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07 Jan

Commentaires fermés sur L’invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL

L’invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL

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JCC RTL bis 07012015

 

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité politique de Jean-Michel Aphatie dans la matinale de RTL.

 

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:

 


Rétrogradation de la France : « Un résultat… par rtl-fr

02 Déc

Commentaires fermés sur «Le Medef a pris la tête de l’opposition au gouvernement, ce n’est pas son rôle», Interview dans Les Echos

«Le Medef a pris la tête de l’opposition au gouvernement, ce n’est pas son rôle», Interview dans Les Echos

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Les Echos publient ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Le Medef, la CGPME et l’UPA organise ce mercredi à Lyon un rassemblement contre une politique qui étouffe les entreprises. Avez-vous envie de les rassurer ?

Les bras m’en tombent ! Aucun gouvernement de la Ve République n’a fait autant pour la compétitivité des entreprises – 50 milliards de baisses de cotisations, excusez du peu – mais pour les organisations patronales ce n’est jamais assez. Je peux partager l’idée que tout cela prend du temps et qu’il faut de la constance, de la confiance et de l’efficacité pour que les mesures que nous avons votées déploient leur effet. Mais le patronat a aussi un rôle à jouer dans le rétablissement de la confiance. Or son côté jamais content est propre à décourager toute personne qui aurait dit publiquement « J’aime l’entreprise ».

 

Appuyez-vous Bruno Le Roux lorsqu’il menace de mettre en cause les baisses de charges ?

Je comprends la colère suscitée par la surenchère patronale, mais je préfère appeler le patronat à se rasseoir à la table de négociation plutôt que de battre le pavé.

 

Et pourtant, le compte pénibilité, même amendé, leur parait source de tracas…

Cette mesure n’est pas négociable car il s’agit de justice sociale et de santé publique. Le Medef le sait et c’est précisément pour cela qu’il en fait son étendard. Il y a une politisation du Medef qui se conduit comme un parti politique et non comme un syndicat. Depuis deux ans, le Medef a pris la tête de l’opposition au gouvernement à la place de l’UMP. Ce n’est pas son rôle. Je regrette le manque de culture du compromis chez les organisations patronales : elles veulent leur gain tout de suite indépendamment de l’intérêt général. Ce qui rend très difficile toute politique contractuelle.

 

Vous avez dit vouloir aller beaucoup plus loin qu’Emmanuel Macron sur les retraites chapeaux. Que souhaitez-vous concrètement ?

Je souhaite la suppression de toutes les retraites chapeaux à l’exception des plus petites ou du cas des starts-up. Cette mesure serait transitoire, mais elle est nécessaire car il n’est pas possible de demander aux Français et aux collectivités locales de se serrer la ceinture et de continuer à tolérer des avantages indécents.

 

Qu’est-ce qu’une petite retraite chapeau ? L’idée d’un plafond de 300.000 euros circule…

300.000 euros, cela me paraît déjà beaucoup, mais on peut considérer que c’est une base de travail.

 

Vous demandez que la loi Macron se recentre sur la lutte contre la rente. La trouvez-vous trop timide sur les professions réglementées ?

Ce n’est pas une question de timidité mais de perte de sens. Ce projet devait être un moyen de lutter contre la rente et nous nous retrouvons avec une loi fourre-tout et des débats sur le travail du dimanche, le travail et nuit et la relecture de l’ANI qui risquent de polluer le sens de ce texte. Il y a un peignage à faire. Le temps de travail et les seuils sociaux ne devraient pas faire partie de ce projet de loi. Quant à la réforme du travail du dimanche elle devrait être plus encadrée : il faudrait limiter à 5 ou 7 dimanches la possibilité dévolue aux maires d’autoriser l’ouverture des commerces, avoir des zones mieux définies et surtout fixer par la loi les compensations offertes aux salariés, plutôt que de les laisser à la négociation collective, mieux encadrer le travail de soirée et protéger les salariés etc. Cela éviterait quelques abcès de fixation. Autre sujet, est-il juste d’augmenter les surloyers dans l’espoir vain que les locataires quitteraient ainsi leur logement ?

Mais cette loi a été mise en avant par Manuel Valls dans la lettre qu’il a envoyé à la Commission européenne afin d’obtenir un délai dans l’examen des budgets français….

Je suis troublé par l’argumentaire de cette lettre. Dans aucun traité européen, il n’est indiqué que les Etats doivent engager des réformes structurelles. Ce débat a été introduit suite au MES par la troïka dans son soutien à l’économie grecque. Et petit à petit, il est devenu un mode d’échange. Déjà que les 3% de déficit public sont un seuil discutable, les réformes structurelles ne sont pas de la compétence européenne. Par contre la croissance l’est. Que la France se modernise pour améliorer son système productif, je suis prêt à l’entendre, mais échanger du temps pour réduire les déficits contre des réformes structurelles, c’est mettre le doigt dans un engrenage qui n’est ni justifié par les traités ni juste sur le plan politique et économique.

 

C’est un reproche que vous faîtes au Premier ministre ?

Je suis simplement troublé par l’argumentaire de sa lettre.

Le plan Juncker sur l’investissement en Europe est-il à la hauteur des besoins ?

On peut toujours discuter de son niveau _ certainement insuffisant à ce stade _, de son objet, de son financement. Mais une chose est sûre : c’est une évolution majeure, un changement d’ère. Nous sortons enfin de la théorie Barroso, appuyée par les droites européennes, qui voudrait que la croissance jaillisse de l’équilibre budgétaire. C’est d’autant plus un tournant que la Commission européenne demande aux Etats d’apporter leur écot au fonds d’investissement européen, en proposant de sortir cette contribution du calcul du déficit au sens de Maastricht. Ce qui constituerait un précédent extrêmement important. Tout cela est à mettre au crédit de la détermination du président de la République, du voyage de Manuel Valls chez Madame Merkel et des partis socialistes européens qui ont conditionné leur soutien à Jean-Claude Juncker à ce plan de relance.

 

Entre Manuel Valls qui veut en finir avec la gauche passéiste et Martine Aubry qui veut, elle, en finir avec les vieilles recettes libérales de Blair et Schröder, de qui vous sentes-vous le plus proche ?

De moi-même. Je ne me détermine par rapport à personne mais par rapport à l’intérêt du pays, de la gauche et du PS. Le PS ne procède pas de l’exécutif. Il est autonome. La solidarité ne se discute pas, mais elle procède d’une analyse indépendante comme nous la menons sur la loi Macron. Je préfère un Parti socialiste qui pèse dans les débats quotidiens qu’un PS qui piaille ou qui s’aligne en permanence. Donc l’orientation du PS lors du congrès de juin prochain ne se détermina pas par rapport aux personnes mais par rapport aux idées.

 

Quelle est l’identité du PS aujourd’hui ?

Depuis septembre, nous élaborons une charte semblable à celle des partis sociaux-démocrates d’Europe du Nord. La nouvelle identité du PS procède de ruptures. C’est un projet de société qui place la question écologique au même niveau que la justice sociale et la République alors que nous étions jusqu’à présent productivistes et redistributeurs. Notre carte d’identité c’est le progrès humain. Notre combat c’est la domestication écologique et sociale de l’économie de marché, notre ennemie, la nouvelle hégémonie culturelle du bloc réactionnaire anti républicain, sorte de « zemmourisation » des esprits. Enfin, notre adversaire, la tentation thatchérienne libérale, néoconservatrice de la droite et de l’UMP et du Medef.

J’ajoute que nous allons publier les 1.500 propositions faites par tous ceux qui ont participé à nos états généraux. Il y a entre autres la demande d’une réforme fiscale et d’un ciblage des aides aux entreprises les plus exposées à la concurrence. Je porterai ces propositions.

 

Mais l’exécutif ne veut pas d’un ciblage de ces aides pour cause d’inconstitutionnalité…

Alors il faudra discuter afin que l’esprit de ces propositions soit entendu

 

Propos recueillis par Elsa Freyssenet et Etienne Lefbvre

13 Oct

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Madame Le Pen découvre l’économie

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logops160

 

Madame Le Pen, le nouveau devin de l’économie internationale, est capable d’anticiper les conséquences de la sortie de la France de l’Euro, comme si cela n’avait aucune conséquence sur l’économie européenne et internationale.

Sans doute, ce plan de sortie de l’euro s’appuie-t-il sur la lex monetae qui voudrait que les dettes françaises contractées en euros en droit français soient remboursées dans la devise et le taux de change souhaités par la France. Mais rien n’est moins sûr.  Et de cette prémisse dépend toute l’analyse de Mme Le Pen.

Quelles seraient les conséquences d’une sortie de l’Euro sur l’économie française et européenne ? Mme Le Pen assure que le « nouveau Franc français » serait couplé à un euro « monnaie commune ». Quel serait cet euro ? Avec quel consensus politique européen, quel Etat partenaire ?

Mme Le Pen souhaite dévaluer la devise nationale de 20% , afin de gagner en compétitivité. Cela sera le cas dans un premier temps, mais au prix d’une hausse des prix des biens importés, c’est-à-dire au prix d’une baisse du pouvoir d’achat des Français. Au-delà, quels effets cela aura-t-il sur l’importation des biens intermédiaires nécessaires à la production française ? Cela nécessitera-t-il une seconde dévaluation ? Qu’en sera-t-il des politiques monétaires de nos partenaires commerciaux ?

Mme Le Pen soutient que les créanciers garderont confiance en la France. Mais le crédit et la confiance se gagnent, lentement, ils ne se décrètent pas !

Pourquoi un créancier accepterait-il de se faire rembourser dans une devise fragile, qui peut être dévaluée du jour au lendemain ?

Madame Le Pen préconise une voie incertaine et dangereuse, qui pose plus de problèmes qu’elle n’en résout.

Le Parti socialiste préfère s’attaquer aux dangers de la déflation en Europe, en travaillant concrètement à un plan de relance européen et en insistant sur la nécessaire coordination des politiques fiscales et sociales en Europe. Incontestablement, la politique monétaire joue son rôle, mais c’est maintenant au niveau politique européen qu’il faut avancer. C’est tout l’objet de l’action et du travail de conviction auprès de nos partenaires européens conduits depuis maintenant des mois par le gouvernement et le Président de la République, à l’heure où pour la première fois les institutions financières internationales reconnaissent le besoin d’une relance de l’investissement public et les conséquences catastrophiques de leurs recommandations passées sur le développement économique.

 

 

19 Sep

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L’invité de « Des paroles et des actes » sur France 2

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DPDA 18092014

 

Jean-Christophe Cambadélis était jeudi soir l’invité de David Pujadas dans l’émission Des paroles et des actes sur France 2.

Il faisait face à Nathalie Kosciusko-Morizet députée UMP, Marine Le Pen présidente du Front National, François Bayrou, président du Modem et Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF.

Les différents intervenants ont réagi à la prestation du président de la République lors de sa conférence de presse et ont discuté de la situation politique et économique de la France.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’émission ci-dessous:

 

15 Sep

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Interview dans Efsyn, Le journal des rédacteurs grecs

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Le journal des rédacteurs grecs (Efsyn) publie une interview que vous pouvez retrouver en cliquant ici (version originale) ou lire en français ci-dessous:

 

Vous avez lancé des « Etats généraux » des socialistes lors de l’Université d’été. Est-ce un moyen de recoller les morceaux, vous qui parliez de « vaisselle cassée », à La Rochelle ?
Non ! Ces Etats généraux sont ceux du Parti Socialiste. Nous estimons nécessaire de nous réinventer de fonder un nouveau progressisme. D’abord la mondialisation a percuté les partis socialistes et sociaux-démocrates en Europe et dans le monde. Ensuite, le modèle de production issu du keynésianisme et du toyotisme a lui-même été percuté par les nouvelles inventions technologiques ; nous sommes dans la révolution de l’immatériel, ce qui a des conséquences sur l’organisation sociale. Enfin, plus modestement, en France, le paysage politique s’est modifié : jusqu’à présent, et depuis les années 70, régnait une espèce d’alternance entre la gauche et la droite ; aujourd’hui, une troisième force, le Front National, est venue supplanter les formations traditionnelles. Nous sommes donc passés d’un bipartisme à un tripartisme, ce qui modifie la manière dont nous devons intervenir. Nous devons donc nous réinventer. Et puis, depuis longtemps, les forces de gauche (écologistes, communistes, radicaux…) sont divisés. Or, toute tendance confondue, la gauche fait moins que 30%, c’est-à-dire moins que le FN seul. Il était donc nécessaire de recommencer à se parler droit dans les yeux, quitte à casser un peu de vaisselle.

 

Mais il y a aussi de la vaisselle cassée au sein du PS. Deux courants s’opposent désormais, l’un « pro-gouvernemental », l’autre « frondeur ». Il semble qu’il y ait un travail de restructuration du PS à effectuer…
Je n’ai pas cette lecture. Les désaccords actuels dans le PS ne sont pas globaux, comme entre le rocardisme, le chevénementisme et le mitterrandisme, ceux sur le traité de Maastricht ou la sortie du serpent monétaire européen. Nous avons des divergences sur l’ampleur de la politique d’aide aux entreprises pour qu’elles retrouvent leur compétitivité. Certains estiment qu’il faut limiter cette politique, et soutenir plus fortement la demande. D’autres estiment qu’il faut un choc de confiance et pour cela il n’est pas nécessaire de cibler les aides aux entreprises dans une première étape. Ce désaccord, certes fort, ne porte que sur un aspect de la politique économique. Il n’y a pas d’autres contestations sur d’autres sujets. Ceci prend de l’importance à partir du moment où nous sommes au pouvoir et administrons le budget. Les tensions sont parfois grandes. Mais pas au point de remettre en cause la majorité du parti, ni celle au Parlement.

 

Même chez des ténors du PS la politique gouvernementale ne satisfait pas. Martine Aubry a demandé des « inflexions dans la politique économique ». Or, Manuel Valls, répond : « elle est où, l’alternative ? » Le gouvernement s’inscrit clairement dans le libéralisme économique…
Je ne pense pas. Un rapport parlementaire va sortir, indiquant si l’argent a été utilisé à bon escient ou non. Ce débat est donc bientôt obsolète. Quand le Premier ministre parle d’alternative, il ne parle pas d’économie. Il dit : « regardez le résultat du Front de Gauche, des écologistes » : nous sommes tous dans le même bateau et ne pesons pas lourds dans les résultats électoraux et les sondages. Arrêtons de nous critiquer pour nous critiquer. En outre, Martine Aubry a toujours eu, une position d’apaisement et de propositions. elle ne se situe pas dans la contestation globale de la gauche du Parti socialiste ou du Parti communiste français.

 

Le gouvernement applique une politique de rigueur, n’est-ce pas ?
Rigueur oui, austérité non…

 

En Grèce, le Pasok a aussi commencé par appliquer une politique de rigueur. Et au fur et à mesure, l’économie a été plombée. Finalement, en Grèce, la crise est totale. N’avez-vous pas peur que le PS soutienne un gouvernement qui suive cette logique ?
Le drame de la Grèce réside dans la purge libérale qu’elle n’était pas en capacité de supporter. Nous avons eu à l’égard de la Grèce une attitude dogmatique, due à l’ordo-libéralisme bruxellois qui s’est révélé catastrophique : il a brisé tous les ressorts d’une économie qui était faible même si l’on a mis en exergue des gens qui ne payaient pas d’impôt, pas de taxe et un Etat faible. Nous ne sommes pas la Grèce ! En France, le gouvernement et le Président de la République ont cherché à éviter deux drames. Le premier, appliquer une politique par trop austéritaire qui aurait conduit à ce que les Français descendent dans la rue. Il fallait faire des réformes mais pas au point qu’elles soient génératrices d’explosions sociales. De l’autre côté, ne point faire de réforme, ne point avancer dans la réduction de la dette aurait conduit à ce que les marchés financiers sanctionnent l’économie française. Le loyer de l’argent emprunté aurait été de plus en plus en plus cher. Là, nous serions arrivés à une situation à la grecque, c’est à dire à une incapacité à nous financer sur les marchés. Cette stratégie du bouclier visait à protéger la France de ces deux risques. S’il y a toujours trois millions de chômeurs – et c’est trop – ils sont indemnisés ; pas assez, mais ils le sont. Il existe toujours un régime du minimum vieillesse, un SMIC, des bourses pour les étudiants, un système de protection sociale qui doit se réformer mais à un rythme que nous estimons supportable. L’économie française est aujourd’hui sous-productive ; elle a perdu des parts de marché dans l’industrie – nous sommes derrière l’Italie et l’Espagne ; nous sommes effondrés en terme industriel – il faut reconstituer notre potentiel industriel.

 

Les frondeurs annoncent pourtant qu’ils s’abstiendront lors du vote de confiance au gouvernement…
Je le regrette mais c’est ainsi. Je ferai simplement observer: le pilier de la contestation portait sur le respect des « critères de convergence » à 3%. Nous allons être à 4% et l’assumer devant Bruxelles et Berlin. Cela aurait mérité d’être enregistré comme il eut été judicieux de soutenir le gouvernement lorsqu’il refusa l’augmentation de la TVA ou de déverrouiller les 35h.  C’est ainsi que je vois une opposition constructive dans le PS. Par contre je ne partage pas leur idée d’une majorité alternative PCF-VERT- PS. Le Parti socialiste est majoritaire à lui seul, il n’y a aucune raison d’aller se subordonner au PCF qui préconise – et c’est son droit –  de ne pas se préoccuper de la compétitivité et de nos déficits.  Nous devons être  nous-mêmes, ni sociaux-libéraux, ni néo-communistes,  unitaires mais pas soumis. La majorité de la gauche du PS partage d’ailleurs cet avis.

 

En Grèce, c’est ainsi qu’a commencé l’effondrement du Pasok : des députés qui se sont d’abord abstenus, puis qui n’ont plus soutenu la politique contraire à leurs principes…
Désolé de vous contredire, l’effondrement du Pasok a commencé le jour où, convoqué à Nice par Madame Merkel et Monsieur Sarkozy lors d’un sommet européen, le chef du gouvernement grec a renoncé à son référendum sur l’appartenance à l’Europe. J’observe que le parti de gauche Tsipras qui participa à la campagne du « PC »  européen veut renégocier la dette mais ne la nie pas et soutien le plan de relance de Monsieur Juncker ce que la gauche néo-communiste française ne fait pas. Enfin je forme le vœu que les trois partis de gauche en Grèce puissent s’allier pour conjurer la montée des néo-nazis et battre la droite.

 

Michel Sapin affirme qu’il n’y a pas de relation directe entre embauches et Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Le CICE était pourtant censé favoriser la reprise et l’emploi.
Cette déclaration de Michel Sapin est plutôt une réponse à une critique qu’une position politique. La critique consiste à dire les politiques de l’offre sont utilisées pour les dividendes des actionnaires au lieu de soutenir les entreprises et ne créent pas  d’emploi. Michel Sapin répond : c’est une dynamique qui doit produire l’emploi mais il n’y a pas de relation mécanique : accorder un soutien aux entreprises crée l’emploi. Nous ne sommes pas dans l’économie administrée ou le plan décide le soutien contre l’emploi.

 

Mais les mesures pour stimuler la compétitivité, pour augmenter la marge des entreprises n’ont jamais été « de gauche ».
Tout à fait !

 

Alors, finalement, ce gouvernement est-il encore de gauche ?
Oui !

 

Mais vous venez de répondre « tout à fait » !
Pour distribuer il faut produire, sinon c’est de la monnaie de signe.  Quand nous sommes arrivés aux responsabilités, il y avait une augmentation de 600 milliards de la dette et un effondrement de notre industrie avec des plans sociaux multiples. Que pouvions nous faire ? Nationaliser les entreprises ? Non, car la dette très élevée. Il restait donc à l’entreprise de « se refaire de la compétitivité ». Comment ? En baissant les salaires ? Non en permettant l’investissement dans les machines outils, la recherche, d’où la BPI, le CICE etc. Le débat a été focalisé sur le thème suivant : faut-il donner de l’argent aux entreprises sans contreparties ? Le PS a demandé la commission de suivi parlementaire sur le CICE ou un observatoire des contreparties par le pacte de responsabilité. Si ceux qui critiquent ont raison, la mesure sera rectifiée. Dans quelque temps, ce débat sera derrière nous. D’autant que la situation économique change : nous ne respectons pas les 3%, nous aidons les ménages en baissant les impôts, nous maintenons le périmètre de la fonction publique, nous allons faire un grand plan d’investissement, obtenons de l’Europe 300 milliards, nous avons une BCE qui de fait créer de l’inflation et fait baisser l’euro. C’est la réalisation d’une inflexion politique majeure.

 

Au sein du PS, un certain nombre de cadres n’ont-ils pas décidé de suivre coûte que coûte les politiques européennes quand d’autres veulent s’en libérer ?
Il n’y a dans le PS qu’une infime minorité qui veut suivre coûte que coûte les « recommandations libérales de Bruxelles »  et il y a qu’une infime minorité qui veut sortir de l’Europe et de ses contraintes. Les socialistes pensent que l’Europe n’est pas un lapsus de l’Histoire, que la coordination – c’est-à-dire une politique complémentaire – est nécessaire pour défendre notre modèle dans la mondialisation. Enfin, tous les socialistes pensent que face à la déflation qui vient, l’Europe doit mettre sur pied un plan de relance et nous nous réjouissons ensemble du cour actuel de la BCE.

10 Sep

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L’invité du « Club de la Presse » sur Europe 1

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Jean-Christophe Cambadélis était ce soir l’invité de Nicolas Poincaré dans le « Club de la Presse » sur Europe 1.

Il a répondu aux questions de Gérard Carreyrou, Olivier Duhamel et Michèle Cotta.

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’émission en cliquant ci-dessous:


Jean-Christophe Cambadélis dans « Le Club de la… par Europe1fr


Jean-Christophe Cambadélis dans « Le Club de la… par Europe1fr


Jean-Christophe Cambadélis dans « Le Club de la… par Europe1fr


Jean-Christophe Cambadélis dans « Le Club de la… par Europe1fr

31 Août

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L’invité d’Apolline de Malherbe sur BFM TV

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04 Juin

Commentaires fermés sur Déclarations du numéro 2 du MEDEF : Monsieur Roux de Bézieux, la surenchère et le sectarisme ne sont pas une solution à la crise

Déclarations du numéro 2 du MEDEF : Monsieur Roux de Bézieux, la surenchère et le sectarisme ne sont pas une solution à la crise

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logops160

Les propos tenus par le numéro 2 du MEDEF dans Le Figaro de ce jour ne sont à la hauteur ni de la situation économique du pays, ni de la mission d’une organisation patronale.

Alors que le quinquennat de François Hollande est celui du redressement productif, éducatif, financier du pays pour la souveraineté et l’emploi, qu’il consacre le dialogue social pour réformer la France, que les entrepreneurs et les salariés dans les territoires sont mobilisés pour la croissance, une partie du patronat institutionnel semble vouloir s’exonérer de ses responsabilités.

La France a besoin d’une économie partenaire, pas de surenchère mâtinée de paroles sectaires.

Le gouvernement a bâti un pacte de responsabilité et de solidarité pour sortir de la crise et combattre le chômage. Dans ce cadre, des réductions d’impôts et des allègements de cotisations, qui s’ajoutent au crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), ont pour objectif de soutenir les entreprises pour qu’elles investissent, innovent, embauchent, exportent. C’est un effort massif et décisif de toute la nation pour son outil productif et son modèle social.

En retour, le pays est en droit d’attendre du MEDEF qu’il tienne ses engagements et d’abord dans les négociations qui se déroulent au sein des branches professionnelles pour fixer les objectifs en matière de qualifications, d’investissement, d’emploi.

Le soutien aux entreprises, et d’abord aux PME et aux ETI, le développement de l’industrie, la bataille pour l’activité et la compétitivité ont besoin d’action et de rassemblement, pas de diversion, de division ou de surenchère.

 

20 Fév

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Le quinquennat se joue maintenant

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francoishollande

Le quinquennat se joue tous les jours, mais il y a des moments où se cristallisent l’attention et les décisions. Tout fait sens en même temps que les attitudes et les choix engagent le pays. Le budget européen, honorable compromis, mais déception sur la croissance européenne. L’impossibilité d’atteindre cette chimère nécessaire des 3% maintenant. Les pronostics de croissance qui tangenteront zéro. La montée vertigineuse du chômage, la sarabande de la Cour des comptes pour nous engager dans l’austerité renforcée. Sans parler de l’exigence de toutes parts de réduire la dépense publique au-delà du nécessaire, lever le pied et la France a le destin de l’Argentine. D’autant que les déficits sociaux vont nécessairement augmenter. L’austérité renforcée, ce nouveau tour de vis qu’on nous demande ici ou là. C’est – au-delà de son caractère socialement difficilement supportable – prendre le chemin du couple infernal réduction des dépenses / récession, visible en Grèce, au Portugal ou en Espagne. Il faut donc avoir beaucoup de sang froid et maintenir la ligne de redressement autour de la compétitivité, l’effort justement réparti, la maitrise des dépenses initialement promis autour de 60 milliards d’euros. Il faut réaffirmer que la trajectoire est bonne. On a jamais désendetté à ce point dans ce pays. Il faut continuer à agir en France et plaider en Europe pour les instruments de la croissance. L’Allemagne est confrontée au mur de son idéologie. Le théorème Merkozy « de l’austérité jaillira la croissance » a conduit – sous les applaudissements des conservateurs européens – à la récession qui pénalise les exportations allemandes. Barack Obama défend une vigoureuse politique de relance. Jour après jour, hommes politiques, décideurs, économistes, s’élèvent contre l’absence de relance européenne.

Il serait paradoxal alors que nous nous sommes fixés un objectif de 3% irréalisable, de constater que celui non réalisé nous conduit à approfondir l’austérité. Donc les décisions dans les jours qui viennent seront décisives pour le quinquennat.

13 Jan

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Lorsqu’on dégrade la France on la ramène pas on s’en va !

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La tristesse s’abat sur la France. Nous voilà dégradés ! C’est la facture Sarkozy. Il nous a dégradé socialement, puis moralement ! Et enfin internationalement. C’est maintenant la dégradation de la confiance économique. Personne ne s’en réjouit mais personne ne s’en étonne. En politique économique les solutions proposées : l’austérité sans croissance ! Cela ne pouvait convaincre personne et elle étrangle seulement les Français. Nicolas Sarkozy a durablement plombé la France ! Il est temps qu’il s’en aille. Car pour remonter la pente c’est encore les Français qui en seront de leurs poches.