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07 Mai

Commentaires fermés sur Résultat du 2e tour de l’élection présidentielle – Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – Dimanche 7 mai 2017

Résultat du 2e tour de l’élection présidentielle – Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – Dimanche 7 mai 2017

par


Jean-Christophe Cambadélis : « La France doit… par PartiSocialiste

Déclaration de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Paris, siège du Parti socialiste

Dimanche 7 mai 2017

Seul le prononcé fait foi


Françaises, Français, mes chers compatriotes,

La victoire d’Emmanuel Macron est un succès pour la République qui ce soir est mise à l’abri.

Nous sommes fiers d’avoir contribué à freiner la poussée nationaliste en appelant explicitement à voter pour Emmanuel Macron, sans fausse pudeur et sans calcul. Je tiens ici à remercier les militants et les sympathisants socialistes qui ont distribué des tracts et fait campagne activement pour faire reculer la haine.

Malgré la menace, beaucoup de nos concitoyens ont choisi l’abstention. Nombreux sont ceux qui ont choisi un bulletin blanc ou nul.

Surtout, avec près de 11 millions de voix, l’extrême droite atteint ce soir un triste record pour notre pays.

Ce résultat est à l’image de cette campagne : il est déroutant voire inquiétant. Ce résultat nul ne peut s’en satisfaire, il a une trop grande part d’ombre.

Même si le succès d’Emmanuel Macron est indéniable et nous saluons le nouveau Président de la France, ce résultat est un appel urgent au rassemblement.

Oui, le nouveau président de la République se trouve devant l’ardente obligation de rassembler tous les Français, certes comme chaque Président, mais plus que jamais rassembler, cela veut dire ne pas céder aux vertiges de la victoire.

Rassembler, cela suppose de reconnaître l’ardente nécessité de l’écoute.

Rassembler, cela nécessite de construire dans un esprit de compromis des solutions concrètes, efficaces, sociales et justes pour tous nos concitoyens.

Ce soir, la République reste préservée du populisme xénophobe. Mais, dès demain, il va falloir travailler d’arrache-pied pour renforcer partout la République. N’oublions pas les grands défis de notre pays : la fracture sociale, les inégalités salariales, le chômage, la croissance, le terrorisme ou l’Europe.

De fait, personne ne peut souhaiter l’échec de ce quinquennat qui s’ouvre. Il faut maintenant penser à la France, ne pas préjuger et encore moins se réfugier derrière des raisons partisanes.

Si nous souhaitons la réussite de ce quinquennat pour la France et les Français, nous sommes persuadés que seuls l’esprit de dialogue, l’impérieuse obligation de préserver notre cohésion ‎par la justice sociale et l’écologie solidaire permettront à notre pays de s’en sortir.

La tâche qui attend le nouveau Président de la République est à l’image de sa responsabilité : immense ! Les forces du commencement seront les plus difficiles à mobiliser. Car il n’y aura dans les tréfonds du pays, peu d’état de grâce.

Face à la fragmentation contemporaine qui tiraille notre pays, c’est le rôle irremplaçable de la gauche de rassembler les Français et de redonner sa force et son unité à la France. Notre position est donc claire : la France doit avancer, mais en ne laissant aucun des siens au bord du chemin. Autrement dit, nous nous battrons pour que personne ne reste en marge. C’est dorénavant notre rôle.

Ce souci premier de justice, inscrit dans notre histoire, nos principes et notre programme, va être utile à la France. Cet esprit de responsabilité mais aussi cette volonté de justice sociale est la meilleure façon d’aborder ces temps du commencement.

Le pays a besoin de tous ses enfants et d’abord de la gauche.

Je vous remercie.

 

 

Crédit photos: Mathieu Delmestre

02 Mai

Commentaires fermés sur Meeting de Dijon contre le Front National – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – mardi 2 mai 2017

Meeting de Dijon contre le Front National – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – mardi 2 mai 2017

par

Discours de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Dijon, mardi 2 mai 2017

Seul le prononcé fait foi

 

Mes cher-e-s camarades, cher-e-s ami-e-s,

Nous voici donc ici, à Dijon, au cœur de la Bourgogne. Au cœur aussi d’une étrange campagne qui a mis l’extrême droite au second tour. Vous l’aurez compris, le lieu me convient bien plus que le moment.

Mais ce moment difficile, dangereux, il faut l’accepter tel qu’il est. Il faut y répondre avec volonté. Il faut l’affronter sans transiger. Il faut donc le qualifier et dire les choses sans se tromper : La bataille de France vient de commencer.

Oui, deux destins sont possibles pour notre grande nation. L’issue de cette grande bataille déterminera le chemin que la France prendra dans ce siècle. Elle ne se jouera pas seulement dans cette élection car le combat durera au moins une décennie. Mais, l’issue de cette élection marquera de son empreinte le déroulement de cette bataille de France, en France et pour la France.

Mes chers amis,

Nous sommes rassemblés ici pour adresser un message clair au pays. Un message limpide dans une période trouble. Un message fort, pour la République, contre le nationalisme.

Ce message, tu l’as porté à l’instant, cher François, comme tu penses et comme tu agis : avec conviction et avec précision. Ici, dans cette belle ville qui t’a vu naitre, qui peut être fière de t’avoir choisi comme maire. Et qui peut être fière que ce message parte de son enceinte.

Ce message, chère Laurence, tu l’as délivré avec justesse et avec sincérité.

Ce message, le Premier ministre est venu le porter personnellement. Tu as dit les choses comme il se doit cher Bernard, avec gravité, en homme d’État que tu es, avec une haute conception de la France.

Ce message, je veux également le porter devant vous, prendre ma part dans ce moment, en aidant la République à trouver la réplique.

 

*          *          *

Mes chers amis,

Vous le sentez n’est-ce pas ?

Vous le sentez ce poids ?

Il nous vient de notre responsabilité face à l’Histoire. Mais, pas seulement. Ce poids, c’est aussi celui du regard que le monde entier pose sur nous en ce moment. Oui, le monde entier nous regarde. Inquiet. Impatient. Il veut savoir ce que la France va dire. Ce que la patrie des droits de l’Homme et le berceau de la Révolution va faire. Le monde entier veut savoir si la vague nationaliste va également emporter la France. Il veut savoir si la longue chaîne qui nous relie à 1789, à cette Révolution qui a enfanté la République, va se briser sous leurs yeux.

Oui, vous le sentez, l’Histoire s’écrit en ce moment. Et elle nous invite aussi à regarder la géographie. Partout dans le monde, je dis bien partout, la régression est en progrès. Partout, la peur étreint les cœurs et brouille la raison. Partout, on observe cette lame de fond autoritaire et xénophobe. En Pologne, en Slovaquie, en Tchéquie et en Hongrie, les populistes font reculer les droits. En Turquie, l’islamisme est en train d’enterrer le kémalisme. Et, après le choc du Brexit, il y a eu le coup de tonnerre de la victoire de Trump. Et pendant ce temps, monsieur Poutine avance ses pions, en Europe et au Moyen-Orient. Et ensemble, Poutine et Trump réunis, observent de manière gourmande et intéressée le lent délitement de l’Europe. Ils verraient bien entendu d’un bon œil que la France cède elle aussi aux sirènes du nationalisme.

En France, ce nationalisme a pris les traits de madame Le Pen. Si le Front national avait sa spécificité, il prend aujourd’hui sa place dans ce concert international des nationalistes. Le Front national est un maillon d’une chaîne redoutable qui va créer le chaos et jeter les peuples les uns contre les autres.

Dimanche prochain, ce n’est pas une élection comme les autres car le Front national n’est pas un parti comme les autres. Chacun essaye de voir dans ce vote un référendum. Pour ou contre l’Europe disent certains. Pour ou contre la mondialisation disent d’autres. Je vous le dis : dimanche prochain, c’est un référendum pour ou contre la République.

Mes chers camarades,

Oui, le Front national est un danger pour la République. Pas seulement par son passé, par ce qu’il fait dans les collectivités mais par l’avenir qu’il nous promet. C’est un triple péril, pour les Français, pour la République et pour l’Europe.

Le peuple Français, Madame Le Pen en parle sans cesse. Elle parle sans gêne en son nom. Elle se prend pour le peuple. Mais, il est où le peuple ? Dans 23% des Français ? Et les 77% restants ? Le peuple il est partout ! Personne n’a le monopole du peuple. Surtout, quand on sait que les premières victimes de sa victoire, ce serait le peuple lui-même. Car Madame Le Pen va ruiner les Français en organisant le repli aux frontières. La sortie de l’Euro et de l’Europe ? C’est la ruine des petits épargnants et de tous les ménages, l’augmentation des prix et le surendettement national.

Alors, même si madame Le Pen s’emmêle les pinceaux sur les modalités de sa sortie de l’Europe avec son nouvel ami Dupont-Aignan, par contre, soyez-en sûrs : il n’y aura pas de retard en ce qui concerne la sortie de la République.

Madame Le Pen s’apprête à piétiner notre devise républicaine. Elle compte bien remettre en cause tout de suite le cœur du droit, à savoir les droits de l’homme. Elle envisage en effet l’instauration d’un principe constitutionnel de « préférence nationale ». Madame Le Pen va trier les Français en les obligeant à prouver leur « francité » pour pouvoir bénéficier de la protection sociale et des conventions collectives. Elle fragilisera la protection de l’État en organisant la chasse aux « faux Français » dans l’administration, l’armée, la police, l’école, les hôpitaux.

Hier, le 1er mai, nous avons assisté à une véritable manipulation. Jean-Marie le Pen parlait à l’extrême droite classique et dépeignait de manière à peine voilée sa fille en Jeanne d’Arc. Il s’agissait là de convaincre les plus xénophobes que celle-ci n’avait pas changé malgré la dédiabolisation. Et au même moment, Madame Le Pen entonnait son champ nationaliste traduisant en termes adaptés les mêmes thèmes, pour montrer qu’elle avait bien changé, pour ne pas effrayer, pour mieux capter les colères multiformes de la société française.

Il ne faut pas se laisser abuser : il y a une ligne commune dans les deux discours, il y a une filiation évidente : tous deux veulent abattre la république en séparant – de force si besoin – ceux qu’ils appellent les Français « de souche » et les Français « de papier ».

Oui, Madame Le Pen c’est le désordre dans la société, en France et en Europe. Voilà son programme : Noyer les Français dans le poison de la division et broyer la France dans les replis du nationalisme étroit.

Pourtant, face à l’évidence de la menace, certains nous disent : « Voter Macron ? Mais, quand même, son programme est un peu flou… ». « Voter Macron ? Mais, il incarne un peu le néolibéralisme qui enfante l’extrême droite… Il incarne les causes et madame Le Pen les conséquences… ».

Je vais le dire le plus clairement possible : le 7 mai, il n’y aura pas de « mais » ! L’extrême droite est près du pouvoir. Tout près. Elle n’est plus à 18% mais à 40% au moins !

Elle est près du pouvoir et elle est prête aussi à l’exercer pour appliquer son programme, non pas d’alternance mais d’altération de ce qu’est la France !

Mes chers amis,

Oui, la République est en jeu car l’extrême droite l’a mise en joue.

Face à ce danger pas comme les autres, il ne faut pas tergiverser. Il ne faut pas se tromper de colère ni se tromper d’élection. Ce soir, devant vous, je mets donc solennellement en garde les dirigeants politiques de tous bords qui pensent pouvoir instrumentaliser ce second tour de la présidentielle en vue du premier tour des législatives.

Tout ce qui conditionne le vote pour monsieur Macron renforce le vote pour madame Le Pen. Chaque phrase qui pointe une faiblesse de monsieur Macron redonne de la superbe à madame Le Pen. Il y a déjà eu beaucoup trop de calculs et pas assez de convictions dans le premier tour de cette élection présidentielle pour continuer à prendre des risques.

Et pourtant, certains continuent de jouer aux apprentis-sorciers. Ils pensent pouvoir contrôler et donc doser la vague du dégagisme. Mais, le dégagisme sort toujours de son lit. Le dégagisme n’obéit jamais aux démocrates. Jamais. Nulle part. Les tenants du ras-le-bol et du renouveau devraient bien l’avoir en tête, où qu’ils se situent.

Pour ma part, je n’en appelle pas au dégagisme. J’en appelle à la République !

Et la République, on ne la sert pas à moitié.

La République, on ne la porte pas à demi.

La République, on ne la défend pas avec du ni-ni.

Quand la République est en danger, on ne peut pas faire le choix de la neutralité. Quand la France est en jeu, on ne se drape pas dans le drapeau Suisse. Il faut dire ce qui est : Le ni-ni débouche sur l’abstention et l’abstention débouchera sur la victoire de madame Le Pen.

Certains sont en train de nous inventer une nouvelle catégorie du vote : le vote subtil… Mais, l’heure n’est pas aux raisonnements fins, débités par des fines bouches. Ceux qui abandonnent la stratégie front contre front pour lui préférer le froufrou des calculs politiciens en seront pour les frais. On les retrouve à droite comme à gauche.

A droite, certains tentent d’expliquer à leur électorat qu’un Emmanuel Macron affaibli permettrait de renforcer la droite et donc de forcer une cohabitation en juin.

A gauche, certains tentent de nous vendre l’idée que le soutien à Emmanuel Macron doit être le plus laconique et le moins évident possible pour mieux préparer l’opposition en juin.

Toute cette finesse me dépasse. Vous aussi ? Vous avez raison. Lorsque qu’un animal vous charge alors que vous avez une pierre attachée au pied, vous ne discutez pas. Vous prenez la pierre pour vous défendre.

Plus madame Le Pen sera forte à l’issue du second tour, plus elle pourra peser sur les débats des mois et des années à venir. Son score élevé, elle le transformera en capital politique pour peser sur le destin de notre pays. Avec un score élevé, elle pourra s’appuyer sur la rue pour toute sorte de chose. Aucun doute : Un score élevé sera utilisé pour nous enjoindre de ne plus la ramener.

Alors, mes chers camarades, l’objectif est clair : il faut mettre madame Le Pen le plus bas possible sinon elle mettra un jour ou l’autre à bas la République.

Pour juger d’un danger, il faut considérer non seulement ce qui menace mais aussi et surtout ce que l’on peut perdre. Là aussi il faut être clair car les intentions de l’ennemi sont évidentes. Je comprends toutes ces positions qui découlent d’analyses différentes de ce moment. Je comprends que trop bien les désaccords qui se dessinent. Mais, disons-le, dans la France de madame Le Pen, il n’y aura pas de désaccords possibles.

Il ne faut pas tout confondre. Je ne confonds pas les élections. Bien entendu que nous avons un programme différent du candidat En marche. Le programme de Monsieur Macron, comme les autres programmes, j’aurai l’occasion d’en parler, plus en détails mais plus tard. Pas ici, pas maintenant. Ce qui est en jeu ce n’est pas le contenu de la politique dont notre République a besoin. Ce qui est en jeu, c’est la survie politique de la République.

Je ne confonds pas non plus madame Le Pen et ses électeurs, leur colère et sa volonté à elle de les exploiter. Mais, je sais très bien que si elle gagne, ce ne seront pas ses électeurs qui seront à l’Élysée, ce sera elle. Je sais pertinemment qu’elle agira en suivant les raisons et les réseaux de son père.

Dans ce moment plein de tourment, il faut avoir le sens des priorités, il faut avoir le sens de l’intérêt général, de ce qui compte et donc aussi du temps long. Nous l’avons dit, la bataille de France durera au moins une décennie. Chaque faux pas se paiera au prix fort. En conséquence, il faudra peser chaque parole, chaque action.

Ainsi, à celles et ceux qui sont sûrs de leur vote, je dis : ne cherchez pas à donner des leçons mais cherchez plutôt à donner des raisons d’aller voter le 7 mai.

A ceux qui doutent, je dis : Dimanche prochain, j’irai voter pour monsieur Macron d’un pas serein. Je choisirai ce bulletin calmement. Et tranquillement je le glisserai dans l’urne avec le sentiment du devoir républicain accompli.

 

*          *          *

Mes chers camarades,

Voilà le moment où nous sommes : Un moment qui teste la puissance de nos convictions et la force de notre engagement.

Voilà l’ennemi qui se tient devant nous : Un ennemi qui a rompu son isolement.

Dans ce moment et face à cet ennemi, il faut se tenir tranquille et droit mais surtout tenir bon. Notre parti ne peut pas se perdre dans les faux calculs et l’esthétique de la tactique. J’ai confiance. Si notre parti se tient droit, c’est qu’il incarne une raison au service d’un espoir. Si notre parti tient bon, c’est qu’il repose sur une conviction commune profonde, celle de la République, dans le sens de la justice et du progrès, au service de tous les Français.

Comme toujours, nous sommes du côté de la France. La France forte et diverse. Forte parce que diverse. Elle est à l’image de ces tuiles colorées et vernissées de Bourgogne, diverse mais harmonieuse, attirant les regards, inspirant le beau et le bon. Le Front national détruirait tout cela, c’est écrit dans son passé et dans son projet. Il l’assume et le revendique.

Oui, le moment est plus qu’inquiétant. Mais, quand un progressiste voit quelque chose qui l’inquiète et le révolte, eh bien, il ne s’agite pas, il agit !

A nous d’agir ! A nous de nous engager jusqu’à dimanche. A voter Macron et à faire voter Macron !

On vous dit que nous serions marginalisés ? Mais, quoi ? Les combats des socialistes seraient devenus inutiles ? C’est tout l’inverse ! Comme jamais la République a besoin de nous !

L’attachement viscéral aux libertés, ce serait futile de le porter ? Mais, c’est le ferment de la France !

La passion de l’égalité, ce serait une faiblesse de l’incarner ? Mais, c’est la force de la France !

L’engagement pour la fraternité, ce serait un peu caduc de s’y plonger tout entier ? Mais, c’est le sens de la France !

Quoi ? Le combat pour la République serait dépassé ? Mais, c’est l’âme de la France !

Oui, il nous revient, chers camarades, d’être en première ligne pour que la France reste la France !

Voilà pourquoi, mes chers camarades, ce soir, j’ai le cœur fier en prononçant devant vous ces derniers mots. Ces mots avec lesquels tout prend sens et tout se mesure. Ces mots qui achèvent les discours mais qui inaugurent toute action au nom du progrès. Ces derniers mots qui sont en fait les premiers :

Vive la République et vive la France !

 

Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Crédit photos: Mathieu Delmestre

02 Mai

Commentaires fermés sur L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

par

Jean-Christophe Cambadélis a répondu ce matin aux questions de Frédéric Rivière sur RFI.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


J-C Cambadélis (PS) : « Marine Le Pen ne… par rfi

 

Campagne présidentielle

Je ne pense pas que Marine Le Pen puisse gagner dimanche prochain. Marine Le Pen sera battue. Mais le problème qui est posé c’est l’ampleur de sa défaite. Il faut la mettre le plus bas possible.  On l’annonce à 40% ! Imaginez ce que ça représente dans la société française. Il faut se mobiliser.

La xénophobie très présente, une blessure sociale évidente et la montée du nationalisme. La combinaison de ces 3 phénomènes explique la dynamique de Marine Le Pen.

Débat Macron/ Le Pen Je ne pense pas que les gens se détermineront par rapport à un débat. Je crois qu’Emmanuel Macron est très compétent et très présidentiable et Marine Le Pen connaît moins bien ses dossiers que l’ancien ministre de l’Economie.

Le FN se nourrit à la fois des peurs, des insatisfactions, des crises, des colères mais c’est un phénomène qui n’est pas franco-français. C’est un phénomène qui est présent dans toute l’Europe et qui dépasse la question de la fracture sociale.

Nous sommes sur le terrain dans un combat contre Marine Le Pen. Ce soir nous serons en meeting à Dijon avec Bernard Cazeneuve et François Rebsamen et appeler à la mobilisation.

L’élection présidentielle a tourné autour de « Qui peut battre Marine Le Pen ? » et on a jugé que seul Emmanuel Macron pouvait le faire. Cette présidentielle n’a pas tourné sur les véritables problèmes des Français, elle s’est complètement articulée autour de cette seule question.

Il est paradoxal de vouloir le renouvellement la vie politique et d’avoir des que partis entreprises autour d’un homme ou d’une femme.

Elections législatives

Nous n’allons pas attendre un congrès de refondation. Dès les élections législatives, nous allons renouveler profondément à la fois notre plateforme et surtout les candidats que nous présenterons dans cette élection. On ne reconnaîtra plus le Parti socialiste. Il y aura des nouveaux candidats partout.

Il ne faut pas que ces élections législatives se terminent avec une majorité de droite et un fort Front national. Pour cela il faut que la gauche se mobilise et se regroupe.

Le Parti socialiste portera cette campagne des législatives. Bernard Cazeneuve sera notre meneur de jeu. C’est cela l’esprit d’équipe. Il n’y a pas qu’une personnalité mais tout le monde sur le pont.

Je crois que l’on ne peut pas faire de pronostic, dans chaque circonscription il y aura des situations différentes.

Après le 18 juin il est clair qu’il faudra une reconstruction voire une refondation du Parti socialiste. Le parti d’Epinay est mort et bien mort.

Maison commune entre les écologistes et les socialistes ?  C’était la Belle Alliance Populaire, c’était ce que j’avais commencé à faire, donc tout ce qui permet de construire la social-écologie me semble positif. C’est l’avenir. Rassembler l’ensemble de la gauche, faire émerger un projet social-écologiste ça me semble nécessaire pour le pays qui est bien fracturé aujourd’hui.

 

27 Avr

Commentaires fermés sur L’invité de Jean-Michel Aphatie sur France Info

L’invité de Jean-Michel Aphatie sur France Info

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce matin aux questions de Jean-Michel Aphatie, Fabienne Sintès, Gilles Bornstein et Guy Birenbaum sur France Info.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis « satisfait » qu… par franceinfo

Election présidentielle

Je crois que Monsieur Macron est véritablement entré dans la campagne difficile.

Entre ceux qui à droite estiment qu’il faut faire l’abstentionnisme révolutionnaire parce que si Monsieur Macron est mal élu c‘est bon pour les législatives et ceux qui à gauche estiment qu’il ne faut pas donner de consigne de vote parce qu’il ne faut pas donner trop de pouvoirs à Monsieur Macron, à la fin, on est dans une situation où Marine Le Pen peut passer les 40, les 42, les 43% et elle pèse sur la situation du pays.

Je suis inquiet depuis dimanche soir parce que j’ai trouvé que le discours de Monsieur Macron, qui était qualifié – et il pouvait en être content évidemment – ne prenait pas en compte la gravité de la situation, parce que le résultat de ce premier tour c’est quand même que Marine Le Pen fait un million de plus, 800.000 de plus qu’aux élections régionales.

Je dis à tout le monde : « arrêtez de critiquer, il faut aider, parce que c’est la République qui est en jeu ». Au PS nous faisons campagne en ce moment, partout où il y aura des meetings, des réunions, nous diffusons des tracts, nous en appelons à la population. Hier moi-même j’étais dans le 19e arrondissement et je tractais dans une gare…

Je suis sévère avec Emmanuel Macron car je voudrais qu’il se bouge. Il l’a fait hier et j’en suis très satisfait.

Jean-Luc Mélenchon a suffisamment mené de combats politiques contre Marine Le Pen. Pourquoi ne pas dire d’emblée de voter pour Emmanuel Macron? (…) Je l’appelle à redevenir celui qu’il était.

C’est un candidat qui prend des idées à gauche, prend des idées à droite. C’est un centriste. C’est très nouveau d’ailleurs dans notre paysage politique, il faudrait l’analyser, que le centrisme s’émancipe de la droite et refuse la gauche. C’est un élément nouveau dans la situation politique. Je le prends en compte mais je ne vais pas le transformer en homme de gauche : il ne le veut pas. Ce n’est pas parce que j’ai caractérisé Macron que je vais pour autant paver le chemin du pouvoir à Marine Le Pen.

Emmanuel Macron a l’étoffe pour être Président de La République. Je ne change pas de discours parce que je suis dans le deuxième tour. Je prends en compte ce qu’il est, je pense qu’il a l’étoffe mais, ceci dit, je reste en distance vis-à-vis de son projet.

Je pense que chacune des familles doit être mobilisée sur son propre projet. C’est-à-dire que Les Républicains doivent, à partir de ce qu’ils sont, pouvoir voter pour Emmanuel Macron. Les Radicaux pouvoir voter pour Emmanuel Macron. Les socialistes pouvoir voter pour Emmanuel Macron. Les communistes pouvoir voter pour Emmanuel Macron. On ne fait pas un chèque en blanc, on dit : “Nous défendons la Républiqueˮ et c’est, croyez-moi, motivant. La preuve ? Pour la première fois, le Parti socialiste a pris une décision à l’unanimité. J’en suis très fier.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas voulu faire d’union avec Benoît Hamon car son problème ce n’est pas l’union de la gauche mais le peuple contre les élites.

Sur la loi d’habilitation pour légiférer par ordonnances si je suis réélu? Je voterai contre.

Elections législatives

Des nouvelles têtes, un nouveau projet et une nouvelle organisation de la campagne. Dans cette bataille, nous serons en capacité de dire ce que nous voulons pour le pays et ce que nous regardons dans le programme des autres. Un PS ouvert mais un PS clair.

Emmanuel Macron a dit clairement qu’il ne voulait pas d’alliance avec le PS. Je ne vais pas jouer de la mandoline sous son balcon! (…) S’il y a 577 candidats En Marche, 577 candidats Mélenchon et 577 candidats PS il y aura une majorité de droite.

Emmanuel Macron a un projet politique qui est de remodeler entièrement le paysage duquel doit disparaître les corps intermédiaires et particulièrement les partis politiques dits traditionnels. C’est son objectif.

Ce n’est pas parce que des formations qui tournent autour d’une personnalité arrivent en tête à la présidentielle que je vais remettre en cause les partis pluriels

Je travaille avec la commission d’investiture au renouvellement des candidats PS aux législatives. (…) Je crois qu’il faut un groupe socialiste qui combine le renouvellement et l’expérience. (…) J’ai demandé à Bernard Cazeneuve de s’impliquer et il aura une place importante dans cette campagne

25 Avr

Commentaires fermés sur L’invité d’Elizabeth Martichoux sur RTL

L’invité d’Elizabeth Martichoux sur RTL

par

Jean-Christophe Cambadélis était ce mardi 25 avril l’invité politique d’Elizabeth Martichoux sur RTL.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de RTL par rtl-fr

Résultats du premier tour de l’élection présidentielle

On a un deuxième tour et une extrême droite qui menace. Dans une majorité de localités, Marine Le Pen est arrivée en tête.

Le score de Benoît Hamon ? « Extrêmement décevant, déroutant, cruel pour les socialistes.  Nous aurons à discuter. Le temps des explications aura lieu. Mais pas maintenant ».

C’est la fin d’un cycle politique, la fin d’une histoire. C’est la fin d’Epinay. C’est ce que je dis depuis maintenant 3 ans. (…) Le Parti socialiste doit s’interroger sur sa nature, sur son organisation, sur ce qu’il est. Est-ce qu’il est un parti social-démocrate ou est-ce qu’il est un parti à vocation macroniste ou mélenchoniste ? Pour moi, c’est un parti social-démocrate à colonne vertébrale social-écologique.

Score du Front national

Je trouve que l’on a eu pendant 48h une sous-estimation du résultat de Marine Le Pen. Aujourd’hui on nous annonce dans les sondages qu’elle est à 40 %, quand on pense au pourcentage que faisait son père à l’époque de Jacques Chirac, c’est quand même une progression d’un million de votants. Elle est en marche, si je puis dire, Marine Le Pen. Donc il faut peut-être s’en occuper. Et je n’ai pas trouvé que les 48h du candidat républicain étaient à un niveau tel qu’il repoussait l’attaque.

Je pense que Jacques Chirac avait une certaine gravité face à Jean-Marie Le Pen. Jean-Marie Le Pen était évidemment qualifié, les Français étaient surpris, saisis, on va dire. A cette époque là on était instruit, et pourtant, elle est au second tour, malgré une campagne dont tout le monde a dit – à juste raison – qu’elle n’était pas terrible. Donc cela veut dire quand même que le nationalisme en France reçoit des soutiens de plus en plus importants.

Il y avait un certain manque de gravité dans le discours du candidat républicain dimanche. Il était satisfait, il pensait à tort que c’était fait, ce n’est pas fait. Y compris pour Emmanuel Macron, que Marine Le Pen soit en-deçà ou au-delà de 40%, c’est un élément d’importance pour l’ensemble de son quinquennat. Il a mis à côté de la plaque comme avait dit le Général de Gaulle.

Marine Le Pen construit briques par briques. C’est à chaque fois un peu plus. Elle réduit l’écart à chaque élection.

Il faut caractériser et se mobiliser contre le Front National, son danger pour la France et pour la République.

Je crois que Jean-Luc Mélenchon commet une faute politique. Quand on est de gauche, on n’hésite pas face à l’extrême droite, et il faut d’emblée dire que ce combat-là, c’est le nôtre, et on fait barrage. Je ne pense que ça ne remettait pas en cause Jean-Luc Mélenchon et son score.

Entre deux tours et élections législatives

Je vote Emmanuel Macron parce que c’est le dernier candidat républicain en lice face à l’extrême droite.

Le score du Parti socialiste sera beaucoup plus haut aux législatives et il sera très utile pour rassembler tous les progressistes.

Pourquoi voulez-vous qu’on propose un accord législatif à Emmanuel Macron qui le refuse ? Il le refuse. Il a dit qu’il présenterait 577 candidats dans 577 circonscriptions exactement comme Jean-Luc Mélenchon, se préparant ainsi à une situation du quitte ou double. Soit il a la majorité absolue tout seul, soit c’est une cohabitation, soit, il sera obligé ou contraint à une coalition.

 

20 Avr

Commentaires fermés sur L’invité de « C à Vous » sur France 5

L’invité de « C à Vous » sur France 5

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité d’Anne-Sophie Lapix dans l’émission « C à Vous » sur France  5.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Le patron du PS s’exprime sur Benoit Hamon – C… par C-a-vous

 

Rassemblement « Notre République » en soutient à Benoît Hamon

« Je reviens de la place de la République et il y a énormément de monde. C’est à la fois sympathique et militant. »

Mauvais sondages pour Benoît Hamon? « La plupart du temps, les sondages se trompent. Regardez Trump, le Brexit. (…) C’est le sport électoral, c’est comme ça ! Mais vous savez, on est jugés par les sondages, on n’est pas jugés par la réalité ! Donc quand on sait que dans la plupart des cas, les sondages se trompent, on s’accroche. »

Campagne présidentielle

On a très peu parlé des programmes dans cette campagne.

On a vu qu’il était difficile de poser le débat. Pourtant Benoît Hamon était très bien parti au lendemain de la primaire.

Benoît Hamon a fait un choix stratégique de campagne qui était de dire qu’il avait été élu dans la primaire, pas obligatoirement avec le Parti socialiste pour le Parti socialiste, qu’il avait réussi à drainer – ce qui était vrai – des jeunes, des nouveaux militants, des responsables associatifs et qu’il voulait garder cette veine-là dans la campagne. Donc ne pas être étouffé par un certain nombre de personnes

Meeting de Bercy: Benoît Hamon ne m’a pas proposé de prendre la parole lors de ce meeting, comme il ne l’a pas proposé à différents dirigeants du Parti socialiste ! C’est un choix que moi, je respecte ! Mais je crois que j’ai fait plus de médias que je n’en avais jamais faits dans cette campagne ! Donc j’y ai participé très fortement ! Et je suis en meeting demain à Goussainville.

J’ai fait beaucoup de médias dans cette campagne pour défendre la candidature de Benoît Hamon.

Ceux qui ont parrainé Emmanuel Macron sont en dehors du Parti socialiste. Ceux qui appellent à voter pour lui sont devant  la Commission nationale des conflits

Accord EELV : « Je ne comprends Danielle Auroi ! C’est un accord qu’on a passé avec les écologistes, il a été signé par monsieur Jadot et Cécile Duflot. Donc qu’elle s’en prenne aux responsables écologistes ! Pas à nous ! Nous, nous n’y pouvons rien ! Nous avons fait cette proposition, ils l’ont acceptée, je ne vais pas revenir sur une proposition acceptée par les écologistes ! (…) Ils ont trouvé ça très intéressant pour eux parce qu’ils penseraient qu’ils feraient plus de voix dans ces circonscriptions puisqu’ils seraient soutenus par le Parti socialiste, et que les autres seraient avec Emmanuel Macron. Je ne comprends pas cette polémique !

Cette présidentielle  est tellement atypique qu’on ne peut en tirer de leçon politique. Pour une raison toute simple: parce que, fondamentalement, ça se couplera avec les élections législatives. Et c’est aux élections législatives que l’on reparlera de Jean-Luc Mélenchon et du nombre de députés qu’il aura.

J’essaie de rassembler, bon an mal an, tout le monde parce que je ne veux pas de cohabitation avec la droite, je ne veux pas que ces élections se terminent en fin de compte par la victoire posthume de Monsieur Fillon, même s’il a été battu au premier tour.

Percée de Jean-Luc Mélenchon : « Jean-Luc Mélenchon était plutôt pour le peuple contre la gauche. Aujourd’hui il réintroduit la gauche dans son discours. (…) Le mouvement de Mélenchon c’est Mélenchon. Il n’y a pas de courant. Son mouvement s’incarne dans une seule personne. »

Front national :  » Je sonne l’alarme sur le danger Front national. Je suis clairement contre la droite et l’extrême droite.

Tous ceux qui sont sur l’orientation de rompre avec l’Europe seront à terme dans une situation difficile parce que les Français ne veulent pas sortir de l’Europe et ne veulent pas sortir de l’euro et ils ont raison. Aujourd’hui dans la mondialisation, c’est une nécessité avec une réorientation évidente de l’Europe, c’est une nécessité de garder l’Europe et l’euro.

L’identité, l’insécurité, l’immigration les 3 i. C’est le grand classique de l’extrême droite française comme de l’extrême droite de l’Europe. Marine Le Pen revient à ses fondamentaux car elle sent que la situation n’est pas aussi simple qu’elle le pensait. Elle est obligée de revenir à Jean-Marie. »

 

07 Avr

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L’invité de Fabien Namias sur Europe 1

par

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Fabien Namias sur Europe 1.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Syrie, Emmanuel Macron, PS: Jean-Christophe… par Europe1fr

 

Syrie

Le monde dangereux s’invite dans la présidentielle. On s’aperçoit que ce n’est pas simplement une partie de plaisir pour désigner le plus sympathique et que nous sommes dans une situation mondiale pour le moins déséquilibrée. Je pense qu’on aurait dû écouter François Hollande en son temps, quand il avait proposé à la communauté internationale de frapper le régime de Bachar el-ASSAD lors de la première fois où il avait gazé son peuple

Il faut frapper mais dans un cadre multilatéral. La communauté internationale doit faire bloc mais dans un cadre de droit.

Emmanuel Macron

Il a été longtemps le conseiller de François Hollande, il a été le ministre de l’Economie. Il n’y a pas de honte à avoir été dans ce gouvernement de Manuel Valls et d’avoir été un des soutiens et un des concepteurs de la politique de François Hollande sur le plan économique.

Parti socialiste et campagne présidentielle

Au Parti socialiste contrairement à En Marche! nous avons des procédures qui sont des procédures collectives, des procédures où il y a des gens qui sont non pas désignés mais élus par les militants, et puis il y a un certain nombre de statuts qu’il faut respecter.

Les élus socialistes qui soutiennent M. Macron sont renvoyés devant la commission des conflits. e ne peux pas décider moi tout seul que les gens sont virés ou pas.

Il n’y a pas de double appartenance. Ceux qui adhèrent ou parrainent Emmanuel Macron n’auront pas l’investiture  du Parti socialiste et s’ils se maintiennent ils seront exclus, parce qu’on ne peut pas être membre de deux clubs. On ne peut pas jouer à la fois avec le PSG et Monaco. Ce n’est pas possible. Au Parti socialiste, c’est la même chose. On ne peut pas être au PS et à En Marche! Il n’y a pas de double appartenance. J’ajoute une chose, parce que j’en ai fait la proposition hier soir au bureau national. C’est que tout candidat à l’élection législative signera un engagement comme quoi il siègera, s’il est élu, au groupe socialiste. On ne peut pas siéger à la fois au groupe socialiste et à En Marche !

Exclusion de Manuel Valls? « Jusqu’à preuve du contraire, ce que la commission nationale des conflits va démontrer, c’est est-ce qu’il adhère ou pas à En Marche! Est-ce qu’il est adhérent de En Marche! ? Je ne le pense pas. Est-ce qu’il a décidé de quitter le Parti socialiste ? Je ne le pense pas. Est-ce qu’il a parrainé monsieur Macron ? Je ne le pense pas. Vous voyez que nous ne sommes pas des gens qui coupons les têtes comme cela. Il y a une instruction et on discute avec ceux qui sont déférés devant la commission nationale des conflits ».

Je vous ferai remarquer que nous sommes le seul parti qui n’a pas de dettes. Le seul.

La campagne de Benoît Hamon a été obstruée par le brouhaha autour des affaires et la ritournelle sur « Qui peut battre Marine Le Pen ? »

Benoît Hamon fera un bon Président. Je le soutiens, j’ai lancé un appel d’une centaine de personnalités pour être derrière lui, j’ai organisé une convention nationale. Je crois qu’il est nécessaire d’avoir l’unité du Parti socialiste. Nous sommes derrière lui.

François Fillon – Cabinet noir

François Fillon c’est le retour du refoulé, ils se souvient peut être de l’époque où il était au pouvoir avec Nicolas Sarkozy. ps cabinets noirs quand il était PM avec Sarkozy

01 Avr

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Interview à Ouest France

par

Ouest France publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire dans son intégralité ci-dessous:

 

Vous avez dit votre tristesse après le choix de Manuel Valls ou de Jean-Yves Le Drian… Y a-t-il de la colère ?

La tristesse passée, c’est une position que je combats. Car on ne peut pas faire de chèque en blanc à Emmanuel Macron. Je peux comprendre que, à tort les électeurs pensent que c’est un moyen d’empêcher François Fillon de revenir et de battre Marine Le Pen, mais ceci aura des conséquences politiques. Car derrière un candidat avenant, il y a des propositions discutables et d’autres qu’il faut  repousser.

Valls doit-il être exclu ?

Je ne crois pas qu’une Saint-Barthélemy des socialistes soit le meilleur service à rendre à notre candidat à moins de trois semaines du premier tour. Benoît Hamon a lancé un bienvenue à ceux « qui se sont trompés ». Moi, j’appelle les socialistes à se ressaisir et à se concentrer sur la campagne de Benoît Hamon, à indiquer en quoi celle-ci est utile pour la gauche et pour la France.

Y aura-t-il des exclusions ?

Les choses sont simples. Je veux respecter à la lettre nos statuts, car au PS il n’y a pas de fait du prince. Il ne peut pas y avoir de double appartenance. Donc, quand on adhère à En marche !, on quitte le PS. Quand on parraine Emmanuel Macron, on ne peut pas se présenter au nom du PS. Dans ces conditions, c’est un socialiste ou un écologiste qui aura l’investiture aux législatives. Ceux qui se présenteront contre un candidat soutenu par le PS seront exclus. Pour le reste, on peut condamner et combattre sans pour autant épurer.

Comment jugez-vous la campagne de Benoît Hamon ?

Il a eu un début de campagne entravé par les affaires, par la macronite aiguë qui s’est emparée d’une partie de l’opinion, et aujourd’hui par une petite mode mélenchoniste. Ce qui ne lui a pas permis de montrer qu’il représente tout à la fois des gens venus du Modem, comme Jean-Luc Bennahmias, des radicaux, comme Sylvia Pinel, toutes les nuances des écologistes et la majeure partie du PS. Ce qui l’a placé quand même en 2e position au niveau des parrainages.

Comment expliquez-vous que Mélenchon ait pris l’ascendant sur Hamon ? Qu’est-ce ça dit de l’état de la gauche ?

Ça ne met dit rien de l’état de la gauche, parce que pour Jean-Luc Mélenchon, il ne s’agit pas d’être au second tour, mais de battre Benoît Hamon. Ce n’est pas un choix stratégique des électeurs, mais une impression consécutive au débat télévisé, où Jean-Luc Mélenchon a fait le job. C’est totalement conjoncturel à condition que les socialistes soient capables de défendre une solution politique, refusant une gauche qui ne pense qu’aux pavés et un centre qui ne pense qu’aux palais.

Benoît Hamon est-il suffisamment respectueux du bilan de François Hollande ?

Le PS soutient François Hollande d’autant que les résultats économiques semblent nous donner raison, mais l’objet de la présidentielle n’est pas de juger le passé, mais d’éclairer l’avenir. Or, les quatre transitions sur l’écologie, le travail, l’Europe et la démocratie proposées par Benoît Hamon sont les seules réponses d’espoir dans une présidentielle où on cherche à activer le désespoir.

Vous joignez-vous à l’appel au rassemblement lancé par Hamon en direction de Mélenchon ?

Le même jour nous avons vu Emmanuel Macron indiquer que les ralliements n’étaient pas désirables et Jean-Luc Mélenchon répéter qu’il était contre l’unité, puisqu’il veut seulement une insurrection citoyenne. Lancer les appels à des candidats qui refusent d’être partenaires ne me semble malheureusement pas d’une grande efficacité à cette étape.

Les primaires sont-elles condamnées ?

Les primaires peuvent être utiles, on l’a démontré en 2011 avec François Hollande dans un débat très coriace entre lui et Martine Aubry. Elles avaient permis de surmonter les divergences dans la gauche. Cette fois, elles ont permis à un candidat de surgir. Je rappelle que dans les premiers sondages, il était à 18 %. La situation confuse et cotonneuse n’a pas permis pour l’instant de confirmer. Je n’enterre pas les primaires, car c’est un vecteur de rassemblement quand les partis sont affaiblis

Avez-vous encore l’espoir de sauver le Parti socialiste ?

Le PS est un grand parti et une élection ne fait pas son devenir, sinon nous aurions disparu après 2002. Quant aux divisions, elles sont inhérentes à cette formation politique. Souvenons-nous de ce qu’on disait au lendemain du congrès de Rennes ou le jour où Michel Rocard est devenu premier secrétaire, lorsque 20 fédérations ont fait sécession… La disparition du PS est un marronnier politique.

Le prochain congrès sera-t-il le congrès de la clarification ?

Le prochain congrès marquera la fin définitive du cycle d’Épinay ouvert par Mitterrand en 1971. Nous sommes dans une nouvelle époque politique. La gauche de la gauche refuse l’unité au PS. Le centre a pris ses distances vis-à-vis de la droite. Les partis verticaux sont concurrencés par des rassemblements horizontaux. La question sociale n’est plus le seul élément du progressisme, l’écologie et le bien être humain deviennent ses nouveaux vecteurs. Nous assistons à la décomposition de la Ve République et nous resterons confrontés à une montée du nationalisme dans le monde occidental. C’est une toute nouvelle époque qui commence. Je proposerai un nouveau projet progressiste, un vrai renouveau, un vrai dépassement du PS que nous avions tenté avec la Belle Alliance Populaire. Le temps des partis imposants est terminé. Il faut se mettre en capacité de construire des coalitions de citoyens et des regroupements de partis.

Benoît Hamon sera-t-il appelé à jouer les premiers rôles ?

Tout le monde sera appelé à jouer un rôle. On ne peut pas commencer les débats par des excommunications. Le PS a toujours su surmonter ses affrontements internes, entre Mitterrand et Rocard, Jospin et Fabius, Royal et Aubry.

Une alliance avec Macron, s’il est élu, est-elle envisageable ?

D’abord il n’a pas gagné. Ensuite il ne le veut pas. Je ne vais pas me poser des problèmes qui ne se posent pas.

Propos recueillis par Thierry Richard

 

29 Mar

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« Nous sommes socialistes ! », lettre de Jean-Christophe Cambadélis aux militants socialistes

par

 

 

Paris, le 29 mars 2017

 

 

« Nous sommes socialistes ! »

 

 

Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades,

La presse lassée des affaires Fillon et désintéressée des affaires de Marine Le Pen a décidé de feuilletonner sur le Parti socialiste.

Ainsi, notre formation serait morte et enterrée vivante par une défaite annoncée, sondages à la main, par médias interposés. Au moment même où Martin Schulz pour le SPD apporte publiquement son soutien à Benoît Hamon et Angela Merkel le reçoit.

D’abord, cette élection n’est pas terminée. Elle n’a pour ainsi dire pas commencé, si on excepte un débat surréaliste au regard des canons de la Vème République.

Ensuite, cette élection reste brumeuse, cotonneuse et chaotique. Il y a certes un classement sondagier de candidats, mais pas de majorité. C’est à cette étape une élection présidentielle sans majorité. Le seul mot d’ordre apparent est « sus à toutes les représentations » au nom d’un peuple mirage. Cette ligne ne permet pas à celui-ci de trancher sur l’avenir du pays. Ne concluons pas trop vite au nom des sondages qui ont déjà démontré qu’ils pouvaient être démentis par la réalité.

En particulier dans un moment de montée des nationalismes, de l’isolationnisme américain et de pression de la Russie poutinienne. L’Europe déjà minée par l’austérité et le Brexit ne résistera pas à la crise française.

Enfin, une élection gagnée ou perdue ne détermine pas le devenir d’un parti.

Nous avons perdu en 2002, nous fûmes même éliminés dès le premier tour. Nous nous sommes remis rapidement.

Nous avons gagné en 2012, pourtant qui peut dire que le Parti socialiste avait réglé ses problèmes politiques ou stratégiques ?

Nous avons été balayés aux élections municipales et européennes, mais nous étions à plus de 23% aux élections départementales et 24% aux élections régionales qui ont suivi.

Une élection ne dissout pas une Histoire. Le parti gaulliste a connu maintes mutations après ses déroutes électorales.

On vous dit ou prédit « la saignée macroniste ». Il est vrai qu’une partie de notre électorat voit dans le vote Macron un moyen utile de faire barrage à François Fillon pour défaire Marine Le Pen. Pourtant, nous avons toujours pris nos responsabilités face à Marine Le Pen et nous le ferons encore.

Cette équation était d’ailleurs déjà en place lors de la primaire de la droite, ce qui a amené 800 000 électeurs de gauche à voter dans une grande majorité pour Alain Juppé.

Ce n’est pas une sanction des socialistes. C’est une urgence politique dans une panique démocratique. Mais ce réflexe est une profonde erreur. On ne fait pas barrage au nationalisme populiste en ne réglant pas le problème à la racine. Un barrage endigue un moment. Si on ne tarit pas la source, à la fin le flux emporte tout.

Pour autant, ce vote n’est pas un vote d’adhésion. Et il pourrait revenir à nous si nous étions collectivement capables de dire que notre candidat Benoît Hamon est plus réaliste que Jean-Luc Mélenchon et plus à gauche qu’Emmanuel Macron.

Jean-Luc Mélenchon veut faire la révolution. Ce n’est pas la solution. Il ne veut pas changer l’Europe comme nous le proposons tous, il veut en sortir. Il a refusé l’unité au moment où elle était possible. Alors qu’il n’avait, lui, aucun désaccord avec le candidat de la Belle alliance populaire sur la lecture du quinquennat. Il a délibérément clos le chapitre de l’union de la gauche.

Emmanuel Macron veut être dans l’indéfinition pour mieux coaliser les contraires autour de sa personne. Chacun sait que c’est pour l’espace d’une élection. Et que dire des 11 anciens ministres de Jacques Chirac qui se sont engagés auprès de lui ? Cela fait sans doute beaucoup pour rénover la vie politique, sans parler de mener une politique « équilibrée ». Il cherche à constituer un centre qui veut s’émanciper et de la droite et de la gauche, des représentations partisanes comme des corps intermédiaires.

Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron rêvent, comme beaucoup, d’un paysage recomposé où le Parti socialiste serait émietté, éclaté, décimé.

On vous dit « les élu-e-s rejoignent Emmanuel Macron ». 13 membres du gouvernement se sont engagés en faveur de Benoît Hamon, 3 pour Emmanuel Macron. 22 députés ont parrainés Emmanuel Macron, 172 Benoît Hamon, et 18 sénateurs contre 53. Un seul Premier fédéral sur 100 a rejoint Emmanuel Macron. Et on compte à peine une dizaine de Secrétaires de section sur 3500 qui font sa campagne.

Le Parti socialiste fait bloc et a donné les moyens humains et financiers à notre candidat. Il a accompagné l’élargissement de la Belle alliance populaire aux partisans de Yannick Jadot. Il a facilité l’organisation de la campagne, n’a pas bougé lorsque le candidat a désiré voir ses représentants dans chaque département.

Le Bureau national du Parti socialiste soutient la campagne du candidat qui décide librement de ses choix, comme à chaque présidentielle. Le Secrétariat national et le Bureau national ont engagé le dialogue sur le programme du candidat – nul ne conteste le résultat – et un Bureau national extraordinaire, en présence du Premier ministre, a été organisé pour mobiliser toutes les forces.

On vous dit « que fait le Parti socialiste vis-à-vis de ceux qui vont chez Emmanuel Macron » ?

D’abord les tenants de la Saint-Barthélémy socialiste sont toujours de très mauvais conseillers. Il faudrait stigmatiser, exclure, couper. Qui peut croire que ce nouveau feuilleton servirait notre candidat ? Qui peut penser que ces purges favoriseraient les élections législatives ?

Ce n’est pas au Parti socialiste d’agir pour régler les problèmes internes de courants qui voient certains des leurs se partager entre Emmanuel Macron et Benoît Hamon. Ce n’est pas au Parti socialiste d’être comptable des manques individuels de certaines de ses personnalités.

Notre position est simple : Benoît Hamon est le candidat issu de la primaire, légitimé par une convention unanime du Parti socialiste. Ceux qui ont rejoint En Marche ne sont donc plus au Parti socialiste. Il n’y a pas de double appartenance. Ceux qui parrainent ne peuvent plus s’en réclamer. Et il faut condamner les manquements. Pour le reste, nos statuts – qui ont été adoptés à l’unanimité du Congrès de Toulouse – indiquent que chaque fédération est en droit de faire appel à la commission fédérale des conflits pour tout manquement à la discipline. Il n’y a chez nous – au contraire d’autres organisations – aucun fait du prince.

Dans ces affaires, il faut être ferme et proportionné et ne pas rendre central ce qui relève à cette étape de décisions individuelles que je combats.

Voilà cher-es ami-es, cher-es camarades, la réponse aux problèmes qui nous sont posés.

Le Parti socialiste est et demeurera. Je veux le défendre, nous devons le défendre car une République sans les Socialistes est une démocratie amputée.

L’élection présidentielle n’est pas faite. Tout est encore possible, le meilleur comme le pire. Les sondages ne sont jamais une « assurance vie » politique. Devant la fragmentation française, source d’une crise sans précédent de la Vème République, nous restons socialistes.

Je rappelle que notre pays n’est à l’abri de rien. Il faut un peu de retenue. J’appelle tous les socialistes au calme, au respect de leurs principes et de leur cohérence pour une gauche qui gouverne et qui transforme.

 

Amitiés socialistes,

 

 

 

Jean-Christophe Cambadélis

Premier secrétaire du Parti socialiste

 

28 Mar

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L’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV

par

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

 

Disparition du Parti socialiste ?

Ce n’est pas une élection qui fait l’histoire d’un parti sinon nous aurions disparu en 2002

Les électeurs ne sont pas encore dans le choix mais dans le pronostic.

Déplacement de Benoît Hamon en Allemagne

Le soutien de Martin Schulz à Benoît Hamon est un renfort de poids.

Je ne pense pas qu’on lutte contre le Front national en faisant des barrages. Il faut faire une politique qui doit permettre de tarir le FN.

Campagne présidentielle

Benoît Hamon est le 2e derrière François Fillon en terme de parrainages! 172 parlementaires socialistes, 13 ministres, ce n’est pas rien!

Benoît Hamon a plus de 400 parrainages de plus qu’Emmanuel Macron et plus de 1000 de plus que Jean-Luc Mélenchon.

En Ile-de-France plus de 300 élus socialistes soutiennent Benoît Hamon.

Benoît Hamon doit être le candidat de tous les socialistes et de tous les écologistes.

Au second tour nous serons tous derrière le candidat républicain face au Front National.

Soutien de Manuel Valls à Emmanuel Macron ? 

Manuel Valls parle demain sur BFM TV et Emmanuel Macron précipite une conférence de presse. Demain, président de la République, il va en déclencher tous les jours ? Parce que des événements comme ça, il y en aura tous les jours! Quelle fébrilité!

C’est une faute politique. Alors qu’il n’est pas encore élu, il définit sa majorité présidentielle ? Ce sont les sondages qui font la majorité ? Les Français n’ont pas encore voté… C’est un déni de démocratie.

C’est une faute politique car il exclut d’emblée des gens dont il aurait besoin au 2e tour face à Marine Le Pen s’il y était.

11 anciens ministres de Jacques Chirac rejoignent Macron, on est pas dans le renouveau mais dans la continuité de l’ancien régime.