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11 Mai

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Lettre ouverte à Bruno Le Maire

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Jean-Christophe Cambadélis a adressé ce matin une lettre ouverte à Bruno Le Maire concernant la réforme des collèges que vous pouvez retrouver ci-dessous :

 

Monsieur le Ministre,

 

Vous avez pris la plume, enrôlant au passage une centaine de parlementaires, pour enjoindre le Président de la République de retirer un texte: La réforme des collèges, que vous n’avez pas traité de scélérat, mais c’est tout comme.

Plutôt adepte du conservatisme bon teint, que de l’agitation gauchiste, on s’interroge d’emblée sur les motivations profondes de votre « coup », que vous espérez d’éclat !

Comment un ancien directeur de cabinet de Monsieur Villepin, Ministre de Messieurs Fillon et Sarkozy, n’ayant pour seul titre de gloire, lors d’une primaire interne, d’avoir perturbé le retour de l’ex-président à l’UMP, en est-il arrivé là ?

Comment un ministre, jugé conformiste de droite, a t-il pu être saisi par la « radicalité » contestataire ?

Comment peut-il rejoindre un syndicat, « corps intermédiaire », tant vilipendé hier, au milieu d’une manifestation ? Pour tenter de la récupérer sans doute. Mais dans quel but réel ?

Nous scrutons avec attention la lettre ouverte, qui à défaut de contenu, présente un contenant. Vous en appelez à l’Histoire ! L’Histoire « retiendra » ! L’Histoire « retiendra » ! On se dit que c’est redondant, mais signifiant. On se dit aussi que le défilé du langage, ou plutôt de la plume, démontre que vous voulez être reconnu dans cette histoire.

Mais oui ! Sommes-nous bêtes ! Et nous qui croyons benoitement qu’il s’agissait de l’avenir de nos enfants. Vous vous êtes mobilisé avant tout pour la primaire de l’UMP ! Il s’agissait de démontrer que vous pouviez être soutenu par quelques parlementaires. Vous avez constaté que Nicolas Sarkozy se propose de régner sur la droite, l’extrême droite jusqu’à la République… Cherchez l’erreur !

Devant tant d’appétit, il fallait vous faire remarquer. Il vous fallait, somme toute, un peu d’oxygène, c’est ainsi. Et en appeler au Président, ça pose son homme dans une pré-présidentielle. Si on veut être remarqué dans notre système médiatique, il faut provoquer. Et puis, vous vous êtes dit : « Pas de grands hommes sans une grande cause » disait l’autre ». La votre sera… le latin

Pas sûr que cela touche tout à fait la majorité de nos concitoyens, mais cela résume toute votre croisade.

Elle fait sens par son drapeau. Il ne s’agit pas de l’élitisme républicain, mais du conservatisme des élites. Une primaire, surtout à l’UMP, vaut bien une messe, elle sera chez vous en latin.

« Toucher au latin c’est toucher à notre identité française », dira l’un des signataires, Monsieur Ciotti, qui vous traduit en bon français. Il est vrai qu’avec Monsieur Estrosi il a décidé de s’attaquer à la montagne du Front national par la face extrême droite.

Mais Monsieur le Ministre, je vous en prie, sapere aude , osez étudier la réforme en détail et vous verrez que votre attaque est un couteau sans lame.

Dans le nouveau collège, comme actuellement, les élèves qui en font le choix, pourront apprendre le latin de la cinquième à la troisième, et le grec en troisième avec le même nombre d’heures qu’aujourd’hui.

Pour vous, peu importe que les bruits de la ville soient faux, le recul du nombre d’heures de français, de mathématiques ou d’histoire-géo ; faux la valorisation de l’apprentissage d’une religion par rapport à une autre ; faux la réforme mettant fin à l’égalité, ou à la disparition de l’apprentissage de l’allemand.

Mais là où le brulot rejoint l’imposture, c’est l’accusation de vouloir faire des économies. Franchement ! Venant d’une formation qui a pilonné la volonté qui est la nôtre, de donner des moyens budgétaires à l’Education nationale, là où le gouvernement et le chef de l’Etat, François Hollande, ont porté l’effort de la nation à 65,02 milliards d’euros, là où vous vous proposez de réduire les postes et le budget, vous vous moquez du monde !

Reste le nivellement par le bas ! Ah ! Le vieux mot d’ordre de l’extrême droite contre l’égalité ! Et bien souffrez, Monsieur le Ministre, que ceci nous sépare. Comme la République sépare toujours les progressistes des conservateurs. Vous voulez protéger les privilèges des dominants dans la reproduction des élites.

Votre cri de guerre résume donc votre entreprise et votre camp. Ce que vous détestez dans cette réforme, qui n’est pas achevée et soutenue par des syndicats étudiants et enseignants. Ce que vous ne supportez pas, c’est que nous nous attaquions à la ségrégation scolaire, aux inégalités.

Alors maintenant c’est clair, et au bout, votre lettre aura été salutaire, elle permet de « dévoiler » le sens de votre poulet : Lutter pour l’immobilisme et le conservatisme.

Et bien pour nous, la République, c’est donner les moyens de l’émancipation. Elle rime chez nous avec progrès et égalité.

Voilà pourquoi nous allons vous combattre, nous dirons aux Français : Non au « non à l’égalité au collège ».

Nous sommes sûrs dans ce combat d’être entendus par une majorité de parents et de Français.

Recevez, Monsieur le Ministre, mes salutations républicaines.

 

Jean-Christophe Cambadélis

Député de la 16e circonscription de Paris

Premier secrétaire du Parti Socialiste

07 Mar

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Les droits des femmes sont un combat socialiste et universel

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logops160

La gauche a toujours œuvré pour la liberté et l’émancipation des femmes. En 1975, la loi sur l’avortement n’aurait jamais été votée si ce n’était grâce aux voix socialistes, son remboursement est rendu possible en 1982 par la loi Roudy, les délais sont allongés par la loi Aubry en 2001. Depuis 2014, l’IVG est gratuit pour les mineures, et la suppression de la notion de détresse affirme que même difficile l’avortement reste un choix libre.

En 1983, c’est encore la ministre socialiste Yvette Roudy qui porte la loi sur l’égalité professionnelle pour mettre fin aux discriminations salariales. Enfin la loi du 4 août 2014, impose des mesures contraignantes et efficaces aux entreprises, aux institutions et aux partis politiques pour faire de l’égalité une réalité.

Notre parti a été le premier dès 1997 a imposé des candidatures femmes aux élections législatives. En 2000, la loi Jospin oblige à la parité dans les scrutins de liste à la proportionnelle et pénalise les partis qui ne présentent par assez de candidatures femmes aux élections. Dernièrement la loi du 13 mai 2013 relative aux scrutins binominaux fera de nos assemblées départementales des assemblées paritaires.

Pourtant ces lois ne suffisent pas et le plafond de verre demeure. Il  faut un véritable changement des mentalités et cela commence dès le plus jeune âge grâce à l’éducation et à la lutte contre les stéréotypes. Faire progresser les droits des femmes, c’est vouloir une société plus juste et une démocratie plus efficace. Ce combat est celui de tous les socialistes femmes et hommes. Il appartient à notre histoire, à nos valeurs et à notre identité. L’égalité femmes hommes est universelle. Elle doit être défendue face aux conservatismes et aux obscurantismes qui menacent les libertés et les droits de toutes et de tous partout dans le monde y compris dans notre propre pays.

En cette période de crise économique, les femmes subissent plus que les autres ses conséquences.  Nous, femmes et hommes socialistes, avons  la responsabilité de donner leur juste place aux femmes dans la représentation politique et sociale et d’améliorer leur vie quotidienne. Le socialisme est un féminisme.

06 Mar

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A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, retrouvez la tribune de Claude Roiron et Jean-Christophe Cambadélis !

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Tribune JCC Claude roiron

 

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, retrouvez la tribune de Claude Roiron et Jean-Christophe Cambadélis :

 

La journée internationale du 8 mars s’ancre dans une histoire qui, dès le début, a fait des femmes des actrices sociales revendiquant l’égalité dans les usines tant à l’Ouest aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle, qu’à l’Est en Russie lors de la période révolutionnaire de 1917.

Reconnue par les Nations Unies en 1917, par la France en 1982, cette journée invite tous nos concitoyens à se mobiliser sur la question de l’égalité femmes-hommes qui reste d’une brulante actualité. Ce combat est à l’échelle de la planète car les droits des femmes sont universels et force est de constater que dans de trop nombreux pays les femmes sont reléguées dans l’espace privé, sont parfois amoindries et maltraitées sans que les auteurs de ces méfaits ne soient inquiétés. Dans d’autres pays elles n’ont simplement aucun droit. Vingt ans après la conférence des Nations Unies à Pékin qui avait comme objectif l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes partout dans le monde, nous sommes encore loin d’avoir atteint ce but. Les bonnes volontés ont reculé devant les conflits, les guerres, les crises économiques et l’émergence d’Etats terroristes qui transforment les femmes en ombre noire.

Dans notre pays les progressistes et en particulier les socialistes ont toujours considéré qu’augmenter les droits des femmes c’était faire évoluer la société et améliorer la démocratie. Les combats féministes font partie de notre identité de socialiste. L’IVG fut voté avec les voix de la gauche en 1982 la loi Roudy permit le remboursement de l’IVG, la loi Neiertz en 1993 créa le délit d’entrave et la loi Aubry en 2001 allongea le délais légal de recourt à l’IVG à 12 semaines. Depuis 2012, l’IVG est remboursé à 100 % pour les jeunes filles mineures et les examens préalables sont pris en charge. La loi « égalité réelle » de 2014 a supprimé la notion de détresse car même difficile l’avortement reste un choix.

Du point de vue de l’égalité, la France a beaucoup progressé, nous sommes passés en 2014 de la 45ème place à la 16ème place selon le classement annuel du Forum économique mondial. L’égalité de droit est acquise, il reste à conquérir l’égalité réelle car dans le domaine professionnel et salarial beaucoup de choses sont encore à accomplir même si la loi récente de 2014 a instauré et renforcé les sanctions à l’encontre des entreprises qui ne mettent pas en œuvre ce principe de justice sociale.

Dans un moment de grave crise économique comme celui que nous traversons, les femmes sont les premières victimes du chômage, de la précarité, des emplois peu qualifiés à temps partiel.

C’est pourquoi nous devons agir sur deux axes à la fois : renforcer la formation initiale et continue des femmes en commençant par mieux orienter les filles dans le système éducatif et améliorer les conditions de celles qui vivent aujourd’hui les difficultés du quotidien : création massive de places de crèche de proximité, amélioration des transports en commun, appui aux familles monoparentales. Ces chantiers sont actuellement mis en œuvre par le gouvernement.

Ces changements supposent une transformation progressive des mentalités et une prise en compte de ces sujets par l’ensemble du corps social afin que nous puissions ensemble, femmes et hommes, passer de l’égalité de droits à l’égalité réelle.

L’Education nationale doit être à ce rendez-vous comme à celui de la promotion de la laïcité, car la laïcité est le meilleur rempart contre l’obscurantisme qui relègue les femmes au second plan et souvent les asservit. La laïcité est le meilleur garant de la liberté et de l’émancipation des femmes.

Le Parti socialiste, même s’il est difficile de faire reculer certaines habitudes, a fait depuis deux décennies, de la parité, un enjeu politique majeur. Lionel Jospin, d’abord, aux élections législatives de 1997 puis avec la loi instaurant la parité dans les fonctions électives en 2000. Plus récemment, François Hollande a nommé le premier gouvernement paritaire de l’Histoire de la France. Dernièrement nous avons établi un scrutin binominal paritaire qui fera passer les assemblées départementales de 14% d’élues à 50% au niveau national. C’est un grand pas en avant.

Le Parti socialiste a même osé présenter une femme à l’élection présidentielle en 2007 et s’est doté d’une Première secrétaire de 2008 à 2012.

Réformer la société vouloir une société plus juste, plus tolérante, plus égalitaire, c’est le projet de tous les socialistes. Ce projet doit donner aux femmes la place qui leur revient car aucune croyance, aucune idéologie, aucune opinion ne peut justifier que la moitié de l’humanité ne participe pas à la construction de son propre destin.

Le socialisme est aussi un féminisme. Ce n’est pas un combat d’arrière garde, c’est un combat d’aujourd’hui et de demain car nous voyons que la société française est traversée par de forts courants conservateurs et même réactionnaires qui voudraient voir les femmes reléguées au second plan de la scène politique et sociale.

Ne nous laissons pas non plus duper par l’affichage et la manipulation simplistes, de celle qui nous laisserait croire qu’il suffit d’être cheffe de parti pour améliorer par enchantement le sort de toutes les femmes. L’extrémisme, même incarné par une figure féminine, est un danger pour la démocratie car précisément il réduit les libertés individuelles et en particulier celles des femmes.

L’émancipation des femmes, le droit de choisir leur vie est un combat de gauche porté par tous les socialistes.

08 Mar

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Journée internationale du droit des femmes

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A l’occasion de la journée du 8 mars, rappelons simplement quelques éléments :

En 2011, les salariées gagnent encore 27 % de moins que leurs homologues masculins ;

Dans les postes de direction, les femmes restent toujours sous-représentées et pire, elle continuent d’être sous-rémunérées ;

Le niveau de qualification des salariées est encore trop souvent sous évalué y compris quand celles-ci sont plus diplômées ;

La progression dans les entreprises est, pour cause d’interruption de carrière plus fréquentes, souvent freinées ;

Le travail à temps partiel subi l’est à 80 % par des femmes, et particulièrement les moins qualifiées d’entre elles ;

Et la précarité touche majoritairement les femmes, qui occupent encore quelques 60 % des Contrats à Durée Déterminée et voient la multiplication des contrats de moins de quinze heures par semaine…

C’est face à cette réalité, que le Sénat a adopté en février dernier, une proposition de loi relative à l’égalité salariale et professionnelle entre hommes et femmes, défendant la nécessité de passer de l’incitation juste pour les entreprises à la contrainte nécessaire. Incitation à la contrainte axée sur l’application d’un dispositif de pénalité financière sanctionnant les entreprises qui ne respecteraient pas leurs obligations en matière d’égalité professionnelle. Et l’application de cette contrainte doit être garantie par l’Etat. Et s’il est élu, François Hollande, s’y est engagé !

Les entreprises auront donc un an pour se mettre en conformité avec la loi. Ce délai passé, toute entreprise qui ne se sera pas pliée à la loi, perdra le bénéfice les exonérations de cotisations sociales ainsi que les réductions d’impôts lui étant, le cas échéant, applicables. L’égalité professionnelle et salariale n’est pas seulement une question de bon sens ou d’affichage, c’est un engagement d’égalité et de justice pour toutes et tous !