort, une nuit d’émeutes et les violences de Saint-Aignan où les gens du voyages avaient incendié une gendarmerie en juillet 2010. Le cœur du discours de Sarkozy rédigé par ses deux conseillers à l’immigration Cédric Goubet et Maxime Tandonnet fut la criminalisation de l’immigration avec cette fameuse phrase : « Nous subissons les conséquences de 50 années d’immigration insuffisamment régulées qui ont abouti à un échec de l’intégration », soit le cœur même de l’argumentation frontiste. Manuel Valls ne dit jamais cela. Dans le cas d’espèce, la formule litigieuse porte sur le mot « vocation à retour » accolé au refus de s’intégrer. Constater que les Roms quittent le ghetto épouvantable de Ferentari à Bucarest et sa fameuse Livelizor alley pour tenter de vivre mieux ailleurs, mais que le but de ces populations est de revenir dans leur pays qui les stigmatisent ne devrait choquer personne. Après, constater que l’intégration est complexe parce que ces populations veulent vivre comme au pays, en famille voir en communauté élargie est une simple constatation. Il y a donc une question Roms en Europe.

La libre circulation ne veut pas dire le droit à l’installation où on veut dans les conditions que l’on veut. Il n’est pas anormal de démanteler les camps de misère. La question c’est ensuite d’intégrer ceux qui le veulent. Cela réussi dans de nombreux endroits. Puis c’est la mutualisation des zones d’accueil. On ne peut pas accepter qu’ils se concentrent dans le nord, la Seine-Saint-Denis et à Lyon.

Enfin le problème est européen. Il faut concentrer les efforts pour détruire les ghettos en Roumanie et en Bulgarie. Il faut contrôler les fonds européens. Il faut enfin faire comprendre aux gouvernements sur place qu’ils doivent participer de cette intégration. Que font d’autre le gouvernement et Manuel Valls ?

La deuxième question est la mise en demeure de François Hollande. Est-il bien utile de sous-entendre soit que le Président n’est pas clair, soit que Manuel Valls joue le franc-tireur ? C’est se mettre dans la délicate situation d’une confirmation qui apparaitrait comme un camouflet. Voilà pourquoi il faut du discernement. Et ne pas ajouter la crise à la confusion. Surtout lorsqu’on est un bon ministre !

09 Déc

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Doha: accord à l’arraché, la communauté internationale n’a toujours pas compris

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L’accord sur le changement climatique intervenu à la dernière minute témoigne de l’inconscience de plusieurs grandes nations de l’urgence climatique. Le sommet de Doha fut une preuve supplémentaire de l’indifférence du monde à l’égard du futur de la planète et le risque que l’on y enterre l’avenir de la Terre.

Les sommets climatiques ne peuvent aboutir s’ils s’articulent sur les mêmes rapports de forces que ceux de la mondialisation car tant qu’on n’aura pas changé de modèle de développement, c’est le climat qui en pâtira.

L’acte 2 du protocole de Kyoto obtenu à ce sommet est une avancée minimale qui n’engage que l’Union européenne, l’Australie et une dizaine d’autres pays qui ne représentent que 15% des émetteurs de gaz à effet de serre dans le monde. Mais cela veut dire que ce groupe doit être pionnier, ambitieux et influent.

Si le prochain rendez-vous a lieu en France avec la conférence des Nations-Unies sur le changement climatique en 2015, comme l’a proposé le Président de la République, tout doit être fait pour que ce soit une réussite totale et qu’enfin les grands puissances du monde s’engagent sincèrement pour sauver la planète.

 

 

 

20 Juin

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Pas de Samba pour Rio

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Le Sommet Rio+20 sera donc un rendez-vous manqué

Annoncé de longue date après l’échec de Copenhague, le Sommet de Rio qui devait dresser, 20 ans après Kyoto le bilan et les perspectives des politiques en matière de protection de l’environnement n’accouchera que d’une souris alors que le développement durable et la raréfaction des ressources sont des enjeux que tout le monde reconnaît.

Depuis 40 ans que les Nations unies ont commencé à s’intéresser à cette question et après que la social-démocrate norvégien, avec Gro Harlem Grundtland a théorisé le concept de « développement durable », aucune mesure n’a été à la hauteur de la prise de conscience.

C’est plutôt devenu un nouveau point de clivage entre le Nord et le Sud dans lequel on voit s’affronter des pays qui ont officiellement rompu avec le productivisme et des pays en voie de développement qui ne veulent pas qu’on leur fasse la leçon, mais qui sont les premiers pollueurs et les premières victimes des effets de la pollution.

Les ONG s’échinent à faire avancer le débat, mais les dirigeants de la planète rechignent à engager le combat. A Rio, le Sommet de la Terre, à moins d’une surprise ne dansera pas la samba ; il aura plutôt un avant goût de marche funèbre.

François Hollande dispose là d’une tribune importante et il peut engager l’Europe sur la voie d’une implication unitaire plus nette de l’Union européenne – ce qui pourrait inciter d’autres pays à en faire autant. Le juste échange est un des outils de cette politique.

Alors que la Russie va succéder au Mexique à la présidence du G8, il faudra trouver les termes d’un dialogue avec eux pour que leur année de direction ne soit pas une année pour rien.

10 Mai

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Appel aux forces de la gauche et de l’écologie

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Jean-Christophe Cambadélis a signé un appel, publié aujourd’hui dans Libération, pour « un accord de rassemblement de la gauche » en vue des élections présidentielles de 2012:

A l’occasion du 30ème anniversaire de l’élection du premier, et à ce jour seul, président de gauche sous la Vème République, la nostalgie n’est pas de mise. La gauche, parce que c’est sa vocation historique, a le devoir de se projeter dans l’avenir, donc de remporter l’élection de 2012. Une société de plus en plus injuste, à qui l’on prétend faire croire que c’est une fatalité, une jeunesse en panne d’avenir, des classes moyennes et populaires désemparées, la précarité qui s’accroît, la laïcité républicaine menacée, une France controversée. Aujourd’hui comme il y a trente ans, la France a besoin d’espérance, et de profonds changements.

Pour l’emporter, la gauche doit compter sur la vigueur de ses propositions et fédérer toutes celles et tous ceux qui veulent changer de politique pour changer la société. En ce 10 mai 2011, nous invitons donc toutes les forces de la gauche et de l’écologie à souscrire publiquement un «accord de rassemblement de la gauche» en vue de la prochaine élection présidentielle. Cet accord doit concerner le principe du rassemblement, la méthode de travail et la définition d’un «socle commun». Au-delà, il reviendra aux formations et aux partis politiques envisageant d’exercer ensemble le pouvoir de discuter d’un programme et d’un accord législatif.

Sans préjuger le choix des différents partis de présenter ou non une candidature, nous insistons pour que la campagne présidentielle se déroule à gauche dans cette perspective et avec cet esprit de rassemblement. Nous sommes convaincus que c’est la condition de la victoire en 2012, mais aussi celle d’un véritable changement en faveur du développement durable, de la justice sociale et de l’émancipation humaine. C’est pourquoi nous lançons un appel solennel aux responsables de la gauche et de l’écologie pour qu’ils s’engagent, dès à présent, sur le principe puis l’élaboration et la mise en œuvre de cet accord de rassemblement de toute la gauche qui, à partir d’un socle commun, doit déboucher sur un accord de gouvernement. Pour notre part, nous nous engageons à porter ce message partout où nos responsabilités et nos activités le permettront.

«Je crois pour demain comme hier à la victoire de la gauche, à la condition qu’elle reste elle-même. Qu’elle n’oublie pas que sa famille, c’est toute la gauche. Hors du rassemblement des forces populaires, il n’y a pas de salut.» (François Mitterrand, 18 novembre 1994).»

Les signataires de l’Appel du 10 mai :

Laure Adler, écrivaine et éditrice, Jean-Jacques Augier, éditeur, Jean Auroux, ancien ministre, Jean-Paul Bacgy, président de la région Champagne-Ardenne, Guillaume Balas, président du groupe socialiste au Conseil régional d’Ile-de-France, Gérard Bapt, député, Maurice Benassayag, conseiller d’Etat, Pierre Bergé, président de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent, Etienne Butzbach, maire de Belfort, Jean-Christophe Cambadélis, député, Gilles Candar, historien, Michel Cantal-Dupart, architecte, Patrick Champagne, sociologue, Michel Champredon, maire d’Evreux, Gérard Charasse, député, Michekl Charzat, ancien député, Noëlle Châtelet, écrivaine, Maxime Dumont, dirigeant syndical CFDT, Najwa el-Haite, conseillère municipale du Havre, Anne Ferreira, vice-présidente de la région Picardie, Jacques Fleury, ancien député, Aurélie Filippetti, députée, Daniel Fontaine, maire d’Aubagne, Gérard Gaumé, ancien dirigeant syndical CGT, Louis Gautier, président d’Orion, Guy Georges, ancien responsable syndical, Daniel Goldberg, député, Benoît Hamon, conseiller régional d’Ile-de-France, Stéphane Hessel, ancien ambassadeur de France, Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil et vice-président du Conseil régional de Haute-Normandie, Pierre Juquin, ancien député, David Kessler, directeur des Inrockuptibles, Bariza Khiari, sénatrice de Paris, André Laignel; secrétaire général de l’AMF, Christian Larose, militant CGT, ancien président de la section du travail au CESE, Rémi Lefèbvre, universitaire, Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre, Alain Lipietz, ancien député européen Europe Ecologie-Les Verts, Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, Philippe Marlière, professeur de Science politique, université de Londres, Emmanuel Maurel, vice-président de la région Ile-de-France, Jean Michel, député, Jean-Pierre Mignard, avocat, Jean Musitelli, ancien porte-parole de François Mitterrand, Monique Nemer, éditrice, Stéphane Peu, maire adjoint de Saint-Denis, Thomas Piketty, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, Jean-Baptiste Prévost, membre du CESE, ancien président de l’UNEF, Franck Pupunat, mouvement Utopia, Paul Quilès, ancien ministre, Georges Saunier, historien, maître de conférences, Michel Wieviorka, sociologue, Emile Zuccarelli, ancien ministre.

15 Nov

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Discours devant le Conseil de l’Internationale socialiste

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Cher George,
Chers Luis,
chers camarades et amis,

Cher Ricardo Lagos,

Je serais bref car tu n’as pas laissé beaucoup de place a l’exégèse, tant tu as été précis et complet.

Mes amis, Laissez-moi vous dire une fois encore le plaisir que nous avons d’accueillir ce Conseil de l’Internationale socialiste à Paris. Paris qui a une histoire intime avec le mouvement progressiste et le mouvement socialiste international. Au XIXe siècle, beaucoup d’événements fondateurs pour notre famille politique se sont déroulés dans cette ville. C’est par exemple ici que fut fondée la Deuxième internationale, l’ancêtre immédiate de l’Internationale socialiste. Il est donc juste que nous fondions une nouvelle étape de notre mouvement en lançant d’ici, un Appel, un Appel de Paris pour que la Conférence de Cancún sur le climat soit le point de départ d’une révolution verte qui conduira le monde sur la voie d’un développement durable partagé.

Que peut-il se passer à Cancún ? Rien. Que doit-il se passer à Cancun ? Tout, tout ce qui permettra un changement de climat dans le combat sur le changement climatique. Tout ce qui permettra de passer des paroles aux actes.

La « déception de Copenhague » a été très durement ressentie alors que rarement la prise de conscience de l’urgence climatique n’avait été aussi forte, et ce malgré des tentatives de tordre le coup à l’idée de «réchauffement climatique ».

Il faut le dire ici, se préoccuper du climat ce n’est pas une question de « mode » c’est une question économique, sociale et politique, donc ça concerne l’ensemble du mouvement progressiste international. Il s’agit pour nous de construire ce que le philosophe Edgar Morin appelle le « New Deal de civilisation ». Ce paradigme vert dont parlait a l’instant Ricardo Lagos.

Au XIXe siècle, le mouvement socialiste s’est construit sur la prise de conscience des injustices sociales causées par la révolution industrielle et la manière dont la production était organisée. Il a proposé un autre monde, un autre modèle de développement économique et social adossé au développement de la démocratie politique. Il n’est pas trop ambitieux de dire qu’au XXIe siècle, le mouvement socialiste doit prendre conscience qu’entre les injustices sociales et l’urgence climatique, il y a un lien comme il doit désormais exister un lien entre l’économie et l’écologie. C’est une autre façon de parler de la fraternité. Nous avons déjà, partiellement opéré cette révolution intellectuelle. Nous avons rompu avec le productivisme. Il s’agit de produire et de consommer de manière responsable. L’émancipation des peuples c’est aussi le fait de garantir un avenir libéré des entraves nées de la pollution et des maladies qu’elle entraîne.

Malgré les déceptions provoquées par la conférence de Copenhague, l’humanité prend aujourd’hui conscience qu’elle s’est peut être engagée dans un processus lent, de suicide écologique, par l’épuisement des ressources naturelles sur lesquelles elle est assise. Parallèlement aux questions climatiques, elle doit affronter le problèmes de pollutions chimiques, de l’épuisement de la biodiversité, du manque de terre, de forêts, d’air respirable, d’eau potable, de sources d’énergie. Ce à quoi se rajoutent les questions démographiques et alimentaires.

Toutes ces questions élargissent la crise générale de la mondialisation dont nous avons parlé tout à l’heure. Et nous renvoient elles aussi aux enjeux d’un monde organisé, dépassant les égoïsmes à courte vue dans une coopération structurée et efficace.

Au delà de la justice sociale dans une croissance solide, le mouvement socialiste doit remettre en cause: l’accumulation compulsive et la soumission à des désirs voraces et insatiables, l’action permanente et l’urgence chronophage, l’ambition compétitive et le culte de l’instant, la religion du changement, du bougisme. Bref dépenser plutôt que penser comme le dénonce souvent Martine Aubry.

La réconciliation de l’homme avec l’homme ne passe plus par un changement de système mais par une attitude radicalement différente vis-à-vis de la nature, de l’égalité sociale et de la coopérations des nations

C’est pourquoi, Cancún ne doit pas être un échec. Les puissants de la planète qui savent trouver des accords commerciaux bénéfiques pour leurs entreprises doivent créer les conditions favorables pour trouver des accords politiques, notamment sur le plan de la lutte contre le réchauffement climatique, bénéfiques pour l’ensemble des peuples de la planète.

Pour que Cancún soit un succès, il faut populariser l’Appel de Paris. Nous ne devons pas nous en tenir à une intention ou une proclamation. Ce appel doit dans les deux semaine qui nous séparent de l’ouverture de la Conférence, être porté et relayé par chacun de nos partis. Nous devons le publier dans nos médias nationaux, organiser avec les ONG, les syndicats et les citoyens qui le veulent et en faire une

revendication populaire. Si tous les membres de l’International socialiste répondent positivement. Si les groupes parlementaires se font l’écho de nos propos alors nous serons une force ou matérielle. Et la conférence de Mexico sera un point d’appui, le point de départ d’une « organisation mondiale climat ».

Ce n’est pas grand chose pour chacun de reprendre cet appel mais si de l’Argentine au Canada, de l’Australie à l’Europe, de l’Afrique au Moyen-Orient et à l’Asie nous reprenons l’Appel de Paris, nous pèserons sur la conférence de Cancun et notre collectivité socialiste aura été utile, comme elle a été utile il y a un siècle !

28 Avr

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Mon intervention lors du Conseil National du PS sur un nouveau modèle de développement économique, social et écologique

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Le Parti Socialiste était réuni en Conseil National mardi 27 avril pour débattre dans le cadre de la prochaine convention sur le nouveau modèle de développement économique, social et écologique. Je suis intervenu lors de ce débat et je vous propose de retrouver mon discours ci-dessous:


Discours de Jean-Christophe Cambadélis
envoyé par PartiSocialiste. – L’info video en direct.

07 Déc

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Sommet de Copenhague: un espoir pour notre planète

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copenhague-homeAujourd’hui commence le Sommet de Copenhague. Le Parti Socialiste se mobilise pour que cette semaine de négociation initiée par l’ONU autour de la question écologique et du développement durable ne soit pas un échec car l’enjeu est d’importance.

D’abord, parce que ce sommet doit permettre de faire accepter aux pays riches, qui portent une grande responsabilité dans la situation actuelle, de prendre les mesures nécessaires pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre par une baisse de 40 % à l’horizon 2030. Ensuite, nous attendons beaucoup des annonces des pays dits « émergents » comme le Brésil, la Chine et l’Inde. Ce sommet est l’occasion d’engager une réflexion qui permette à ces pays de continuer à se développer économiquement tout en respectant l’environnement. Lire la suite…