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01 Fév

Commentaires fermés sur Tunisie – Egypte, Jean-François Copé aux abonnés absents !

Tunisie – Egypte, Jean-François Copé aux abonnés absents !

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Invraisemblable ! Voilà le patron du parti unique de la majorité qui ne cache pas son désir présidentiel, incapable de dire un mot sur deux événements majeurs de ce début du 21ème siècle, la révolution tunisienne et l’insurrection démocratique égyptienne ! Pas un communiqué, pas une phrase, pas un mot, pas une pensée, bref, moins que Mme Michèle Alliot-Marie qui n’en dit pas lourd. On s’interroge: cécité, incapacité ou consignes de l’Elysée ? Lui qui veut débattre sans tabous des obsessions de la droite, histoire de les remettre au devant de la scène, il n’a pas trouvé une minute pour se pencher sur le cas tunisien ou sur le cas égyptien. Il est vrai qu’il aurait dû évoquer le retard à l’allumage de la diplomatie française. Ce mutisme en dit long sur la longe courte que Nicolas Sarkozy lui a passé autour du cou. Au delà bien sûr de marquer François Fillon. Quand même ce silence finit par interpeller…

31 Jan

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Beur FM reçoit Jean-Christophe Cambadélis

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Dans 48h nous serons fixés. L’affrontement ou l’effondrement en Egypte. L’armée tient les clés de l’évolution ou de la révolution. Ce n’est pas un bloc homogène. La suite c’est la rue. Les jeunes urbains « internetisés » et peut enclin à se satisfaire du replâtrage […] Le nouveau Vice-Président Omar Souleimane détient la réalité du pouvoir. Où ira-t-il pour le maintenir ?[…] Madame Alliot-Marie ne pouvait pas critiquer Moubarak qui venait de la recevoir, histoire de faire oublier l’impair tunisien […] J’appelle toujours à la responsabilité des socialistes. Trop de candidats aux primaires tuent les primaires […] Le brouillage du brouhaha, de la médiatisation des pré-primaires est un obstacle aux messages socialistes […] Rendons hommage à Martine Aubry qui a réussit à remettre le PS au travail.

30 Jan

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Egypte : La révolution de palais a-t-elle lieu ?

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La nomination d’Omar Souleimane, chef des services secrets comme vice-président et Ahmed Chafik, ministre de l’aviation militaire comme premier ministre marque un premier tournant dans la Révolte du Lotus.

Moubarak est mis sous le boisseau, son fils évincé, l’armée garde le pouvoir, la communauté internationale dont Israël (Souleimane « contrôle » la bande de Gaza) soulage. On va vite savoir si l’armée tolère comme depuis deux jours de nouvelles manifestations.

À noter le fait que les Frères musulmans n’ont pas trop bougé et demandent juste une transition au pouvoir. Reste que l’on ne fait pas rentrer l’exaspération de la jeunesse des villes comme cela. La journée va être cruciale.

29 Jan

Commentaires fermés sur Téhéran, Tunis, Le Caire… la mèche longue du discours d’Obama au Caire

Téhéran, Tunis, Le Caire… la mèche longue du discours d’Obama au Caire

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Après la Tunisie, le Yémen et maintenant l’Egypte, la révolution tunisienne a son onde de choc. Celle-ci ne se fait pas contre le grand satan américain. Mieux elle utise le désir de liberté et de démocratie sur fond de colère sociale. Le discours de Barack Obama au Caire prenant à contre pied la stratégie de Bush vis-à-vis de l’islam a évité que la colère inévitable ne se focalise pour l’instant contre le monde occidental. Il suffit de voir comment les reporters de CNN sont acceptés dans les événements. On peut même soutenir que ses propos humbles et solidaires furent un efficace pont d’appui à la contestation iranienne à la base de tout. Comme quoi le courage et la clairvoyance sont nécessaire à un homme d’Etat. Une dimension gaullienne que Mitterrand sut saisir sur la crise des SS20 ou la création de l’euro ou Chirac contre la guerre du Golfe et qui a fait défaut à Sarkozy…

28 Jan

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Egypte : révolution ou révolution de palais ?

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A l’évidence le régime de Moubarak est de toutes parts contesté. Comme en Tunisie où la belle famille prévaricatrice a joué le rôle de catalyseur. En Egypte c’est l’idée d’imposer le fils du président qui unifie le mécontentement latent. L’armée qui fait corps avec un complexe militaro-industriel ne veut ni d’une succession, ni d’une révolution qui ouvrirait la porte aux frères musulmans. Inutile de dire que la communauté internationale, les Etats-Unis en tête, ne souhaite pas la déstabilisation et une solution à l’iranienne. La rue, elle, a en tête la Tunisie et voit là une occasion historique. Les revendications sont politiques, économiques et démocratiques. Pour l’instant les frères musulmans ne sont pas portés à la tête des manifestations. Révolution à la tunisienne ou révolution de palais avec les démocrates ou les frères musulmans ? C’est ce qui se joue plus ou moins rapidement.

28 Jan

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BFM TV: JC Cambadélis s’est exprimé par téléphone ce soir sur la situation en Egypte

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Le gouvernement a encore du retard à l’allumage sur l’Egypte (…) La situation égyptienne s’apparente à celle de la Tunisie mais elle diffère sur un point, la place et la force de l’armée. C’est d’elle que tout va dépendre, dans un sens ou dans un autre. En attendant la France doit demander la fin des violences, le libre droit de manifester et d’organiser des élections démocratiques le plus rapidement possible (…) Mais une fois de plus, le gouvernement français a du retard à l’allumage…

28 Jan

Commentaires fermés sur [Parti Socialiste] Egypte

[Parti Socialiste] Egypte

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Le Parti socialiste est extrêmement préoccupé par l’évolution de la situation en Égypte. Il dénonce fermement la répression et la violence contre les manifestants et la suppression des libertés, notamment la liberté d’information et l’accès à internet.

Le pouvoir égyptien ne peut pas répondre à l’aspiration profonde de la population à la démocratie, à la justice et à la liberté par des moyens de répression policiers ou pire encore militaires.

Le Parti socialiste soutient les revendications légitimes du peuple égyptien et se sent solidaire avec les forces démocratiques, laïques et progressistes en Égypte. Il appelle toutes les forces démocratiques en Europe, au Moyen-Orient et dans le monde à se mobiliser pour soutenir le mouvement pour la démocratie et la réforme en Égypte.

26 Jan

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Pour le PS, « c’est aux Egyptiens de dire si Moubarak doit partir »

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Après avoir déclenché une polémique sur la Tunisie, Michèle Alliot-Marie s’est montrée plus prudente, mercredi 26 janvier concernant la situation en Egypte : « Je ne peux que déplorer qu’il y ait des morts », a déclaré la ministre des affaires étrangères sur RTL.

Alors qu’elle avait proposé de faire profiter la Tunisie du savoir-faire français en matière de maintien de l’ordre, elle a affiché cette fois-ci une position plus équilibrée. Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS, chargé des relations internationales, se félicite de ce changement de ton, tout en insistant sur les progrès à faire.

Michèle Alliot-Marie a-t-elle eu sur l’Egypte la bonne attitude ?

En tout cas, l’attitude de Michèle Alliot-Marie montre qu’une autre attitude était possible sur la Tunisie. Pour le reste, la révolution tunisienne ferme un cycle ouvert avec la révolution iranienne et ouvre un nouveau cycle dans le monde arabe : celui des aspirations à la démocratie, dans lequel on n’est pas obligé d’utiliser des mouvements religieux pour tenter d’obtenir plus de liberté.

C’est pour cela que le monde occidental doit être attentif à ce qui se passe en Egypte, mais aussi en Jordanie, au Liban… Ce qui est marquant, pour l’instant, c’est que c’est un processus laïc et citoyen qui est à l’œuvre.

Alliot-Marie a appelé à plus de démocratie tout en refusant de faire de « l’ingérence » : iriez-vous plus loin ?

Pas forcément. Le ton de la France sur l’Egypte est plus juste que celui employé sur la Tunisie. On s’est un peu grillés aux yeux de la rue arabe avec ce qu’on a fait… Et il reste des questions sur l’attitude de la France par rapport à la Tunisie, comme l’ont rappelé hier les députés socialistes Gaëtan Gorce et Bruno Le Roux : ils ont demandé à François Fillon des éclaircissements sur l’avion affrété de France vers la Tunisie avec à son bord du matériel de maintien de l’ordre.

Il y avait une tolérance de la France envers Ben Ali, pour ne pas dire un soutien, il ne faut pas désormais rester sans voix.

Diriez-vous que Moubarak doit partir ?

Ce n’est pas à nous de le dire, mais aux Egyptiens. Nous pouvons dire : « Il faut plus de démocratie, il faut respecter son peuple… » A l’évidence, il y a une désespérance dans certains pays, pour reprendre un terme utilisé récemment, après coup, par Nicolas Sarkozy.

La montée de l’islamisme a souvent été citée comme mauvais prétexte à un soutien du régime de Ben Ali : est-ce différent en Egypte ?

Là encore, on ne voit pas en Egypte, pas plus qu’en Tunisie, de présence massive des mouvements islamistes radicaux dans les manifestations. On pourrait dire que Twitter a pris la place des prêches.

Le potentiel révolutionnaire des manifestations en Egypte n’est-il pas amplifié par les médias et les politiques, en compensation de leur myopie sur la Tunisie ?

Tout à fait. Il ne faut pas passer d’une posture à l’autre. Il y a une résonance qui s’exprime par rapport à la Tunisie, mais de là à voir un embrasement de toute la région, il y a un pas que je ne franchirai pas. Pourtant, la revendication politique pour plus de démocratie est là. Elle s’était d’ailleurs exprimée en Iran, avant d’être réprimée.

Si vous étiez au pouvoir, que feriez-vous : de simples communiqués appelant à plus de démocratie ?

En tant qu’Etat français, nos liens avec Moubarak sont assez forts pour pouvoir parler. Pour plaider en faveur d’élections libres, pour dire que la répression n’est pas la solution. Ce n’est pas du ressort d’un Etat d’appeler à la démission du chef d’un autre Etat, mais on peut indiquer le bon chemin à suivre.

Propos recueillis par Alexandre Piquard

26 Jan

Commentaires fermés sur Egypte: communiqué de Jc Cambadélis

Egypte: communiqué de Jc Cambadélis

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Des milliers d’Égyptiens ont manifesté hier au Caire et dans d’autres villes d’Égypte pour demander des réformes politiques et sociales. Cette manifestation, sans précédent par son ampleur depuis 1977, témoigne de l’aspiration et de la volonté du peuple égyptien à plus de démocratie et de justice sociale. C’est la raison pour laquelle les manifestants se réclament ouvertement de la révolution tunisienne.

Le Parti socialiste déplore les trois morts survenues au cours de cette manifestation. Pour toute réponse, le gouvernement égyptien, évoquant l’ordre public, a interdit une manifestation des opposants prévue pour aujourd’hui.

Le Parti socialiste appelle les autorisés égyptiennes à répondre positivement aux demandes légitimes du peuple, à entreprendre des réformes politiques, notamment l’organisation d’élections réellement libres, la liberté pour les partis politiques et la fin de l’état d’urgence qui dure depuis des années. Ces réformes sont indispensables à la stabilité durable et à la prospérité de l’Égypte.